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Rabat de Lyautey à Mohammed VI

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Les dates-clés du protectorat du Maroc : de 1927 à 1934, la naissance du mouvement nationaliste marocain.

12-24 octobre 1930 – Voyage du président Doumergue au Maroc reçu par le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef.

7 Août 1931 – exposition coloniale de Paris – inauguration du pavillon du Maroc par le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef.

Une video sur la ville de Rabat dans les années 30, on peut y voir notamment, la rue Sidi Fatah, la rue Souika et le centre-ville, le Bouregreg…

de 1927 à 1930

SIDI MOHAMMED succède à Moulay Youssef dans la discrétion, le Maroc tout entier est encore sous le choc de la soumission d’Abd El Krim Le jeune sultan entend, cependant, ne concéder aux Français que le minimum de souveraineté.

C’est à partir de 1930 que va commencer à s’organiser très lentement le mouvement nationaliste marocain d’abord auprès de la jeunesse étudiante.

Dès la publication du dahir berbère, une manifestation populaire de résistance est organisée à la mosquée de la Karaouyine de Fès à l’occasion de la prière du vendredi, après la récitation du Latïf . Il s’agit de la première manifestation d’opposition à l’occupation coloniale connue.

En 1931, à la suite du dahir berbère, Mohammed Hassan Ouazzani publie en France un ouvrage intitulé “Tempête sur le Maroc ou les erreurs d’une politique berbère” avec l’appui de milieux intellectuels français opposés à la politique coloniale du gouvernement.

Cet ouvrage obtient un écho à l’international et son auteur est obligé de se réfugier en Suisse pendant deux ans pour échapper à la police française.

16 mai 1930

Si la révolte d’Abd-El-Krim est l’évènement qui provoque le réveil du nationalisme marocain, c’est bien le “dahir berbère” du 16 mai 1930 qui est à l’origine du mouvement nationaliste marocain de l’entre deux-guerres.
Le jeune souverain qui signe ce dahir, ne prend d’ailleurs pas immédiatement la mesure de ce que ce dahir représentera pour la nation marocaine. De nos jours, ce dahir divise encore les communautés berbères et arabes marocaines, certains berbérophones n’hésitant pas à dire que l’exploitation politique du dahir a fait beaucoup de mal à la cause amazighe pendant plusieurs décennies.
Dès 1914, Lyautey avait souhaité respecter les coutumes berbères dans les tribus pacifiées, et avait initié le dahir du 11 septembre 1914 qui prescrivait le respect des coutumes berbères dans ces tribus.
Les djemaa judiciaires, organes d’arbitrage traditionnel, étaient devenues de véritables juridictions en 1915.
Le dahir du 16 mai 1930 que signe le jeune sultan Sidi Mohammed va plus loin, puisque il crée des tribunaux coutumiers de 1ère instance et des tribunaux coutumiers d’appel, mais au-delà c’est son article 6 qui provoque la colère des musulmans.
Par cet article, il est stipulé que “pour la répression des crimes commis en pays Berbère, les juridictions françaises seraient compétentes , quelque soit la condition de l’auteur”. Les deux composantes de la nation marocaine sont ainsi séparées, et les Berbères soustraits au droit coranique et au pouvoir du sultan qui ne peut plus exercer la “charia”. La propagande catholique des Franciscains est montrée du doigt et suspectée de vouloir christianiser les Berbères.
La campagne contre le dahir berbère a des répercussions un peu partout dans le monde. Par l’intermédiaire des mosquées, elle gagne à partir de Fès et Salé, toutes les villes du Maroc.

9 février 1934

Grâce à l’article paru dans la Volonté du peuple, les jeunes nationalistes marocains obtiennent un premier succès politique essentiel : le Maroc sous protectorat français ne sera pas rattaché au nouveau Ministère de la France d’Outre-Mer du gouvernement présidé par Edouard Daladier mais continuera de relever du Ministère des affaires étrangères.

8 mai 1934

Le dahir berbère du 16 mai 1930 est en partie abrogé par le dahir du 8 avril 1934, qui confie aux pachas et aux caïds les jugements des délits mineurs et au Haut Tribunal Chérifien les délits et crimes les plus importants. Mais désormais, le nationalisme Marocain est né.

Novembre 1934

La visite du sultan à Fès et Moulay Idris provoque une émeute anti-française.
Des revues nationalistes telles que “l’Action du peuple” et “la volonté du peuple ” sont interdites par les Français.
Dans la mouvance des partis nationalistes créés en Tunisie et Algérie, dix jeunes intellectuels fondent une association qui prend le nom de “Action Marocaine”, de fait le premier parti politique du Maroc.

Ses principaux dirigeants et instigateurs sont: Mohammed el-Ouazzani, Hadj Ahmed Balafredj et Allal el Fassi,

1er décembre 1934

Un manifeste intitulé “Plan de Réformes Marocaines” achevé en novembre est présenté aux autorités franco-marocaines.

 

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