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Les
taxis à Rabat sont bleus. Ils sont plus de 2000, et comme dans toutes les grandes villes, les "petits taxis" bleus ne doivent pas quitter
le territoire de Rabat, au contraire des "grands taxis",
qui eux peuvent quitter la ville. Les taxis "bleus"
se plaignent de la concurrence des grands taxis, car Rabat et Salé forment une seule agglomération, mais les taxis bleus, eux, ne peuvent franchir le Bouregreg : pas franchement simple, quand on sait que les 3/4 de ceux qui travaillent à Rabat habitent Salé.
Les taxis bleus traversent une crise, celle des transports en commun de manière générale et qui frappe tout le Maroc.
Les réseaux de bus sont en déconfiture sur tout le territoire (Stareo a pris le relais mais tout n'est pas parfait) et les taxis n'ont pas une réglementation adaptée. Après les augmentations importantes
de prime
d'assurances, les menaces d'obligation du port
de l'uniforme, voici maintenant le nouveau code de la route et les radars automatiques.
Que va réserver l'avenir pour ces taxis qui sont à Rabat un véritable service public
de transports, car ils compensent la faiblesse des transports
collectifs par Bus, encore déficients à Rabat comme dans toutes les grandes villes. Le permis à points se profile avec les chauffeurs de taxis dans le collimateur !
En 2011, le tramway arrive, et ce n'est pas tant la concurrence de ce moyen moderne qui les effraie, mais plutôt la cohabitation avec ces mastodontes de ferraille. Attention à la casse et gare aux accidents qui risquent de se multiplier.
Alors à Rabat, même si parfois les clients râlent contre ces véhicules pas en bon état, ou contre les compteurs en panne, on aime bien les taxis bleus, et puis on ne sait pas faire sans eux, même avec le tramway qui ne va pas pouvoir aller partout !
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