29 nov. 2007

TELEGRAMME de l' OPINION du 28 NOVEMBRE 2007

Il y avait le provisoire qui dure, voici le provisoire qui ne dure pas plus que ne dure une rose chère au poète Assaâdi, un persan aux mots perçants. Recruté dans le chantier de l’Oued Bouregreg sur recommandation de la wilaya, un jeune homme a été remercié après 2 mois de travaux forcés. En fait on fait plaisir, en recrutant un sans formation, à Flane ou Flana qui prend la peine de recommander tel ou tel, mais après un laps de temps, on envoie paître le pauvre demandeur d’emploi, qui a cru trouver l’eldorado sur la rivière du renouveau et de l’espoir. stop.

Dans les serres de salades et de tomates sur le vieux continent, on recrute des femmes immigrées provenant du Nord du Maroc pour 3 mois, et pas un seul jour de plus, en procédant à une sélection qui donne froid au dos : Pas de citadine, que des ouvrières agricoles qui viennent du bled. Condamner automatiquement des femmes, venue de la ville capable de travailler, autant que des manutentionnaires, originaires de la campagne, cela s’appelle de la discrimination. Bruxelles qui est au four et au moulin, ne doit pas se taire sur le diktat des recruteurs d’Alméria ou de Santa Maria. Surtout que l’offre d’emploi ne dépasse pas 3 mois et qu’il n’est pas nécessaire d’être une femme musclée pour ranger des pommes ou des poires dans un cageot en plastique. Les ouvrières recrutées en Roumanie subissent-elles la même discrimination que les ouvrières de la région de Chefchaouen, Tidas ou Nador. Enfin que nos recruteurs patentés sachent que l’exode rurala rempli les villes... stop.

Dans un grand hôpital de la capitale on vole de tout, les couvertures - Kouach et Kacha comme on dit dans l’armée et les prisons - les provisions et les portables des malades, etc. Sans compter qu’il arrive souvent que les escaliers - quand ce n’est pas les dortoirs - soient plongés dans les ténèbres. Dimanche dernier, une pauvre dame hospitalisée, s’est aperçue qu’on lui a volé sa robe de chambre toute neuve. Les voleurs minables qui pénètrent dans les hôpitaux, croient qu’ils sont en terra nulus. Il est vrai que, souvent, dans ces lieux de soins on ne prend pas toujours le soin de recruter des agents de sécurité surtout dans le secteur public où l’hôpital, ressemble à un moulin à vent. stop.

A la prison de Salé, une jeune fille munie d’une photocopie d’une fausse carte d’identité, a réussi à rendre visite à son amant, qu’elle a fait passer pour son frère... Malheureusement dans la foule des visiteurs, elle s’est mise à flirter avec son frangin. Il n’a pas fallu longtemps aux gardiens, pour se rendre compte de la supercherie. De l’inceste à Hay Salam qui allait défrayer la chronique des journaux à scandale qui rafolent en ce momentdes pauvres pétasses dans la mélasse... stop.

A la suite de notre flash sur le chauffe-eau vendu sans emballage chez Bricoma-Rabat, nous avons reçu le maïl suivant : « Faisant suite à votre télégramme, nous tenons à vous informer que notre magasin, ne vend aucun article sans emballage, sauf si le client insiste. Ces articles qui sont destinés à l’exposition sont des articles en bon état de marche, et ne sont vendus aux clients que s’ils ne sont plus disponibles en stock, et sur demande de celui-ci. En général, et comme c’est la pratique dans toutes les grandes surfaces, les articles non emballés sont vendus avec une petite remise, vu leur état ». Note de la rédaction. Au téléphone de Bricoma on nous avait confirmé que des chauffe-eau qui arrivent en grandes quantités ne sont pas emballés. D’autre part qui a dit que ces articles n’étaient pas en bon état de marche ? Quant à l’histoire de la remise on peut repasser... stop.

Quand on nous dit que la cocaïne fait une entrée ravageuse dans le milieu populaire alors que le fixe coûte entre 400 et 700 DH le gramme et selon le calibre, on reste perplexe. Du coup, on se demande si le peuple est devenu subitement riche ! En fait, les paumés, pauvres de surcroît, servent de courroie de transmission. Des repris de justice, incorrigibles, à qui il arrive de toucher à ces saloperies, livrent la came sur leur moto ou en taxi dans les quartiers de luxe. Ceux qui tirent les ficelles en prenant les commandes sur leur portable, sont aussi des repris de justice qui travaillent souvent sous couvercle de parapluies dont les noms ne sont pas inconnus des services compétents. Le reste n’est que bla-bla et poudre aux yeux. Alors, qu’on cesse d’en remettre à chaque fois, une couche. stop.

Vaisselle de 1er choix volée dans Dar El Kbira. Il a fallu 2 ans de procédure avant la clôture du dossier qui a permis finalement à la Justice de pardonner aux touches à tout, mêlés à cette affaire qui a traversé la ville comme un ouragan. Mais durant les 2 ans de procédures, ceux qui ont acheté les verres et les cuillères signés - et pas n’importe quelle signature - ont passé des nuits blanches, comme si on les avait condamnés à 2 ans de sursis. Il n’y a pas plus pénible que d’attendre un verdict qui met du temps, avant d’annoncer la couleur... stop.

Quartier les Orangers et un peu partout. L’arbre qu’on trouve le long des lycées et dans les cours de récréation qu’on appelle, réthusas, perd ses branches sans que personne, ne s’en aperçoive. Quel est ce mal qui ronge ces arbres ? Si Benadir était encore là, il nous l’aurait dit. A suivre. stop.

Le reportage sur les champions de jet ski d’ici, qui ont participé au championnat à Disneyland, a été diffusé la semaine dernière, alors qu’il s’était déroulé au Ramadan. Les classements furent peu brillants et le commentateur de service nous a précisé que les as du jet ski de Casa et de Mohammédia ont fait le carême pendant les compétitions. Une boutade pour justifier leurs maigres performances. Mieux encore, les champions, qui ont pourtant du mérite, ont raconté au micro de Karim Dronet, qu’ils manquaient d’entraînement... comme ça tout de go... devant des milliers de téléspectateurs. Mais alors pourquoi participer quand on n’est pas en forme ? A moins de le faire pour la forme, et se taper un aller-retour à Paris. Dans la même émission sportive, du reste bien alimentée avec un montage express sans trop de lenteur, on a filmé Karim Dronet en long et en large avec son compagnon de la télé les yeux cachés par une casquette pour faire pêcheur à la ligne, pendant qu’on a laissé des paysages magnifiques tout autour. Qu’un cameraman filme n’importe quoi c’est une chose, mais qu’on laisse passer des futilités au montage, voilà qui est dommage... stop.

Lors de la réunion des parents d’élèves du collège Mouaâd Bno Jabal, le samedi 24 novembre, qui fut une réunion marathon sur les divers problèmes, machakil interminables, un ténor qui ne paie pas ses cotisations a été prié de prendre le large... La nouvelle équipe de l’Association du collège M. B. Jabal, s’engage à défendre les droits des élèves et non plus à payer uniquement les frais de tabachir et autres craies en couleurs... stop.

C’est un cas désespérant qui mérite d’être entendu par la CNSS de Rabat. Il s’agit d’un retraité décédé il y a 5 ans, dont la femme, n’a toujours pas touché la pension alimentaire. Rabah Haroui dossier 34.058. Le service concerné de la CNSS peut joindre la pauvre retraitée au 037-72-00-97. stop.

Potes potins. Pendant les travaux du tramway, la Pagode, adresse mythique, reste ouverte nous précise Philippe qui ne veut rater ni le coche, ni le tramway... stop.

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