9 mars 2010

Tramway de Rabat - La première rame, le mois prochain

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Taux d’avancement des travaux : près de 80%

· Veolia et Transdev en concurrence pour son exploitation


C’est le compte à rebours pour la mise en service du tramway de Rabat-Salé prévue fin 2010. «Les travaux de pose de la voie sont bien avancés avec un taux de réalisation de près de 80%», précise Loubna Boutaleb, directrice générale déléguée de la société du Tramway de Rabat-Salé, lors d’une rencontre organisée samedi dernier conjointement par l’Association Bouregreg et l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. C’était une occasion pour la direction de l’agence de présenter l’état d’avancement de ce projet. Ainsi, selon Boutaleb, les travaux de la plateforme voie ferrée seront achevés avant fin août prochain. Toujours sur le même registre, on apprend de la responsable du projet que «la réception de la première rame est attendue le 25 mars et au plus tard début avril». Avant d’ajouter: «une fois réceptionnée à Salé, on passera par la suite aux essais à partir du mois de juillet pour entamer la marche à blanc deux mois après et la mise en service fin décembre de cette année».

Il faut rappeler que le contrat de construction des rames du futur tramway de Rabat a été décroché par le constructeur français Alstom. Mais pour respecter le timing avancé par Boutaleb, il faut mettre les bouchées doubles pour pouvoir achever dans les délais d’autres travaux de signalisation et du nouveau pont Moulay Al Hassan. Les détails de l’avancement concernant ce dernier ont été présentés par Nadia Kassimi, directrice du projet du nouveau pont. Selon cette dernière, le chantier se réalise conformément aux délais. Ainsi, les travaux de fondation sont presque achevés pour les différentes composantes de l’ouvrage. Kassimi tient à rappeler que la tâche n’a pas été aisée dans un terrain où il fallait descendre à une profondeur de près de 50 mètres pour rechercher le bon sol. Le viaduc de Salé commence à prendre forme avec un taux d’avancement pour les portiques de plus de 90% et 50% pour les tabliers et rampes. La construction du nouveau pont et des ouvrages en rives entame sa dernière phase qui sera marquée par le raccordement des ouvrages aux réseaux existants, à savoir la plateforme tramway et routière le long de la falaise de Sidi Makhlouf à Rabat et le giratoire de Cordona à Salé. «Pour réaliser ces travaux, nous sommes dans l’obligation d’occuper des voies circulables en mettant en place des déviations aménagées», indique la responsable du projet. Ces déviations seront réalisées en 3 phases à partir du 15 de ce mois jusqu’au premier juillet 2010. Cela pour permettre la réalisation des travaux restants. Il s’agit notamment de la pose de l’arc central (franchissement de l’oued) et l’achèvement, en mai, du viaduc de Salé. Et également la livraison, fin 2010, des plateformes du tramway et de celle routière.

Notons, par ailleurs, qu’il a été procédé en début de ce mois à une présélection des offres relatives au contrat d’exploitation du réseau du futur tramway de Rabat-Salé. Deux candidats ont été retenus. Il s’agit des groupes français Veolia Transport et Transdev. En principe, la désignation de l’opérateur gagnant est prévue fin avril prochain.

Nour Eddine EL AISSI

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25 févr. 2010

La longue souffrance des habitants de Bab Rahba et Essabarine-Les laissés-pour-compte de l'aménagement du Bouregreg

LIBERATION.MA

Le jeudi 11 janvier, plusieurs journalistes avaient rendez-vous avec un point de presse accompagné d’une visite au chantier de la marina du Bouregreg. Ce jour coïncidait avec le lancement de la vente des logements qui seront construits à Bab El Bahr, une partie essentielle du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg.

Lors de la conférence de presse, Essakel Lamghari, directeur général de l’Agence Bouregreg a souligné que la phase des études est arrivée à terme. Ainsi, « il reste quatre années pour finir ce projet », a-t-il indiqué. Et cela contredit les prévisions qui faisaient état de l’achèvement des travaux en 2010. Pour justifier ce retard, Essakel a souligné que le terrain présente un sol fragile et que les études demandaient donc plus de temps que prévu.

Youssef Al Nowis, directeur du holding Emirati Al Maâbar, composé de cinq sociétés d’Abu Dhabi, a soutenu que ce qui compte pour lui c’est bien la précision et l’efficacité et non pas le temps et le retard. Toutefois, les capitaux nationaux restent modestes en comparaison avec ceux de l’étranger pour l’aménagement des deux vallées de Bouregreg, et ce malgré la contribution de la CDG et du Fonds Hassan II. Lors de la conférence de presse, Essakel a défendu le projet en affirmant que « l’oued Bouregreg était plein de déchets toxiques, les terrains vagues étaient un véritable dépôt des ordures, des quartiers de l’ancienne Médina de Rabat et une large partie d’Ermal de Salé étaient inhabitables». Selon le même responsable, les nouveaux quartiers de Bab El Bahr seront habités par des Emiratis et des Marocains sans discrimination ni distinction.

Après avoir esquivé à maintes reprises la question des prix du m2 bâti du projet «social» de Bab El Bahr, M. Essakel a indiqué que ce prix varie entre 18.000 et 27.000 DH. Ces prix, selon des gens ayant contacté le service marketing de l’Agence, dépasserait, en réalité, les 50.000 DH.
«Ce sont des habitats antisismiques dans une ville (Bab El Bahr) qui bénéficiera de tous les moyens de transport et des services. Les maisons seront équipées de chauffage et adaptées à toutes les températures», a-t-il précisé.

L’Agence du Bouregreg n’est contrôlée ni par le Parlement, ni par les conseils élus.
photo rabat-maroc.net
Nous sommes allés sur le terrain pour vérifier le bien-fondé des propos de M. Essakel. Nous avons découvert une autre réalité. Entre la rue des Consuls et la rive du Bouregreg nouvellement aménagée, deux lieux à fort potentiel de développement touristique, se situent Bab Rahba et Essabarine. La rue des Consuls, avec ses arches ciselées soutenant une voûte en verre, accueille des marchands d’artisanat, tapis, pièces de cuir, multiples objets appréciés tant par les étrangers que par les nationaux. Elle relie la casbah des Oudayas, autre pôle patrimonial de la ville, au Mellah qui donne sur le quartier Hassan. La rive du Bouregreg a été aménagée pour recevoir les promeneurs, une manière de réconcilier la ville avec ses fronts de mer, afin d’y rendre le cadre de vie plus agréable et plus attractif.

Entre ces deux principaux axes se trouvent les espaces les plus délabrés de la médina. Quartier des tanneurs il y a une dizaine d’années, Essabarine a été après le transfert des tanneries au quartier populaire Laakari, un refuge pour les déshérités, comme le pied de la corniche le long du Bouregreg. Aujourd’hui, c’est un vaste terrain vague sur lequel trois maisons solides sont restées debout. La vue sur le Bouregreg y est incroyable, et l’on observe avec plaisir le va-et-vient des barcassiers reliant la promenade aménagée à la plage de Salé. On aperçoit Salé et sa médina à l’est, les contreforts des Oudayas à l’ouest. Un tel endroit vaut de l’or pour un promoteur immobilier. Rien d’étonnant, donc, à ce que les bidonvillois aient été expulsés en septembre 2008, pour cause d’insalubrité. Les commerçants de Bab Rahba se sont vu, quant à eux, notifier l’arrêté d’expulsion en 2005, suite à quoi des négociations ont été engagées avec les responsables de l’Agence pour déterminer le montant des indemnisations.
image ; agence aménagemenet du Bouregreg
Ces terres appartiennent au ministère des Habous, mais la bande qui sépare la rue des Consuls du Bouregreg relève depuis 2005 de la compétence de l’Agence pour l’aménagement du Bouregreg – seule exception au principe de non intervention de l’Agence dans les médinas de Rabat et Salé. Bab Rahba a été évacué il y a deux ans. Un beau jour, les représentants des autorités – Agence, commune et wilaya – ont débarqué pour recenser les habitants et annoncer la nouvelle : les habitants doivent évacuer les lieux, mais ils seront indemnisés. Il a d’abord été question de 30 000 DH, ensuite de 40 000 DH, avant de proposer 60 000 DH pour les célibataires et vendeurs ayant des boutiques et 120 000 DH pour les familles. Selon El Ayachi, un tailleur septuagénaire, « les agents de police sont entrés de nuit au quartier et ont commencé à détruire les maisons. Les gens ont eu peur, et ont accepté de signer les contrats ». Plusieurs sources ont indiqué que certains habitants n’ont pas été enregistrés sur la liste des bénéficiaires parce qu’ils n’avaient pas montré patte blanche.
« Qui peut refuser l’ordre du Makhzen ? », nous a dit Mohamed Ben Jilali, ancien habitant du quartier démoli. 120 000 DH pour un ménage, 60 000 DH pour un commerce. C’est à prendre ou à laisser. De toute façon, les Forces Auxiliaires prêtent main forte aux autorités pour évacuer les récalcitrants qui peuvent faire l’objet d’une procédure pénale. Car l’Agence, instituée par le Dahir du 23 novembre 2005, s’est vu conférer l’ensemble des compétences d’aménagement dévolues à la commune et aux autorités locales sur la zone du projet. Pour pouvoir mener à bien sa mission en matière de planification et d’aménagement, elle bénéficie des prérogatives de puissance publique : elle peut «acquérir les terrains qui lui sont nécessaires par voie d'acquisition à l'amiable ou d'expropriation» (article 38 de la loi n° 16-04 relative à l'aménagement et à la mise en valeur de la vallée du Bouregreg).

L’approche patrimoniale a pris le dessus sur la vie collective.

Tout projet d’aménagement implique des concessions, des tensions, voire des injustices pour les habitants qui font les frais de la volonté politique exprimée au nom de l’intérêt général. Il justifie des mesures coercitives, puisque le devenir d’une ville ne peut être sacrifié pour quelques familles, quand bien même elles auraient une légitimité historique pour occuper le terrain visé. La question du traitement social dans ces opérations ne peut cependant être évacuée d’un revers de la main, ni d’un doigt levé invoquant solennellement le sacrifice nécessaire pour le bien de la collectivité. Sans revenir ici sur le bien-fondé de l’opération d’aménagement et des choix opérés, qui visent à mettre en valeur le patrimoine historique de cette zone et à supprimer l’habitat insalubre pour permettre une appropriation plus conforme au standing de la clientèle visée par les défenseurs du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg, nous discutons de la méthode employée pour vider les lieux de leur population. L’approche patrimoniale se fait au détriment de la vie collective, c’est une chose. La valeur des réseaux sociaux n’est pas évaluée comme peuvent l’être des murs ancestraux ou la maison occupée par le Consul de France pendant le Protectorat, certes. Cependant, le manque d’égards dus à ces familles est flagrant, l’absence totale de traitement social devrait interpeller les autorités publiques comme les citoyens, notamment les médinois qui seront peut-être visés à leur tour. On a fait de la dispersion, en arrosant d’argent frais les familles, un mode d’action publique. Que sont-elles devenues ? Qu’ont-elles fait des sommes faramineuses que l’on a déposées un jour sur leur table ? Pourquoi les tentatives de mobilisation collective n’ont-elles rien donné ? Pourquoi les médias n’ont-ils pas fait connaître leur sort ?

Deux hommes survivent encore dans des abris de fortune, refusant les conditions posées par les autorités, repliés sur eux-mêmes, et se laissent gagner, dans le silence, par la misère et la folie. A Bab Rahba, Lachhab, âgé de plus de 80 ans, habite aujourd’hui sous une tente fabriquée en drap et papiers cartonnés. Les marchands et habitants du quartier affirment qu’il habitait depuis 1956 dans ce Foundouk avec sa famille.
A Essabarine, un homme d’environ 55 ans, marié et père d’un enfant, « habite » une misérable tente. Il indique, en présence d’un témoin, avoir refusé la somme de 120 000 DH, à la suite de quoi les autorités ont détruit sa maison et l’ont frappé brutalement.

La trentaine d’habitants qui ont su négocier leur maintien sur place attendent dans l’inquiétude. Ils ont entendu parler de l’existence d’un projet de parc pour les habitants de la médina ; aujourd’hui des fleurs poussent au milieu de vestiges urbains, un œil averti distingue sur le sol les marques des anciennes tanneries ; un panneau surplombe la corniche. Il porte la publicité du grand projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Un « projet social » selon Essakel !

Jeudi 25 Février 2010
Montassir SAKHI et Nicolas Laurent

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12 févr. 2010

Rabat : commercialisation de la premiere phase de Bab Al Bahr

La Vie Eco

Un projet entre l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg et le groupe "Al Maâbar

L'opération de commercialisation de la première phase de "Bab Al Bahr", un projet commun entre l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) et le groupe d'Abu Dhabi "Al Maâbar" débutera vendredi prochain.

La commercialisation de la première phase de ce projet portera sur le front Marina et le front fluvial, constitués d'ensembles résidentiels et de commerces distingués par leur emplacement stratégique sur les rives du fleuve et de "la Bouregreg Marina", dont la livraison est prévue à partir de 2011.

Le directeur général de l' AAVB, M. Lamghari Essakel, a indiqué, lors d'une conférence de presse, jeudi à Rabat, que l'importance du projet "Bab al Bahr", qui est le fruit d'un accord de partenariat signé entre l'Agence et "Al Maâbar" portant sur la réalisation de 30 hectares, sur une superficie globale d'environ 70 hectares, réside dans sa proximité des médinas de Rabat et Salé et de la Kasbah des Oudayas.

Les travaux de ce projet, a-t-il dit, ont été lancés après des études approfondies, vu qu'il s'agit de la construction d'une nouvelle cité dans un emplacement qui a une histoire séculaire et une topographie particulière, ce qui exige un travail minutieux sur le plan architectural.

Les travaux de réalisation de ce projet, qui s'étend sur une superficie de 650.000 m2, seront achevés dans 4 ans, a-t-il précisé, expliquant que l'AAVB et "Al Maâbar" oeuvrent de concert pour donner à ce site la place qui lui échoit afin de faire de Rabat l'une des grandes capitales au niveau de la Méditerranée.

Les deux entreprises ont opté, selon lui, pour la construction de logements de haut standing pour un coût dépassant de 35 pc celui en vigueur localement, tout en optant pour des constructions résistant aux séismes et catastrophes naturelles

M. Essakel a fait savoir en outre que les immeubles ne dépasseront pas 4 étages et que les prix du m2 des appartements haut standing varieront entre 18.000 et 24.000 dh, alors que ceux des appartements moyen standing seront de 14.000 à 15.000 dh le m2.

Il a par ailleurs rappelé les efforts déployés par l'Agence pour la restructuration du site des deux rives de la vallée de Bouregreg, qui s'étend sur une superficie de 17 km, et la réhabilitation de la région, notant que tous les autres projets accompagnant celui de "Bab Al Bahr", tels le tramway, le pont Moulay El Hassan et le tunnel des Oudayas sont exécutés, conformément au calendrier tracé.

Source : MAP

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10 févr. 2010

Rabat - Amwaj : Sama Dubai dépossédée de son terrain

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Du nouveau dans le projet Amwaj, deuxième séquence du projet de Bouregreg.

On apprend de source proche du dossier que le wali de Rabat vient de signer l’acte d’expropriation de la parcelle du terrain (35 ha) qui appartient à Sama Dubai partenaire dans le projet Amwaj avec une part de 50%. L’autre moitié revient aux partenaires nationaux. Il s’agit de l’Agence de la vallée de Bouregreg (20%), du groupe CDG (20%) et de la Caisse marocaine des retraites (10%).

Selon notre source, cette décision a été motivée par le non-respect de Sama Dubai de ses engagements: les travaux sont arrêtés depuis plus d’une année. A rappeler que la ville de Rabat a cédé un lot de 70 ha pour permettre la réalisation de ce projet. Le retrait du groupe émirati du projet a été relayé dernièrement par la presse. Mais cette information a été infirmée par la direction de l’agence.

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21 janv. 2010

Rabat/Charte environnement - Coup d’envoi des débats

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Au menu: diagnostic des problèmes

· Objectif: sortir avec des recommandations

Juste après la présentation du projet de Charte nationale de l’environnement dernièrement à Skhirat, on lance le débat sur ce grand chantier au niveau de l’ensemble des régions du Royaume. C’est la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer qui ouvre le bal par l’organisation d’une rencontre de concertation sur le sujet durant deux jours (les 18 et 19 janvier 2010). «Cette manifestation est une opportunité pour les différents acteurs de se pencher sur les problèmes de l’environnement qui menacent notre région», souligne d’emblée Hassan Armani, wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Avant d’ajouter : «Et sortir avec une vision sous forme de recommandations pour préserver les richesses et les potentialités naturelles dont disposent la zone».

Pour ce faire, quatre ateliers ont été programmés lors de cette rencontre. Ils vont permettre aux participants d’aborder notamment les questions de la santé et l’environnement, le développement durable ainsi que le rôle des acteurs locaux. «Notre région a connu durant ces deux dernières décennies un accroissement démographique et une forte urbanisation», rappelle le wali. Cela aura sans doute des conséquences néfastes sur l’environnement. Parmi les problèmes majeurs posés au niveau de la région on retient celui de la pollution de l’eau. «La qualité des eaux du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah est généralement bonne», affirme un expert. En revanche, les eaux de Oued Bouregreg sont polluées à l’aval du barrage, à cause des rejets liquides ménagers et industriels sans oublier les lixiviats issues de la décharge d’Akrech. Pour les eaux souterraines, on enregistre une surexploitation des nappes phréatiques ainsi qu’une forte pollution notamment au niveau de la commune de Harhoura à Témara. Les responsables expliquent cette situation par l’existence d’un grand nombre de fosses septiques au niveau de cette zone dont une partie non raccordée au réseau d’assainissement. Sans oublier la pollution des nappes par les rejets des produits combustibles utilisés pour l’exploitation des carrières et les engrais azotés dans les zones de sols sableux. Parmi les principales nappes de la région, il y a celle de Maâmoura qui constitue un réservoir d’eau (134 millions de m3 par an) et celle de Témara avec un apport potentiel de 17 millions de m3 par an.

Toujours dans le volet de l’eau, il faut soulever le problème de la dégradation du littoral. Les responsables ont déjà lancé une étude pour le traitement et la réutilisation des eaux usées rejetées actuellement dans la mer.

Pour rappel, la région de Rabat prévoit la mise en place de 12 stations d’épuration des eaux usées et l’assainissement de 12 centres. Sans oublier de signaler le programme en cours de réalisation par Redal pour la dépollution du littoral et des deux rives de la vallée de Bouregerg. Le coût de ce projet est estimé à plus de 1,8 milliard de DH.
Aborder la problématique de l’environnement au niveau de la région de Rabat nécessite également de réfléchir sur la protection du patrimoine forestier qui couvre une superficie de 305.500 ha.

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1.650 t de déchets par jour

La gestion des déchets figure également parmi les problèmes épineux posés au niveau de la région de Rabat. Cette dernière produit environ 1.650 tonnes de déchets par jour. On constate des disparités au niveau de la collecte dont le taux varie de 2% dans le monde rural à 100% au niveau de Rabat. La production des déchets médicaux dangereux avoisine les 860 tonnes par an, alors que celle des déchets industriels est estimée à 12.850 tonnes par an. La région de Rabat se distingue par l’ouverture de la grande décharge contrôlée d’Oum Azza avec un centre de tri.

Nour Eddine EL AISSI

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13 janv. 2010

Une décharge publique au cœur de la Maâmora : Mort annoncée d’un poumon vert

LIBERATION.MA

Selon des sources informées, le projet de décharge à proximité de la Maâmora verra bel et bien le jour prochainement. L’installation de cette décharge publique au cœur de la forêt et non loin de la ville de Sala Al Jadida avait suscité le tollé des habitants de cette cité. Le maire de Salé avait alors été contraint de renoncer au projet en septembre 2009.
Coup de théâtre à la fin de l’année lorsque les habitants de Sala Al Jadida apprirent que la décharge serait finalement implantée au cœur même de la Maâmora.

L’initiative laisse pour le moins songeur, à l’heure où le Royaume s’achemine vers une politique environnementale effective avec la création d’une « Charte pour l’environnement » et que la ville de Rabat elle-même va être proclamée « Cité verte» en avril prochain lors de la journée de la Terre.

De plus, la localisation du futur centre de déchets suscite bon nombre d’interrogations et de critiques. Le dépotoir serait en effet proche de la Faculté des sciences juridiques et économiques de Salé, de l’institut Mohammed VI pour handicapés et du Technopolis de Rabat Salé. Cependant, l’aspect le plus préjudiciable est certainement la proximité du centre de la forêt de Maâmora. Plus grande forêt de chênes lièges au monde, la Maâmora est déjà bien mal en point à cause notamment du surpâturage, de l’abattage clandestin des arbres, et des visiteurs peu scrupuleux qui y laissent leurs déchets en toute impunité. D’une superficie de 133 000 hectares en 1995, l’on estime aujourd’hui qu’elle ne compte plus que 60 000 hectares, soir une perte annuelle de 1600 hectares environ, et ce principalement en raison de nombreux incendies qui la dévastent chaque année un peu plus.

Si une décharge s’implantait au cœur de la forêt, il est fort à parier que la flore serait touchée de plein fouet par la pollution due aux luxuviats (liquides émanant de la décomposition des déchets appelés aussi « jus des décharges »). De plus, cette forêt est un « poumon » économique de la capitale, car elle lui apporte non seulement de l’oxygène, mais également du bois, du charbon, des champignons et du miel entre autres.

La ville de Rabat-Salé se veut pionnière en matière d’environnement, comme en témoignent notamment les projets de dépollution de la vallée du Bouregreg et la finalisation d’un émissaire marin pour le traitement des eaux usées. Son principal défi aujourd’hui est de faire de cette politique environnementale une politique globale. S’inscrire dans une perspective durable, c’est aussi savoir renoncer à un projet qui de toute évidence détruirait une forêt dont l’histoire et la biodiversité constituent une richesse pour le Royaume tout entier.
Mercredi 13 Janvier 2010
Sofia Aliamet

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12 janv. 2010

Rabat/Tramway-La plateforme réalisée à plus de 70%

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· La première rame attendue en mars

· Pont Moulay El Hassan : les travaux de fondation achevés


2010 sera sûrement une année de défi pour l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg qui devrait mettre en service le tramway à la date prévue à savoir à la fin de cette année. Pour le moment, les différentes composantes de ce grand chantier avancent dans de bonnes conditions en respectant les délais. Ainsi, pour les travaux de génie civil et de plateforme des deux lignes (près de 20 km), l’on enregistre un taux d’avancement de plus de 70%. Ce qui a permis ces derniers temps de «libérer» plusieurs zones névralgiques à Rabat et Salé pour une reprise normale de la circulation. Mais durant cette année, le groupement composé de Colas Rail et GTR, chargé de la partie génie civil, devrait attaquer d’autres zones complexes qui présentent une sérieuse gêne pour la circulation. Il s’agit par exemple comme du carrefour de l’ex-Bab Al Irfane (Rabat) et de celui du quartier Cardonna (Salé).

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc
A noter que pour certains tronçons comme celui d’Al Alouyine à Rabat et Quarima à Salé, les équipes de Segelec ont déjà entamé les travaux de pose des caténaires le long de la voie du futur tramway. Mais la mise en circulation de ce dernier ne pourra se faire sans l’achèvement de la construction du nouveau pont Moulay El Hassan qui devrait relier la capitale à Salé. Pour ce chantier, complexe et de grande envergure, on apprend de la direction de l’agence que les travaux de fondation profonde ont été achevés. Pas moins de 600 pieux et 87 semelles ont été réalisés. Ces travaux représentent à eux seuls 16.047 ml de forage et 36.574 m3 de béton avec 4.950 tonnes d’acier. Les travaux de superstructure (piles et tabliers) entamés depuis juin dernier avancent dans de bonnes conditions y compris ceux de fabrication des éléments de cet ouvrage. Selon l’agence, la réalisation des piles des divers ouvrages du pont connaissent un avancement de 51 % avec 21 piles réalisées sur 41. Toujours pour ce pont, dont le tablier est entièrement préfabriqué, la première palme de l’arc central a déjà été réalisée et stockée. Les travaux de la rampe du tramway connaissent, quant à eux, un avancement global de 30%. Les travaux de la culée creuse enregistrent un avancement global de 30%. Quant aux travaux du pont Base nautique, ils seront entamés début 2010, suite aux déviations des voiries de Sidi Makhlouf.

Côté Salé, la préfabrication des éléments du viaduc est quasiment achevée. Les efforts sont déployés pour finir l’ensemble du chantier au cours du deuxième semestre 2010. La livraison de la première rame par le constructeur Alstom est attendue à partir de mars prochain. Les travaux de construction du centre de maintenance à Salé ont été entamés en décembre dernier et il sera achevé dans les délais, selon l’agence. Cette dernière a lancé dans le même mois un appel d’offres pour la sélection du futur exploitant du tramway. Les habitants de Rabat et Salé attendent avec impatience la mise en service du tramway. Ils espèrent, avec ce nouveau mode de transport, une première au Maroc, mettre un terme à leur calvaire en matière de transport urbain.

Nour Eddine EL AISSI

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Le Grand Rabat s'éveille

Jeune Afrique

Le Grand Rabat s'éveille

Au gré des vastes chantiers urbains engagés, la capitale politique et administrative du Maroc prend un nouveau rythme. Les 2 millions d’habitants du Grand Rabat (Rabat-Salé-Temara) – deuxième plus grande agglomération du royaume après celle de Casablanca – verront bientôt leur quotidien facilité.

Au total, près de 3,75 milliards de dollars auront été déboursés pour relooker l’agglomération, désencombrer le trafic, développer les zones d’activités, tout en tentant de sauvegarder le patrimoine écologique et historique. Un mégaprojet engagé en 2006 et porté par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), établissement public placé sous la tutelle de l’État et doté de l’autonomie financière. Pour l’aménagement des 6 000 hectares du Bouregreg, l’AAVB peut ainsi acquérir les terrains nécessaires, à l’amiable ou par voie d’expropriation.

Parmi les grands projets : le tramway. Lancé en 2007, pour plus de 400 millions de dollars, il reliera dans quelques mois les quartiers périphériques de Rabat et de Salé et desservira, sur une vingtaine de kilomètres, ministères, universités et hôpitaux. Parallèlement, la gestion du réseau d’autobus de Rabat, Salé et Témara a été confiée à un consortium composé du français Veolia Transport et des groupes marocains Bouzid et Hakam (voir p. 84).

Réduite au rang de banlieue populaire, malgré son passé prestigieux, Salé, séparée de Rabat par le fleuve, devrait retrouver des couleurs grâce à la construction du pont Moulay-el-Hassan, épine dorsale du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg, qui établira une continuité urbaine entre les deux villes, toutes deux en pleine expansion démographique.

Le Grand Rabat, c’est aussi le tunnel des Oudayas (65 millions de dollars), ­entre l’ancienne médina de Salé et la casbah des Oudayas. C’est, enfin, la nouvelle cité Bab al-Bahr aux abords de la Bouregreg Marina, au cœur de Salé – dont une partie des travaux a été suspendue en raison de la restructuration d’activités de l’opérateur émirati Sama Dubai. Déplacement du petit port de pêche, programmes résidentiels, hôtels, quartier d’affaires, centres commerciaux, port de plaisance : autour du fleuve, une nouvelle dynamique à l’architecture moderne s’esquisse.
© Vincent Fournier pour J.A

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6 janv. 2010

Rabat : Sama Dubai quitte le projet Amwaj - Emaar devrait engager la 1ère phase du projet de la corniche

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Négociations en cours avec les partenaires marocains

· La porte est ouverte pour les groupes locaux


C’est décidé. Le projet Amwaj sur la vallée de Bouregreg à Rabat sera, apparemment, réalisé sans le partenaire Sama Dubai. Après de longues tergiversations, qui ont duré plus d’une année, le groupe émirati a enfin jeté l’éponge en décidant de se retirer du projet. L’effet de la crise financière internationale et celui plus récent de Dubai Al Alamia y sont pour quelque chose. Ils ont, en effet, poussé Sama Dubai à revoir et hiérarchiser ses investissements à travers le monde.

Pour le moment, il a été difficile de confirmer cette information à propos du retrait de groupe émirati auprès de ses partenaires marocains dans le projet, notamment l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Cependant, une source proche du dossier a indiqué à L’Economiste que «Sama Dubai va se retirer du projet. Des négociations sont en cours actuellement entre les deux parties pour définir les modalités de sortie du groupe émirati de la société Amwaj dans laquelle il détient 50% du capital». A noter que des actionnaires marocains détiennent le reste. Il s’agit de l’Agence de la vallée de Bouregreg (20%), du groupe CDG (20%) et de la Caisse marocaine des retraites (10%). Toujours selon notre source, le volet important de ces négociations concerne la fixation du montant d’indemnisation du groupe émirati sortant. «Une fois cette opération achevée, on passera à la recherche de repreneurs pour accompagner la réalisation de ce projet qui nécessite la mobilisation d’une enveloppe de plus de 20 milliards de DH», indique notre source. Pour cette dernière, le Maroc dispose aujourd’hui de grands groupes immobiliers bien structurés qui peuvent entrer dans le tour de table du capital de la société Amwaj. Il s’agit à titre d’exemple de la CGI, filiale de la CDG, Addoha ou encore Al Omrane.

Le même constat est valable pour les établissements bancaires nationaux. Sur ce volet, et selon certaines informations, parmi les repreneurs potentiels figure également un groupe émirati. Le plus favori, selon notre source, est l’opérateur Al Maabar, un partenaire qui a fait montre d’un sérieux sans faille dans le chantier de Bab Al Bahr qui constitue la première séquence du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg. A rappeler que Yousef Al Nowais, manager directeur de l’opérateur émirati, s’est rendu dernièrement à Rabat pour réitérer devant la presse l’engagement de son groupe à poursuivre l’achèvement de l’ensemble des phases du projet de Bab Al Bahr. L’opération de commercialisation des produits immobiliers de ce projet sera lancée au cours de ce mois, selon les deux partenaires.

Certaines rumeurs avaient également avancé que le groupe émirati Emaar allait abandonner le grand projet d’aménagement de la corniche de Rabat. Sur ce volet, on doit signaler qu’il vient d’obtenir les autorisations nécessaires pour entamer la première phase du projet baptisé Liva sur une superficie de 7 ha. Le projet porte sur la construction d’un ensemble de résidences et de locaux commerciaux. Le coût d’investissement avoisine les 600 millions de DH, selon la direction du groupe. A cela s’ajoutent 100 millions de DH pour réaliser les travaux de dédoublement de la route côtière sur 3 km dans une première phase. En principe, les travaux devraient commencer durant les premiers mois de 2010.

Nour Eddine EL AISSI

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5 janv. 2010

Amwaj : Sama Dubaï c'est fini

La Vie Eco

Finalement, le projet se fera sans lui. Le groupe émirati Sama Dubaï se retire bien du projet Amwaj mené conjointement avec la CDG, sur les rives du Bouregreg dans la capitale. Mais sa place ne restera pas vacante. Selon des sources gouvernementales, l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) a engagé depuis quelques semaines déjà des pourparlers avec un groupe immobilier d’Abu Dhab dont on garde le nom secret. Selon les mêmes sources, «les négociations sont à un stade très avancé mais aucune décision n’est encore prise». L’on comprend que le repreneur potentiel, crise oblige, a probablement dû faire une proposition en deçà des attentes.

Et c’est ce qui explique qu’à l’heure où nous mettions sous presse, mercredi 30 décembre, les dernières concertations entre l’agence et le gouvernement ont débouché sur une nouvelle piste. Au lieu d’une cession de gré à gré, l’agence envisage de procéder à un appel d’offres international portant sur les 50% que détient Sama Dubaï dans le projet. Lequel appel d’offres permettra aux opérateurs intéressés de se mettre en consortium et donc de réduire la mise initiale et le risque.

Pour l’agence, c’est le meilleur moyen de faire avancer le projet. Rappelons qu’Amwaj, à l’arrêt depuis fin 2008, est l’une des quatre séquences du grand projet Bouregreg. Cette séquence nécessitera un investissement global estimé à 24 milliards de DH.

S.B
04-01-2010

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17 déc. 2009

Rabat/Salé : le chantier de la dépollution se poursuit

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Pour un coût de 1,8 milliard de DH

· La station de traitement opérationnelle en 2011

A côté de sa vocation diplomatique et administrative, Rabat ambitionne également de devenir une citée écologique. Pour ce faire, la capitale s’est engagée depuis 2000 dans un programme de dépollution du littoral atlantique et de la vallée du Bouregreg. La réalisation de ce projet est menée par la société Redal, chargée de la gestion déléguée des services d’assainissement et de distribution d’eau et d’électricité. Les travaux se sont accélérés ces dernières années.

Après la mise en place d’un réseau d’intercepteurs pour la collecte de toutes les eaux usées, Redal vient d’achever, en novembre dernier, la construction d’un émissaire marin. «Il s’agit de l’étape la plus complexe du projet réalisée avec succès et dans les délais», souligne Jean-Michel Tiberi, directeur de la filiale de Veolia Environnement, lors d’une rencontre avec la presse lundi dernier, en présence de Fathallah Oualalou, maire de la capitale.

200.000 m3 d’eaux usées

La réalisation de cet ouvrage a nécessité un investissement de près de 400 millions de DH. La rencontre avec la presse a été une occasion pour le patron de Redal de revenir sur les moments forts de ce chantier particulier. «D’une longueur totale de 2,15 km, cet émissaire est le plus complexe jamais réalisé en Afrique», rappelle le directeur. Et d’ajouter : «il fallait avoir recours aux grands moyens, en l’occurrence un engin spécialisé de 70 tonnes pour creuser un tunnel marin de 800 mètres de longueur. La fonction de cet émissaire est l’évacuation des eaux traitées par une station spécialisée dans le milieu marin sur une longueur de plus de 2.000 mètres». «Les eaux traitées puis rejetées via l’émissaire marin seront ensuite définitivement assainies, grâce au pouvoir auto-épurateur de la mer et à l’action des rayons solaires», rassure le directeur de Redal. Mais pour le fonctionnement de ce système, il faut construire une station de traitement.

D’un coût prévisionnel de 120 millions de DH, les travaux pour sa construction seront entamés dès le début 2010. Les entreprises ont été sélectionnées et la passation des marchés est en cours. Selon une source proche du dossier, on apprend que deux entreprises sont bien placées pour remporter ce marché. Il s’agit de Segelec pour la partie équipements et de SNCE pour les travaux de génie civil.

La fin des travaux est prévue fin 2011, ce qui permettra la mise en service du système de dépollution pour la zone de Rabat-Témara. Un travail parallèle a été mené pour l’autre rive comprenant Salé et Bouknadel. «La réalisation des intercep-teurs côtiers avec leurs équipements est bien avancée. Mais pour la construction de la station de traitement et l’émissaire, on attend le règlement du problème foncier pour l’acquisition du terrain», avance un responsable de Redal. En principe, le lancement des travaux au niveau de cette rive est programmé début 2012.

Le coût global du projet pour les deux rives dépasse 1,8 milliard de DH dont 945 millions de DH pour la zone Rabat-Témara. Ce qui va permettre de doter la région d’un système de dépollution d’une capacité globale de 520.000 m3 par jour, largement supérieure au volume des eaux usées déversées actuellement dans le littoral et le Bouregreg estimé à 200.000 m3.

Nour Eddine EL AISSI

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15 déc. 2009

Rabat/Bab Al Bahr - L’opération de commercialisation débute en janvier

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le prix du mètre carré à partir de 15.000 DH

· La gestion d’un hôtel confiée à Rotana International


La crise financière qui a secoué dernièrement la région de Dubai n’aura pas d’effet sur l’avancement du chantier de Bab Al Bahr, première séquence du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. C’était le message que voudrait passer Yousef Al Nowais, manager directeur du Groupe Al Maabar, partenaire du projet, lors d’une rencontre avec la presse tenue vendredi dernier. A rappeler que la réalisation de ce chantier est assurée par la société Bab Al Bahr, fruit d’un travail de partenariat entre le groupe Emirati et l’Agence du Bouregreg.

Sur une zone de 70 ha, on prévoit la construction de 560.000 m2 de planchers concernant des projets résidentiels, touristiques, commerciaux et de services. «Pour le résidentiel, 500 appartements, sur un total de 2.000 unités, sont en cours de construction», souligne Lemghari Essakel, directeur général de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Selon lui, la livraison est programmée à partir de 2012. L’opération de commercialisation sera ouverte début janvier prochain. Pour le prix de vente, il est estimé par Essakel entre 15.000 et 25.000 DH le m2.

Le groupe Maabar a déjà versé sa quote-part

La construction de quatre grands hôtels figure également au menu. Un établissement, 5 étoiles, d’une capacité de 250 chambres sera, dans ce cadre, aménagé côté façade atlantique. Le coût de l’investissement est estimé à plus de 1,5 million de DH par chambre. «La gestion de ce grand hôtel a été confiée à Rotana International, un opérateur renommée dans la zone du Moyen-Orient», indique le directeur de l’Agence. Et d’ajouter que pour les autres établissements hôteliers prévus sur le site, la société Bab Al Bahr dispose déjà de demandes de gestion formulées par d’autres groupes touristiques. On apprend des deux partenaires que la question de la commercialisation des différents produits du projet ne se pose pas. De même pour son financement. Sur ce volet, Essakel tient à signaler que son partenaire respecte ses engagements notamment ceux financiers. «Le groupe Maabar a déjà versé sa quote-part (50%) dans le capital de notre société qui s’élève à 1,5 milliard de DH», avance le directeur de l’agence. Cela a permis de renforcer la trésorerie de Bab Al Bahr qui a pu pour le moment engager près d’un milliard de DH sans avoir recours aux crédits bancaires.

La réussite de cette coopération a poussé le responsable marocain à inviter son partenaire à participer dans les autres phases du projet de l’aménagement de la vallée de Bouregreg. Y compris le projet Amwaj dont les travaux ont été suspendus depuis presque une année? Une question que le directeur de l’agence a essayé d’esquiver intelligemment. «On attend toujours la réaction de Samaa-Dubai, notre partenaire dans ce projet», indique une source proche du dossier. Et d’ajouter: «Dans tous les cas, le projet sera réalisé avec des partenaires locaux ou étrangers».

Nour Eddine EL AISSI

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«Bab Al Bahr» : le projet respecte le planning préétabli

Le Matin.ma

La compagnie émirati «Al Maâbar International Investments» a assuré que le projet «Bab Al Bahr» avance selon le planning préétabli, grâce à l'appui continu du partenaire local, l'Agence pour l'aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB).

Bab Al Bahr, une séquence du projet d'aménagement de la vallée de Bouregreg, consacre les nouvelles normes dans le domaine des projets multifonctions au Maroc, a précisé Youssef Al Nowais, membre délégué du consortium émirati, qui s'est dit «satisfait» quant à l'état d'avancement du projet.

Un communiqué commun d'Al Maâbar et de l'AAVB indique que M. Al Nowais a souligné à cet égard le rôle de l'AAVB dans la réalisation de ce grand projet, à travers son expertise, ses hautes compétences et sa détermination à réaliser le projet, selon les normes internationales.

M. Al Nowais a affirmé, dans un point de presse commun avec le directeur de l'AAVB, Lemghari Essakl, tenu récemment, que la société Al Maâbar est parvenue, en cette conjoncture, à négocier les meilleurs prix concernant les fournisseurs et les matières premières.

Il a également mis l'accent sur l'importance du projet et son rôle dans le renforcement des infrastructures et la promotion du processus de développement engagé dans le Royaume à tous les niveaux, ajoutant que le projet Bab Al Bahr réalisera un saut qualitatif en terme d'attractivité de la capitale dans les domaines du tourisme et des affaires.

Le projet s'inscrit dans le cadre de la stratégie de Al Maâbar visant à appuyer les pays ayant engagé un processus de développement global, notamment dans les domaines des projets multifonctions, l'immobilier qui caractérise l'émirat d'Abou Dhabi, a-t-il ajouté.

Et de souligner que le Maroc fait partie des principaux marchés ciblés dans la stratégie de la société, eu égard aux atouts du Royaume, notamment la stabilité, l'ouverture économique et la vocation touristique.

Pour sa part, M. Lemghari Essakl a salué l'engagement fort d'Al Maâbar dans ce partenariat, mettant l'accent sur les compétences des deux parties et l'esprit d'entente et de coopération qui règne entre les experts, qui est de nature à conforter davantage les relations entre Abou Dhabi et le Maroc.

Le projet Bab Al Bahr qui s'étend sur une superficie de 560.000 m2 et nécessite un investissement de 700 millions d'euros, revêt une signification historique et civilisationnelle, à travers une architecture unique qui reflète l'importance stratégique des relations d'Al Maâbar avec ses partenaires marocaines.

Situé en aval du pont Moulay El Hassan, le projet porte sur la réalisation d'un programme immobilier mixte (hôtels de luxe, résidences, commerces et habitations).

La livraison de la première tranche du projet entamée en 2008, est prévue pour la moitié de 2011, dans la perspective d'achever le projet à l'horizon 2013. Al Maâbar international investments, qui regroupe plusieurs sociétés immobilières, occupe une place de choix dans le domaine de l'immobilier à l'émirat d'Abou Dhabi.

Par MAP

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12 déc. 2009

Projet Bouregreg : Al Maâbar confirme son engagement dans la séquence Bab Al Bahr



Voilà qui met fin aux supputations. L'opérateur émirati Al-Maâbar maintient ses engagements

Le consortium émirati d'Abou Dhabi, Al Maabar International Investments, confirme son engagement dans la première séquence du projet Bouregreg, dit Bab Al Bahr.

Youssef Al Nowais, le président du Conseil d'admission du groupe Al Maâbar Inernational Investments, a été on ne peut plus clair, jeudi 10 décembre 2009, à Rabat : « Notre partenariat avec l'Agence de Bouregreg se porte à merveille. Il n'y a aucun problème de quelque nature que ce soit. Le projet de développement de Bab Al Bahr avance à pas sûrs comme vous pouvez le constater sur le terrain. Je voudrais par-là dissiper toute amalgame à ce sujet.
Bab Al Bahr Development Company
Les fonds prévus sont toujours disponibles. Il n'y a pas de souci à se faire à ce niveau. Le véritable défi n'est pas d'ordre financier mais il est plutôt lié à l'échéancier de réalisation. Les directives que nous avons vont dans le sens de l'accélération des travaux pour être prêts dans les délais». M. Al Nowais, qui a dissipé ainsi toute ambiguïté quant au maintien de l'engagement d'Al Maabar à Rabat, a même évoqué la possibilité d'un futur partenariat avec l'Agence dans le cadre des autres séquences du projet Bouregreg.

«Tout en réitérant l'engagement d'Al Maâbar à Bab Al Bahr, j'affirme que nous sommes disposés à examiner sérieusement toute proposition qui nous sera faite par l'Agence du Bouregreg. Si nous estimons que la proposition est faisable économiquement, nous ne voyons pas d'inconvénient à nous y engager», a-t-il précisé lors d'un point de presse. Pour le haut responsable émirati, la présence d'Al Maabar au Maroc est «stratégique» et s'inscrit dans une «logique de long terme». Car «le climat des affaires y est bon et présente plusieurs avantages».

Pour sa part, Lemghari Essakel, le directeur général de l'Agence Bouregreg, a mis l'accent sur l'excellence des rapports que les deux partenaires entretiennent, sur la solidité de leur partenariat et du montage financier du projet. « Il y a une confiance mutuelle entre nous deux.

Le capital de notre société se monte à 1 milliard 500 millions DH, détenus à parts égales par l'Agence et Al Maabar. Je rappelle que jusqu'à présent nous n'avons pas eu recours aux banques. Bien au contraire, ce sont les banques qui demandent à s'impliquer dans ce projet en tant que partenaires. Mais nous ne sommes pas pressés. Nous prenons le temps qu'il faut pour cela », a-t-il expliqué. Fruit d'une joint-venture Bab Al Bahr Development Company, ce partenariat porte sur le développement de 560 000 m2 pour un coût global de l'ordre de 6 milliards de DH (hors frais d'équipement).

Le partenariat, signé le 23 juillet 2006, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, porte sur le développement du projet Bab Al Bahr et concerne la réalisation d'un programme immobilier mixte (hôtels de luxe, résidences, commerces, habitations…). Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid et Son Altesse le Prince Héritier de l'Emirat d'Abu-Dhabi Cheikh M'hamed Ben Zaïd Al Nahyan ont procédé le 12 mai 2009 à la pose de la première pierre sur le site Bab Al Bahr, marquant le lancement officiel du projet.

Par Abdelwahed Rmiche
LE MATIN

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10 déc. 2009

La plage de Rabat ne «craint» plus l'hiver

Le Matin.ma
Avec l'aménagement de la marina de Bouregreg, la plage s'est érigée en un endroit de détente très en vogue.

Publié le : 10.12.2009

Il est 15h30 sur la plage de Rabat. C'est un après-midi type de la capitale, un de ces après-midi qui se ressemblent par leur monotonie et leur paix imperturbable.

Une fois sur la plage, l'air patelin de la mer vous remplit les narines. Les vagues grises s'écrasent bruyamment sous les pieds des gens épris par le charme du lieu. Ils sont indifférents face au vent glacial et aux gouttelettes d'eau qui commencent à tomber et continuent à contempler avec extase les troupeaux blancs des cigognes qui s'envolent dans le vaste ciel. Les fameuses felouques de la vallée du Bouregreg oscillent tranquillement au rythme du flux et du reflux de la mer, totalement vides par ce temps d'hiver.

Une mer, des cultes

La plage, bourrée de gens il y a à peine quelques mois, est presque déserte cet après-midi. Quelques rares jeunes couples sont éparpillés ici et là sur les bancs bordant la plage. Les uns gardent le silence, peut-être jugeant le lieu trop majestueux pour le profaner par des paroles. D'autres sont totalement insensibles au charme de la mer, lui tournent carrément le dos, enchevêtrés dans de longues conversations.

Une légère brume couvre l'horizon, embrouille la vision, isole la plage du monde extérieur et en fait un espace clos qui recèle de la magie. Rien ne rompt le silence somptueux qui plane sur le lieu, à part le bruit des vagues, pareil à des chuchotements. La plupart des «visiteurs» sont des étudiants, des couples amoureux ou encore des gens venus d'autres horizons. Ils sont là pour la même raison: respirer un grand bol d'air frais et prendre congé du train-train quotidien. La mer leur procure la fraîcheur, la sérénité et le bien-être dont ils ont besoin pour "recharger leurs batteries".

Le Matin.ma
Trois étudiantes, Soumaya, Karima et Houda s'assoient calmement sur un banc et contemplent rêveusement la mer. «Une fois nous avons terminé nos cours à la fac, nous nous sommes accourues ici pour nous défouler un peu et pour oublier le stress des études, ne serait-ce que durant une bonne heure», explique Soumaya. «D'ailleurs, c'est la première fois qu'on arrive ici par un tel temps.

On ne le regrette pas: c'est charmant», renchérit Houda, la voix émue et les yeux attendris. «L'air frais de la mer nous fait du bien. L'endroit est calme et il n'y a pas trop de visiteurs comme pendant l'été.

C'est ce qui nous encourage à y venir fréquemment: ici on se sent parfaitement à l'aise», ajoute Karima, souriante. Juste à côté, un garçon et une fille s'entretiennent intimement sur un banc. La conversation semble prendre une tournure importante et les isole peu à peu de leur entourage. Ils viennent d'arriver et ne comptent déguerpir qu'après le coucher imminent du soleil. «Les gens viennent l'été pour nager, jouer et s'amuser. Nous, on vient l'hiver nous détendre et profiter de ce calme infrangible qu'on ne retrouve plus l'été», s'explique le garçon, la fille souriante et hochant la tête en signe d'acquiescement.

Métamorphose

Il n'y a pas longtemps que la plage de Rabat était entièrement dépourvue des services les plus élémentaires tels que les kiosques, les cafés, les restaurants, les toilettes…

Pendant les temps de basse température, la plage était un espace de détente charmant certes, mais trop inconfortable et très mal équipée pour pouvoir y passer de longues heures. Aujourd'hui, tout cela semble appartenir au passé.

Avec la mise en place de l'espace marina dans le cadre des travaux de réaménagement de la vallée du Bouregreg, la plage de Rabat s'est complètement métamorphosée et a gagné la réputation d'un espace chic et luxueux. De célèbres enseignes de cafés-restaurants ont été implantées sur les lieux, offrant une belle vue panoramique sur la mer et même sur l'autre rive où s'étend, à perte de vue, la ville de Salé.

Ces équipements ont, à vrai dire, changé la face de la plage. Aujourd'hui, elle ne désemplit pas, surtout pendant la nuit.

C'est devenu même un endroit tout indiqué pour passer une soirée haute en couleurs, en couple ou en famille.

Sauf qu'il faut penser à baisser la barre des prix de la restauration qui ne conviennent pas encore à toutes les bourses.

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Plage by night

Il est 17h30. La nuit est déjà tombée. Le rouge saignant du ciel rencontre dans le vaste horizon le bleu pâle des vagues, formant un chatoyant tableau de couleurs. Le hurlement du vent et le bruit assourdissant des vagues composent une symphonie bizarroïde mais agréable à entendre. Le froid est insoutenable, pourtant l'espace fourmille de gens, couples, enfants, adolescents, familles… Les cafés sont pleins à craquer, une lumière tamisée et une musique douce s'en dégagent, augmentant le romantisme du lieu. L'endroit est paisible. Une paix nouvelle, inhabituelle, étant donné que, par le passé, la plage était prise d'assaut par les ivrognes, les toxicomanes et les sans-abri qui y trouvaient refuge une fois la nuit tombée. Au-delà de 18 heures, être encore sur la plage de Rabat était une aventure extrêmement périlleuse. Aujourd'hui, c'est pendant la nuit que les gens affluent sur la plage. Les gamins peuvent déambuler ou s'essayer à leurs trottinettes en toute sécurité. A minuit, la plage est encore animée. Elle sait accueillir ses visiteurs le jour comme la nuit, l'été comme l'hiver.

Repères

Marina Bouregreg

Inauguré en 2008 par S.M.le Roi Mohammed VI, l'espace marina peut accueillir jusqu'à 350 bateaux et a pour ambition de devenir un pôle touristique très prisé aussi bien au niveau national qu'international.

Sites historiques

La plage de Rabat bénéficie d'une situation stratégique. Elle est entourée des monuments historiques les plus célèbres de la capitale: la prestigieuse tour de Hassan, la mythique Kasbah des Oudayas et la pittoresque Chellah.


Par Meriem Rkiouak

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1 déc. 2009

Rabat/Corniche: Emaar rassure

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

La crise d’endettement du Dubai World qui secoue, depuis la semaine dernière, les marchés et les bourses internationaux n’aura pas d’incidences négatives sur l’exécution du projet de la Corniche de Rabat. La direction du groupe Emaar chargé de la réalisation de ce grand chantier, dont l’investissement global dépasse les 30 milliards de DH, tient à rassurer sur le maintien du projet et sa réalisation jusqu’au bout. Comme déjà annoncé par L’Economiste, notre source confirme que les travaux de la première tranche seront lancés au cours du premier trimestre 2010.

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Agence pour l'aménagement de la Vallée de Bouregreg : adoption du budget et du plan d'action 2010

Le Matin.ma

Le Conseil d'administration de l'Agence pour l'aménagement de la Vallée de Bouregreg a adopté, lundi à Rabat, le budget et le plan d'action 2010 de l'Agence.

Un communiqué de la primature indique que le Premier ministre, Abbas El Fassi, qui a présidé ce Conseil, a mis l'accent sur l'importance de ce projet grandiose et unique en son genre et auquel S.M. le Roi Mohammed VI accorde un intérêt particulier.

Le Premier ministre a rappelé, à ce sujet, les décisions prises par le dernier Conseil d'administration de l'Agence, notamment celle relative à la création de la «société de Tramway de Rabat-Salé», qui a vu le jour en mai dernier, dans le cadre d'un partenariat entre l'Etat et les communes urbaines de Rabat et Salé.

M. Abbas El Fassi, qui s'est félicité de la mise en application par l'Agence des décisions du Conseil d'administration, a appelé les membres du Conseil à accorder toute l'importance aux aspects écologique, civilisationnel et culturel dans la mise en œuvre des projets programmés.

Le Premier ministre a, en outre, invité l'Agence à tout mettre en œuvre pour activer la cadence des travaux du tramway en vue de faire face aux contraintes auxquelles sont exposées les activités économiques et la circulation dans les avenues concernées par les travaux.

Lors de cette réunion, le directeur général de l'Agence, Lamghari Skal a fait un exposé sur l'avancement des travaux des programmes pour l'aménagement de la Vallée de Bouregreg et le plan d'action 2010 de l'Agence.

Après la discussion de l'exposé de M. Skal, le Conseil d'administration a adopté plusieurs décisions portant notamment sur le procès verbal du conseil d'administration, tenu en janvier 2009 et l'enveloppe financière partielle affectée à la «société de Tramway de Rabat-Salé» ainsi que le budget de l'Agence pour 2010, ce qui permettra à cette dernière de réaliser ses projets et mettre en application son plan d'action.

Le communiqué ajoute qu'il est prévu que l'exploitation du projet du tramway, dont les travaux ont démarré en mars 2007, va commencer fin 2010. Jusqu'en septembre dernier, 75% des travaux d'infrastructures de ce projet ont été achevés et 60% des rails ont été posés, précise le communiqué.

De même, le nouveau pont Moulay Hassan, dont le coût global s'élève à 1,2 milliard de DH, sera mis en service au deuxième trimestre 2010, permettant la circulation du tramway dans les deux sens.


S'agissant des travaux du tunnel des Oudayas, long de 1.022 mètres, ils seront achevés au courant 2010, pour un coût global de 191 millions de DH, précise le communiqué, ajoutant que ce tunnel permettra de faciliter le trafic routier et de désengorger la circulation des véhicules sur la route côtière.

Quant à la marina, elle a accueilli, depuis son lancement, 620 bateaux de plaisance, dont 500 étrangers et a abrité plusieurs manifestations nationales et internationales, note la même source.

Durant septembre 2009, le plan d'aménagement de la vallée du Bouregreg a été approuvé. Il stipule, entre autres avantages, de ne pas dépasser le taux de 20% des aires réservées aux activités urbanistiques.

Ont pris part à cette réunion notamment le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, le ministre de la Culture, le secrétaire d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement, le wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, le directeur général des collectivités locales, le directeur général du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, les présidents des Conseils des villes de Rabat et Salé, le président de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, les élus locaux et des représentants de départements ministériels.

Par MAP

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16 nov. 2009

Pont Moulay El Hassan : Un projet exemplaire de développement urbain

Le Matin.ma

Cette infrastructure va être réappropriée avec des projets que l'on pourra imaginer, selon son architecte.
Le nouveau pont Moulay El Hassan, qui est en construction entre Rabat et Salé, s'est déjà fait une notoriété internationale avant même qu'il ne soit achevé.

Lors de l'importante conférence internationale «Architecture et développement durable», rendez-vous des architectes au salon BATIMAT qui a eu lieu à Paris au cours de la première semaine de novembre, ce pont a été cité comme étant un «projet exemplaire de développement urbain à partir de l'infrastructure». Il est à noter que cette conférence, sponsorisée par Lafarge, a été l'occasion de découvrir des projets innovants (par exemple, la Tour Generali - Denis Valode), spectaculaires (le concept «Habiter les Ponts» de Marc Mimram en partenariat avec Lafarge)… Ainsi, ce rendez-vous a donné lieu à une présentation d'une douzaine de grands projets à travers le monde, la plupart en cours de réalisation. Ces projets se distinguent par le caractère innovant et révélateur de l'importante évolution de la construction, de la rénovation, et plus largement de la conception architecturale face aux nouveaux enjeux environnementaux et énergétiques du vingt-et-unième siècle.


Pour l'architecte ingénieur, Marc Mimram, qui a pris part à cette conférence et qui est le concepteur du projet pont Moulay El Hassan en partenariat avec Lafarge, cet ouvrage transformera totalement le paysage au niveau de cette partie de la capitale du Royaume et de la ville voisine (voir encadré). Par ailleurs, selon l'Agence pour l'Aménagement de la Vallée du Bouregreg d'autres ponts seront également érigés le long de l'oued tant au niveau du projet Amwaj que des autres séquences. La réalisation du nouveau pont Moulay El Hassan soulagera la circulation urbaine par la construction de deux triples voies, outre la plate-forme du tramway, et un passage sécurisé pour les piétons et les deux roues de part et d'autre, souligne-t-on. «Avec une hauteur de 12.8 mètres, le pont facilitera l'accès des bateaux aux marinas du projet Amwaj et permettra la navigabilité du fleuve Bouregreg jusqu'aux limites du pont ONCF en amont». En outre, cet architecte de renom a profité de sa participation à cette conférence internationale pour revenir sur son concept avant-gardiste des « ponts habités », qui a déjà fait l'objet d'une étude réalisée par lui-même en partenariat avec le groupe cimentier cité ci-haut.

Dans cet univers urbain de plus en plus dense, la question des flux et de l'organisation de la mobilité invite l'architecte à repenser la ville et à donner du sens à chaque élément qui vient la façonner, insiste l'architecte. Si l'infrastructure est le plus souvent vécue comme un mal nécessaire, elle conditionne pourtant largement la question urbaine et préfigure l'aménagement de la cité. «L'infrastructure serait un mal nécessaire », selon M. Mimram qui propose cette génération futuriste de ponts comme un substitut aux tours qui font toujours la loi dans le domaine de l'urbanisme des grandes métropoles. « Il faut regarder le pont comme on regarde la tour, sous la forme d'une structure habitable dont l'horizontalité se substitue à la verticalité (…), l'idée poursuivie étant de recoucher la ville en profitant de l'atout du franchissement», a-t-il énoncé dans l'étude citée. L'architecte propose donc de reconsidérer le rôle du pont en proposant « d'habiter l'infrastructure», de la penser comme un bien collectif, un «lieu commun » de socialisation et de partage, au cœur de la ville.
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Question à:Marc Mimram, architecte du nouveau pont Moulay El Hassan


«Cet ouvrage transformera totalement le paysage autour de lui»
En tant qu'architecte ingénieur, concepteur du nouveau pont Moulay El Hassan, comment évaluez-vous l'importance de cette infrastructure ?

Cet ouvrage est un projet de développement urbain très important et exemplaire qui va pouvoir lier Rabat et Salé aussi bien au premier sens du terme que sur le plan social par le passage du tramway. Cette infrastructure qui s'étend sur près de 1,3 km de long, on la veut habitable au sens noble du terme : elle forme un toit dans la ville, on pourrait imaginer qu'il y a des marchés, il y a toute une partie d'accès du côté de Salé qui, j'en suis certain, va être réappropriée avec des projets que l'on pourra imaginer. Et puis de l'autre côté, le passage du tramway. Donc, je pense que c'est très important pour la ville d'imaginer que l'infrastructure peut être considérée comme un acteur urbain. Alors, on a développé ce projet d'un point de vue technique très particulier ; je pense que c'est une première mondiale car on a utilisé un béton très résistant à haute performance fait à partir du ciment blanc. C'est important que la lumière de l'éclairage public au niveau de cette partie de la ville résonne avec la coloration claire de cet ouvrage. Le chantier avance bien. Et une fois achevé, cet ouvrage transformera totalement le paysage au niveau de cette partie de la ville.

Repères

Exemples des projets de ponts habités

Pour concrétiser cette nouvelle conception, Marc Mimram a procédé à un large repérage qui lui a permis de choisir des sites d'implantation pour leur pertinence comme La Courneuve (France), Shanghai (Chine), New York (Etats-Unis) ou encore Moscou (Russie).

A La Courneuve, il s'agit de tisser un nouveau lien urbain par le biais d'un « pont-paysage » inspiré des deux territoires qu'il relie. A Shanghaï, un « pont-toit » offre un nouvel espace public dans une ville emmêlée dans ses infrastructures routières ; à New York, le pont s'ouvre sur d'autres enjeux urbains et dépasse la problématique d'espace et de densité; tandis qu'à Moscou, le pont habité s'inscrit dans l'urbanité, au-dessus même du fleuve.

Par Paris- Lahcen Oudoud | LE MATIN

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19 oct. 2009

Bouregreg : incertitudes sur la date de reprise du chantier Amwaj

La Vie Eco

L’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg assure qu’il n’y aura aucun retard dans la livraison.

Toutes les études achevées et les travaux de terrassement réalisés. A l’arrêt depuis février dernier, la deuxième séquence du méga projet de Bouregreg, baptisée Amwaj, tient en haleine aussi bien les professionnels de l’immobilier que les habitants de la région Rabat-Salé. Les difficultés rencontrées par l’actionnaire majoritaire du projet, Sama Dubaï, laisse perplexe plus d’un. Mais à l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), l’heure n’est pas à la polémique. «Amwaj ne constitue qu’un chantier parmi plusieurs autres du méga projet de Bouregreg. Il est vrai que Sama Dubaï a arrêté le chantier, mais la société n’a, pour le moment, pas émis son souhait de se désengager. Et même si cela arrive, il ne faut pas oublier que les partenaires de ce projet sont liés par un pacte d’actionnaires qui détermine avec précision les droits et obligations de chacun d’entre eux. De ce fait, tout retrait d’un actionnaire devra être bien étudié par l’ensemble des partenaires», explique-t-on auprès de l’AAVB.

Les sous-traitants dans l’expectative

Rappelons que le chantier Amwaj, qui nécessite une enveloppe budgétaire de 24 milliards de DH, est géré par une joint-venture qui lui est spécialement dédiée. Outre le groupe émirati qui détient 50% du capital, la joint-venture est contrôlée par l’AAVB qui détient 20%, la Caisse de dépôt et de gestion (20%) et la Caisse marocaine des retraites (10%).
Les informations sur un éventuel retrait du principal actionnaire ne constituent pas le seul souci du chantier. «Même si le retrait de Sama Dubaï n’est pas encore confirmé par le top management de l’AAVB, l’arrêt du chantier qui dure depuis presque un an ne laisse-t-il pas présumer un gros retard dans les dates de livraison ?», s’interroge un sous-traitant du groupe émirati.

Une question balayée d’un revers de la main par la direction de l’AAVB selon laquelle la livraison du projet ne souffrira d’aucun retard. «Lorsque Sama Dubaï a ordonné à ses sous-traitants d’arrêter le chantier, celui-ci était déjà bien entamé et ses deux tiers étaient déjà réalisés. Il s’agit des études du sol, des travaux de terrassement et des gros œuvres. A la reprise du chantier, les entreprises sous-traitantes commenceront tout simplement les travaux de construction qui constituent la phase la plus rapide d’un projet immobilier», répond-on auprès de l’agence.
N.B
19-10-2009

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15 oct. 2009

Aménagement de Bouregreg - Les chantiers s'achèveront à l'horizon 2010

Le Matin.maLes grands chantiers relatifs au projet d'aménagement de la vallée de Bouregreg qui se poursuivent en respect de l'agenda préétabli, s'achèveront à l'horizon 2010, selon l'Agence d'aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB).

Le Matin.ma
Ainsi le projet de Bab Al Bahr, livrable à l'horizon 2011, porte sur un montant d'investissement de 4,9 milliards de dirhams. Il est le fruit d'une joint-venture entre l'AAVB et Al Maâbar international investments d'Abu Dhabi.

Selon un document distribué aux journalistes à l'occasion d'une visite aux chantiers, organisée récemment, le projet de Bab al Bahr, qui s'étend sur une superficie de 30 hectares, est destiné à devenir un des centres d'animation et de loisirs les plus attractifs pour la population de Rabat-Salé.

Pour ce qui est du projet de Tramway qui s'inscrit dans une stratégie globale de restructuration des transports publics urbains de Rabat et Salé, plusieurs fronts sont engagés dans les deux villes pour la réalisation des travaux d'infrastructures sur un linéaire de 17 km.

Deux lignes de tramway seront mises en service progressive à fin 2010, avec des rames d'une capacité de 580 voyageurs chacune, équivalente à la capacité de 10 à 20 bus.

L'autre composante du projet d'aménagement du Bouregreg est le nouveau pont Moulay El Hassan dont l'achèvement des travaux est prévu pour le deuxième semestre 2010.

Le chantier qui a amorcé depuis juin 2009 une nouvelle phase, dernière ligne droite qui le mènera à terme, est composé de trois tabliers distincts d'une largeur de 46 m.

Le pont qui nécessite un investissement de 1,2 milliard de dirhams permettra ainsi la circulation du tramway dans les deux sens (tablier aval), celle des véhicules en deux fois trois voies (tablier central et amont) ainsi que le passage des deux roues et des piétons en balcon.

Concernant le tunnel des Oudayas, d'une longueur de 1022 m, il a nécessité un investissement de 491 millions de dirhams.

Ce projet structurant, qui s'achèvera en septembre 2010, a pour objectif de fluidifier la circulation et canaliser le trafic transitaire vers la route côtière sans passer par la zone des Oudayas.

S'exprimant lors d'un point de presse à l'issue de la visite des journalistes, le directeur de l'AAVB, Lamghari Essakl a rappelé les grandes étapes franchies dans la réalisation des infrastructures de base pour offrir plus de commodités à la population. Il a souligné l'importance de la publication du plan d'aménagement spécial ainsi que son impact juridique, économique et social, sur l'agglomération de la capitale.

Concernant la cité Bab Al Bahr, il a souligné en particulier la qualité de ce site qui se trouve au milieu de monuments historiques prestigieux comme les Oudayas, la Tour Hassan et les médinas de Rabat et de Salé.

Il a aussi loué l'excellence des relations de partenariat liant l'Agence à la compagnie Al Maabar d'Abou Dhabi, et promis la reprise prochaine des travaux de la deuxième séquence sur le site d'Amwaj, et ce au terme d'un processus de restructuration de Sama Dubai, consécutive à la crise financière internationale.

Par MAP

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Projet Bouregreg : «Le plus difficile est derrière nous»

Le Matin.ma
Avancement des travaux et émergence des éléments urbanistiques et architecturaux de ce chantier hors pair


Essakel Lemghari, tout comme les responsables des principales composantes de la première séquence du projet Bouregreg s'en réjouissent: «Le plus difficile est derrière nous». Selon le directeur général de l'Agence d'aménagement de la vallée Bouregreg, dorénavant les citoyens vont pouvoir constater de visu l'avancement des travaux et l'émergence des éléments urbanistiques et architecturaux de ce chantier hors pair.
Si l'équipe en charge du projet se félicite de ce qui a été réalisé jusque-là, c'est qu'elle a de bonnes raisons. Elle sait que la partie la plus dure du travail et la plus ingrate parce qu'invisible a été faite. Tout ce qui concerne les études, la mise en place des fondations, des réseaux, le creusage, l'étanchéité…est bouclé !.

« Les travaux d'infrastructure sont presque achevés. C'est la partie invisible, c'est pourquoi les gens ont l'impression que le projet stagne. Désormais, on s'attaque aux travaux de superstructure », explique M. Essakel, calme et placide comme à son accoutumée.

Le soulagement mêlé d'une certaine fierté, éprouvé par les responsables du projet, ne peut être mesuré qu'à l'aune de la pression énorme qu'ils subissaient des mois durant. En effet dernièrement, des rumeurs aussi tenaces qu'invérifiables parlaient de retards dans la réalisation des travaux. Elles s'étaient amplifiées et transformées en certitude pour certains et les habitants de Rabat-Salé commençaient à s'impatienter. La circulation, devenue chaotique, a alimenté le ras-le-bol collectif. Sans oublier les médias qui trouvaient toujours à redire, à tort ou à raison, au déroulement du projet.

C'est dire le lourd fardeau qui pesait sur les épaules d'une équipe pourtant dynamique et qui, jusqu'à présent, a fait ses preuves. Pour Essakel Lemghari, le fruit de plusieurs mois de travail mené discrètement, mais efficacement va enfin apparaître au grand jour. C'est une sorte de revanche sur tous ceux qui, par ignorance ou par mauvaise foi, refusaient de croire en ce projet.

« On peut dire que 50 à 55% de ce tunnel est réalisé. Mais, ce chiffre ne reflète pas la réalité. Les travaux ne sont pas linéaires. Le plus difficile a été fait. Cela a pris du temps. Mais, il fallait construire sur des bases solides. Le tunnel sera ouvert à la circulation en septembre 2010 », affirme Mhammed Ben Hamich, ingénieur responsable du tunnel des Oudaya Même son de cloche chez Nada Kasmi, ingénieur responsable du nouveau pont Moulay El Hassan. « Nous avons fait l'essentiel. Les deux tiers des travaux ont été réalisés même si les riverains ne s'en rendent toujours pas compte.

Nous avons planté 600 pieux de 25 à 50 m de longueur et de 120 cm de diamètres en guise de fondations. Nous entamons les travaux de superstructure. Et là, tout le monde peut voir comment ce projet va prendre forme dans quelques mois.» Selon elle, ce tunnel sera un véritable joyau architectural. Mais son caractère exceptionnel ne réside pas uniquement dans sa configuration futuriste, mais aussi et surtout dans la qualité et la nature du matériau utilisé et qui fait de lui un ouvrage d'art unique au Maroc et dans le monde à certains égards. Sa construction fait appel à des techniques de pointe afin de garantir sa durabilité et sa pérennité. « A titre d'exemple nous utilisons un ciment qui confère au béton une teinte blanche. La France est le seul endroit au monde où on fabrique ce ciment et ce projet est le premier au monde à l'utiliser. Autre caractéristique de ce pont, le matériel servant à la construction et à la manutention des composantes a été spécialement conçu et dimensionné pour cet ouvrage.

Une fois ce projet achevé, ce matériel ne pourra pas être utilisé sur un autre chantier ». Tout comme les autres composantes du projet Bouregreg, le tramway commence à prendre forme. Les habitants ont pu constater l'avancement des travaux ces derniers mois. Ceux du terrassement ont été réalisés à hauteur de 70 %. Et 60 % des rails ont été posés. «La première rame sera livrée en avril 2010 et la dernière en décembre 2010 », nous apprend M. Lemghari.

Le directeur de l'Agence Bouregreg reste donc optimiste et surtout confiant en l'avenir. La première séquence est sur la bonne voie. Pour ce qui est de la seconde dite Amwaj, les travaux reprendront peut-être bientôt. Selon lui, le partenaire émirati Sama Dubaï qui s'était retiré, serait prêt à revenir. «Sama Dubaï est prêt à revenir. Je suis optimiste. D'autant que la crise internationale qui était derrière son départ est peut-être derrière nous ».

Bab Al Bahr

Le projet Bab Al Bahr est destiné à devenir l'un des centres d'animation et de loisirs les plus attractifs pour la population des deux villes de Rabat et Salé. Ce projet est le fruit d'une joint-venture entre l'Agence pour l'aménagement de la Vallée du Bouregreg et Al Maabar international investments d'Abu Dhabi. Il porte sur un montant d'investissement de 750 millions de dollars et s'étend sur une superficie de 30 ha dont 530.000 m² dédiés à des unités résidentielles, hôtelières, tertiaires, ainsi qu'un ensemble de pôles d'animation et de loisirs dont la Cité des arts et des métiers. Les opérations de développement immobilier se feront par la joint-venture maroco-émiratie Bab Al Bahr Development SA, détenue à parts égales par l'Agence Bouregreg et Al Maabar international investments.

Les études architecturales et techniques des fronts marina et fluviales ont été achevées. Les travaux de ces deux fronts sont en cours (10 %). Les lots techniques et secondaires seront entamés en 2010 avec l'objectif d'achèvement pour le deuxième semestre 2011.

Repères

Avancement

Les travaux d'infrastructure sont presque achevés. On s'attaque à la superstructure.

Délais

Le tunnel sera prêt en septembre 2010 et le tramway et le pont Moulay El Hassan en décembre 2010.

Réalisation

Le projet immobilier Bab Al Bahr sera prêt en 2011.

Par Abdelwahed Rmiche
LE MATIN

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26 sept. 2009

Rabat/Décharge d'Oum Azza: Segedema s’explique

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Mesures pour éviter la contamination du site

· Actions pour atténuer les mauvaises odeurs

· Retard dans le paiement des prestations


Deux ans après son entrée en exploitation, la décharge contrôlée d’Oum Azza fait l’objet ces derniers temps de vives critiques à travers la presse, notamment de la part d’une partie de la population de la région. Les reproches sont résumés en deux problèmes majeurs. Le premier concerne la contamination de la nappe phréatique et les puits avoisinants par le lixiviat. Alors que le second porte sur les mauvaises odeurs qui se dégagent du site.

Devant cette «offensive» médiatique, la direction de Segedema, filiale du Groupe Pizzorno Environnement, adjudicataire du projet, a décidé de sortir de son silence. Concernant le premier problème, Gérald Valay, directeur du Traitement à Segedema, confirme que le lixiviat stocké dans les alvéoles et dans les bassins de la station d’osmose ne peut en aucun cas induire de pollution. Cela revient à la nature du sol et des équipements qui ont été mis en place, selon Valay. Ce dernier rappelle que les alvéoles ont été construites sur un terrain argileux et enveloppées avec des géo-membranes étanches qui ne permettent ni infiltration ni contamination des puits avoisinants. Le responsable de la filiale française reconnaît toutefois qu’en août dernier il a été constaté un écoulement accidentel d’une quantité limitée de lixiviat. «Mais cet incident passager n’aura aucun impact négatif sur la nappe», rassure la direction de Segedema. Cette dernière tient à rappeler que le chantier de construction de la station de traitement, démarrée en 2007, a été suivi par une commission technique composée des représentants des communes limitrophes et de l’administration afin de vérifier la conformité des travaux avec le cahier des charges, notamment l’étanchéité, le génie civil et le dimensionnement. Quant à la question de la contamination des puits, l’opérateur français signale que des analyses ont été effectuées dernièrement par les différents départements concernés, notamment celui de la santé. Les résultats montrent que l’eau est chimiquement satisfaisante, mais ce n’est pas le cas pour la partie bactériologique. Cependant, le management de Segedema estime que cela constitue une preuve de la non contamination des eaux des puits par le lixiviat. Ce point de vue est également partagé par les services de la wilaya et ceux de la préfecture de Témara. Mais ces résultats restent toujours contestés par la population.

Et pour le problème des mauvaises odeurs? Sur ce volet, le responsable de Segedema reconnaît leur existence mais avec «une ampleur très limitée en comparaison avec celle avancée par certains médias». «Nous sommes actuellement à la recherche de mesures pour atténuer l’effet des odeurs, soit par la mise en place de couverture pour certains bassins, soit par le traitement de l’air», indique la direction de la filiale française. Sans oublier les efforts à déployer davantage pour assurer une meilleure maîtrise de la technique de traitement osmose inverse, selon un responsable proche du dossier. Sur ce chapitre, il faut signaler la décision prise récemment par la wilaya concernant la mise en place d’un service permanent de contrôle et de suivi du fonctionnement de la décharge d’Oum Azza.

Notons, par ailleurs, qu’une visite du site permet de constater un retard dans l’opération de plantation d’arbres et la mise en service du centre de tri. S’agissant de ce dernier point, l’équipe de Valay a mis les bouchées doubles pour activer l’équipement du local déjà construit en vue de commencer les premiers essais le 15 octobre prochain. Ce qui permettra la fermeture définitive de la décharge sauvage d’Akreuch et sa réhabilitation par la suite comme cela a été fait pour sa voisine d’Oulja. En l’absence d’un centre de tri pour le moment, le site d’Akreuch est encore utilisé par les villes de Rabat et Salé comme un dépôt pour les déchets avant leur transfert vers la décharge d’Oum Azza. Il faut rappeler que dans le cadre de ce projet il est prévu la construction de trois centres de tri. Pour le moment, seul celui de Témara est opérationnel. Pour Rabat, les travaux de construction d’un centre situé à Akreuch viennent d’être entamés après la résolution du problème du foncier. Pour Salé, les travaux vont certainement enregistrer des retards car le terrain choisi par la commune, proche de la forêt de Marmoura, est contesté par la population riveraine.

Outre ces problèmes d’aspect environnemental soulevés par la population, la direction de Segedema profite de l’occasion pour évoquer pour sa part les difficultés administratives qui entravent l’avancement du projet. «Depuis la mise en exploitation de la décharge, on a encaissé uniquement 9 millions de DH sur un total de près de 80 millions de DH représentant les sommes dues par les communes de la région bénéficiant de nos prestations», précise le responsable de Segedema. Sur 13 communes, seule celle de Rabat a réglé une part de ses redevances. Un autre décompte de 27 millions vient d’être signé par les services de la wilaya. Les responsables de Segedema invitent l’autorité délégante à trouver une solution à ce problème de règlement pour ne pas perturber leur programme d’investissement qui est étalé sur une période d’exploitation de 20 ans. Sur ce volet, la direction de la filiale française rappelle que 114 millions de DH ont déjà été engagés par le groupe sur un coût d’investissement total de 343 millions de DH. Ce qui a permis à la station de traitement de recevoir en moyenne 1.300 tonnes de déchets. Et de traiter 220 m3 de lixiviat par jour dont 130 m3 sont récupérés en eaux utilisées pour l’arrosage du site et les besoins d’exploitation de la station.

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Procédés


La décharge contrôlée est un site où l’on entrepose rationnellement les déchets. dans des alvéoles souvent creusées dans la terre et étanchées par un film géotextile. Les déchets compactés sont déposés puis recouverts de plusieurs mètres de terre. La décharge contrôlée est soumise à des normes strictes de contrôle, notamment la récupération des biogaz et traitement des lixiviats (jus de déchets) afin de ne pas contaminer la nappe phréatique et les sols voisins.
Le site pourra être réhabilité grâce à des plantations et offrir, quelques saisons plus tard, le spectacle d’un agréable terrain paysager de plusieurs hectares.

Nour Eddine EL AISSI

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23 sept. 2009

Corniche de Rabat - début des travaux en janvier 2010

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Ils concernent une première tranche sur 7 ha

· Au programme: résidentiel, commercial et 2 club-houses


Toutes les études ont été presque réalisées pour lancer les travaux de réalisation de la première tranche du projet de la Corniche de Rabat. Le plan de masse révisé et tenant compte des contraintes environnementales et géographiques de la corniche a été approuvé par les autorités en juin dernier, selon la direction du Groupe Emaar. Ce qui a permis à ce dernier de présenter une demande de permis de construire pour la phase Livia, première tranche du projet Saphira. Sur ce volet, on doit retenir que le dossier d’exécution de cette première phase a été validé au début de ce mois par les différentes commissions techniques compétentes de la ville. Ce qui a permis à Fathallah Oualalou, le nouveau maire de la capitale, d’approuver le projet Livia.

«Maintenant tout est prêt et on attend que le groupe Emaar commence les travaux à partir de début janvier prochain», souligne Oualalou. Pour respecter cette échéance, le maître d’ouvrage s’active de finaliser les dossiers d’exécution pour lui permettre de lancer les marchés de construction. Ceux-ci portent sur deux volets. Le premier concerne le réaménagement de la route côtière et de la corniche piétonne sur une longueur de 3,5 km. A noter que les études portant sur cette première tranche ont été confiées à des bureaux internationaux de renom comme Dar al Handassa, selon la direction d’Emaar. «Mais pour l’ensemble du projet, on prévoit le dédoublement de la route côtière jusqu’à Harhoura près de Témara», précise un responsable de la wilaya. Il semble qu’au niveau des négociations avec le promoteur, les responsables de la capitale ont milité pour que la réalisation de ces travaux d’aménagement de la voirie soit lancée parallèlement avec ceux concernant l’immobilier qui constituent le deuxième volet du projet Livia. Sur un site d’une superficie de près de 7 ha, situé en face du centre commercial d’Emaar, on prévoit la construction de 16 immeubles avec sous-sol et R+5 étages, soit 360 appartements de haut standing avec 2 club-houses et piscines.

Pour la promotion de son projet, le maître d’ouvrage rappelle que les appartements seront conçus de façon fonctionnelle et moderne pour permettre d’offrir à leurs occupants des terrasses dégagées sur l’océan Atlantique. Un petit quartier commercial de 11 locaux est aussi prévu avec restaurants, commerces et centre de fitness. Les premières livraisons sont attendues deux ans après le début des travaux. Pour cela, la direction d’Emaar compte lancer l’opération commerciale à partir des semaines prochaines. Le montant de l’investissement pour cette première tranche reste un secret que le promoteur se garde de divulguer, mais certaines sources l’estiment à près d’un milliard de DH. Rappelons enfin que cette tranche constitue uniquement le début d’un grand chantier immobilier et touristique sur 11 km dont le coût avoisine les 30 milliards de DH.

Nour Eddine EL AISSI

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13 sept. 2009

Transport Rabat-Salé : Là où le bât blesse

Le Matin.ma

De grands espoirs sont mis dans le tramway pour enrayer la crise du transport

Dès le lever du jour, ils sont des dizaines de personnes, hommes et femmes, à faire militairement la queue devant le terminus des bus à Hay Essalam à Salé.


Leurs visages encore somnolents reflètent leur immense malaise de devoir se réveiller aussi tôt, tandis que les leurs font la grasse matinée. Depuis déjà un long quart d'heure, ils se tiennent là, immobiles et désemparés, à l'attente de la planche de salut qui n'est autre que le grand taxi qui les transportera à Rabat où ils travaillent. Leur rang kilométrique bouche la voie aux passants qui se sont familiarisés avec ce «spectacle» matinal. Pour les fonctionnaires résidant à Salé, la file d'attente devant les grands taxis est devenue un rituel incontournable. S'ils tiennent à être à leurs bureaux à l'heure, ils doivent se plier au quotidien à un régime presque militaire: se réveiller péniblement à 6h du matin, enfiler rapidement ses habits puis sortir promptement pour prendre sa place parmi la foule des gens pressés qui attendent le transport comme une délivrance.

Le temps est une épée de Damoclès et générateur d'un insoutenable stress pour ces fonctionnaires. « Le temps c'est de l'argent », un adage que seuls eux peuvent en mesurer la teneur, puisque tout retard sur l'horaire fatidique du travail signifie des affrontements avec le patron qui peuvent déboucher sur des décomptes sur leurs salaires. C'est dire combien la question du transport est décisive pour eux.

Rude compétition


A moins d'être motorisé, on est exposé en permanence aux aléas du transport qui n'est pas toujours au rendez-vous. Les horaires des bus sont très variables, alors que les grands taxis ne s'astreignent pas à des horaires fixes. Du coup, il est impossible pour les usagers de prévoir le temps que va durer leur attente. Une longue demi heure s'est écoulée sans qu'aucun grand taxi ne pointe à l'horizon. C'est une véritable épreuve de patience pour les usagers qui commencent déjà à sortir hors de leurs gonds. Des murmures d'indignation s'élèvent parmi la foule qui ne voit pas d'issue à son calvaire. Certains se contentent de jeter, de temps à l'autre, des coups d'oeil désespérés sur leurs montres pour considérer le temps impitoyable qui passe. En face d'eux, trois bus s'alignent sur la route, l'un passe ostentatoirement devant la masse déprimée et ouvre toute grande sa portière dans une invitation muette.

Quelques uns, à bout, cèdent à la tentation et s'empressent de monter, sous les regards indécis des autres qui entretiennent encore une lueur d'espoir de voir venir le taxi tant attendu. «Si on prenait le bus, on serait déjà à Rabat», lance un homme à son compagnon non sans regret. En effet, le bus reste le moyen le plus sûr pour arriver à destination, étant donné ses horaires inchangés. Mais il est aussi le moyen de transport le plus lent. D'habitude, le trajet dure une bonne demi heure ponctuée par des arrêts fréquents. Ce temps double lors des heures de pointe à cause des fréquents embouteillages qui bloquent la circulation pour un laps de temps assez long. C'est peut-être la raison qui explique la ruée sur les grands taxis qui sont beaucoup plus rapides, pourvu qu'ils soient disponibles.

Nadia, une jeune femme fonctionnaire à Rabat observe d'un œil impatient les véhicules qui filent à toute allure. Elle a déjà pris sa place parmi les gens qui attendent les grands taxis mais, aussitôt le bus venu, elle a accourue pour y monter. «Je préfère le bus parce qu'il est toujours disponible, contrairement aux grands taxis dont les horaires sont très irréguliers », indique-t-elle. Mais ce n'est pas le bonheur pour autant. «D'habitude, il me faut une heure et demi pour arriver à mon boulot à Rabat parce que la route est souvent embouteillée, surtout en début de semaine.

Pour ne pas être trop en retard, je dois impérativement me réveiller à 7H du matin », explique-t-elle, et de poursuivre, un léger sourire aux lèvres : «mais c'est encore moins harassant que l'attente infernale des grands taxis. Il arrive souvent que trois ou quatre bus partent sous mes yeux alors qu'aucun grand taxi n'a fait son apparition ». Dans ces temps difficiles, la compétition entre les bus et les grands taxis atteint son apogée.

Chaque jour, ce sont 5.000 autobus et autocars et plus de 13.000 grands taxis à traverser dans les deux sens le pont Moulay Al Hassan qui sépare les deux villes voisines, selon l'Agence pour l'aménagement de la Vallée du Bouregreg. Chaque moyen de transport a ses clients qui le préfèrent pour une raison ou une autre. Ce qui importe pour ces fonctionnaires pressés, c'est surtout d'arriver à temps à leurs destinations, ce qui est rarement le cas, étant donné l'actuelle crise du transport.

Le Tramway : la panacée ?

Aujourd'hui, les usagers de Rabat et Salé mettent de grands espoirs dans le projet du tramway pour les délivrer de cette crise du transport qu'ils vivent au quotidien. Ce tramway qui sera, d'après les responsables, mis en service à partir de 2010, assurera deux lignes qui vont desservir les principales zones de Rabat et Salé. Pour faciliter le trafic entre les deux rives, un autre projet d'envergure a été mis en chantier, celui de l'aménagement de la vallée du Bouregreg, dont la première partie (Bab Al Bahr) a été achevée il y a quelques mois.

Le tramway verra le jour dans un secteur marqué par la rude concurrence entre les bus et les grands taxis. Est-ce qu'il arrivera à se frayer une place dans ce fiasco du transport ? Est-il une menace pour les intérêts des propriétaires des bus et des taxis ?

Saïd, chauffeur de bus, est catégorique là-dessus. «Non, je ne pense pas que le nouveau tramway puisse nous ôter notre part du marché. La clientèle des bus restera la même, que le tramway existe ou non », affirme-t-il avec conviction. La receveuse, assise à ses côtés, s'enthousiasme : «Je suis du même avis. Non seulement le bus est plus rapide que le tramway, mais il est aussi moins cher. Je ne vois pas comment les simples citoyens pouraient dépenser 10 dirhams chaque jour pour voyager au bord du tramway.

photo www.rabat-maroc.netDéjà, les 4 dirhams du bus grèvent leurs bourses». Si le prix et la vitesse ne constituent pas forcément les points forts du tramway, celui-ci s'illustre par sa desserte de tous les pôles d'activité à Rabat et Salé, y compris les administrations, les hôpitaux, les universités, les gares… Pour atteindre ces zones éloignées, les usagers se voient souvent obligés de payer deux moyens de transport.

Ce qui veut dire que, pour les trajets de longue distance, le tramway serait une option plus judicieuse que les bus et les taxis. A en voir les réactions des transporteurs à Rabat et Salé, la coexistence entre tramway, bus et grands taxis s'avère difficile. Les sociétés de transport urbain et les patrons des grands taxis qui forment le réseau du transport des deux villes ont du mal à accepter qu'un nouveau concurrent fasse pénétration dans ce secteur dont ils ont longtemps détenu le monopole. Ceci dit, le tramway n'est pas venu pour destituer les autres moyens de transport. Loin de là, il est censé être un relais pour les usagers de la route et représenter une plus value pour un secteur de plus en plus anarchique.

Selon l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg, les réticences des responsables du transport dans les deux villes vis-à-vis du tramway n'ont pas lieu d'être. «Le tramway doit assurer une complémentarité entre les réseaux des bus et des taxis», apprend-on auprès de cet organisme. Suspicion et hostilité de la part des chauffeurs qui le redoutent, espoir et impatience de la part des usagers qui y voient une panacée pour leurs maux, le projet du tramway avance à pas sûrs et fait beaucoup de tapage autour de lui. Lorsqu'il sera opérationnel, le nouveau tramway changera la face du transport urbain à Rabat et à Salé et présentera une alternative, plus ou moins satisfaisante, à la population qui dispose, jusqu'à présent, de peu de choix pour passer à l'autre rive du Bouregreg. Comment le tramway sera-t-il accueilli par les usagers ? Réussira-t-il à mettre fin à leur galère quotidienne? Saura-t-il facilement s'ajouter aux bus et aux grands taxis ? On ne pourra rien affirmer avant l'été 2010, date d'échéance du projet. D'ici là, «patience, les travaux avancent !».
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Le tramway: fiche technique

Date du lancement : février 2007.
Budget : 3.110 millions de dirhams, dont 1.035 MDH pour le matériel roulant, 846 MDH pour l'équipement et 664 MDH pour l'infrastructure.
Propriétaires du projet : l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg et la société française Alstom transport.
Sociétés chargées des travaux: GTR et Colas.
Nombre des lignes : 2 lignes, la première dessert la zone qui s'étend de Tabriquet à Salé à la Cité Universitaire de Rabat, la deuxième relie les quartiers de l'Océan et Yacoub Al Mansour à Rabat au quartier Bettana à Salé.
Nombre et capacité des rames: 23 rames de 60 mètres d'une capacité de 580 personnes chacune.
Itinéraire : 19 km et 31 stations en passant par le pont Moulay Al Hassan.
Nombre d'utilisateurs potentiels : 172.000 usagers par jour.
Echéance : Eté 2010.


Par Meriem Rkiouak | LE MATIN

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