15 mai 2007

26 févr. 2010

Rabat/circulation - La capitale détient le record des accidents

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Plus de 8.000 accidents en 2009

· Avec presque un décès par jour


2009 a été une année meurtrière pour la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër en enregistrant encore plus d’accidents de la circulation. En effet, la situation s’est sérieusement dégradée en comparaison avec 2008.

C’est ce qui ressort des données présentées par Bakhti Hassan, directeur régional de l’Equipement et du Transport à Rabat lors de son intervention dans une rencontre de sensibilisation organisée dernièrement pour la célébration de la journée nationale de la sécurité routière. Avant de passer aux statistiques de la région, Bakhti a rappelé que plus de 69.000 accidents de la circulation ont été enregistrés au Maroc au cours de l’année 2009. Ce qui représente un accroissement de plus de 18% par rapport à la moyenne de la période 2004-2008. Les dégâts enregistrés ont été énormes avec un nombre de décès dépassant 4.000 personnes. Selon la répartition par zones, c’est la région de Rabat qui arrive en tête avec un chiffre (encore provisoire) avec plus de 8.000 accidents. Ce qui représente malheureusement une évolution de près de 8,4% par rapport à 2008 et environ 22% en comparaison avec la moyenne enregistrée durant la période 2004-2008.

Le nombre de tués avoisine les 330 personnes, soit une augmentation de plus de 21% par rapport à l’année 2008. Le mois de juin a été le plus meurtrier avec un total de 35 décès, alors que le mois de janvier a été le plus «clément» avec uniquement 15 décès. Mais le plus surprenant, c’est que le nombre d’accidents enregistrés en milieu urbain est le plus important, soit 6.542 contre 1.504 accidents relevés par les brigades de la Gendarmerie royale dans les zones situées en dehors des périmètres urbains de la région. Par contre, c’est dans ces zones que l’on a enregistré le nombre de décès le plus élevé, soit 182 tués.

«Sur une moyenne nationale de 10 décès par jour, notre région enregistre à elle seule un tué toutes les 24 heures», regrette le responsable du ministère de l’Equipement. La même tendance est affichée en ce qui concerne le nombre de blessés qui a dépassé les 11.800 avec près de 800 cas très graves.

Pour Bakhti, les causes de la majorité de ces accidents restent le non-respect du Code de la route notamment les panneaux de signalisation. «Il y a aussi l’effet de l’alcool sur les conducteurs qui est derrière plusieurs accidents très graves surtout pendant la nuit», souligne Hassan Amrani, wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Les services de ce dernier ont pris certaines mesures pour faire respecter l’horaire de fermeture des bars et des restaurants classés. Ainsi, pendant l’année 2009, il a été procédé à la fermeture, pour une durée déterminée, de 11 bars pour non-respect des horaires. Et des mises en demeure pour la dernière fois ont été également adressées à 6 restaurants classés.

Mais il faut aussi signaler l’état dégradé d’une partie de la voirie et de nombreux panneaux de signalisation qui compliquent davantage la circulation notamment en périodes de pluie.

Nour Eddine EL AISSI

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25 févr. 2010

La longue souffrance des habitants de Bab Rahba et Essabarine-Les laissés-pour-compte de l'aménagement du Bouregreg

LIBERATION.MA

Le jeudi 11 janvier, plusieurs journalistes avaient rendez-vous avec un point de presse accompagné d’une visite au chantier de la marina du Bouregreg. Ce jour coïncidait avec le lancement de la vente des logements qui seront construits à Bab El Bahr, une partie essentielle du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg.

Lors de la conférence de presse, Essakel Lamghari, directeur général de l’Agence Bouregreg a souligné que la phase des études est arrivée à terme. Ainsi, « il reste quatre années pour finir ce projet », a-t-il indiqué. Et cela contredit les prévisions qui faisaient état de l’achèvement des travaux en 2010. Pour justifier ce retard, Essakel a souligné que le terrain présente un sol fragile et que les études demandaient donc plus de temps que prévu.

Youssef Al Nowis, directeur du holding Emirati Al Maâbar, composé de cinq sociétés d’Abu Dhabi, a soutenu que ce qui compte pour lui c’est bien la précision et l’efficacité et non pas le temps et le retard. Toutefois, les capitaux nationaux restent modestes en comparaison avec ceux de l’étranger pour l’aménagement des deux vallées de Bouregreg, et ce malgré la contribution de la CDG et du Fonds Hassan II. Lors de la conférence de presse, Essakel a défendu le projet en affirmant que « l’oued Bouregreg était plein de déchets toxiques, les terrains vagues étaient un véritable dépôt des ordures, des quartiers de l’ancienne Médina de Rabat et une large partie d’Ermal de Salé étaient inhabitables». Selon le même responsable, les nouveaux quartiers de Bab El Bahr seront habités par des Emiratis et des Marocains sans discrimination ni distinction.

Après avoir esquivé à maintes reprises la question des prix du m2 bâti du projet «social» de Bab El Bahr, M. Essakel a indiqué que ce prix varie entre 18.000 et 27.000 DH. Ces prix, selon des gens ayant contacté le service marketing de l’Agence, dépasserait, en réalité, les 50.000 DH.
«Ce sont des habitats antisismiques dans une ville (Bab El Bahr) qui bénéficiera de tous les moyens de transport et des services. Les maisons seront équipées de chauffage et adaptées à toutes les températures», a-t-il précisé.

L’Agence du Bouregreg n’est contrôlée ni par le Parlement, ni par les conseils élus.
photo rabat-maroc.net
Nous sommes allés sur le terrain pour vérifier le bien-fondé des propos de M. Essakel. Nous avons découvert une autre réalité. Entre la rue des Consuls et la rive du Bouregreg nouvellement aménagée, deux lieux à fort potentiel de développement touristique, se situent Bab Rahba et Essabarine. La rue des Consuls, avec ses arches ciselées soutenant une voûte en verre, accueille des marchands d’artisanat, tapis, pièces de cuir, multiples objets appréciés tant par les étrangers que par les nationaux. Elle relie la casbah des Oudayas, autre pôle patrimonial de la ville, au Mellah qui donne sur le quartier Hassan. La rive du Bouregreg a été aménagée pour recevoir les promeneurs, une manière de réconcilier la ville avec ses fronts de mer, afin d’y rendre le cadre de vie plus agréable et plus attractif.

Entre ces deux principaux axes se trouvent les espaces les plus délabrés de la médina. Quartier des tanneurs il y a une dizaine d’années, Essabarine a été après le transfert des tanneries au quartier populaire Laakari, un refuge pour les déshérités, comme le pied de la corniche le long du Bouregreg. Aujourd’hui, c’est un vaste terrain vague sur lequel trois maisons solides sont restées debout. La vue sur le Bouregreg y est incroyable, et l’on observe avec plaisir le va-et-vient des barcassiers reliant la promenade aménagée à la plage de Salé. On aperçoit Salé et sa médina à l’est, les contreforts des Oudayas à l’ouest. Un tel endroit vaut de l’or pour un promoteur immobilier. Rien d’étonnant, donc, à ce que les bidonvillois aient été expulsés en septembre 2008, pour cause d’insalubrité. Les commerçants de Bab Rahba se sont vu, quant à eux, notifier l’arrêté d’expulsion en 2005, suite à quoi des négociations ont été engagées avec les responsables de l’Agence pour déterminer le montant des indemnisations.
image ; agence aménagemenet du Bouregreg
Ces terres appartiennent au ministère des Habous, mais la bande qui sépare la rue des Consuls du Bouregreg relève depuis 2005 de la compétence de l’Agence pour l’aménagement du Bouregreg – seule exception au principe de non intervention de l’Agence dans les médinas de Rabat et Salé. Bab Rahba a été évacué il y a deux ans. Un beau jour, les représentants des autorités – Agence, commune et wilaya – ont débarqué pour recenser les habitants et annoncer la nouvelle : les habitants doivent évacuer les lieux, mais ils seront indemnisés. Il a d’abord été question de 30 000 DH, ensuite de 40 000 DH, avant de proposer 60 000 DH pour les célibataires et vendeurs ayant des boutiques et 120 000 DH pour les familles. Selon El Ayachi, un tailleur septuagénaire, « les agents de police sont entrés de nuit au quartier et ont commencé à détruire les maisons. Les gens ont eu peur, et ont accepté de signer les contrats ». Plusieurs sources ont indiqué que certains habitants n’ont pas été enregistrés sur la liste des bénéficiaires parce qu’ils n’avaient pas montré patte blanche.
« Qui peut refuser l’ordre du Makhzen ? », nous a dit Mohamed Ben Jilali, ancien habitant du quartier démoli. 120 000 DH pour un ménage, 60 000 DH pour un commerce. C’est à prendre ou à laisser. De toute façon, les Forces Auxiliaires prêtent main forte aux autorités pour évacuer les récalcitrants qui peuvent faire l’objet d’une procédure pénale. Car l’Agence, instituée par le Dahir du 23 novembre 2005, s’est vu conférer l’ensemble des compétences d’aménagement dévolues à la commune et aux autorités locales sur la zone du projet. Pour pouvoir mener à bien sa mission en matière de planification et d’aménagement, elle bénéficie des prérogatives de puissance publique : elle peut «acquérir les terrains qui lui sont nécessaires par voie d'acquisition à l'amiable ou d'expropriation» (article 38 de la loi n° 16-04 relative à l'aménagement et à la mise en valeur de la vallée du Bouregreg).

L’approche patrimoniale a pris le dessus sur la vie collective.

Tout projet d’aménagement implique des concessions, des tensions, voire des injustices pour les habitants qui font les frais de la volonté politique exprimée au nom de l’intérêt général. Il justifie des mesures coercitives, puisque le devenir d’une ville ne peut être sacrifié pour quelques familles, quand bien même elles auraient une légitimité historique pour occuper le terrain visé. La question du traitement social dans ces opérations ne peut cependant être évacuée d’un revers de la main, ni d’un doigt levé invoquant solennellement le sacrifice nécessaire pour le bien de la collectivité. Sans revenir ici sur le bien-fondé de l’opération d’aménagement et des choix opérés, qui visent à mettre en valeur le patrimoine historique de cette zone et à supprimer l’habitat insalubre pour permettre une appropriation plus conforme au standing de la clientèle visée par les défenseurs du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg, nous discutons de la méthode employée pour vider les lieux de leur population. L’approche patrimoniale se fait au détriment de la vie collective, c’est une chose. La valeur des réseaux sociaux n’est pas évaluée comme peuvent l’être des murs ancestraux ou la maison occupée par le Consul de France pendant le Protectorat, certes. Cependant, le manque d’égards dus à ces familles est flagrant, l’absence totale de traitement social devrait interpeller les autorités publiques comme les citoyens, notamment les médinois qui seront peut-être visés à leur tour. On a fait de la dispersion, en arrosant d’argent frais les familles, un mode d’action publique. Que sont-elles devenues ? Qu’ont-elles fait des sommes faramineuses que l’on a déposées un jour sur leur table ? Pourquoi les tentatives de mobilisation collective n’ont-elles rien donné ? Pourquoi les médias n’ont-ils pas fait connaître leur sort ?

Deux hommes survivent encore dans des abris de fortune, refusant les conditions posées par les autorités, repliés sur eux-mêmes, et se laissent gagner, dans le silence, par la misère et la folie. A Bab Rahba, Lachhab, âgé de plus de 80 ans, habite aujourd’hui sous une tente fabriquée en drap et papiers cartonnés. Les marchands et habitants du quartier affirment qu’il habitait depuis 1956 dans ce Foundouk avec sa famille.
A Essabarine, un homme d’environ 55 ans, marié et père d’un enfant, « habite » une misérable tente. Il indique, en présence d’un témoin, avoir refusé la somme de 120 000 DH, à la suite de quoi les autorités ont détruit sa maison et l’ont frappé brutalement.

La trentaine d’habitants qui ont su négocier leur maintien sur place attendent dans l’inquiétude. Ils ont entendu parler de l’existence d’un projet de parc pour les habitants de la médina ; aujourd’hui des fleurs poussent au milieu de vestiges urbains, un œil averti distingue sur le sol les marques des anciennes tanneries ; un panneau surplombe la corniche. Il porte la publicité du grand projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Un « projet social » selon Essakel !

Jeudi 25 Février 2010
Montassir SAKHI et Nicolas Laurent

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12 févr. 2010

Rabat : commercialisation de la premiere phase de Bab Al Bahr

La Vie Eco

Un projet entre l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg et le groupe "Al Maâbar

L'opération de commercialisation de la première phase de "Bab Al Bahr", un projet commun entre l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) et le groupe d'Abu Dhabi "Al Maâbar" débutera vendredi prochain.

La commercialisation de la première phase de ce projet portera sur le front Marina et le front fluvial, constitués d'ensembles résidentiels et de commerces distingués par leur emplacement stratégique sur les rives du fleuve et de "la Bouregreg Marina", dont la livraison est prévue à partir de 2011.

Le directeur général de l' AAVB, M. Lamghari Essakel, a indiqué, lors d'une conférence de presse, jeudi à Rabat, que l'importance du projet "Bab al Bahr", qui est le fruit d'un accord de partenariat signé entre l'Agence et "Al Maâbar" portant sur la réalisation de 30 hectares, sur une superficie globale d'environ 70 hectares, réside dans sa proximité des médinas de Rabat et Salé et de la Kasbah des Oudayas.

Les travaux de ce projet, a-t-il dit, ont été lancés après des études approfondies, vu qu'il s'agit de la construction d'une nouvelle cité dans un emplacement qui a une histoire séculaire et une topographie particulière, ce qui exige un travail minutieux sur le plan architectural.

Les travaux de réalisation de ce projet, qui s'étend sur une superficie de 650.000 m2, seront achevés dans 4 ans, a-t-il précisé, expliquant que l'AAVB et "Al Maâbar" oeuvrent de concert pour donner à ce site la place qui lui échoit afin de faire de Rabat l'une des grandes capitales au niveau de la Méditerranée.

Les deux entreprises ont opté, selon lui, pour la construction de logements de haut standing pour un coût dépassant de 35 pc celui en vigueur localement, tout en optant pour des constructions résistant aux séismes et catastrophes naturelles

M. Essakel a fait savoir en outre que les immeubles ne dépasseront pas 4 étages et que les prix du m2 des appartements haut standing varieront entre 18.000 et 24.000 dh, alors que ceux des appartements moyen standing seront de 14.000 à 15.000 dh le m2.

Il a par ailleurs rappelé les efforts déployés par l'Agence pour la restructuration du site des deux rives de la vallée de Bouregreg, qui s'étend sur une superficie de 17 km, et la réhabilitation de la région, notant que tous les autres projets accompagnant celui de "Bab Al Bahr", tels le tramway, le pont Moulay El Hassan et le tunnel des Oudayas sont exécutés, conformément au calendrier tracé.

Source : MAP

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9 févr. 2010

6393 emplois créés à Rabat en 2009

La Vie Eco

Le secteur des services arrive en tête avec 58% des emplois créés, suivi de l'offshoring avec 39%

Le nombre d'emplois créés en 2009 au niveau de la préfecture de Rabat, a atteint 6.393, selon des statistiques présentées lors de la réunion du comité préfectoral, dont les travaux ont été présidés récemment par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani.

Le secteur des services arrive en tête avec 58 pc des emplois créés, suivi de l'offshoring avec 39 pc, précise-t-on de même source.

Ces emplois ont été créés grâce aux importants investissements réalisés dans la région de Rabat notamment dans le domaine de l'offshoring et à l'intégration de quelque 3.200 salariés par l'entreprise de transport urbain Staréo.

Ces résultats restent, toutefois, en deçà des attentes, ajoute la même source, expliquant cet état de fait par la faible adhésion à cet effort de certains partenaires, comme les secteurs privé et bancaire.


Source : MAP

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le renouvellement du parc autobus est nécessaire au développement du réseau de transport

La Vie Eco

Wali de Rabat-Salé-Zemour-Zaer : M. Hassan Amrani

Le renouvellement du parc autobus à Rabat, Salé, Skhirate et Témara est nécessaire pour le développement d'un réseau de transport moderne et efficace, a affirmé, lundi, le wali de la région de Rabat-Salé-Zemour-Zaer, M. Hassan Amrani.

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une réunion consacrée à l'examen des réalisations de Stareo qui est chargée de la gestion déléguée du secteur du transport en commun depuis février 2009, M. Amrani a souligné que la structuration du réseau de transport est devenue une nécessité pour qu'il soit à la hauteur des attentes des citoyens.

Un marché a été conclu à l'issue d'un appel d'offres qui a permis de mettre en circulation sur le réseau de 350 bus, alors que 154 autres sont en cours de construction à l'étranger, a-t-il dit, ajoutant qu'il sera procédé également à l'acquisition de 150 bus de Casablanca en vue de répondre aux besoins de la population.

Les bus actuellement en circulation couvrent 76 pc des besoins lors des heures de pointe, a poursuivi M. Amrani, relevant par ailleurs que la société a réintégré 3200 salariés dont 370 fonctionnaires de la régie autonome de transport urbain et 500 personnes de l'ANAPEC.

Les autres salariés dont le nombre varie entre 700 et 800 qui n'ont pas encore été réintégrés seront prioritaires lors de la mise en service du réseau du tramway, a indiqué le wali, appelant la société gestionnaire de recruter un grand nombre des employés en prenant en considération leurs droits en terme d'ancienneté et d'assurance maladie.

Une liste des employés qui n'ont pas encore été recrutés est en cours d'élaboration en vue de leur fournir l'assistance sociale dans l'attente de leur réintégration dans le marché d'emploi.

Pour sa part, Noureddine Lazrak, président de l'autorité délégante pour le transport, a indiqué dans une déclaration similaire, que le citoyens rencontrent des problèmes concernant le transport en commun notamment durant les heures de pointe, notant par ailleurs une certaine amélioration au sein de ce secteur.

Pour faire face au déficit en terme de bus, M. Lazrak a relevé que la société gestionnaire s'est engagée à acquérir de nouveaux bus dont 150 seront mis en service avant fin mai prochain.

Le secteur du transport en commun passe par une période transitoire en attendant la mise en circulation de l'ensemble des bus, conformément aux dispositions du contrat d'investissement, a-t-il dit.

Stareo avait organisé une visite au profit des journalistes au chantier d'un centre réservé aux bus de la société à Témara dont les travaux prendront fin dans les deux prochains mois.

L'avancement des travaux au niveau du centre qui s'étend sur une superficie de 5,5 hectares, d'une capacité de 333 bus et qui dispose notamment d'une unité de réparation des bus, est à 70 pc, a affirmé un responsable au centre.

Pour sa part, le directeur des ressources humaines de la société a indiqué que Stareo a recruté 3200 salariés et adopte un programme de formation au profit de 1.500 chauffeurs et 150 mécaniciens.


Source : MAP

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5 févr. 2010

Nouveau code : le spectre d'une nouvelle grève des transports

LIBERATION.MA

Depuis quelques jours, une rumeur ne cesse de s’amplifier : les chauffeurs de taxis, de bus et de camions vont observer une grève à l’échelon national le 8 février courant. Mais depuis lundi dernier, la rumeur est devenue réalité. Un appel émanant d’un nouveau collectif constitué de près de 75 organisations a été rendu public. Elles protestent contre le nouveau Code de la route adopté récemment par les deux Chambres du Parlement et appellent le gouvernement à honorer ses engagements visant à garantir aux salariés de ce secteur de meilleurs salaires, une couverture médicale et la retraite.

Une grève est-elle probable ? Pour Ahmed, 46 ans, chauffeur de grand taxi à Casablanca, cet appel est une aberration car il ne voit pas l’utilité d’un débrayage. «Une grève, pourquoi faire ? Ce qui est fait est fait et je ne vois pas d’intérêt à me mettre en grève». D’après lui, « la dernière grève a épuisé toutes nos forces et on n’a pas les moyens d’organiser une autre ».

Ahmed pense que la réussite d’une grève dépend d’une organisation forte et d’une logistique de pointe. « Aujourd’hui, les chauffeurs souffrent en silence. Ils ont d’autres chats à fouetter. Ils ont des dettes à rembourser, des charges à payer, des familles à nourrir. Donc je crois que personne n’est prêt à aller de nouveau au casse-pipe», déplore-t-il. « Grève ou pas, les grands taxis ne peuvent rien faire seuls. Le nouveau Code de la route est déjà adopté, alors peuvent-ils me dire à quoi on peut s’attendre ?», nous a déclaré un autre chauffeur casablancais, tout en affirmant qu’un syndicat, seul, ne peut rien faire et que la question du Code est l’affaire de tous les citoyens marocains.

Même son de cloche chez un autre chauffeur : « Je crois que cet appel à la grève n’est que de la surenchère politique, il s’agit d’un ou deux syndicats qui s’agitent pour avoir leur part du gâteau. Et en supposant, qu’il y ait grève, que va-t-elle nous apporter? » et d’ajouter : « On a tiré la leçon de la dernière grève. Elle nous a permis de séparer le bon grain de l’ivraie. Elle a dévoilé le vrai visage de certains de nos soi-disant porte-parole et défenseurs. S’aventurer dans une autre grève, je crois que beaucoup d’entre nous vont rejeter l’idée».

Pourtant une question demeure : que pensent les chauffeurs professionnels du nouveau Code ? Pour beaucoup, ils n’en connaissent la teneur que d’après les explications de leurs responsables syndicaux ou collègues de travail. Toutefois, une campagne de sensibilisation (guide distribué aux usagers, spots, affichages, etc.) accompagnera la mise en application du nouveau Code. « Honnêtement, je n’ai pas encore lu le nouveau texte. Tout ce que j’en sais, provient d’un ami syndicaliste », nous a affirmé un chauffeur. Un autre nous a déclaré, l’air amusé « Ils disent qu’il est bon, mais je ne sais pas ».

Le nouveau Code ne fait donc plus débat. Seule la question de son application suscite inquiétude et peur. « On n’est pas contre le nouveau texte, mais sa mise en application pose problème. On sait bien comment nos services de police et nos gendarmeries fonctionnent », témoigne un autre chauffeur, avant d’ajouter : « Ce qu’on demande, c’est que l’Etat nous protège contre les abus, la corruption et que la justice assume son rôle ».

Rappelons que parmi les mesures phare de ce Code, figurent l’introduction progressive d’un permis à points, de nouvelles conditions d’octroi du permis de conduire et le maintien des peines d’emprisonnement pour les délits les plus graves.

Les amendes, quant à elles, seront de 300, 500 ou 700 dirhams selon la gravité de l’infraction, cumulable ou pas avec un retrait de points ou du permis. Le Code prévoit aussi la mise en place de l’alcootest.

Vendredi 5 Février 2010
Hassan Bentaleb

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Code de la route - L’année 2009 très meurtrière- Plus forte hausse des sinistres pour Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· La barre de 4.000 tués dépassée

· Juillet, le mois le plus fatal avec 417 décès

· La région de Rabat enregistre la plus forte hausse des sinistres


Le nouveau code de la route qui vient d’être adopté par le gouvernement permettra-t-il de faire baisser les chiffres des accidents de la circulation? En 2009, les routes marocaines ont été très meurtrières. Les chiffres dévoilés hier, lors du point de presse de Karim Ghellab, font frémir. Pas moins de 3.946 tués selon un bilan provisoire. Chiffres promis à une augmentation d’au moins 3%, une fois les statistiques définitives arrêtées. Celles-ci sont généralement finalisées en mai/juin. A cette échéance, il est prévu un cumul de 4.086 tués, 12.370 blessés graves et près de 100.000 blessés légers.Pour le moment, le nombre d’accidents enregistrés l’année dernière s’annonce en aggravation de 3,73% par rapport à l’année précédente, soit 69.348 sinistres. Mais le nombre des tués et des blessés graves est, respectivement, en recul de 2,4 et 3,99%. Seulement, comparés à la moyenne des 5 dernières années, tous les indicateurs sont au rouge, mis à part les chiffres concernant les blessés graves qui accusent un recul d’environ 2%. Les accidents grimpent en effet de près de 18,7% en 2009 par rapport à la période 2004/2008, alors que le nombre de morts enregistre un bond de 6,45%. De même que le bilan des blessés légers est en forte augmentation (+23,5%) en comparaison avec la moyenne de la période considérée.

L’un des rares points positifs dans ce tableau, la baisse de l’indicateur de gravité mesuré par le nombre de tués et de blessés graves pour 100 accidents. Il est passé de 25% en 2008 à 23,2% l’année écoulée. «Il n’empêche que la situation nécessite un traitement conséquent à la mesure de l’ampleur des sinistres en termes des vies humaines qu’ils occasionnent», déclare le ministre de l’Equipement et du Transport. Et le code de la route cible, entre autres objectifs, cette problématique des accidents de la circulation, rappelle le ministre dont le propos annonçait aussi une campagne d’explication et de sensibilisation sur la portée du nouveau code.

En attendant, les statistiques des sinistres donnent à réfléchir. Le nombre de tués fluctue selon les périodes. Les quatre premiers mois de 2009 se sont caractérisés par une tendance à la baisse variant entre -1,1% en avril et -14,3% en février. Mais à partir du mois de mai, la hausse a été soutenue durant 90 jours. Suivra ensuite une évolution en dents de scie jusqu’à la fin de l’année. Avec néanmoins de fortes fluctuations, de plus ou moins 9% environ. Toutefois, juillet, période de vacances oblige, demeure le mois le plus meurtrier de l’année avec 417 tués, soit 88 de plus par rapport à la même période en 2008. Ce mois s’est distingué aussi par un nombre d’accidents très élevé: 6.812, soit 1.033 sinistres de plus par rapport à la moyenne mensuelle. A noter aussi que novembre a enregistré la plus forte hausse des blessés graves bien que la tendance annuelle est à la baisse. Durant ce mois, le nombre de blessés graves a grimpé de près de 29,4% par rapport à novembre 2008.

Au niveau régional, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër se classe en tête avec un taux d’augmentation des accidents de plus de 21,5%. Elle est suivie par l’Oriental et Fès-Boulemane qui enregistrent respectivement un accroissement des sinistres de 8,7 et 7,9%. A l’opposé, le Grand Casablanca et Tanger-Tétouan ont accusé une régression des accidents d’environ 11%. Ghellab explique ce recul par un contrôle sévère opéré dans certaines régions. En tout, 10 régions sur 16 ont enregistré des diminutions du nombre des blessés graves en 2009.

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Communication

Une campagne d’information et de sensibilisation sera menée autour des différents axes et dispositions du nouveau code de la circulation. Selon Karim Ghellab, ministre du Transport et de l’Equipement, l’opération doit démarrer le 18 février pour s’étaler au-delà du 1er octobre, date de l’entrée en vigueur du code. Elle doit rallier toutes les composantes de la société marocaine selon une approche participative. A cet effet, un dossier de presse ciblant les principales nouveautés du code sera transmis dans les jours qui viennent aux médias nationaux.

A. G.

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23 janv. 2010

Sit in à Rabat : la colère des ingénieurs

LE REPORTER

Décidément, nos ingénieurs n’en peuvent plus. Le mouvement revendicatif qu’ils avaient entamé par des meetings régionaux, suivis par le port du brassard dans les lieux de travail, le 11 novembre dernier, continue …

Ils viennent d’observer, sous l’encadrement de l’UNIM (Union national des ingénieurs marocains) un sit-in au quartier administratif à Rabat où une centaine d’ingénieurs, notamment des architectes et des topographes de différentes villes du pays, s’étaient donné rendez-vous pour attirer plus d’attention sur leurs revendications. A savoir l’amendement de leur statut, l’organisation de l’exercice de la profession dans le secteur privé, l’amélioration des conditions matérielles et professionnelles à travers notamment les mutuelles et les œuvres sociales, la révision du système des retraites, la mise en place de la formation continue, la démocratisation de la désignation aux postes de responsabilité selon les critères du mérite, etc.

Dans un communiqué publié à l’occasion, les ingénieurs appellent à «l'amorce d'un dialogue sérieux et immédiat entre le gouvernement et l'UNIM». En fait, les responsables de ce syndicat professionnel veulent que suite soit donnée aux rencontres tenues récemment avec les responsables des départements du Transport, de l'Habitat et de la Modernisation des secteurs publics. Et ils rappellent, à ce propos, la réaction positive du côté de l’exécutif marocain qui trouve que «le dossier revendicatif de l'UNIM est rationnel et compréhensible». «Ce dossier comprend des revendications qui seront satisfaites et d'autres nécessitant davantage de débats», a alors indiqué le ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics, en marge de la réunion du comité technique chargé de la préparation de la rencontre avec les représentants de l'UNIM. Le ministre a également souligné que le gouvernement demeure disposé à garder le dialogue ouvert avec l'UNIM et qu’il accorde un intérêt particulier à ce dossier».

Ils annoncent un débrayage


On signale également que le Premier ministre avait chargé le département de la Modernisation des secteurs publics d'assurer le suivi et la coordination de ce dossier, dans le cadre du comité technique où sont représentés les départements concernés. La réunion de ce comité, rappelle-t-on, examine le dossier revendicatif des ingénieurs marocains, notamment les points portant sur la révision du régime des indemnités et l'amendement du statut de l'Ordre national des ingénieurs et des architectes. D’ailleurs, selon Abdellah Saïdi, président de ce syndicat professionnel, la principale revendication concerne notamment la loi de 1995 portant statut de l'ingénieur. «La situation des ingénieurs n'a pas beaucoup évolué depuis la promulgation de cette loi», indique-t-il en déplorant «les conditions matérielles et professionnelles des ingénieurs du secteur public». Il cite notamment le statut spécial du corps des ingénieurs et des architectes interministériels qui n’a connu aucun changement depuis sa promulgation en 1985. «Les salaires des ingénieurs n’ont enregistré qu’une augmentation depuis 23 ans», rappellent les responsables de l’UNIM qui, tout en espérant que le gouvernement soit plus attentif aux doléances présentées, annonce le prochain rendez-vous de cette action revendicative : une grève le 11 février prochain.

Alors les 10.000 ingénieurs ?

L’objectif de former «10.000 ingénieurs et assimilés» à l’horizon 2010, lancé en 2006 prévoyait de doubler le nombre puisque l’on était à 4.284 ingénieurs et assimilés. Soit 1,43 ingénieur pour 10.000 habitants contre 6 ingénieurs en Europe de l’Est et 2,5 en Tunisie.

Cette action, conçue pour accompagner le programme Emergence industrielle, prévoyait un budget de 700 millions de dirhams alloué à 28 établissements relevant de 13 universités dont 10 écoles d’ingénieurs. Selon les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, établis sur la base des inscriptions du début de cette année universitaire, 10.600 seront sur le marché en 2010. Les écoles publiques d’ingénieurs fourniront 4.000 lauréats.

On notera par ailleurs le programme «Injaz», lancé dans le cadre «Maroc Numeric 2013», qui permettra à 80.000 élèves ingénieurs d'acquérir des portables et d'avoir un accès Internet à des conditions très avantageuses, grâce à une subvention de l'Etat à hauteur de 85%. En effet, selon le ministre de l’Industrie du commerce, Ahmed Reda Chami, le choix de limiter "Maroc Numeric 2013" aux seuls ingénieurs répond à l'objectif du gouvernement de former 10.000 ingénieurs à l'horizon 2010. Ce qui n'exclut cependant pas la possibilité d'élargir ce programme à d'autres filières de l'enseignement scientifique.


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13 janv. 2010

Une décharge publique au cœur de la Maâmora : Mort annoncée d’un poumon vert

LIBERATION.MA

Selon des sources informées, le projet de décharge à proximité de la Maâmora verra bel et bien le jour prochainement. L’installation de cette décharge publique au cœur de la forêt et non loin de la ville de Sala Al Jadida avait suscité le tollé des habitants de cette cité. Le maire de Salé avait alors été contraint de renoncer au projet en septembre 2009.
Coup de théâtre à la fin de l’année lorsque les habitants de Sala Al Jadida apprirent que la décharge serait finalement implantée au cœur même de la Maâmora.

L’initiative laisse pour le moins songeur, à l’heure où le Royaume s’achemine vers une politique environnementale effective avec la création d’une « Charte pour l’environnement » et que la ville de Rabat elle-même va être proclamée « Cité verte» en avril prochain lors de la journée de la Terre.

De plus, la localisation du futur centre de déchets suscite bon nombre d’interrogations et de critiques. Le dépotoir serait en effet proche de la Faculté des sciences juridiques et économiques de Salé, de l’institut Mohammed VI pour handicapés et du Technopolis de Rabat Salé. Cependant, l’aspect le plus préjudiciable est certainement la proximité du centre de la forêt de Maâmora. Plus grande forêt de chênes lièges au monde, la Maâmora est déjà bien mal en point à cause notamment du surpâturage, de l’abattage clandestin des arbres, et des visiteurs peu scrupuleux qui y laissent leurs déchets en toute impunité. D’une superficie de 133 000 hectares en 1995, l’on estime aujourd’hui qu’elle ne compte plus que 60 000 hectares, soir une perte annuelle de 1600 hectares environ, et ce principalement en raison de nombreux incendies qui la dévastent chaque année un peu plus.

Si une décharge s’implantait au cœur de la forêt, il est fort à parier que la flore serait touchée de plein fouet par la pollution due aux luxuviats (liquides émanant de la décomposition des déchets appelés aussi « jus des décharges »). De plus, cette forêt est un « poumon » économique de la capitale, car elle lui apporte non seulement de l’oxygène, mais également du bois, du charbon, des champignons et du miel entre autres.

La ville de Rabat-Salé se veut pionnière en matière d’environnement, comme en témoignent notamment les projets de dépollution de la vallée du Bouregreg et la finalisation d’un émissaire marin pour le traitement des eaux usées. Son principal défi aujourd’hui est de faire de cette politique environnementale une politique globale. S’inscrire dans une perspective durable, c’est aussi savoir renoncer à un projet qui de toute évidence détruirait une forêt dont l’histoire et la biodiversité constituent une richesse pour le Royaume tout entier.
Mercredi 13 Janvier 2010
Sofia Aliamet

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6 janv. 2010

Rabat/transport urbain-Affaire Stareo : la piste du sabotage prédomine

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· L’enquête piétine toujours

· Chauffeurs et receveurs entendus par la police

L’enquête suit (encore) son cours pour déterminer les vraies causes de l’incendie qui a détruit la semaine dernière deux bus de la société Stareo, nouveau transporteur par bus au niveau de l’agglomération de Rabat-Salé et Témara. A rappeler que le premier incident, le plus dangereux, s’est produit dans une station d’arrêt de bus à Diour Jamaâ vers 17h. Le second se produira deux heures après non loin de Kamra. L’affaire est entre les mains de la police scientifique et judiciaire qui, malheureusement, tarde encore à trouver une piste sérieuse pour déterminer l’origine et les auteurs des deux incidents. Dans ce cadre, les conducteurs et les receveurs des bus ont été entendus par la police. Le chauffeur du premier bus a affirmé que c’est «le manque d’une quantité suffisante de lubrifiant qui a entraîné un court-circuit au niveau du moteur» provoquant ainsi l’incendie. Mais la police n’est pas convaincue de cette thèse de la défaillance mécanique que seule une partie du personnel et certains syndicalistes voudraient voir corroborer.

La direction de Stareo s’en tient, pour sa part, toujours à «la piste du sabotage fomenté par une même partie». Elle avance comme argument que les deux bus ont été sabotés de la même manière. «Selon les premiers éléments de l’enquête, il d’agit bel et bien d’un acte de sabotage et la police approfondit actuellement ses investigations pour déterminer et appréhender les acteurs», indique un cadre de Stareo. Toujours dans le volet sabotage, on avance une autre version: un groupe de personnes aurait pulvérisé de l’essence et allumer le feu dans la partie arrière du bus avant de prendre la fuite une fois le véhicule à l’arrêt. «Une piste difficile à croire», selon un syndicaliste. «Comment peut-on commettre cet acte en présence des usagers?», s’interroge-t-il.

Notons par ailleurs que cet incident a dévoilé également que le parc hérité des anciens concessionnaires ne répond pas aux normes de sécurité et présente un danger pour les usagers. La majorité des bus sont fabriqués en matière inflammable. «Le feu s’est propagé très vite et le bus a été complètement détruit en moins de 12 minutes», lâche un témoin oculaire. Avant d’ajouter que «heureusement il n’était pas en surcharge comme c’est toujours le cas depuis l’arrivée du nouvel opérateur, sinon on aurait eu à déplorer des victimes parmi les usagers». Sur ce volet, on apprend des services de la wilaya que les 300 bus qui seront importés de Chine seront dotés de sièges non inflammables.

Nour Eddine EL AISSI

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5 janv. 2010

Le conflit du transport public à Rabat est en train de prendre des proportions inquiétantes

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

L’événement est assez rare pour ne pas être pris au sérieux. Le conflit du transport public à Rabat est en train de prendre des proportions inquiétantes. Des bus de la société Stareo, nouveau délégataire, sont saccagés par de mystérieux saboteurs. C’est visiblement un nouveau pas qui vient d’être franchi dans la contestation ouvrière même si l’enquête semble étrangement piétiner.

Cette tournure est une défiance ainsi qu’une menace tant pour l’ordre social que pour l’ordre public.

Sous peine de créer un précédent désastreux, les autorités ne doivent en aucun cas avaliser ces comportements. L’on peut aisément imaginer les conséquences pour les outils de production si ces méthodes faisaient des émules. Encore faut-il rappeler les circonstances actuelles de ces conflits: elles sont édifiantes. Le nouveau repreneur a hérité d’effectifs pléthoriques, résultats d’une gabegie historique en matière de transport public. Ce qui est valable pour Rabat l’est d’ailleurs pour d’autres villes, soit dit en passant.

Les fragilités ne datent donc pas d’hier. Pendant plusieurs années, l’argent du contribuable a été mis à contribution pour renflouer ces entreprises de transport mal gérées. La gestion déléguée est finalement passée par là.

Le public a fait appel au privé parce qu’il était dans l’impasse. Et schéma classique, les syndicats, qui semblent défendre des positions plus par idéologie, refusent toute réforme et font grève pour maintenir leurs privilèges. Car, ne l’oublions pas, ces mouvements, qui ressuscitent des spectres inquiétants, visent d’abord à résister au changement de statut. Ils défendent un service public de mauvaise qualité, sans la manière en plus.

Mohamed Benabid

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Du business dans la cité universitaire Souissi II de Rabat !

Le Matin.ma

Les petites activités commerciales des étudiantes font recette dans la cité Souissi II.


Elles sont encore étudiantes, ne dépassent pas la vingtaine, mais sont entrées de plein-pied dans le monde du travail. Précarité et éloignement du domicile obligent, elles ont fait de leurs étroites chambres au cœur de la cité universitaire Souissi II, située à Madinat Al Irfane à Rabat, des locaux où elles s'adonnent en véritables professionnelles à leurs petits "commerces": Coiffure, manucure, photocopie, vente de télécartes, de produits cosmétiques de marque, de CD et de DVD, impression numérique et même vente de sous-vêtements et de foulards… Pour ces étudiantes, les astuces ne manquent pas pour arrondir leurs fins de mois, financer leurs études à la "fac" et pourvoir à leurs petits besoins personnels, étant donné la démission totale ou partielle de leurs familles.

De ces petits boulots improvisés, elles tirent des choux gras. Le concept est simple mais d'une grande lucidité : offrir aux résidentes de la cité des services primordiaux dont elles ont besoin au quotidien, sans qu'elles aient à faire le déplacement forcé jusqu'au campus universitaire. Si l'on ajoute les prix compétitifs auxquels ces services sont proposés, on comprendra mieux pourquoi ces commerces font recette, jusqu'à retirer le tapis sous les pieds des fameux marchands du campus.

Côté loi, les activités commerciales à l'intérieur des chambres sont officiellement interdites, comme nous l'affirme Allal Rmich, directeur de la cité universitaire Souissi II. " La loi interne interdit formellement ces activités commerciales clandestines, mais elles persistent parce que cela arrange toutes les parties, les commerçantes et les clientes.

De notre part, on ne peut pas surveiller en permanence les étudiantes à l'intérieur de leurs chambres. D'ailleurs, ce phénomène n'est pas l'apanage de la cité Souissi II. Loin de là, toutes les cités universitaires sont concernées, parce que, je le répète encore, tout le monde trouve son compte dans ces petits boulots", indique-t-il.
Dans chaque immeuble, les coiffeuses, les manucuristes, les pédicuristes et les marchandes de toutes sortes ouvrent leurs "chambres" à la clientèle. Les commerçantes en herbe disposent, grosso modo des qualités requises pour faire marcher rondement leurs affaires : un savoir-faire cultivé par la pratique, un matériel rudimentaire, mais qui "fait l'affaire" et, le plus important de tout, un large "réseau social" composé essentiellement de collègues d'études et de connaissances dans la cité.

En effet, c'est ce dernier atout qui fait la valeur de la commerçante et qui décide de la rentabilité ou non de son petit boulot. C'est, en quelque sorte, une plus value qui démarque chaque commerçante de ses semblables qui proposent le même service.

Pour élargir la sphère de leurs clientes, les commerçantes de la cité recourent à une forme primitive de publicité: à l'entrée de chaque pavillon, des petits bouts de papier sont collés sur les murs en guise d'annonces, sur lesquelles sont inscrits le type du service proposé, le numéro de la chambre/local et parfois même la barre des prix.

Sanae, une étudiante en économie de 23 ans a érigé sa petite chambre à trois en un salon de coiffure. "Dès le départ, j'ai fait un arrangement avec mes deux colocataires, selon lequel les besoins de mon petit boulot n'empièteront pas sur leur quiétude. D'ailleurs, je ne reçois personne pendant la période des examens, parce que pour moi comme pour mes colocataires, ce sont les études qui prévalent", témoigne-t-elle.Son gain hebdomadaire, elle l'estime à près de 50 dirhams, sachant qu'elle a fixé le prix moyen à 15 dirhams.

"C'est une somme dérisoire, mais qui est largement suffisante pour mon cas, étant donné que mes besoins élémentaires sont couverts par mes parents. Je réserve donc mon petit gain à d'autres dépenses superflues, genre maquillage, habits, sorties, restauration… De toutes les manières, je ne compte pas faire à l'avenir de la coiffure mon gagne-pain. Une fois mon diplôme en poche, je chercherai une autre profession plus rentable et plus valorisante", conclut-elle.

En effet, parmi tous les métiers en vogue dans la cité universitaire, celui de coiffeuse est le plus demandé. Et pour cause, le plus proche salon de coiffure et d'esthétique se situe dans le quartier Al Qamra, situé à deux kilomètres de la cité. C'est donc la proximité qui séduit le plus les clientes des coiffeuses de la cité partant pour des soirées extra-muros ou voulant tout simplement se faire belles.

Cet atout (très précieux pour les habitantes de la cité) sert parfois de justificatif à certains dépassements au niveau des prix. Pour le métier de coiffeuse précisément, le rapport qualité/prix est loin d'être bon. Les plaintes fusent de toute part concernant le non sérieux et l'incompétence de ces coiffeuses amateurs dans leur grande majorité. De manière générale, les prix proposés dans le cadre des petits commerces de la cité sont hautement compétitifs par rapport à ceux pratiqués dans le campus, réputé pour sa cherté.

Mais en même temps, ils sont supérieurs aux tarifs en vigueur en dehors de Madinat Al Irfane. De quoi flairer une recherche de lucre mettant à profit l'état de besoin des résidentes de la cité. C'est un microcosme du monde réel du travail. La cité est assimilée à une ville en miniature et les commerces qui y sont pratiqués ont su s'y adapter. Ce sont des commerces faits "à juste mesure", pratiqués et conçus pour les besoins spécifiques d'une population limitée et bien ciblée.

Bref, une parodie du monde réel du travail, mais dont les gains suffisent largement pour subvenir aux besoins d'une grande frange d'étudiantes qui vivent dépaysées loin de leurs villes natales.
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Activités clandestines ?

Toutes sortes de métiers prospèrent au sein de la cité, censée être uniquement un lieu de résidence des étudiantes venant de villes lointaines du périmètre Rabat-Salé. Certains se plaisent à qualifier ces activités de «clandestines», vu que leurs pratiquantes font une entorse à la loi interne de la cité qui veut que les chambres soient utilisées exclusivement pour l'habitat. Mais, dans le cas présent, on ne peut pas parler d'activités clandestines du moment où les petits commerces en question sont exercés sous les yeux de l'administration de la cité. On peut dire que chacun y trouve son compte : les clientes qui se réjouissent de la proximité de ces services de chez elles et des prix largement abordables et les commerçantes qui en tirent des bénéfices inattendus leur permettant de relever le niveau de leur vie.

Repères

Outils

Les commerçantes en herbe travaillent avec les outils de bord, ce qui se répercute parfois sur la qualité des services offerts. Elles développent avec le temps un savoir-faire et une expérience qui fidélisent leur clientèle.

Prix

Les tarifs proposés sont, en général, abordables, en comparaison surtout avec les prix pratiqués au campus. Souvent, ce sont le prix et la proximité qui attirent les clientes.

Par Meriem Rkiouak | LE MATIN

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4 janv. 2010

Rabat/transport urbain: Qui en veut à Stareo?

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Deux bus incendiés

· Une enquête judiciaire en cours


Stareo, le nouveau transporteur par bus de l’agglomération de Rabat-Salé et Témara, est sérieusement inquiet quant à la sécurité de son parc après les graves incidents qui se sont produits au début de la semaine dernière. «Dans deux de nos stations à Diour Jamaâ et Kamra , deux autobus entièrement neufs ont été incendiés et sont aujourd’hui totalement hors d’usage. Heureusement il n’y a pas eu de blessés», souligne un communiqué publié par le nouveau délégataire de la gestion des bus.
Pour la direction de Stareo, «il s’agit là de nouveaux actes de vandalisme qui touchent le parc de la société». D’après celle-ci, «ce dernier incident porte à 133 le nombre des autobus immobilisés depuis fin novembre dernier».

C’est un coup dur pour le nouvel opérateur qui, avec un parc en sous effectif, peine à assurer dans cette phase de démarrage une couverture normale de toutes les zones de l’agglomération. On apprend que la même technique a été utilisée pour saboter les moteurs des deux véhicules, ce qui laisse penser que les deux actes ont été commandités par la même partie.

Mais selon une source proche du dossier, la thèse de la défaillance mécanique n’est pas à écarter. «En tout cas, une enquête judiciaire a été ouverte pour tirer au clair cette affaire», indique notre source qui signale que la police scientifique procède aux investigations nécessaires pour déterminer les causes et arriver aux auteurs de ces deux incidents. Sur ce volet, des rumeurs ont pointé du doigt certains employés des anciennes sociétés concessionnaires non encore recrutés par le nouvel opérateur. «Difficile pour le moment de se prononcer sur les causes réelles et les commanditaires de ce sinistre forfait», tient à rappeler un responsable de la capitale.
photo L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc
Dans le cadre de cette enquête, les chauffeurs et les receveurs des deux bus endommagés ont été auditionnés par les services de police en charge du dossier. Ils ont été relâchés par la suite. Mais en attendant les résultats de l’enquête judiciaire, une réunion de sécurité s’est tenue le lendemain de l’incident sous la présidence du wali de la région, Hassan Amrani. Une série de mesures ont été prises à l’issue de cette rencontre pour renforcer la sécurité en vue de garantir le fonctionnement normal de ce service public qui affronte encore des difficultés dans cette phase de démarrage. «Des mesures de sécurité ont été prises également pour combattre le fléau de jets de pierres qui endommagent surtout les vitres des bus», indique notre source.

Ce phénomène est localisé notamment sur les trajets de certaines lignes desservant les régions de Témara et Skhirat comme Aïn Halouf, Aïn Aouda et Chihana. «En général, par ces jets de pierres, les usagers veulent manifester leur mécontentement du mauvais service de la nouvelle société: retard, non arrêt dans les stations…. ».

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Négociations

Parallèlement aux mesures de renforcement de la sécurité prises par l’autorité au niveau de certains points noirs, Stareo a fait appel aux services d’une société privée de sécurité. Notons par ailleurs que la wilaya et le nouveau délégataire poursuivent les négociations avec les employés des anciennes sociétés de transport (près de 1.200 personnes) non encore recrutés par Stareo. Ces derniers attendent une réponse qui leur a été promise pour la semaine prochaine pour mettre un terme à leur chômage. Sur ce volet, un syndicaliste tient à rappeler que cette opération de concession de la gestion du transport urbain a été une aubaine pour les sociétés sortantes qui se sont retirées sans verser la moindre indemnité à leurs personnels. Certaines sont sorties les poches pleines après la vente de leur parc, dont la grande partie est en mauvais état, à Stareo.

Nour Eddine EL AISSI

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2 janv. 2010

Le Grand Rabat prépare son plan d’aménagement

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Complémentarité et cohérence territoriale

· 3 scénarios pour la problématique du transport


Les plans d’aménagement de l’agglomération de Rabat, Salé et Témara sont arrivés à terme en 2009. L’Agence urbaine de la capitale s’est engagée depuis dans la préparation de nouveaux documents en concertation avec tous les acteurs publics et privés concernés. Le travail a été confié à un bureau d’études français expert en la matière: Atelier parisien de l’urbanisme (APUR). La tâche cette fois-ci sera complexe et l’approche à adopter sort de l’ordinaire.

La région a connu des mutations profondes durant cette dernière décennie et les enjeux, ainsi que les défis à relever, sont énormes. Sur ce volet, il faut noter que l’agglomération de Rabat manifeste une dynamique urbaine volontariste concrétisée par le lancement de grands projets structurants comme ceux de l’aménagement de la vallée du Bouregreg et de la corniche de Rabat, du tramway et de Technopolis.

Pour une parfaite cohérence de ces projets, une stratégie urbaine globale et intégrée s’impose donc. «Par cette révision, une stratégie urbaine engendrant une complémentarité spatiale, économique et sociale entre les trois préfectures de Rabat, Salé et Témara, sera mise en place», souligne un responsable de l’agence. Mais avant de passer à l’élaboration des plans, le bureau d’étude a réalisé un diagnostic pour évaluer l’évolution des besoins de la région durant les deux prochaines décennies. Les résultats de ce travail ont été présentés dernièrement aux différents acteurs concernés par la question de l’aménagement urbain au niveau de la région.

Premier constat: cette zone est parmi les régions les plus urbanisées du pays avec un taux de 81% (en 2004) et un taux de croissance démographique moyen de 2,1%. Ce taux est plus élevé à Témara avec plus de 4,8%. Sur le volet de l’emploi, l’étude relève une répartition spatiale très inégale des actifs et des emplois avec une forte concentration au niveau de la capitale. Sans oublier de signaler une prédominance de l’informel dans le secteur privé. La moyenne à Rabat est de près de 30% et plus du double à Salé. A l’horizon 2030, l’étude prévoit une offre supplémentaire de 256.700 postes d’emploi contre une demande de 358.000, soit un déficit de plus de 100.000 unités. Salé et Témara présenteront des opportunités de création d’emplois à l’horizon 2030 avec respectivement 104.800 et 77.800 postes.

Les mutations socioéconomiques qui ont marqué la région ces dernières années ont contribué à l’évolution de la demande en logements. En effet, en 2004, on estimait déjà cette demande à 168.000 logements à Rabat. Pour les communes urbaines de Salé et Témara, elle a été respectivement de 179.000 et 56.000 unités. Ce qui a permis d’enregistrer une production importante de logements durant cette dernière décennie avec une moyenne annuelle de 22.000 unités à Rabat et 5.000 à Salé et presque la moitié à Témara. En dépit de ces efforts, le locatif occupe encore une place importante, notamment à Rabat avec une part de 37%, suivie de Salé (33%).
Le parc actuel est marqué par sa diversité avec une prédominance de l’habitat économique et informel, surtout à Salé et Témara. Pour le futur, l’étude anticipe un déficit au niveau de la production de logements avec une offre potentielle supplémentaire d’ici 2030 de 325.700 unités contre une demande de 392.000. Pour pallier ce déficit, le bureau d’études recommande certaines solutions. Parmi elles, on retient l’adaptation de la taille des nouveaux logements à celle des familles et l’accélération de la réalisation des projets lancés.

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Nouveaux sites

L’ouverture de nouveaux sites d’urbanisation dans la vallée de Bouregreg et les zones périphériques figure également au menu. Comme c’est le cas pour le plateau d’Akrach dont le plan d’aménagement a été homologué. On attend le lancement des infrastructures de base pour entamer la partie construction. Mais pour ce nouveau site, comme pour d’autres, le problème du transport est sérieusement posé pour faciliter le déplacement des personnes notamment à leur lieu de travail. Sur ce volet, trois scénarios ont été proposés par le bureau d’études. Le premier consiste en la poursuite du développement du transport en commun dans un sens linéaire en parallèle à la côte atlantique. Pour la deuxième recommandation, on maintient le schéma du premier couplé à une ligne de métro en boucle. Cela, pour permettre de relier toutes les nouvelles zones ouvertes à l’urbanisation soit pour le résidentiel ou l’emploi, comme les sites d’Akrach, Sala Al Jadida, Technopolis et Bouknadel. Cette variante a été appréciée par la majorité des intervenants qui ont assisté à la présentation de cette étude. Un réseau de transport en commun éclaté fait l’objet de la troisième proposition.

L’avantage de cette dernière est d’assurer une liaison entre le continuum urbain de Rabat, Salé et Témara avec les nouvelles zones d’urbanisation comme Tamesna et Aïn Aouda. En plus de l’amélioration du cadre urbain, les futurs plans d’aménagement ambitionnent de faire du Grand Rabat un pôle d’excellence dans les affaires et les services et également dans la recherche scientifique.

Nour Eddine EL AISSI


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28 déc. 2009

Salé, ville verte à l'horizon 2020

Le Matin.ma

Les deux principaux atouts de la ville sont le littoral et la forêt.

A Salé, chaque habitant bénéficie de 30 cm2 d'espaces verts, l'équivalent d'un pot. Les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) exigent 10 m2 pour chaque habitant. C'est dans ce contexte d'asphyxie urbaine qu'a été lancée dernièrement, lors d'un atelier international, l'initiative «Salé, ville verte» à l'horizon 2020. Un projet de développement durable qui a réuni les principaux acteurs de la ville: préfecture, élus, société civile et experts. «Nous allons intégrer ce projet dans le plan communal de développement», a souligné Noureddine Lazrak, maire de la commune urbaine de Salé.

Pour sa part, François Grosdidier, député maire de Woippy (France), a rappelé que l'environnement est devenu un chantier de la coopération internationale décentralisée. Cet élu a proposé, par ailleurs, aux collectivités locales de miser sur l'avenir par la promotion de l'éducation environnementale. Selon lui, les enfants incitent leurs parents à devenir des citoyens responsables. Sur ce registre, la région de Salé possède des atouts tels que les «Jardins exotiques de Bouknadel», qui reçoivent chaque année des milliers d'écoliers.

Ces jardins devraient renforcer leur vocation par la création d'un centre international d'éducation environnementale. Autre acteur souhaitant s'intégrer dans cette initiative «verte», le Musée de la Maamora.

Le projet «Salé, ville verte» doit aussi œuvrer pour la promotion des énergies renouvelables (ER) et l'efficacité énergétique (EE). Dans ce sens, Salé et la ville Polotsk (Belarusse) font partie du projet d'énergies renouvelables «SURE», financé par l'Union européenne en partenariat avec deux villes: Friedrichshafen (Allemagne) et Murcia (Espagne). Une initiative réalisée dans le cadre du programme «Pays voisins et partenaires de l'Europe».

Si les atouts de cette région sont importants, il n'en demeure pas moins que les défis sont énormes. Pour réaliser ce rêve écologique, Salé met également en avant son projet de transport propre, le tramway, ainsi que ses potentialités naturelles: littoral et forêt. Toutefois, sur le terrain, de grands problèmes subsistent comme la destruction des terres agricoles par l'urbanisation. Une partie de Sala El Jadida, rappelons-le, a été réalisée au détriment de la Maamora, dont la nappe phréatique est menacée. «Les deux principaux atouts de la ville qui sont le littoral et la forêt sont en train d'être détruits sans parler de la paupérisation de la population qui menace l'environnement», a déclaré Saddak Abdeljalal, ingénieur à la commune urbaine de Salé. La ville engagée dans le programme «Villes sans bidonvilles» compte actuellement 8.500 habitats insalubres.

Mais ce phénomène augmente et il faut se rendre à «Ank Jmel» et «Douar Jbala d'El Karia» pour voir comment une dizaine d'habitations non intégrées dans le cadre du programme de relogement de «Hay Moulay Smail» à la fin des années 80, se transforme en un vrai village de maisons construites illégalement sur la falaise. «Aujourd'hui, un vrai point noir d'habitats insalubres est en train de pousser avec risque de glissement de terrain et altération du paysage de la vallée de Bouregreg. En moyenne ce sont deux à quatre maisons qui apparaissent chaque semaine sur ce territoire», a souligné Habib Ben Malek de l'association «Sala Moustakbal». Plus que cela, «la vallée de Bouregreg est devenue un dépotoir des gravats et résidus provenant des bâtiments», a noté Mohamed Mehdi Kacemi, de l'agence pour l'aménagement de la vallée de Bouregreg.

L'atelier a conclu ses travaux par l'appel à la mise en place d'un comité de pilotage du projet «Salé, ville verte» composé de tous les acteurs de la ville. C'est dans ce sens, que le gouverneur de la préfecture de Salé, Alami Zbadi, a appelé la société civile à s'approprier cette initiative, la première du genre au Maroc.
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Espaces récréatifs

Lors de cet atelier international, une étude de la mise en valeur des espaces verts urbains, réalisée par l'agence urbaine de Rabat-Salé, a été présentée. «Nous proposons la création de ceintures d'anticipation par la mise en place de parcs et espaces verts pour alléger la pression sur la forêt et l'intégration d'un plan vert dans les plans d'aménagement urbains», a lancé Imane Benkirane, professeur à l'Ecole nationale d'architecture de Rabat. Il a été aussi question du projet de la ceinture verte de Bouknadel qui n'a jamais vu le jour en raison des terres de la «jmou» (collectives) et qui est dominée à présent par les décharges clandestines et les habitats insalubres. Autre sujet discuté, les déchets hospitaliers, industriels et gravats qui ne sont pas pris en compte par les sociétés délégataires. Enfin, les participants ont appelé à la réalisation d'un inventaire des activités industrielles et artisanales polluantes tout en accélérant le projet de station d'épuration d'eaux usées ainsi qu'à la sensibilisation des populations au tri des déchets à la source pour valoriser ces matières.

Repères
Religions

L'atelier international « Salé, ville verte » fait suite à la déclaration d'Istanbul de l'Association des musulmans pour la lutte contre le changement climatique, une initiative qui entre dans le cadre de l'Alliance des religions pour la conservation (ARC), fondée en 1995 par le Prince Philip, l'époux de la Reine Elisabeth d'Angleterre.

Energie

Il a été recommandé d'adopter l'efficacité énergétique à travers le programme «Maison d'énergie» initié avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au profit des jeunes promoteurs.

Industrie

Salé représente 4% de la production industrielle nationale et reçoit 244.000 touristes par an (58% étrangers).

Par Rachid Tarik | LE MATIN

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15 déc. 2009

Rabat/Bab Al Bahr - L’opération de commercialisation débute en janvier

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le prix du mètre carré à partir de 15.000 DH

· La gestion d’un hôtel confiée à Rotana International


La crise financière qui a secoué dernièrement la région de Dubai n’aura pas d’effet sur l’avancement du chantier de Bab Al Bahr, première séquence du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. C’était le message que voudrait passer Yousef Al Nowais, manager directeur du Groupe Al Maabar, partenaire du projet, lors d’une rencontre avec la presse tenue vendredi dernier. A rappeler que la réalisation de ce chantier est assurée par la société Bab Al Bahr, fruit d’un travail de partenariat entre le groupe Emirati et l’Agence du Bouregreg.

Sur une zone de 70 ha, on prévoit la construction de 560.000 m2 de planchers concernant des projets résidentiels, touristiques, commerciaux et de services. «Pour le résidentiel, 500 appartements, sur un total de 2.000 unités, sont en cours de construction», souligne Lemghari Essakel, directeur général de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Selon lui, la livraison est programmée à partir de 2012. L’opération de commercialisation sera ouverte début janvier prochain. Pour le prix de vente, il est estimé par Essakel entre 15.000 et 25.000 DH le m2.

Le groupe Maabar a déjà versé sa quote-part

La construction de quatre grands hôtels figure également au menu. Un établissement, 5 étoiles, d’une capacité de 250 chambres sera, dans ce cadre, aménagé côté façade atlantique. Le coût de l’investissement est estimé à plus de 1,5 million de DH par chambre. «La gestion de ce grand hôtel a été confiée à Rotana International, un opérateur renommée dans la zone du Moyen-Orient», indique le directeur de l’Agence. Et d’ajouter que pour les autres établissements hôteliers prévus sur le site, la société Bab Al Bahr dispose déjà de demandes de gestion formulées par d’autres groupes touristiques. On apprend des deux partenaires que la question de la commercialisation des différents produits du projet ne se pose pas. De même pour son financement. Sur ce volet, Essakel tient à signaler que son partenaire respecte ses engagements notamment ceux financiers. «Le groupe Maabar a déjà versé sa quote-part (50%) dans le capital de notre société qui s’élève à 1,5 milliard de DH», avance le directeur de l’agence. Cela a permis de renforcer la trésorerie de Bab Al Bahr qui a pu pour le moment engager près d’un milliard de DH sans avoir recours aux crédits bancaires.

La réussite de cette coopération a poussé le responsable marocain à inviter son partenaire à participer dans les autres phases du projet de l’aménagement de la vallée de Bouregreg. Y compris le projet Amwaj dont les travaux ont été suspendus depuis presque une année? Une question que le directeur de l’agence a essayé d’esquiver intelligemment. «On attend toujours la réaction de Samaa-Dubai, notre partenaire dans ce projet», indique une source proche du dossier. Et d’ajouter: «Dans tous les cas, le projet sera réalisé avec des partenaires locaux ou étrangers».

Nour Eddine EL AISSI

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12 déc. 2009

Examen du programme de dépollution du Littoral de la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer




Rabat, 10/12/09 - Le Comité de suivi de la gestion déléguée des services de distribution d'eau et d'électricité, d'assainissement de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer a examiné récemment la situation des travaux relatifs au programme de dépollution du Littoral, en particulier l'état de réalisation de l'émissaire marin et de la station de prétraitement des eaux usées.


Un communiqué de l'autorité délégante précise que le comité de suivi a conclu à la nécessité d'accélérer la cadence de réalisation de la station de prétraitement, d'achever avant fin 2009 les travaux de l'émissaire en mer, qui doit protéger le littoral et les plages situées entre les villes de Rabat et Tamara et d'entamer la réalisation du système de dépollution du littoral et des plages situées entre la ville de Salé et la commune de Bouknadel.

Réuni récemment à Rabat en présence du Wali de la région, M. Hassan Amrani, le comité de suivi a également examiné les réaménagements des tarifs suite aux décisions du gouvernement concernant la hausse du prix de l'électricité à la production appliqué par l'Office National de l'Electricité (ONE) à tous les distributeurs publics et privés à partir du 1-er mars dernier, la revalorisation du régime indemnitaire du personnel des distributeurs à compter du 1-er juillet 2008, et l'application des dispositions contractuelles concernant l'évolution des conditions économiques.

L'Autorité délégante, ajoute la même source, a veillé à ce que l'effet de ces mesures sur les consommateurs, particulièrement ceux à revenus limités, soit "le plus faible possible", en évitant l'application avec effet rétroactif de ces réaménagements tarifaires, par la prise en charge du coût correspondant, en optant pour un niveau de tarification en harmonie avec celui appliqué dans les autres villes du Royaume, et en écartant toute hausse du tarif de l'électricité pour les "usages domestiques" et de "l'éclairage privé" qui concernent la totalité des ménages.

Ainsi, la facture sera révisée de 2,77 dirhams par mois, au maximum, pour la tranche des consommateurs à caractère social, et de 4,83 dirhams par mois, au maximum, pour la tranche correspondant à la moyenne de la consommation, qui représente 62 pc de l'ensemble des clients de la société délégataire.

Ces ajustements tarifaires seront appliqués sur les consommations enregistrées à compter du 1-er décembre 2009.

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1 déc. 2009

Transport urbain à Rabat : les employés seront indemnisés

Le Matin.ma

L'entreprise Stareo aurait débloqué une indemnité de l'ordre de 2000 DH destinée aux manifestants à l'occasion de l'Aïd.

Le dossier du transport urbain à Rabat n'est pas clos. A peine le nouveau gestionnaire avait réglé le problème des ressources humaines en intégrant 2.700 salariés, 500 autres employés se sont soulevés contre le nouvel employeur. Cette fois, il s'agit des recrutés qui n'avaient pas encore été affectés à leur poste. En grogne, ces derniers ont manifesté leur colère par de nombreux sit-in de protestation devant le siège de l'entreprise. Certains sont allés plus loin et ont même encerclé le siège de l'opérateur empêchant toute sortie de bus et entravant le travail des agents.

La cause? Ces derniers réclamaient d'être payés, même s'ils n'avaient pas encore travaillé. En effet, les protestataires appelaient à un règlement mensuel du moment qu'ils avaient déjà signé le contrat de recrutement. Un vœu qui reste difficile à exaucer en sachant que ces salariés n'ont pas encore démarré leur activité au sein du groupe en l'absence d'un parc de véhicules complet.
Toutefois, l'entreprise aurait débloqué en partenariat avec la wilaya une indemnité de l'ordre de 2.000 DH destinée aux manifestants à l'occasion de l'Aïd.

«Cette subvention qui sera désormais mensuelle sera accordée aux salariés n'ayant pas encore travaillé en attendant qu'ils soient affectés à leurs postes», souligne un responsable dans l'entreprise Stareo et d'ajouter «Certes, l'initiative constituera une charge supplémentaire à la société, mais elle contribuera au moins à mettre ces salariés en confiance et à baisser la tension que connaît le secteur actuellement». Contacté, Abdelali Benadir, responsable de la division économique et sociale à la wilaya, n'a pas voulu confirmer ou démentir cette information.

En tout cas d'après le nouvel opérateur, la situation actuelle sera provisoire et ne durera que 2 à 3 mois, soit le temps nécessaire à l'arrivée du nouveau parc de véhicules neufs qui est d'ailleurs prévue pour la fin de l'année. Le statut des 500 salariés sera ainsi régularisé à fur et à mesure dans la perspective d'atteindre un nombre de salariés de 3.200.

Pour rappel, STAREO, a officiellement pris en charge la gestion du Transport urbain dans la capitale et sa région depuis le 1er novembre dernier. Dans ce sens, un contrat a été signé entre les autorités et STAREO imposant à la société l'acquisition de 543 bus neufs, dont 400 au minimum à mettre en circulation dans un délai de 18 mois.

Afin de répondre à cet engagement, STAREO a passé une commande de ces véhicules, qui seront progressivement livrés à partir au mois de janvier 2010.L'acquisition du nouveau lot de bus a nécessité un budget conséquent, d'où le montant mobilisé par l'entreprise qui est de l'ordre de 2 milliards de dirhams. Notons que le montant a été déployé aussi pour construire de nouveaux ateliers et infrastructures liés au transport. En effet, Stareo s'est contractuellement engagé à dégager 50% de l'ensemble de ses investissements sur les cinq premières années d'exploitation pour que les usagers puissent bénéficier le plus rapidement possible des structures nécessaires à l'exigence de qualité que l'entreprise s'est fixée.

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Encore des réparations à prévoir

Il est important de rappeler que le nouveau gestionnaire du secteur du transport urbain à Rabat a démarré ses activités avec un parc de 416 véhicules d'occasion suite à la requête de la wilaya.

Mais 350 bus seulement étaient mis en circulation, les autres n'étant pas en état de marche, nécessitaient l'entretien. Les bus restants ont été jugés hors normes de sécurité par les experts de l'entreprise. Mais une fois réparés, ils ont été l'objet d'actes de vandalisme.

En effet, «les hooligans» mécontents du résultat du match final de la coupe du Trône ont causé de graves dommages à 30 véhicules.

Repères
  •  Une situation provisoire
  • La situation des salariés non affectés encore à leur poste est provisoire et ne durera que 2 à 3 mois.
  • Régularisation - Le statut des 500 salariés sera régularisé à fur et à mesure dans la perspective d'atteindre un nombre de salariés de 3.200.

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29 nov. 2009

Sit-in à Rabat d'employés des sociétés du transport urbain de Rabat, Salé et Témara


Rabat, 27/11/09 - Quelque mille employés des sociétés de transport urbain de Rabat, Salé et Témara ont observé, vendredi, un sit-in devant le dépôt des bus de transport urbain (ancienne Régie autonome de transport urbain) à El Kamra.

Ce sit-in intervient en protestation contre "le non-paiement des salaires du mois de novembre et des dysfonctionnements qui ont entaché l'opération de recrutement des employés".

Les manifestants, qui ont perturbé la circulation, revendiquent l'engagement pris par la nouvelle société Stareo à embaucher 3.200 employés, à les inscrire à la CNSS et à préserver leur droit à l'ancienneté.

Les employés des sociétés du transport urbain de Rabat, Salé et Témara avaient entamé, vendredi dernier, des sit-in devant le siège de la Wilaya de Rabat et ont empêché jeudi les bus de sortir du dépôt.

Contacté au téléphone par la MAP, le directeur des ressources humaines de "Stareo", chargé de la gestion du service de transport collectif, M. Ahmed Abdellaoui a indiqué que la société s'est engagée, depuis le début, à embaucher 3.200 employés et a réussi, jusqu'à aujourd'hui, à recruter 2.700 personnes, précisant que le reste (500) sera recruté prochainement.
M. Abdellaoui a fait savoir en outre que les personnes ayant observé des sit-in durant ces jours "ne font pas partie du personnel engagé par la société". "Il s'agit, en effet, de personnes cherchant à semer la zizanie et à ternir l'image de la société", a-t-il dit.

A l'occasion de l'Aid Al Adha, la société a décidé jeudi, en coordination avec la Wilaya de Rabat et les autorités locales, d'octroyer une prime de 2.000 dirhams à chacun des 500 employés qui n'ont pas été encore embauchés, a ajouté ce responsable.
MAP

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26 nov. 2009

Rabat: le transport urbain à nouveau paralysé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Blocage des véhicules par le personnel non recruté

· Confrontations avec les forces de l’ordre

Hier, des milliers d’usagers n’ont pas pu aller travailler. D’anciens employés des ex-sociétés privées de transports ont bloqué la sortie des bus de la société Stareo, le nouvel et unique opérateur sur la capitale et sa région. La mise en service de la filiale de Veolia a mis en colère les employés des anciennes sociétés de transports. Plusieurs sit-in ont été organisés pour réclamer leur recrutement immédiat. A la veille de l’Aïd Al Kebir, la tension est montée d’un cran dans la mesure où ils n’ont plus de salaire. Aussi, mercredi vers 4h du matin, ils se sont regroupés devant la porte principale du garage de Stareo dans le quartier El Kamra pour bloquer la sortie des bus. «Une partie des manifestants a envahi le garage et a confisqué les clefs de contact des bus», indique un responsable syndical. Résultat, une confrontation musclée entre les chauffeurs et les grévistes. Très rapidement, les forces de l’ordre ont été déployées. On déplore une dizaine de blessés parmi les manifestants.

«Nous avons signé un contrat de travail avec Stareo, mais pour l’instant on n’a été affectés nulle part. Pas d’activité, pas de salaire», clame en colère une manifestante. Selon elle, la direction n’a pas tenu ses promesses de verser les salaires à la fin de ce mois. «On ne peut pas célébrer l’Aïd», renchérit un autre contestataire. Contactée par L’Economiste, la direction de Stareo est restée injoignable. A noter que près de 1.800 contrats d’embauche avaient été signés sur un objectif de 3.200 employés lors de la mise en service de la nouvelle société (cf. www.leconomiste.com). Il y a quinze jours, lors d’une conférence de presse, Mohamed Abdellaoui, directeur des ressources humaines de Stareo, avait précisé que ces employés seront recrutés progressivement en fonction de la mise en service de nouveaux bus.

Nour Eddine EL AISSI

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25 nov. 2009

Le personnel licencié par Staréo monte au créneau

LIBERATION.MA

La FDT en sit-in devant la wilaya de Rabat : Le personnel licencié par Staréo monte au créneau

Ils étaient environ 300 personnes en sit-in devant la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër vendredi 20 novembre courant à 12h. Encadrés par la Fédération démocratique du travail (FDT), ces ouvriers des anciennes sociétés de transport marocaines de Rabat, Salé, Skhirat et Témara ont manifesté leur colère contre leur licenciement. Tout ce qu'ils demandent, c'est retrouver leur travail chez le nouvel opérateur Véolia/Staréo qui a monopolisé la gestion du transport public dans cette région. Aujourd'hui, ils sont au nombre de 1000 personnes en situation de chômage selon une source syndicale. Certains d’entre eux ont exercé plus de 24 ans dans le secteur avant d’être licenciés sans indemnités ni reconnaissance légale de leurs anciennetés.

Selon le procès-verbal signé par le représentant de la wilaya, le délégué régional du ministère de l'Emploi, le représentant de la société et les représentants de la FDT aux anciennes sociétés de transport : Hakam, Bouzid, Lazrak, Al Karama, Al Hanae, Belahsan, Ahsane Hafila et Ajmal Hafila, le nouvel opérateur s'engage à embaucher 3200 ouvriers déclarés à la CNSS. De plus, cette société s'engage à reconnaître l'ancienneté de ces ex-employés. Pourtant, Saleh El Bouziki, du bureau syndical Autobus Karama-Rabat, affirme que la société a embauché un personnel non-qualifié en abandonnant des gens qui ont passé de longues années dans des sociétés de transport urbain et accumulé de l'expérience en ce domaine. « Ces nouveaux chômeurs souffrent énormément, plusieurs d'entre eux ont des familles et des enfants à nourrir et à éduquer », souligne-t-il. Et d’ajouter que les manifestants s'engagent à « lutter jusqu'à arracher leurs droits et retrouver leurs postes de travail ». Du côté patronal, un responsable de la société Staréo a affirmé que les ex-ouvriers en chômage n'ont pas été déclarés à la CNSS par les anciens opérateurs et par conséquent, la nouvelle société ne peut supporter tout ce nombre de demandeurs d'emploi.

Pourtant, le transport public dans cette région et dans plusieurs villes traverse une grave crise, à plusieurs niveaux. A Rabat, et comme signalé dans plusieurs articles, la société Véolia/Staréo n'a pas respecté les clauses du contrat ni son cahier des charges : d’anciens autobus circulent toujours, leur nombre n’a pas augmenté. Des queues interminables des usagers qui attendent, un transport clandestin dopé devant le silence et la passivité des autorités, des centaines d'anciens ouvriers en chômage…Bref, une situation déplorable qui nécessite une intervention urgente de la part des responsables. D'ailleurs, les voix de protestation ont déjà commencé à se faire entendre. Ainsi, mardi dernier, la Coordination nationale de lutte contre la cherté de la vie et la détérioration des services publics a organisé un sit-in devant le terminus de bus de la place Jour et Nuit. La manifestation s'étant terminée par une intervention musclée des forces de l'ordre. Dans ce cadre, la FDT a indiqué qu'elle militera jusqu'à que ce les ouvriers licenciés retrouvent leur travail. D'autre part, le bureau exécutif du Mouvement des jeunes Nouvel Horizon (MNH) compte lancer une campague pour l’obtention de la carte d'abonnement pour les étudiants et les élèves au prix symbolique. Face aux pressions du syndicat, de la société civile et des médias, on se demande : quand les responsables mettront-ils un terme à l’anarchie du transport public dans la région ?
Lundi 23 Novembre 2009
Montassir SAKHI

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Manifestation pour un transport public de qualité à Rabat

LIBERATION.MA

Mardi 17 novembre, à 17heures, près du café « Jour et nuit » de Rabat, ce sont des centaines de personnes qui attendent les autobus et taxis pour rentrer à Salé. Des estafettes de police, des dizaines d’éléments des forces de l’ordre sont aussi sur place à attendre des manifestants suite à l’appel de la Coordination nationale contre la cherté de la vie et la dégradation des services publics. Cette ONG, constituée principalement de militants, associations et jeunesses de gauche, avait appelé à un sit-in pacifique pour protester contre la gestion «calamiteuse» du transport urbain par la wilaya et la société Véolia/Staréo dans les villes de Rabat, Salé, Skhirat et Témara. Des dizaines de manifestants, dont plusieurs étudiants et lycéens, ont répondu à cet appel. Le sit-in a commencé dans un climat de crainte de voir la manifestation dégénérer en affrontements violents avec les forces de l’ordre. Ce qui devait advenir est malheureusement vite arrivé.

Une fois que les manifestants ont commencé à scander des slogans dénonçant la gestion du transport urbain, les forces de l’ordre sont violemment intervenues en blessant plusieurs jeunes manifestants. Elles ont interdit aux journalistes de prendre des photos et ont saccagé au moins trois appareils photo.

De nombreux manifestants ont été transportés à l’hôpital Ibn Sina dont Moncif de la jeunesse du PADS. A 18h, les forces de l’ordre ont réussi à disperser la foule constituée principalement de jeunes. Ces derniers ayant refusé de quitter la place, se sont regroupés sur les mêmes endroits d’où ils ont été chassés.

Ibrahim Gouijane, membre de la commission nationale de la Coordination, a déclaré à Libé que son organisation compte appeler à d’autres sit-in et actions militantes jusqu’à la révision du contrat de transport avec la société Véolia/Staréo. Il a ajouté qu’il est « humiliant de voir la wilaya accepter les conditions de cette société qui a violé toutes les clauses du contrat ». Il a souligné, par ailleurs, que les citoyens souffrent énormément de cette crise qui touche toutes les villes concernées par la mauvaise gestion déléguée du transport urbain. Cela encourage le transport clandestin toléré par des responsables qui ferment les yeux devant ces chauffeurs de la mort.

Rappelons que la société Véolia/Staréo a mis en exécution son contrat au début du mois courant et plusieurs clauses n’ont pas été honorées jusqu’à ce jour. Le nouvel opérateur a bien gardé les anciens bus, mais leur nombre est inférieur au parc précédent. De plus, aucun abribus nouveau n’a été construit, et les cartes d’abonnement pour les étudiants et les fonctionnaires ne sont pas opérationnelles comme stipulé dans le cahier des charges. Au niveau des employés, c’est pire. Bien que plusieurs d’entre eux aient retrouvé leurs postes après que la FDT s’est engagée dans des négociations avec les responsables de la gestion du secteur, un grand nombre a été licencié. D’ailleurs, ces nouveaux chômeurs ont participé au sit-in.

Samedi 21 Novembre 2009
Montassir SAKHI

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4 nov. 2009

Rabat-Salé-Skhirat-Témara : Véolia dope le transport clandestin

LIBERATION.MA
lbération.ma

Dimanche 1er novembre, la société Stareo, un groupement constitué du groupe français Véolia et des sociétés marocaines de transport urbain Bouzid et Hakam, a entamé ses activités à Rabat, Salé et Skhirate-Témara. Les habitants des deux rives du Bouregreg s’attendaient à ce que cette société mette fin à leurs souffrances suite à la grève des employés, observée le mois dernier et soutenue par la FDT. Pourtant, rien de cela ne s’est produit.

Aujourd’hui, ce sont des milliers d’usagers qui attendent leur tour dans des files interminables. Un désordre sans précédent touche les villes concernées par cette crise de transport, notamment pendant les heures de pointe. Pour remédier à cette situation déplorable, le feu vert a été donné aux transporteurs clandestins. Ainsi, des centaines de postes de travail ont été créés informellement. Des pick-up, des motos à chariot et des camionnettes ont remplacé les bus. Certains conducteurs ont augmenté le prix du transport jusqu’à atteindre les 30 DH (pour aller de Rabat à Témara). Les ouvriers comme les étudiants sont les plus touchés par cette crise de transport. « Je suis obligé de me réveiller plus tôt que d’habitude pour aller à pied ou faire de l’auto-stop jusqu’à l’université », indique J.Benmalek, jeune étudiant de Salé. « A 8 heures du matin, comme à 18h, il est impossible de trouver une place. On doit attendre plus de deux heures pour prendre un taxi, sinon on est contraint d’accompagner un transporteur clandestin, et le payer doublement », déclare à Libé une jeune fille travaillant dans un centre d’appel à Rabat.

Depuis le déclenchement de la grève le mois dernier, des négociations ont eu lieu entre les délégués des employés des anciennes sociétés de transport privées sous l’égide de la FDT d’une part, la wilaya de la Région Rabat-Salé-Zemour-Zair et les conseils municipaux de Rabat et Salé d’autre part. Les employés ont accepté de rejoindre leurs postes de travail après que le groupe Véolia et ses deux partenaires locaux Bouzid et Hakam ont affirmé que la totalité des employés de l’ex-Régie seront repris par la société de transport Stareo. Ainsi des centaines de contrats de travail ont-ils été conclus. Le contrat stipule que les clauses sont beaucoup plus strictes et les conditions de travail sont moins favorables que celles d’avant Véolia. Les receveurs, à titre d’exemple, ne sont payés que 2.300 DH mensuellement pour 12 heures de travail quotidien. Pire encore, les années d’ancienneté ne sont pas comptées pour ces employés. Ainsi, ils n’auront aucune rémunération sur ces années de travail.

Rappelons que 3400 employés ont signé ces contrats jusqu’à aujourd’hui. Lors des dernières négociations entre la wilaya et Stareo, cette dernière a affirmé que la prise en charge comptable de ces employés sera faite avec préservation de leurs acquis administratifs et sociaux. Chose qui ne s’est pas concrétisée pour le moment. Pire, plusieurs clauses du cahier des charges ne sont pas respectées. A titre d’exemple, aucune station d’arrêt des bus n’est construite dans les villes concernées. En outre, tous les bus utilisés sont d’anciens véhicules. Le contrat stipule que le nouvel opérateur procédera à l’acquisition des bus appartenant aux anciennes sociétés et qui sont en bon état. Pourtant, certains d’un état déplorable circulent toujours. Les citoyens sont toujours entassés dans des bus qui ne doivent en aucun cas être mis en circulation. Toutefois, Stareo a lancé, selon le cahier des charges, un marché pour l’acquisition de 300 bus neufs dotés de planchers bas avec des équipements de surveillance et de contrôle.

Les élèves et les étudiants devraient bénéficier d’une carte d’abonnement. Sur ce point, et dans une rencontre avec les membres du bureau exécutif du Mouvement des jeunes Nouvel Horizon (MNH), association constituée principalement de jeunes étudiants des quartiers populaires de Rabat-Salé, ces derniers nous ont affirmé qu’au cas où le nouvel opérateur ne tiendrait pas ses promesses, une campagne de revendication pour les cartes d’abonnement sera lancée par les militants du mouvement et les étudiants des facultés, écoles et instituts supérieurs de Rabat-Salé. De son côté, Omar Balafrej, membre de l’USFP et initiateur de l’appel pour le Peuple de la gauche nous a annoncé la volonté des signataires de l’appel de militer pour que cette carte de réduction voie le jour.

Mercredi 4 Novembre 2009

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26 oct. 2009

Signature d'un accord mettant fin au conflit collectif concernant le transport urbain à Rabat, Salé et Skhirat-Témara


Rabat - Un accord mettant fin au conflit collectif concernant le transport urbain à Rabat, Salé et Skhirat-Témara, a été signé lundi.

Aux termes de cet accord, signé par la wilaya de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, la délégation de l'emploi dans la région, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Fédération démocratique du Travail (FDT), le président de la société "Stareo" et les représentants du personnel, l'intégration des employés du secteur sera assurée dans les limites des besoins de la société, soit 3.200 employés déclarés auprès de la CNSS.

La société "Stareo" s'engage, en outre, à tenir compte de l'ancienneté des employés à compter de la date à laquelle ils ont été déclarés auprès de la CNSS par le dernier employeur (société de transport urbain opérant dans la wilaya).

Elle s'engage également à recruter en priorité, et ce dans les délais les plus proches possible, les employés n'ayant pas pu bénéficier des mêmes conditions d'embauche accordées dans la première phase, à leurs collègues, au nombre de 3.200.

Pour leur part, les services de la wilaya s'engagent, en coordination avec le ministère de l'Intérieur, à trouver une formule appropriée de prise en charge des frais de l'opération d'intégration des employés des autres sociétés non associées à la société Stareo.

Intervenant à cette occasion, le wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani a indiqué que le secteur du transport urbain au niveau de la capitale du Royaume connaîtra un saut qualitatif, à la faveur notamment du renouvellement du parc et de l'amélioration des prestations.

La société "Stareo", qui a remporté le marché de cession de la gestion déléguée du transport urbain dans les préfectures de Rabat, Salé et Skhirat-Témara, est "l'une des plus importantes sociétés internationales opérant dans ce domaine", a-t-il dit, soulignant l'avantage de l'intégration de sociétés marocaines en son sein. Il a de même précisé que les nouveaux autobus seront équipés d'un matériel des plus modernes sur le marché, avec caméras de surveillance et système GPS.

Les représentants de la FDT ont estimé, pour leur part, que la signature de cet accord est un important acquis aussi bien pour les employés que pour les usagers qui disposeront de moyens de transport à la hauteur de leurs aspirations.

Les employés concernés par cet accord commenceront leur travail au sein de Stareo à compter du 1er novembre prochain et pourront préserver les droits et avantages dont ils jouissaient dans leur dernier emploi, ont-ils ajouté.

Le directeur de la société Stareo, M. Abdelali Khalil a, quant à lui, affirmé que les efforts déployés par les différents partenaires ont favorisé la signature de cet accord, précisant que Stareo entamera dès mardi la signature des contrats d'emploi.

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