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Revue d'articles de presse Marocaine et internationale consacrés à Rabat
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Rabat: Deux parkings prêts pour l’été prochain place Moulay Hassan (Pietri) et à Hay Riad
Une capacité de 915 places et un coût de 134 millions de DH - Un
projet qui s’intègre dans la rénovation urbaine de la ville
La question du stationnement est en phase d’être réglée à Rabat? Au moins en
partie. En effet, dès l’été prochain, les usagers de la capitale du Royaume
pourront utiliser deux parkings souterrains. Un projet réalisé par la Compagnie
générale des parkings (CGP), filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).
Le premier, composé de deux niveaux, se situe sous la place Moulay El Hassan
et est d’une capacité de 300 places. La superficie totale du projet est de
12.500 m2 dont 8.000 réservés pour le stationnement. Le coût de l’investissement
s’élève à 80 millions de DH. Le second parking, bâti sur un terrain de 17.524
m2, est situé à Hay Ryad. Sa réalisation a nécessité la mobilisation de 54
millions de DH. 615 places sur deux niveaux en sous-sol sont prévues. «Les deux
infrastructures seront dotées d’équipements modernes comme une
vidéo-surveillance, un système de détection incendie et des locaux techniques
(désenfumage, groupe, poste, etc.)», indique Mohamed Adnane Sebbata, directeur
général de la filiale de la CDG. «Grâce à un système centralisé sophistiqué
(Skidata), nous pourrons contrôler l’opération de péage à partir du siège de la
société», explique Sebbata. Ce dernier a tenu à signaler les difficultés
rencontrées lors de la réalisation de ces chantiers dont la grande partie se
trouve en sous-sol. Ajouter à cela, le lieu des sites situés dans des zones
hautement fréquentées. Selon les données d’une enquête, lors des heures de
pointe, près de 1.200 voitures traversent le boulevard Moulay El Hassan. Une
situation qui a compliqué la tâche. Par ailleurs, Sebbata précise que le
projet ne vise pas seulement à régler le problème de stationnement. Il s’agit
aussi de contribuer à la rénovation et à la revalorisation des sites de la
ville. Dans le cadre du premier projet, la place a été complètement réaménagée
et transformée en un amphithéâtre urbain qui sera entouré de galeries
commerciales. Des efforts ont été déployés en matière de la décoration afin de
faire de la place un espace de vie et de bien-être. Pour Sabbata,
rentabiliser ces projets coûteux, avec des prix raisonnables pour les citoyens,
a nécessité la coopération de la commune. Selon lui, la rentabilisation,
attendue sur les 50 prochaines années, est d’environ 3,5% pour le premier
parking et de 6,5% pour le second. Mais la réalisation de ces deux chantiers a
contribué à enrichir l’expertise de la filiale de la CDG en matière d’ingénierie
de stationnement. Cette expérience pourra être utilisée au service de
l’aménagement dans les autres villes du Royaume.
Jardin suspendu D’unesuperficie de 5.000 m2, la place sera revêtue de
marbre importé de Chine au prix de 1.200 DH/m2. Un éclairage à travers plus de
300 luminaires encastrés dans le sol est également prévu. «Pour le parking de
Hay Ryad, l’aménagement d’un jardin suspendu a été prévu afin d’assurer une
intégration parfaite avec l’environnement de la place», avancent les initiateurs
du projet.
Nour Eddine EL AISSI http://www.leconomiste.com/article.html?a=78218
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Salé : expulsion des potiers d’«El
Oulja»
Dix locaux de poterie à Salé font l’objet d’une décision d’expulsion,
dont l’exécution a démarré, hier. Les potiers protestent en présentant leur
contrat de location d’une durée de 99 ans.
Ce mardi matin, au
village artisanal de Salé, El Oulja, les artisans ne travaillent pas. Ce n’est
pas un jour comme les autres, car un avis d’expulsion a été prononcé par la
justice contre les locataires de dix locaux de poterie. Et c’est aujourd’hui la
date qui a été fixée pour l’exécution de cette décision. «Il y a entre 6 et 12
employés dans chaque local. Cela veut dire que près de 100 familles se
retrouveront du jour au lendemain sans aucune source de vie. Alors, on ne
sait plus quoi faire !», lance Abdelilah Hariki, un potier délégué par ses
collègues pour les représenter. Solidarité spontanée, l’ensemble des potiers
prend place devant les locaux concernés avec des banderoles où ils demandent au
Souverain et aux autorités compétentes de les secourir et de leur rendre
justice. Un nouveau sit-in qui vient suite à celui de 45mn, observé, samedi à
11h, sur ces lieux toujours dans le même but de faire entendre leur tragédie
commune. En fin de matinée de ce 3 avril, les agents de police et les forces
auxiliaires, ainsi que le caïd, arrivent pour exécuter l’ordre
d’expulsion. Face à eux, un barrage humain essaie de les empêcher. «Personne
ne va donner sa carte nationale et personne ne partira d’ici ! Nous refusons de
partir sans aucune garantie !», crient les protestataires. Alors, on leur
explique clairement qu’ils risquent la prison en faisant obstruction à une
décision de la justice. Les potiers le savent et ne le nient pas d’ailleurs :
«Oui, mais nous ne sommes pas contre la loi. Nous voulons juste qu’on prenne
en considération notre situation sociale. Qu’adviendra-t-il des artisans
expulsés ?», demande le délégué. Pas de réponse. La procédure suit son cours,
pour le moment. Le premier local concerné par la décision a été vidé de tout le
matériel qu’il contenait. Dans le désarroi, le locataire regarde faire sans
pouvoir réagir. L’expulsion est vécue tel un choc au point de laisser cet
artisan sans parole. Sa petite entreprise s’effrite comme un château de carte
lui donnant le sentiment d’être un homme qui n’a plus rien, même plus cet espoir
qui unissait ces potiers, il y a quelques heures. La panique est générale et
l’on sait, fatalement, que, dans les prochains jours, les neuf autres locaux
subiront le même sort. C’est une superficie de 9.205 m2 de ce village qui a été
vendue par les autorités de la ville. Le nouveau propriétaire a saisi la justice
pour obtenir l’expulsion. Et c’est en décembre dernier que la Cour d’appel de
Rabat s’est prononcée pour, confirmant le verdict du tribunal de première
instance. Les artisans concernés avaient, en fait, saisi la Cour d’appel en vue,
bien entendu, d’annuler l’expulsion, mais ils n’ont pas eu gain de cause. Leur
argument contre l’expulsion : un contrat signé en 1996 avec l’ancien gouverneur
de la préfecture de Salé qui leur donne le droit d’exploiter le terrain pendant
une durée de 99 ans. «Ce document, nous l’avons tous et nous ne cessons de le
montrer aux autorités pour qu’on nous donne raison, mais en vain. Pourtant,
nous avons toujours payé le loyer mensuel (1.200DH) qu’on nous demandait de
verser dans un compte spécial», reconnaît cet artisan. Jugé caduc, ce contrat ne
sert plus à rien, même plus à défendre les intérêts de ces artisans. Ces
derniers espéraient qu’un jour, grâce à leur contrat, ils deviendraient
propriétaires des locaux. Ils y ont investi de longues années de travail et ne
s’attendaient certainement pas à une fin tragique. «Nous avons tous signé ce
contrat et pas uniquement les locataires concernés, en ce moment, par
l’expulsion. Qui nous dit que demain ce ne sera pas notre tour ?» tiennent à
souligner ces artisans. Pour eux, la roue de la chance s’est arrêtée,
hier. Ils ont saisi l’Association démocratique des droits humains et
l’Instance nationale de la protection des biens publics au Maroc pour les
soutenir et les défendre. Ils savent, également, que le village de l’El Oulja
est concerné par le projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. «L’Agence
qui s’en occupe est venue ici, il y a de cela plusieurs mois. Mais, ensuite,
plus rien ! On nous n’a rien dit de ce qui est prévu», confie M. Hariki. «Soit
intégrer les artisans en tant qu’associés dans le projet, soit leur verser des
dédommagements, comme il a été le cas pour d’autres. C’est ce que nous
revendiquons, à présent pour ces artisans», indique Thami Belmaâllem, militant
de l’AMDH et de l’instance précitée. Une voie de sauvetage, c’est tout ce
qu’attendent les artisans de l’El Oulja.
Le 4-4-2007 Par : Leïla Hallaoui
http://www.aujourdhui.ma/societe-details53523.html
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Le conseil municipal de Rabat bat en brèche les règles démocratiques
La majorité a voté pour qu'on ne parle pas.
La réunion du conseil municipal de Rabat, tenue la semaine
dernière, a laissé un arrière-goût d'absence de démocratie. Loin de toute
pratique démocratique, le conseil municipal a certes réussi à faire adopter le
compte administratif, mais la question est de savoir dans quelles conditions il
l'a fait. D'abord les faits : les résultats du fameux rapport de la Cour des
comptes ont plané sur cette réunion qui a été présidée par le maire Omar
Bahraoui et le wali de Rabat-Salé-Zemmour-Zaêr Hassan Lamrani.
Un rapport qui fait apparaître certaines irrégularités en
matière de gestion, notamment concernant l'octroi des bons d'essence à des
personnes n'ayant aucune relation avec la municipalité, l'offre d'appartements,
initialement réservée au relogement des habitants démunis, à des membres de la
municipalité, l'octroi de subventions à des associations présidées par des
conseillers municipaux etc. Sans trop s'attarder sur les différents éléments de ce
rapport qui connaîtra la suite décidée par la Cour des comptes, il faut
toutefois souligner que le maire de Rabat a réussi à banaliser ce rapport
d'audit et partant, à convaincre les conseillers, du moins la majorité des 81
membres, qu'il était inopportun de le discuter lors de cette réunion.
Plus que ça, « Omar Bahraoui, était même allé jusqu'à taxer
la cour des comptes d'incompétence », comme l'a souligné à Libé Rachid Balafrej,
membre du conseil municipal. Face à cette situation, et après une première liste
d'intervenants, l'USFP, représenté par 18 membres, a demandé l'ouverture d'une
deuxième liste pour pouvoir commenter ce qui a été dit. Et là, surprise, cette
demande a provoqué un véritable tollé au sein de la majorité qui a exprimé son
refus de voir l'opposition communiquer son point de vue.
Résultat : l'USFP a proposé un vote pour dire s'il faut
ouvrir ou non une deuxième liste. Le résultat est bien entendu connu d'avance. «
La majorité a voté pour qu'on ne parle pas. Un conseil qui refuse de débattre,
cela nie toute idée de démocratie et de participation locale », a ajouté Rachid
Balafrej. L'explication est simple, on souhaitait faire passer le compte
administratif sans trop de branle-bas et c'est ce qui a été fait. La morale des
choses, «est que la charte communale est impraticable dans les conditions
actuelles. Les collectivités locales n'ont ni les moyens humains, ni matériels
d'appliquer la charte », martèle notre responsable communal. En effet, «le
système électoral actuel ne crée pas de majorité. Et en l'absence de majorité,
personne ne peut avoir la légitimité démocratique. Et dans un système non
démocratique, se pose aujourd'hui le problème de la réadaptation de la charte
nationale », conclut Rachid Balafrej. Maria Senhaji
http://www.liberation.press.ma/
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Patrimoine, la rue des Consuls s'apprête à entrer dans le XXIème siècle
La rue des Consuls est l'une des rues les plus célèbres et
les plus fréquentées de Rabat. Elle grouille de touristes étrangers qui
l'apprécient pour ses trésors, son charme et sa propreté.
Certains raillent même son côté aseptisé, qui ferait d'elle
la plus occidentale des rues de médinas marocaines.
Et en effet, la rue des Consuls, comme son nom l'indique, a
depuis des siècles été au coeur des relations entre le Maroc et l'Occident.
C'est ici que les diplomates étrangers résidaient jusqu'en
1912.
Ce que les touristes actuels savent peu, c'est la raison
historique de cette implantation.
Au temps où Rabat et Salé s'illustraient dans le domaine de
la piraterie, la place de Souk El Ghazel, à proximité immédiate de la rue des
Consuls, était consacrée à la vente des prisonniers pour en faire des
esclaves.
Les chancelleries occidentales négociaient, en vertu d'un
traité signé avec le Sultan, la liberté des captifs chrétiens de leurs pays
respectifs. Elles se sont donc tout naturellement implantées et regroupées à
proximité de ce lieu central pour leur activité.
Certains consuls excellaient dans le marchandage des
prisonniers tels Louis Chénier, représentant de Louis XVI, dont les talents
finirent par irriter le Sultan au point de le renvoyer au Roi de France.
Après s'être modernisée sous le protectorat, elle est
longtemps demeurée assoupie, comme bercée par le brouhaha incessant qui la
caractérise chaque jour.
L'afflux des touristes l'a peu à peu conduite à se
réorganiser pour devenir la vaste vitrine de l'artisanat marocain. Savetiers,
ébénistes, maroquiniers, marchands de tapis, et d'argenterie se côtoient pour
présenter le plus souvent des marchandises qui ont été produites directement
dans de petits ateliers situés dans les rues latérales.
Le projet d'aménagement lancé par la commune de
Rabat-Hassan, qui avait été quelque peu contesté pour son insuffisante prise en
compte de la dimension patrimoniale des lieux, avait engagé la réfection des
logements environnants.
C'est à présent le projet d'aménagement de la vallée du
Bouregreg qui prévoit d'agir sur cette rue historique.
Située à un endroit stratégique du plan, elle devrait
bénéficier de l'amélioration de son cadre grâce, entre autres, au creusement du
tunnel des Oudayas qui devrait débarrasser ses environs de la circulation
automobile à partir de 2009.
Dans le même esprit, il est prévu d'aménager de grands
espaces de promenades, qui relieraient la rue des Consuls aux Oudayas.
Un plan de réhabilitation de ses logements insalubres a
également été décidé.
Et, nous assure-t-on, conformément à l'un des quatre piliers
du projet d'aménagement qui se trouve être le respect et la valorisation du
patrimoine, cette fois-ci, les travaux devraient prendre en considération la
mémoire du lieu. Toute une série d'interventions devraient être conduites pour
faire retrouver à la rue son authenticité et permettre ainsi une meilleure mise
en valeur de l'artisanat marocain. Et ce, tout en l'inscrivant dans le réseau
des installations modernes prévues dans le plan d'aménagement.
La rue des Consuls, au centre du Rabat historique, devrait
donc prochainement renforcer son attractivité touristique grâce à sa place, au
coeur du dispositif de modernisation de la vallée du Bouregreg.
Léo Purguette
http://www.liberation.press.ma/
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Repères de l'enquête à Rabat -63% des mendiants enquêtés viennent du monde
rural
Une enquête effectuée dans la ville de Rabat sur la
mendicité a concerné 374 mendiants. Les résultats globaux de cette enquête
seront présentés prochainement. Parmi les résultats de cette première véritable
enquête sur la mendicité on relève que 76% des enquêtés ont plus de 35 ans, 6%
sont des enfants, 57% sont des femmes, 63% proviennent du monde rural, 71% sont
des analphabètes, 44% n’ont jamais travaillé auparavant, 76% habitent dans des
habitats insalubres ou sont SDF. Le revenu quotidien va de 50 à 200
DH.
Les causes de la mendicité sont dues, d’après l’échantillon
enquêté, à la pauvreté pour 66% des cas, pour 19% à des causes de santé. 7,5%
des cas de mendiants le sont sur demande de la famille soit des enfants, des
personnes âgées ou des handicapés.D’après l’enquête parmi les conditions qui favorisent le
développement exponentiel de la mendicité il y a le laxisme. Ainsi 62% des
mendiants enquêtés n’ont jamais été arrêtés par la police en flagrant délit de
mendicité.
Par contre ceux qui ont été arrêtés par les rondes de police ont
été relâchés sans suite.
Pourtant l’arsenal judiciaire est bien garni de l’article 326 à
l’article 333 du code pénal.
La priorité donc est d’attaquer de front la mendicité
professionnelle en commençant par les points noirs de Casa-Anfa et Derb
Soltane-El Fida.
D’autres préfectures seront concernées au fur et à mesure.
Pour les mendiants professionnels la réinsertion dans la famille
et la réinsertion professionnelle. Dans le cas de récidive l’application de la
loi. Les mendiants par nécessité la réinsertion par des activités génératrices
de revenue. Les mendiants sans famille la prise en charge institutionnelle.
La stratégie en pratique commence par la collecte d’informations
sur la personne rencontrée dans la rue en train de mendier. Une fiche de
renseignements personnelle est établie avec photo. Une enquête sociale pour
proposer la forme de réinsertion adéquate pour le cas spécifique réinsertion
familiale, prise en charge institutionnelle en cas d’absence de famille,
l’insertion économique, et l’application de la loi pour la récidive de mendicité
professionnelle.
Une campagne de spot radio et TV, des prêches de vendredi dans les
mosquées…
Les membres des 8 unités d’intervention pour pouvoir approcher les
mendiants ont reçu une formation d’une période d’une semaine du 22 au 26 février
2007. Ce sont 50 bénéficiaires assistantes sociales, policiers, éléments des
Forces Auxiliaires, agents d’autorités. La formation avait eu comme matières la
lutte contre la précarité, contre la mendicité à travers une vision sociale et
juridique. Les lieux d’opération des unités sont les « points noirs » de la
ville avenue, boulevards, devant les hôtels, à la sortie des mosquées, devant
les centres commerciaux, les pâtisserie, la gare routière d’Oulad Ziane, Place
Seraghna, marché Koréa de Derb Soltane, les gares de train Casa-port,
Casa-voyageurs, arrêts des bus etc. http://www.lopinion.ma:80/spip.php?article15310
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Rabat tout en couleurs pour célébrer la naissance de S.A.R. la Princesse Lalla Khadija
Spectacle féerique de la retraite aux flambeaux de la
Garde Royale
La ville de Rabat s'est drapée de belles parures pour
célébrer la naissance de S.A.R. la Princesse Lalla Khadija. L'ambiance y est
particulière. Depuis des jours, la capitale s'agrémente pour fêter l'heureux
évènement, en engageant des travaux d'embellissement dans différentes communes.
Les places publiques et les principales artères de la ville ont été ornées, à
l'occasion, aux couleurs nationales.
Dans la joie et la liesse,
les R'batis sont sortis en masse manifester leurs émotions aussitôt la bonne
nouvelle annoncée. Jeudi après-midi, des dizaines de citoyens se sont regroupés
tout au long de l'avenue Mohammed V. Ils attendaient tous le commencement des
festivités.
Jeunes et moins jeunes faisant patiemment le pied de grue. «
Que va-t-il se passer ?», se demandait-on de part et d'autre. Les femmes
saisissaient l'occasion pour bavarder, même si elles ne se connaissaient pas par
le passé. Le même sentiment les unissait. Tant attendue depuis des jours, la
naissance de la Princesse, constitue un sujet de prédilection. L'une des femmes
n'avait pas pu empêcher ses larmes de couler en contemplant la photo du bébé
royal. «C'est pour moi, un instant historique. C'est comme si l'évènement avait
eu lieu chez moi.
Je suis sortie pour partager mes sentiments avec
d'autres personnes. Et je crois que tous ceux qui sont venus aujourd'hui à cette
place ont le même sentiment que moi», s'était-elle exclamé. A ses côtés,
d'autres femmes, souriantes, avaient tenu à confirmer ses dires. Elles ne
pouvaient s'empêcher d'exprimer leur gaieté, en cette occasion si spéciale.
L'une d'elles, El Hajja Fatima, expliquait aux jeunes que l'émotion est toujours
la même quand il s'agit d'un tel évènement. Et ce, depuis des
siècles.
Curieux, les moins jeunes ne cessaient de demander aux autres ce
qui allait se passer pour célébrer la naissance de S.A.R la Princesse Lalla
Khadija.
A leur grande joie, ils trouvaient toujours des réponses à leurs
interrogations et leur curiosité s'attisait de plus en plus. Ils devaient rester
pour apprécier le spectacle prévu pour la soirée.
Sentant une ambiance
particulière, quelques touristes n'hésitaient pas à poser des questions aux
passants sur la particularité des traditions marocaines en pareilles
circonstances. Fiers, hommes et femmes, relataient le détail de la richesse des
coutumes nationales au moment de la célébration de la naissance. Emerveillés,
quelques touristes restaient sur place, attendant le lancement des festivités.
Vers 20h30, le spectacle avait commencé, sous les regards attentifs des
passants.
Un défilé traditionnel de la retraite aux flambeaux de la
prestigieuse Garde Royale avait emprunté les principales artères de la capitale.
Le spectacle avait été ponctué par des parades artistiques. Bab Assoufara,
avenues Moulay Abdellah, Allal Ben Abdellah, Hassan II et Mohammed V… la
procession a traversé différents endroits de la capitale, avant de s'arrêter
Place de la Poste où une foule fascinée l'attendait depuis des heures.
Une unité de la cavalerie précédait le défilé, exposant aux citoyens son
habilité et son savoir-faire.
Des parades en figures géométriques,
rythmées au son de la fanfare ont fasciné par la précision de l'exécution. Les
porte-flambeaux, vêtus de leurs costumes traditionnels, avaient attiré en
particulier l'attention de l'assistance. Munis d'appareils photo ou simplement
de téléphones portables, quelques-uns se bousculaient pour prendre des clichés
souvenirs du défilé. Il ne fallait pas rater cette aubaine.
Les youyous
retentissaient de part et d'autre. Les chants traditionnels s'élevaient de
partout, montrant le véritable sentiment du peuple marocain à l'occasion de la
naissance de S.A.R la Princesse Lalla Khadija et donnant toute la mesure de
l'authenticité des liens qui l'unissent à la famille royale. Fascinés, les
spectateurs l'étaient. Toutes les scènes, uniques en leur genre, resteront sans
doute gravées dans la mémoire de l'assistante.
En effet, elles avaient
été hautement appréciées par le public, qui n'avait pas cessé d'applaudir les
participants. L'ambiance de fête se poursuit à Rabat. Les R'batis ont vécu jeudi
soir une nuit mémorable. La capitale n'est pas la seule à célébrer la naissance
de S.A.R. la Princesse Lalla Khadija.
Des festivités sont organisées
dans toutes les villes et les campagnes pour fêter l'évènement en droite ligne
d'une tradition séculaire. Jihane Gattioui | LE
MATIN http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=royal&id=70511
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Rabat modernise son réseau de transport
· Un appel d’offres lancé incessamment
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