19 juin 2009

Rabat: Est-ce la fin de Bahraoui?

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Constitution d’une majorité autour du PAM

· Fathallah Oualalou, sérieux prétendant


A Rabat, les élus sont empressés de préparer le terrain au nouveau maire de la capitale. Juste après la publication officielle des résultats du scrutin du 12 juin, les tractations entre les différentes organisations politiques ont été lancées. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Une «majorité» a été formée entre plusieurs partis.

Un communiqué a été publié dimanche dernier dans lequel ils expliquent les motivations de cette action. Cette majorité est composée presque de toutes les organisations politiques qui ont dépassé le seuil de 6% de voix dans ces élections, à l’exception du Mouvement populaire (MP), parti de Omar Bahraoui, président sortant du conseil de la ville. Rappelons que ce parti a été classé en tête au niveau de Rabat avec 42 sièges dépassant par un seul poste le Parti authenticité et modernité (PAM). Outre ce dernier, la majorité comprend également le Parti de la justice et du développement (PJD) et l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Dans cette majorité, on trouve aussi le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). La lecture de ce communiqué permet de constater qu’il comporte les signatures des représentants desdits partis, à l’exception de celle du représentant du PAM, Sidi Brahim Joumani. Ce dernier a signé ce communiqué au nom d’un groupe d’élus «honnêtes». C’est ce qui lui a valu d’être expulsé par la formation de Fouad Ali El Himma. Il faut rappeler que Joumani a conduit la liste du PAM contre celle de Bahraoui dans l’arrondissement de Youssoufia.

«Par cette action, on vise à former une majorité cohérente au sein de l’équipe qui va diriger la ville», lit-on dans le communiqué. Pour Mantrach, représentant de l’USFP, «cela va permettre de gérer sérieusement les grands chantiers lancés au niveau de la capitale». Pour l’élu de l’USFP, on est en train de finaliser les procédures administratives pour saisir le wali en vue d’organiser une réunion pour l’élection des instances de la mairie de la capitale. Qui sera président? Mantrach signale que pour le moment rien n’a encore été décidé. Toutefois, le nom de Fathalah Oualalou, membre du bureau politique de l’USFP, circule sérieusement.

On dit aussi que Lahcen Daoudi, membre de la direction du PJD est un prétendant potentiel. Rappelons que ce dernier, ex-élu de Fès, a préféré cette fois-ci se présenter à l’arrondissement de Hassan à Rabat.

Pour les présidents des cinq arrondissements de la capitale, il n’ y aura pas de changement au niveau des personnes selon un observateur de la scène politique locale. A l’exception toutefois de Yacoub Al Mansour. Il est fort probable que cet arrondissement soit dirigé par un élu du PJD.

Nour Eddine EL AISSI

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