Les dates-clés de l'histoire contemporaine du Maroc :
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7 décembre 1962 |
Ben Barka, près de Bouznika, est victime d’un accident provoqué par une voiture qui prend la fuite: il échappe de peu à la mort et a une vertèbre cervicale brisée. |
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2 janvier 1963 |
Démission des 3 ministres de l’Istiqlal du gouvernement pour protester contre l’omnipotence du Chef du Cabinet du Roi Guedira. Quelques jours plus tard, l’Istiqlal passe officiellement à l’opposition tout en reconnaissant l’autorité du Roi. L’Istiqlal fait une tentative de rapprochement avec l’UNFP sans succès. |
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13 au 15 Mars 1963 |
Hassan II est en visite officielle en Algérie. A cette occasion, Hassan II rappelle au président Algérien Ben Bella l’accord conclu avec le GPRA relatif aux frontières maroco-algériennes. Le Président Ben Bella demande du temps, la république algérienne étant encore naissante. |
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20 mars 1963 |
Guedira annonce la tenue d’élections législatives prochaines et la création d’un parti: le FDIC (front national pour la défense des institutions constitutionnelles) dans lequel on retrouve le MP d’Aherdane et le PDC d’Hassan El Ouazanni. |
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17 mai 1963 |
L’Istiqlal a 41 députés, le parti du Roi emporte 69 sièges et peut gouverner avec la majorité. |
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16 juillet 1963 |
La police investit le siège de l’UNFP en pleine préparation des élections cantonales et municipales qui ont été reportées, mais dont l’UNFP est le grand favori. Abderrahim Bouabid, l’ancien ministre du cabinet Ibrahim est libéré, mais 100 militants sont emprisonnés. Ben Barka en visite au Caire échappe à la rafle, mais dans tout le pays les arrestations des militants de l’UNFP se succèdent : plus de 5.000 au total. |
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17 Août 1963 |
Le ministre de la justice Ahmed Bahnini annonce que les arrestations sont consécutives à un complot déjoué contre le Roi. Le fquih Basri est désigné comme le chef du complot, et parmi les comploteurs d’anciens résistants, Cheik el-Arab, Moumen Diouri et Ben Barka avec l’aide de fonds qui proviendraient des régimes progressistes d’Algérie, d’Irak et de Syrie. |
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8 octobre 1963 |
La guerre des sables entre l’Algérie et le Maroc intervient dans un contexte politique intérieur particulièrement tendu. La rivalité entre les deux pays est non seulement territoriale mais elle est aussi idéologique. L’élite révolutionnaire algérienne de la République Algérienne socialisante est en effet proche des idéaux de Ben Barka.
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Un accord de cessez-le-feu sera signé le 2 novembre et aboutit à un modus vivendi soulignant qu’il n’y a ni vainqueur ni vaincu. |
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16 octobre 1963 |
L’appel de Ben Barka depuis le Caire appelant à déjouer la machination néo-colonialiste est mal perçue par l’opinion publique marocaine. L’UNFP se déchire sur le comportement à adopter. |
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13 novembre 1963 |
Formation d'un nouveau gouvernement confié à Ahmed Bahnini. |
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22 novembre 1963 |
Le verdict après plusieurs mois de procès ne sera rendu que le 14 mars 1964 : Basri, Diouri et Benjelloun sont condamnés à mort. Ben Barka et Cheik el-Arab sont condamnés à mort par contumace. Le Bâtonnier Youssefi bénéficie d’une peine de prison avec sursis. Les autres sont condamnés à de lourdes peines de prison. |
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Décembre 1963 |
L’année 1963 qui s’achève voit la dernière grande émigration juive du Maroc. Le pays comptait 270.000 juifs en 1948, et seulement 164.000 en 1960. Plus de la moitié, soit 102.000 émigrent entre 1961 et 1964 pour Israël ou pour l’Europe et l’Amérique, après que l’émigration collective, d’abord officiellement interdite, ait été tolérée. |
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Avril 1964 |
Un nouveau parti est constitué, né des cendres du FDIC : il s’appelle le PSD (parti socialiste démocrate) et a pour président le 1er Ministre Bahnini. Il est animé par Guédira. Adoption du principe d’arabisation de la justice et nationalisation de la presse aux mains d’étrangers. Cheik el Arab, l’ancien résistant, après une longue traque qui tient en haleine tout le Maroc est abattu par les policiers d’Oufkir à Casablanca. Selon la légende, il se serait suicidé devant Oufkir lui-même plutôt que de se livrer. |
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7 août 1964 |
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19 août 1964 |
Remaniement ministériel : Oufkir est nommé à l’Intérieur et Meziane à la Défense, Mohammed Cherkaoui beau-frère du roi, aux affaires économiques. La suppression du Ministère de la Mauritanie et du Sahara Occidental est mal perçue par l’Istiqlal. |
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20 août 1964 |
Les condamnés à mort du complot du 16 juillet 1963 sont grâciés par Hassan II et leur peine est commuée en prison à perpétuité. |
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22 mars 1965 |
Une circulaire fixant la limite d’âge à 17 ans pour accéder au secondaire provoque la colère des lycéens : la plupart, en effet, se voyaient ainsi bloquer l’accès aux études et à tout espoir de vie meilleure. |
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23 mars 1965 |
Le gouvernement pris de court fait appel à l’armée pour réprimer violemment les manifestations. Oufkir en personne dirige la répression, qui fait probablement plusieurs centaines de morts. |
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Avril 1965 |
Le Roi propose à l’ensemble des partis politiques la constitution d’un gouvernement d’union nationale refusée par les partis de l’opposition. En signe de bonne volonté, il accorde une amnistie générale à tous les prisonniers politiques : le fquih Basri, Diouri et Benjelloun en bénéficient. |
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25 avril 1965 |
Ben Barka rencontre à Francfort, chez son frère, le Prince Moulay Ali cousin et émissaire du Roi. La rencontre n’aboutit à aucune conciliation possible entre Ben Barka et le pouvoir royal. |
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7 juin 1965 |
Dans l’impossibilité de constituer un gouvernement d’union nationale et de disposer d’une majorité au Parlement, Hassan II utilise l’article 35 de la constitution qui lui donne les pleins pouvoirs législatif et exécutif. Hassan II refuse de procéder à de nouvelles élections avant d’avoir réviser la constitution. Il forme un nouveau gouvernement dont il prend la tête. L’Istiqlal dénonce l’état d’exception et demande le retour de la légalité. L’UNFP demande que la nouvelle constitution soit plus démocratique. |
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29 octobre 1965 |
Mehdi Ben Barka qui faisait fréquemment des voyages entre la Suisse, la France et l’Egypte où il s’était exilé, est enlevé par deux policiers français, aidé de truands, devant la brasserie Lipp à Paris, où il devait rencontrer un cinéaste en vue de la préparation d’un film à projeter lors de l’ouverture de la Conférence Tricontinentale qu’il était chargé d’organiser. La disparition de Ben Barka plonge le monde politique Marocain et International dans la consternation. |
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