Les dates-clés de l'histoire contemporaine du Maroc :
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2 mars 1956 |
Signature à Paris de l'accord mettant fin au protectorat Français sur le Maroc et au Traité de Fès du 30 Mars 1912. |
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7 Avril 1956
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Avril 1956 |
Seuls, l’Istiqlal (100.000 militants) et le tout récent syndicat de l’UMT (200.000 militants) de Mahjoub Ben Seddik sont réellement structurés à travers le pays. L’Istiqlal, de fait, remplit la tâche qui incombe au Ministère de l’Intérieur : il sécurise le territoire et récupére les résistants qui n'ont pas encore déposé les armes. L'insécurité dans les villes et campagnes est grande, les règlements de compte entre les membres de l'Istiqlal, du Croissant Noir du Parti communiste marocain, et du PDI notamment, se multiplient : pour y mettre fin, le Prince Moulay Hassan est chargé par le Roi de créer et d'organiser les Forces Armées Royales (FAR) qui prennent pour devise : "Dieu, la Patrie, le Roi". |
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14 mai 1956 |
Les dirigeants de l'ALN sont divisés sur l'intégration de l'Armée de Libération au sein des FAR. De nombreux chefs de l'armée de libération s'indignent que les troupes françaises soient encore autorisées à stationner sur le territoire marocain alors que l'armée française ést en guerre contre le FLN Algérien. |
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29 Mai 1956 |
La branche Nord de l'Armée de Libération la plus puissante, décide de rejoindre les FAR (5000 hommes sur 10000 au total). La branche Sud décide elle, de continuer le combat contre les forces coloniales. |
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27 juin 1956 |
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Août 1956 |
Allal El Fassi, rentré au pays, devient Président de l'Istiqlal : il réclame la libération des territoires du Sahara Espagnol, de la Mauritanie ainsi que des territoires annexés à l'Algérie par la France. Il soutient l'ALN qui combat les troupes françaises dans le Sud. |
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27 octobre 1956 |
Sous la pression de l'Istiqlal qui demande un cabinet plus homogène et plus représentatif, M'Barek Bekkaï remanie le gouvernement : l'Istiqlal obtient 10 sièges sur 16, les portefeuilles de l'Intérieur et des Affaires Etrangères et l'élimination des ministres du PDI. | |
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29 Octobre 1956 |
Le statut international de la Ville de Tanger est aboli. | |
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Janvier 1957 |
Le pouvoir en place doit faire face à une rebellion du caïd Addi Ou Bihi du Tafilalet : les FAR nouvellement constitués obtiennent facilement, sans combattre, la reddition des 40.000 rebelles qui rendent les armes. | |
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Janvier 1957 |
Création de l'UNEM (Union Nationale des Etudiants Marocains) avec, pour fondement, quatre grands principes : unification, généralisation de l'enseignement, marocanisation et arabisation. L'UNEM se situe d'emblée à l'aile gauche de l'Isitqlal sous la tutelle de Ben Barka. |
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9 juillet 1957 |
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15 Août 1957 |
Le sultan Mohammed Ben Youssef se fait couronner roi sous le nom de Mohammed V. |
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Eté 1957 |
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Le chantier dura 3 mois et ouvrit une route depuis Taounate jusquà Ketama, soit une longueur de 65 kilomètres au cœur du Rif. Il s'agit de l'actuelle N8. |
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Octobre 1957 |
L'armée de libération du Sud renforcée par des éléments de l'armée du Nord qui n'ont pas voulu rendre les armes et par quelques tribus sahraouies mènent des opérations de guerilla contre les troupes de Franco et font quelques incursions en Mauritanie sous contrôle français. La France confrontée à la guerre d'indépendance en Algérie souhaite faire cesser ces troubles. Elle obtient la passivité du gouvernement marocain qui n'avait pas les moyens d'une guerre contre les anciennes puissances coloniales. Par l'opération Ecouvillon, qui va utiliser 15.000 hommes ainsi que des blindés et l'aviation,la France et l'Espagne de Franco déciment l'armée de libération du Sud. |
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Novembre 1957 |
La Mauritanie devient république autonome et ses territoires ne pourront plus être intégrés au Royaume du Maroc. | |
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Mai 1958 |
Ahmed Balafrej est nommé 1er ministre. Majoritairement Istiqlalien, l'aile monarchiste et conservatrice est nettement mieux représentée que la gauche présente seulement avec Bouabid. | |
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Décembre 1958 |
La pression populaire étant de plus en plus forte, Mohammed V nomme un représentant de l'aile gauche de l'Istiqlal à la tête du gouvernement.
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Janvier 1959 |
Sous l'impulsion des leaders Mahjoubi Aherdane et Abderrahmane Khetabib pourtant dévoués à la cause royale, une insurrection populaire dirigée contre le pouvoir en place se déclenche dans le Rif et le Moyen Atlas à l'occasion du transfert de la dépouille de Abbes Messaadi.
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11 janvier 1959 |
Le congrès de l'Istiqlal qui devait avoir lieu le jour anniversaire de la publication du Manifeste est reporté.
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16 janvier 1959 |
Après 10 jours de combats très violents qui font plusieurs milliers de morts, Ibrahim et le Prince Moulay Hassa entrent dans Al Hoceima. Les insurgés se soumettent. Aherdane et Khatib font allégeance au Roi et créent le Mouvement Populaire (MP), parti rural et berbériste. | |
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25 Janvier 1959 |
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27 janvier 1959 |
Allal El Fassi fait exclure 7 militants des plus hautes instances dont Ben Barka, Benseddik, le fqui Basri. Ibrahim le nouveau 1er ministre est maintenu ainsi que Bouabid. De son côté Ben Barka fédère les fédérations régionales dissidentes en une confédération nationale de l'Istiqlal. Ce n'est que le 6 septembre 1959 que ces comités donneront naissance à l'UNFP - Union Nationale des Forces Populaires. Ce parti obtiendra tout de suite l'adhésion des jeunes. | |
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Ibrahim lance un 1er plan biennal pour tenter de sortir le pays du sous-développement, soumet une réforme agraire, crée le dirham pour remplacer le franc marocain, nationalise la Banque d'Etat du Maroc et supprime le privilège de libre convertibilité.
Les résultats tardent à venir et l'économie se dégradent lentement.
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Décembre 1959 |
Le fqih Basri et Abderrahman Youssefi, membres de l'UNFP nouvellement créé, sont arrêtés et placés en détention en raison de leur qualité de directeur et rédacteur en chef du quotidien du parti At-Tahir (Libération), pour la publication d'un article offensant le roi. Cela provoque la fuite de Ben Barka en Allemagne.
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13 février 1960 |
La Direction de la Sûreté annonce la découverte d'un complot contre le prince héritier Moulay Hassan. Il aurait été commandité depuis sa cellule par le fqih Basri, aidés par d'anciens résistants et Ben Barka. Tous les prisonniers seront amnistiés quelques mois plus tard. |
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Les quartiers de Founti, Talbordj, Yachech et la Kasbah sont détruits à 90-95%, la ville nouvelle à 50%. (photo tirée du site http://agadir1960.com/index.html) Le nombre de victimes est estimé entre 12.000 et 15.000 personnes. Agadir avant le tremblement de terre.
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27 mai 1960 |
Après des élections consulaires triomphales pour la gauche, le pouvoir royal décide de mettre fin au gouvernement Ibrahim dont la politique économique déplaisait fortement au milieu conservateur et à la France.
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30 mai 1960 |
Les élections municipales, premières élections générales depuis l'indépendance, sont gagnées par l'Istiqlal et l'UNFP qui obtiennent à eux deux 63% des voix. L'UNFP est représentée surtout dans les grandes villes et l'Istiqlal dans les campagnes.
Mais le rôle politique des conseils municipaux est faible puisqu'ils n'ont qu'un pouvoir consultatif.
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5 Août 1960 |
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Novembre 1960 |
Allal El Fassi se voit confier la présidence d'un conseil constitutionnel avec la charge de préparer la rédaction d'un projet de constitution. | |
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Janvier 1961 |
A Casablanca se tient la conférence des Pays Africains en vue de la crétion de l'Unité Africaine. Mohammed V range le Maroc du côté des pays progressistes opposés à l'alignement sur l'Occident et au colonialisme. |
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26 février 1961 |
Le Roi Mohammed V meurt sur la table d'opération de la clinique du palais à Rabat, à la suite d'une banale intervention chirurgicale de la cloison nasale pratiquée par un chirurgien Suisse. |
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Historique et composition de tous les gouvernements du royaume du Maroc depuis 1956 | |