|
Les
taxis à Rabat sont bleus. Ils sont plus de 2000, et comme dans toutes les grandes villes, les "petits taxis" bleus ne doivent pas quitter
le territoire de Rabat, au contraire des "grands taxis",
qui eux peuvent quitter la ville. Les taxis "bleus"
se plaignent de la concurrence des grands taxis, car Rabat et Salé forment une seule agglomération, mais les taxis bleus, eux, ne peuvent franchir le Bouregreg : pas franchement simple, quand on sait que les 3/4 de ceux qui travaillent à Rabat habitent Salé.
Les taxis bleus traversent une crise, celle des transports en commun de manière générale et qui frappe tout le Maroc.
Les réseaux de bus sont en déconfiture sur tout le territoire et les taxis n'ont pas une règlementation adaptée. Après 2004, qui avait vu une 'augmentation importante
de leur prime
d'assurances qui a donné lieu à de vives manifestations
de leur part, il y a eu 2005 et l'obligation du port
de la ceinture de sécurité pour les chauffeurs, mais aussi
pour les clients. Là, ce sont les grands taxis qui ont été le
plus touchés,
car dans leur "Mercedes", il n'y a pas de ceintures
pour tout le monde, notamment pour les places de devant
(deux à côté du chauffeur).
Pour les taxis "bleus" concernés, eux aussi, par
la ceinture de sécurité, c'est surtout la "menace" de la
Wilaya de les affubler d'un uniforme qui les a rendus furieux
: veste bleue foncée,
chemise bleu-ciel et cravate noire (bien sûr) obligatoires
pour tous. Sanction
pour les contrevenants : 3 mois de mise à pied (dur, dur
!!!). Bon, la réforme semble dans les cartons, mais que va réserver l'avenir pour ces taxis qui sont à Rabat un véritable service public
de transports, car ils compensent la faiblesse des transports
collectifs par Bus, déficients à Rabat comme dans toutes les grandes villes. En 2007, on annonce le permis à points, avec les chauffeurs de taxis dans le collimateur !
Alors à Rabat, même si parfois les clients râlent contre ces véhicules pas en bon état, ou contre les compteurs en panne, on aime bien les taxis bleux, et puis on ne sait pas faire sans eux, en attendant peut-être le tramway !
|