29 juin 2009

Le tapis rbati file un mauvais coton

Le Matin.ma

Si l'offre est abondante, la demande est beaucoup moins forte que par le passé.

«Un jour, une cigogne a laissé tomber dans le patio d'une maison un morceau de tapis oriental.


Des femmes l'ont ramassé et s'en sont inspirées pour créer le tapis r'bati tel qu'on le connaît aujourd'hui ». Très populaire chez les habitants de l'ancienne médina, cette légende explique pour ainsi dire l'origine orientale du tapis de Rabat. Mais, une autre version, plus rationnelle, dit que le modèle initial de ce tapis aurait été amené par les Mauresques venues s'installer à partir du 17e siècle sur les rives du Bouregreg. Quoi qu'il en soit, le tapis de Rabat s'est forgé, au fil des siècles, sa propre notoriété pour devenir un produit phare de la capitale. Si vous voulez contempler la beauté de ces créations artisanales, il existe un endroit tout indiqué : la rue des Consuls à Rabat. Jadis, lieu prestigieux de résidence des diplomates étrangers, cette étroite ruelle située dans l'espace des Oudayas n'a rien perdu de sa renommée, ni de son charme d'antan.


Des deux côtés s'alignent des échoppes débordant de toutes sortes de produits d'artisanat : babouches en cuir, djellabas de laine pure, poteries… Mais, le commerce des tapis se taille la part du lion de ce patchwork artisanal. Tout au long de cette rue sinueuse, les petites boutiques spécialisées dans la vente des tapis sont légion. Elles sont de toutes les tailles : certaines grandes, spacieuses et bien fournies. D'autres sont plus modestes et situées dans des coins reculés. Exhibée à l'extérieur, parfois à même le sol, ou étalée à l'intérieur des échoppes, la marchandise émerveille l'œil par sa grande variété et ses couleurs bigarrées. «A l'œuvre, on connaît l'artisan », dit l'adage. Il en est de même pour la création des tapis : A la forme et aux couleurs des motifs et des dessins, on peut facilement reconnaître l'origine du tapis. Ceux fabriqués à Rabat, Salé et Casablanca dits « tapis citadins » se caractérisent par une parfaite symétrie, des motifs floraux et géométriques avec un médaillon au centre qui peut prendre plusieurs formes : rosace, losange, carré… Les couleurs des tapis citadins varient avec une dominante rouge. Par contre, les tapis berbères qui proviennent du Moyen Atlas se démarquent des tapis citadins par la richesse et l'éclat de leurs couleurs, leur originalité au niveau des dessins qui représentent parfois des animaux et leurs formes géométriques plus abondantes et plus complexes. Généralement, ils sont moins longs et moins épais que les tapis de Rabat.

Mais si l'offre est abondante et diversifiée, la demande est beaucoup moins forte que par le passé. Il suffit de faire un petit tour dans la rue des consuls pour s'en rendre compte. A l'entrée des boutiques, la même scène se reproduit comme un cliché : des hommes se tiennent tranquilles sur leurs petites chaises.
Ils passent leur temps à regarder nonchalamment les passants. «Comme vous voyez, je suis sans occupation. Le marché est en récession ces temps-ci et la clientèle se fait de plus en plus rare », se plaint le responsable d'une boutique en lançant un soupir de résignation. Le constat concernant la morosité du marché des tapis semble faire l'unanimité de tous ces marchands infortunés. Sur le même ton plaintif, Haj Said, les yeux rivés sur l'écran de son petit téléviseur, avoue : « La situation est désastreuse. Je passe toute la journée à ne rien faire. Il m'arrive souvent de passer trois jours entiers sans gagner un sou ». Pour lui, le prix de la marchandise n'y est pour rien : « De nos jours, les produits industriels fabriqués dans les usines sont vendus plus cher que les produits faits main et pourtant, ils sont plus prisés », affirme-t-il.

Au même moment, des femmes portant des habits caractéristiques des régions montagneuses viennent proposer leur marchandise. « Monsieur, voulez-vous quelques pièces ? Voyez, elles vous plairont, elles sont bien faites», disent-elles très poliment comme pour demander l'aumône. Le Haj les renvoie aussitôt.
«Il ne manque plus que cela », peste-t-il. Et de poursuivre en bâillant : «La boutique est surchargée. Ce sont les clients qui font défaut pas la marchandise». Apparemment, l'industrie moderne n'est pas la seule à blâmer dans cette misère des commerçants de tapis. La crise économique qui bat de plein fouet l'économie mondiale est la goutte qui a fait déborder le vase puisqu'elle a privé les marchands de tapis de leur principale clientèle : les touristes. Le tapis rbati file un mauvais coton.
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Les touristes se font rares

Les touristes ne montrent plus le même intérêt pour le tapis marocain. Et dans cette conjoncture précaire, les choses se dégradent encore davantage pour les marchands. L'air intéressé, une touriste française s'attarde longuement devant quelques pièces disposées à même le sol. Une vieille femme vêtue d'une djellaba semble être à l'affût. Elle s'empresse en toute pétulance au service de la cliente, déroule deux ou trois pièces pour les lui montrer, tout en aspirant à quelque gain arraché au mauvais sort consistant qui la guette depuis belle lurette. Après quelques minutes, la touriste se sauve sans émettre aucune promesse d'achat, laissant la vieille femme plutôt dépitée : «ces touristes viennent se distraire les yeux sans jamais oser acheter», lance-t-elle. La touriste qui ne parait pas l'avoir entendu, semble avoir ses raisons : « Avant de prendre la décision d'achat, j'essaye de faire le tour des boutiques pour comparaître entre les marchandises. J'apprécie la bonne qualité du tapis marocain et je trouve que les prix sont très abordables ». « Seulement, renchérit-elle, à l'aéroport, il est fort encombrant de porter une lourde pièce de trois ou cinq mètres de longueur ». Dès lors, les touristes préfèrent désormais s'offrir, en guise de souvenir des petites choses moins pesantes. Ils sont servis chez les boutiques voisines qui abondent de produits d'artisanat de tout acabit : objets de fer de formes baroques, petits paniers ficelés de fibres, babouches en cuir luisant, poteries multicolores…

Meriem Rkiouk | LE MATIN

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25 juin 2009

Immobilier: Témara, Salé… les zones de repli

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Rabat intra-muros devient quasi inaccessible

· Le loyer des appartements varie entre 2.000 et 17.000 DH/mois

· Une baisse de 5 à 10% prévue les prochains mois


Quelle serait la meilleure affaire immobilière à Rabat? Est-ce l’achat ou la location? Selon Adil Rahmoune, directeur général de l’agence «Immo Clair Service» - Rabat, «acquérir un bien immobilier est beaucoup plus bénéfique que le fait de le louer». D’une part, parce que les prix de location sont trop élevés, et d’autre part l’option d’achat permet à terme une plus-value potentielle voire certaine. Ainsi, se procurer un terrain peut avoir plusieurs fins.

L’acquéreur peut procéder à l’acte soit pour assouvir son besoin d’habiter et posséder ainsi sa propre maison, soit pour recourir à une spéculation pure et simple. Force est de constater que ce sont surtout les notaires et les promoteurs immobiliers qui optent pour cette activité, souvent génératrice de profits. Ainsi, beaucoup de contraintes, notamment la hausse vertigineuse des prix, empêchent la classe moyenne d’acheter un logement. De ce fait, les personnes désirant devenir propriétaires d’un bien immobilier s’orientent de plus en plus vers la périphérie.

A Hay Al Fath, par exemple, des appartements sont proposés à partir de 11.000 DH le m2. Pour les classes incapables d’acheter à ce prix, elles optent plutôt pour le logement à Témara ou Salé. Deux villes où les prix sont relativement supportables. A Témara, la valeur de la pierre varie selon les quartiers. Si l’on se trouve près du centre-ville, le prix du m2 est d’environ 9.000 DH.

Quant aux habitations balnéaires, précisément à Harhoura, il faut compter à partir de 12.000 DH le m2. Plus loin à la nouvelle ville de Tamesna (à 8 km de Témara), l’offre y est diversifiée et séduit toutes les bourses. Des logements économiques (de 35 m2) sont proposés à partir de 200.000 DH, soit près de 6.000 DH le m2. Mieux encore, des appartements moyen standing (de 100 m2) sont à 800.000 DH, le mètre carré du standing vaut 10.000 DH… Encore faut-il que la qualité de la construction et les finitions répondent aux attentes des acheteurs.

Pour ce qui est de Salé, les prix ont même enregistré une baisse de l’ordre de 10%, notamment dans les quartiers se situant à la sortie de la ville, vers Kénitra. Les logements avec des prix attractifs avoisinant les 5.000 DH le m2 ont de quoi séduire.

Toutefois, résider loin du lieu de travail entraîne beaucoup plus de charges, dont les frais de déplacement… Conséquence: même si l’opération d’acquisition du logement est faite au meilleur prix, les charges variables ont tendance à augmenter. Ce qui neutralise indirectement le bénéfice du prix. A ce propos, comme le foncier à Rabat est de plus en plus rare, sa valeur ne fléchit pas, du moins pour l’instant. Dans les quartiers situés à Agdal ou à Hay Riad, il est quasi impossible de trouver un logement à moins de 14.000 DH le m2. Dans le haut Agdal, les prix dépassent 20.000 DH le m2 et deviennent moins vertigineux à Hassan, où ils se situent autour de 17.000 DH le m2.

Quant au quartier Océan, il réunit des habitations qui valent en moyenne 13.000 DH le m2. A noter que les Rbatis sont devenus prudents et exigeants dans leurs choix. Ce qui rend les opérations d’achat de plus en plus compliquées. Ainsi, «les propriétaires ne vendent plus facilement leurs biens immobiliers et refusent catégoriquement de réduire les prix, explique Rahmoune. Aujourd’hui, face à cette situation, la demande d’achat est donc revue à la baisse. Ce qui pousse les gens à opter pour la location qui paraît relativement moins coûteuse. «En vérité, les appartements qui sont à louer font également l’objet d’une forte hausse des prix», prévient Rahmoune.

A Agdal, le loyer d’un appartement de deux pièces seulement (40 à 80 m2) se situe entre 3.000 et 5.000 DH/mois. Dans ce même quartier, les prix peuvent atteindre 17.000 DH/mois pour des appartements de quatre à cinq pièces. C’est seulement dans les quartiers périphériques, notamment à Hay Nahda, Hay El Fath et Menzah, que l’on peut observer une fourchette variant entre 2.000 et 6.000 DH/mois.

Ainsi, pour l’achat comme pour la location, les prix immobiliers à Rabat dépassent largement les moyens financiers des classes moyennes (au sens de l’enquête du HCP). Selon Rahmoune, «du fait de la baisse de la demande d’achat immobilier, les prix proposés par les promoteurs vont être révisés, enregistrant ainsi une baisse de 5 à 10% dans les prochains mois».

Bouchra SABIB

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Foncier à Rabat :disponible mais non aménagé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· La tension sur l’offre de logement est palpable

· A l’intérieur de Rabat, 50% des terrains ne sont pas bâtis


Difficile pour un cadre de trouver un logement à Rabat et en particulier dans les quartiers comme Agdal ou Hay Riad. La location y est chère et l’achat hors de portée. Rabat est devenue sélective enregistrant l’arrivée d’une population aisée, laquelle a fui Casablanca pour sa folie immobilière et sa pollution. A Hay Riad par exemple, le terrain nu est cédé à un prix variant entre 9.000 et 12.000 dirhams le mètre carré. Les cadres se rabattent donc sur Témara ou Salé.

La capitale a même perdu un peu de sa population: «39% des habitants de Salé et 40% de ceux de Témara logeaient auparavant à Rabat», affirme Mohammed Hanzaz, chargé de mission à l’Agence urbaine de Rabat-Salé. Rabat qui compte non seulement des administrations mais également un secteur industriel et une forte poussée dans les services souffre d’un déficit de logements. Les 1.200 produits annuellement sont une goutte d’eau dans l’océan des besoins.

Ce qui soulève les interrogations sur la capacité de la ville à héberger les jeunes salariés amenés à travailler dans l’offshoring, secteur en plein développement ou dans toute autre activité. Le tout tenant compte d’une rémunération ne dépassant pas 3.300 dirhams à 3.500 pour un bac+2. Dans la fonction publique, un échelle 10 démarre à 3.200 dirhams par mois. Le logement social pourrait servir d’alternative mais encore faut-il que les spéculateurs n’envahissent pas cette catégorie. D’ailleurs, à côté de cadres moyens qui se sont rabattus dessus, d’autres les ont acquis et les gardent vides ou les louent.

Quant aux logements à 140.000 dirhams, ils n’ont pas encore démarré. Ils pourraient être programmés à Tamesna, Témara et Sidi Abdellah. Face à ce tableau, Abderrahman Chaoui, consultant et ancien directeur des Domaines, tempère. Il rappelle que «l’on a tendance à oublier les centres existants et qui offrent des possibilités de logement. C’est le cas par exemple de Sala El Jadida». La problématique du logement renvoie aussi à celle du transport. Pour Tamesna par exemple, la liaison avec le tramway ne sera opérationnelle qu’en 2015.

En attendant, Veolia pourrait résoudre le problème. Un plan pour desservir toute la région est en discussion. «Nous avons proposé de nouvelles lignes pour Veolia. Ce sont des lignes directes qui relieraient Sala El Jadida, le Technopolis et Témara à travers la rocade numéro 2», indique Hanzaz. Mais au-delà de ces précisions, la disponibilité du foncier à Rabat soulève toujours des interrogations. Ces dernières années, l’inflation du prix de l’immobilier est souvent justifiée par la rareté des terrains. Se référant aux résultats préliminaires d’une étude réalisée par l’Atelier parisien de l’urbanisme (Apur), Mohammed Hanzaz soutient «qu’à l’intérieur de Rabat 50% des terrains ne sont pas bâtis. Ils sont constitués d’espaces verts et de forêts. Il existe aussi des terrains à l’intérieur du tissu urbain». Mais toute la difficulté est de mobiliser ces parcelles qui appartiennent pour la majorité au privé.

Pour l’ancien directeur des Domaines, il faut distinguer entre le foncier brut et aménagé. «Nous ne pouvons pas dire que le foncier n’existe pas. Il est disponible et à chaque fois qu’on le cherche on le trouve. Le problème est celui de l’aménagement et de la disponibilité des financements nécessaires». Parfois les terrains sont dégagés, mais les aménageurs tardent à se présenter. C’est le cas de Akrach où 1.100 hectares ont été homologués mais n’ont pas encore été ouvertes à l’urbanisation. Aïn Johra ouverte à l’urbanisation depuis 7 ou 8 ans vient juste de décrocher son premier contrat. Une première parcelle vient d’être cédée à l’entreprise Zodiac, spécialisée dans l’aéronautique qui démarre avec 500 ingénieurs. A Aïn Johra, un parc industriel sera mis en place avec tous les services autour: hôtels, logement sur place, etc.

Khadija MASMOUDI

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15 juin 2009

Sit-in devant le HCR à Rabat: les réfugiés demandent leur réinstallation

au faitmaroc.com

Les réfugiés subsahariens au Maroc ont observé lundi à Rabat un sit-in "illimité" devant les locaux du HCR. Ils demandent leur réinstallation. Le mouvement n'est pas passé inaperçu.

Après le sit-in de 2007 qui s'est terminé par l'évacuation manu militari des manifestants, le "Rassemblement de Tous les Réfugiés au Maroc", structure qui réunit toutes les associations de réfugiés au Maroc, observait lundi un sit-in pacifique illimité devant les locaux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Rabat (HCR). Motif : demander leur réinstallation dans des pays où il y a plus de chances d'intégration et une vie décente.


"Le mouvement s'est déclenché vers 8h00 du matin et n'est pas prêt de se terminer de sitôt tant qu'on aura pas eu gain de cause"

Fiston Massamba, réfugié congolais

Vers 10h00 du matin, ils étaient environ une soixantaine, hommes, femmes et enfants. Bref, des familles entières qui n'ont plus d'autres recours que de manifester devant le bureau qui est censé les protéger et les aider à s'intégrer dans le pays d'asile.

Un communiqué du "Rassemblement de Tous les Réfugiés au Maroc" déplore "plusieurs années de souffrance, d'expulsions, de refoulements et d'arrestations arbitraires, la non reconnaissance du statut de réfugié par les autorités marocaines, l'absence de documents administratifs (carte de séjour) permettant l'accès au marché de l'emploi et de la libre circulation, des conditions sanitaires déplorables, un accès non acquis à l'éducation… ".

"Jusqu'à présent, il n'y a pas de réactions de la part du HCR. Tout ce qu'ont nous a dit, c'est que M. Johannes Van Der Klauw, représentant du HCR au Maroc, ne sera de retour que mercredi. Ils nous ont demandé de rentrer chez nous et désigner une délégation pour discuter de nos doléances mercredi 17 juin, mais on préfère rester ici jusqu'à son retour"

Fiston Massamba.


Aussitôt alertée, la police a vite investi les lieux pour veiller à ce que le mouvement ne dégénère pas en émeute surtout que le sit-in se tient à une centaine de mètres seulement du Ministère des Affaires Etrangères sur l'Avenue Tarik Ibn Ziad, passage emprunté par les convois officiels mais surtout par le cortège royal.

Les responsables de la Sûreté Nationale ont mis en garde les manifestants qu'ils risquent d'être évacués de force s'ils ne rentraient pas chez eux. En tout cas, les réfugiés savent pertinemment qu'ils ne risquent rien tant qu'il fait jour.

Côté HCR, motus et bouche cousue. La chargée de protection, qui vient à peine d'être nommée au Maroc, n'a pas souhaité nous parler. Devant son incapacité à gérer la situation, le HCR a sollicité l'aide du PNUD. C'est ainsi que le représentant de cette institution au Maroc, M. Mourad Wahba, est venu sur place pour essayer de discuter avec les manifestants, en attendant le retour du chef du bureau du HCR. Pour le moment, le sit-in continue…

Auteur : Younes Foudil

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22 mai 2009

La ville de Rabat ne connaît aucune situation d'insécurité

au faitmaroc.com

La ville de Rabat ne connaît aucun relâchement sécuritaire et les crimes enregistrés dans la capitale restent d'ampleur minime comparativement aux villes de même dimension, a affirmé mercredi le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Le ministre, qui s'exprimait lors de la séance hebdomadaire des questions orales, a évoqué à cet égard les différentes activités culturelles, artistiques et sportives abritées par la capitale et qui drainent des centaines de milliers de personnes sans qu'aucun problème sécuritaire particulier ne soit enregistré.

Les autorités administratives locales accordent un intérêt particulier au dossier de la lutte contre la criminalité et mobilisent tous les moyens pour y faire face et oeuvre de manière inlassable en coordination avec les services concernées, sûreté nationale ou forces auxiliaires, pour lutter avec la fermeté et toute la célérité requises contre les crimes et présenter leurs auteurs à la justice.

Il a rappelé, dans contexte, l'organisation de rondes mixtes périodiques, soulignant que les services sécuritaires oeuvrent de concert pour lutter contre tout genre de fléau, soulignant les efforts déployés en vue de fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour permettre aux forces de l'ordre de mener leurs missions dans les meilleures conditions.

Le ministre a ajouté que les services de sécurité oeuvrent dans leur approche pour une intervention plus rapide et plus efficace, évoquant, à cet égard, le projet d'installation de caméras de surveillance dans les boulevards publics en vue d'améliorer la sécurité des citoyens ainsi que le redéploiement de ses éléments pour des missions dissuasives et répressives.

MAP

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3 mai 2009

La classe ouvrière commémore à Rabat la fête du travail

CASAFREE

La classe ouvrière de la capitale a commémoré, vendredi, la Fête du travail à travers des meetings et des défilés lors desquels les différents syndicats ont plaidé, notamment, pour l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens et des conditions matérielles et sociales des travailleurs, ainsi que pour le respect par le gouvernement des engagements pris lors des rounds du dialogue social.

Dans un climat empreint de calme et de discipline, les travailleurs ont également considéré que la suspension de l'examen du projet de Code de la route au niveau de la Chambre des Conseillers constitue un acquis de taille pour la classe laborieuse.

Ainsi, dans un meeting tenu face au Marché central (Bab Jdid), Mme Touria Lahrech et M. Mustapha Chtatbi, respectivement membre du bureau exécutif et secrétaire régional de la Confédération démocratique du travail (CDT), ont réitéré l'engagement du syndicat à poursuivre le processus de négociation collective fructueuse, appelant à l'établissement d'un véritable partenariat avec le gouvernement et le patronat.

Ils ont, en outre, appelé le gouvernement à impliquer davantage les organisations politiques et syndicales dans le processus de prise de décisions dans les différents domaines.

Les deux responsables syndicaux ont également appelé à une mobilisation des travailleurs pour assurer le bon déroulement des élections professionnelles et des prochaines échéances communales, à travers la participation massive et la lutte contre toutes les formes de fraude électorale.

Ils ont également salué le militantisme de l'ensemble des secteurs d'activité de la CDT qui se sont mobilisés pour dénoncer "l'échec" du dialogue social dans les secteurs de l'enseignement, la santé, l'habitat et les collectivités locales.

Pour sa part, la section de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) a, dans un meeting organisé dans l'avenue Misr, mis en exergue la satisfaction effective de certaines revendications relatives notamment à la réduction de l'Impô t sur le revenu, l'augmentation générale des salaires et du quota de la promotion par ancienneté, la révision de plusieurs statuts, le soutien de la Caisse de compensation et l'intensification du contrô le des prix des produits de base.

En dépit de la conjoncture économique mondiale difficile, plusieurs revendications ont été réalisées sous l'égide de l'actuel gouvernement, grâce à l'institutionnalisation du dialogue social et d'un processus de concertation sereine et efficace, a estimé Mme Khadija Zoumi, responsable de la section régionale de l'UGTM qui a organisé, à cette occasion, un défilé à travers les principales artères de la capitale.

Un appel a également été lancé pour la révision des statuts de certains secteurs semi-publics, la réforme du système des retraites, la restructuration radicale du secteur des transports, l'intégration des différentes catégories de chauffeurs au système de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et au système de couverture médicale et sociale, l'élaboration d'un code de la route adéquat, l'appui des secteurs productifs, le respect du code du travail, la promulgation d'une loi relative aux syndicats et le renforcement des libertés syndicales.

Dans son meeting régional tenu à Bab Bouiba, l'Union nationale du Travail au Maroc (UNTM) a appelé à une hausse des salaires pour faire face à la flambée des prix et à la détérioration du pouvoir d'achat, ainsi qu'à la généralisation de la couverture médicale à l'ensemble de la classe ouvrière et des citoyens, sur la base du principe d'égalité dans l'accès aux soins de santé.

En vue d'améliorer les conditions de la femme travailleuse, l'UNTM a également plaidé pour la réduction des heures de travail, l'adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le respect des droits relatifs à la maternité et à l'allaitement, la mise en place de crèches dans les lieux de travail, outre la réalisation de l'égalité en termes de salaire et de conditions professionnelles.

Dans son intervention, le secrétaire régional Abdessamad Abou Zohair a affirmé que la célébration du 1er mai est une occasion pour mettre l'accent sur la cause centrale des travailleurs qu'est la préservation du pouvoir d'achat des citoyens face au renchérissement des prix et le soutien des classes moyennes afin de préserver la paix sociale.

De son cô té, l'union régionale des syndicats de Rabat-Salé-Témara, affiliée à l'Union marocaine du travail (UMT), a placé son meeting, organisé à la Place Mamounia, sous le signe "Travailleurs et travailleuses et alliés de la classe ouvrière : unissez-vous!".

Dans une allocution au nom du secrétariat général de l'UMT, M. Said Yassine a affirmé que le 1er mai constitue une occasion pour dénoncer "les atteintes aux libertés syndicales", appelant au respect des droits élémentaires des ouvriers, à l'application effective des dispositions du Code du travail et des lois sociales, à l'augmentation générale des salaires, à la révision du système des indemnités et à l'encouragement des conventions collectives sectorielles.

L'Union a, en outre, appelé les militants du syndicat à oeuvrer à la consécration des principes de l'UMT afin de préserver sa force, l'unité et la solidarité des ouvriers étant nécessaires à la réalisation de leurs revendications.

La section régionale de la Fédération démocratique du travail (FDT) a, quant à elle, célébré la fête du travail sous le signe ''Soutenons les droits et revendications des salariés et la stabilité de l'emploi pour faire face aux répercussions de la crise''.

Au cours d'un meeting tenu place Mamounia, M. Abdelhamid Fatihi, secrétaire général adjoint de la FDT, a appelé à un traitement positif des causes justes et légitimes de la classe ouvrière aussi bien au niveau du secteur public que privé, soulignant que l'amélioration des conditions sociales est une condition sine qua non au développement politique et économique du pays.

De son cô té, le Syndicat populaire des salariés (SPS) a organisé un meeting sous le thème "non au reniement des droits, oui à la lutte populaire", lors duquel il a appelé au respect des libertés syndicales, à l'amélioration des conditions sociales des salariés, à la promulgation du code des syndicats et à la suspension du code de la route pour le soumettre à l'examen dans le cadre d'un débat national.

Le secrétaire général du syndicat, M. El Hassan El Mardi a plaidé pour une hausse du SMIG et l'implication de toutes les centrales syndicales dans le dialogue social, réitérant son appui à la régionalisation élargie comme solution démocratique juste.

Lors d'un meeting organisé à Bab El Had sous le thème "La démocratie, fondement de la bonne gouvernance", l'Union générale démocratique des travailleurs (UGDT) a, quant à elle, appelé à l'augmentation de 30 pc des salaires, au respect des libertés syndicales, à la suspension du Code de la route et à la promotion de l'emploi pour lutter contre le chô mage des jeunes.

Le Secrétaire général de l'Union, M. Jelloul El Gharsili a souligné, à cette occasion, la nécessité de soutenir la classe laborieuse qui souffre de la crise économique mondiale et ses répercussions sur les secteurs productifs.

Pour sa part, l'Organisation démocratique du Travail (ODT) a célébré la fête du travail sous le signe "Ensembleà pour l'égalité sociale et des salaires et une distribution équitable des richesses".

A cette occasion, l'ODT a plaidé, entre autres, pour l'amélioration des conditions de vie et du travail des salariés, la préservation des intérêts socioprofessionnels et socio-économiques de la classe ouvrière, la protection du pouvoir d'achat et l'augmentation du SMIG des pensions de retraite.

Les participants ont, en outre, réitéré leur attachement à la préservation de l'intégrité territoriale du Royaume et à la défense des causes arabes justes.

MAP

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13 avr. 2009

Rabat/lycée Moulay Youssef - Les travaux achevés

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Retour des lycéens au bercail, l’été prochain

· Augmentation de la capacité de l’internat à 440 places



Depuis presque une année, le lycée Moulay Youssef de Rabat est en plein chantier. Il s’agit d’une profonde opération de transformation et de lifting de ses bâtiments. «Par ces travaux on vise à améliorer les conditions de scolarisation et d’hébergement de nos élèves, notamment ceux inscrits dans les classes préparatoires pour les grandes écoles d’ingénieurs», indique Zaaraoui Ahmed, directeur du lycée.

En effet, il sera procédé à l’aménagement et l’agrandissement de l’internat qui se trouve dans un état lamentable indigne d’héberger des étudiants. La capacité de ce dernier passera à 440 places au lieu des 270 actuelles. C’est ce qui permettra de loger deux étudiants par box et augmenter l’effectif des élèves des classes préparatoires. On profite également de ce chantier, dont le coût dépasse les 10 millions de DH, pour la réfection des vestiaires et les douches ainsi que les laboratoires du lycée.

Passage pour l’élite

Pour que la réalisation de ce chantier se déroule dans de bonnes conditions, la direction du lycée a décidé de transférer provisoirement les lycéens à un autre établissement de la capitale afin qu’ils poursuivent leur scolarité normalement. «Pour les élèves des classes préparatoires, en dépit des travaux on a jugé utile de les garder au lycée, proches de l’internat et des laboratoires nécessaires à leur scolarisation», indique Zaaraoui. Les travaux avancent conformément aux délais. La livraison de la première tranche est attendue à la fin de ce mois. Alors que l’achèvement de la majorité des travaux est prévu avant le début de la prochaine rentrée scolaire; le retour des lycéens à leur établissement pourrait alors s’effectuer. Mais pour l’internat, la réfection de l’un de ses pavillons ne sera terminée qu’à la fin de cette année.

Utile de rappeler que cet établissement légendaire de la capitale a constitué un passage obligé pour la majorité de l’élite du pays pour lui permettre d’accéder aux prestigieuses écoles d’ingénieurs françaises comme l’Ecole polytechnique et Centrale de Paris. Sur ce volet, le taux de réussite enregistré par les élèves de ce lycée dans le concours national pour l’accès aux grandes écoles d’ingénieurs du pays a été de près de 95%. Pour les écoles françaises, l’établissement de Rabat a réalisé les meilleurs résultats dans les pays de l’Afrique du Nord, selon Zaaraoui, avec 6 admis à l’Ecole polytechnique et plus que le double pour les Ponts et mines sans oublier 9 autres pour l’Ecole Centrale de Paris. Pour cette année les élèves ambitionnent de garder cette performance. Dans ce cadre, près de 130 élèves de la deuxième année des classes prépa ont bénéficié dernièrement d’une opération de concentration d’une durée de 5 jours au centre d’estivage de Maroc Telecom situé à Harhoura. Cette initiative a été réalisée avec le soutien de la CDG, l’association des parents d’élèves ainsi que les professeurs.

Nour Eddine EL AISSI

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le Centre Mohammadia de Bab Chellah : espace pour mendiants et enfants abandonnés

Le Matin.ma

Rouée de coups et jetée enceinte dans la rue par son mari, Naïma a vécu une descente aux enfers dans les rues de la capitale avant de trouver la planche de salut dans le Centre Mohammedia pour la protection sociale, dont elle a entendu parler de bouche à oreille.

Une vraie renaissance pour cette mère de deux fillettes, rencontrée au centre. «J'ai retrouvé espoir et repris confiance, grâce à l'aide, l'accompagnement et le soutien psychologique du personnel de ce centre, qui m'a aidé à reprendre ma fille, dont j'ai été privée pendant trois ans et qui était maltraitée par son père et sa seconde femme», confie-t-elle à la MAP.

Naïma a trouvé réconfort et soutien moral au Centre Mohammadia. Le Centre s'investit dans la lutte contre la mendicité et le vagabondage. En plus de la réinsertion familiale et institutionnelle, le Centre Mohammadia offre la possibilité d'une insertion professionnelle au profit des personnes en situation difficile, indique Ahmed Zaoui, responsable de la communication INDH à la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs.

Objectif, la sensibilisation et l'écoute
Dans ce cadre, des conventions de partenariat seront conclues incessamment avec l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), le ministère de l'Artisanat et le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime. De même, un partenariat est envisagé avec le Centre hospitalier universitaire de Rabat pour accorder la priorité aux malades reçus au centre, annonce-t-il.

Le Centre Mohammadia pour la protection sociale, créé en mai 2008, se trouve à Bab Chellah (ancienne médina de Rabat). Il accueille, chaque jour, en moyenne 20 personnes en situation d'errance, recueillies par les membres des Unités mobiles d'assistance sociale (Umas). Dans la cour, des vieillards, handicapés mentaux ou physiques, mais surtout des mendiants, en majorité des femmes, fraîchement arrivés. Ils sont sensibilisés et écoutés par une équipe d'assistantes sociales récemment recrutées dans le cadre d'une convention conclue avec le Ministère de développement social, de la solidarité et de la famille.

«L'objectif est de les dissuader de retourner à la mendicité», affirme le directeur du centre, Abdenbi Chouit.

L'équipe doit d'abord procéder à leur identification, établir un fichier afin de procéder à une enquête sociale, explique M. Chouit.

Une enquête-échantillon du Centre Mohammadia révèle que 52% des mendiants sont des femmes, et 33% des enfants.

Près de 53 pc des personnes mendient en compagnie de leurs enfants, «la plupart du temps pour susciter la compassion et la pitié», précise M. Zaoui.

En outre, près du quart des mendiants reçus au centre habitent la ville de Rabat, les autres sont originaires d'autres villes du Maroc, selon l'enquête.

Parmi les groupes vulnérables hébergés provisoirement dans le centre figurent également des femmes affectées psychologiquement par la violence et la pauvreté, à l'image de cette jeune fille de 19 ans, mère d'un garçon né à la suite d'un viol. Rencontrée dans l'un des dortoirs du centre, elle ne se confie pas facilement. Victime de la séparation de ses parents, elle aurait été violée par le compagnon de beuverie de son père. «J'ai décidé de quitter la maison et j'ai subi une autre grossesse non désirée», a-t-elle confié.

En phase d'accompagnement psychologique dans le centre, elle essaye de remonter la pente. «Après l'accouchement, elle sera engagée par l'association Mohammadia pour la protection sociale, gérante du centre», assure M. Saïd Belbachir, président de l'association, professeur universitaire et ex-ministre.

Afin de favoriser l'autonomie de ces femmes vulnérables, le centre leur offre une formation (couture, broderie et autres travaux manuels). Il s'agit d'une action menée en partenariat avec le tissu associatif local, notamment l'association Mohammadia pour la Protection sociale.

«Nous envisageons de signer des conventions avec les grandes surfaces en vue de la création de stands présentant à la vente des produits de ces femmes», indique, pour sa part, Mme Aicha Datsouli conseillère de l'association Mohammedia.

De nouveaux espoirs naissent pour ces enfants
Redonner espoir à ces personnes en situation précaire, telle est la devise du centre qui s'occupe aussi des enfants mendiants ou victimes de dislocation des liens familiaux. C'est notamment le cas de cette fillette et de ses trois petits frères, retrouvés dans un état lamentable par les équipes du centre dans une masure. Admis au centre, et entourés de chaleur et d'affection, ils commencent à retrouver goût à la vie, en jouant dans un dortoir. «Ils ont été abandonnés dans une masure par leurs parents, malades mentaux. Leurs corps étaient couverts de crasse», rapporte la gouvernante du centre Fatima Houmayez.

Déjà marqués par les épreuves de la vie, certains enfants gardent, malgré tout, le sourire. «Je mange bien, je vais à l'école et je joue», dit Samir, un enfant de 8 ans qui vivait avec ses parents et ses cinq frères et sœurs dans une seule pièce au quartier l'Océan de Rabat. «Son père, un concierge, l'a amené au centre pour être scolarisé. Il l'a depuis abandonné», déplore-t-elle.

De nouveaux espoirs naissent pour ces enfants défavorisés auxquels le centre offre un cadre protecteur et propice à la réinsertion. «On leur offre soins et nourriture, hébergement, scolarité et formation professionnelle, notamment dans la maréchalerie pour les jeunes âgés de 16 ans afin de leur permettre de réussir leur intégration sociale et de garder leur dignité», soutient M. Belbachir, ajoutant que dix enfants hébergés au centre sont scolarisés par l'association.

Dans le but de pallier à la faiblesse de la capacité d'accueil qui compromet les efforts de lutte contre la mendicité et le vagabondage, trois nouveaux autres centres ouvriront bientôt leur porte : un centre pour enfants en situation difficile, un autre pour personnes âgées sans abri à Yaâcoub Al Mansour, et le nouveau complexe social Aïn Atig.

Outre le Centre Mohammadia, ces infrastructures d'accueil supplémentaires s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie préfectorale de la Wilaya.

D'une capacité d'accueil de 1.600 personnes, ces centres vont offrir aux enfants abandonnés, aux personnes âgées démunies sans abri et aux malades mentaux un nouveau cadre de vie garantissant leur droit à la dignité, souligne M. Zaoui. Ils focaliseront sur l'écoute, la sensibilisation et l'insertion des pensionnaires, au lieu de se cantonner dans la vocation traditionnelle d'hébergement et de restauration.

Par MAP

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8 avr. 2009

Le doute plane sur le projet Emaar de la corniche de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

C’est le très officiel Centre régional d’investissement (CRI) de Rabat qui tire en quelque sorte la sonnette d’alarme.

Ce projet du groupe émirati Emaar sur la corniche devait démarrer au quatrième trimestre 2008. Or jusque-là, rien n’a été fait. Le CRI parle «de peu de visibilité». Mis à part ce cas, le reste des projets prévus est soit finalisé, soit en cours de réalisation.

Corniche de Rabat

«Peu de visibilité de façon générale sur ce projet aussi bien en termes de consistance que d’avancement effectif». C’est en ces termes que le Centre régional d’investissement (CRI) de Rabat évalue l’état de ce projet annoncé en grande pompe en 2006. En principe, le démarrage des travaux était prévu par le groupe émirati Emaar pour le quatrième trimestre 2008 avec les premières livraisons en 2010. Mais aucune avancée à relever à ce jour.

Ce projet consiste dans la réalisation en deux séquences d’un nouveau plan d’aménagement sectoriel sur le littoral de Rabat comprenant le relogement de 1.000 ménages bidonvillois ainsi que la mise à niveau des infrastructures de base et des équipements. La première séquence, Saphira, s’étalera sur 144 hectares et nécessitera 13 milliards de dirhams d’investissement. Elle portera sur 2.800 appartements, 16.000 m² d’espaces commerciaux, d’animation et restauration, 72.000 m²d’espaces bureaux et deux hotels 5* (300 et 210 chambres). Pour la deuxième séquence, 3,1 milliards de dollars d’investissements sont prévus. Elle reste à définir.

Université internationale de Rabat


Le projet consiste dans la construction d’une grande université. Le terrain de 20 hectares est mis à disposition par l’Etat dans le cadre d’un accord avec MedZ. Les premières formations seront dispensées à partir de septembre 2009 en informatique. Il s’agit d’une phase transitoire de 2 ans en attendant la livraison des locaux définitifs en 2011. A terme, l’université comptera un département de sciences politiques, une école de tourisme, une école d’architecture, un institut d’aéronautique, un département d’agro-industrie, une école d’études pétrolières…

D’autres pôles sont en cours de réflexion tels que la santé, l’environnement et le développement durable.

L’investisseur est la société «Université internationale de Rabat privée». Ce projet nécessitera 185 millions d’euros (sur 5 ans) dont 50 millions d’euros à lever dès 2009.

Aménagement de la corniche de Bouknadel

Ce projet, dont le maître d’ouvrage est Douja Promotion (Groupe Addoha), nécessitera un investissement global de 6 milliards de dirhams. Sa mise en service est prévue pour 2013. Il se décline en deux phases dont la première s’étale sur 113 hectares. Elle consiste en une zone résidentielle comprenant 2.517 villas dont 140 villas ryads et 6.578 appartements. Des commerces et animation, des hôtels, des golfs ainsi que d’autres équipements y sont prévus. La deuxième tranche porte sur 260 ha. Un village des pêcheurs de 1.365 appartements, des commerces, un yacht club, une marina de 500 anneaux, et un parking de 2.600 places en sous-sol y sont prévus.

Aménagement de la Vallée du Bouregreg

L’aménagement de la vallée qui s’étend sur 6.000 hectares vise à réhabiliter le site et promouvoir l’espace dans le respect de l’environnement. Ce projet se décline en six séquences : Bab Al Bahr, Amwaj, Kasbat Abi Raqraq, Sahrij Al Oued, El Menzeh Al Kebir, Bouhayrat As Souhoul. La première séquence est la plus avancée. Le port de plaisance de Salé est achevé ainsi que les quais et débarcadères. Le tunnel des Oudayas est en cours ainsi que le pont Moulay Al Hassan, le tramway ainsi que le programme d’aménagement hôtelier et immobilier.

Riad Al Andalous

Il s’agit d’un ensemble immobilier et d’un projet touristique. Le complexe sera bâti sur 53 hectares. Il se trouve à l’emplacement de l’ancien zoo et le maître d’ouvrage est Douja Promotion (Groupe Addoha). L’investissement global est de 4,650 milliards de dirhams. Les livraisons ont démarré fin 2007 et s’étaleront sur 4 ans en fonction de la vitesse de vente.


Ville nouvelle de Tamesna


Ce projet, dont le maître d’ouvrage est Al Omrane, consiste dans la réalisation de 250.000 logements à l’horizon 2016 ainsi que 145 équipements collectifs (voir aussi L’Economiste du 31 mars 2009 n° 2993).

K. M.

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1 avr. 2009

Tabagisme dans les écoles : Rabat moins touchée que les autres villes du Maroc

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Les filles commencent à fumer plus tôt que les garçons

· Sensibilisation et communication s’imposent


Ces dernières années, l’usage de la cigarette prend de l’ampleur, notamment parmi les jeunes collégiens et lycéens aussi bien garçons que filles. Les responsables de la santé sont inquiets des conséquences de cette situation sur les élèves. «Le tabac fait le lit de la consommation des drogues, particulièrement chez les jeunes», souligne un médecin de la santé scolaire à Rabat. Ce dernier rappelle que le tabagisme et l’usage de drogues sont parmi les causes principales de certains cancers. La sensibilisation et la communication sur ce sujet s’imposent donc pour prévenir contre ce mal.

Pour cela, il faut tout d’abord faire l’état des lieux au sein de nos établissements scolaires. C’est dans ce cadre qu’un audit tabac a été lancé dans un premier temps dans 5 régions du pays. Il s’agit de Fès-Boulemane, Marrakech-Tensift-El Haouz, Meknès-Tafilelt, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et Souss-Massa-Draâ. Cette étude de terrain a été initiée par l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer en partenariat avec les ministères de l’Education nationale et de la Santé dans le cadre du projet «collèges, lycées et entreprises sans tabac».

Selon les premiers résultats de cette étude, lancée au début de l’année scolaire 2008/2009, la région de Rabat reste la zone la moins touchée avec le taux de prévalence le plus faible enregistré qui est de 1%. La région du Souss vient en tête avec un taux de 3% suivie de celle de Meknès avec 2,7%. Pour Rabat, cette étude a touché les élèves de la première année du collège et du lycée appartenant à 10 établissements scolaires dans les 4 provinces de la région. L’effectif global de cet échantillon, d’un âge moyen de 15 ans, s’élève à 3.976 élèves avec un taux de participation de 98,10%. Selon cette enquête, le nombre des élèves fumeurs est de 71 dont 15 filles. Ce qui donne un taux de prévalence chez les garçons plus élevé, soit 3,2% contre 0,8% chez les filles. Mais on doit signaler que ces dernières commencent à goûter à la cigarette à un âge précoce: 12,9 ans contre 13,5 ans chez les garçons. Cependant, ces derniers fument plus de cigarettes, soit une moyenne de 8,4 unités par jour contre 6,2 chez les filles. Ce qui nécessite une dépense quotidienne de l’ordre de 16 DH par jour.


Les élèves interrogés sont très conscients des effets néfastes du tabac sur leur santé (96%) et les parents ainsi que les médias restent les moyens de sensibilisation les plus efficaces. 28 élèves ont pu arrêter de fumer et 77,6% ont l’intention de le faire dans le futur proche. On retient aussi que 43,7% des élèves fumeurs ont au moins un frère ou une sœur qui fume. Pour les parents et les amis, les taux sont respectivement de 46,5% et 60,6%.


Nour Eddine EL AISSI

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31 mars 2009

Tamesna: Les premières clés promises pour avril

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· A fin mars, 2.850 logements achevés

· 11.540 unités en cours

· 7.700 mises en chantier prévues cette année


Finalement c’est en avril que la ville nouvelle de Tamesna accueillera ses premiers habitants. Soit avec un léger retard par rapport au calendrier prévisionnel. Initialement l’on annonçait, en effet, les premières livraisons pour décembre 2008. Soit un retard de trois mois. En cause, selon les responsables de Tamesna Al Omrane, des conditions climatiques particulièrement rudes cette année. Ce qui a occasionné des arrêts de chantier à plusieurs reprises. Mais aussi un déficit de main-d’œuvre dont le pic est enregistré pendant les périodes des fêtes religieuses. Autre cause, et non des moindres, la lourdeur des dossiers à instruire par la commission technique au niveau du guichet unique.

Le souci de fournir un produit de qualité exige un travail méticuleux. Or, «les dossiers comportent une multitude de plans qui doivent être étudiés avec minutie. Ce qui demande beaucoup de temps», explique-t-on à la direction technique de Tamesna Al Omrane. Mais, il faut dire que le programme de la ville nouvelle, bien qu’il soit important, ne dispose pas d’une équipe dédiée en permanence au suivi et à l’instruction de l’ensemble de ces dossiers. En effet, un ou deux représentants de chaque administration habilitée à statuer sur les permis de construire et d’habiter sont délégués pour travailler sur les dossiers.

Ceux-ci se réunissent uniquement deux fois par semaine. Ce qui, au vu du nombre des dossiers et de leur consistance, demeure insuffisant pour suivre le rythme de l’avancement du chantier. D’où fatalement du retard, évalué entre 5 à 6 mois, selon les informations mêmes des services de Tamesna Al Omrane. Toutefois, sur les 87 dossiers à instruire, une dizaine sont en cours d’autorisation. En termes de réalisation de logements, à fin mars, l’on parle de quelque 2.850 unités achevées dont 192 à faible valeur immobilière, 2.110 appartements et 290 villas économiques. A côté, ce sont 11.541 logements qui sont en cours de travaux. Et pour cette année, le calendrier prévoit 7.704 mises en chantier dont 1.979 unités destinées au relogement des habitants du bidonville Sidi Yahya Zaër.

Dès le départ, le projet de ville nouvelle à proximité de Rabat a suscité un véritable engouement qui ne s’est pas démenti tout au long de l’avancement des travaux. Au contraire, il s’est exacerbé, à en croire des responsables sur place. Ce qui s’explique par la proximité de la ville des grands centres urbains et également par les promesses en matière d’aménagement, d’urbanisation et de commodités incluses dans le programme.

A l’instar des nouveaux centres urbains, Tamesna est pensée en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, centres commerciaux, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeunes, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standings…). L’idée est de favoriser au maximum la mixité sociale et de couper court aux tendances d’antan qui ont engendré cloisonnement et ségrégation sociale.

Ainsi à Tamesna, les villas économiques et les appartements de standing jouxtent les logements sociaux. Mieux, soulignent les responsables de Tamena Al Omrane, outre la mixité sociale, la ville, telle qu’elle est conçue, permettra aux habitants des unités à faible VIT de bénéficier des mêmes équipements et infrastructures que ceux destinés aux propriétaires des autres produits. Rappelons que la nouvelle cité devrait accueillir quelque 250.000 habitants. C’est le holding Al Omrane (plus précisément sa filiale Al Omrane Tamesna) qui est en charge de ce projet dont le coût global est estimé à 15 milliards de dirhams. Sur les 52.000 logements programmés, 10.000 unités seront destinées aux ménages à faibles revenus.

K.E.H

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Tamesna : comment le chantier avance

· Infrastructures de viabilisation quasi achevées

· Des équipements de proximité opérationnels

· Des programmes ralentis ou arrêtés


Des programmes pratiquement achevés, d’autres en dernière phase de finalisation. Les contours de la ville nouvelle de Tamesna dans la banlieue de Rabat (8 km de Témara) se précisent. La dynamique imprimée à ce chantier depuis son lancement se poursuit et les travaux avancent à un rythme plus ou moins soutenu. Certes, comme tout méga-programme, celui-ci accuse quelque retard. Ce qui suscite des réactions de mécontentement et d’impatience aussi bien du côté acquéreurs que promoteurs. En effet, à en croire les responsables sur place, promoteurs et gestionnaires du projet ont dû composer avec des arrêts forcés de chantier imposés notamment par les conditions climatiques particulièrement sévères cette année. Ces suspensions de travaux, qui ont coïncidé avec des départs d’ouvriers pour les fêtes religieuses, ont engendré un retard cumulé de trois mois. Ceci dit, il faut reconnaître que la création d’une ville est un projet de longue haleine. Le cycle de production est généralement lent en raison de la multiplicité d’opérateurs qui rend la maîtrise du long terme difficile.

Il n’empêche, si l’on se réfère à ses initiateurs, la ville de Tamesna sera livrée dans les délais impartis. D’ailleurs, s’agissant des infrastructures de viabilisation, les travaux sont en dernière phase de finalisation, notamment en ce qui concerne le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité. L’infrastructure primaire in site est entièrement réalisée. «La ville s’est dotée de la quasi-totalité des infrastructures de viabilisation et les premiers équipements publics sont en cours de construction», est-il indiqué du côté de Tamesna Al Omrane. Ce qui permettra l’installation des premiers habitants. Parallèlement, les travaux pour la réalisation des autres tranches des programmes se poursuivront.

Rappelons que le plan d’urbanisme de Tamesna prévoit, en tout, 145 équipements collectifs dont 25 écoles primaires, 14 collèges et 6 lycées. Un campus universitaire, un hôpital multidisciplinaire, cinq centres de santé et deux cliniques privées sont également au menu. Le volet sport et culture n’est pas en reste avec la construction d’un complexe sportif, 5 terrains de sport, 4 salles omnisports, 2 centres de formation et 5 maisons de jeunes. L’ensemble de ces équipements est réalisé par les promoteurs partenaires et Al Omrane. A ce jour, sont déjà opérationnels sur le plan équipements de proximité, un centre commercial, une école et un poste de gendarmerie. Plus de 20 autres équipements seront lancés en 2009 dont 5 à achever la même année. L’objectif est d’arriver à une ville à part entière à l’horizon de 2016.

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Routes


Parallèlement à la finalisation des premiers logements, le programme s’accompagne de la réalisation des équipements. C’est le cas notamment pour les infrastructures hors site qui visent le renforcement de la voie liant Tamesna au réseau autoroutier. En effet, le lancement de ce chantier, prévu initialement pour fin 2008, est annoncé pour avril.

Khadija EL HASSANI

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30 mars 2009

Corniche de Rabat : démarrage des travaux prochainement

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Lancement de la première tranche sur 120 ha

· Le coût d’investissement avoisine les 13 milliards de DH


Depuis la signature de la convention en 2006 portant sur le projet d’aménagement de la corniche de Rabat, on n’en parle que très peu. A tel point que pour certains, il ne verra plus le jour surtout avec la crise actuelle qui a été un coup dur pour les secteurs de l’immobilier et du tourisme.

En principe les travaux devaient être entamés par le groupe Emirati Emaar au quatrième trimestre de 2008. Mais les initiateurs du projet ont, semble-t-il, décidé de prendre le temps nécessaire pour apporter les modifications aux plans d’aménagement en vue d’assurer la réussite de ce mégaprojet de la capitale dont le coût global d’investissement dépasse les 3 milliards de dollars.

Le respect du paysage de ce site maritime a été parmi les points qui ont nécessité une révision des plans. Objectif: ne pas prévoir de construction au niveau du front de mer (cf. www.leconomiste.com). Et ce, pour permettre de garder une vision panoramique et naturelle de ce site qui constitue la principale valeur ajoutée pour le projet. Donc, il a été décidé de réserver le côté mer aux activités tertiaires et de loisirs, alors que les programmes résidentiels seront réalisés côté terre. Selon une source proche du dossier, tout est prêt pour lancer les travaux dans quelques semaines. La direction de Emaar a été contactée plusieurs fois pour en préciser la date, mais en vain.

Rappelons que le projet comprend deux phases. Pour le moment, ce sont les composantes de la première baptisée Saphira qui sont ficelées. Le coût d’investissement de cette partie avoisine les 13 milliards de DH. Il est prévu la construction de 2.800 appartements et 16.000 m2 d’espaces commerciaux, d’animation et de restauration. La partie bureau figure également au menu avec une superficie de 72.000 m2. On retient aussi la construction de deux hôtels 5 étoiles d’une capacité totale de 510 chambres.

Marina et tour d’affaires

Cette première phase porte sur un programme de construction d’un million de m2 planchers à partir de la commune Harhoura sur une superficie de 7 ha. Le coût global de ce chantier de grande envergure avoisine les 30 milliards de DH. Etalée sur 11 km le long de la côte atlantique et une superficie de 330 ha allant de Bab El Bahr (près des Oudayas) à Harhoura (Témara), la corniche de Rabat fait l’objet d’un grand projet d’aménagement à vocation touristique et de loisirs.

Le projet consiste en la construction de 3 hôtels, 2 tours de 25 étages, des plateaux de bureaux, des zones résidentielles, des espaces de commerce, de loisirs et de restauration. Sur ce volet, on doit retenir la construction d’un centre commercial de 45.000 m2. En outre, dans le projet Saphira figurent une marina, une tour d’affaires de 50 étages ainsi que toutes les infrastructures d’animation destinées à réconcilier cette zone marginalisée dans le passé avec le reste de la ville. Le gouvernement a décidé de céder au groupe Emirati au dirham symbolique les terrains qui relèvent du domaine public de l’Etat. Outre l’engagement du promoteur pour la construction en contre-partie des infrastructures socio-économiques, à travers ce projet on table sur la création de près de 36.000 emplois directs.

Nour Eddine EL AISSI

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26 mars 2009

Drame à Rabat : un déséquilibré mental sème la terreur dans le quartier de Hassan

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Un déséquilibré mental a semé la terreur hier en fin de matinée dans le quartier de Hassan, à Rabat en poignardant les passants dont un élève qui a succombé à ses blessures avant l’arrivée tardive de l’ambulance.

Le crime a été commis à côté de l’école spécialisées dans les classes préparatoires et située à quelques dizaines de mètres du ministère de la Santé. La victime, dont la famille est établie à Kénitra, comptait parmi les meilleurs élèves de l'établissement et excellait notamment en mathématiques.

Avant de commettre ce crime, ce détraqué mental a mis le feu dans la maison familiale. Il a par la suite poignardé trois autres passants dont un français, avant d’être arrêté par la police. Cet évènement soulève la question de la sécurité publique. Le meurtrier, qui a déjà séjourné dans l’hôpital psychiatrique de Salé, a pu déambuler plusieurs centaines de mètres et blesser les passant qu’il a croisé avant d’être arrêté.


L'Economiste - Jeudi 26 mars - 17h26

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24 mars 2009

Tamesna: Premiers couacs sur chantier

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Des lenteurs administratives pointées du doigt

· General Contractor suspend provisoirement des travaux


La ville nouvelle de Tamesna prend forme. Néanmoins, le projet rencontre de nombreux obstacles. Des retards de livraison sont enregistrés dans ce mégachantier proche de Témara. En effet, les procédures administratives ne suivent pas le rythme des constructions. «L’Etat est devenu extrêmement prudent et pointilleux suite à l’effondrement de l’immeuble de Kénitra en janvier 2008», signale un promoteur (cf. www.leconomiste.com).

Du coup, des permis d’habiter n’ont pas été octroyés et les différents produits (villas, appartements, commerces...) ne peuvent être livrés dans les délais. On signale des retards d’une année, dans certains cas. Ce qui porte préjudice aux opérateurs. Parmi eux, General Contractor Maroc, qui a investi plus de 450 millions de DH sur 20 hectares. Compte tenu des retards dans les livraisons, ce promoteur estime aujourd’hui son manque à gagner à plus de 50 millions de DH. Aujourd’hui, la partie des villas du lot Oasis, sur 5 hectares, est disponible. Effectivement, depuis un mois et demi, les titres de propriété du lot Oasis composé de villas sont disponibles. L’entreprise a finalement pu livrer les clés aux premiers acquéreurs après l’obtention du permis d’habiter. «Nous avons réalisé 80 villas et elles sont livrables tout de suite», précise le management de General Contractor.

En revanche, les phases 2, 3, 4 et 5 du projet Hiba du même promoteur accusent jusque-là de sérieux retards. Les permis de construire tardent à être délivrés. Sur ces lots précis, il s’agit principalement d’appartements et de commerces. «La topographie du terrain impose que l’on procède à des modifications surtout pour la phase 1», souligne Benjamin Chetrit, vice-président de General Contractor Maroc. La commission technique chargée d’instruire le projet vient de donner son accord sur les modifications apportées au projet. La livraison des appartements et commerces de ce lot (phase 1) interviendra en juin 2009, pourvu que le permis d’habiter soit délivré dans les délais impartis. Mais là où le bât blesse, c’est la phase 5 du projet. Sur ce lot de 1.500 appartements, le promoteur vient de procéder à la suspension «provisoire des travaux». Si l’on a procédé à l’arrêt de ce chantier, c’est parce que, jusque-là, l’on manque de visibilité sur le permis de construire et autres autorisations, annonce Benjamin Chetrit. Là encore, les plans ne sont pas validés. «L’administration ne suit pas car elle n’est pas habituée à ce type de projet volumineux», signale le management de General Contractor.

Amin RBOUB

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19 mars 2009

Marche nationale à Rabat le 22 mars, sous l'égide de quatre syndicats

ALBAYANE

Une première depuis l’indépendance du pays. Quatre syndicats coordonnent pour organiser, dimanche prochain à Rabat, une marche nationale, sous le mot d’ordre : «Pour l’amélioration de la situation des salariés et le respect des libertés syndicales». Les préparatifs vont bon train et la coordination syndicale est jugée «très positive».

Forts de deux récentes actions de grève communes et face à la hausse des prix et la baisse sensible du pouvoir d’achat, les syndicats UMT, FDT, ODT et UNMT semblent décidés à unir leurs forces afin de rassembler, le 22 mars dans la capitale, l’ensemble des travailleurs et salariés dans une marche revendicative sans précédent dans les annales du syndicalisme marocain.

Ils ont déposé une déclaration pour cette action revendicative auprès des autorités compétentes. Parallèlement, ils ont adressé une lettre au Premier ministre où ils proposent un agenda et un ordre du jour pour le dialogue social ainsi que la méthodologie préconisée à cet effet. Ils attendent la réponse d’Abbas El Fassi, de retour hier d’une mission à l’étranger.

Cette marche «sera historique», nous déclare M. Handouf, responsable de l’UMT au sein de la coordination syndicale. Car, mises à part les grandes marches nationales des années 90 du siècle dernier et les mobilisations lors de la fête du Premier Mai, «les Marocains n’ont jamais marché pour eux, pour leurs causes», souligne-t-il. Ce sera une première, après tant de peur et de phobie des dérapages des manifestations de masse. Mais les observateurs notent que cette marche, si elle n’est pas interdite par les autorités, marquera un tournant dans l’action et les rapports entre les centrales syndicales. Elle romprait avec une certaine pratique sectaire qui sapait tout effort d’union et d’action commune entre les principaux syndicats.

En tout cas, les initiateurs de cette action unitaire, las des querelles intestines et des rivalités nées de divisions, veulent enterrer la hache de guerre partisane et consacrer leurs efforts au service des travailleurs et salariés.
Les quatre syndicats veulent reprendre l’initiative, perdue il y a deux ans, pour mobiliser les salariés face à la cherté de la vie et le non respect du droit syndical, notamment dans le secteur privé.

Les organisateurs s’attendent à la participation de plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers, de participants venant de diverses régions du pays. Les organisations régionales travaillent d’arrache-pied pour assurer une représentation honorable à la marche, contribuer au succès et marquer l’événement.
L’espoir est que les autorités n’interdisent pas cette marche pacifique et légale, qui entre dans le cadre du droit de manifestation, garanti par le dahir sur les libertés publiques.

M.A.

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9 mars 2009

Rabat - Quel bilan du conseil de la ville ?

Le Matin.ma
La majorité se félicite, l'opposition crie à l'inaction.

Dresser le bilan du conseil de la ville de Rabat est une tâche délicate. A quelques encablures des élections communales, il est difficile de se livrer à cet exercice sans faire le jeu d'une partie au détriment de l'autre. Etre trop critique revient en quelque sorte à apporter de l'eau au moulin de l'opposition.

Dans le cas inverse, on risque d'offrir à la majorité des arguments pour réussir son marketing électoral. Il est primordial de ce fait de relever, d'une part les insuffisances de la gestion de la capitale mais sans tomber dans les pièges de ceux qui érigent l'opposition en principe. Et d'autre part montrer les réalisations mais tout en se gardant de verser dans la basse flagornerie.

Car, il est de notoriété publique que les conseillers de la majorité et ceux de l'opposition se sont toujours regardés en chiens de faïence. Plus que des adversaires politiques, certains se vouent une inimitié qui atteint le paroxysme. Le cas de Faouzi Chaabi, président de l'arrondissement de Rabat-Souissi et de Omar Bahraoui, maire de la capitale, est symptomatique. M. Chaabi estime que le conseil de la ville dont le mandat tire à sa fin incarne la mauvaise gouvernance. Il en veut pour preuve, les services municipaux concédés selon lui, " de manière absurde et au mépris du bon sens". Pour ce député PPS, Omar Bahraoui et sa majorité n'ont rien fait pour le développement socioéconomique de la ville. " Où est passé le fameux plan triennal annoncé en grande pompe en 2005! Je mets le conseil au défi d'en dresser le bilan" s'exclame-t-il.

De son côté, M. Bahraoui trouve que ceux qui le critiquent ne sont pas des modèles en matière de gestion de la chose locale et qu'ils ne sont pas aussi irréprochables qu'ils prétendent l'être. Il affirme aussi que Rabat a fait un saut qualitatif durant son mandat et qu'il n'a "jamais connu une telle dynamique dans son histoire". Et au passage, il ne se prive pas de décocher des pointes aux socialistes qui selon lui " ne lui ont jamais pardonné le fait d'avoir gagné la présidence de la mairie de Rabat, un fief qu'ils ont toujours considéré comme le leur". Mais les pourfendeurs du maire MP trouvent qu'il est indécent de se prévaloir des projets initiés par le Roi ou par le gouvernement. Pour eux, mettre des projets tels que le tramway à l'actif du conseil de la ville revient à s'arroger les mérite d'autrui.

A l'approche des communales, il devient plus difficile de distinguer ce qui relève de la surenchère électorale et ce qui relève de la critique constructive. Une chose est sûre, la bataille pour la mairie de Rabat sera sans merci où tous les coups sont permis.
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Les sabots bientôt généralisés

Le cas de Rabat Parking, la société qui gère le stationnement à Hassan a fait couler beaucoup d'encre, et pour cause. «On a permis à cette société délégataire d'immobiliser les véhicules des citoyens alors qu'en cas de litige, le plaignant gagne le procès sans coup férir», s'indigne F. Chaabi. M. Bahraoui affirme de son côté que «dorénavant, c'est la police administrative qui immobilise les véhicules.

C'est pourquoi, ceux qui cherchent à toucher les fameux 3000 DH d'indemnité seront déboutés». De plus, ajoute-t-il, il se trouve que l'avocat qui avait porté l'affaire devant la justice et qui a gagné le procès contre la société «n'est autre que l'avocat de quelqu'un, dont je tairai le nom, qui voulait racheter Rabat parking». Pa ailleurs, «aux gens qui trouvent anormal de payer leurs tickets pour garer leurs voitures, je leur rétorque que la rue c'est le domaine public et pour l'exploiter il faut payer!» Martèle le maire. Pour lui, tôt ou tard le stationnement payant sera généralisé. «Peut être, on n'en parle pas car les conseillers se gardent d'évoquer le sujet dans cette conjoncture électorale. Mais je pense que ce sera nécessaire pour fluidifier et organiser la circulation».

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«La ville est partie prenante dans les projets structurants»

Interview • Omar Bahraoui
Président du conseil de la ville de Rabat


Quel bilan dressez-vous du travail du conseil dont le mandat tire à sa fin ?

Ce qui a été réalisé est grandiose. Au début du mandat, on s'est attelé à la restructuration de la ville. Rabat était scindée en cinq communes. Après 2002, il fallait passer au système de «l'unité de la ville», donc à une seule commune. Il fallait gérer cette période transitoire. Car, chaque arrondissement avait ses spécificités, ses contraintes, ses problèmes et son mode de gestion. La première tâche donc est de développer une politique coordonnée, d'harmonier la vision et de refaire l'organigramme. Un travail titanesque. Mais on a pu le mener à bien malgré tout. Il fallait aussi procéder à une mise à niveau des services municipaux pour que certaines communes rattrapent leur retard par rapport à d'autres.

Pensez-vous avoir réalisé des choses que les habitants peuvent mettre à l'actif du conseil sortant ?

Nous avons fait des progrès énormes dans la lutte contre les bidonvilles. Nous avons pu résorber les douars les plus anciens d'habitat insalubre. Douar Koura est un exemple significatif à cet égard. A présent, plus de 70 % des bidonvilles ont été détruit malgré les obstacles notamment fonciers. Pour les jeunes, on a fait beaucoup de choses. Regardez ce complexe qui jouxte le conseil de la ville. Sans compter les maisons de jeunes qu'on a fait construire surtout dans les zones défavorisées. Et puis qui est derrière la création (prochaine) d'une école de football en partenariat avec le club de Réal Madrid ! Il y a aussi la réalisation de trois conservatoires de musique. Le quatrième est en cours de construction.

Mais, vos détracteurs disent que vous vous arrogez le mérite des projets que vous n'avez pas initiés ?

Rabat c'est la capitale de S.M. le Roi Mohammed VI. Cette ville lui est particulièrement chère. Elle bénéficie de son attention et de sa sollicitude. Dans tous les projets menés, que ce soit les projets initiés par le Roi ou le gouvernement, le conseil est partie prenante. Nous concédons des terrains, nous débloquons des crédits, nous mettons les moyens et la logistique de la commune au service de ces projets structurants. Par exemple, la commune de Rabat a offert un terrain de 100 hectares à l'Agence de Bouregreg. Ce faisant, elle contribue à ce projet pharaonique. Autre exemple, les travaux du tramway mettent la chaussée sens dessus-dessous et c'est la municipalité qui fait le ménage après. Puis sachez que le conseil de la ville est garant d'un prêt contracté par l'Agence d'aménagement du Bouregreg dans le cadre de ce projet.Ceux qui disent que la commune récolte les fruits des projets de S.M. le Roi ne vont pas donc jusqu'au bout de leur logique. Ils ne cherchent qu'à dénigrer les efforts du conseil. A des fins politiques, bien sûr.

En matière de gestion déléguée, on dit que le conseil a livré les habitants à des sociétés dont le seul souci est de rentabiliser leurs investissements !


Ce n'est pas vrai. Il fallait voir comment les services municipaux étaient gérés avant. Il fallait voir comment les camions de collecte des déchets étaient utilisés à des fins personnelles et comment on pillait le carburant des réservoirs des véhicules. Le mieux était donc de concéder ce service au privé sur la base d'un cahier des charges. Je pense que le résultat est probant. Idem pour le transport en commun. Avant c'était l'anarchie totale. On avait 20 opérateurs privés. Chacun faisait ce que bon lui semblait. On a fait un appel d'offres et on a choisi une société réputée pour son sérieux et la qualité de ses services.

Mais on a demandé aux opérateurs locaux de se regrouper pour faire partie d'un consortium. Il y en a qui ont opté pour un partenariat avec Veolia qui a remporté le marché et il y en a qui ont opté pour Kéolis. Quand cette dernière n'a pas été retenue, ceux qui l'ont choisie se sont mis à crier au complot. Concernant la Redal, je vous assure qu'elle est étroitement surveillée. A la moindre défaillance, les pénalités tombent. Idem pour la collecte des déchets. Il y a des commissions qui ne font que suivre le respect des clauses du cahier des charges. Le contrôle est étroit. On fait même appel à des sociétés étrangères pour auditer le travail des concessionnaires.

Propos recueillis par A. R.

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Communales de Rabat : l'opposition décoche ses flèches

Le Matin.ma

Le conseil de la ville accusé de manque de réalisations

Pour les prochaines communales, la présidence de la capitale est très convoitée par les partis politiques. Si le mouvement populaire a réussi en 2003 à décrocher la mairie de Rabat grâce à une alliance contrenature de presque toutes les composantes de l'échiquier politique, le poste demeure très prisé à présent par l'USFP qui veut reprendre la place qui lui a été retirée il y a six ans même si les urnes étaient favorables aux socialistes. Arrivés premiers aux élections communales de la ville, ces derniers ont essuyé une grande déception lors des tractations postélectorales.

Acculés à rejoindre les bancs de l'opposition, à côté du PPS, les conseillers du parti de la rose se livraient souvent à des bras de fer serrés avec la présidence. Depuis la mise en place du conseil, les guerres intestines n'ont, en effet, pas cessé. « En dépit de notre déception en 2003, nous voulions que notre opposition soit constructive même si les simples critères de l'action institutionnelle étaient absentes au sein du conseil car la présidence voulait préserver sa majorité. », tient à souligner le socialiste Driss Lachguer. Désormais, les usfpéistes gardent un œil très critique sur les réalisations du conseil municipal au cours du mandat d'Omar Bahraoui. Une commission s'attèle même à l'élaboration d'une étude détaillée des six dernières années et s'apprête à la publier.

On accuse le conseil de ne pas avoir pu contribuer au développement de la ville. Rabat connaît certes de grands projets tels que l'aménagement de la vallée de Bouregreg et celui de la corniche. Mais, toutes ces réalisations ne peuvent être mises à l'actif da la municipalité.

« On se demande quel est le seul chantier réalisé par la municipalité au cours des six dernières années ? Je n'en trouve aucun. », déclare D. Lachguer. Il tient à ajouter que les R'batis qui se réjouissent que leur ville a été transformée en chantiers sont conscients que les grands projets structurants ne relèvent pas de l'autorité du conseil municipal. Beaucoup de choses restent encore à faire. On fait référence au plan triennal (2005/2007) qui a enregistré des retards. Doté d'une enveloppe de 1,5 milliard de dirhams, ce plan est financé à 50 % par la ville. Il a pour objectif la restauration des monuments historiques, le ramassage systématique des ordures ménagères, l'assainissement des eaux usées, le développement des espaces verts, la disparition programmée des bidonvilles à l'horizon 2010 dans le cadre du programme national « Villes sans bidonville », l'organisation de festivals…

L'opposition décoche ses flèches en estimant que le plan, voté à l'unanimité, n'a pas abouti aux résultats escomptés. Si un grand intérêt a été accordé au centre ville et aux quartiers huppés de la capitale, les quartiers déshérités continuent de souffrir du manque de propreté, de la faiblesse des infrastructures, de la détérioration des chaussées…Un grand problème demeure également posé : l'habitat insalubre et anarchique qui continue de meubler le décor de certains quartiers de Rabat. Le transport urbain hante depuis des années les citoyens. Si l'appel d'offre a été gagné par Veolia qui a absorbé trois sociétés, les plaintes continuent de fuser de partout.

Le dernier rapport de la Cour des comptes met l'accent sur le sujet. Les juges financiers ont audité les ex-dix sociétés concessionnaires. Ils ont relevé les manquements au niveau de l'exécution des clauses des contrats de concession. La Cour constate que l'administration ne s'était pas préparée à l'échéance de la fin de la concession « contribuant à l'instauration d'un climat de doute sur la validité de l'exploitation du service de transport urbain et des débats sur la reconduction ou non des contrats de concession ». On signale que l'autorité délégante du service de transport urbain aurait dû prendre les mesures nécessaires pour le choix des concessionnaires avant l'arrivée à échéance des anciennes concessions ou, à défaut, procéder à la conclusion d'avenants approuvés par l'autorité de tutelle afin de donner une visibilité aux opérateurs du secteur pour les encourager à rajeunir leur parc et à mieux préparer leur candidature à l'attribution des contrats de gestion déléguée à la fin du contrat.

Selon le même rapport, la conception du réseau tel qu''il est prévu par le cahier des charges ne repose sur aucune étude préalable approfondie. La situation établie par la division des Finances locales à la wilaya de Rabat-Salé, les sociétés concessionnaires demeurent redevables à la commune de 8,3 millions de DH non encore prises en charge par le trésorier communal. Le montant correspond à l'exploitation durant la période 2002 à 2006.Bon nombre d'autres points sont soulevés notamment l'abandon de l'exploitation de lignes, le phénomène de surcharge, le non respect des obligations en matière d'équipement des itinéraires, dépassement du nombre des places assurées, vétusté du parc…

Le maire attribue la responsabilité à la wilaya : « Le dossier de la gestion du transport urbain est géré par les services centraux du ministère de l'Intérieur, tant au niveau de l'élaboration des études et des programmes que de la préparation des cahiers des charges. » Ce n'est pas la première fois que la Cour des comptes adresse des remarques à la municipalité de Rabat. Déjà le rapport, publié en 2007 et intitulé « Lettre d'observation relative à la gestion de la Commune urbaine de Rabat », était accablant. Il met en avant plusieurs faiblesses.

Le maire de la ville avait jugé ce rapport de positif puisqu'il apporte des critiques constructives et des remarques qui vont permettre d'améliorer la gestion de la communauté urbaine de Rabat.
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Réseau routier

Le réseau routier de la capitale ne peut pas être dissocié de celui de Rabat et de Salé. Selon la Cour des comptes, la conurbation de Rabat-Salé-Témara est insuffisamment dimensionnée pour accueillir l'ensemble des véhiculés motorisés en circulation, à savoir : 628 autobus exploités ; 325 autobus que compte le parc des administrations publiques ; 80 autobus affectés au transport scolaire ; 5443 taxis toutes catégories confondues. Le tout augmenté des véhicules utilitaires et des particuliers.

On note l'absence de couloirs d'exclusivité pour les bus et la répartition démographique inégale entre les différents quartiers de la ville conduisent au congestionnement du trafic routier. On propose entre autres de concevoir le réseau de transport sur la base d'études préalables, notamment à travers l'établissement d'un plan de déplacements urbains qui quantifie les besoins en déplacements actuels et futurs et trace les lignes directrices de la politique de transport selon une vision globale.


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«Les petits calculs l'emportent sur l'intérêt général»

Interview • Fouzi Chaab - Député et président de l'arrondissement de Rabat-Souissi

Quelle est votre évaluation du travail du conseil de la ville?

Le conseil de la ville n'a rien réalisé de concret pour le bien-être et pour le développement socioéconomique de Rabat. Les seules choses positives sont à mettre à l'actif du Souverain ou du gouvernement. Bizarrement, le conseil de la ville ne rate pas l'occasion pour s'en prévaloir.
Qu'il s'agisse du projet Bouregreg, du tramway, du transport en commun, de la décharge Oum Azza ou autre, le conseil ne faisait qu'applaudir.
Que les choses soient claires: la wilaya prépare et étudie les dossiers des grands projets, peaufine les détails et les procédures des marchés alors que les élus se contentent de voter suivant les directives qu'on leur donne.
Le maire ne gère que les choses courantes, les vrais dossiers sont entre les mains de la wilaya. Et c'est tant mieux! Les guéguerres entre le maire de Salé et celui de Rabat sur la décharge d'Oum Azza ont failli compromettre le projet. Lassé par tant de tergiversations, le ministère de l'Intérieur a donné ses consignes pour accélérer les choses. C'est un exemple parmi tant d'autres. Les petits calculs l'emportent sur l'intérêt des habitants!

Vous critiquez la mauvaise gouvernance. Concrètement, de quoi s'agit-il?

Pour commencer, il y a la concession de certains services qui se fait de manière absurde. Par exemple, la cession du droit d'exploiter le domaine public à la société Rabat Parking. On a permis à cette société délégataire d'immobiliser les véhicules des citoyens alors en cas de litige, le plaignant gagne le procès sans coup férir. A telle enseigne que certains rigolos, à l'approche de Aid Al Adha, faisaient exprès de stationner au-delà du temps autorisé afin de pouvoir intenter un procès à ladite société et obtenir les 3.000 DH de réparation. De quoi se payer le mouton de l'Aid, disent-ils, ironiquement.

Pour les jeunes, ils n'ont absolument rien produit. C'est un dossier qui me tient à cœur. Les rares projets (terrains de sports…) créés ont été initiés par S.M. le Roi. Je ne parle pas des millions de DH, destinés aux démunis, et qui sont détournés par les conseillers ou versés à ceux qui ne les méritent pas pour amadouer un certain électorat. Personnellement, j'ai toujours été contre l'approche consistant à distribuer des bons de denrées alimentaires pour combattre la pauvreté. Il fallait plutôt affecter ces millions de DH à des projets pour les jeunes.

A part Rabat Parking, que pensez-vous des autres concessions ?

Quand il était question de concéder la collecte des déchets solides, le conseil ne cherchait pas à défendre l'intérêt de la ville. Ce qui importait, c'est qui va devenir le président du comité de gestion. Personne ne se souciait du sort des employés qui vont se retrouver au chômage. S'agissant de la sélection de l'adjudicataire, la procédure n'état pas tout à fait transparente. Je peux dire que celui qui a remporté le marché est peut-être le moins disant mais pas le mieux disant. Je m'explique: les conseillers notaient sur la base d'un système absurde. Ils notaient suivant des considérations politiques et selon les consignes qu'ils ont reçues. La note était soit 20 soit zéro. Par contre, les techniciens notaient de manière raisonnable. D'ailleurs, la wilaya peut confirmer cela. Résultats: le moins disant et pas le mieux disant a gagné. Par exemple, on a proposé une meilleure offre que celle de Sita Beida, mais c'est cette société qui a eu le marché. Certes, celle-ci a proposé le meilleur prix mais à première vue seulement. Un autre soumissionnaire a proposé un meilleur prix compte tenu du nombre de tournées de collecte proposées.

Pensez-vous que le conseil de la ville fait son travail de contrôle en tant qu'autorité délégante ?

Il n'est que de voir les tas de déchets amoncelés partout pour comprendre qu'il n'y a aucun contrôle. Les sociétés délégataire font ce qu'elles veulent. Personnellement, je trouve que c'est logique: elles ont soudoyé les responsables pour avoir le marché, comment voulez-vous qu'elles soient contrôlées. Chacun a eu sa part du gâteau! Il faut être irréprochable pour demander à la société délégataire de respecter le cahier des charges! Donc, quand le marché a été attribué de manière opaque, on ne peut pas s'attendre à un service de qualité.

Propos recueillis par A.R.

Par Jihane Gattioui | LE MATIN

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27 févr. 2009

"Ni putes ni soumises" à Rabat : interdit de séjour

magharebia

Le Maroc interdit par avance une célèbre association féministe française

"Ni Putes Ni Soumises" ne répond pas aux critères marocains en termes de traitement des questions liées aux femmes, a déclaré le ministère de l'Intérieur la semaine dernière.

Le gouvernement marocain a indiqué qu'il allait interdire à l'association française "Ni Putes Ni Soumises" d'ouvrir des bureaux au Maroc si et lorsque cette association en fera la demande.

Ce projet d'interdiction est fondé sur l'approche de cette association dans le traitement des questions liées aux femmes, a indiqué un communiqué du gouvernement vendredi 20 février.

"La ligne suivie par cette association, qui est par ailleurs engagée dans un travail tout à fait respectable en France, n'est pas conforme à l'approche adoptée au Maroc pour traiter des questions liées à la situation des femmes", a précisé le ministère. "Conformément à la législation marocaine, elle sera donc interdite."

Comme l'a précisé à Magharebia Hassan Daoudi, membre du secrétariat général du Parti pour la Justice et le Développement, d'obédience islamiste, l'association "doit respecter les particularismes marocains".

L'association n'a pas encore demandé l'autorisation de travailler au Maroc, ont déclaré ses membres, pour lesquelles ce communiqué du ministère a fait l'effet d'une surprise.

Sa présidente Sihem Habchi considère cette interdiction comme une conséquence du "débat initié par les islamistes et certaines associations féministes de l'ancienne école". Elle a souligné que certaines ont accusé son association de vouloir transposer les problèmes français au Maroc.

"Ni Putes Ni Soumises" est un mouvement féministe fondé à Paris en 2003 par la Franco-Algérienne Fadela Amara (actuelle secrétaire d'Etat française chargée de la politique de la ville) visant à lutter contre la violence envers les femmes musulmanes dans les banlieues françaises. Cette association milite également en faveur des droits des femmes et contre les mauvais traitements sociaux, comme la pression en faveur du port du hijab, l'abandon scolaire ou les mariages précoces et arrangés.

"La coercition des filles en faveur du mariage est considérée comme un problème euro-méditerranéen, tout comme l'éducation des filles, et ils font partie de nos priorités au Maroc", a déclaré Mme Habchi.

Cette interdiction intervient vraisemblablement en réaction aux propos tenus fin décembre par Zeineb Zulfakar, l'une des fondatrices de cette association. Elle avait à l'époque déclaré que l'association envisageait d'ouvrir un bureau au Maroc le 8 mars, à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, au vu des problèmes persistants "concernant les femmes, en dépit des efforts faits par les associations marocaines".

"En ouvrant un bureau au Maroc, notre association viserait à soutenir le dynamisme marocain qui a fait de la situation des femmes une question centrale", a déclaré Mme Habchi. "Je comprends que le nom de cette association soit difficile à porter au Maroc, mais il reflète une dure réalité, violente en elle-même."

L'interdiction de "Ni Putes Ni Soumises" "n'est pas une mesure très sage", a déclaré la présidente de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme Khadija Riyadi. Alors qu'il existe des bureaux de plusieurs associations internationales au Maroc", elle explique ne pas comprendre pourquoi "Ni Putes Ni Soumises" ne pourrait disposer d'une représentation dans le pays.

"Cette décision est sans fondement", a-t-elle poursuivi, "parce que cette association n'a encore déposé aucune demande d'ouverture d'un bureau au Maroc. Elle s'inscrit donc dans le procès d'intention que le ministère a récemment lancé. Comment le ministère peut-il connaître l'approche qui sera adoptée par cette association au Maroc et savoir si ce sera la même que celle adoptée en France ?"

Par Naoufel Cherkaoui pour Magharebia à Rabat -- 26/02/09
Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.

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23 févr. 2009

Tamesna s'apprête à accueillir ses premiers habitants

Le Matin.ma

Avec l'émergence un noyau central et l'installation des raccordements aux réseaux de viabilité, la configuration du centre urbain de la nouvelle ville de Tamesna prend forme, ouvrant la voie à une toute proche installation des premiers habitants.

Les différentes infrastructures devant desservir le premier noyau de 840 ha, sur un total de 4.000 ha dédiés au projet de nouvelle agglomération, sont opérationnelles. Il s'agit d'équipements à l'intérieur du site: réseau d'assainissement, routes, réseau d'eau potable et d'électricité, liaison téléphonique.

«Nous attendons les premiers habitants pour mars 2009», a affirmé le directeur général de la société d'aménagement Al Omrane Tamesna, Mohamed Najib Benyahya, dans un entretien à la MAP.

«La ville est désormais une réalité, beaucoup d'ensembles immobiliers sont dans un stade avancé et plusieurs quartiers résidentiels sont prêts pour l'habitation», a-t-il indiqué.

«Au rythme actuel, nous prévoyons d'avoir une ville pratiquement construite vers 2012», a ajouté le DG de la filiale du Holding Al Omrane, précisant que 16.000 logements, sur les 54.000 prévus dans le projet, sont en chantier, et que 3.000 unités devraient être livrées courant 2009.

Quant à l'engouement pour ce vaste projet, M. Benyahya ne cache pas sa satisfaction : La plupart des 16.000 logements en chantier ont déjà trouvé acheteur. «La demande va s'exprimer de plus en plus au fur et à mesure de l'installation des habitants et du développement de la ville», a-t-il affirmé.

Les travaux d'infrastructures «hors site» vont également bon train. Les équipements d'approvisionnement du premier noyau de la ville nouvelle en eau potable, ont été achevés fin 2008. Il s'agit de tous les réservoirs et des conduites depuis le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah.

La liaison avec le réseau électrique national est aussi opérationnelle, grâce à la mise en place d'une quinzaine de kilomètres de câbles. Il en va de même pour le raccordement téléphonique.

Selon M. Benyahya, d'autres travaux hors-site seront nécessaires lorsque le nombre d'habitants dépassera 100.000 habitants, notamment le renforcement de la connexion avec le réseau électrique national.

Le budget prévisionnel global de Tamesna est de 22 milliards de DH, dont 1,8 milliard de DH pour les travaux d'aménagement et de viabilisation. Réalisé en partenariat entre le secteur public d'une part, et des promoteurs immobiliers privés, ce nouveau pôle urbain contribuera à l'allégement de la pression urbanistique aux niveaux des villes de Rabat, Salé et Témara.

Situé aux environs de Rabat, près du centre Sidi Yahya Zaërs, relevant de la préfecture de Skhirat-Témara, le gigantesque chantier deTamesna a été conçu pour assurer l'équilibre du marché de l'immobilier et résoudre le problème de l'habitat insalubre, à travers la création d'espaces d'habitat modernes et une meilleure gestion du cadre urbain.

La nouvelle ville, qui accueillera environ 250.000 habitants, est dotée d'un espace de 70 hectares pour les services publics structurés, 120 ha pour les services de moyenne dimension, 50.000 logements, outre 78 ha qui devront abriter des activités économiques génératrices d'emplois.

En effet, selon M. Benyahya, il s'agit de mettre en place «une ville durable» qui détienne son propre potentiel d'emploi et qui puisse ainsi contribuer au développement économique de la conurbation de la capitale.

A cet égard, plusieurs zones d'activités ont été lancées à l'intérieur du premier noyau, en plus d'une zone industrielle non polluante de 18 ha, qui s'inscrit dans la vocation de Tamesna comme ville respectueuse de la nature. Le projet d'une autre grande zone de 350 ha est encore à l'étude.

Pour M. Benyahya, la plupart des emplois qui seront créés au niveau de Tamesna seront liés aux activités de services et de loisirs : le site offre de grandes potentialités touristiques avec 120 ha d'espaces verts, grâce notamment à la forêt de chêne-liège avoisinante. Pour le moment, les efforts des responsables de ce grand chantier sont plutôt concentrés sur le court terme : Il faudra suivre de près l'installation des premiers ménages tout en veillant au bon déroulement des travaux sur le site. Du succès de cette période transitoire dépendra l'avenir de ce projet d'envergure, qui préfigure les contours des villes marocaines de demain.

Par MAP

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20 févr. 2009

"Ni putes ni soumises à Rabat" : le nom de l'association fortement contesté

Le Matin.ma

C'est une première au Maghreb et dans le monde arabo-musulman : l'association féministe Ni putes ni soumises (NPNS) va ouvrir une antenne à Rabat, au Maroc. La nouvelle devait être annoncée jeudi 19 février, par deux jeunes polytechniciennes marocaines à l'occasion du rallye automobile 4L Trophy, auquel elles participent, et qui se déroule cette année dans le royaume.

Pour l'instant, l'initiative de NPNS ne soulève pas d'enthousiasme. Elle est vue avec circonspection, parfois même hostilité, dans un pays où 62 % des femmes sont analphabètes.

Traduite mot à mot en arabe classique par "La Baghiya La Khaniaâ", l'appellation Ni putes ni Soumises est considérée comme provocante et vulgaire. "Si la raison d'être et les objectifs de NPNS au Maroc sont fondés, le nom, lui, doit être changé. Il est trop choquant", estime Bouthayna Iraqui Houssaini, députée et présidente de l'Association des femmes chefs d'entreprise du Maroc.

"On exporte de France des choses qui sont admises dans leur contexte mais qui, ici, deviennent abjectes", dénonce de son côté Lahcen Daoudi, vice-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), parti islamiste modéré. Pour cet universitaire, économiste de formation, "cette terminologie est violente", et il aurait fallu "l'adapter au contexte marocain".

A Paris, Siham Habchi, qui a succédé, il y a deux ans, à Fadela Amara à la présidence de NPNS, ne s'émeut pas de toutes ces critiques. "Le nom de Ni putes ni soumises est dur à dire, je le sais. Mais il correspond à une réalité qui est elle-même dure, violente. On ne doit pas gommer la réalité sociale de NPNS, ni ce qu'il y a dessous", explique-t-elle, avant de rappeler le cas de son adjointe à la tête du mouvement, Chahrazad Belayni.

Gravement brûlée en novembre 2005, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), par son ancien petit ami qu'elle refusait d'épouser, Chahrazad Belayni, 21 ans, aujourd'hui vice-présidente de NPNS, est un symbole en France de la lutte contre la violence faite aux femmes, en particulier celles qui sont issues de l'immigration.

"Les mariages forcés, ce problème euro-méditerranéen, et la scolarisation des filles font partie de nos objectifs prioritaires au Maroc", indique Siham Habchi, qui entend lancer, avec NPNS, un "combat féministe populaire" un peu partout dans le monde, au nom de "l'universalité des droits des femmes". Ce combat sera mené "avec les femmes elles-mêmes", et constituera "la meilleure réponse au relativisme culturel en Europe", qui continue, déplore-t-elle, de trouver "des justifications à l'inacceptable".

Créée à Paris en mars 2003 pour dénoncer les violences machistes infligées aux filles dans les banlieues françaises, NPNS compte à présent une quarantaine de comités en France et à l'étranger, notamment en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas et en Suède. Des contacts sont en cours avec l'Algérie, l'Arabie saoudite et l'Afghanistan, via des ONG locales de défense des droits des femmes.

Florence Beaugé

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19 févr. 2009

le théâtre «Aquarium» de Loubira joue «Hor Bel Ghamza».

Le Matin.ma


Scènes de corruption - Des jeunes acteurs dénoncent les grands problèmes de la société.

«Kahoua», «hlaoua», «bakchich», tous ces termes se ressemblent et signifient une seule chose: la corruption.


Ainsi, pour dénoncer cette gangrène qui continue à ronger le corps social, la troupe «Théâtre Aquarium» a présenté dernièrement à la salle Bahnini à Rabat une pièce de théâtre pas comme les autres: «Hor Bel Ghamza». Une oeuvre présentée par de jeunes comédiens talentueux qui ont utilisé tous les dialectes marocains afin de souligner que ce fléau n'est pas seulement limité à une seule région, mais il est malheureusement répandu dans tous le pays. L'histoire commence par Karima Lahlou, jeune procureur, qui vient de prendre ses nouvelles fonctions. Lorsqu'elle arrive pour la première fois à son travail, elle découvre le «chaouch» (qui ne la connaît pas) assis à sa place. Ce personnage traite les dossiers et semble connaître toutes les affaires courantes. Mais à sa surprise, il découvre que la jeune femme qui est devant lui est en réalité son nouveau chef. Une fois plongée dans les dossiers, la jeune femme découvre les affaires des plus absurdes. «Il y a des dossiers qui sont bloqués depuis les années 70 parce que les intéressés n'ont pas voulu donner de l'argent», lui avoue ce «chaouch».

Vient après l'histoire du chat de Brigitte Bardot qui a été enlevé, égorgé et vendu pour de la viande de lapin par un célèbre boucher du quartier. Saadia, une cliente, achète cette viande et tombe donc malade. Dans cette situation, elle va en plus avoir des problèmes avec la justice, alors que le boucher, qui connaît bien les rouages des tribunaux, s'en sort avec merveille en proposant de financer le mariage de la fille du fonctionnaire pour le remercier de sa complicité. «Les restes du chat ont été trouvés dans le frigo de Saadia et non dans le vôtre», lance, sans scrupule, le fonctionnaire au boucher. Pour la deuxième affaire, c'est une citoyenne qui vient à la préfecture pour ras des pièces administratives afin de constituer son dossier pour aller accomplir son pèlerinage à La Mecque. Elle fait sa demande pour obtenir son passeport. A sa grande surprise, le fonctionnaire découvre que cette femme est décédée, ''administrativement'', depuis plusieurs années. L'attestation de décès a été falsifiée pour une question d'héritage. Pour lui régler sa situation, le fonctionnaire lui fait allusion au versement de l'argent par virement bancaire. «Qu'est-ce qu'ils diront les employés de la banque lorsque je leur demanderai de virer 50 DH», répond la dame.

La dernière scène relate l'histoire de Hayat, fille d'une mère pauvre. Hayat a été piquée par un scorpion. Mais avant que la mère ne trouve une ambulance pour l'emmener à l'hôpital, c'est tout un parcours du combattant qu'elle doit accomplir...

D'abord,son entourage lui conseille d'aller voir le maire. Après des heures de recherche, elle trouve le responsable de la ville dans un état d'ébriété. Ce dernier lui donne les clés de l'ambulance et lui demande de chercher le chauffeur mais ce dernier lui annonce qu'il n'y a pas une goutte d'essence dans le réservoir de l'ambulance. Pour pouvoir acheter le carburant, ce chauffeur lui demande si elle a quelques pièces d'or. «Je suis pauvre et je n'ai rien», lui répond-elle. «Mais vous pouvez me donner vos dents en or», réplique-t-il. Il y a donc une morale qu'on peut tirer de ces histoires: ''ne pas baisser les bras devant ce phénomène''. Conscients de cette situation, les pouvoirs publics ont créé des services de lutte contre la corruption. «Il existe des services spécialisés pour recevoir les plaintes des citoyens», ont lancé ensemble les comédiens à l'attention du public.

Après la fin du spectacle, une conférence de presse a été organisée en présence des acteurs et des représentants de l'ambassade américaine qui a financé cette pièce de théâtre. «Pour nous, le problème de la corruption n'est pas seulement un phénomène marocain, mais il existe à l'échelle mondiale», a indiqué le chargé d'affaires américain. Quant à Nouzha Skalli, la ministre du Développement social, elle a demandé aux acteurs s'ils ne travaillent que sur commande... «Outre la création artistique de manière générale, nous travaillons aussi sur des projets commandés à titre d'exemple une pièce de théâtre qui traite des problèmes de la femme dans le travail qui sera financée par la coopération technique allemande (GTZ) vient de nous commander Cette œuvre sera présentée le 12 mars prochain au Théâtre Mohammed V à Rabat», lui a répondu la réalisatrice Naima Zitan.
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«Aquarium»

A Rabat, dans la médina, il existe un quartier pauvre appelé «Loubira» (prononciation dialectale du mot opéra). C'est dans ce quartier où il y a eu les premières réunions des jeunes pour discuter de la création et d'autres choses relevant de l'absurdité de la vie. Ainsi naîtra la troupe «Aquarium» qui représente un théâtre conçu comme moyen de sensibilisation et de prise de positions. Ainsi, en 1999, un groupe de jeunes monte la pièce «Histoires de femmes» pour sensibiliser le public et inciter au changement du statut des femmes qui existait à l'époque. En 2001, ce groupe des comédiens crée «Lif mayenkot» spécialement montée pour inciter la fille rurale à la scolarisation, c'est un plaidoyer contre l'analphabétisme et les idées reçues.

C'est un spectacle présenté une cinquantaine de fois dans les villages les plus reculés du pays où le taux de scolarisation des filles est faible. En 2003, le théâtre «Aquarium» réalise un autre travail: il s'agit de «Chaka'lk anou'man», une pièce pour vulgariser le code de la famille et de promouvoir une ''culture genre équilibrée'' et l'égalité des sexes. Cette pièce a été présentée une soixantaine de fois à travers tout le pays, dans les théâtres, mais aussi dans les universités, les écoles, les prisons d'hommes et de femmes, les hôpitaux, en plein air et au profit de la communauté marocaine en Europe. En 2006, il y a eu la réalisation de «Rouge + bleu= violet», une pièce qui traite du problème de la violence à l'égard des femmes.


par Rachid Tarik | LE MATIN

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Rabat : Les usines de textile en crise

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Près d’une dizaine d’unités ont déposé le bilan

· D’autres procèdent à la réduction de leur personnel

· Les opérateurs réclament le soutien de l’Etat et des syndicats


Rabat est parmi les premières régions du pays qui ont été touchées par la crise économique. Plus particulièrement, les unités de textile qui sont en pleine tourmente. Près d’une dizaine d’usines ont déjà fermé leur porte avec une perte de plus de 2.000 emplois, sur les 27.471 générés par quelque 98 unités (chiffres du ministère de l’Industrie pour 2007). D’autres ont commencé à réduire l’effectif de leur personnel. La majorité des unités industrielles touchées sont implantées dans la zone industrielle de Salé. Une simple tournée à cette zone permet de constater réellement le ralentissement de l’activité. Le moral des opérateurs est au plus bas, ils réclament le soutien de l’Etat pour dépasser cette crise conjoncturelle.

Pourquoi la crise a secoué fortement cette région? «Près de 80% de nos exportations de produits d’habillement et du textile sont destinées au marché anglais», explique Tarik Aguizoul, président de l’Amith au niveau de la région de Rabat. Pour ce dernier, outre la crise mondiale, les opérateurs du secteur souffrent depuis plus d’une année de la chute de la livre sterling (-30%). «Cela a été répercuté négativement sur la valeur de nos exportations vers ce marché qui est estimé à plus de 1,5 milliard de DH», précise Aguizoul. Pour ce dernier, l’année 2009 sera encore plus dure. Il sera en effet difficile de décrocher des commandes dans le marché anglais fortement frappé par la crise mondiale.

Il faut donc s’attendre à une dégradation de la situation, surtout à partir de juin. Aucune filière ne sera épargnée. Selon un communiqué de l’Amith, toutes les études prospectives s’attendent à une exacerbation de la baisse de la consommation des produits de textile sous l’effet de la crise. Elle affectera notamment les marchés espagnols et français qui absorbent près de 70% des exportations marocaines. «Mais selon des études américaines, le rétablissement économique est envisagé à partir du début 2010», avance le responsable de l’Amith. Aussi, le défi est de préparer l’après-crise car il y aura des opportunités à saisir. En attendant, les différents opérateurs de la région ont adopté des plans de résistance basés sur une diminution des charges et une optimisation de fonctionnement. «Notre objectif durant cette période de marasme économique est de protéger notre outil de production ainsi que les compétences parmi nos ressources humaines», souligne Abdelhai Bessa, responsable des relations institutionnelles et sociales à l’Amith-Rabat. Sur ce volet, ce dernier a souligné que les cadres techniciens et ingénieurs du secteur ont commencé déjà à réfléchir à la reconversion pour regagner d’autres activités prometteuses. «Nos moyens actuels ne permettent pas de garder ces compétences dont le secteur aura amplement besoin au moment de la reprise», souligne Bessa.

Pour ce dernier, le soutien des pouvoirs publics est indispensable au moins pour permettre la survie de 50% de l’activité. Pour Bessa, 2009 sera une année blanche sans réalisation de profit dont la marge moyenne en période normale est comprise entre 8 et 12%. Avec l’aide de l’Etat, les opérateurs espèrent dégager une marge de 6% et réduire les coûts de production. «Ce qui permettra d’avoir plus de commandes avec des produits compétitifs moins chers de près de 15% par rapport aux prix du marché international», justifie le responsable de l’Amith. Sur ce chapitre, doit-on rappeler que le gouvernement se penche sur ce dossier en vue de sauvegarder l’emploi dans les secteurs touchés par la crise. Le programme de soutien au textile devrait être dévoilé incessamment.

Ce plan est axé sur trois volets: financier, social et promotionnel. Sur le premier volet, les professionnels attendent un rééchelonnement de leurs dettes et des facilités pour soutenir les fonds de roulement. On parle même de la prise en charge par le gouvernement des charges sociales se rapportant à l’année 2009. Le plan de soutien prévoit également d’accompagner les opérateurs de textile dans la promotion de leurs produits sur les marchés étrangers. Par exemple, pour la région de Rabat, les opérateurs du secteur de textile, outre le marché anglais, doivent chercher d’autres destinations à leurs produits. En plus de ces mesures de la part du gouvernement, les amis de Besssa réclament aussi une «trêve» des syndicats pendant cette période difficile. Selon les responsables de l’Amith, la gestion de cette phase sera particulièrement complexe en raison de l’hyper-flexibilité qu’elle requiert de par l’irrégularité des commandes des donneurs d’ordre émises à la dernière minute et qui concernent souvent des petits volumes. Mais pour les syndicats, ce partenariat est évoqué uniquement durant les périodes de vaches maigres, alors qu’en temps de prospérité, on ne pense pas au partage du gâteau. En clair, les syndicats n’ont pas l’intention de baisser les armes.

Notons, enfin, que les unités industrielles de la région situées particulièrement à Skhirat spécialisées dans la fabrication du jean travaillent normalement. Ce produit n’est pas encore affecté par la crise.

Nour Eddine EL AISSI

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10 févr. 2009

Place à l’économie sociale dans la région de Rabat-Salé

Aujourd'hui le Maroc

La première expérience pilote des Plans régionaux de développement de l’économie sociale (PDRES) est prévue dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Objectif : promouvoir les initiatives de l’économie sociale.

C’est dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer où l’on étudie la première expérience pilote des Plans régionaux de développement de l’économie sociale (PDRES).

Basés sur cinq axes, ces plans, élaborés par le ministère des Affaires économiques et générales, veulent donner un nouvel élan à l’économie sociale.
«Cette expérience pilote vise la promotion des initiatives de l’économie sociale, dans le cadre d’une approche territoriale, globale et intégrée. Le PDRES est basé sur la participation et l’implication de l’ensemble des acteurs territoriaux et sur la convergence entre les différents programmes publics développés dans cette région», explique-t-on au ministère des Affaires économiques et générales. Le PDRES de cette région se base sur des axes pour promouvoir des initiatives de l’économie sociale et solidaire. «Ces leviers d’action sont autant d’axes d’intervention opérationnels destinés à apporter des réponses aux faiblesses relevées en matière d’économie sociale dans la région et à exploiter d’une manière optimale les potentialités de la région», souligne-t-on.

Le premier axe concerne la promotion des entreprises collectives et individuelles et des très petites entreprises (TPE). «Pour cela, les efforts seront concentrés sur la sensibilisation et l’orientation des populations vers des activités génératrices de revenus porteuses, l’information sur le dispositif d’accompagnement qui sera mis en place et sur les modalités de création de nouvelles entreprises collectives et individuelles», note-t-on au département de Nizar Baraka. Le deuxième axe est relatif à l’amélioration des performances économiques des entreprises collectives et des TPE. Dans ce volet, l’accès au financement est l’un des points cardinaux. Ainsi, les mesures proposées dans ce cadre visent à rentabiliser davantage les différentes possibilités offertes en matière de financement des activités économiques (microcrédit, crédits garantis par l’Etat, crédits bancaires, etc.), l’accompagnement des entreprises collectives et des TPE dans leurs démarches de recherche de financement, ainsi que la mise en place de mécanismes de financement adaptés à cette catégorie. Le troisième axe met en avant des actions sociales de solidarité.

Ce volet comporte deux principales actions qui sont la promotion de l’alphabétisation fonctionnelle et le développement des mutuelles de santé au sein de ces entreprises. Le quatrième axe veut favoriser l’émergence et le développement d’acteurs de référence. L’objectif à terme est de restructurer le secteur, à travers l’encouragement à l’émergence des acteurs «champions» dans leurs domaines. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place les conditions encourageant le développement des entreprises collectives d’envergure et l’émergence des acteurs associatifs professionnalisés, capables de fournir l’appui, l’accompagnement et l’encadrement nécessaires au développement de ces «champions» de la région, selon la même source. Le cinquième et dernier axe du PDRES est consacré à la communication, à la veille stratégique, aux études, au suivi et à l’évaluation.


Le 9-2-2009
Par : Atika Haimoud

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9 févr. 2009

Rabat-Salé-Zemmour-Zaer : Plus de 270.000.000 dirhams alloués au volet social

ALBAYANE

Le wali de Rabat-salé-Zemmour-Zaer, Hassan Amrani, a présenté le bilan des activités l'exercice 2008. Ce bilan présente les réalisations de la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer et constitue un point d'évaluation des actions entreprises en matière de développement des infrastructures, de renforcement des secteurs productifs et de consolidation des secteurs sociaux.


Il est utile à rappeler les principaux axes d'intervention pour cette année 2008 qui étaient la mise en œuvre de l'organigramme de la préfecture, la dynamisation du programme de mise à niveau de la ville, le lancement des projets de partenariat inscrits au programme de développement économique et social de la région ainsi que l'accompagnement des grands projets structurant la vile de Rabat.

Au cours de l'année 2008 le budget de fonctionnement des collectivités locales pour la division financière s'est élevé à 798 692 585.00 dirhams. Quant au budget d'investissement, il a atteint 1 406 476 046, 14 dirhams.Pour ce qui est du montant global alloué à l'action sociale, le chiffre est de 276 605 974 dirhams.

L'année 2008 a été marquée par le lancement de 308 projets dans les domaines des études des travaux, les services, les fournitures et autres avec un coût estimé à 410 561 989, 82 dirhams. Les projets mentionnés ont concerné principalement le secteur des routes, l'espace vert et l'aménagement des rues et les grandes altères de la ville de abat en plus de l'évaluation technique des appels d'offres internationaux respectivement pour la gestion du transport urbain par bus de la collecte et nettoiement des déchets ménagers.

Pour les actions lancées dans le cadre de l'initiative nationale pour le développement humain elles totalisent 60 projets dans différents programmes, estimés à un coût global de 86 723 291 dirhams. Le wali de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, Hassan Amrani, a exprimé sa volonté d'améliorer le rendement de la wilaya en mettant en œuvre le processus de restructuration et de réorganisation de ses entités et la mise en place d'une planification concerté, entre administration, collectivités locales et autres intervenants en vue d'améliorer l'efficacité et l'efficience d'emploi des moyens financiers et humais.

Dans ce cadre, plusieurs initiatives ont été programmées pour l'année 2009 afin de soutenir et d'accompagner la mise en place en différentes réformes structurelles engagées. Il s'agit entre autres, de la conduite du projet d'informatisation des services de la wilaya et du renforcement de la requalification des cadres et des fonctionnaires à travers les programmes de formation continue.
8/2/2009

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5 févr. 2009

Intempéries dans la région de Rabat et au Maroc : le bilan s’alourdit

AFRIK.COMQuatorze morts et des centaines de familles sinistrées

Le Maroc subit de fortes intempéries. Le bilan est lourd : depuis mardi, le débordement du fleuve Oued Beht a tué quatorze personnes, à la suite de l’effondrement de leurs habitations, et des centaines de familles sont sans abri. Outre les pertes humaines et les dégâts matériels, le royaume chérifien craint pour son agriculture. Depuis le début de l’année, la plaine du Gharb a enregistré 600 mm de pluies contre une moyenne de 300 mm pour l’année 2008.

De violentes intempéries se sont abattues au Maroc. Six membres d’une même famille ont été tués, jeudi, dans l’effondrement de leur maison qui s’est écroulée sous le poids de la neige, à Aït Abdi, dans la région d’Azilal, au centre du pays. Ce qui porte à 14 le nombre de personnes tuées dans les mêmes circonstances, au Maroc.

Des centaines de familles sont sans abri dans la région du Gharb après le débordement, dans la nuit de lundi à mardi, de l’Oued Beht, sur environ 6000 hectares, à 70 km au nord-ouest de Rabat, la capitale marocaine. Ce débordement fait suite à de fortes précipitations. « Depuis le début de l’année, la région a enregistré 600 mm de pluie contre 300 mm pour l’année 2008 », indique Kamel Bennouna, développeur à l’Office régional de mise en valeur (ORMVAG) du Gharb, joint par Afrik.com. Au total, Les inondations ont détruit 300 maisons, quatre écoles et un hôpital, a précisé, mercredi, le ministère de l’Intérieur marocain. Il a ajouté que plus de 400 tentes et 4000 couvertures ont été mises à la disposition des populations concernées.

Les dangers des intempéries pour l’agriculture

Outre des dégâts humains et matériels, des dizaines de milliers d’hectares ont été innondés par les pluies de ces derniers jours dans la plaine du Gharb. « Les fortes précipitations ont submergé plus de 56.000 hectares », a déclaré à l’AFP, Abdelaziz Bousraref, un responsable de l’ORMVAG de Kénitra, le chef lieu du Gharb. « Pour l’heure, on ne peut pas se prononcer sur les dégâts causés par les intempéries. On peut juste dire que des cultures notamment la canne à sucre, les betteraves ont été endommagées et que les agriculteurs vont privilégier les cultures de printemps », explique le développeur de l’ORMVAG du Gharb.

Le mauvais temps qui devrait durer jusqu’à samedi sur le nord et le centre du pays, avec des chutes de neige sur les montagnes du Haut et Moyen-Atlas ne permet pas de donner des informations définitives. Si certaines superficies ont été totalement perdues, d’autres, selon Kamel Bennouna, pourront être sauvées, grâce « à de l’engrais et de l’azote ».

Les conséquences des intempéries sur l’agriculture de la plaine ne seraient pas catastrophiques. « L’eau des marécages s’est infiltré dans le sol et alimente, de ce fait, la nappe phréatique. Les barrages sont remplis. C’est un point positif pour l’agriculture », précise le développeur. La plaine avait connu plusieurs années de sécheresses consécutives, réduisant le rendement des cultivateurs qui, eux, « préfèrent les crues de ces derniers jours à la sécheresse ». « La montée des eaux était un phénomène fréquent dans la région avant la construction en 1998 du barrage d’El Ouadha. Les agriculteurs savent bien gérer ce genre de situation ».

Pour l’heure, une partie du Maroc est toujours sous la pluie et la neige. Et la météo n’est pas très optimiste pour ces prochains jours, ce qui risque d’envenimer la situation.

jeudi 5 février 2009, par Stéphanie Plasse

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2 févr. 2009

Tamesna décroche le label de la qualité «ISO 9001»

Aujourd'hui le Maroc

Al Omrane-Tamesna a reçu la certification «ISO 9001» version 2000, pour son projet d’édification de cette ville nouvelle. Cette dernière est située à une dizaine de kilomètres de la ville de Rabat.


La société d’aménagement Al Omrane-Tamesna, filiale du groupe Al Omrane, chargée de l’édification de la ville nouvelle de Tamesna se trouvant dans le territoire de la préfecture de Skhirat-Témara, a reçu la certification «ISO 9001», vendredi 30 janvier, au siège du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace. La cérémonie de remise de la certification a été présidée par Ahmed Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, en présence de responsables administratifs et de personnalités du secteur de l’immobilier. «Nous espérons que l’ensemble des agences urbaines du Royaume, qui sont au nombre de 25, accéderont également au label de la qualité et décrochent la certification ISO, d’ici 2012», a déclaré M. Hejira dans son allocution.

Al Omrane Tamesna a mis en place un système d’aménagement de la qualité (SMQ) conforme à la norme «ISO 9001» version 2000. Ce système a fait l’objet d’un audit de certification effectué les 10 et 11 novembre 2008 par le bureau Veritas international (BVQI). «La certification ISO atteste de la bonne gestion de la société Al Omrane-Tamesna et le respect d’une méthode rigoureuse dans le suivi des travaux», a souligné Omar Benaicha, directeur du bureau Veritas Maroc. Le coup d’envoi de la construction de la ville de Tamesna a été donné en 2007 par SM le Roi Mohammed VI. D’autres villes nouvelles sont programmées dans les projets de la société Al Omrane. «Une étude de faisabilité pour la création de 4 villes nouvelles est en cours», a précisé le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace.

Après avoir achevé les études de préfaisabilité et la conception du plan d’urbanisme, les premiers travaux de terrassements généraux ont été entamés en fin 2004. Quelques mois plus tard, une équipe pluridisciplinaire a été installée sur le site de la ville nouvelle qui a été baptisée du nom de Tamesna par SM le Roi Mohammed VI le 20 juin 2005. S’étendant sur une superficie de 480 hectares, la ville de Tamesna accueillera 250.000 habitants, une fois achevée en 2020. L’investissement pour l’édification de cette ville a atteint 20 milliards de dirhams. Se trouvant dans l’espace géographique mitoyen des communes rurales de Sidi Yahia des Zaers, Ain Atiq et Mers El Kheir situées dans la préfecture de Skhirat-Témara, le nouveau noyau urbain avait été signalé dans le schéma national d’aménagement du territoire (SNAT). En effet, le SNAT avait prévu dans cette zone la création d’un pôle urbain. Cette projection a donné lieu à un programme d’intervention concret suite à la décision gouvernementale de mobiliser le foncier public en 2003. Ce n’est qu’en 2004 que ce projet a été érigé en ville nouvelle, ce qui contraint la puissance publique à mener différemment sa mise en œuvre opérationnelle.

Quant au développement futur de Tamesna et son interaction avec son environnement, l’étude portant sur les vocations et les potentialités économiques, vise à mettre en évidence les choix à retenir pour l’essor économique de la ville dans son contexte géoéconomique, dans les perspectives de créer le plus grand nombre d’emplois possibles et générer en conséquence des revenus stables et consistants pour les habitants. «6000 salariés travaillent aujourd’hui dans le projet de construction de la ville nouvelle de Tamesna», a expliqué Ahmed Taoufiq Hejira.
Le 2-2-2009
Par : Mounir Siraj

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21 janv. 2009

Rabat, la ville la plus chère en 2008

Aujourd'hui le Maroc

La capitale arrive en tête du palmarès des villes qui ont enregistré les plus fortes hausses de l’ICV au cours de l’exercice 2008. L’indice annuel moyen a marqué une progression de 3,9 % par rapport à l’année 2007.

Dans le palmarès des villes les plus chères au Maroc, la capitale arrive en tête du peloton. À Rabat, l’Indice du coût de la vie (ICV) a enregistré en 2008 une hausse de 4,9 % par rapport à l’année 2007. Tanger arrive en seconde place avec une croissance de 4,5 % de l’ICV. La ville du détroit a ainsi devancé Casablanca qui a occupé la troisième place dans ce palmarès. En effet, cet indice a cru de 4,1% à la métropole.

En queue du peloton, il y a la ville de Laâyoune qui a vu son Indice du coût de la vie croître de seulement 2,5% au cours de l’exercice précédent. Dans une récente note d’information du Haut commissariat au plan (HCP) relative à l’Indice du coût de la vie de l’année 2008, on souligne que l’indice annuel moyen a enregistré une progression de 3,9 % par rapport à l’année 2007.La hausse a concerné aussi bien les produits alimentaires dont l’indice a augmenté de 6,8% que les produits non alimentaires dont l’indice a progressé de 1,4%. Pour ces derniers, la hausse s’inscrit dans une fourchette allant de 0,3% pour les «soins médicaux» à 2,6% pour le groupe «équipements ménagers». Le chapitre des «loisirs et culture» a marqué une légère progression de 1,8 % loin des «transports et communication» avec 1,4% et de l’«habillement» avec 1,6%. Sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics, aura connu une hausse de 4,5 % au cours de l’année 2008 par rapport à l’année 2007, selon la même source.

Pour cet exercice, le HCP se penche sur la réforme de l’Indice du coût de la vie. Le département d’Ahmed Lahlimi Alami, haut commissaire au plan est en train de finaliser la mise en place d’un nouvel indice des prix appelé Indice des prix à la consommation (IPC). Cet indice sera basé sur un panier de référence élargi tenant compte des dernières données sur la structure de consommation des ménages fournies par l’enquête sur les niveaux de vie de 2007. Cet indice se caractérise également par l’élargissement de la population couverte à l’ensemble des ménages urbains et de sa couverture géographique à 17 villes dans les 16 régions du Maroc.

Le 21-1-2009
Par : Atika Haimoud

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15 janv. 2009

Rabat : inauguration d'une école parrainée par le Real Madrid


Une école de football, parrainée par le prestigieux club espagnol du Real Madrid, a été inaugurée mercredi dans le cadre d'une convention entre la mairie de Rabat et l'équipe madrilène, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette "Ecole sportive maroco-espagnole d'intégration sociale", située dans le quartier populaire Yacoub El Mansour de Rabat, doit accueillir une centaine d'adolescents.

La fondation du Real Madrid fournira périodiquement à l'école des équipements, notamment informatiques, et mettra à sa disposition des enseignants de langue espagnole.

L'école a été inaugurée en présence de Mme Teresa Mogin, directrice générale de la Fondation Real Madrid.

La création de cet établissement avait été décidée en vertu d'un accord signé en avril 2007 à Rabat entre le président du Real Madrid Ramon Calderon et le maire de la capitale du royaume, Omar El Bahraoui.

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14 janv. 2009

Le jardin d'essai de Rabat renaît de ses cendres

Le Matin.ma

Le futur parc abritera de nombreuses espèces et variétés venues du monde entier

Bonne nouvelle pour les R'batis, amateurs des espaces verts et des balades fleuries. Le jardin d'essai, appelé aussi jardin botanique, sera réhabilité à l'occasion du réaménagement de l'avenue de la Victoire. Trait d'union entre la ville «nouvelle» et le quartier de l'Agdal, ce jardin de plusieurs hectares était, en effet, laissé à l'abandon depuis des années. «Entretenu» par l'Ecole d'agriculture qui le jouxte (aujourd'hui INRA), ce jardin très connu chez les botanistes, se meurt par manque de moyens et d'intérêt.


«Les vieux parcs et jardins se meurent les uns après les autres, et les nouveaux parcs immobiliers n'en finissent de vider la moindre parcelle de verdure», avait lancé à l'occasion du lancement des travaux, Hassan Amrani, wali de Rabat. «Sans parler de ces arbres, parfois centenaires, que l'on décapite de manière criminelle!», avait-il ajouté.

27 millions de DH ont été nécessaires pour réhabiliter ce petit trésor botanique, dont 15 millions alloués par le Fonds Hassan II. Pour Hassan Amrani, «nous avons peut-être sauvé le jardin d'essai et ses magnifiques nénuphars, mais il reste tant à faire à Rabat en matière d'espaces verts et de parcs». A l'image des jardins botaniques internationaux, le futur jardin abritera de nombreuses espèces et variétés végétales spontanées et horticoles venues du monde entier identifiées et réunies en collections. Le jardin englobe actuellement au moins 600 espèces ligneuses ornementales et fruitières d'origine diverses : locale, tropicale, subtropicale et désertique. Le projet prévoit l'enrichissement de ces ressources par de nouvelles espèces endémiques, rares et menacées d'extinction, exotiques (orchidées) et d'intérêt économique en l'occurrence les plantes aromatiques et médicinales dont l'exploration constitue actuellement une orientation prioritaire de recherche à l'INRA.

La conservation de la biodiversité est assurée dans le jardin botanique grâce à la conservation ex-situ. Le jardin sera doté à cette fin d'installations spécialisées pour l'acclimatation de nouvelles espèces introduites. Planté au cœur de la capitale, le jardin d'essai a été conçu comme un véritable poumon vert de la cité. Mais qui fut à l'origine de la création de cet espace ? Quelle est son histoire ? Et dans quelles circonstances naquit ce petit poumon vert bordé de part et d'autre par des barres de béton?

Jean-Claude Nicolas Forestier est le célèbre architecte paysagiste qui en fut l'initiateur dans les années 1914. Mais le jardin ne vit le jour dans son aboutissement final que durant les années 1927-1928, et Gaston Herbert, ingénieur horticole en a été son premier directeur.

A l'origine, ce jardin expérimental regroupait plus de deux cent cinquante variétés différentes d'arbres fruitiers et d'ornements, provenant des quatre coins de la terre. La réouverture est donc vivement attendue par tous les Rbatis, cependant les adeptes de la botanique devront prendre leur mal en patience, car «il n'y a pas de date précise de réouverture», nous dit-on, sinon que ces travaux de grande envergure prendront au minimum 6 mois. Rendez-vous donc l'été prochain pour batifoler dans les jardins de la capitale.

Végétaux


Quelles sont les espèces végétales qui existent dans le jardin d'essai? En matière de fleurs et de plantes, il y a des hoya (fleur tropicale parfumée de la famille des asclépiadacées), des cactus (symbole végétal de courage et de résistance), des hybiscus, des bougainvilliers, des orchidées, des paquerettes, des jonquilles, des échinocactus (une plante grasse de la famille des cactacées), du millepertuis (une plante reconnue pour ses vertus anti-déprime). Et cette liste est loin d'être exhaustive... Quant au sol: duver, lychens, sedum (le sedum est une plante basse et tapissante qu'on emploie pour la garniture de massifs et de bordures), herbe et gazon de diverses familles sont employés à recouvrir plusieurs mètres carrés. Aussi, le jardin d'essai de Rabat est l'unique lieu au monde à détenir des espèces végétales extrêmement rares du type «spathodea campanutata» ou encore le «brachyton rupestris».

D'ailleurs en parlant d'espèces rares, Dr Imane Thami Alami, directrice de recherche à l'Institut national de recherche agronomique (INRA) rappelle que «le jardin d'essai est le premier à avoir introduit l'avocatier au Maroc, comme il est à l'origine du développement des pépinières autour de la ville de Rabat en matière de plantes ornementales».


REPERES


Quelques faits marquants


1914: Nicolas Forestier célèbre paysagiste plante le premier arbre au jardin d'essai

1928: ouverture officielle du jardin par Gaston Hebert, premier directeur du jardin

1997: l'Association Ribat Al Fath signe une convention avec l'INRA pour la réhabilitation du jardin

2005: signature d'une convention entre l'INRA et le jardin botanique de Singapour

2007: signature de conventions avec le jardin botanique de Lyon, le jardin royal botanique de Madrid, et l'association japonaise «Japan Cherry Blossoms»

2008: fermeture du jardin pour réhabilitation

Par Firas Adawi | LE MATIN

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13 janv. 2009

Trois cas de rage canine déclarés à Rabat

Aujourd'hui le Maroc

Trois cas de rage canine ont été constatés récemment à Rabat. Chaque année, 15 à 20 cas de rage sont déclarés.

La rage continue de sévir au Maroc. Trois cas de rage canine ont été constatés récemment à Rabat. Selon un communiqué de la wilaya de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, le premier cas a été constaté le 24 novembre dernier chez une chienne de race croisée Labrador, robe fauve, âgée de 2 ans et vivant au chantier Véolia à la 8ème annexe administrative. Le 2ème cas a été observé chez un chien de race boxer, robe fauve, âgé de 6 ans, vivant au quartier Souissi (21ème annexe administrative). Quant au 3ème cas, constaté le 27 novembre dernier, il a été diagnostiqué chez une chienne de race commune, robe fauve, âgée de 8 mois et vivant également au Souissi (20ème annexe administrative).

Les principaux porteurs du virus sont les chiens. Le Maroc compte 2 millions de chiens errants. Dans neuf cas sur dix, la personne atteinte de rage a été mordue par un chien enragé. Chaque année le Maroc enregistre 400 à 450 cas de rage animale. Un chiffre qui traduit l’échec de la stratégie nationale pour lutter contre la rage. «En moyenne 15 à 20 cas de rage sont déclarés par an», souligne Dr Noureddine Bouchrit, spécialiste de la rage à l’Institut Pasteur de Casablanca. Le manque d’information et de sensibilisation des citoyens marocains aux dangers de la rage continue de constituer l’un des problèmes les plus sérieux. «La plupart des personnes décédées sont en fait victimes de leur ignorance. Au lieu d’aller consulter un médecin et de se faire vacciner, elles se contentent d’aller voir un guérisseur qui a recours à la médecine traditionnelle alors que celle-ci est totalement inefficace. D’autres patients sont morts car ils n’ont pas poursuivi le traitement. Au lieu des 4 doses nécessaires, ils se sont contentés seulement d’une ou de deux injections», explique Dr Bouchrit. A ceci s’ajoute aussi le problème de proximité. Il est souvent difficile pour des personnes qui vivent dans des zones enclavées d’accéder aux bureaux municipaux d’hygiène. Quant au traitement, celui-ci repose sur le vaccin antirabique qui est importé de France. «Nous importons chaque année 24.000 doses», souligne-t-on à la direction commerciale de l’Institut Pasteur.

Ce vaccin coûte 449 DH. Au total, quatre doses sont administrées à la personne qui a été mordue : deux doses le jour de la morsure, une dose le 7ème jour et une dose le 21ème jour. Selon Dr Bouchrit, une fois après avoir été mordue, la personne doit laver la plaie avec du savon et de l’eau de javel. L’individu dispose de 24 à 48 heures pour se faire vacciner. Tout dépend de la profondeur de la morsure et de sa proximité au cerveau. Dans les cas les plus graves un sérum est également administré en plus du vaccin. Leur coût est en moyenne de 800 DH mais tout dépend du poids de la personne (enfant ou adulte). Les personnes peuvent se faire vacciner gratuitement dans les différents bureaux municipaux d’hygiène que compte le Royaume. Chaque ville compte 1 centre pour un périmètre de 40 km. En milieu rural, la situation est beaucoup plus délicate, vu le manque de bureaux d’hygiène. Cela dit, ces personnes peuvent toujours se rendre dans les centres de santé les plus proches qui sont également dotés de vaccins antirabiques.

La rage en bref


Chaque année dans le monde, 50 000 à 60 000 personnes sont encore tuées par la rage. Soit environ 150 par jour, principalement en Afrique et en Asie. Un animal infecté par le virus de la rage peut commencer à l’excréter jusqu’à 15 jours avant les premiers signes cliniques. Le virus est alors présent dans toutes les sécrétions de l’animal, y compris dans ses fèces. Vu sa fragilité dans le milieu exterieur, l’entrée du virus dans l’organisme ne se fait que par le biais d’une effraction de la peau ou par les muqueuses buccale ou oculaire. La rage se transmet le plus souvent par morsure, mais peut aussi être transmise par simple léchage ou griffure.

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23 déc. 2008

L'association «Ni Putes Ni Soumises» s'installe à Rabat en 2009

Aujourd'hui le Maroc

Lors de la rencontre «Marocaines d’ici et d’ailleurs», Zineb Doulfikar, fondatrice et présidente de «Ni Putes Ni Soumises» dans les Alpes-Maritimes, a révélé à ALM que l’association implantera bientôt une antenne au Maroc.

ALM : Avez-vous l’intention de créer une antenne de l’association au Maroc?

Zineb Doulfikar : Je suis heureuse d’annoncer qu’une antenne de l’association sera prochainement créée à Rabat et qui coïncidera avec la Journée de la femme qui se tiendra le 8 mars. A l’occasion des deux journées des «Marocaines d’ici et d’ailleurs», j’ai pu rencontrer quelques présidentes d’association à Rabat. Nous avons discuté d’une éventuelle implantation de «Ni Putes Ni Soumises» au Maroc. Je reviendrai au mois de mars prochain au Maroc, afin d’organiser une grande réunion avec plusieurs associations marocaines. L’implantation officielle de l’association au Maroc se fera en 2009.

Est-ce que vous vous attendez à des réactions notamment des courants islamistes au Maroc suite à l’implantation de l’association ?

L’association «Ni Putes ni Soumises» a été créée suite à des violences. Une jeune fille marocaine a été brûlée vive en France en novembre 2002. «Ni Putes Ni Soumises» lutte contre les violences à l’égard des femmes. Au Maroc, plusieurs associations œuvrent contre les violences conjugales, notamment les mariages forcées qui se manifestent comme étant une violence en soi, et malheureusement cela existe également en France. Je pense que «Ni Putes Ni Soumises» peut exister au Maroc tout en tenant compte des spécificités du pays.

Pensez-vous que l’association est en mesure d’adapter des programmes singuliers pour traiter des problématiques particulières relatives à la femme marocaine et sa famille ?
Malgré les efforts déployés par les associations marocaines, il existe encore beaucoup de problèmes relatifs aux femmes. Je salue à cette occasion les efforts menés par l’association «Touche pas à mon enfant» contre la pédophilie, qui est une problématique qui touche la femme en tant que mère. Il faut travailler davantage sur ce sujet. Des problématiques telles que la pédophilie doivent être dévoilées sur la place publique pour que monsieur tout le monde puisse identifier la gravité de ces phénomènes.

Avez-vous l’intention de créer des antennes dans d’autres pays arabes ?
L’ouverture d’une antenne au Maroc prouve qu’il y a une avancée considérable concernant les droits de l’Homme. Nous voudrions que la femme marocaine puisse avoir le droit à l’avortement. Il est temps que les femmes choisissent le nombre d’enfants qu’elles souhaitent avoir et qu’elles puissent vivre librement leur sexualité au sein du couple. Je souhaite également que les jeunes femmes marocaines puissent poursuivre ce mouvement féministe.

L’association en bref

«Ni Putes Ni Soumises» est un mouvement féministe français, fondé officiellement en 2003 par Fadela Amara. Le mouvement «Ni Putes Ni Soumises» compte aujourd’hui des comités dans plusieurs pays européens (Belgique, Espagne, France, Suède et Suisse). Depuis 2007, l’association est membre consultatif du conseil économique et social de l’ONU. Ce mouvement lutte contre les violences faites aux femmes : viols collectifs, racisme, discriminations, violences physiques, morales et psychologiques , atteintes à la mixité (séparation des genres et des cultures), pressions pour porter le voile, pressions pour empêcher les personnes de vivre librement leur vie sexuelle et affective …


Le 23-12-2008
Par : Hafsa Benmchich
DNCR à Marrakech

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11 déc. 2008

L'enfance volée de Fatima, petite bonne de Rabat

TOUS LES JOURS, TOUTE L'INFO

Malgré les lois interdisant le travail des enfants, le royaume marocain compte encore des milliers de Cosette.

Elle est née il y a vingt-sept ans dans un village proche de Sidi Bennour, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Casablanca. Fatima (1) avait 7 ans lorsque sa famille a reçu la visite d'un oncle et d'une tante venus de Rabat. En partant, ils l'ont emmenée avec eux. En ville, lui disaient-ils, elle aurait de plus jolis habits, elle pourrait apprendre la couture...

La petite fille les a suivis sans savoir qu'elle avait fait l'objet d'un marchandage. C'est plus tard qu'elle apprendra que son père, un commerçant, s'était endetté et que l'oncle, pour débloquer la part d'héritage qui lui était due, avait en échange exigé qu'elle devienne sa servante. "Au début, j'étais plutôt heureuse d'aller à la ville, mais j'ai vite déchanté. Il fallait trimer du matin au soir. Je n'avais pas le droit de jouer, ni d'avoir des copines. J'ai passé quinze ans à Rabat sans jamais voir la mer!" confie la jeune femme, qui est aujourd'hui encore employée de maison dans la capitale.

Une enfance volée pour des milliers de Cosette

Sa tante la frappe parfois, lorsqu'elle ne travaille pas assez vite. Les insultes pleuvent aussi. "Je ne touchais aucun salaire. Au mieux, un tee-shirt pour l'Aïd. Alors que rien n'était trop beau pour ma cousine." A 14 ans, elle est placée dans une autre famille, mais continue à tenir la maison de son oncle et de sa tante. Elle a 16 ans lorsqu'elle trouve le courage de refuser à son père l'argent qu'il lui réclame. "J'étais outrée. Je lui ai demandé si j'étais sa fille! Il l'a mal pris. C'est la dernière fois que je l'ai vu. Il est mort peu après et j'ai toujours regretté cette dispute."

Aujourd'hui encore, Fatima hésite à dénoncer ceux qui l'ont détruite. Elle dit qu'on lui a "volé son enfance". Mais elle ajoute aussitôt qu'elle ne veut pas critiquer son père ou sa mère, car "ce serait pécher". Dans le quartier où elle est employée, il y a une toute petite bonne que sa patronne fait parfois entrer dans la maison. Elle s'appelle Mahjouba, elle a 7 ans, elle pleure souvent et dit que son papa lui a promis de venir la chercher... "C'est moi quand j'étais petite", dit Fatima.

Au Maroc, elles sont des milliers de Cosette, comme Mahjouba. Pendant longtemps, le sujet est resté tabou. Les employeurs se donnaient bonne conscience en prétendant que les petites étaient mieux chez eux que chez leurs parents. Souvent, les choses se passaient en famille. Les citadins ramenaient de la campagne une petite cousine pour s'occuper des tâches ménagères. Lorsque le recrutement passait par un intermédiaire, il s'agissait fréquemment d'un proche. Depuis quelques années, ces agents recruteurs ou semsars sont de plus en plus souvent des professionnels. Selon une enquête réalisée l'an dernier par l'institut Sunergia Etudes, ils seraient aujourd'hui les principaux agents de propagation du phénomène.

Parrainner la scolarisation des jeunes filles en milieu rural

La quasi-totalité des petites bonnes sont analphabètes. Plusieurs associations tentent de leur offrir, comme plus généralement aux enfants qui travaillent, une éducation informelle, adaptée à leur condition. Bien qu'elle soit soutenue par l'Unicef, cette approche est critiquée par les défenseurs de l'Etat de droit. Eux considèrent qu'il faut appliquer les textes, qui rendent l'école obligatoire et prohibent l'emploi de mineurs.

C'est le cas de l'Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse (Insaf). Cette association est engagée depuis quelques années, avec le soutien des ONG suisses Smiling Children et Drosos, dans un programme de lutte contre le travail des petites filles domestiques. Dans un premier temps, il s'agissait surtout de faire campagne auprès des employeurs potentiels et des familles rurales: messages radio, affiches, dépliants distribués, grâce au soutien des autorités, avec les factures d'eau et d'électricité, projections dans les villages du film L'Enfance volée, de Hakim Noury, qui raconte la vie d'une petite bonne.

Depuis 2006, l'Insaf agit sur le terrain dans la province de Chichaoua, près de Marrakech. Avec un objectif: convaincre les parents de reprendre leurs filles et de les scolariser. Les petites bonnes sont d'abord repérées, grâce aux associations. Une fois qu'elles ont été localisées, leurs parents se laissent généralement assez facilement persuader. L'Insaf prend en charge les fournitures scolaires de la petite fille. Elle offre en outre, le plus souvent, un "parrainage" qui se traduit par le versement aux parents de 250 dirhams (22,50 euros) par mois. Au total, depuis 2006, 47 fillettes ont ainsi été réintégrées dans leur famille et dans le système scolaire, dont 36 sont "parrainées" par l'association.

"Les mentalités commencent à évoluer. Pour les plus jeunes, il est devenu impensable d'employer une petite fille", se réjouit la présidente de l'Insaf, Mériem Othmani. L'enquête de Sunergia réalisée à la demande de l'Insaf montre en effet que la quasi-totalité (91 %) des employeurs ont plus de 40 ans.

(1) Le prénom a été modifié, à la demande de la jeune femme.

Les textes

Le Maroc a ratifié en 2001 deux conventions internationales sur le travail des enfants. Le Code du travail entré en vigueur en 2004 interdit l'emploi de mineurs "avant l'âge de 15 ans révolus" et prohibe, entre 15 et 18 ans, les travaux dangereux. Le texte prévoit une amende de 25 000 à 30 000 dirhams (de 2 260 à 2 700 euros) pour ceux qui violent la loi. Par ailleurs, la loi du 25 mai 2000 rend l'enseignement primaire obligatoire pour les 6-15 ans. Il est aujourd'hui question de durcir les dispositions punissant la traite des enfants afin de pouvoir agir contre les semsars. Avec un objectif: avoir définitivement éradiqué le travail des enfants à l'horizon 2015.

envoyée spéciale, Dominique Lagarde, Khrouz Myriem

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7 déc. 2008

Aïd Al-Adha : les transports pris d’assaut

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· De gros pics attendus dès ce week-end

· Renforts de trains et autocars, billetterie à l’avance, assistance…

· Des horaires cadencés chez l’ONCF


Gros rush sur le transport routier et ferroviaire dès ce week-end. Des pics exceptionnels sont attendus dès aujourd’hui vendredi et tout au long de la semaine de l’Aïd El Kébir, qui sera célébré le 9 décembre. Compte tenu de la forte pluviométrie, de nombreux voyageurs optent plutôt pour le réseau ferroviaire. Mais le transport via autocar enregistre déjà une forte demande, surtout au départ des grands centres urbains, Casablanca, Rabat, Marrakech, etc.

A noter que le nombre de voyageurs augmente considérablement pendant cette période. Le volume dépasse les 210.000 pendant la semaine de l’Aïd El Kébir. Ce qui représente plus de 4.000 voyages supplémentaires en quelques jours.
La demande est inégalement répartie, selon les villes de départ ou de destination. Mais la plus grande part des départs concerne principalement Casablanca, Agadir, Tanger, Rabat, Meknès, Tétouan, Nador, Fès… Pour les arrivées, ce sont plutôt les villes de Zagora, Taroudant, Essaouira, Tiznit… qui enregistrent des flux massifs.

Pour la circonstance, le département de l’Equipement et du Transport a procédé à l’organisation d’un programme pour les déplacements des voyageurs. L’intérêt est d’éviter les bousculades coutumières dans les gares routières pendant les fêtes religieuses. Mais aussi par souci de sécurité et de disponibilité des moyens de transport. Ainsi, l’opération cette année consiste à mobiliser des moyens de transport supplémentaires avec la possibilité d’acquérir la billetterie plusieurs jours à l’avance. «Mais il faut absolument que le billet comporte le cachet du guichet, la destination, la date et l’heure du départ», avertissent les responsables des gares routières afin de déterminer les responsabilités respectives en cas d’éventuelles contestations ou de vente de billets fictifs.

Dans le même souci de vigilance, il est recommandé aux voyageurs par autocar d’éviter l’achat de billets en dehors des guichets ou encore emprunter un véhicule en dehors de l’enceinte des gares routières.

Car souvent, les autocars opérant en dehors des gares routières sont dans un état mécanique défectueux et sont donc les plus exposés aux accidents.Pour le réseau ferroviaire, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a également mis en place un programme spécial de déplacements avant et après l’Aïd El Kébir. «En prévision du grand nombre de voyageurs, l’Office a mis en place un plan Spécial Aïd. Il est destiné à assurer les meilleures conditions de transport et de sécurité», annonce-t-on auprès de la direction de l’établissement. Plus concrètement, l’ONCF a mis en place des «horaires cadencés» pour la période allant du 5 au 14 décembre. Une opération qui mobilise des trains spéciaux programmés sur les principaux axes du réseau (notamment Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Tanger). Là encore, des facilités ont été mises en place pour la billetterie afin d’éviter les longues files d’attente. L’Office invite sa clientèle à se procurer les billets aller-retour à l’avance. Il vient à cet effet de renforcer le nombre de guichets de vente de billets en plus de services d’assistance dans les gares pour faciliter l’accès aux quais.

Côté aérien, il n’y a pas d’ajustement de la capacité chez Royal Air Maroc. Pour la simple raison que la compagnie n’enregistre pas des pics inhabituels pendant cette période.

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1 million de voyages/jour!

En situation normale, les déplacements quotidiens de personnes avoisinent 1 million de voyages par jour! Par moyen de transport, les véhicules privés arrivent en tête (42,3%). Ils sont suivis par les autocars (35,4%), les grands taxis (15%). Quant au train, il absorbe 2,5% des voyages journaliers. Le reste est assuré par le transport mixte. Durant la fête du mouton, les flux tendent quasiment à doubler. Par ailleurs et compte tenu du risque élevé d’accidents pendant cette période, des moyens de secours supplémentaires ont été mis en place en coordination avec la Protection civile.

Amin RBOUB

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3 déc. 2008

Tamesna : les premiers habitants fin décembre

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Livraison prévue de 3.000 logements

· Et lancement des chantiers de 27.000 autres unités


Tamesna prend forme. Les contours de cette ville nouvelle dans la banlieue de Rabat et près de Témara se précisent. Si le programme est encore en chantier, la configuration d’un centre urbain commence déjà à se profiler. Des édifices sont pratiquement achevés, d’autres sont en dernière phase de finalisation. Des avenues sont tracées et même «nommées» et un début de signalétique est déjà mis en place.

Les travaux d’infrastructure de viabilisation, dont notamment le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité, sont également en cours de finalisation. De même pour le téléphone et l’assainissement ainsi que la voirie. Selon les affirmations des responsables sur place, ils seront totalement achevés en fin d’année. C’est, en effet, ce timing qui est annoncé pour la livraison des premiers logements. Il s’agit de 3.000 unités dont des villas économiques, des appartements et des logements sociaux (faible valeur immobilière totale, VIT), ainsi que des commerces. C’est en tout cas ce que promet Mohamed Najib Benyahia, directeur général de la société d’aménagement Al Omrane Tamesna, filiale du groupe Al Omrane. Une bonne nouvelle donc pour les futurs habitants de la ville nouvelle qui, depuis quelque temps, commençaient à s’impatienter. Et pour cause, leurs logements étaient prêts mais ils ne pouvaient y accéder. En effet, explique-t-on auprès du management de Tamesna, bien que des logements soient achevés, ils ne pouvaient être ouverts à l’habitation tant que les travaux de viabilisation (notamment le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité) n’étaient pas terminés.

Rappelons que la ville a, dès le départ, suscité un véritable engouement qui ne s’est pas démenti au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Au contraire, il s’est exacerbé, à en croire des responsables sur place. Ce qui s’explique par la forte demande et le déficit en matière de logement. Mais aussi par la proximité de la ville des grands centres urbains et les promesses en matière d’aménagement, d’urbanisation et de commodités incluses dans le programme. En effet, à l’instar des nouveaux centres urbains, Tamesna est pensée en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, centres commerciaux, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeune, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standing…). L’idée est de favoriser au maximum la mixité sociale et de couper avec les tendances d’antan qui ont engendré cloisonnement et ségrégation sociale.

Ainsi, à Tamesna, les villas économiques et les appartements de standing jouxtent les logements sociaux. Mieux, souligne Benyahia, outre la mixité sociale, la ville, telle qu’elle est conçue, permettra aux habitants des unités à faible VIT de bénéficier des mêmes équipements et infrastructures que ceux destinés aux propriétaires des autres produits. Rappelons que le plan d’urbanisme de Tamesna prévoit, en tout, 145 équipements collectifs parmi lesquels 25 écoles primaires, 14 collèges et 6 lycées. Un campus universitaire, un hôpital multidisciplinaire, cinq centres de santé et deux cliniques privées sont également au menu. Le volet sport et culture n’est pas en reste, un complexe sportif, 5 terrains de sport, 4 salles omnisports, 2 centres de formation et 5 maisons de jeunes sont prévus.

Parallèlement à la livraison des premiers logements, le programme se poursuivra avec la finalisation progressive du reste des équipements et infrastructures. «Au fur et à mesure de l’avancement des chantiers, nous poursuivrons les autres travaux d’infrastructure». Les premiers habitants devront donc faire avec les aléas de la vie dans une ville en chantier. «Nous ferons en sorte de limiter les nuisances et de renforcer la signalétique pour réduire les perturbations», promet le DG de la filiale d’Al Omrane. Mais il va sans dire que les habitants doivent s’armer de patience pour vivre au quotidien dans une ville en chantier où travaillent quelque 10.000 ouvriers. Il faut savoir que pour réussir ce programme de grande envergure et respecter les délais, il faut maintenir la même cadence. L’objectif, souligne le DG de Al Omrane Tamesna, est d’arriver à «une ville achevée à l’horizon de 2016». En effet, explique-t-il, la création d’une ville est un projet de longue haleine. «Le cycle de production est lent. Il y a un nombre de paramètres à contrôler et une multiplicité d’opérateurs qui rend la maîtrise du long terme difficile», reconnaît le DG.

En effet, dès le départ, le but était de réaliser la ville Tamesna dans les règles des villes nouvelles. C’est pourquoi la réalisation s’est faite en îlots intégrés. Ainsi, après livraison de ce premier lot de 3.000 unités, le processus se poursuivra progressivement avec la réalisation de quelque 15.000 logements répartis entre promoteurs publics (Al Omrane et CGI) et promoteurs privés. Le management de la ville nouvelle annonce par ailleurs le démarrage des chantiers de 27.000 autres logements.

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Voisinage


Parallèlement à l’édification de la ville nouvelle de Tamesna, la mise à niveau du centre de Sidi Yahia des Zaërs, le village mitoyen, est prévue. Selon Mohamed Najib Benyahia, le DG d’Al Omrane Tamesna, l’ambition est de requalifier ce centre pour le hisser au même standard que la ville nouvelle. L’idée est d’éviter la juxtaposition d’une ville flambant neuve et d’un village sous- intégré. L’Etat prévoit une enveloppe de 120 millions de DH pour sa restructuration.

Khadija EL HASSANI

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18 nov. 2008

Rabat : le parking Moulay Al Hassan opérationnel

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Un complexe en sous-sol d’une capacité de 285 places

· Le coût du projet s’élève à 100 millions de DH


En plein centre de Rabat, on peut désormais stationner gratuitement jusqu’à la fin de ce mois au nouveau parking de la place Moulay Al Hassan face au siège de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). C’est une action de marketing initiée par la Compagnie générale des parkings (CG Park), filiale de la CDG, à l’occasion de la mise en service de cette infrastructure.


D’une capacité de 285 places, le nouveau parking est composé de deux niveaux sous la place Moulay Al Hassan. La superficie totale du projet est de 12.500 m2 dont 8.000 m2 réservés au stationnement. Le coût de l’investissement s’élève à 100 millions de DH. Grâce à son infrastructure moderne, ce parking répond aux normes internationales en matière de stationnement. Il propose une gamme de services de qualité comprenant notamment des places réservées, des rampes d’accès pour les personnes à mobilité réduite, ainsi que des cartes d’abonnement de nouvelle génération. Les tarifs seront donc selon la carte. Ainsi, un abonnement mensuel de 8 h à 20h coûtera 720 DH. Pour toute la journée, il faut débourser davantage, soit 900 DH. Pour les places réservées, c’est un peu plus cher: il faut compter quelque 1.080 DH par mois.

Pour un stationnement rapide, on paie 6 DH l’heure (moins que chez le concessionnaire des parkings du centre-ville qui ne perçoit que 2,00 DH par heure de stationnement). Pour toute la nuit jusqu à 8h du matin on propose un forfait de 25 DH. «Le nouveau complexe se distingue aussi par des équipements de pointe permettant une sécurité optimale», souligne Youssef Fassi Fihri, le nouveau président de CG Park. Sur ce volet, on évoque un système de détection d’incendie et d’intrusion et celui d’un désenfumage automatique. Sans oublier de signaler un équipement de vidéosurveillance composé de 16 caméras. «Outre sa vocation de lieu de stationnement, par ce projet on vise également de refaire vivre le centre de la capitale», explique Taoufik El Oufir, co-architecte du projet. Ainsi le parking est surplombé par une place aménagée en amphithéâtre urbain en vue de contribuer à l’animation de la région par la possibilité d’abriter des manifestations culturelles et artistiques comme cela était le cas lors de la dernière édition du Festival Mawazine. Une galerie d’art, des kiosques, des restaurants et des cafés sont prévus. Toutefois la réalisation de ce projet a fait l’objet de certaines anomalies techniques qui ont contribué notamment au retard de la livraison du complexe dans les délais fixés au début. Parmi elles, la qualité du revêtement en tenant compte de son prix. Il s’agit d’un marbre importé de Chine avec un coût de revient avoisinant 1.200 DH/m2. Sans oublier des problèmes d’affaissement du sol. La nouvelle direction devrait aussi trouver une solution au problème des 15 fleuristes qui n’ont pas apprécié les nouveaux locaux aménagés pour eux. Ils reprochent aux responsables du projet de ne pas avoir demandé leur avis sur la conception de ces petits kiosques. «Il s’agit d’un problème sensible sur le plan social, on prendra le temps nécessaire pour arriver à une solution équitable pour les différentes parties», rassure Fihri.

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615 places

CG Park dispose d’un autre parking à Rabat situé à Hay Ryad. Il a une capacité de 615places et a été ouvert il y a près de 4 mois. Il s’agit d’un parking aménagé sous un joli jardin public. Mais pour le moment, on exploite uniquement près de 30% de ses capacités. Car à côté on peut stationner gratuitement. Rappelons que le coût du projet s’est élevé à 60 millions de DH.

De notre correspondant,
Nour Eddine EL AISSI

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10 nov. 2008

Salé intensifie sa lutte contre les bidonvilles

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 2.524 logements déjà disponibles

· Remise des clés à de nouveaux bénéficiaires


Salé met les bouchées doubles pour éradiquer ses bidonvilles. Aujourd’hui, le programme, qui a connu quelques retards par rapport aux délais initialement fixés, s’accélère. La semaine dernière, en effet, le ministre de l’Habitat, Ahmed Taoufiq Hejira, a procédé à la remise des clés à un autre groupe de bénéficiaires. «Lancé en 2004, le programme vise à reloger 8.139 familles», souligne Houssine Chlieh, directeur général d’Al Omrane pour la région de Rabat. «Pour le moment, 2.524 logements sont disponibles, soit un taux d’avancement de plus de31% », ajoute-t-il. Le programme prévoit huit opérations de relogement dont six sont en cours d’exécution. Il s’agit des projets de Saïd Haji, Sanabil, Nor, Aïn Aouda, Oued Dahab et Sidi Abdellah. Deux autres concernent les zones de Bouknadel et de Hssain. Les études sont bien avancées et les chantiers correspondants seront lancés au plus tard au début de l’année. Cela permettra notamment le relogement de 1.234 foyers de Saheb Al Kaid. Ils vont bénéficier d’un logement décent dans la localité de Sidi Daoui. «Nous avions entamé la procédure complète pour l’acquisition du foncier, et on sollicite l’intervention des autorités pour activer cette opération en vue de commencer les travaux», souligne le responsable d’Al Omrane. A noter que le financement de l’ensemble de ce programme est supporté en grande partie par des fonds publics sans oublier la participation des bénéficiaires. Ces derniers devront débourser une somme qui varie entre 70.000 DH et 90.000 DH selon la superficie du logement.

Salé
Parallèlement au programme national «Villes sans bidonvilles», le groupe Al Omrane développe d’autres produits dont les habitants de Salé pourront bénéficier. Il s’agit principalement du projet de logement social à 140.000 DH. Dans ce cadre, le département de Chlieh a finalisé les études du projet de 900 logements sur 4,5 ha à Sala Al Jadida. Quelque 218 unités seront réservées au relogement des familles issues du douar Rhiouine dans le cadre de la lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles. Le démarrage des travaux est prévu en décembre prochain. Toujours dans le même registre, il faut signaler le projet de la nouvelle ville de Bouknadel sur une superficie de 103 ha. Selon le responsable d’Al Omrane, ce chantier permettra de faire bénéficier 2.161 familles appartenant au Dour Rass Al Maa du projet de logement social à 140.000 DH. Profitant de l’occasion, Hejira a invité les partenaires de ce programme au niveau de Salé d’actualiser les termes de la convention signée en 2004. «Cette actualisation permettra également de mobiliser d’autres sources de financement pour permettre de lancer la partie du programme restante estimée à 30%», avance le ministre.

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Réhabilitation de la médina


Dans le cadre du projet de réhabilitation de la médina, le ministère a mobilisé un budget de 63 millions de DH. Il permettra de reloger 900 familles, selon le responsable d’Al Omrane. La première tranche, qui profitera à 270 bénéficiaires dans le cadre du projet Sanabil, sera lancée en décembre prochain. Pour les habitations menaçant ruine, un bureau d’études a été désigné pour examiner le problème dans ses différents aspects et proposer les solutions à adopter.

Nour Eddine EL AISSI

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27 sept. 2008

Bouregreg: l’Agence dévoile son plan

L'Economiste

· Pour rassurer les propriétaires et les élus

· L’urbanisation limitée à 20% du site

· L’implication des gros propriétaires n’est pas écartée


Le plan d’aménagement de la vallée du Bouregreg continue de susciter le mécontentement d’une partie des propriétaires et certains élus qui contestent l’opération d’expropriation des terrains pour utilité publique. La tenue d’un deuxième sit-in des propriétaires était prévue vendredi après-midi à Salé. Cette situation est due, fort probablement, à un manque d’informations sur le contenu du plan d’aménagement. Pour cela, la direction de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) a décidé de descendre au terrain pour rappeler la philosophie du projet et mettre en valeur ses avantages pour le développement de la région. Ainsi, une rencontre a eu lieu avec les élus le 24 septembre dernier, jour du début de l’opération de l’enquête publique qui durera un mois. «La réalisation du projet du Bouregreg ne se fera pas au détriment des habitants de la zone». Tel est le message clé que voudrait passer Lemghari Essakl, directeur de l’agence. Selon ce dernier, 20% du site, dont la superficie est de 6.000 ha, sera consacré à l’urbanisation. «La grande partie des terres présentant un risque d’inondation, elle sera réservée aux espaces verts et à des terrains de golf». Par contre, est-il indiqué, le plan d’aménagement «prévoit la construction de plusieurs équipements publics».

L'aménagement du Bouregreg entre Rabat et Salé
Pour la première et la troisième séquences il est programmé la construction de 20 administrations publiques, 25 établissements scolaires, 11 centres de santé et hôpitaux de grande envergure avec des équipements modernes. Sans oublier une rocade qui va relier l’hôtel Hilton à l’aéroport de Rabat-Salé avec un coût dépassant les 400 millions de DH. Cela s’ajoute aux autres chantiers en cours de réalisation comme le tramway, le nouveau pont Moulay El Hassan et le tunnel sous l’Oudaya. «Mais avec quoi on va financer tous ces projets colossaux alors que les moyens de l’Etat et des communes sont limités?», s’interroge le directeur de l’agence. «Les ressources de l’agence avoisinent les 3,2 milliards de DH, alors qu’il faut près de 4 milliards rien que pour le projet du tramway», martèle-t-il. Autrement dit, la question qui se pose a trait à l’approche à suivre pour mobiliser les ressources nécessaires.

Dans ce cadre, Essakl ne voit que les montages financiers autour des activités économiques, genre tourisme et services. «Outre les recettes fiscales, ces activités permettront la création d’emplois au profit des jeunes de la région», souligne Essakl. Sans donner de détails, le directeur de l’agence a parlé de la possibilité de l’implication des propriétaires possédant des grands terrains dans certains projets. Profitant de l’occasion, le directeur a pointé du doigt la complicité des responsables des communes qui délivrent les autorisations de construire dans des zones instables. Il a reproché aussi aux élus leur mutisme envers les opérations d’agression et de lapidation des ressources naturelles du site à travers les carrières.

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Proposition

Le maire de Salé a proposé que les propriétaires concernés par l’opération d’expropriation demandent par écrit à l’agence les informations dont ils auront besoin. Car, en dépit des explications avancées par le directeur de l’agence, plusieurs points restent à éclaircir, notamment sur les limites réelles du plan et les prix de cession des terrains. «Au début, on parle d’un plan de 3.600 ha, et maintenant on passe à 6.000 ha», s’interroge le président d’un arrondissement.

Nour Eddine EL AISSI

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16 sept. 2008

Corniche de Rabat : Emaar peaufine le projet


· Les travaux devraient commencer avant mars 2009

· Pas de construction en front de mer


Les études concernant le projet de la corniche de Rabat sont sur la bonne voie. Le groupe émirati Emaar, promoteur de ce chantier, est en train de peaufiner les études d’exécution en tenant compte des observations de la ville, selon une source proche du dossier. La nouveauté: pas de construction au niveau du front de mer. Et pour cause, garder une vision dégagée sur la vue panoramique et naturelle du site. Car, en fait, c’est ce paysage qui constitue la principale valeur ajoutée pour l’ensemble des réalisations prévues.

Pour rappel, le coût global de ce chantier de grande envergure avoisine les 30 milliards de DH. Etalée sur 11 km de côte atlantique et une superficie de 330 ha allant de Bab El Bahr (près des Oudayas) à Harhoura (Témara), la corniche de Rabat fait l’objet d’un grand projet d’aménagement à vocation touristique et de loisirs.
Le projet consiste en la construction de 3 hôtels, 2 tours de 25 étages, des plateaux de bureaux, des zones résidentielles, des espaces de commerce, de loisirs et de restauration (cf.www.leconomiste.com).

«Tous les efforts seront déployés pour entamer la première tranche du projet avant mars 2009», précise notre source. Les travaux seront réalisés sur des terrains libres ou ceux appartenant aux domaines publics ou privés de l’Etat. A ce sujet, il faut noter que dans la zone, il existe plusieurs bâtiments publics comme l’ex-hôpital militaire, les abattoirs, le marché de gros et des terrains de sport. A cela s’ajoutent des annexes de certaines administrations sans oublier les bâtiments des Habous.


Le gouvernement a décidé de céder au groupe Emirati au dirham symbolique les terrains qui relèvent du domaine public de l’Etat. En contrepartie, le promoteur s’est engagé à réaliser des infrastructures socioéconomiques. Il s’agit en particulier de trois écoles primaires, un collège, un centre de santé, un institut de formation professionnelle et des parcs publics. Pour les habitations particulières, il est fort probable qu’elles ne seront pas impactées par le projet. «On veut que ce chantier soit réalisé dans la tranquillité et sans porter préjudice à la population», précise notre source. Faut-il rappeler la panique qui a secoué une partie des résidents propriétaires de cette zone juste après l’annonce du projet. Des rumeurs ont commencé à circuler sur une éventuelle opération d’expropriation d’une partie des logements et des lots. Ce qui a poussé certains propriétaires à s’activer pour vendre leur logement avec le premier prix offert, rappelle notre source. A signaler que le projet est composé de deux tranches.

Les travaux concernant la première phase s’étaleront sur une durée de 10 ans. Alors que la seconde tranche devrait être achevée dans les trente années à venir. A noter également que les travaux de dépollution du littoral sont en cours de réalisation par la société Redal. Cette opération concerne presque tout le site du projet de la corniche. Dans le cadre de cette opération, il est prévu la construction d’une station de pompage et prétraitement dont la mise en service est prévue pour début 2010. Sur ce point, il faut noter que la wilaya, avec les départements ministériels concernés, a lancé une étude pour la réutilisation des eaux usées après traitement.

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Les défis urbanistiques


Les concepteurs de ce grand projet ambitionnent d’adopter une démarche consistant à concevoir et à gérer plusieurs schémas urbains complémentaires formant une nouvelle configuration de la ville. Cette démarche intègre une stratégie de marketing urbain dans l’objectif de valoriser davantage l’image de marque de la capitale. Le tout pour renforcer aussi l’attractivité de la cité vis-à-vis des investissements à l’ international.

Nour Eddine EL AISSI

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14 sept. 2008

Expropriation massive dans le cadre de l’aménagement de la vallée du Bouregreg


Les habitants de Sidi Hmida fustigent le procédé de l’Agence d’Aménagement et avertissent ...

Par centaines, les habitants de Sidi Hmida à Salé ont signé une pétition dont ils ont déposé une copie à notre rédaction. En voici le texte : « L’Agence d’Aménagement du Bouregreg a décrété de faire passer deux textes de lois en vue de sortir les habitants à majorité rurale de la région de Sidi Hmida Hssain à Salé, de leurs terres, demeures et biens ancestraux. Cette MEGA-Expropriation (titrait un journal économique) aurait pour but un intérêt général et social.

L’AAB avait publié et communiqué sur toutes les presses écrites, radiodiffusées et télévisées, et de la bouche de son Directeur général, que les propriétaires des terres allaient être contactés pour leur proposer, une fois le plan d’aménagement arrêté, d’intégrer ce plan s’il le souhaitaient. S’ils ne voulaient ou ne pouvaient pas le faire, l’AAB leur proposeraient un rachat (après expertise) à la hauteur de leur biens au sol et en surface. Et en dernier lieu et s’ils n’acceptaient aucune des premières propositions, l’AAB se voyait obligée d’exproprier leurs terres.

Or, les propriétaires ont été fortement surpris, au cours du mois d’Août : mois de congés et parsemé des jours fériés et sacrés pour les Marocains parce que fêtes nationales (Révolution du Roi et du peuple et Fête de la Jeunesse), de la distribution en masse et par courriers recommandés de lettres d’avis d’expropriation en masse des biens et occupation des lieux, pour intérêt général.

La liste exhaustive de tous les futurs expropriés est sortie par la suite sur deux journaux.

Le responsable de publication des biens fonciers qui a donné cette interminable et historique liste d’expropriation, l’a fait en connaissance de toutes les données sur le terrain y compris les photos aériennes et le recensement des hommes, des biens en terre et en surface.

Et il publie pour des terrains sur lesquels des familles vivent depuis des décennies, et qui ont dessus leur maisons, leur puits, et tous leurs moyens de subsistance et de confort, que leur bien se résumait à une terre agricole vide et déserte.

Nous contestons avec beaucoup d’indignation la manière et la légèreté avec lesquelles ce dossier a été traité.

Les responsables de l’AAB ont une obligation morale et surtout juridique de se concerter avec les concernés pour tous projets de loi ou d’urbanisation les concernant, s’ils ne veulent pas induire l’émeute dans la population et embraser cette région tranquille de notre chère capitale.

Par ailleurs, les pré-projets publiés et connus de tous, avancent que notre région sera urbanisée avec des villas de luxe, des hôtels de haut standing, un golf de 18 trous, etc...

Si ces réalisations ont un intérêt social, nous participerons au projet avec tout ce que nous pouvons faire, pour ne pas déformer l’urbanisation touristique et de plaisance de la vallée.

Mais, si ces projets seront amputation et frustrations pour les propriétaires de cette région, et qui plus est, sont purement et simplement commerciaux, nous ne bougerons pas d’un pouce de nos biens, quelques soient les manigances.

Les propriétaires du « Grand Menzah » exigeront par tous les moyens légaux qui sont à leur disposition, à être intégrés dans cet aménagement, avec les exigences éventuelles d’un cahier de charge de la zone de projet, qu’ils sont prêts à négocier avec l’AAB.

Les propriétaires de la région de Sidi Hmida sont en effet sur la terre de leurs ancêtres, depuis des siècles pour certaines familles, ou sont des personnes qui ont choisi depuis des décennies, avant même la création de ce projet et de l’AAB, de vivre en paix et en sérénité sur le plateau du « Grand Menzah ».

De quel droit nous déraciner et arracher des milliers de familles à leur terres et biens de survie ? De quel droit les expatrier en masse ? Où iront-ils etoù habiteront-ils par milliers ? Combien on les rembourserait, est-ce que l’argent va leur dédommager le préjudice affectif et moral que l’expropriation de la terre de leur ancêtres leur impose ?

Nous n’avons évoqué ici ni les projets de développement humains ni ceux du développement du monde rural pour notre région, qui ont été démarrés puis stoppés (Routes, Eclairage, Eau potable, Téléphone...) pour déloger plus facilement les gens de la région, alors que nous sommes à proximité de tout ce qui s’est développé à Rabat et à Salé.

Si les responsables de l’AAB ignorent ce cri de désespoir, la tentative de nous sortir de nos maisons et biens fera un drame social et politique dans toute la région de Rabat-Salé.

Sa majesté le Roi que Dieu le glorifie, et derrière lequel nous sommes unis pour tous les projets de développement du Maroc moderne et prospère et surtout du monde rural, et qui a initié le projet de la vallée du Bouregreg, n’a jamais ordonné ou autorisé personne à exproprier en masse des populations entières de la région de la vallée pour l’exécution de ce projet que nous saluons d’ailleurs de tout coeur.

Les propriétaires du plateau du « Grand Menzah », conscients de leur Marocanité et du sens de la responsabilité vis-à-vis de tout développement du pays, exigent un dialogue urgent et citoyen des autorités compétentes avant toute décision qui pourrait nuire à l’avenir et à l’équilibre de cette région ».


Edité le: vendredi 12 septembre 2008.



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12 sept. 2008

Bouregreg: Le plan d’aménagement fin prêt


· Des propriétaires contre l’expropriation

· Ils réclament leur intégration aux projets programmés

· Les élus veulent renégocier les indemnisations


Le plan d’aménagement de la vallée de Bouregreg est fin prêt. Sa validation constitue une étape décisive dans la réalisation de ce mégaprojet. Mais cette opération risque de trop tarder. Car, avant même de passer à l’enquête publique, prévue du 24 septembre au 28 octobre prochain, une bonne partie des propriétaires est montée au créneau pour protester contre l’expropriation de leurs terrains. Or, cette enquête est primordiale pour la validation du plan d’aménagement. A signaler que sur une superficie de 6.000 ha que devrait occuper le projet, près de 55% des terres relèvent de la propriété privée. Et les associations représentant ces propriétaires ont commencé à se manifester dès lors que l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB) a saisi les concernés de l’objet de l’enquête.

Pour plus d’efficacité, ces associations ont créé une commission de coordination pour défendre leurs intérêts. Laquelle commission a déjà produit un communiqué, mercredi dernier, annonçant l’organisation vendredi 12 septembre d’un sit-in d’une heure. Et, comme nous l’annoncions dans notre édition du jeudi 11 septembre, le lieu choisi pour cette manifestation est à proximité des terres ciblées par l’expropriation. Plus précisément dans le carrefour qui mène vers Sala Al Jadida et Sidi Hmida. Plus de 2.000 propriétaires y sont attendus, dont la majorité composée d’agriculteurs. Ils seront accompagnés de membres de leurs familles. «Nous refusons toute opération d’expropriation de nos terrains non justifiée pour utilité publique, et ce, conformément à la réglementation en vigueur», selon les termes du communiqué. Et d’ajouter, «la majorité de nos terres seront exploitées pour des projets purement immobiliers et commerciaux. Pour cela, on demande d’être intégrés dans la réalisation de ces projets». Sur ce point, les dispositions du nouveau plan d’aménagement ne font aucune place aux constructions individuelles ou collectives via le cadre des associations.


Ayants droit


La réalisation de ces projets sera confiée uniquement à des promoteurs privés nationaux ou étrangers. Sur ce volet, il faut rappeler qu’avant le lancement du projet de Bouregreg (en 2005), toutes les opérations immobilières et les autorisations de construire ont été suspendues dans l’attente de la publication du nouveau plan d’aménagement. «Je n’ai pas pu vendre mon logement et rejoindre l’ensemble de ma famille installée actuellement en France», s’indigne un retraité. Pour les responsables de l’agence, cette mesure est dans l’intérêt des propriétaires, car elle les protège contre les tentatives de spéculation.

D’autres problèmes d’ordre administratif ou juridique ont également été soulevés par certains propriétaires. «Mon nom ne figure pas sur les listes publiées par la presse», conteste un habitant de Salé qui a acheté le terrain uniquement par contrat légalisé. «L’agence m’a demandé d’aller traiter avec l’ex-propriétaire dont le nom figure toujours sur le titre foncier», explique-t-il.
D’autres personnes viennent au siège de l’agence pour connaître si elles sont concernées par cette opération d’expropriation. «Compte tenu de l’importance du site d’une superficie de 6.000 ha avec une profondeur de 17 km, une grande partie de la population ignore encore les limites avec exactitude du plan d’aménagement», précise un membre de la commission de coordination.


Grogne des élus



La grogne gagne aussi les élus. Ainsi, le conseil de la commune de Salé a reporté, lors de sa dernière session tenue vendredi 5 septembre, le point relatif à la convention sur les indemnisations par l’agence des infrastructures démolies et le foncier mis à la disposition du projet. Le montant de ces indemnisations a été fixé auparavant à 50 millions de DH. Les élus réclament plus. «On nous a dit au début que ces terrains seront réservés à des espaces verts et des aménagements publics. Or, selon le plan d’aménagement, ce foncier sera utilisé pour la construction de résidences et de locaux de commerce», indique un élu lors de son intervention. Pour cela, une partie des élus juge nécessaire de renégocier le montant accordé. «On va également réclamer à l’agence un calendrier précis pour le début des travaux de certains complexes sportifs et culturels que l’agence s’est engagée de réaliser en partenariat avec la commune», souligne un élu de l’opposition.

En ce qui concerne la consistance du nouveau plan d’aménagement, on doit retenir qu’il est composé de zones. Bab Al Bahr et Amwaj constituent les premières séquences du chantier, dont les travaux d’aménagement ont été lancés depuis janvier 2006. L’agence prévoit quatre autres séquences appelées à compléter la mise en valeur des deux rives tout au long de la vallée. Le début des travaux au niveau de ces 4 zones est prévu d’ici une dizaine d’années.

Plusieurs projets d’infrastructures de grande envergure sont programmés. Certains sont déjà mis en service comme c’est le cas de la marina. D’autres sont en cours de réalisation. Il s’agit notamment de la plate-forme du futur tramway, le nouveau pont Moulay El Hassan et le tunnel des Oudayas. Des projets concernant les domaines de la culture, de l’enseignement et du sport figurent également au menu. Sans oublier les espaces verts et les lieux de loisir. Pour créer une dynamique économique au niveau de la région, des parties du site seront réservées à la réalisation de projets immobiliers et hôteliers. Les services et les activités commerciales seront également développés.

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Nombre d’étages

Sur le plan architectural, le plan d’aménagement limite le nombre des étages selon les zones.Pour les parties proches de la médina, il ne faut pas dépasser les 3 à 4 étages, et ce, par respect aux monuments historiques situés à proximité de la zone. Un peu plus loin, au niveau des vallées, on peut trouver les 5 et 6 étages.«Des émergences, dont la hauteur n’est pas encore fixée, seront autorisées dans les zones les plus reculées», précise Lemghari Essakel, directeur général de l’agence.

N. EL AISSI

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11 sept. 2008

Bouregreg: Sit-in contre l’expropriation le 12 septembre


· Bouregreg: Sit-in contre l’expropriation


Près de 4.000 personnes, tous propriétaires des terres ciblées par le mégaprojet de la vallée de Bouregreg, comptent observer un sit-in le vendredi 12 septembre à 16 heures au carrefour Sala El Jadida et Sidi Hmida. Constitués récemment en association, ces propriétaires refusent l’expropriation et revendiquent plutôt une participation au projet. Du moins pour ce qui est du résidentiel.

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10 sept. 2008

Menace d'éboulement à Douar El Hajja à l'approche des pluies


L’éboulement qui s’est produit samedi, au bidonville de Manshiyet Nasser, au Caire, a coûté, jusque-là, la vie à 51 personnes. Selon des sources concordantes, plusieurs dizaines de personnes seraient toujours ensevelies sous les gravats. On parle de 500 personnes piégées. Une colline, un bidonville densément peuplé et des surélévations construites de manière anarchique, c’est là une configuration qui rappelle à quelques petites différences près, un endroit de la capitale du Royaume : Douar El Hajja.

Les habitations anarchiques, haut perchées sur une falaise de ce douar, ne sont plus un secret pour le commun des mortels. Al Bayane en a parlé il y a plusieurs mois, et, il y a à peine quelques semaines, le problème a été reposé. Le but était d’interpeller et attirer l’attention des autorités publiques sur un danger potentiel. Et si on en reparle aujourd’hui, c’est à cause du rapport assez étroit avec le drame du bidonville du Caire. L’alarme se justifie aussi par le fait que la saison des pluies approche.

Au Caire, les décideurs ont pensé, à tort, comme si rien de fâcheux n’est arrivé en un demi-siècle, dans ce bidonville de Manshiyet Nasser, il n’était donc nul besoin de pallier une situation, quand bien même celle-ci pouvait être potentiellement dangereuse. On s’en est tout simplement remis au jeu des extrapolations hasardeuses et des probabilités. On a joué à la roulette russe en somme. Aussi, une question coule de source : les décideurs à Rabat ne sont-ils pas en train d’adopter la même attitude ? Tout penche malheureusement vers cette thèse. Sinon, comment expliquer que cette situation anachronique et potentiellement dangereuse n’ait pas été érigée au rang des priorités auxquelles ils doivent s’atteler. Pourquoi ne font-ils pas dans l’anticipation pour éliminer tout risque de voir d’écrouler demain une falaise qui menace de le faire depuis quelques années déjà ? Aussi, ils ne doivent surtout pas oublier qu’il y a déjà eu, par le passé, deux éboulements partiels sur ce site. Aucun n’avait fait de victime certes, mais ça n’est pas une raison qui autoriserait l’attitude passive adoptée jusqu’au jour d’aujourd’hui.

En principe, dans quelques semaines il commencera à pleuvoir. De ce fait, les sols deviendront plus friables et les risques d’éboulement plus grands. D’autant plus qu’il y a eu entre temps quelques surélévations non autorisées qui se sont faites par ci, et quelques surcharges par là.

Douar El Hajja n’est pas qu’une aberration esthétique, c’est aussi et surtout une réelle menace qui doit être prise au sérieux…, très au sérieux.
Nous n’osons pas croire que les décideurs n’en soient pas conscients. A moins qu’ils n’aient jamais mis les pieds dans ce coin là. Ce qui, somme toute, n’est pas improbable.

Jamal Hafsi

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9 sept. 2008

Rabat/transport urbain-Menace de graves perturbations


· Avec l’arrêt d’activité de la société Al Hanâa

· De nombreuses lignes ne seront plus desservies

Le transport urbain est parmi les problèmes épineux qu’affrontent les habitants et les visiteurs de la capitale. Pour ces derniers, il s’agit d’un calvaire quotidien: des files d’attente et un service dans de mauvaises conditions. La situation pourra s’aggraver davantage dans les prochains jours suite à l’arrêt d’activité de la société Al Hanâa. Celle-ci est en situation de liquidation judicaire. Le jugement du tribunal de commerce de Rabat a été exécuté par l’autorité de tutelle. Du coup, 420 employés se retrouvent au chômage.

Ces derniers contestent cette décision tout en rappelant que l’arrêt d’activité doit intervenir à partir du 6 octobre prochain. «Après son jugement du 7 juillet dernier, le tribunal a accordé un délai supplémentaire de trois mois pour continuer le fonctionnement de notre société», explique un représentant du personnel lors d’un sit-in organisé devant le siège de la wilaya. Outre cet aspect social, d’autres conséquences sont attendues. Ainsi, plusieurs lignes ne seront plus desservies par les 64 bus de la société liquidée. Il s’agit notamment des lignes n° 10, 15, 16, 28, 35 et 36. La majorité assure la liaison entre Rabat et certains quartiers de Salé à forte densité de population comme Hay Essalam et la région de Salé jadida.


Avec la rentrée des classes, la situation deviendra plus compliquée. Pour y remédier, «il serait préférable d’autoriser les autres opérateurs privés d’exploiter les lignes vacantes», propose Driss Sentissi, président de l’autorité délégante pour le transport urbain. Selon ce dernier, il s’agit d’une solution provisoire en attendant la désignation du futur gestionnaire du transport au niveau des villes de Rabat, Salé et Témara. Il s’agit d’un dossier complexe que ce soit sur le plan technique ou social, raison pour laquelle son traitement a pris beaucoup de temps, environ 18 mois. Sur ce point, il faut rappeler que trois groupements sont restés en lice pour décrocher le contrat de la gestion déléguée. Chacun de ces groupements a pour chef de file un opérateur de renommée internationale.

Il s’agit de Keolis, National Express (maison mère d’ALSA) et Veolia. L’offre de cette dernière a été classée en première position, suivie par celle de Keolis. Pour le moment, le dossier est entre les mains de l’Intérieur pour préparer le cahier des charges et le contrat juridique pour entamer des négociations avec Veolia en premier lieu. L’élaboration du contrat a été confiée à un grand avocat de Casablanca. En principe, le document devait être examiné par l’autorité délégante lors de la réunion prévue hier à la wilaya de Rabat. «Si les négociations avec Veolia n’aboutissent pas, on passera au deuxième candidat, à savoir Keolis», souligne Sentissi. «On espère boucler ce dossier complexe dans les meilleurs délais», ajoute-t-il.

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Social

Le social est parmi les aspects les plus difficiles à gérer dans le cadre de ce dossier. Plusieurs sit-in ont été organisés par des employés de certaines sociétés de transport privées. Il en est de même pour les 350 agents de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat. Les responsables de la ville déploient tous les efforts pour assurer le recrutement des employés de ces sociétés par le futur opérateur. Leur nombre dépasse les 2.500 personnes. Cela est possible dans le cadre d’un regroupement entre l’adjudicataire du marché et la majorité des opérateurs privés.

De notre correspondant,
Nour Eddine EL AISSI

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6 sept. 2008

La résorption des bindonvilles de Rabat : entre les directives royales et l'insouciance des autorités


A quelques mois de la fin du mandat de l’actuel conseil de la ville de Rabat présidé, comme chacun le sait par Omar Bahraoui, l’inquiétude règne au sein des élus de la mouvance démocratique qui constatent que les projets de mise à niveau de la capitale du pays sont pratiquement au point mort.

Il est admis qu’une capitale est considérée comme la vitrine d’un pays. Ce pourquoi d’ailleurs tous les gouvernements et tous les conseils élus s’emploient à lui donner la meilleure allure possible. Ne devant pas déroger à cette règle, Rabat est entourée d’une sollicitude Royale toute particulière. Preuve en est les récentes directives données par le Souverain au Conseil de la ville pour une mise à niveau de la capitale.

D’ailleurs, les deux projets qui sont en cours d’exécution à Rabat, celui de l’aménagement de la vallée du Bouregreg et celui de l’aménagement de la corniche, traduisent cette volonté de hisser Rabat au rang d’une cité prestigieuse et à celui d’une capitale digne du Maroc moderne.Encore faut-il pour cela que la capitale soit mise au diapason de ces deux projets. C’est le sens à donner aux directives royales, particulièrement celles visant la réhabilitation des espaces verts de la capitale.

Force est de constater qu’à l’heure actuelle continue à exister au cœur même de la capitale ces taches hideuses que sont les bidonvilles du Douar Al Garâa et celui de Rja F’Allah, autant d’images qui tranchent grandement avec ce que devrait être la capitale du Maroc d’aujourd’hui Le plan de résorption des bidonvilles dont l’exécution a été confiée à la société Al Kora, filiale de la CDG, a une véritable allure de tortue qui risque de faire traîner en longueur la suppression des bidonvilles.

Combien d’années faudra-t-il encore attendre pour voir enfin résorbés tous ces bidonvilles qui ceinturent la capitale ou qui sont carrément plantés au centre de ville comme c’est le cas au quartier El Fath ? Cela ne semble pas être parmi les préoccupations prioritaires ni du wali de Rabat ni du président du conseil de la ville, qui n’entreprennent pas les efforts nécessaires pour activer la résorption des bidonvilles et le mise en œuvre des espaces verts, à tel point que, lors de la session de juillet dernier du Conseil de la ville, l’un des points inscrits à l’ordre du jour portait sur la location d’un espace réservé initialement au recasement des habitants de Douar.

Cependant, il est à signaler que 27 millions de dirhams ont été ainsi alloués à la réhabilitation des espaces verts, suite aux directives royales.
La balle est donc dans le camp des responsables de la ville de Rabat pour mettre à exécution, au rythme soutenu, les décisions prises dans l’optique de l’éradication de l’habitat insalubre et de l’instauration des espaces verts.

Jamal Hafsi

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4 sept. 2008

Grave incendie à Rabat dans le quartier de Taqaddoum, un drame évité de justesse



Hier matin on a frôlé le pire au quartier Taqaddoum à Rabat. Et n’étaient l’heure matinale, l’absence des ouvriers et des locataires, et l’intervention rapide des éléments de la protection civile, l’incendie qui s’est déclaré, aux environs de huit heures dans un entrepôt de mousse sis au complexe «ESSAFSSAF» aurait pu faire perdre de nombreuses vies humaines.

L’entrepôt entièrement carbonisé au rez-de-chaussée, les trois niveaux de la bâtisse complètement noircis, et les quartes voitures totalement calcinées traduisent largement l’ampleur de l’incendie qui, quelques heures auparavant, s’était déclaré au complexe ESSAFSSAF au quartier Taqaddoum à Rabat.
Et quand bien même aucune victime n’est à déplorer, il n’en reste pas moins que cet énième incendie rappelle, de par certains de ses aspects, le drame de l’usine Rosamor de Casablanca.

Encore une fois se pose, avec acuité il va sans dire, le problème du respect des normes de sécurité dans les usines et entrepôts où sont manipulés ou stockés des matériaux hautement inflammables - la mousse dans le cas d’espèce. L’intervention des éléments de la protection civile a certes permis d’éviter le pire, mais dans cet incendie il y a surtout lieu de remercier le Bon Dieu pour avoir fait que les étages au dessus de l’entrepôt aient été inoccupés à ce moment là et que les ouvriers et clients de cette entreprise n’étaient pas encore là.

Selon les informations que nous avons pu recueillir sur place, l’entrepôt en question ne disposait d’aucun moyen à même de permettre d’éteindre un quelconque incendie, si ce n'est un extincteur inadapté que nous avons pu remarquer, traînant parmi les cendres. Encore moins d’y faire face quand il est important en attendant l’intervention de la protection civile. Et encore une fois se pose la question, l’unique en fait qui vaille d’être posée : qui contrôle quoi ? Faut-il qu’il y ait plusieurs Risamor pour qu’on prenne conscience de l’urgence de la nécessité d’une généralisation des mesures de sécurité dans les entrepôts et dans les usines ?

Jamal Hafsi


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28 août 2008

Vallée du Bouregreg : un vaste projet d'expropriation.


· Près de 3.300 ha potentiellement concernés

· Une enquête pour recueillir avis et oppositions des propriétaires des terrains

· La loi n’oblige pas l’Agence à les prendre en considération

Le plan d’aménagement de la vallée du Bouregreg est fin prêt. Le projet de décret le validant l’est aussi et n’attend que la signature du Premier ministre. Mais, «avant que le plan ne devienne opposable aux tiers», pour reprendre les termes de Lamghari Essakel, directeur général de l’Agence de développement du Bouregreg Valley, il y a encore un bout de chemin à faire.

L’une des étapes qui reste à franchir, c’est la réalisation d’une enquête publique auprès de tous les propriétaires et ayants droit des terrains situés sur la zone en question. Une procédure prévue par la loi. Dans ce sens, l’Agence a publié dans la presse nationale un avis aux personnes concernées pour qu’elles se manifestent auprès des sièges des communes de Rabat, Salé, Oum Azza et des Shoul. Un grand tableau qui reprend en détail les références des terrains (numéro de titre foncier, situation juridique...), ainsi que leurs propriétaires. L’objectif de cette enquête est de recueillir les remarques ou oppositions possibles autour du projet du plan d’aménagement. Mais, précise Essakel, «il n’y a rien dans la loi qui oblige l’Agence à modifier son plan en fonction des résultats de cette enquête». En tout cas, les personnes concernées par cette enquête ont un mois pour se manifester, du 24 septembre au 28 octobre.


La Vallée du Bouregreg s’étale sur une superficie de 6.000 ha dont près de 55% sont propriétés de particuliers, soit environ 3.300 ha. Pour pouvoir utiliser ces terrains tel que prévu par le plan d’aménagement, l’Agence du Bouregreg doit d’abord les acquérir. Son directeur général, Lamghari Essakel, affirme «pousser ses collaborateurs dans le sens de la négociation et du dialogue». Ainsi, son agence a pu entrer en propriété d’un certain nombre de terrains auprès de particuliers. A quel prix? «Au prix défini par un comité d’experts constitué de représentants des départements de l’Intérieur, des Finances et de l’Urbanisme», répond Essakel. «Mais les gens ont le droit de refuser le prix proposé», ajoute-t-il. En cas de blocage définitif des négociations, l’Agence du Bouregreg peut avoir recours à l’expropriation des terrains. Ce sont alors quelque 3.000 habitants qui risquent de se voir délogés.

La promulgation du décret sur le plan d’aménagement sera l’arme fatale sur laquelle l’Agence pourra compter. Son entrée en vigueur vaut automatiquement déclaration d’utilité publique de toute la zone concernée par le plan, c’est-à-dire la totalité des 6.000 ha. «Si l’Etat juge stratégique tel ou tel projet, l’intérêt public passe toujours avant l’intérêt individuel. C’est quelque chose qui se pratique partout dans le monde», explique Essakel. Ce dernier précise que «bien que l’ensemble de la zone soit d’utilité publique, il n’est prévu d’urbaniser qu’entre 15 et 20% du total». La majorité des terrains sera donc gardée en l’état. «Il s’agit de préserver le cachet écologique et historique de la vallée», argue le DG de l’Agence du Bouregreg.

Nabil TAOUFIK

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27 août 2008

Les expropriations font peur à Bouregreg



"Nous avons reçu une lettre de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg nous invitant à consulter le plan d’aménagement de la vallée pour vérifier si notre maison est située dans la zone du projet. Nous nous sommes inquiétés d’autant plus qu’on est loin de la partie concernée par le projet ". Ce sont là les préoccupations formulées par deux membres d’une même famille habitant à Salé, et qu’ils sont venues exprimer auprès de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg.

Cette mère de famille et son fils ne sont pas les seuls à avoir frappé à la porte de l’agence pour avoir plus de renseignements. Les responsables de la sécurité de l’annexe de l’agence reçoivent régulièrement des habitants inquiets après avoir reçu cette fameuse missive. A ces personnes, les responsables de la sécurité donnent une seule réponse. « Veuillez consulter la liste des personnes concernées par le projet qui sera publiée dans deux journaux nationaux ».

Contacté par Libé, un responsable de l’agence nous a affirmé que cette liste sera publiée aujourd’hui sur les colonnes de deux quotidiens nationaux et sera rediffusée le 04 septembre dans ces mêmes journaux afin de donner une deuxième chance aux personnes ayant raté la première diffusion. Une fois cette étape terminée, ces dernières seront par la suite invitées à consulter le plan d’aménagement de la vallée qui sera affiché dans les communes pendant un mois.

Durant ce temps, les personnes concernées auront toute la latitude de vérifier les données contenues dans ce document et de contester les informations jugées incorrectes. C’est l’amorce de tout un processus qui se fera par étapes et qui doit, in fine, conduire à l’expropriation des terrains et lotissements entrant dans la zone de ce projet structurant.

Le mot est lâché. C’est ce processus d’expropriation qui explique les inquiétudes exprimées par les habitants, qui appréhendent non seulement la perte de leurs biens immobiliers, mais en plus, la cession de ces biens à un prix dérisoire, comme c’est le cas de toutes les expropriations.

Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que l’Agence pour la promotion de la vallée du Bouregreg est décidée à aller jusqu’au bout dans ce processus en vue d’achever ce programme structurant, qui est celui de l’aménagement des deux rives du Bouregreg. Après avoir traité certains cas de gré à gré, elle sera tenue d’appliquer la loi pour les cas les plus coriaces, poursuit notre interlocuteur.

Amina SALHI

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Les agents de protection des espaces publics de Rabat non payés depuis 11 mois


L'avenue Mohammed V est parmi les lieux les plus fréquentés de Rabat. Chaque jour, ce sont des milliers d'habitants de la capitale ou des touristes qui traversent cette grande artère de la ville. Toujours sur cette voie, en allant vers la mosquée «Sounna», les flâneurs peuvent effectuer leur promenade sans jamais être inquiétés.

Sécurité et propreté règnent sur les lieux grâce au dévouement d'une dizaine de gardiens qui veillent jour et nuit sur les lieux. Ces agents de protection des espaces publics, qui comptent parmi les 35 employés recrutés par l'arrondissement de Hassan à Rabat, dans le cadre des chantiers de la promotion, n'ont pas été payés depuis octobre 2007. «Nous avons toujours été payés en retard. Des fois, cela durait trois, quatre, voire sept mois. Pour cette fois-ci, notre attente dure 11 mois. Il faut dire que depuis octobre dernier, nous n'avons rien reçu, sauf à l'approche d'Aïd Al Adha en décembre dernier, où nous avons eu 600 DH.


Depuis cette date, aucune nouvelle ne nous a été donnée sur le versement de nos salaires», témoigne un salarié, père de famille. «Dernièrement, des responsables nous ont demandé d'aller chercher du travail ailleurs en attendant que la paie arrive, mais nous ne pouvons pas le faire de peur d'abandon de poste», ajoute-t-il. Criblés de dettes, la majorité de ces salariés trouvent beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts du mois. Certains parmi eux n'arrivent même pas à payer leurs loyers. «A l'approche de la rentrée scolaire ainsi que du Ramadan, nous ne savons plus où donner de la tête.Nous avons frappé à toutes les portes mais, à force de s'endetter, personne ne peut nous avancer de l'argent. Chose tout à fait compréhensible», reconnaît ce salarié.

Pis encore, lorsqu'il arrive que ces travailleurs touchent leur paie, celle-ci ne dépasse pas les 1.200 DH, soit une somme loin du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti), qui s'élève, selon le Code du travail, à environ 1.800 DH. Certains racontent que leurs responsables leur présentent, en revanche, une carte où il faut cocher 24 jours, alors qu'ils disent travailler tout le mois, y compris les week-ends et les jours fériés.

Quant aux congés, aucun d'entre eux n'en bénéficie (repos hebdomadaires et congés annuels), alors que certains parmi eux sont en service depuis quatre ans.
Qu'est-ce qui justifie cette situation loin de respecter la législation du travail ? Pour certains, l'aberration que vit cette catégorie de travailleurs s'explique par le fait que leur statut d'employés ne figure nulle part, pour la simple raison que ces agents ont été recrutés dans le cadre de la promotion pour des chantiers, dont l'objectif principal est la lutte contre la précarité.

« Ce sont simplement des saisonniers auxquels la ville fait recours pour des opérations ponctuelles. Pour ce fait, ils ont été recrutés dans le cadre de la promotion pour réaliser des chantiers tels que le désherbage, l'assainissement, le chargement et le déchargement des barricades, le gardiennage et autres. Ce sont eux qui surveillent, par exemple, les statues exposées actuellement sur la Place Mohammed V», indique un responsable qui préfère garder l'anonymat.

Et de reconnaître : «Ces agents, qui constituent une équipe rôdée, sont très utiles à la ville et je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas payés à temps».
En effet, notre interlocuteur affirme ne pas savoir la date de paiement de ce personnel. «Il faut chercher cette information chez d'autres responsables», répond-il. Et c'est ce que nous avons fait. Mais nous sommes restés sur notre faim. Sans donner de date précise, les autres responsables contactés nous ont confirmé que ces agents seraient probablement payés avant le mois de Ramadan.
«Nous allons payer prochainement tous ces employés. Cela devra intervenir probablement avant le mois de Ramadan», indique Mohamed Regraga, secrétaire général àla wilaya de Rabat-Salé.

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Ce que prévoit le code du travail

Le nouveau code du travail considère comme salariée toute personne qui s'est engagée à exercer son activité professionnelle sous la direction d'un ou plusieurs employeurs moyennant rémunération, quels que soient sa nature et son mode de paiement. Il considère également comme employeur, toute personne physique ou morale, privée ou publique, qui loue les services d'une ou plusieurs personnes physiques (art. 6).

Par ailleurs, il doit être accordé obligatoirement aux salariés un repos hebdomadaire d'au moins 24 heures allant de minuit à minuit (art. 205). Lorsque le contrat de travail est à durée déterminée, le salarié doit avoir bénéficié de la totalité de son congé annuel payé avant la date d'expiration dudit contrat (art. 233).

Enfin, pour ce qui est du salaire minimum légal, il ne peut être inférieur aux montants fixés par voie réglementaire pour les activités agricoles et non agricoles après avis des organisations professionnelles des employeurs et des organisations syndicales des salariés les plus représentatives (art. 356).
Toujours selon le code du travail, «est nul de plein droit tout accord individuel ou collectif tendant à abaisser le salaire au-dessous du salaire minimum légal» (art. 360).

Par Rachid Tarik | LE MATIN

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15 juil. 2008

Reportage aux abords d’un autre monde: A Douar El Gueraâ, les temps sont troubles



Ils sont près de 8300 personnes à vivre dans le bidonville de Douar El Gueraâ. Situées dans l’arrondissement Yaacoub El Mansour à Rabat, ces enclaves en tôles et en bois abritent une population d’origines diverses, mais dont le point commun reste l’exclusion sociale et économique.

Un soleil d’été annonce le début d’une nouvelle journée pour les habitants de Douar El Gueraa. Les premiers chuchotements s’entendent, ce sont les voix de ces petits enfants qui attendent le jour avec impatience pour se lancer dans leurs aventures quotidiennes. Certains d’entre eux auraient passé une nuit paisible, serrés les uns contre les autres dans l’unique pièce du logement (si on peut l’appeler comme ça). D’autres, n’ayant pas cette chance (et ils sont nombreux) sont obligés de trouver un petit coin près de la porte, ou de passer leur nuit cherchant des bricoles à faire et pour les plus démunis, toutes catégories d’âges confondues, des poubelles à fouiller. En tout cas, chaque membre de la famille trouvera une place aussi insuffisante soit-elle.

Voilà un petit poussin qui sort d’une baraque en se frottant les yeux. La chevelure en toison, le teint d’un brun foncé qui rappelle celui des nomades. Il tire un léger rideau blanc qui sépare sa pauvre baraque du monde extérieur. Il regarde la rue pendant un petit moment, puis rentre en pleurant car le bruit des véhicules lui a fait peur.

“Va chercher de l’eau Sanaa”, crie une de ces mamans nerveuses qui se plaignent de la nonchalance de leurs enfants. Du matin au soir, elles s’occupent de toutes les tâches ménagères. C’est elles qui iront chercher les légumes au marché de Qamra, ou échanger une bouteille de gaz épuisée. Les femmes de ces taudis des temps modernes sont celles qui souffrent le plus de la rudesse de la vie. Les mariées d’entre elles se battent pour éduquer leurs enfants avec le minimum possible, et les célibataires n’ont qu’à retrousser les manches pour aller chercher un job. « Je travaille n’importe où », confie Asmaa, « dans les usines, les supermarchés, comme femme de ménage… L’important, c’est de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille de huit membres, les deux sous que mon père gagne ne sont plus suffisants. »

Sanaa ira chercher de l’eau de la “Sekkaya”, une sorte de fontaine qui compte trois robinets sur lesquels se ruent l’ensemble du douar! La majorité de cette population dispose de l’électricité, mais pas de réseau d’assainissement. A cela s’ajoutent les ordures ...Une vraie catastrophe naturelle. En se rapprochant de ces lieux, on voit des adolescents égarés dans les étroites ruelles du quartier. Des jeunes déchirés par un manque total et paralytique. Démunis des moyens matériels qu’exige toute réussite dans la vie citadine, de la stabilité et la sécurité qu’offre un habitat décent, ces jeunes victimes de la société ressentent une haine justifiable envers leurs voisins des villas et maisons fastueuses. Le crime a trouvé un milieu adéquat pour y proliférer.

Les plus sages peinent à gagner leur vie en suivant l’exemple de leurs parents, tandis que les autres s’adonnent facilement aux drogues et deviennent des criminels potentiels.L’histoire de ces enclaves est largement liée à l’industrialisation de la ville. En effet, c’est au début des années vingt que les premières familles se sont installées dans cette périphérie; essentiellement pour un besoin de main-d’œuvre. « J’avais presque douze ans quand nous avons quitté Chaouia. Mon père voulait travailler ici à tout prix, c’était en 1945», raconte, comme si elle voulait remonter le temps, une vieille femme, vendeuse d’œufs au Souk de Douar El Gueraa. Il faut savoir aussi, dit-elle, que ce “Karyane” compte aussi, en plus des ruraux, des femmes veuves ou divorcées, des hommes qui ont dû se rabattre sur ce type de logement après avoir perdu leur travail. On y repère également des jeunes célibataires au salaire modique, des étudiants mêmes.

On se demande si les habitants de ce bidonville avaient entendu parler de “l’habitat social” ou du programme VSB “villes sans bidonvilles”. On se demande également pourquoi l’application de ces programmes accuse du retard.La réponse à cette dernière question demande une analyse profonde du processus des travaux urbains de la capitale.Il y a eu certes une stratégie de réhabilitation lancée en 2004 dans le cadre du programme VSB, et qui prévoit l’élimination des quatre bidonvilles implantés dans la capitale. La première étape de ce projet avait réussi à supprimer en 2006, Douar El Koura, un des plus anciens bidonvilles du royaume qui comptait quelque 10.000 habitants.

Sur le papier, la capitale devrait se débarrasser de ses 50.000 baraques en 2008. Il devient de plus en plus difficile d’y croire vu la complexité de l’opération. La réhabilitation demande une certaine coopération entre l’Etat, les fournisseurs immobiliers et les habitants des bidonvilles. Ces derniers font parfois obstacle en exigeant la gratuité, d’autres ne veulent pas entendre parler d’appartements de 60m2

Chose tout à fait raisonnable surtout qu’il ne s’agit pas d’une famille de 4 membres, mais d’une dizaine de personnes ou plus. S’ajoutent à ceux-là les spéculateurs et les profiteurs qui viennent s’y installer pour bénéficier du logement étatique, ce qui fait monter le prix de la baraque. On a même entendu parler de 50.000 dhs pour prix de concession… Les difficultés n’y manquent pas.

En attendant que ces gruyères disparaissent de nos villes une fois pour toutes, Douar El Gueraa continuera de témoigner de la double identité de la Capitale: Rabat la ville, et Rabat le bidonville.


Kaoutar Dgherni

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14 juil. 2008

Rabat : les failles de la capitale


Vers l'élaboration d'un Schéma régional de l'aménagement du territoire.

«La capitale semble connaître un certain nombre de failles malgré les efforts fournis». C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par le Centre des études historiques et environnementales rendue publique dernièrement à Rabat.

Cette étude dresse l'état des lieux de la région de Rabat en vue d'élaborer un Schéma régional de l'aménagement du territoire de ladite région. Ce schéma constituera un cadre de référence et de cohérence des actions et des différents schémas sectoriels et de développement réalisés dans la région. «Il s'agit là d'élaborer un document d'aménagement du territoire régional ayant une visibilité de 20 à 25 ans qui permettra de décliner une stratégie concertée de développement avec les acteurs locaux», avait souligné, lors de cette rencontre, Rajaa Chafil, inspecteur régional de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace.

Mais avant d'élaborer ce schéma, il a fallu donc s'arrêter sur les dysfonctionnements que connaît la capitale du Royaume à travers un diagnostic sectoriel et territorial. Ce diagnostic révèle notamment une inadéquation entre la taille, la qualité des équipements et le rôle assigné à la région, un manque important de coordination entre les réseaux et une désarticulation du transport intra-urbain et interurbain. D'où une concentration des habitants dans les centres urbains et par là une augmentation vertigineuse du prix de l'immobilier. L'étude relève également des difficultés d'accessibilité aux espaces ruraux et aux quartiers périurbains.

Par ailleurs, le même document souligne un manque important d'infrastructure. Ainsi, on apprend que les équipements hydroélectriques sont destinés à l'irrigation du Gharb et à l'alimentation des zones côtières en eau potable. Par conséquent, le taux d'accès à l'eau potable en milieu rural reste faible (59% à Salé, 50% à Khemisset et 75% à Skhirat-Témara). Le taux d'accès à l'électricité, hors des centres ruraux et urbains, est également bas, notamment pour la province de Khemisset et la préfecture de Skhirat-Temara (PERG). Quant aux taux de raccordement au réseau d'assainissement, il reste faible ou inexistant, notamment au niveau des zones côtières et rurales (fosses septiques).

S'agissant des équipements sanitaires, la région dispose de 4263 lits hospitaliers, soit 14% de la capacité nationale. Néanmoins, l'étude révèle un déséquilibre dans la répartition entre les centres urbains, et entre l'urbain et le rural (71% des médecins sont concentrés à Rabat) ; un sous-équipement de certains établissements de santé, notamment ruraux ; et un faible équipement en laboratoires spécialisés (recherche médicale, recherche pharmaceutique....).

Par ailleurs, l'enquête met l'accent sur le taux d'analphabétisme dans la région qui reste très élevé, à en croire les statistiques. En effet, 32,2% de la population de la région est illettré. «Il faut le souligner, les disparités socio-spatiales en terme de scolarisation subsistent encore. L'espace rural reste plus défavorisé que l'urbain et les filles le sont souvent plus que les garçons. Il faut dire aussi que l'effort de recherche n'accompagne pas le développement régional et national et que l'inadéquation des moyens de transports, notamment interurbains, constitue un handicap pour les élèves et les étudiants, d'où la nécessité de renforcer la quantité et la capacité d'accueil des internats, des cités et restaurants universitaires», affirme Mohamed Ait Hamza, directeur du Centre des études historiques et environnementales.

L'enquête montre, par ailleurs, une dominance du secteur des services et un déficit en logement qui conduit à la prolifération des bidonvilles et des quartiers sous-équipés. «Nous avons constaté que certaines villes manquent de centralité, notamment Témara», ajoute Mohammed Ait Hamza. La région serait également en manque d'équipements de base, notamment la voirie, les gares, les espaces verts et les lieux de loisirs ; d'où la nécessité de requalifier l'espace urbain, lit-on dans cette étude. Une requalification qui doit passer par trois actions phares. Il s'agit d'abord d'agir sur les infrastructures (transports /projets autoroute, TGV, Tramway…), de requalifier les territoires afin de renforcer leur compétitivité (projet Bouregrag, Corniche, Technopoles…) et enfin de faire participer tous les acteurs en les responsabilisant.
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Absence de structures Malgré un potentiel naturel diversifié dont regorge la ville de Rabat (mer, montagne, vallées, flore et faune) et un potentiel historique et culturel important caractérisé par l'existence d'anciennes médinas, monuments, sites archéologiques, théâtre, musées, artisanat et une infrastructure socio-sportive relativement importante, les infrastructures hôtelières restent très modestes.

Selon l'étude, il existe seulement 39 hôtels classés dans la région de Rabat disposant de 4591 lits dont 93% sont situés à Rabat Skhirat-Témara. Ainsi, l'arrière-pays reste à l'écart de cette activité à l'exception de Oulmès. Mais le potentiel sous-exploité n'est pas le seul handicap qui freine le développement du tourisme dans la région.

En effet, la capitale et ses régions souffrent également de l'absence de structures orientées vers le tourisme national (hôtels de plein air, bungalows, mobil homes....). En outre, il existe un sérieux problème des transports (capacité insuffisante de l'aéroport, faiblesse des transports interurbains, fréquence des trains, désarticulation). Ainsi, la capitale, considérée toujours comme une zone de passage, reste marginalisée dans les programmes touristiques nationaux.

Par Yousra Amrani | LE MATIN

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11 juil. 2008

Douar El Hajja : Cette plaie hideuse de la capitale



Quand un groupe de citoyens est venu nous rendre visite pour nous faire part des conditions dans lesquelles plusieurs milliers de personnes vivent à Douar El HAJJA, à quelques encablures du cœur de la capitale du Royaume, nous avions d’abord cru qu’il s’agissait d’un canular, tellement leurs dires nous paraissaient invraisemblables.

On ne pouvait imaginer en effet que pouvaient encore exister ce genre de « plaies hideuses » au sein même d’une capitale qui affiche l’ambition d’être une vitrine urbanistique du Maroc en mouvement. Et on ne pouvait pas non plus imaginer que les dires de ces citoyens allaient être en deçà des réalités comme nous avons pu les observer sur le terrain.

A Douar EL HAJJA, depuis des lustres, il n’est rien qui soit en mouvement. Tout est hors temps et le temps semble s’être arrêté depuis longtemps. Et n’étaient ces enfants, ces femmes et ces hommes jeunes et vieux qui laissaient transparaître cette généreuse marocanité à la fois hautement perceptible mais toujours difficilement descriptible, et le Bouregreg reconnaissable à sa sinueuse sérénité, nous n’aurions jamais pensé que nous étions dans ce Maroc que courtise les uns et que jalouse les autres. Ce Maroc qui malheureusement étonne aussi parfois plus qu’il ne fascine.

Nous garderons en mémoire et certainement pendant assez longtemps l’image de ces habitations perchées presque sur le vide. Celle des citoyens qui y habitent aussi.

Insouciance ? Celle des responsables à différents niveaux certainement ! Celles des élus encore plus…

La montagne » c’est ainsi qu’appellent les habitants de Douar El HAJJA cette espèce de falaise dont un pan entier s’était écroulé en 1976 heureusement sans faire de victime. Après ce premier éboulement les familles sans abris avaient été transférées dans un premier temps sur un terrain près de l’école Al Farabi où ils avaient pu installer leurs baraquements. Dans un deuxième temps des lots de terrains leur ont été remis sis au quartier industriel sur la route de Akrach au lieu dit « H4 » et c’est là où il leur a été demandé de construire où loger. Inutile de vous dire que c’est comme si on offrait à un édenté affamé des amandes et des noisettes…

Un deuxième éboulement s’est produit au début des années 80. Là encore, c’est la magnanimité du Bon Dieu qui épargnera les habitants et qui palliera aux insuffisances et à l’insouciance de ceux à qui échoie normalement la mission de veiller à la sécurité des gens. Normal dirions nous pour une époque où insouciance et insuffisances étaient érigées au statut de « vertus cardinales »…

Aux victimes furent alors remises des habitations d’une trentaine de mètres carrés environ. Dans la foulée, nous diront des habitants de Douar EL HAJJA, des agents de l’autorité profiteront de l’aubaine pour en attribuer quelques unes à des personnes qu’on avait faites venir d’on ne sait où.


Depuis la situation est restée en l’état et, comme le montrent les photos prises il y a une semaine, il est encore beaucoup d’habitations et de personne qui elles sont toujours suspendues au sommet de « la montagne » et en surplomb d’un dépotoir où détritus et immondices servent de jouets à des enfants qui n’ont plus tout à fait l’air d’être des enfants tellement ils se confondent avec cette autre aberration qu’est cette magistrale insulte à l’écologie et à leur dignité.

Aussi avons-nous cru rêver en découvrant que moins de cent mètres plus loin que ce dépotoir une association affichait superbement sur la devanture de son siège pimpant l’inscription « Initiative Nationale pour le Développement Humain ». Cette transcription, qui reproduit exactement autant la calligraphie que la disposition et les couleurs que celles utilisées, par la direction de l’INDH, peut facilement tromper – voir photo – et laisser penser que c’est là une antenne de l’INDH. Nous vous laissons deviner pourquoi le président de cette association, un élu en fait, a recours à cet amalgame et à ce mélange non innocent des genres…


Une autre inscription sur la façade du siège de cette association nous a fait celle là marrer : « conservatoire de musique », Oui vous avez bien lu, il s’agit bien d’un conservatoire de musique qui se trouve à quelques mètres d’une « montagne » qui à tout moment peut s’écrouler et qui plus est au bas de laquelle se trouve un dépotoir comme on n’en voit plus tellement si ce n’est dans les faubourgs de certaines cités ayant définitivement rompu tous liens avec le monde d’aujourd’hui.

Cela dit, adoucir les mœurs nous n’avons rien contre. Néanmoins nous aurions vivement souhaité voir adouci le quotidien de ces gens là qui demain, si leurs conditions de vie restent comme elles sont aujourd’hui, auront peut être plus envie de jouer du pavé que de la clarinette…

Cet endroit de la rive sud est, nous a-t-on dit, intégré dans le projet d’aménagement du Bouregreg. D’autres sources affirment que non. Dans un cas comme dans l’autre, il nous semble qu’il y a urgence pour que soit traitée rapidement et avec intelligence la situation de ces habitants qui ne souffrent pas que de précarité urbanistique.

En effet, sur les insuffisances dont pâtit Douar EL HAJJA on pourrait écrire de pleines pages.

A commencer par l’absence de structures sanitaires à même de répondre aux besoins des habitants. Un seul dispensaire pour plusieurs milliers d’habitants ça laisse pantois. Et au titre des aberrations qu’il nous a été donné de constater est le fait que les horaires adoptés par cet unique dispensaire sont ceux de l’administration. C’est dire que les habitants qui ont la malchance de tomber gravement malade au-delà de 17H n’ont d’autres choix que d’aller se faire soigner ailleurs. Et comme il n’est pas d’ambulance non plus, inutile de vous dire que la contrainte est alors double.

Aussi paradoxale que cela pourrait paraître il n’est pas non plus et à ce jour de collège ou de lycée à Douar EL HAJJA. Allez y savoir pourquoi ! Ni d’arrondissement de police dans un endroit où pourtant le nombre de femmes et d’hommes qui se font agresser au retour de leur travail sur la route d’Akrach est relativement élevé. Des bandes d’agresseurs guettent en effet les jours de paie pour délester les ouvrières et ouvriers de leurs maigres salaires. Cette situation est d’autant plus aggravée par l’absence d’éclairage sur les principales rues et artères du quartier.

Dire que tout manque à Douar EL HAJJA relève en fait de l’euphémisme. Mais cela dit nous pensons que ce quartier qui fait l’objet de larges convoitises électorales mérite que les pouvoirs publics aillent y jeter un coup d’œil pour s’enquérir de visu des nombreuses aberrations dont il est le théâtre.

Une longue allée qui aboutit sur un terrain de football situé presque en rase campagne est éclairée pendant que reste plongé dans le noir là où habitent des milliers de citoyens en est l’une des manifestations les plus criardes. Faut chercher l’élu…

Aussi et si nos souvenirs sont bons engagement a été pris devant S.M le Roi pour que Rabat devienne ville sans bidonvilles. C’était il y a un bout de temps déjà…

J.H.

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9 juil. 2008

Reportage à la plage de Sid Al Abed à Rabat


Des mesures salutaires au profit des estivants

À Sid Al Abed, une forte présence des estivants est constatée. Cette station balnéaire, située à quelques encablures de Rabat, séduit avec ses multiples attraits un déluge de vacanciers affluant de toutes parts.

Un sable doré, une mer calme et une eau limpide, tels sont les points forts de la plage de Sid Al Abed. Considérée comme étant un véritable joyau balnéaire, cette petite plage est entourée de rocades barrant le passage aux vagues, qui se fracassent sur ces rochers. Ce qui fait, à coup sûr, le bonheur des baigneurs qui profitent pleinement d’une sorte de piscine d’eau salée. Ainsi, les amateurs de natation et même les accros de pédalo ne sont pas en reste. Cet endroit regorge d’atouts qui fondent sa notoriété, dont notamment la propreté de l’eau et du sable, mais s’ajoute également l’atmosphère de sécurité qui règne en permanence. En effet, afin d’instaurer un climat de tranquillité et de sécurité, les agents des forces auxiliaires patrouillent à califourchon, pour calmer les ardeurs des délinquants excités et pour inspirer la quiétude aux estivants. Ces forces de l’autorité sont, toutefois, épaulées par les brigades de la plage.


Il s’agit, en fait, de jeunes bénévoles qui ont fait de la protection de l’environnement sous tout point de vue leur cheval de bataille. Ils veillent constamment à la propreté de la plage et leur tâche dépasse les tournées de contrôle des poubelles et déchets éparpillés sur la plage. Leur mission s’étend, non seulement, à l’orientation et la correction des comportements erronés des estivants maladroits mais également à la recherche de gamins égarés pour ensuite les remettre en toute sécurité à leurs parents fous d’inquiétude et désemparés par l’incident. La charge de ces bénévoles n’est donc pas une sinécure. Ils se doivent d’être toujours à l’affût pour guetter les faits et gestes de quelques estivants.

En effet, plusieurs personnes continuent malheureusement de salir les plages malgré les nombreuses campagnes de propreté lancées à tambour battant et les affiches placardées partout. A titre d’exemple, ces «fans de la malpropreté» s’attaquent à la mer en jetant des bouteilles, papiers, sacs en plastique et aussi en se déchargeant de leurs ordures sur le sable. Ce type de comportement et de mentalité est légion dans plusieurs plages au grand dam des nettoyeurs et participe incontestablement à la détérioration de l’environnement. Mais ces bénévoles finiront par obtenir gain de cause un jour en dissuadant définitivement ces personnes de «bousiller» l’ambiance. Ambiance, qui malgré ces pépins, fait le bonheur des entichés de la plage de Sid Al Abed envers et contre tout.

Ambiance festive et bon enfant à la clé

La majorité étant des jeunes, venus en groupe pour bénéficier de la douceur du soleil et de la fraîcheur de l’eau de l’Atlantique, profite également de l’animation qui bat son plein. Dotée d’amplificateurs diffusant une radio qui a la cote en ce moment, cette plage procure une ambiance festive et bon enfant. Dans la foulée, une scène est aussi dressée pour abriter, quelques fois, des jeux d’animation. Ainsi, cette plage n’est pas seulement faite pour la baignade, mais aussi pour le divertissement et la distraction au profit de tout le monde. À Sid Al Abed personne n’est laissé-pour-compte. Les passionnés du ballon trouvent leur compte avec des terrains aménagés pour les sports du ballon. En effet, la plage dispose de deux terrains de volley-ball et un autre pour le beach-ball. Les amoureux de la natation n’ont pas été négligés non plus. Ces baigneurs sont surveillés par les yeux protecteurs des maîtres nageurs.

Bien que la plage ne s’étende pas sur une grande superficie, six vaillants secouristes veillent à la sécurité des nageurs. En revanche, Sid Al Abed a la particularité de compter parmi son groupe de sauveteurs, une représente de la gente féminine. A peine âgée de 24 ans, cette «sauveteuse», qui s’appelle Saida, a été acculée par sa passion de la mer à investir un domaine réservé exclusivement jadis aux hommes.

La plage de Sid Al Abed compte à son actif nombre de points positifs faisant sa bonne réputation et assurant ainsi une forte affluence des estivants. Et afin de garantir la pérennité de cette donne, les bénévoles de propreté et l’association des habitants de Sid Al Abed unissent leurs efforts dans le but de préserver l’intégralité du charme qui fait le renom de cette petite plage. Cependant, en dépit des multiples atouts dont dispose cette station balnéaire, elle n’a pas encore réussi à décrocher le label «Pavillon Bleu», malgré sa propreté palpable, sa sécurité patente et ses vendeurs ambulants munis de badges contrairement à d’autres plages avoisinantes qui sont entachées par le comportement mesquin et désagréable de ces marchands qui sillonnet le long de la côte,


El Mehdi Boukhar

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1 juil. 2008

Veut-on asphyxier Rabat ?


Asphyxier Rabat en réduisant, à chaque fois que cela peut se faire dans la discrétion, de quelques mètres carrés les terrains destinés à accueillir des espaces verts. Tel semble être le mode d’ordre qu’ont lancé spéculateurs et adeptes du tout béton dans la capitale du Royaume.

Et, très souvent, c’est au mépris des règles et des lois qui régissent l’urbanisation, et en totale infraction des prescriptions que contiennent les plans d’aménagement communaux qu’ont été détournés de leur vocation première certains espaces pour être transformés en terrains constructibles. Aussi n’étaient les résistances, justifiées, qu’opposent parfois certains citoyens, ils seraient plus nombreux encore les espaces verts qui auraient été livrés à la merci des bulldozers et des bétonnières.

Il nous a été donné d’aller voir de plus près les étranges manœuvres qui s’opèrent autour de deux petits espaces verts sis au Quartier El Menzah à Rabat pour les transformer en toute illégalité en terrains constructibles et ce en dépit de tout bon sens.

Concernant cette affaire, les infractions ne se comptent pas. Et c’est peu dire que d’affirmer que nous sommes là face à un véritable scandale puisque les documents, qui nous ont été remis par les riverains, et dont copies ont été adressées à toutes les autorités compétentes, l’attestent grandement.

Genèse d’une bien étrange affaire :

Tout avait commence au début des années quatre vingt. C’est à cette époque en effet que le terrain dit Camp El Menzah, relevant du patrimoine foncier de l’Office des logements militaires (OLM) est morcelé en lots, qui, par la suite, seront attribués à des particuliers qui tous n’étaient logiquement pas en droit d’en être les bénéficiaires. Et c’est là où nous avons pu enregistrer la première infraction dans un dossier qui en compte plusieurs. En effet le décret-loi 1-72- 092 du 6 avril 1972 portant création de l’Office des logements militaires stipule dans son article 2 que l’OLM a pour mission, entre autres, l’acquisition des terrains nécessaires à la construction de logements en vue de leur location ou de leur vente aux personnels civil et militaire de l’administration de la défense nationale, ou qui sont destinés au service public de ladite administration. Or nous avons les preuves qui confirment que des lots relevant de ce lotissement ont été attribués à des fonctionnaires et à des cadres qui ne sont d’aucun rapport avec ladite administration. Notamment à des fonctionnaires relevant des communes.

Il a été prévu par ailleurs que les deux terrains objet des titres fonciers 126875/03 à 126878/03 sis au quartier El Menzah, relevant de l’Arrondissement de Yacoub El Mansour, sont réservés à un espace vert comme le précisent, si besoin était de le faire encore une fois, les deux notes de renseignement émises par le directeur de l’Agence Urbaine de Rabat-Salé, l’une en date du 23 mai 2008 et la deuxième en date du 30 mai 2008. Ces deux notes stipulent sans équivoque aucune que « d’après le plan d’aménagement communal de Yacoub El Mansour approuvé par décret n 2-97è934 du 18 février 1998 lesdits terrains sont réservés à un espace vert existant V98 et un autre espace vert existant V56»

Des autorisations pour construire sur des espaces verts

Cependant, et c’est là où il y a anguille sous roche, les attributaires des lots de terrains destinés depuis plus d’une décennie à être des espaces verts, ce qu’ils sont d’ailleurs dans les faits, ont pu obtenir des autorisations de construire, délivrées par qui de droit, sur les terrains en question.

Mieux encore, lesdits propriétaires de terrain ont tenté à plus d’une reprise de passer à la tronçonneuse les arbres plantés sur ces espaces verts. Inutile de vous dire qu’ils s’y sont pris en usant parfois de menaces. Et n’était l’opposition des habitants riverains, les arbres qui y sont plantés pour certains depuis plus d’une vingtaine d’années ne seraient plus là.


Selon les informations dont nous disposons, le Conseil de la ville, concerné au premier chef par cette affaire, semble faire fi des doléances des habitants riverains qui en définitive ne réclament rien d’autre que de pouvoir vivre avec leurs familles dans un environnement sain. De promesses en promesses, toutes non tenues, le président du Conseil de la ville semble vouloir laisser pourrir une situation qui pourrait devenir explosive du fait que les propriétaires desdits terrains, forts des autorisations de construire qui leur ont été délivrées, en infraction des dispositions des lois, semblent être résolus à occuper de force lesdits espaces verts. De leur coté, les habitants riverains, eux, ne l’entendent pas de cette oreille et semblent décidés à s’opposer aux constructions.

Il serait salutaire pour tout le monde que cette affaire soit résolue très rapidement. Le Conseil de la ville se doit d’acquérir les lots en question comme le stipule la loi dans pareil cas et comme le précise le lettre numéro 792 datée du 13 février 1995, signée de la main de l’ex- ministre de l’Intérieur Driss Basri et en vertu de laquelle il est expressément demandé au Conseil Communal d’acquérir, d’aménager et d’entretenir tous les terrains destinés aux espaces verts.

Nous rappelons que cette lettre a été la réponse apportée par le ministre de l’Intérieur à une question écrite que lui avaient adressé deux députés sur cette affaire.

Jamal Hafsi

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25 juin 2008

Les corsaires s’emparent des Oudayas

L'Economiste, le 1er quotidien économique du Maroc
· Le spectacle «Les enfants du Bouregreg» le 21 août

· Budget: 13 millions de DH

Une légende raconte que l’astrologue Ibn Driss Marchal a prédit que la Casbah des Oudayas tombera aux mains des tribus corsaires dans 700 lunes! Et selon les calculs des astronomes, la 700e lune aurait lieu le 21 août prochain! Ce soir-là, la troupe des Karacena (pirates en arabe) va rejouer cette prédiction, un spectacle qu’ils intitulent «Les enfants du Bouregreg».

Cette création est réalisée dans le cadre de la 2e édition de la biennale des arts du cirque et du voyage. C’est l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et l’Académie Fratellini dirigée par Laurent Gachet qui ont imaginé cette création. En 2006, Gachet, concepteur et metteur en scène, lance Karacena, la 1re édition de la biennale des arts du cirque et du voyage à Salé. Une aventure qui prolonge la coopération qu’il initie avec l’Amesip et qui a conduit aussi à la création de Shems’y, première école de cirque du Maroc.

C’est l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et l’Académie Fratellini dirigée par Laurent Gachet qui ont imaginé ce spectacle qui aura lieu le 21 août
Le nouveau spectacle se déroulera comme suit: une foule se rassemblera sur les berges du Bouregreg, en brandissant des lumignons. Une fois la nuit tombée, les corsaires voudront prendre d’assault la ville. Chacune des scènes combinera projection d’images sur la casbah, action sur le plan d’eau ou berges faisant appel aux jeux nautiques et disciplines du cirque, éclairage par la lumière et le feu…

Des bougies de Salé, fantasias, comédiens du cirque de Shems’y, cascadeurs de Ouarzazate, apprentis des métiers de la confection… toutes ces composantes ont participé à monter le spectacle «Les enfants du Bouregreg». Le coût de ce dernier est estimé à 13 millions de DH dont 60% pour le budget artistique et technique, 20% pour la gestion de production et les services et le reste pour les actions de communication. Le tout consolidé par les aides logistiques et les apports en nature d’entreprises privées et la contribution des pouvoirs publics. Et c’est depuis décembre 2007 que les préparatifs sont en cours: recherche de financement, recrutement des équipes, études de faisabilité, construction des chantiers, casting, écriture du spectacle, répétition. En somme, tout est fin prêt pour offrir un spectacle qui promet d’être grandiose.

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Bouregreg, repaire des pirates

C’est au bord du Bouregreg que Rabat et Salé doivent leur naissance, il y a plus de 20 siècles. Le fleuve prend sa source dans le Moyen-Atlas. Pour les Marocains, le Bouregreg c’est surtout son estuaire et au-delà, ils n’imaginent pas ce qu’est l’oued. Un oued qui a même changé de nom puisqu’il s’appelait dans l’antiquité, Oued Sala (la rivière salée), ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’il devient Bouregreg, sans doute une étymologie berbère, «regrag» signifiant «gravier» en berbère. Trait d’union entre les «sœurs rivales», le Bouregreg a constamment posé des problèmes pour sa traversée, car malgré les conflits entre les cités, il y a toujours eu échange. Depuis l’origine, on traverse en barques. Au XVIIe siècle, les pirates de la république du Bouregreg firent de Salé leur repaire. En s’engageant pour le compte du sultan, les pirates deviennent des corsaires, au service du pays. Le port de Rabat aurait alors compter jusqu’à 60 vaisseaux en son sein.

Jihane Kabbaj

Connaître l'histoire du Bouregreg

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24 juin 2008

Le travail des enfants à Rabat


Les petits vendeurs envahissent les rues

Des milliers d’enfants quittent leurs écoles pour retrouver prématurément le monde du travail. Reportage.

19 heures. Réda retrouve la rue, toujours avec le même sac à dos qu’il portait à l’école, sauf que cette fois-ci la sacoche est remplie de marchandises : des CD de musique et films américains piratés, des porte-clés faussement imités, des parfums bas de gamme, des ceinturons et des chaussettes. Il prend la direction des grands quartiers de l’Agdal à Rabat. Là où il y a les cafés et grandes boutiques qui ne ferment que tard la nuit.

C’est aux terrasses des cafés que Réda rencontre ses premiers clients. Certes, ce n’est pas facile de fréquenter toutes les terrasses ; d’ailleurs il est souvent chassé par les garçons qui y travaillent. Il compte les heures tout en espérant vendre une partie de sa marchandise pour échapper aux injures de son maître. En fait, il fait partie d’un groupe de trente enfants qui sillonnent toute la ville. Ce réseau de vendeurs ambulants est dirigé par un chef âgé de quarante ans. C’est lui qui les dote de marchandises et leur montre les règles élémentaires de l’exposition et l’incitation à l’achat.

Dans les ruelles et quartiers, Réda rencontre ses amis, ils échangent entre eux les pièces à vendre et se vantent d’avoir liquidé plus de marchandises. Ils évoquent les marchés rentables et s’entraident afin de parvenir à vendre davantage. L’aîné, Brahim, baptisé Bouda, a dix-sept ans. C’est lui le responsable de la collaboration et l’attribution des rôles et responsabilités entre les membres du groupe. Il est doublement rémunéré par le mâalam (le maître). Il touche environ cinquante dirhams par jour.

D’un café à l’autre et d’une avenue à une boutique jusqu’à ce que Réda regagne le centre-ville. La place de Balima, avec son estrade large, l’inspire plus que les autres coins de la capitale administrative du Royaume. C’est ici qu’il a liquidé une bonne partie de sa marchandise la dernière fois. Mais, une fois à Balima, il tourne le dos à ce bâtiment géant d’en face ; tout ce qu’il sait de lui, c’est qu’il s’agit d’une grande bâtisse gardée par des policiers et qu’il y a toujours des gens qui viennent pour manifester en face. Un jour, ces protestataires voulaient fuir les policiers, ils l’ont renversé avec son sac à dos et endommagé sa marchandise. Depuis cet incident, il affiche un grand mépris à l’égard de cet édifice.

Réda passe de longues heures à marcher jusqu’à l’épuisement total. « Parfois j’ai l’impression que je vais m’affaler par terre », se plaint-il mais il n’a pas le droit au repos. De temps à autre, il s’assoit sur un banc public de l’avenue Mohamed V pour reprendre son souffle avant de regagner la médina et retrouver l’insatisfait et cupide maâlem.

Réda a quitté l’école à l’âge de neuf ans car il ne trouvait plus d’argent pour assurer ses études à cause de la misère où vit sa famille. Il a aujourd’hui douze ans. Il sait très bien qu’il devait être en classe avec ses camarades mais « ce sont mes parents qui m’ont obligé à travailler pour le mâalam et sortir le matin pour ne revenir qu’à la tombée de la nuit à notre baraque à Douar El Hadja », explique-t-il en baissant les yeux avec une voix affligée. Pour Réda, chaque saison a sa spécificité, et comme tous les enfants, celle de l’été reste la plus convoitée. Il ne la désire pas pour son soleil resplendissant, ni pour ses plages dorées, mais surtout pour pouvoir s’infiltrer dans les cafés et avenues remplis davantage de touristes. « C’est en été que j’ai le droit à plus de 40 dirhams par jour au lieu de trente ou bien seulement vingt », affirme-t-il tout en nourissant le rêve de devenir comme son mâalam, désormais sa seule référence et idole.

Cet enfant n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres gamins qu’on retrouve sur les trottoirs et à chaque feu rouge et arrêt de bus, attendant des clients incertains. Ils exposent des mouchoirs, des cigarettes, parfois des fleurs et des friandises.

Les familles de ces enfants font partie de la classe sociale défavorisée et souffrant d’une pauvreté écrasante. Les petits vendeurs quittent l’école dès le jeune âge sous la pression de la faim et de l’exclusion sociale afin d’aider leurs parents. C’est dans la rue qu’ils font leur apprentissage.

C’est là où ils apprennent à fumer et à se droguer, espérant fuir la réalité. Ils peuvent recourir également à des pratiques sexuelles dangereuses et transmissibles de maladies graves. Leur innocence a été exploitée à plusieurs moments par des obsédés sexuels ainsi que des criminels et mafias de drogue. A l’instar des autres enfants qui travaillent dans différents ateliers, usines, fabriques et maisons, le nombre d’enfants-vendeurs ambulants est en expansion.

Ils se multiplient lors des vacances scolaires. Des milliers d’enfants passent leurs vacances dans les plages sous le soleil torride de l’été. Ils portent des plateaux de pâtisseries, de sandwichs, des glacières pleines de glaces et de sodas. Parfois des paniers de biscuits et de cigarettes. Dans la plupart des cas, ce sont des élèves qui cherchent à épargner de l’argent pour financer la rentrée de l’année suivante et économiser de quoi acheter quelques habits.

« Ça ne me dit rien du tout ce boulot, je le fais à contre-cœur», affirme Amina, quinze ans. Elle travaille sous un soleil de plomb (Plage des nations). Elle vend des crêpes avec du thé préparés par sa maman qui siège sous une tente dressée à l’entrée de la plage. Amina doit faire le va-et-vient des dizaines de fois par jour entre sa mère et les clients. « Je dois aider ma mère pour économiser un peu d’argent», ajoute-t-elle d’un ton ferme.

Les enfants-vendeurs ambulants constituent un exemple flagrant de ce phénomène qui menace notre société, à savoir le travail des enfants. Pour lutter contre ce fléau, l’interdiction ne suffit pas. Elle ne fera qu’aggraver la situation. Il s’agit d’une problématique structurelle. La lutte doit être menée contre la misère et la précarité accablant toute une classe sociale dépassant les six millions d’individus.

Montassir SAKHI

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23 juin 2008

Massacre à la tronçonneuse à Agdal


Plus d'une vingtaine d'arbres rasés devant la future Bibliothèque nationale

Pour répondre aux défis environnementaux tels que le réchauffement de la planète, la perte de la biodiversité et le problème de la disponibilité en eau potable, le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et le Centre mondial d'agroforesterie (ICRAF) ont lancé, lors de la réunion sur la convention du climat à Nairobi en 2006, une campagne de plantation d'un milliard d'arbres.

Cette initiative internationale de reboisement visant à responsabiliser les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics pour faire face au défi du changement climatique, a maintenant comme but de planter sept milliards d'arbres.
Autre moment pour sensibiliser le public à la lutte contre la déforestation, la célébration chaque année de la «Journée mondiale de l'arbre», qui a été l'occasion du lancement, ce jour-là, d'un «arboretum» initié par l'Association des amis des jardins exotiques de Bouknadel (ASAJEB) et la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement qui ont invité plusieurs enfants à venir planter chacun un arbre.

C'est dans ce contexte de sensibilisation à la protection de l'environnement que les responsables du chantier de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc à Rabat ont rasé au moins 26 arbres laissant derrière eux un spectacle d'amertume et de désolation. «C'est vraiment un massacre!», «C'est un scandale!», lancent des défenseurs de la nature venus voir de près ce “crime écologique''. Autre condamnation, celle d'une militante écologiste qui dénonce les violations de l'environnement dans notre pays. «La nouvelle Bibliothèque de Rabat, dans l'Agdal, se découvre petit à petit aux passants, moderne et spacieuse. Mais est-ce pour pouvoir mieux admirer le style de ce bâtiment que la vingtaine d'arbres ont été tronçonnés ? », indique-t-elle.


Selon une source proche de ce dossier, ces arbres ont été supprimés pour dégager la vue sur l'esplanade de la nouvelle Bibliothèque.

Pour se renseigner davantage sur cette affaire selon elle, il faut plutôt s'adresser à la Direction des travaux publics. Contactée, cette division rejette toute implication dans ce dossier et conseille de voir du côté de la wilaya de Rabat. Celle-ci nous livre une autre explication. «Si ces arbres ont été abattus, c'est parce qu'ils se trouvaient sur la plate-forme du projet du tramway dans la capitale. Les laisser à leur place, c'est donc condamner les autres palmiers situés du côté droit de la voie Ibn Khaldoun. Par ailleurs, ces caroubiers qui souffrent d'un vieillissement avancé ne sont pas transplantables», répond Mustapha Bennaoui, responsable des Espaces verts et des plantations de la ville de Rabat.

Pour départager ces deux versions, une enquête devrait être lancée pour déterminer la responsabilité des auteurs de cet acte puni par la loi. Car il faut savoir qu'il existe bien une législation protégeant l'arbre en milieu urbain. «Pour abattre, déplacer ou transplanter un arbre, il faut d'abord que l'intéressé présente une demande exposant les motifs de ce déplacement (entrée de maison, de garage, de magasin, etc.). Une commission locale se déplace sur les lieux pour un constat et une prise de décision. S'il y a gêne, les parties concernées de la ville se chargent de l'abattage ou du déplacement. Si aucune destruction n'est justifiée par la commission, il est demandé à la personne concernée de s'abstenir de toucher l'arbre sous peine de poursuite légale.

«Les palmiers, quant à eux, bénéficient d'un privilège spécial accordé par un dahir royal», explique un responsable de l'environnement.
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Dégradation…
Les forêts sont des maillons essentiels de la chaîne de la vie. Elles jouent un rôle vital dans la régulation des climats et du cycle de l'eau et sont des écosystèmes les plus riches et utiles de la planète. Selon les scientifiques, les forêts du monde renferment plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Or, la dégradation de la forêt se poursuit à un rythme inquiétant. Chaque semaine, 200.000 hectares de forêts tropicales disparaissent.

On estime que 20% des gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère proviendraient de la déforestation. Une exploitation forestière peu respectueuse de la nature et de l'Homme, ainsi que des coupes pour installer des plantations industrielles, telles que le palmier à huile et le soja, sont les causes principales de ce phénomène. Les zones tempérées et boréales subissent, elles aussi, des pertes importantes de leur biodiversité. Les besoins croissant de l'Homme pour des produits qui pourtant devraient être écologiques et renouvelables par excellence (bois, papier, liège…), sont aujourd'hui le moteur de la disparition accélérée de la biodiversité et de la déstabilisation du climat.

Par Rachid Tarik | LE MATIN

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15 juin 2008

Rabat- Maroc. Une jeunesse à trois vitesses


Les festivals de musique se multiplient de Fès à Essaouira, pour le plus grand bonheur des touristes, et des Marocains. Le Festival Mawazine de Rabat, qui a eu lieu en mai, était aussi l’occasion de prendre le pouls de la jeunesse marocaine.

« kes ki se pass ? », c’est le nom d’une chanson d’un groupe de rappeurs marocains, « H-Kayne », originaires de Meknès. Ils sont quatre, et lorsqu’on leur pose la question, ils répondent en chœur : « Il se passe beaucoup de choses depuis l’arrivée du nouveau roi Mohamed VI, en 1999, création de radios libres, presse affranchie, ça bouge ». Comme leur musique qui mélange arabe et français, hip hop et mélodies traditionnelles, le style issawa, dont leur dernier album « HK 1426 », sorti en 2005, porte la marque (*). « Nous vivons un rêve, on a déjà joué à Paris au Bataclan, à Berlin, au Caire, et on aimerait aller aux Vieilles Charrues, lance Hatim, 28 ans, un des quatre chanteurs. Ce festival c’est super, mais le bruit de la musique ne peut pas cacher la misère ». On la sent dans ce quartier populaire du sud de la capitale marocaine, où pendant plus d’une semaine le stade de Qamra s’est transformé en salle de concert. Rabat a rendez-vous avec les rythmes du monde entier, et un casting d’enfer avec de gros moyens a en tout cas assuré le succès de cette septième édition du festival Mawazine.

Un déficit d’éducation

« Mawazine », qui veut dire « les équilibres » en arabe, traduit bien ce souci d’attirer non seulement les touristes, mais aussi de faire la fête et de rassembler les 33 millions de Marocains. Une préoccupation que l’on retrouve dans la programmation qui mêlait le guitariste-crooner George Benson en ouverture, à de nombreuses stars de la chanson arabe et internationale : Assala Nasri (Syrie), Rokia Traoré (Mali), Cristina Branco (Portugal), en passant par Los Van Van (Cuba), Kassav et Hadouk Trio. « La répartition géographique des quatre grandes scènes a été réfléchie de façon à toucher toutes les populations de Rabat », souligne le très influent Mounir Majidi, président du festival, qui est aussi le secrétaire particulier du roi Mohamed VI. Car la musique adoucit les mœurs, et si le taux de chômage 2007 n’est que de 9,7 % de la population active, il touche 21,6 % des jeunes urbains. Une jeunesse turbulente et d’autant plus impatiente qu’elle fonctionne à plusieurs vitesses. Avec un taux d’alphabétisation de 52 %, le plus faible du Maghreb, le Maroc souffre d’un déficit d’éducation qui pénalise d’abord les jeunes des campagnes et des banlieues. Deuxième catégorie, ceux qui sont issus de la classe moyenne, ils espèrent décrocher le bac, comme Khaldoun, 20 ans, en terminale au lycée Hassan II, qui veut être policier comme son père. Ou Lamia, 18 ans, fille de commerçant, qui fera ensuite une école de management.

« Le pays est en train de se vendre »

Foulard turquoise et vert, qui voile ses vingt ans, Siham rêve d’être journaliste de télévision en regardant « Al Jazira, et un peu TV5 Monde ». Sa copine Zekaria trouve qu’il y a « trop de touristes au Maroc » (première source en devises avec 5,3 milliards d’euros en 2007). « Le pays est en train de se vendre avec la mondialisation », ajoute Rym, presque résigné. Youssef n’est pas d’accord, « le pays en profite aussi », même s’il reconnaît avoir voté pour les islamistes aux législatives de septembre 2007. Ils ont tous un téléphone portable, mais ils s’enfuient comme des moineaux dès qu’on veut les prendre en photo, illustrant mieux qu’un long discours leurs sentiments contradictoires vis-à-vis du monde moderne. Avec un taux de réussite au bac de 38 %, et 200 dirhams annuels de frais de scolarité (18 euros), ils sont sans illusions. Rien à voir avec le haut du panier de la jeunesse marocaine qui fréquente les lycées français, Descartes à Rabat, ou Lyautey à Casablanca. À 30.000 dirhams par an de frais d’inscription, leur avenir est assuré, tout comme celui des lycéens de la Rabat American School (140.000 dirhams). Ces jeunes des beaux quartiers, on les retrouve au McDo d’Agdal, le samedi pour déjeuner. Meryem, 19 ans, étudiante, s’est assise par hasard à côté d’Ilham, 35 ans, esthéticienne. L’une est décolletée, l’autre voilée. Elles sont toutes deux musulmanes, mais la seconde n’a pas eu cette adolescence privilégiée, qui donne l’assurance et la confiance en soi propre aux enfants gâtés. Ilham a « pris le voile » il y a trois ans, autant par résignation, « les hommes me respectent mieux », que par conviction religieuse.

« Trouver un travail stable »


Plus loin, ils sont trois à la terrasse d’un café, et travaillent dans un centre d’appel, comme 20.000 de leurs compatriotes. Rémi, Olivier, et Dominique, les prénoms qu’ils donnent au téléphone, fument des Marlboro de contrebande en préparant leur soirée. L’un n’a « qu’un souci, trouver un travail stable », l’autre qu’une envie, « partir au Canada ». Ils iront écouter Ziggy Marley, le fils de Bob, chanter « Love is our religion ». Le lendemain, la Libanaise Nancy Ajram se couvrira sur scène avec le drapeau marocain. Rien de tel pour canaliser la jeunesse marocaine, comme les eaux du Bouregreg qui coulent désormais entre des rives de béton au pied de la casbah des Oudayas, avant de se jeter dans le grand bain de l’Atlantique. * 1426 selon le calendrier musulman, l’hégire, correspond à 2005 .

Thierry Dussard


« Les jeunes sont pour la plupart dépolitisés »

Abdallah Saâf, 58 ans, professeur de Sciences politiques à l’Université de Rabat et ancien ministre de l’Éducation nationale, se définit comme un « Mélenchon marocain ». Membre du Parti socialiste démocratique, qui s’est sabordé en 2006, il porte donc le regard d’un « homme de gauche » sur la jeunesse marocaine.

Dans quel état d’esprit sont les jeunes Marocains aujourd’hui ?
La jeunesse est en grande partie dépolitisée, ou plus précisément apolitique. L’indifférence domine, ce qui est une forme de refus du système actuel. Une frange minoritaire a été happée par le courant islamiste, dont les représentants incarnent la force d’attraction la plus mobilisatrice de la classe politique, car ce sont les moins désabusés. Je vous rappelle que le Parti Justice et Développement (PJD), les islamistes modérés, comptent une quarantaine de députés.

Cinq ans après les attentats des kamikazes de Casablanca (43 morts), comment se fait-il que les islamistes recrutent encore ?
Le 16 mai 2003 n’est qu’un gros fait divers politique, qui survenait vingt mois après le 11 septembre 2001 et deux mois après l’invasion de l’Irak par les Américains. Il a été utilisé par le pouvoir pour remobiliser le pays contre le terrorisme. C’est un événement inacceptable et une violence contre nos convictions, mais qui n’excuse pas l’instrumentalisation qui en a été faite. Après les « Harragas », qui sont prêts à tout pour fuir le pays par la mer sur des embarcations de fortune, le 16 mai illustre l’état de désespérance d’une partie de la jeunesse.

Il existe quand même des jeunes Marocains qui misent sur l’avenir de leur pays sans passer par l’islamisme radical ? Les jeunes dans leur ensemble veulent vivre et tentent de survivre; 7,5 millions sont à l’école, au lycée ou à l’université. Certains ont réussi, travaillent, et sont bien intégrés, grâce notamment aux emplois créés par le boom du tourisme et de l’immobilier. Les nouvelles technologies attirent aussi, mais nombreux sont ceux qui restent cantonnés aux petits métiers de la marginalité.

Les festivals de musique se multiplient. Servent-ils d'« exorcisme du quotidien » ?
La politique des festivals s’inscrit dans cette joie de vivre à laquelle la majorité des Marocains aspire. Elle sert aussi à attirer les touristes. Il ne faut cependant pas nier leur fonction idéologique, le festival de musique sacrée à Fès, par exemple, est islamiquement correct à partir du moment où il traite du sacré. Toutes les villes rivalisent pour attirer chanteurs et vedettes arabes ou internationales, mais on doit veiller à ne pas tomber dans des événements artificiels.

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4 juin 2008

Création à Rabat du Sciences-Po marocain


L'annonce officielle devrait être faite début juillet : la très select école de Sciences-Po Paris aide le Maroc à créer, exactement sur le même modèle, son Institut de sciences politiques à Rabat. Sciences-Po Paris va apporter son savoir-faire pédagogique pour former en cinq ans, les élites locales et régionales du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne. Le Maroc fournit les locaux et va financer les professeurs recrutés parmi les meilleurs. Certains seront marocains, d'autres envoyés par Sciences-Po Paris seront chargés de différents séminaires.

L'originalité de Sciences-Po Rabat va être double. D'une part, l'école va axer son enseignement sur le management, la finance et l'économie des entreprises. Les deux premières années offriront parallèlement une solide formation en sciences politiques et en histoire. Il s'agit de former les futures classes dirigeantes de la région. D'autre part, l'école veut s'ouvrir non pas tant sur le Proche et le Moyen-Orient que sur l'Asie de l'Est, là où se trouvent les marchés de demain. Des chercheurs venus d'Inde, du Japon ou de Chine seront invités à participer au centre de recherche qui sera créé.

Les premiers étudiants commenceront leur cycle d'études à la prochaine rentrée. Le recrutement, très sélectif, sera définitif, comme à Sciences-Po Paris, après un examen d'entrée.

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27 mai 2008

Les artisans de Rabat souffrent en silence



Le manque de moyens est le dénominateur commun de ces ouvriers

Nous sommes partis les rencontrer à l'ancienne médina de Rabat. C'est dans un Riad en ruine dans le quartier des consuls qu'une dizaine d'artisans se sont regroupés dans de petits commerces qu'ils ont transformés en lieu de fabrication.


Ces pièces étroites servent en effet d'ateliers pour ces «ouvriers». Des espaces qui manquent de toute mesure de sécurité. Mais les artisans sont loin de se soucier de ce «détail». Pour eux, le plus urgent est de régler leur situation financière et sociale. En effet, ils sont jeunes et moins jeunes travaillant dans des conditions très difficiles en contre partie de sommes dérisoires. «On commence le travail à la première heure du matin et jusqu'au soir pour 60 Dhs la journée. Pire encore nous sommes payés pour chaque article et non pour la journée. Nous n'avons pas le choix. Ici soit tu tiens la cadence, soit tu pars» confie Ahmed, un jeune artisan.

Dans cette «usine» de fabrication d'objet en cuir, l'artisan perçoit 30 dirhams pour chaque article achevé. Mais même les ouvriers les plus chevronnés ne dépassent pas 2 articles par jour. «C'est un travail de longue haleine qui exige de la patience et surtout un bon savoir faire. Tous ces jeunes artisans que vous voyez ont hérité le métier de leurs parents. Les jeunes d'aujourd'hui refusent de travailler dans l'artisanat car ils savent que c'est un métier dur et peu rentable», ajoute Mohamed, un autre artisan.

Issus de quartiers pauvres à Salé, ils ont souvent une famille nombreuse à leur charge sans bénéficier d'aucune assurance maladie où de régime de retraite. «Si vous faites un tour dans les autres Fendak vous allez rencontrer des septuagénaires qui travaillent encore, car ils n'ont pas d'autres ressources et leur familles dépendent toujours d'eux. Ces vieux n'arrivent même pas à terminer un seul article par jour. Pourtant, ils s'accrochent et luttent pour survivre. Certains, après des années de labeur se sont transformés en mendiants parce qu'ils n'arrivent plus à travailler. Ici tu es payé pour ce que tu produis et quand tu arrêtes de travailler, on arrête de te payer. Nous ressemblons en quelque sorte aux ouvriers journaliers sauf que eux, ils travaillent chaque jour dans un lieu différent et que nous, nous avons plus au moins une adresse fixe» ironise Hafid. Selon ces artisans, les choses ne sont pas meilleures arrangées en cas d'accident. Ces «employés» sont souvent virés en cas d'accidents de travail et ne perçoivent aucune indemnité. «On nous a proposé de payer 150 Dhs chaque mois pour pouvoir bénéficier d'une assurance. Mais aucun ouvrier n'a pu le faire à cause du manque de moyens. Nous sommes même exclus des aides en nature «denrées alimentaires». Nous n'avons jamais pu bénéficier de ces subventions qui ont été accordées il y a trois ans par la Chambre d'artisanat et qui allaient uniquement aux propriétaires des bazars» souligne Mohammed.

Selon cet artisan, les conditions de travail difficiles des «ouvriers» reflètent en partie, la situation de ce secteur qui souffre de plusieurs maux, notamment le problème de marketing. Confronté à l'économie moderne et à l'exportation, le secteur reste pourtant fragile et stagné en l'absence d'une stratégie de commercialisation, la rareté des galeries et l'absence de foires nationales régulières.

L'artisanat marocain serait en perte de vitesse. Et ce malgré son importance du secteur dans l'économie et l'équilibre social. Il suffit de savoir que ce secteur emploie 2 millions de personnes à l'échelle nationale. Ce qui représente 20% de la population active et contribue à hauteur de 19% au PIB. Au niveau de l'export, les chiffres indiquent encore une fois l'importance du secteur.

En effet la recette de l'export tourne autour de 600 millions de DH. Mais malgré le rôle primordial qu'il joue dans le développement de l'économie nationale, l'artisanat semble avoir beaucoup de mal à décoller. Le Maroc trouve toujours de la difficulté à créer une marge forte et à suivre les tendances sur le marché international.
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Artisanat : vision 2015

Le secteur de l'artisanat recèle un énorme potentiel de croissance. Il existe en effet une forte demande de l'art de vivre, du patrimoine culturel artisanal, de la décoration d'intérieur et la mode marocaine. Mais malheureusement l'offre ne suit pas la demande. A cela s'ajoute le problème de moyens financiers alloués à ce secteur. Le budget du département de l'artisanat reste limité.

C'est dans ce contexte que la Vision 2015 a été lancée en février 2007. «Cette vision peut être considérée comme étant un cadre de développement et de mise à niveau des entreprises artisanales et un processus d'amélioration constante du produit d'artisanat pour qu'il soit adapté aux exigences de la qualité et de la compétition», affirme le secrétaire d'Etat chargé de l'Artisanat. Cette vision prévoit donc de créer 115 000 emplois, générer 7 milliards de DH, multiplier par 10 les exportations formelles et doubler le chiffre d'affaires de l'artisanat à contenu culturel.

Et afin d'atteindre ces objectifs, cette stratégie se propose de participer à l'émergence et au développement d'un tissu d'acteurs producteurs de référence et d'appuyer les mono artisans urbains et ruraux en termes de production/vente et d'amélioration de leurs conditions de vie

Par Yousra Amrani | LE MATIN

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14 mai 2008

Plateau d’Akrach : du foncier pour casser à la spéculation


- Mais aussi pour conforter le schéma d’urbanisation de Rabat-Salé

L’ouverture à l’urbanisation du plateau d’Akrach constitue pour la ville de Rabat un enjeu majeur. C’est le premier constat dressé par les rédacteurs du rapport justifiant l’urgence et l’opportunité du projet. D’abord pour la maîtrise du développement urbain de la capitale administrative. Pour être au diapason, ensuite, de la nouvelle politique des pouvoirs publics qui prend de plus en plus en considération l’impact des instruments d’urbanisme sur le devenir des villes. Politique axée sur la couverture la plus large possible du territoire en documents d’urbanisme et la mise en place d’institutions de gestion et de contrôle de l’évolution urbaine. Et le réservoir foncier que constitue le plateau d’Akrach s’y prête à merveille pour réaliser ce double objectif.

Plus encore, sa mobilisation s’avère être une urgence pressante. En raison de la forte spéculation foncière ambiante avec tout son lot de conséquences néfastes sur le marché de l’immobilier et, partant, l’exclusion des populations vers les périphéries démunies de toute infrastructure de base. Mais aussi pour renouer avec la dynamique imprimée à l’urbanisation générale de la ville de Rabat et son environnement. A travers notamment le lancement de projets structurants au rayonnement régional et national comme la création de la ville de Tamesna, l’aménagement de la vallée du Bouregreg ou encore celui de la Corniche de l’Atlantique. Cette nouvelle dynamique porteuse d’investissements et donc de développement économique et social, est de nature à réguler le marché de l’immobilier dans toutes ses composantes: habitat, services, équipements, activités économiques et commerciales.

Inséré dans cette vision urbanistique cohérente, le plateau d’Akrach peut, à l’évidence, conforter cette dynamique. Mais encore faut-il lui assurer toutes les conditions de réussite. A commencer par une forte action volontariste de la part des pouvoirs publics. «Dans ce sens, la mise en place d’une structure institutionnelle jouissant à la fois des prérogatives de la puissance publique et de la souplesse pour une gestion efficiente ouverte aux partenaires sociaux, reste le préalable incontournable», est-il recommandé.

Surtout que le site met en équation des propriétaires terriens et les autorités en charge de l’aménagement urbain (voir article page 4). Aussi ne faut-il point s’étonner si les promoteurs du projet favorisent le scénario visant la mise en place d’une structure mixte associant les propriétaires des terrains à un organisme de droit public. Les premiers avec leur apport en foncier et le second fournissant expertise et garantie pour la levée des fonds.

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Les atouts du site

Le premier atout du plateau d’Akrach tient d’abord à l’importance de la réserve foncière qu’il recèle pour l’extension de la ville de Rabat: 1.010 ha dont 920 sont urbanisables. Cette superficie peut recueillir 200.000 habitants. En outre, le site dispose d’un environnement construit abritant aussi bien l’habitat collectif que le résidentiel. D’où une mine d’activités socio-économiques. En troisième lieu, le site bénéficie d’un emplacement en hauteur de grande qualité avec vue sur la Tour Hassan, la Kasbah des Oudayas, la Médina…

Enfin, il ne présente pas de difficultés relatives à son assainissement et son équipement en réseaux. Seul bémol, ses liaisons avec l’agglomération de Rabat-Salé, et des ouvrages d’art seront nécessaires pour la traversée de la rocade.

A. G.

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Une nouvelle ville aux portes de Rabat


· Ultime étape pour l’aménagement du plateau d’Akrach

· Un site de 1.100 ha pour abriter 200.000 habitants.


Le foncier est devenu rare à Rabat. D’où la flambée des prix de l’immobilier. Pour pallier cette situation, plusieurs projets urbanistiques ont été lancés dans la périphérie de la capitale. Mais l’offre n’arrive pas encore à suivre une demande galopante et souvent attisée par une spéculation à toute épreuve. Et le projet d’aménagement et d’ouverture à l’urbanisation du plateau d’Akrach est considéré, dans ce cadre, comme ultime solution. Pour lutter contre la rareté du foncier, mais aussi pour maîtriser le développement urbain durant les prochaines décennies.



D’une superficie de 1.109 ha, le plateau est situé au sud de la capitale surplombant les quartiers de Takaddoum et Youssoufia ainsi que la vallée de Bouregreg. Pour ce faire, les responsables de la ville ont lancé la préparation d’un plan d’aménagement de cette zone. Ce travail a été piloté par l’Agence urbaine de Rabat et adopté en décembre 2006 par le conseil de la ville. «Aujourd’hui, il vient de franchir la dernière étape de son homologation», précise un responsable de l’Agence urbaine de Rabat. En effet, le plan a été validé en mars dernier par la commission centrale. Il sera déposé incessamment via le ministère de l’Habitat au secrétariat général du gouvernement pour examen et publication dans le Bulletin officiel.

Un rapport justificatif a été également établi. «Ce document est destiné aux décideurs pour les éclairer sur les différents scénarios à adopter pour l’aménagement de ce plateau», indique la même source. Le choix n’est pas facile, car le projet présente une situation particulière. Le terrain n’appartient pas au Domaine de l’Etat comme c’est le cas à Hay Ryad ou pour la nouvelle ville de Tamesna. Cette zone est composée de plusieurs parcelles appartenant à des particuliers, dont 20% possèdent plus de 80% de la superficie du plateau. D’où la multiplicité d’approches retenues pour la gestion du projet. En effet, le rapport retient trois options.

La première consiste en un aménagement classique basé sur les lotissements individuels. Cette démarche nécessite des conditions préalables pour une ouverture progressive à l’urbanisation du plateau. Entre autres, on peut retenir la réalisation des voies d’aménagement par la commune urbaine. Mais encore faut-il s’assurer l’adhésion et l’engagement des différents propriétaires pour la réalisation des infrastructures. N’empêche que cette option est porteuse de difficultés au niveau de la maîtrise de la planification des réalisations à même de garantir la cohérence et la qualité du projet dans son ensemble. A cela s’ajoutent les difficultés de mobilisation du financement global nécessaire à l’aménagement et à la réalisation des équipements.

Le deuxième scénario envisagé propose de confier cette mission à un organisme public appelé: Société d’équipement du plateau d’Akrach. Cette expérience a été déjà pratiquée pour les projets de Hay Ryad à Rabat et de Sala El Jadida à Salé. Cette société devrait chapeauter le projet depuis la mobilisation des fonds jusqu’à la valorisation des opérations immobilières, en passant par la réalisation et le suivi des travaux. L’avantage de cette option est d’assurer une valorisation et un phasage maîtrisé du projet avec un respect des objectifs urbanistiques arrêtés. Elle permet également d’assurer une participation équitable des propriétaires aux frais d’équipements. Quant au dernier scénario, il consiste en la création d’une société mixte pour l’aménagement du plateau d’Akrach. L’avantage de cette démarche est de permettre de conjuguer les efforts du secteur public et des opérateurs privés dans le cadre d’un partenariat auquel seront associés les propriétaires par un apport de leurs terrains. Le capital de cette entité sera constitué de deux types d’apports: le foncier et le capital-investissement.

Parmi les autres avantages de ce dernier scénario figure l’opportunité d’éviter les interventions ponctuelle et partielle au gré de la disponibilité et des prix du foncier. Propriétaires et investisseurs auront ainsi une meilleure visibilité pour parer à la spéculation. Selon des sources proches du dossier, c’est Al Omrane qui pilotera ce projet, en partenariat avec les grands propriétaires, qui possèdent 80% des terrains. Cette démarche facilitera la mobilisation des fonds pour réaliser l’aménagement du site dont le coût avoisine les 2 milliards de DH. Ce montant couvrira les travaux de voirie, d’assainissement et de branchement aux réseaux d’eau et d’électricité. Sur le plan urbanistique, le projet apporte une vision prospective pour une nouvelle cité d’une capacité d’accueil de près de 200.000 habitants. En effet la variété des zonages proposée introduit des produits jusque-là inexistants sur le marché, comme des immeubles de grandes hauteurs: jusqu’à R+10 étages. Ce projet permet de doter la capitale d’un grand pôle urbain et commercial avec des infrastructures et des équipements modernes. Mais la réalisation de ce grand chantier a besoin d’une décision de haut niveau, comme c’est le cas pour le projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg.

Nour Eddine EL AISSI

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25 avr. 2008

Rabat/Transport urbain - La ville teste les soumissionnaires


· Des précisions sont exigées sur le parc roulant, les prix...

· Les réponses avant le 28 avril


Difficile de trancher dans le dossier concernant la gestion déléguée du transport urbain au niveau de Rabat. Plusieurs dates ont été annoncées pour boucler cette opération, mais les habitants de la capitale attendent toujours la désignation du futur opérateur. Rappelons que trois consortiums restent en lice. Il s’agit de Keolis, National Express (maison mère d’Alsa) et Veolia (cf.www.leconomiste.com). Cette difficulté revient en particulier à la nature de l’opération qui n’a pas été basée sur un vrai cahier des charges avec des clauses précises. Chaque opérateur avait la possibilité de présenter sa proposition pour assurer cette prestation. «Il faut dire que les offres obtenues se différencient, mais elles sont d’une qualité professionnelle irréprochable», souligne une source proche du dossier. «Chaque proposition présente des points forts, mais également des faiblesses», ajoute la même source.

A titre d’exemple, les tarifs proposés sont intéressants par rapport à ceux pratiqués actuellement. Toutefois, «les offres des trois candidats ne répondent pas d’une manière satisfaisante aux attentes de la ville et aux enjeux», indique un membre de l’autorité délégante. Pour faire le bon choix, cette dernière s’est lancée dans un cycle de négociations avec chacun des trois candidats. Ces derniers sont soumis à un questionnaire très détaillé. Car les exigences de la ville sont claires, notamment en matière du parc roulant et des tarifs. «Pas question de vivre l’expérience de Casablanca qui a eu droit à des bus usagers», est-il indiqué. «On pourra accorder au nouveau gestionnaire un délai d’une année pour renouveler la totalité de son parc», indique un responsable de la wilaya. Pour les tarifs, l’autorité délégante cherche la mise en place d’un ticket unique permettant de se déplacer sur plusieurs lignes durant une durée déterminée, comme c’est le cas dans certains pays étrangers. Le volet social bloque aussi l’avancement de ce dossier. Les responsables de la ville cherchent à trouver une solution pour le redéploiement du personnel des sociétés privées et de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat. Plus de 2.000 personnes sont concernées.

Les trois candidats sont donc invités à répondre au questionnaire de l’autorité délégante avant le 28 avril.

Nour Eddine EL AISSI

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17 avr. 2008

Rabat/Collecte des déchets-Segedema conteste les choix de la ville

· Elle estime que son offre est meilleure sur le plan technique

· «Service public oui, mais à prix raisonnable», répond l’autorité délégante


La collecte des déchets est une activité qui rapporte gros. Pour preuve, l’importance des soumissionnaires à l’occasion du renouvellement des contrats de gestion déléguée des quatre arrondissements de Rabat : Hassan, Yacoub Al Mansour, Agdal-Ryad et Youssoufia-Souissi (cf :www.leconomiste.com). Rappelons que les marchés ont été octroyés à Veolia Propreté, Tecmed et Sita-Al Beida. Seulement, ces décisions sont aujourd’hui contestées par deux sociétés qui estiment «avoir été écartées injustement». Il s’agit de Segedema (filiale de Pizzorno Environnement) et de Nicollin-Sosnnad qui étaient respectivement chargées de la collecte et du nettoiement au niveau des communes d’Agdal-Ryad et celle de Yacoub Al Mansour. La tension a atteint son comble quand Segedema a refusé de céder le site pour son remplaçant, en l’occurence Tecmed. Le premier veut continuer son service jusqu’à la prononciation de l’adjudication définitive par les autorités compétentes. En clair, la wilaya, la ville et les ministères de l’Intérieur et des Finances.


Pour Segedema, la passation des marchés manque de transparence. Selon la société, «son offre aurait été la plus conforme au cahier des charges». Un communiqué a été diffusé dans ce sens. Et toujours selon le même document, «la satisfaction des exigences du cahier de charges passe obligatoirement par une grande innovation dans le matériel de travail, les procédés techniques et le mode de gestion». En résumé, pour la direction de Segedema, «il subsiste un risque important que ces adjudications provisoires soient basées sur le principe du moins disant et non sur celui du mieux disant comme prévu dans le cahier des charges «. «Effectivement, l’offre de Segedema, à l’instar de celles des 3 opérateurs retenus, est irréprochable sur le plan technique», confirme un membre de la commission chargée de l’examen des offres. Et d’ajouter que «Segedema a été écartée à cause de son offre financière trop élevée par rapport aux propositions des autres concurrents», précise la même source. En clair, l’autorité délégante cherche à assurer ce service public, mais avec un coût raisonnable pour la ville. D’ailleurs, le jeu de la concurrence a profité à la collectivité. En effet les offres proposées par les opérateurs ont été réduites de plus de 20% par rapport aux prix des contrats adjugés il y a 6 ans. Ce qui prouve que leur marge bénéficiaire a été confortable. A titre d’exemple, Veolia a conservé le quartier de Hassan en proposant 25,4 millions de DH alors que le prix de la prestation au titre de l’ancien contrat a été de 31 millions de DH.

Nour Eddine EL AISSI

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13 avr. 2008

Grève des sociétés de transport urbain à Rabat


Les usagers sont les principales victimes

Subitement et sans le moindre préavis, 6 sociétés ont décidé d’interrompre leur activité de transport dans le périmètre urbain de la wilaya de Rabat-Salé, pour entrer ainsi dans une grève en un jour qui enregistre l’affluence la plus dense de la semaine. Cette grève a été justifiée par la remise en fonctionnement de la ligne 55 attribuée à la société « Al Walja », la réduction d’un dirham du prix du ticket sur la ligne Rabat-Aïn Aouda ainsi que pour les facilités accordées par les sociétés « Al Walja » et « Raha » aux étudiants, à partir de 35 dh par mois.

De nouveau, le conflit entre les sociétés de transport urbain dans la wilaya de Rabat-Salé refait surface à cause de l’issue juridique trouvée pour remettre en fonction la ligne 55 selon laquelle il a été décidé de remettre en activité la société « Al Walja » légalement, en particulier après les accusations formulées par certaines sociétés de transport urbain concernant l’illégalité de la ligne 55 qui était desservie par la société « Raha » et qui a été suspendue durant une longue période à cause de son coût élevé et de son long trajet.

Parmi les conséquences de cette grève subite, décidée par certaines sociétés de transport urbain, figure au premier chef la perturbation du transport urbain.

En effet, de nombreux usagers de ce transport sont arrivés en retard à leurs lieux de travail ou à leurs rendez-vous, d’autant plus que de longues files d’usagers ont été observées au niveau de différents arrêts de bus, dans l’attente d’un moyen de transport alternatif pour les acheminer vers leurs lieux de travail à Rabat.

Cette grève constitue, en effet, un nouveau « mode de conduite », car il est rare de voir les sociétés de transport recourir à la grève. Jusqu’à quand va durer cette situation ?

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11 avr. 2008

La justice met le « sabot » aux sociétés de stationnement de Rabat


Vers une révision des contrats...

La justice, par le biais du tribunal administratif de Rabat, a annulé l’article 4 du contrat liant le Conseil communal à la société de parking par la mise en place de centaines d’horodateurs dans les artères de la capitale.

Ce verdict vient confirmer d’une manière flagrante et irréfutable l’utilisation abusive et illégale du sabot puisque ces sociétés de parking « sévissant » à Rabat ont profité sans vergogne d’un vide juridique.

Une proposition de loi émanant du Groupe Istiqlalien, et visant à combler ce viol juridique, a atterri au bureau de la première Chambre du parlement.

Ainsi, ce texte a pour ambition de combler un vide juridique qui en a fait voir de toutes les couleurs aux automobilistes des grandes villes du Royaume et pas seulement ceux de la capitale.

En effet, l’utilisation du sabot de manière illégale avec l’immobilisation des véhicules sur la voie publique était devenue une hantise depuis quelques mois et la polémique n’a pas cessé de faire la « une » des principaux titres de la presse nationale.

Le texte de loi fait partie des 27 propositions de lois qui trônent sur le bureau de la Chambre des Représentants.

Déposé vers la fin de la session d’autonome, ce texte, une fois programmé, sera examiné par la commission de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, au cours de l’actuelle session de printemps, nous confie-t-on.

Il vise, en cinq articles, d’interdire la mise sous séquestre et l’immobilisation des biens privés en dehors de toute procédure légale. Il a, de même, pour objectif d’instaurer des sanctions en cas d’infraction de cette interdiction et permettre aux victimes de réclamer un dédommagement.

Ainsi, selon ce texte, il est formellement interdit d’immobiliser ou de mettre sous séquestre des biens privés par des personnes morales ou physiques privées sans en avoir reçu l’autorisation explicite de l’autorité judiciaire compétente.

Le second article de la proposition de loi stipule que l’opération de mise sous séquestre, une fois autorisée par le juge, se fait selon le code de la procédure civile.

Toute infraction sera sanctionnée par une amende allant de 5000 à 10.000 dh, qui sera portée au double en cas de récidive, stipule le troisième article.

Quant au quatrième point de la proposition, il autorise les personnes victimes d’un tel abus à recourir à la justice pour réclamer une réparation morale.

Des dommages qui seront fixés selon la valeur du bien séquestré, le véhicule en l’occurrence, et le statut social de la personne lésée.

Il faut rappeler que quelques semaines avant le dépôt de cette proposition de loi par le Groupe Istiqlalien à la Chambre des Représentants, le ministre de l’Intérieur avait souligné le caractère illégal du sabot, tel que pratiqué jusqu’ici.

Aujourd’hui, après le texte de loi qui vise à combler le vide juridique de la pratique du sabot et après les jugements qui font désormais jurisprudence, une autre action est menée sur un autre front : celui du ministère de l’Intérieur, autorités de tutelle des collectivités locales, qui compte procéder à la révision des contrats conclus entre les collectivités locales et les sociétés en charge de la gestion du stationnement des voitures dans le sens où la tâche de l’immobilisation des véhicules relève, en effet, de la compétence de la police administrative des collectivités locales. Outre le caractère illégal confirmé par la justice, seuls les agents publics ont finalement le droit d’exécuter les décisions de la police administrative qui sont du ressort du président du Conseil communal.

En attendant que le ministère de l’Intérieur mette en place les mesures appropriées pour la conformité de cette procédure aux lois en vigueur, espérons que les usagers de la route ne subiront plus le casse-tête du harcèlement par sabot dans des artères envahies par le stationnement payant.

Hafid FASSI FIHRI

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7 avr. 2008

La ville de Rabat renouvelle ses contrats de collecte des déchets

· Veolia Propreté, Tecmed et Sita-Al Beida, les nouveaux délégataires

· Certains opérateurs contestent la décision


Les responsables de la ville de Rabat ont mené une véritable course contre la montre pour examiner les appels d’offres concernant le marché de concession de la collecte des déchets ménagers. Quatre arrondissements de la capitale sont concernés. Il était donc important de rattraper le retard enregistré lors de la préparation du nouveau cahier des charges après que les contrats initiaux soient arrivés à terme (www.leconomiste.com).

La désignation des opérateurs sélectionnés a été annoncée le 3 avril en fin d’après-midi. Il s’agit de Veolia Propreté, Tecmed et Sita-Al Beida. Ainsi, le premier opérateur prolonge son contrat dans l’arrondissement de Hassan et s’en adjuge un second, en l’occurrence Yacoub Al Mansour. En tout, la filiale française devra assurer la collecte de 120.000 tonnes/an de déchets produits par quelque 400.000 habitants. Le coût de la prestation pour les deux lots s’élève à 45 millions de DH TTC. Pour les autres arrondissements, à savoir ceux d’Agdal, Hay Ryad et Youssoufia-Souissi, le marché a été confié à Tecmed. Le coût de la prestation est de 44,5 millions de DH TTC. Il s’agit de ramasser 100.000 tonnes/an de déchets pour une population de 300.000 personnes. A noter que les délégataires devront aussi assurer le nettoiement des rues. Déjà, vendredi matin, les sociétés se sont mises au travail; les précédents contrats étant arrivé à échéance. Et Veolia a entamé des négociations pour embaucher 200 employés qui travaillaient avec l’ancien opérateur.

Par ailleurs, la collecte des gravats et des déchets verts sur l’ensemble de la capitale a été confiée à Sita-Al Beida pour un montant de 20 millions de DH. En tout cas, la Wilaya a atteint ses objectifs. Le ramassage des ordures sera assuré par des professionnels. Le coût des prestations dépasse les 110 millions de DH. Signalons que les grands perdants dans cette opération sont Sogedema et Nicollin-Sosnnad qui détenaient respectivement les marchés de Agdal-Hay Ryad et Yacoub Al Mansour. Selon des sources proches du dossier, la passation de consignes entre Nicollin-Sosnnad et Veolia, a été marquée par un climat tendu. L’opérateur déchu contestant la procédure de sélection. Selon son directeur général, Saïd Abdelkader Figuigui, les autorités compétentes auraient accordé peu d’intérêt à son dossier. «Les jeux étaient faits d’avance», accuse-t-il. Il ajoute que l’affaire pourrait être portée en Justice.

Nour Eddine EL AISSI

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28 mars 2008

La 2e édition du Festival handifilm à Rabat

La 2e édition du Festival handifilm sera organisée du 30 mars au 5 avril à Rabat, dans le cadre des festivités marquant la Journée nationale de l'handicapé (30 mars).

Cette nouvelle édition va apporter une valeur ajoutée aux festivals dédiés aux handicapés et contribuera "certainement à donner plus de visibilité" à la création et à la production d'artistes en situation de handicap, ont indiqué les organisateurs lors d'une conférence de presse, jeudi à Rabat.

A travers ce rendez-vous, ils comptent "casser les préjugés sur les différents types de handicap en montrant des productions et œuvres originales et professionnelles réalisées ou interprétées par des artistes handicapés ou dont le thème se rapporte au handicap", ont-ils ajouté.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a souligné, dans une allocution distribuée à cette occasion, qu'"un tel événement, au-delà de sa charge symbolique, œuvre pour la consécration des valeurs de tolérance, de solidarité, de convivialité, valeurs auxquelles le Maroc attache un intérêt tout particulier".

Le cinéma, a-t-il dit, est "certainement l'outil le mieux approprié pour véhiculer ces valeurs éducatives et social qu'il porte en lui, en plus du rôle primordial qu'il joue pour les actions d'intégration et d'insertion".

Cette édition est organisée sous l'égide du ministère de la Communication en collaboration avec le Centre cinématographique marocain (CCM), le ministère du Tourisme et de l'Artisanat, la Ligue marocaine pour la protection de l'enfance (Comité de Rabat-Salé), l'Académie régionale de l'éducation et de la formation, le Conseil de la ville de Salé, en plus du Conseil de l'arrondissement de Agdal-Ryad et d'associations nationales et internationales œuvrant dans le domaine du handicap.

Le programme de l'édition 2008 du Festival handifilm de Rabat comprend une conférence de sensibilisation sur le handicap ainsi que la présentation et la projection de films sur le handicap (Salle du 7e Art et Centre culturel de l'Agdal). La cérémonie de clôture se déroulera à la Maison de la culture de Tétouan.

Par MAP

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11 mars 2008

«l’affaire du FUS» : le Conseil de la ville statue aujourd’hui

Les dessous de «l’affaire du FUS»

· Des résistances contre le projet de développement du club

· Le Conseil de la ville statue aujourd’hui


Les murs de la salle couverte fissurés, les vestiaires nauséabonds, les portes sans poignées, le gazon de la pelouse envahi par les mauvaises herbes... Les infrastructures du Fus de Rabat sont dans un état de délabrement avancé. Ce Club Omnisports (18 sections) a besoin plus d’une cure de jouvence. Dans l’immédiat, le Fus a lancé un programme d’urgence de 4 millions de DH. L’objectif est de mettre à niveau les installations pour permettre aux adhérents de jouer dans de meilleures conditions. Mais en attendant, c’est un véritable plan de restructuration avec la création de deux sociétés anonymes (Fus gestion et Fus développement), détenues totalement par l’association Fus Omnisports qui se prépare. Le Fus est représenté aux conseils d’administration des deux sociétés par le président Mohamed Mounir Majidi et les membres du comité directeur que sont Mouatassim Belghazi (président de Somed) Mustapha Bakkoury (DG de la CDG) notamment. Ceux-ci agissent en qualité de représentants du Fus Omnisports et non intuitu personae. Ces personnes n’ont aucun intérêt direct ou indirect dans ces deux sociétés, note un document du club. «Ce projet de développement du Fus ne profitera pas aux personnes citées. Au contraire, il est destiné à bénéficier à la collectivité et à la jeunesse de Rabat», précise Mouatassim Belghazi, par ailleurs, président de la Fondep (micro-crédit).

Il est à noter que l’une des variantes du montage repose notamment sur un projet d’investissement sur les terrains actuels du Fus (d’une superficie de près de 2,5 hectares) afin de permettre au Club de financer la construction et l’aménagement de nouvelles infrastructures conformes aux standards internationaux. Le Club devra déménager ailleurs. Des sites ont été prospectés pour accueillir ces nouvelles installations. Mais, avant de trancher définitivement, il faudra attendre la décision du Conseil de la ville qui doit statuer sur le projet aujourd’hui. «En tant que président du Fus, je conçois que des personnes ne soient pas d’accord avec ce projet de développement. Nous sommes en démocratie et d’autres intervenants peuvent faire du lobbying ou d’autres propositions. Mais, quelle que soit la décision du Conseil de la ville, nous l’accepterons», a tenu à préciser Mounir Majidi lors d’un point de presse donné dimanche à Rabat. Il est à rappeler que ce projet a été discuté avec les clubs mitoyens comme le Stade marocain et l’Olympic marocain, considérés comme des parties prenantes.

M. C.
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Le projet de Mounir Majidi pour le Fus


· L’effort sera concentré sur la formation

· D’abord verrouiller le business-plan


Mohamed Mounir Majidi est depuis peu président du Fath union sportive (Fus) de Rabat. Le secrétaire particulier du Souverain, qui s’est entouré d’une équipe de managers de premier plan, a conçu un projet de développement ambitieux pour assurer au Club des ressources pérennes.

- L’Economiste : Avec votre projet pour le Fus, nous assistons à une nouvelle génération de clubs. Mais comment allez-vous dépasser les différentes contraintes juridiques et économiques?


- Mohamed Mounir Majidi: C’est vrai que nous sommes face à plusieurs contraintes. Nous avons essayé de commencer à nous attacher à l’économique. Mais, d’autres contraintes juridiques persistent puisque le statut de l’association à but sportif comme on le voit ailleurs n’existe pas.
La fiscalité sportive n’est pas adaptée. Quand j’ai démarré dans la vie professionnelle, j’avais un patron qui avait une expression selon laquelle, il fallait, de temps en temps, lâcher le tigre et le laisser cavaler. Ceux qui ne courent pas vite se feront manger et les autres arriveront à se débrouiller. Si nous devons attendre de mettre en place le cadre juridique, la fiscalité, le financement, les infrastructures, cela ne viendra jamais. Par moments, il faut savoir plonger. Aujourd’hui, nous sommes en train de penser à des solutions pour le volet économique. Par la suite, nous serons confrontés aux problèmes juridiques, fiscaux,... tout cela sera traité avec notre environnement pour trouver les meilleures solutions.

- Est-ce que le projet s’inscrit dans une stratégie nationale?

- Sincèrement, je n’ai de leçons à donner à personne. Et donc, il n’y a pas de stratégie nationale. C’est un projet pour le Fus, sur lequel je travaille pour que le club devienne un modèle, avec une gestion moderne, des ressources pérennes, des infrastructures valables et un encadrement de qualité. Le Fus aura une pépinière de premier choix. Donc la majorité des efforts sera concentrée sur la formation. Et le Maroc dispose de jeunes talents d’exception qui ne sont malheureusement pas suffisamment bien formatés. Maintenant, si cette expérience réussit et d’autres s’en inspirent, c’est tant mieux. Mais, mon objectif n’est pas de donner des leçons.

- Y a-t-il un calendrier de réalisation du projet?

- Pas du tout. Nous sommes un peu débordés par les évènements. Ce qui a été exposé lors de la conférence est un projet qu’il faut affiner et préciser. Par la suite, il s’agira de mettre en place un business plan et veiller à ce qu’il soit bien exécuté.

- On vous connaît comme secrétaire particulier du Souverain. Quelle est votre relation avec le football?

- Elle est la même que les 30 millions de Marocains qui sont épris de football. J’ai toujours été passionné par ce sport et j’ai toujours suivi les équipes marocaines dans leurs épopées africaines, notamment le Wac, le Raja ou les Far par exemple. Comme la plupart des Marocains, je me suis toujours désolé des déceptions vécues lors de certaines trajectoires de l’équipe nationale. Aujourd’hui, l’opportunité m’est donnée d’apporter mon grain de sel dans ce domaine. Je le fais du mieux possible. Mais pour réussir, on n’a pas besoin d’être un expert de football ou d’athlétisme. Il faut juste avoir des notions gestion, beaucoup de volonté et de la bonne foi.

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Deux SA pour le Fus


Mohamed Mounir Majidi veut moderniser le Fus de Rabat en lui donnant les moyens de se restructurer pour avoir des ressources pérennes. Pour cela, il était face à deux options. «La première consiste à demander à la ville ou à l’Etat de donner de l’argent pour la mise à niveau du Club. Dès le départ, l’idée a été écartée, sachant qu’ils avaient d’autres priorités. Notre requête devait rester lettre morte», rappelle- t-il. Pour lui, la deuxième option ne coûte rien à l’Etat ni à la ville. Le terrain est une propriété du Fus, via un bail emphytéotique depuis un demi-siècle. « Nous demandons la régularisation du statut foncier du terrain pour trouver des solutions au développement du Fus », souligne le président du Club. Il est à noter que la mise à niveau du Club a nécessité la création de Fus gestion et Fus développement, deux sociétés anonymes. La première aura pour objectif de gérer les infrastructures du club civil de Rabat. La deuxième servira à mobiliser les ressources pour que le Fus puisse détenir un patrimoine qu’il faudra fructifier.

Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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9 mars 2008

Hommage posthume à feu Mohamed Aouad, fondateur de l'association Bouregreg

Lors d'une veillée religieuse organisée par l'Association Bouregreg une lecture de la Fatiha a été donnée pour le repos de l'âme du défunt

Sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l'Association Bouregreg a organisé une veillée religieuse à Salé, pour rendre un hommage posthume à son président- fondateur, feu Mohamed Aouad. Au début de cette manifestation, une lecture de la Fatiha a été donnée pour le repos de l'âme du défunt.

Par la suite, le représentant de l'Association Bouregreg a mis en exergue les qualités humaines et professionnelles de feu Mohamed Aouad, tout en soulignant son dévouement et son attachement au glorieux Trône Alaouite ainsi que son militantisme associatif. De son côté, Aicha Aouad, fille du défunt, a remercié tous les participants, les autorités locales, les élus, l'Association Bouregreg et toutes les personnes ayant apporté leur soutien pour la réussite de cette veillée religieuse marquée par la participation de grands talents de Rabat-Salé qui ont produit des chants panégyriques. Cette manifestation a vu la participation de plusieurs personnalités qui ont apporté leur témoignage sur la vie et les qualités du défunt.

Il y a lieu de signaler par ailleurs qu'il sera procédé prochainement à la projection d'un film documentaire sur la vie et le parcours professionnel et associatif de feu Mohamed Aouad et à la présentation d'un ouvrage comportant des photos et des témoignages sur le défunt. Les participants ont élevé des prières implorant Le Très-Haut pour préserver Amir Al Mouminine, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et pour le combler en les personnes de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan, et de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble de la Famille Royale. Cette manifestation a été marquée par la présence du secrétaire d'Etat à l'Intérieur, du Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération, du gouverneur de Salé, du président de la Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, du président de la Commune urbaine de Salé, du président de l'Association Bouregreg, ainsi que d'autres personnalités du monde politique, diplomatique, du sport et de la société civile.

Mohamed Aouad, décédé le jeudi 22 février 2007 à Rabat, à l'âge de 85 ans, est né le 13 janvier 1922 à Salé. Après des études primaires à Salé et secondaires au collège Moulay Youssef à Rabat, sanctionnées par un baccalauréat (section philosophie), qu' il prépara en autodidacte, il s'est rendu à Paris où il a obtenu à la Sorbonne, deux certificats de licence arabe. Le défunt, qui était également titulaire d'une licence en droit, avait été nommé, dès 1945, par feu S.M. Mohammed V, secrétaire particulier de S.A.R. le Prince Héritier Moulay Hassan.

Il a occupé les postes de chef de cabinet de feu S.M. Mohammed V, d'ambassadeur du Maroc à Madrid en 1957, de ministre des Postes et Télécommunications et de ministre de la Défense nationale. Il a été également le premier directeur général du Cabinet Royal en 1959. En 1962, feu S.M. Hassan II le nomma premier ambassadeur du Maroc en Algérie, puis en Tunisie (1965-1967), date à laquelle il fut désigné par feu S.M. Hassan II ministre chargé de l'éducation de LL.AA.RR. les Princes et les Princesses.

Le 22 janvier 1980, il fut nommé par le regretté souverain Hassan II, conseiller de S.M le Roi avant de devenir, en décembre de la même année, membre du Conseil de Régence. En juin 1986, le défunt est devenu président-fondateur de l'Association Bouregreg, association d'utilité publique. En 1995, il a été chargé par feu S.M. Hassan II, de présider le Conseil d'administration de la société de Sala Jadida, dont la principale mission est de procéder au logement de familles aux revenus modestes
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Dar Attalib de Shoul

Mohamed Aouad, qui était également président d'honneur du Salon mondial de l'invention, de la recherche et de l'innovation au Maroc, s'était vu décerner le grade de "Commandeur du mérite de l'invention" par le Salon mondial de l'invention, de la recherche et de l'innovation industrielle "Brussels Eureka 96". Le défunt avait créé, en 2000, la fondation Mohamed Aouad Litakafoul, dont les principales missions sont d'aider les étudiants accédant à des études supérieures et issus de familles modestes, par l'octroi de bourses d'études. Il a aussi participé par ses propres moyens à la construction de Dar Attalib à la commune rurale de Shoul, en collaboration avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité.



Par Abdelouahed Rmiche | LE MATIN

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8 mars 2008

Mardi, le conseil de la ville de Rabat débat de l’affaire du Fath


L’USFP se dresse contre “l’arbitraire”

Tout commence avec le projet de cession d’un terrain de 10 hectares coincés entre l’avenue Ibn Khaldoun et Ibn Hazem, au cœur de la capitale, à quelques encablures de Bab Rouah et un jet de pierres des facultés. Le Palais Diafa est à proximité. La Bibliothèque nationale et la Fondation Hassan II, ce centre de loisirs des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur aussi. Un petit bois vient s’ajouter à cet environnement qui tient de l’image d’Epinal. « C’est le plus beau terrain de Rabat », s’exclame un édile de Rabat. C’est justement ici que depuis plus de 40 ans des clubs de sport –dont le FUS et son stade, l’OM, les Boules, l’ASR- ont planté leurs tréteaux et bâtit leurs locaux. « L’occupation de ces terrains, qui ne sont pas titrés, s’est faite sans contrepartie à la ville. D’ailleurs la ville ne possède plus rien. En 2002, 8 hectares sur ce triangle ont été cédés au ministère de la Culture pour la construction de la nouvelle Bibliothèque nationale », explique-t-on du côté de la mairie.
Ce sont donc les 10 hectares où sont construits tout à la fois des petits clubs, le stade du FUS, la Fondation Hassan II en plus du petit bois que gèrent les Eaux et Forêts qui sont aujourd’hui objet d’un litige politique depuis que Mounir Magidi, heureux acquéreur du Fath et super gestionnaire de la société FUS Développement –une société où l’on retrouve la CDG, bras financier du Royaume- a fait part de son souhait d’acquérir ces fameux hectares et d’en déloger les occupants. En contrepartie, la société met une vingtaine d’hectares à la disposition du conseil de la ville. Pour les dirigeants de la mairie, c’est du pain béni. FUS Développement acquiert ces terrains au dirham symbolique –officiellement, ils n’appartiendraient pas à la ville- et construit des clubs flambant neufs et équipés ailleurs, dans la périphérie de Rabat, probablement à Boustane, un lotissement de Hay Ryad. « Et le conseil de la ville ne débourserait rien dans cette opération ! De plus, notre politique a été depuis le début de délocaliser les centres de sports et autres stades, en les déplaçant du centre-ville pour des raisons de sécurité», soutient un édile de la majorité tout en pointant la vétusté des locaux actuels. Et aux dernières nouvelles, la Fondation Hassan II, le stade Belvédère et les Eaux et Forêts ont donné leur accord pour cette opération.

« Les élus ne sont pas les acteurs d’une pièce
de théâtre »


Dans les rangs de l’USFP, opposition toute militante de la mairie de Rabat, on crie au scandale. Cette opération ne saurait justement se résumer à une simple transaction commerciale. « Le Fath a une histoire. Il fait partie du patrimoine de la capitale et chaque R’bati s’identifie à son équipe, le FUS. Personne n’a le droit de tuer la mémoire de toute une ville. Et c’est justement à la ville de procéder à la réhabilitation de ce site historique. C’est au conseil de la ville de revaloriser ce site qui est dédié, conformément au plan d’aménagement, aux sports et aux loisirs », s’indigne un édile usfpéiste. « Et si ces terrains n’appartiennent pas à la ville, pourquoi alors en discuter en session du conseil de la ville ? », s’interroge un autre Ittihadi qui siège au sein de cette instance.
Si la perte de repères face à une mémoire collective que l’on assassine à coup de projets immobiliers et commerciaux clinquant de modernité est au cœur des préoccupations des Ittihadis, ces mêmes élus en appellent aussi et surtout au respect du rôle des institutions. « En tant qu’élus, nous avons le devoir de participer au remodelage du paysage urbain. D’ailleurs nous avons été élus à ce titre : donner une plus-value à la gestion, y compris urbaine, de la ville. A Rabat, ce n’est pas exactement ainsi que les choses se passent. Les élus sont loin d’être associés aux grands projets de la ville. On les appelle juste pour approuver des projets prêts à être appliqués. Pas question d’être les acteurs d’une pièce de théâtre. Nous refusons de nous inscrire dans une vision exclusivement technocratique qui ne jure que par le profit et la rentabilité. Nous avons décidé de nous élever contre ces méthodes arbitraires », affirme haut et fort un autre élu communal du parti de la Rose.

Les Usfpéistes du conseil de la ville de Rabat ont choisi de faire de la résistance, jusqu’au bout. Le manque de transparence s’invite au débat. Quels sont les projets de ceux derrière « FUS Développement » ? En plus clair, quelles sont les intentions urbanistiques, commerciales et immobilières de Magidi -6M pour les langues de vipère, Maître du Monde » ?

Dans l’entourage du maire de Rabat, on s’empresse de répondre en arguant que le projet de cession émane bien de la mairie. « Il y a quelques mois, nous avons ouvert les discussions avec FUS Développement pour trouver une solution pour le déplacement de ces clubs qui doivent de toutes les façons quitter le centre-ville car telle est la stratégie de développement de la capitale. FUS,Développement a répondu à notre proposition, se disant prêt à contribuer à cette opération de délocalisation. La société met à disposition du conseil de la ville une vingtaine d’hectares, construit de nouveaux locaux pour les clubs et les cède à la ville », explique le maire de Rabat, Omar Bahraoui, visiblement convaincu de « faire une affaire à un coût zéro».
Mardi, la session du conseil de la ville s’annonce houleuse. Les Usfpéistes sont bien décidés à ne pas en découdre. La délocalisation du FUS et autres clubs et la cession de terrains ne passeront pas comme une lettre à la poste, promettent-ils, main sur le coeur. Il en est de même pour la gestion déléguée du stade de Hay Nahda, qui porte désormais le nom du Prince Héritier Moulay Al Hassan, et pour laquelle FUS Gestion, une des toutes nouvelles sociétés du Fath que préside Mounir Magidi, se porte candidate.«C’est tout le problème des institutions et de leur place dans la vie des citoyens qui se pose. Il faut choisir entre l’Etat de droit et le principe de la figuration que nous ne saurons accepter», conclut un Ittihadi du conseil de la ville.


Narjis Rerhaye

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Châabi gagne son procès contre le maire de Rabat, Omar Bahraoui



Le tribunal administratif de Rabat vient de trancher en faveur de Faouzi Châabi, président de l’arrondissement Souissi, contre le maire de la capitale, Omar Bahraoui. Rappelons que trois présidents d’arrondissements avaient contesté l’affectation du budget 2008, décidée par Bahraoui (www.leconomiste.com).

Ces derniers s’étaient plaints d’une réduction de 61% de leur budget par rapport à 2007. Jeudi 6 mars, le tribunal a ainsi décidé d’arrêter l’exécution des budgets 2008.

Selon une source proche du dossier, le wali -en tant qu’ordonnateur- sera saisi incessamment. Par ailleurs, une séance est prévue le 21 mars pour annuler complètement le budget 2008. C’est une première au Maroc.

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1 mars 2008

Rabat- collecte des déchets : du retard dans le renouvellement des contrats


· Les 4 contrats de gestion en cours arrivent à terme

· La wilaya et la mairie se rejettent des défaillances techniques


La collecte des déchets risque de ne pas se faire au niveau de Rabat durant les prochaines semaines. En effet, un grand retard a été enregistré dans le renouvellement des contrats de concession pour les quatre arrondissements de la capitale. Pour les communes de Yacoub Al Mansour et de Hassan, l’accord est arrivé à échéance jeudi, 28 février.

Pour les deux autres arrondissements de Youssoufia-Souissi et d’Agdal-Hay Ryad, les protocoles prennent respectivement fin le 1er mars et le 4 avril. Rappelons que l’appel d’offres n’a été lancé que le 21 janvier dernier (www.leconomiste.com). La préparation du cahier des charges aurait été plus difficile que prévue. Mais selon certains observateurs, les querelles qui opposent le maire, Omar Bahraoui, et certains présidents d’arrondissements seraient à l’origine de l’impasse. Par ailleurs, la tension est également vive entre la wilaya et la commune urbaine de Rabat. Chacune accuse l’autre de ne s’être pas suffisamment impliquée. Et la bataille autour de questions techniques est plus que jamais acharnée. Rappelons que l’élaboration du nouveau cahier des charges a été confiée par la wilaya à un bureau d’études. Mais depuis le début, la mairie a contesté certaines dispositions du cahier de prescriptions spécifiques (CPS). Ainsi, l’ouverture qui était prévue initialement le 21 février a été reportée d’une semaine. Cette démarche a permis à la commune d’intégrer certaines «corrections» au niveau du texte du cahier des charges. Pour la commune, le tonnage fixé par la wilaya est sous-estimé par rapport aux volumes dégagés réellement. «Pour quantifier le tonnage, la wilaya s’est basée sur une évolution annuelle de près de 3%, alors qu’on enregistre des taux d’accroissement dépassant les 20% dans les quartiers d’Agdal et Hay Ryad», précise un élu.

Autre point de discorde, la hausse du montant de la caution à régler par les soumissionnaires: 700.000 DH contre 250.000 DH proposés initialement par la wilaya. Pour un expert de la place, ce ne sont là que des prétextes avancées par la mairie pour réduire les chances de certains concurrents. Mais Jalal Kaddouri, adjoint du maire de Rabat, assure que les 5 candidats en lice seront tous maintenus dans la compétition. Il s’agit de Veolia propreté pour l’arrondissement Hassan, Tecmed pour Youssoufia, le groupement SOS NDD pour Yacoub Al Mansour et Sogedema pour Agdal-Hay Ryad. Enfin, le 5e soumissionnaire est la société Sita-Al Beida.

Nour Eddine EL AÏSSI

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27 févr. 2008

Sit in et grève des fonctionnaires à Rabat


· Grèves dans la Justice et les collectivités locales

Les fonctionnaires et employés du secteur public et des collectivités locales ont observé le 26 février, un sit-in d’une heure (de 09 h à 10 h) devant le siège du département en charge de la Modernisation des services publics à Rabat. A l’appel de l’Union syndicale des fonctionnaires (USF-UMT) et d’autres syndicats (FDT, UNTM, ODT, CDT), les fonctionnaires observent ce sit-in pour réclamer la réforme du statut de la fonction publique vieux de 50 ans (ndlr: adopté le 24 février, 1958 et jamais réformé).

Les personnels de la fonction publique et des collectivités locales avaient observé, le 13 février, une grève préventive de 24 heures. Mouvement qui a été suivi, selon les syndicats, par 80% des fonctionnaires et employés.

Dans les collectivités locales, le personnel a décidé de durcir son mouvement en appelant, cette fois-ci, à une grève nationale de 48 heures les 28 et 29 février.
Les syndicats entendent ainsi «protester contre la grave détérioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires de ces deux secteurs étatiques», conséquences «des augmentations continues des denrées et produits de première nécessités, de la cherté du coût de la vie, et du gel des salaires depuis plusieurs années», souligne un membre de la direction de l’USF-UMT .

Ils ne réclament pas moins qu’une «augmentation des salaires en fonction du coût de la vie, la revalorisation du système des salaires, de la grille indiciaire et indemnitaire avec un salaire mensuel minimum de 3.000 DH net, la révision des statuts des administrateurs et corps assimilés, ingénieurs, médecins, enseignants et professeurs de l’éducation nationale, infirmiers diplômés d’Etat et techniciens... ». Toutes ces revendications ont été présentées au Premier ministre lors des réunions qu’il a tenues avec les cinq principales centrales syndicales. Elles font, depuis mercredi dernier, «l’objet d’un examen approfondi par deux commissions interministérielles qui ont été créées à cet effet (cf. www.leconomiste.com). Leurs travaux prendront fin le 15 mars.

Pour sa part, le Syndicat national de la justice (SNJ-CDT) a lancé un mot d’ordre de grève nationale dans le département de la Justice pour aujourd’hui. Dans un communiqué, le SNJ a appelé les fonctionnaires et employés de ce département à observer le mouvement de grève pour «réclamer l’amélioration des conditions matérielles et sociales de toutes les catégories de personnels» du département de la Justice.

J. E. H.

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20 févr. 2008

Vallée de Bouregreg : l'aménagement, un des projets structurants


L'aménagement des deux rives de la vallée de Bouregreg figure parmi les projets structurants sur lesquels compte le Maroc pour réussir la mise à niveau économique et sociale, a indiqué le Premier ministre, Abbas El Fassi.

Ce chantier constitue un exemple à suivre en matière de réhabilitation des espaces urbains, a souligné M. El Fassi à l'ouverture, lundi à Rabat, du Conseil d'administration de l'Agence d'aménagement de la vallée de Bouregreg.


De par ses composantes visant à protéger l'environnement, enraciner les valeurs de citoyenneté, respecter la mémoire des lieux et garantir la fluidité de la circulation entre Rabat et Salé, le projet constitue un modèle de bonne gouvernance et une nouvelle pierre dans le processus d'édification du Maroc moderne, a ajouté M. El Fassi.

Il a appelé, dans ce cadre, les administrations et les partenaires à conjuguer leurs efforts pour faciliter la réalisation des différentes opérations de ce chantier d'envergure notamment celles relatives à la simplification des procédures et la réduction des délais de traitement des dossiers et d'obtention des autorisations.

Le Premier ministre s'est félicité de la mise en œuvre de toutes les décisions du dernier Conseil d'administration de l'Agence (août 2007), mettant l'accent sur l'importance des travaux programmés en 2008, notamment le projet du Tramway Rabat-Salé, qui apportera une solution appropriée à la problématique du transport en commun, préservera l'aspect esthétique de la ville et offrira les garanties requises en matière de sécurité routière et d'efficacité.

Ce projet, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie de développement du transport public, a démarré en mars 2007 et sera prêt en octobre 2010, précise un communiqué de la Primature.

Long de 19,5 km, le tramway de Rabat-Salé nécessitera une enveloppe budgétaire de 3,9 milliards de dirhams.

Les investissements réalisés dans le cadre du projet d'aménagement de la vallée de Bouregreg se sont élevés en 2007 à quelque 1,655 milliard de dirhams, indique le communiqué ajoutant que le conseil d'administration de l'Agence d'aménagement de la vallée de Bouregreg a approuvé le budget et le plan d'action 2008.

Le directeur général de l'Agence, Lamghari Essakel, a indiqué, dans ce cadre, que le projet du port atlantique, dont la réalisation nécessitera 77,5 millions de dirhams, sera ouvert à la navigation en mars 2009, alors que le projet du port de plaisance (marina de Salé), d'un coût 193 millions de dirhams, avance selon le programme préétabli.

Après avoir précisé que les projets concernant les routes, les réseaux de liaison et les espaces verts, avancent conformément au planning programmé, le communiqué précise que les chantiers de transports ont connu une forte impulsion après le lancement par S.M. le Roi Mohammed VI des travaux de construction du pont Moulay Al Hassan fin 2007, pour une enveloppe de 1,1 milliard de dirhams, ajoutant que le creusement du tunnel des Oudayas a débuté en avril dernier pour un coût global de 491 millions de dirhams.

Par MAP

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18 févr. 2008

La concurrence déloyale responsable de la grève des Bus

Au cours de la réunion qui a regroupé, jeudi au siège de la wilaya, les propriétaires des sociétés grévistes et les responsables des services concernés de la wilaya, les participants ont insisté sur la nécessité du strict respect des engagements stipulés dans le cahier des charges, a précisé une source responsable à la wilaya.

Cette grève intervient à quelques semaines de l'annonce du nouveau gestionnaire du transport en commun à Rabat-Salé-Témara, à l'issue des appels d'offres internationaux sur la gestion déléguée de ce service public.

Au cours de la réunion qui a regroupé, jeudi au siège de la wilaya, les propriétaires des sociétés grévistes et les responsables des services concernés de la wilaya, les participants ont insisté sur la nécessité du strict respect des engagements stipulés dans le cahier des charges, a précisé une source responsable à la wilaya.

Cette grève intervient à quelques semaines de l'annonce du nouveau gestionnaire du transport en commun à Rabat-Salé-Témara, à l'issue des appels d'offres internationaux sur la gestion déléguée de ce service public.

Trois groupements sont candidats à la gestion déléguée de ce secteur: Kéolis (France), West Midland Travel Limited (Grande Bretagne) et Véolia (France).

Neuf sociétés privées de transport en commun sont actuellement chargées de la gestion déléguée des 65 lignes reliant Témara, Rabat et Salé.

MAP

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6 févr. 2008

Rabat accélère sa mise à niveau urbaine

· Un budget de près de 1,5 milliard de DH

· Plus de 12 entreprises sur le terrain


Rabat est en plein chantier. En effet, de grands projets structurants comme celui de l’aménagement de la vallée de Bouregreg sont en cours de réalisation afin de stimuler le décollage économique de la région. Ces projets s’accompagnent par la mise à niveau des infrastructures et des équipements de la capitale. Dans ce sens, un plan triennal (2005/2007) a été mis en place. Mais des retards ont été enregistrés, ce qui oblige aujourd’hui les autorités compétentes à prendre de nouvelles mesures et de rééchelonner les travaux jusqu’à 2009. «Les causes de ce retard reviennent aux procédures administratives pour débloquer l’emprunt auprès du Fonds d’équipement communal (FEC)», précise Jalal Kaddouri, adjoint du maire de Rabat. «Car la part de la participation de cet organisme est importante pour financer le plan dont le coût est estimé à près de 1,5 milliard de DH», ajoute-t-il. A noter que 53% de l’enveloppe seront financés par la municipalité.

Par ailleurs, le chantier de mise à niveau est réalisé à moitié. De fait, plus de 12 entreprises sont mobilisées. Au menu, des travaux d’asphaltage et d’élargissement d’un grand nombre de boulevards, notamment Omar Belkhatab, Abdelkrim Khatabi et les bretelles situées en face de l’hôtel Hilton. Plus de 3,5 millions de DH ont été investis pour la construction d’un rond-point au bout de l’avenue Hassan II, sur la direction de Casablanca. L’avenue fait aussi l’objet d’un projet d’embellissement sur 11 km. La partie située entre Sidi Makhlouf et Bab El Had (2 km) est déjà achevée. Toujours dans le même registre, il faut signaler le lifting apporté au bd Allal Benabdellah avec le revêtement de plus de 22.000 m2 de trottoirs et le renouvellent d’une partie du réseau d’éclairage. A souligner également les travaux pour l’élargissement du bd Triki sur une longueur de 1,6 km. Ce dernier assure la liaison entre le quartier d’Agdal et l’avenue Hassan II. Ce chantier représente un investissement de 2,5 millions de DH. Investissement qui porte aussi sur le réaménagement du carrefour Rahma pour renforcer la fluidité de la circulation.

Parmi les autres projets déjà réalisés, il faut retenir aussi les travaux d’aménagement des quartiers des hôpitaux. Enfin, les infrastructures culturelles et sportives ne sont pas en reste. En effet, un complexe multidisciplinaire a été réalisé à Hay Ryad, en partenariat avec l’INDH.

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L’ancienne médina aussi

La restauration et la mise en valeur de l’ancienne médina figurent parmi les préoccupations des responsables de la capitale. La commune et l’Agence urbaine ont lancé une étude dans ce sens. Le budget de ce projet est déjà programmé dans le plan triennal.

A noter que la partie de la médina dont la façade donne sur le fleuve bénéficie déjà d’un plan de rénovation lancé en juin dernier par l’Agence de l’aménagement de la vallée de Bouregreg. Par ailleurs, l’indemnisation des habitants est au programme. Une enveloppe de 25 millions de DH a été mobilisée pour quelque 270 bénéficiaires.

Nour Eddine EL AISSI

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Rabat à l'heure des grands chantiers


L'économie régionale connaît une dynamique sans précédent

La région de Rabat à l'heure des grands chantiers. La capitale du Royaume connaît ces dernières années une dynamique sans précédent. Nul ne peut contester d'ailleurs le fait que cette ville se positionne actuellement comme pôle de compétences dans les domaines des services, des nouvelles technologies de l'information, du tourisme et de l'industrie.


Cela revient sans doute à la stratégie de valorisation des atouts et potentialités de la capitale lancée par les autorités publiques. Une stratégie fondée essentiellement sur le lancement de grands projets qui visent le développement de plusieurs secteurs. «En bref, la ville connaît une dynamique tertiaire qui conduira le développement 2008-2015. Il ne faut pas oublier que la capitale abrite deux grandes universités ainsi que les écoles d'Ingénieurs et emploie 7200 enseignants chercheurs. Ces atouts attirent de plus en plus de capitaux de différentes régions du monde, en particulier les pays du Golf», souligne Hassan Amrani, Wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour Zaërs.

En effet, à l'instar du projet de la réhabilitation de la vallée du Bouregreg, un projet de grande envergure qui permettra la création de 30.000 emplois stables et permanents, et celui du réaménagement de la corniche de Rabat, la région serait en train de connaître d'autres projets de taille. Il s'agit notamment de l'aménagement de la plage des Nations à Bouknadel concédé à la société Douja promotion du groupe Addoha. «C'est un projet de 6 milliards de dirhams qui consistera en la réhabilitation de la corniche de Bouknadel à travers la réalisation d'un pôle touristique et résidentiel, comprenant des hôtels, une zone résidentielle, une zone commerciale, un parcours de golf de 18 trous et des équipements de loisirs comme des terrains de sport, des piscines et un parc aquatique» indique le wali.

La région de Rabat n'est pas uniquement le pôle de l'éducation et du tourisme, mais aussi de l'industriel. Car, la capitale et sa région figurent parmi les 4 sites dédiés aux délocalisations d'activités, à l'offshoring, aux nouvelles technologies et à la recherche développement, premiers piliers du plan Emergence. Dans ce sens et afin de mieux développer ces atouts, le projet Technopolis a été lancé à Salé.
Ce chantier dont la première phase sera achevé en août 2008 a pour vocation l'émergence d'un potentiel massif dans plusieurs secteurs technologiques, la création d'un espace d'épanouissement de projets innovants et la réunion de conditions favorables à la naissance de secteurs à fort contenu technologique et à forte valeur ajoutée. Etendu sur une superficie de 300ha, ce premier parc multimédia de la région nécessitera un montant d'investissement de 1.500 MDH, et permettra la création de 20.000emplois.

Par ailleurs et dans des domaines plus pointus, la société «Labinal Maroc», a entrepris un vaste programme d'investissement de 300 MDH dans la commune de Ain Atig, en vue du lancement d'une unité spécialisée dans la production de câblage électronique pour l'aéronautique, permettant ainsi la création de 400 postes de travail permanents. De même que dans le cadre du développement du domaine des composants électroniques, la Société «ST Microelectronics» a crée à Rabat un centre de recherche et de développement pour la conception et le design de puces électroniques destinées aux circuits intégrés. Un projet qui a porté sur une enveloppe de 100 MDH et a généré 180 postes d'ingénieurs.

Par ailleurs, la capitale a enregistré une augmentation du nombre des centres de relations clientèles. Moteur du développement des activités d'outsourcing, ces centres de relations clientèles sont actuellement au nombre de 41 dans la région, dont les plus importants sont WEBHELP avec 4.300 positions, CRM VALUE et CLT LOGIC avec 500 positions chacun, soit un total de 6.500 positions. Ces centres qui opèrent majoritairement sur les marchés européens, francophones et hispanophones, parallèlement à leurs activités au Maroc, comptent actuellement près de 10.000 salariés travaillant sur des activités de vente et de prise de commande, de service client, de renseignement téléphonique et d'assistance technique pour différents produits. De plus, et dans un souci de plein emploi, la région œuvre actuellement pour la mise sur pied, dans les plus brefs délais, de projets industriels phares et de pôles de compétitivité dans tous les domaines et plus particulièrement dans celui du textile à Skhirat qui reste, à ce jour, un grand pourvoyeur d'emplois.

A ce titre, un certain nombre de grands groupes textiles se sont déjà implantés dans la région, dont notamment la Société «Fruit of the Loom». Cette entreprise qui, désirant délocaliser toutes ses unités de production d'Irlande dans un même espace, a entrepris la réalisation d'un des plus importants complexes intégrés de filature, tissage et teinture dans la commune de Sebbah, (Préfecture de Skhirat-Témara) sur une superficie de 33 ha. Le programme d'investissement a porté ainsi sur une enveloppe globale de 1,4 milliard de dirhams, générant plus de 1.150 emplois stables, sur un espace de 130.000 m2 couverts.

De même que la Société «Legler Maroc» investissant plus d'un milliard de dirhams, a réalisé un complexe intégré de filature et tissage d'une capacité de 9.000 tonnes par an pour la filature et de 24 millions de mètres par an pour le tissage à Skhirate, ce qui a permis la création de 800 postes de travail. «En effet, ce complexe rentre dans le cadre d'une stratégie globale menée par le Groupe LEGLER au niveau international. Il consiste à regrouper les pôles de compétitivité, afin de répondre au mieux à la demande mondiale en tissu denim» souligne le même responsable.

Il en est de même pour la Société «Atlantic de Nîmes», unité de confection et de délavage, dont la production est destinée en totalité à l'export. Cette entreprise dont la mise en place a nécessité un investissement global de 356 millions de dirhams a permis la création de 500 postes de travail permanents à Bouknadel.
En outre, il est important de rappeler que la région continue de développer ses infrastructures touristiques, autant à travers un tourisme culturel que son patrimoine historique favorise, qu'à travers un tourisme environnemental, balnéaire et d'affaires. A cet égard, les différentes entreprises déjà citées ont toutes développé une composante hôtellerie et restauration. De même que de nombreux hommes d'affaires courageux ont lancé depuis une dizaine d'années nombre de projets touristiques et de loisirs qui permettront sans doute
à l'agglomération d'être au rendez-vous pour s'intégrer dans la vision Tourisme
de 2010.
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Dynamisation régionale

L'économie régionale est plus que jamais redynamisée. En effet, la région connaît plus que jamais la floraison des grands centres commerciaux et des prestigieuses galeries marchandes, comprenant les meilleures franchises internationales et les nouvelles enseignes. L'exemple du Mégamall à ce titre est édifiant, puisqu'il a ouvert la voie à l'implantation d'une quinzaine de nouvelles franchises à travers la région.

Il faut souligner dans ce sens que cette dynamisation a été accompagnée par le développement du secteur des loisirs. En effet, la capitale et sa région ont vu l'ouverture de 45 restaurants en l'espace de 36 mois seulement.

Par Yousra Amrani | LE MATIN

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2 févr. 2008

Centre de préparation physique : Une «Sport Académie» à Rabat


La ministre de la Jeunesse et des sports a rendu visite vendredi dernier aux stagiaires du centre Belle Vue à Rabat. La ministre a ensuite visité le centre de basket-ball nouvellement créé au complexe sportif Moulay Abdallah.

Vendredi dernier, Nawal El Moutawakil, la ministre de la Jeunesse et des Sports s'est rendue au centre Belle Vue à Rabat où elle a rencontré les stagiaires bénéficiaires du programme sport études pour le handball et le volley-ball, catégories cadets et juniors. Baptisée "Centre national du sport et de préparation permanente", cette structure vise depuis son installation par le ministère de la Jeunesse et des Sports, le comité national olympique marocain (CNOM) d'une part et les fédérations sportives d'autre part à repérer les futurs talents afin de les accompagner dans leur carrière tout en leur permettant de suivre une scolarité adéquate. Contacté par ALM, Abdalaoui Hamid, l'entraîneur de l'équipe nationale juniors de volley-ball a déclaré «le centre prend en charge l'hébergement des jeunes, chaque année.

En septembre, les responsables procèdent à leurs inscriptions dans les établissements scolaires» et d'ajouter «nous sélectionnons chaque année 18 candidats sur 150 arrivants des différentes régions du Royaume. Leur âge ne doit pas dépasser 17 ans et ils doivent bénéficier d'une technique et d'une rapidité considérables» . Mme El Moutawakil, qui était accompagnée par les présidents des trois fédérations sportives (Basket-ball, handball et volley-ball) qui ont bénéficié de ce programme, a visité le centre de basket-ball,nouvellement créé, au sein du complexe sportif Moulay Abdallah à Rabat.

Ce nouveau centre s’étale sur une superficie de 7.000 mètres carrés. Selon le directeur du centre, Younès Doughmi, «les stagiaires bénéficiant de ce programme y sont hébergés pour une période de trois ans, ils reçoivent une bourse mensuelle du CNOM et sont au nombre de 20 éléments dont deux entraîneurs». Durant son assemblée générale tenue dimanche au siège de la fédération royale marocaine de basket, il a été procédé à l'examen de questions ayant trait à la discipline, particulièrement les difficultés qui entravent le travail des ligues régionales. La rencontre était aussi l'occasion de présenter le projet de mise à niveau du basket-ball national dans la perspective de signer un accord de coopération avec le gouvernement.

D'autres visites étaient également au programme de la ministre, notamment au Centre de formation continue à l'Institut national des sports Moulay Rachid, classé pôle de l'excellence pour les disciplines du judo, du taekwondo, de l'haltéropholie, du cyclisme, de la boxe et de la lutte. Cet établissement prépare l'élite sportive pour les différentes échéances régionales, continentales et internationales, et plus particulièrement les Jeux olympiques 2008 à Pékin, ceux de Londres en 2012. Pour information, selon le projet de mise à niveau, le ministère de la jeunesse et des Sports en collaboration avec le CNOM procédera à la la création de plusieurs centres régionaux notamment à Casablanca, Agadir, Fès et Tanger.

L'objectif de cette démarche étant de mener à bien le programme "sport- études" et d'abriter les stages des équipes nationales et internationales ainsi que les différentes sessions de formations que ce soit pour les arbitres ou les entraîneurs. Rappelons que la ministre a tenu le 18 janvier au siège de son département une réunion avec le CNOM au cours de laquelle, il a été procédé à la reconduction du contrat d'assurance scolaire et sportive signé depuis juin 1999 conjointement et solidairement par son ministère et le ministère de l'Education nationale. La réunion a été aussi l'occasion de soumettre au CNOM, les projets de loi et de règlements relatifs à l'éducation physique et au sport pour examen et éducation. à titre indicatif, la ministre visitera avant la fin du mois de janvier le centre Maâmora de football et le Centre national de l'athlétisme pour la formation et la préparation des athlètes.


Le 31-1-2008
Par : Bachir HAJJAJ

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