Sélectionner une page

www.rabat-maroc.net

Rabat de Lyautey à Mohammed VI

portail de Rabat, tourisme, histoire et culture

19 septembre 1969

Le parti PLS, reconstitution du parti communiste, est dissout et ses dirigeants condamnés à la prison par le tribunal de Rabat.

3 octobre 1969

Renouvellement des assemblées communales et municipales et des assemblées des provinces et de préfectures. L’UNFP ne participe pas à ces élections. Participation électorale de 70 % sauf dans les grandes villes où elle est inférieure.

6 octobre 1969

Ahmed Laraki est nommé 1er ministre tandis que les compétences de Oufkir ministre de l’intérieur sont accrues.

4 février 1970

A l’occasion de la visite de Hassan II à Paris, dégel des relations franco-marocaines.

20 février 1970

Ahmed Reda Guedira en désaccord avec Hassan II sur la politique étudiante quitte le gouvernement et il s’en suit un remaniement ministériel.

23 février 1970

Poursuite des grèves dans plusieurs facultés et établissements secondaires du royaume.

3 mars 1970

Les cosmonautes d’Apollo XII arrivent à Rabat oû ils assistent à la Fête du Trône.

4 mars 1970

Le Ministre de l’Education lance un ultimatum aux élèves du secondaire pour la reprise des cours sous peine d’exclusion. L’UNEM demande la reprise des cours.

15 mars 1970

Au cours du colloque d’Ifrane sur l’enseignement, Hassan II décide de réintégrer 784 élèves exclus à la suite des gréves.

31 mars 1970

Inauguration du 1er vol de la Royal Air Inter.

28 avril 1970

Le journal français « Le Figaro » fait état de la découverte d’un complot baasiste contre Hassan II.

20 mai 1970

Le gouvernement demande la cessation des grèves étudiantes.

24 mai 1970

Le Parti de l ‘Istiqlal lance un appel national pour un programme d’urgence : levée de l’état d’exception, restitution des terres aux paysans, participation des ouvriers à la gestion des entreprises et libération des territoires spoliés.

27 mai 1970

Décès de Abdelkhalek TORRES, héros de la guerre d’indépendance.

8 juillet 1970

Hassan II déclare la fin de l’état d’exception et fixe au 24 juillet la date du référendum.

19 juillet 1970

L’U.N.F.P., l’Istiqlal , l’U.M.T. et l’U.G.E.M. se prononcent contre le projet de constitution.

25 juillet 1970

Proclamation des résultats officiels du Référendum. La Constitution a été approuvée à la quasi unanimité.

Août 1970

Création du parti politique Ilal Amam (issu essentiellement du PCM) d’inspiration marxiste léniniste et du premier parti islamiste, la Chabiba islamiya (Jeunesse islamique) d’Abdelkrim Moutiî, à l’origine du parti PJD.
Constitution dans le même temps du bloc national la Koutla, alliance de l’Istiqlâl et de l’UNFP.

21 août 1970

Elections législatives au suffrage indirect auxquelles ne participent ni l’Istiqlal ni l’UNFP. En représailles, le gouvernement saisit la presse d’opposition à plusieurs reprises et encourage la création de nombreux journaux pour briser le monopole de la presse quotidienne détenue par l’Istiqlal. La participation à ces élections aurait atteint plus de 86 %.

7 août 1970

Mohamed Benhima ministre de l’agriculture et Mohamed Imani ministre des Travaux Publics sont démis de leur fonction. Benhima reviendra au gouvernement le 12 avril 1972.

25 septembre 1970

Publication d’une circulaire ministérielle prévoyant pour la rentrée d’octobre l’arabisation de la philosophie, de la géographie et de l’histoire, dans le secondaire et le technique.

2 octobre 1970

Ahmed Osman beau-frère du roi et Ahmed Bahnini font leur retour au gouvernement.

17 novembre 1970

Le général MEZZIANE Ministre d’État devient le 1er Maréchal marocain.

28 novembre 1970

Soulèvement populaire rural contre la réforme agraire à Souk El Tleta du Gharb qui fait 5 morts.

3 décembre 1970

L’Istiqlal se déclare solidaire de M. El YAZGHI, dont on est sans nouvelles depuis le 16 octobre 1970. 

7 décembre 1970

La police judiciaire, la police de Casablanca annonce l’arrestation de M. EL YAZGHI.

23 avril 1971

Le roi Hassan II procède en urgence à un remaniement ministériel important : quatre ministres sont démis de leur fonction de même que plusieurs hauts fonctionnaires à la suite d’une rumeur d’arrestation d’un homme d’affaires aux relations haut placées. On a prétendu, par la suite, que cet événement, qui s’avérera être les suites d’une corruption d’État, aurait fondé la prise de décision de putsch du Général Medbouh.

M’hamed Ababou
adjudant-chef Harrouch Akka

 17 mai 1971

Ouverture à Marrakech du procès de 191 personnes inculpées pour atteinte à la sûreté de l’État. 161 inculpés sont présents et 30 sont absents et en fuite à l’étranger, dont Mohamed Basri, ancien leader de l’opposition, déjà condamné à mort lors du procès de 1963 et grâcié en 1965.

10 juillet 1971

Le roi Hassan II donne une grande réception, à l’occasion de son 42ème anniversaire, au palais de Skihrat où sont conviées plus de 1000 personnes dont de nombreuses personnalités étrangères.

1200 cadets de l’Ecole militaire d’Ahermoumou (une des quatre écoles militaires marocaines) située près de Fès, partis tôt le matin dans 25 camions avec 8 tonnes d’armes et de munitions, dirigés par le colonel M’hamed Ababou, chef de l’école d‘Ahermoumou, font irruption dans l’enceinte du palais et donnent l’assaut, au cours de la réception, vers 13h45.

Une fusillade éclate immédiatement, et les mutins s’en prennent aux invités, notamment les militaires gradés, en les mitraillant et en lançant des grenades parmi les invités pour empêcher toute tentative de fuite. Il s’agit d’une tentative de putsch longuement préparée et dirigée par le général MEDBOUH, directeur du cabinet militaire du Roi et commandant la garde Royale Marocaine.

Le roi échappe aux cadets mutins et se réfugie pendant près de 2 heures dans un exigu local près du bâtiment officiel, en compagnie de proches membres du gouvernement, parmi lesquels le général Oufkir. Deux vedettes qui croisent au large semblent vouloir empêcher toute fuite des participants par la mer. Selon les informations qui ont pu être recueillies par la suite (et notamment selon les dires du roi Hassan II lui-même), le général Medbouh aurait tenté de parlementer avec le roi pour le forcer à abdiquer, en tenant Ababou dans l’ignorance de ces entretiens. Le roi Hassan II aurait fermement refusé de se soumettre.

Il semble que les mutins aient eu ensuite une dissension dans leurs rangs sur la conduite à tenir. En fin d’après-midi, alors que les tirs semblent diminuer, Medbouh est abattu dans des circonstances mystérieuses, peut-être par M’hmamed Ababou lui-même, à la suite d’un différend entre les deux insurgés sur la conduite à tenir.

Ababou et l’essentiel des jeunes cadets filent alors précipitamment vers Rabat, persuadés que Medbouh a volontairement laissé le roi s’enfuir en hélicoptère vers Rabat. Le roi et les convives sont découverts par les quelques cadets encore présents et sont extraits de leur local mains en l’air. Un de ces cadets reconnaît alors le roi Hassan II. Ce dernier lui demande de lui baiser la main, de s’agenouiller et ils récitent ensemble la Fatiha (1er verset du Coran). Dès lors, tous les autres cadets baissent leurs armes et Hassan II reprend la situation en mains en investissant immédiatement le général OUFKIR des pleins pouvoirs militaires.

Entretemps, l’état major des F.A.R et l’immeuble de la Radio-Télévision ainsi que le Ministère de l’intérieur sont pris d’assaut par les troupes rebelles menées notamment par l’adjudant-chef Harrouch Akka. Au cours de la nuit, les troupes gouvernementales sous les ordres d’Oufkir reprennent les bâtiments occupés et désarment les insurgés.

Bilan de cette journée : environ 150 morts dont 60 invités, mais le bilan réel n’a jamais été tenu.

13 juillet 1971

Dix officiers, dont quatre généraux sont fusillés en fin de matinée. Il s’agit des généraux Hamou, Bougrine, Habibi, Moustapha, des colonels Chelouati, Feneri, Lakbir Belabsir, Ammi, Abou Sari et du commandant Manouzi. Hassan II prend une série de mesures destinées à renforcer l’ordre et la sécurité dans le pays : il  procéde à diverses nominations et place le port de Casablanca sous le contrôle direct de l’armée.

la suite des dates-clés de l’histoire contemporaine du Maroc, bientôt…

PARC HASSAN II

Le PARC HASSAN II est un parc d’avant-garde car il allie espaces verts, terrains de sport, activités ludiques et culturelles. Les Rbatis devront se l’approprier ce qui ne saurait tarder.

PARC HASSAN II

PARC HASSAN II

Pin It on Pinterest

Share This

Partagez cette page avec vos amis...

Protected by Copyscape