15 mai 2007

2 mars 2010

Rabat/Transport urbain - Stareo reçoit ses premiers bus chinois

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Pour renforcer son parc en circulation

· 45 millions de DH pour le personnel non recruté


Est-ce la fin du calvaire des Rbatis avec le transport urbain?

Depuis l’arrivée de la société Stareo, nouveau délégataire du transport urbain, les habitants de l’agglomération de Rabat trouvent des difficultés pour emprunter les bus, notamment lors des heures de pointe. Ce qui les oblige à se rabattre sur le transport informel. Le parc mis en exploitation par le concessionnaire dans cette phase de démarrage a été en sous effectifs pour répondre aux besoins d’une population dépassant les 2 millions de personnes. Des promesses ont été données par la wilaya et Stareo pour une amélioration progressive de la situation à partir de ce mois de mars par le renforcement du parc existant. Ainsi, le nouvel opérateur vient-il de recevoir deux bus prototypes, l’un standard et l’autre type articulé, qui font partie d’une commande de 350 véhicules passée avec le constructeur chinois Zonghtong Bus via son représentant au Maroc Riad Motors Holding.

L'Economiste 1er quotidien électronique du MarocLes composantes de ces bus, montés en Chine, sont de fabrication allemande et française. Un premier lot de 30 bus est attendu fin mars, selon un responsable de Stareo. Pour ce dernier, d’ici le milieu du mois de mai prochain, le parc sera renforcé par 100 nouveaux bus standards et 50 autres articulés.

Toujours sur le même registre, on apprend que 39 bus d’occasion viennent d’arriver au port de Casablanca acheminés de Bordeaux en France. Ils seront mis en circulation une fois les formalités de leur dédouanement accomplies. Mais en attendant l’arrivée des premières livraisons de nouveaux bus, la direction de la société a lancé un programme de formation pour permettre à une partie de ses chauffeurs d’apprendre les techniques de conduite des nouveaux véhicules. «Dans une première étape, un spécialiste français procédera à la formation de 24 conducteurs qui vont se charger de dupliquer cette formation par la suite à leurs collègues», précise Mohamed Abdellaoui, directeur des ressources humaines de Stareo.

Outre le problème du renforcement du parc, la mise en œuvre du contrat de gestion déléguée a été sérieusement perturbée par un autre obstacle d’ordre social. Il s’agit de l’intégration de l’ensemble du personnel de 10 concessionnaires sortants. Même si le contrat prévoit le recrutement de 3.001 agents, Stareo s’est engagée, sous l’effet des sit-in et des mouvements de protestations, d’embaucher au total 3.200 personnes.

Mais cela reste insuffisant puisque près de 800 autres continuent à réclamer leur droit au travail. Face à un désengagement total de leurs anciens employeurs, la wilaya est en train de finaliser une opération d’aide sociale à leur profit. Il s’agit d’une forme d’indemnisation forfaitaire. Le montant à mobiliser pour cette action est estimé à 45 millions de DH, selon une source de la wilaya. Cette dernière tient, toutefois, à rappeler que la responsabilité juridique des ex-employeurs envers cette catégorie du personnel reste toujours engagée.

Nour Eddine EL AISSI

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28 févr. 2010

Fathallah Oualalou, maire de Rabat : “Les problèmes du transport relèvent d'une phase transitionnelle”

LIBERATION.MA

Le président du Conseil de la ville de Rabat, M.Fathallah Oualalou, a indiqué, jeudi, que les problèmes que connaît le secteur du transport urbain dans les villes de Rabat, Salé et Skhirat-Témara relèvent d'une "phase transitionnelle".

"En tant qu'élus, nous jugeons inquiétante la problématique du transport urbain dans les trois villes", a souligné M. Oualalou, qui présidait les travaux de la session ordinaire du Conseil de la ville pour le mois de février.

M. Oualalou a précisé que ces problèmes demeurent toujours transitoires et conjoncturels, malgré la lenteur engendrée par la non-accélération des procédures administratives relatives à la convention conclue avec la société à laquelle a été confiée la gestion déléguée du transport urbain, rapporte la Map. Il a relevé que le secteur connaît une amélioration sensible, dans la mesure où le déficit au niveau du parc autobus a commencé à se réduire lors des heures de pointe, affirmant que l'expérience des trois villes en matière de gestion déléguée du transport urbain est "très importante"et serait "pionnière".

Dans ce sens, M. Oualalou a fait savoir qu'il a été convenu avec la société chargée de la gestion déléguée du transport urbain d'introduire progressivement 150 nouveaux autobus à partir du mois de mars et jusqu'à fin mai prochains.

Evoquant le volet social, M. Oualalou a précisé que la société s'est engagée à recruter le plus grand nombre d'employés, ajoutant que le ministère de l'Intérieur accorde un intérêt particulier à ceux qui n'ont pas été embauchés (environ 900), en leur octroyant des aides à caractère social.
Samedi 27 Février 2010

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11 févr. 2010

L'Université Mohammed V Agdal de Rabat classée première au Maghreb par l'organe 4 ICU

La Vie Eco

4ICU : International Colleges & Universities

L'Université Mohammed V Agdal-Rabat (UM5-Agdal) a été classée première au Maroc et au Maghreb et douzième au niveau africain, par l'organe 4ICU (International Colleges & Universities) pour l'année 2010.

Cet organe international vient de publier le classement des universités en fonction de leur visibilité sur le Web, du nombre de publications et de leurs activités académiques.

Sur les 9200 universités concernées par le classement de cet organe, UM5-Agdal se trouvait à la 664 ème place, ce qui est considéré comme un exploit pour l'université marocaine, en général, et pour l'UM5 Agdal-Rabat, en particulier, sachant que cette même université n'a pas été classée au cours des années précédentes.

Ce classement prouve le progrès significatif réalisé par les universités marocaines qui dans le passé se trouvaient entre 3000 et 4000 ème positions, note l'Oragne 4ICU.

Sept universités marocaines sont classées dans le top des 100 premières universités en Afrique, dont UM5 Agdal (Rabat, 12 e), Cadi Ayyad (Marrakech, 22 e), Ibnou Zohr Agadir (44 e), Hassan II (Mohammedia, 44 e), Al Akhawayne (Ifrane, 64 e), UM5 Souissi-Rabat (87 e) et Mohammed Ben Abdellah (Fès,99 e).

Source : MAP

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10 févr. 2010

Rabat/Transport urbain - Le capital de Stareo sera doublé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Pour activer le renforcement du parc

· Des promesses d’aides au personnel non intégré


La phase de démarrage de Staréo, nouveau délégataire du transport urbain au niveau de l’agglomération de Rabat a été très rude. Les habitants trouvent des difficultés pour emprunter les bus notamment lors des heures de pointe, ce qui les oblige à se rabattre sur le transport informel. Le nouvel opérateur a rencontré des difficultés pour mettre en service un parc de bus permettant d’assurer une couverture complète pour une population de plus de 2 millions de personnes. Actuellement, le parc en exploitation est de 350 bus, inférieur à celui utilisé par l’ensemble des opérateurs sortants. Il assure la couverture de près de 75% des besoins en heures de pointe, selon un responsable de Stareo.

«La situation s’est peu à peu améliorée à partir du mois de janvier dernier», constate un responsable syndical. Pour accélérer ce processus, la wilaya et les élus font pression sur Staréo pour renforcer son parc dans les meilleurs délais. Dans ce cadre, la direction du nouveau opérateur a dévoilé une série de mesures lors d’une réunion tenue lundi dernier en présence du wali, du maire de la capitale et du président de l’autorité délégante du transport urbain. La première est l’augmentation du capital de Stareo qui sera porté à 200 millions de DH. Cette opération va permettre au nouvel opérateur d’avoir les moyens pour l’acquisition de bus neufs et faire face à l’augmentation des charges de fonctionnement. «Sur le volet matériel, 26 bus aux standards internationaux sont en cours d’acheminement de France et seront sur le réseau au courant de ce mois», souligne la direction de Stareo.

Il faut rappeler que 33 bus importés de Hollande sillonnent déjà les artères de la capitale. Toujours selon la direction de Stareo, une commande a été passée pour l’acquisition de 150 bus neufs de construction allemande et qui seront montés par un groupe chinois. La première livraison, de 34 véhicules, est attendue d’ici fin mars. Le reste sera livré au fur et à mesure jusqu’à fin mai. Sur ce volet du matériel, les responsables de Stareo ne cessent de soulever certains problèmes qui ont compliqué davantage leur mission. La première est l’état dégradé d’une partie des véhicules acquis auprès des anciens opérateurs. «62 bus ont été réformés car jugés par nos experts hors normes de sécurité pour les usagers», indique Mohamed Abdellaoui, directeur des ressources humaines de Stareo. Et d’ajouter: «sans oublier les actes de vandalisme et de sabotage dont nos bus sont la cible». Sur ce registre, il faut aussi signaler les procédures administratives qui retardent l’opération de dédouanement des bus. «Les bus importés de Hollande le mois dernier ont été immobilisés plus de 20 jours au port de Casablanca, alors qu’il fallait uniquement 5 jours pour leur acheminement de l’étranger.

Côté infrastructures, un centre de maintenance a été construit par Stareo à Salé sur une superficie de 3,5 ha. Les travaux concernant un autre dépôt à Témara sur 5 ha seront achevés prochainement. Volet ressources humaines, une nette amélioration a été constatée avec le nouvel opérateur, selon le responsable syndical. «Aujourd’hui, 3.200 personnes ont été intégrées au sein de notre société qui a mis en place une politique salariale motivante», déclare Abdellaoui.

Pour illustrer ses propos, ce dernier avance quelques exemples. Il s’agit notamment de l’augmentation de plus de 10% de la majorité des salaires des employés qui ne dépassaient pas le Smig chez les anciens opérateurs. A cela s’ajoute une prime de technicité mensuelle de 2.500 DH accordée au personnel des ateliers chargé de la maintenance. «Actuellement, le salaire de certains de nos employés dépasse les 5.000 DH», indique avec fierté Abdellaoui. Ce dernier tient à rappeler aussi la prise en charge de l’ancienneté et les charges sociale de l’ensemble du personnel repris. Sans oublier de signaler le lancement de plusieurs modules de formation au profit du personnel.

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En attendant le tramway

«L’objectif de cette opération de gestion déléguée ne se limite pas à remplacer d’anciens bus par de nouveaux, mais plutôt de développer un mode de transport de masse moderne et transparent qui pourra fonctionner en complémentarité avec le futur tramway de la capitale», tient à préciser Hassan Amrani, wali de la région de Rabat. Le souhait de ce dernier est d’encourager l’utilisation du transport en commun. Selon les études menées au niveau de Rabat, moins de 10% des habitants empruntent les bus et près de 30% les taxis. Pour Amrani le développement du transport de masse pourra également constituer un levier pour la promotion de l’emploi avec une priorité pour les 750 employés non encore intégrés par Stareo. Pour cette catégorie, la wilaya et les communes sont en train d’examiner la possibilité de leur accorder une aide sociale en attendant leur embauche par le nouvel opérateur.

Nour Eddine EL AISSI

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Rabat - Amwaj : Sama Dubai dépossédée de son terrain

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Du nouveau dans le projet Amwaj, deuxième séquence du projet de Bouregreg.

On apprend de source proche du dossier que le wali de Rabat vient de signer l’acte d’expropriation de la parcelle du terrain (35 ha) qui appartient à Sama Dubai partenaire dans le projet Amwaj avec une part de 50%. L’autre moitié revient aux partenaires nationaux. Il s’agit de l’Agence de la vallée de Bouregreg (20%), du groupe CDG (20%) et de la Caisse marocaine des retraites (10%).

Selon notre source, cette décision a été motivée par le non-respect de Sama Dubai de ses engagements: les travaux sont arrêtés depuis plus d’une année. A rappeler que la ville de Rabat a cédé un lot de 70 ha pour permettre la réalisation de ce projet. Le retrait du groupe émirati du projet a été relayé dernièrement par la presse. Mais cette information a été infirmée par la direction de l’agence.

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9 févr. 2010

Rabat présente ses grands projets d’infrastructure

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Réhabilitation des avenues

· Plus de 2 milliards de DH pour une autoroute de contournement


La cadence de lancement des chantiers d’infrastructure se poursuit au niveau de Rabat. Plusieurs projets sont programmés pour l’année 2010 et d’autres sont en phase finale. Les plus importants ont été dévoilés lors des travaux du comité préfectoral de cette ville, réuni la semaine dernière.

Hassan Amrani, wali de la Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër a profité de cette réunion pour tirer la sonnette d’alarme sur la forte pression que subit la rocade actuelle. Le trafic journalier enregistré au niveau de ce tronçon, d’une longueur de près de 24 km, est d’environ 25.000 véhicules par jour en moyenne, selon le wali. Pour pallier à cette situation, le ministère de l’Equipement prévoit de lancer les travaux de construction d’une autoroute de contournement de la ville de Rabat sur 41,1 km pour un montant de plus de 2 milliards de DH. Pour Amrani, outre ce projet, il faut réfléchir à la consolidation de la rocade actuelle dont certains tronçons ont été sérieusement dégradés. Le wali rappelle que cette rocade est un passage obligé notamment pour les grands camions arrivant du Sud et se dirigeant vers les provinces et préfectures du Nord et de l’Oriental. Pour soulager cette rocade, il invite les services du ministère de l’Equipement à réfléchir à en construire une autre dans le cadre d’un partenariat avec la ville et la région. Toujours à l’extérieur de Rabat, il faut souligner le projet de dédoublement de la route provinciale 4009/4022 reliant sur 7 km l’autoroute Rabat-Casablanca à la nouvelle ville Tamesna. Le coût du projet, dont les travaux ont été entamés fin 2009, s’élève à 107 millions de DH. Il sera réalisé en partenariat avec la société Al Omrane. Un autre projet est programmé au profit de la ville Tamesna. Il porte sur l’aménagement de l’axe RP4018/RP4032 reliant cette ville à l’avenue Tariq Ibn Zyad à Hay Ryad (Rabat) sur 17 km. La réalisation de ce projet nécessite la mobilisation d’un budget de 80 millions de DH. Il sera réalisé en partenariat avec la société Al Omrane.

De l’autre côté de la rive du Bouregreg, le ministère de l’Equipement a lancé, en juillet 2009, les travaux de dédoublement de la route provinciale 4002 reliant la RN1 à l’autoroute Rabat-Kénitra sur 6,1 km pour un montant de près de 80 millions de DH. Ce projet fait l’objet d’un partenariat avec le Conseil régional de Raba, Al Omrane et le Groupe Addoha.

Toujours dans le volet des infrastructures routières, il ne faut pas oublier de signaler le projet de dédoublement et de renforcement de la route provinciale 4029 reliant la RN n°6 à Sala Al Jadida sur 3,8 km pour un montant de 18,5 millions de DH.

A l’intérieur de Rabat, on prévoit également plusieurs projets pour booster l’image de la capitale du Royaume. Le plus important est celui de l’enterrement des câbles de haute tension de l’ONE situés entre Témara et Hay Ryad. Le coût de l’investissement est estimé à 126 millions de DH. D’autres chantiers sont en cours de réalisation comme celui de l’aménagement de l’avenue de la Victoire pour préparer la Capitale à célébrer cette année la Journée mondiale de la Terre prévue en avril prochain. Le coût du projet avoisine les 23 millions de DH.

Nour Eddine EL AISSI

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6393 emplois créés à Rabat en 2009

La Vie Eco

Le secteur des services arrive en tête avec 58% des emplois créés, suivi de l'offshoring avec 39%

Le nombre d'emplois créés en 2009 au niveau de la préfecture de Rabat, a atteint 6.393, selon des statistiques présentées lors de la réunion du comité préfectoral, dont les travaux ont été présidés récemment par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani.

Le secteur des services arrive en tête avec 58 pc des emplois créés, suivi de l'offshoring avec 39 pc, précise-t-on de même source.

Ces emplois ont été créés grâce aux importants investissements réalisés dans la région de Rabat notamment dans le domaine de l'offshoring et à l'intégration de quelque 3.200 salariés par l'entreprise de transport urbain Staréo.

Ces résultats restent, toutefois, en deçà des attentes, ajoute la même source, expliquant cet état de fait par la faible adhésion à cet effort de certains partenaires, comme les secteurs privé et bancaire.


Source : MAP

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le renouvellement du parc autobus est nécessaire au développement du réseau de transport

La Vie Eco

Wali de Rabat-Salé-Zemour-Zaer : M. Hassan Amrani

Le renouvellement du parc autobus à Rabat, Salé, Skhirate et Témara est nécessaire pour le développement d'un réseau de transport moderne et efficace, a affirmé, lundi, le wali de la région de Rabat-Salé-Zemour-Zaer, M. Hassan Amrani.

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une réunion consacrée à l'examen des réalisations de Stareo qui est chargée de la gestion déléguée du secteur du transport en commun depuis février 2009, M. Amrani a souligné que la structuration du réseau de transport est devenue une nécessité pour qu'il soit à la hauteur des attentes des citoyens.

Un marché a été conclu à l'issue d'un appel d'offres qui a permis de mettre en circulation sur le réseau de 350 bus, alors que 154 autres sont en cours de construction à l'étranger, a-t-il dit, ajoutant qu'il sera procédé également à l'acquisition de 150 bus de Casablanca en vue de répondre aux besoins de la population.

Les bus actuellement en circulation couvrent 76 pc des besoins lors des heures de pointe, a poursuivi M. Amrani, relevant par ailleurs que la société a réintégré 3200 salariés dont 370 fonctionnaires de la régie autonome de transport urbain et 500 personnes de l'ANAPEC.

Les autres salariés dont le nombre varie entre 700 et 800 qui n'ont pas encore été réintégrés seront prioritaires lors de la mise en service du réseau du tramway, a indiqué le wali, appelant la société gestionnaire de recruter un grand nombre des employés en prenant en considération leurs droits en terme d'ancienneté et d'assurance maladie.

Une liste des employés qui n'ont pas encore été recrutés est en cours d'élaboration en vue de leur fournir l'assistance sociale dans l'attente de leur réintégration dans le marché d'emploi.

Pour sa part, Noureddine Lazrak, président de l'autorité délégante pour le transport, a indiqué dans une déclaration similaire, que le citoyens rencontrent des problèmes concernant le transport en commun notamment durant les heures de pointe, notant par ailleurs une certaine amélioration au sein de ce secteur.

Pour faire face au déficit en terme de bus, M. Lazrak a relevé que la société gestionnaire s'est engagée à acquérir de nouveaux bus dont 150 seront mis en service avant fin mai prochain.

Le secteur du transport en commun passe par une période transitoire en attendant la mise en circulation de l'ensemble des bus, conformément aux dispositions du contrat d'investissement, a-t-il dit.

Stareo avait organisé une visite au profit des journalistes au chantier d'un centre réservé aux bus de la société à Témara dont les travaux prendront fin dans les deux prochains mois.

L'avancement des travaux au niveau du centre qui s'étend sur une superficie de 5,5 hectares, d'une capacité de 333 bus et qui dispose notamment d'une unité de réparation des bus, est à 70 pc, a affirmé un responsable au centre.

Pour sa part, le directeur des ressources humaines de la société a indiqué que Stareo a recruté 3200 salariés et adopte un programme de formation au profit de 1.500 chauffeurs et 150 mécaniciens.


Source : MAP

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5 févr. 2010

Nouveau code : le spectre d'une nouvelle grève des transports

LIBERATION.MA

Depuis quelques jours, une rumeur ne cesse de s’amplifier : les chauffeurs de taxis, de bus et de camions vont observer une grève à l’échelon national le 8 février courant. Mais depuis lundi dernier, la rumeur est devenue réalité. Un appel émanant d’un nouveau collectif constitué de près de 75 organisations a été rendu public. Elles protestent contre le nouveau Code de la route adopté récemment par les deux Chambres du Parlement et appellent le gouvernement à honorer ses engagements visant à garantir aux salariés de ce secteur de meilleurs salaires, une couverture médicale et la retraite.

Une grève est-elle probable ? Pour Ahmed, 46 ans, chauffeur de grand taxi à Casablanca, cet appel est une aberration car il ne voit pas l’utilité d’un débrayage. «Une grève, pourquoi faire ? Ce qui est fait est fait et je ne vois pas d’intérêt à me mettre en grève». D’après lui, « la dernière grève a épuisé toutes nos forces et on n’a pas les moyens d’organiser une autre ».

Ahmed pense que la réussite d’une grève dépend d’une organisation forte et d’une logistique de pointe. « Aujourd’hui, les chauffeurs souffrent en silence. Ils ont d’autres chats à fouetter. Ils ont des dettes à rembourser, des charges à payer, des familles à nourrir. Donc je crois que personne n’est prêt à aller de nouveau au casse-pipe», déplore-t-il. « Grève ou pas, les grands taxis ne peuvent rien faire seuls. Le nouveau Code de la route est déjà adopté, alors peuvent-ils me dire à quoi on peut s’attendre ?», nous a déclaré un autre chauffeur casablancais, tout en affirmant qu’un syndicat, seul, ne peut rien faire et que la question du Code est l’affaire de tous les citoyens marocains.

Même son de cloche chez un autre chauffeur : « Je crois que cet appel à la grève n’est que de la surenchère politique, il s’agit d’un ou deux syndicats qui s’agitent pour avoir leur part du gâteau. Et en supposant, qu’il y ait grève, que va-t-elle nous apporter? » et d’ajouter : « On a tiré la leçon de la dernière grève. Elle nous a permis de séparer le bon grain de l’ivraie. Elle a dévoilé le vrai visage de certains de nos soi-disant porte-parole et défenseurs. S’aventurer dans une autre grève, je crois que beaucoup d’entre nous vont rejeter l’idée».

Pourtant une question demeure : que pensent les chauffeurs professionnels du nouveau Code ? Pour beaucoup, ils n’en connaissent la teneur que d’après les explications de leurs responsables syndicaux ou collègues de travail. Toutefois, une campagne de sensibilisation (guide distribué aux usagers, spots, affichages, etc.) accompagnera la mise en application du nouveau Code. « Honnêtement, je n’ai pas encore lu le nouveau texte. Tout ce que j’en sais, provient d’un ami syndicaliste », nous a affirmé un chauffeur. Un autre nous a déclaré, l’air amusé « Ils disent qu’il est bon, mais je ne sais pas ».

Le nouveau Code ne fait donc plus débat. Seule la question de son application suscite inquiétude et peur. « On n’est pas contre le nouveau texte, mais sa mise en application pose problème. On sait bien comment nos services de police et nos gendarmeries fonctionnent », témoigne un autre chauffeur, avant d’ajouter : « Ce qu’on demande, c’est que l’Etat nous protège contre les abus, la corruption et que la justice assume son rôle ».

Rappelons que parmi les mesures phare de ce Code, figurent l’introduction progressive d’un permis à points, de nouvelles conditions d’octroi du permis de conduire et le maintien des peines d’emprisonnement pour les délits les plus graves.

Les amendes, quant à elles, seront de 300, 500 ou 700 dirhams selon la gravité de l’infraction, cumulable ou pas avec un retrait de points ou du permis. Le Code prévoit aussi la mise en place de l’alcootest.

Vendredi 5 Février 2010
Hassan Bentaleb

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Code de la route - L’année 2009 très meurtrière- Plus forte hausse des sinistres pour Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· La barre de 4.000 tués dépassée

· Juillet, le mois le plus fatal avec 417 décès

· La région de Rabat enregistre la plus forte hausse des sinistres


Le nouveau code de la route qui vient d’être adopté par le gouvernement permettra-t-il de faire baisser les chiffres des accidents de la circulation? En 2009, les routes marocaines ont été très meurtrières. Les chiffres dévoilés hier, lors du point de presse de Karim Ghellab, font frémir. Pas moins de 3.946 tués selon un bilan provisoire. Chiffres promis à une augmentation d’au moins 3%, une fois les statistiques définitives arrêtées. Celles-ci sont généralement finalisées en mai/juin. A cette échéance, il est prévu un cumul de 4.086 tués, 12.370 blessés graves et près de 100.000 blessés légers.Pour le moment, le nombre d’accidents enregistrés l’année dernière s’annonce en aggravation de 3,73% par rapport à l’année précédente, soit 69.348 sinistres. Mais le nombre des tués et des blessés graves est, respectivement, en recul de 2,4 et 3,99%. Seulement, comparés à la moyenne des 5 dernières années, tous les indicateurs sont au rouge, mis à part les chiffres concernant les blessés graves qui accusent un recul d’environ 2%. Les accidents grimpent en effet de près de 18,7% en 2009 par rapport à la période 2004/2008, alors que le nombre de morts enregistre un bond de 6,45%. De même que le bilan des blessés légers est en forte augmentation (+23,5%) en comparaison avec la moyenne de la période considérée.

L’un des rares points positifs dans ce tableau, la baisse de l’indicateur de gravité mesuré par le nombre de tués et de blessés graves pour 100 accidents. Il est passé de 25% en 2008 à 23,2% l’année écoulée. «Il n’empêche que la situation nécessite un traitement conséquent à la mesure de l’ampleur des sinistres en termes des vies humaines qu’ils occasionnent», déclare le ministre de l’Equipement et du Transport. Et le code de la route cible, entre autres objectifs, cette problématique des accidents de la circulation, rappelle le ministre dont le propos annonçait aussi une campagne d’explication et de sensibilisation sur la portée du nouveau code.

En attendant, les statistiques des sinistres donnent à réfléchir. Le nombre de tués fluctue selon les périodes. Les quatre premiers mois de 2009 se sont caractérisés par une tendance à la baisse variant entre -1,1% en avril et -14,3% en février. Mais à partir du mois de mai, la hausse a été soutenue durant 90 jours. Suivra ensuite une évolution en dents de scie jusqu’à la fin de l’année. Avec néanmoins de fortes fluctuations, de plus ou moins 9% environ. Toutefois, juillet, période de vacances oblige, demeure le mois le plus meurtrier de l’année avec 417 tués, soit 88 de plus par rapport à la même période en 2008. Ce mois s’est distingué aussi par un nombre d’accidents très élevé: 6.812, soit 1.033 sinistres de plus par rapport à la moyenne mensuelle. A noter aussi que novembre a enregistré la plus forte hausse des blessés graves bien que la tendance annuelle est à la baisse. Durant ce mois, le nombre de blessés graves a grimpé de près de 29,4% par rapport à novembre 2008.

Au niveau régional, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër se classe en tête avec un taux d’augmentation des accidents de plus de 21,5%. Elle est suivie par l’Oriental et Fès-Boulemane qui enregistrent respectivement un accroissement des sinistres de 8,7 et 7,9%. A l’opposé, le Grand Casablanca et Tanger-Tétouan ont accusé une régression des accidents d’environ 11%. Ghellab explique ce recul par un contrôle sévère opéré dans certaines régions. En tout, 10 régions sur 16 ont enregistré des diminutions du nombre des blessés graves en 2009.

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Communication

Une campagne d’information et de sensibilisation sera menée autour des différents axes et dispositions du nouveau code de la circulation. Selon Karim Ghellab, ministre du Transport et de l’Equipement, l’opération doit démarrer le 18 février pour s’étaler au-delà du 1er octobre, date de l’entrée en vigueur du code. Elle doit rallier toutes les composantes de la société marocaine selon une approche participative. A cet effet, un dossier de presse ciblant les principales nouveautés du code sera transmis dans les jours qui viennent aux médias nationaux.

A. G.

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3 févr. 2010

Une chaire OMC à l’Université Mohammed V-Souissi de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Une chaire OMC à l’Université Mohammed V-Souissi

L’Université Mohammed V-Souissi de Rabat vient d’être sélectionnée pour abriter une chaire de l’OMC. Sur un total de 70 propositions émanant d’universités représentant différentes régions du monde, 14 projets de chaire ont été retenus à l’issue d’un processus de sélection supervisé par le secrétariat de l’OMC. Outre celle de Rabat, on trouve parmi les universités sélectionnées, des institutions académiques représentant des puissances commerciales émergentes comme la Chine (Shangai Institute of Foreign Trade), la Russie (Université de Chile)…

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1 févr. 2010

Les rails avant le train : polémique sur le tramway de Rabat

L'Opinion.ma

Je pensais que le projet de transport collectif de la ville de Rabat allait être un tramway, comme les panneaux publicitaires de la ville donnaient à croire.

Et bien non, les voies tracées et parallèles sont celles d’un train. À l’étranger, les trains relient les villes d’un pays, les tramways relient les quartiers d’une ville.

Que des voies parallèles traversent des champs pour relier des villes, c’est normal et il n’y a rien à dire, les rails des trains dans tous les pays sont à plusieurs voies parallèles et contiguës.Allonger des doubles voies de rails en travers des artères étroites d’une ville, elle-même pas très grande, Rabat, c’est là une confusion grave aux lourdes conséquences que nous vivons et qui seront encore plus graves quand les trains circuleront. Avant tout déclenchement de travaux pour débuter la réalisation d’un projet, une profonde analyse par des spécialistes diplômés, ingénieurs, urbanistes et autres spécialistes, a lieu.

Il faut croire que l’analyse et la réflexion, si toutefois elles ont effleuré l’esprit des décideurs, n’ont pas permis d’éviter cette confusion. Le trafic routier urbain avait été amélioré par d’importants travaux d’élargissement des avenues et autres boulevards. Cette fluidité relative du trafic a été remplacée par une paralysie du trafic. Comment des ingénieurs de différentes nationalités qui se sont donné la main, sans la tête hélas, ont ainsi pu défigurer la capitale, paralyser la circulation, augmenter la pollution atmosphérique qui était déjà majeure, alors que dans l’esprit du transport collectif électrique, l’objectif était aussi la lutte contre la pollution de l’air?

La paralysie du trafic est arrivée à un tel degré qu’il fallait procéder à des correctifs. Des voies rétrécies sont en élargissement par de nouveaux travaux paralysants et coûteux, mais un grand nombre d’autres avenues étroites ne pourront êtres élargies, le trafic automobile de la capitale restera problématique. L’avenue de France à l’Agdal est une catastrophe irréparable.

Il aurait été plus sage à mon sens d’opter pour une seule voie avec un tramway équipé de deux rames motrices, l’une assurant l’aller, la seconde le retour, au lieu de deux voies parallèles empruntant le même trajet, cela aurait été plus intelligent, moins paralysant et moins coûteux. Le comble du malheur c’est que l’on a considéré que les citoyens de la ville, aux volants de leurs véhicules, sont incapables de respecter les voies du tramway, les rails ont été balisés par des trottoirs en plein milieu des avenues, c’est là une atteinte à notre conscience, à notre sensibilité, et à notre intelligence.

Sur l’avenue de France à l’Agdal, j’ai vu des femmes ne pouvant franchir les balises trop hautes, faire de longues distances pour pouvoir escalader une portion plus basse et traverser l’avenue. C’est honteux. Ces bornes qui longent les voies du tramway, et interdisent aux automobilistes de rouler sur les rails, présentent de multiples anévrismes, qui rétrécissent les voies aux automobiles, c’est là l’horreur dans la conception. Elles seront sources d’accidents de la circulation plus nombreux.

Je dois dire, en citoyen obligé de traverser la ville plusieurs fois par jour, comme des milliers d’autres et martyrisé par une circulation pénible voire maladive au compte-goutte, que je suis surpris par la nonchalance et le fair-play avec lesquels les citoyens acceptent tout ce qu’on leur fait subir sans broncher. Un peuple qui subit sans broncher est un peuple qui mérite le respect. Ce n’est pas le cas.

Le tramway est encore loin de prendre du service, nous dans nos voitures, nous serons encore pour longtemps hors service. J’ai même remarqué que les ambulances ne circulent plus à Rabat, et pour cause, elles sont dans l’incapacité d’assumer leur mission, secourir les patients accidentés ou atteints d’affections graves et nécessitant des soins urgents en milieux spécialisés.

Je laisse sous silence tous les commerces qui ont été anéantis par les travaux, les cabinets médicaux et autres laboratoires, qui ont vu leur activité professionnelle s’effondrer.

Le tramway ne va pas réduire le nombre des automobiles qui circulent en ville, et la pollution non plus.

Docteur Fayçal BOUHLAL

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23 janv. 2010

Sit in à Rabat : la colère des ingénieurs

LE REPORTER

Décidément, nos ingénieurs n’en peuvent plus. Le mouvement revendicatif qu’ils avaient entamé par des meetings régionaux, suivis par le port du brassard dans les lieux de travail, le 11 novembre dernier, continue …

Ils viennent d’observer, sous l’encadrement de l’UNIM (Union national des ingénieurs marocains) un sit-in au quartier administratif à Rabat où une centaine d’ingénieurs, notamment des architectes et des topographes de différentes villes du pays, s’étaient donné rendez-vous pour attirer plus d’attention sur leurs revendications. A savoir l’amendement de leur statut, l’organisation de l’exercice de la profession dans le secteur privé, l’amélioration des conditions matérielles et professionnelles à travers notamment les mutuelles et les œuvres sociales, la révision du système des retraites, la mise en place de la formation continue, la démocratisation de la désignation aux postes de responsabilité selon les critères du mérite, etc.

Dans un communiqué publié à l’occasion, les ingénieurs appellent à «l'amorce d'un dialogue sérieux et immédiat entre le gouvernement et l'UNIM». En fait, les responsables de ce syndicat professionnel veulent que suite soit donnée aux rencontres tenues récemment avec les responsables des départements du Transport, de l'Habitat et de la Modernisation des secteurs publics. Et ils rappellent, à ce propos, la réaction positive du côté de l’exécutif marocain qui trouve que «le dossier revendicatif de l'UNIM est rationnel et compréhensible». «Ce dossier comprend des revendications qui seront satisfaites et d'autres nécessitant davantage de débats», a alors indiqué le ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics, en marge de la réunion du comité technique chargé de la préparation de la rencontre avec les représentants de l'UNIM. Le ministre a également souligné que le gouvernement demeure disposé à garder le dialogue ouvert avec l'UNIM et qu’il accorde un intérêt particulier à ce dossier».

Ils annoncent un débrayage


On signale également que le Premier ministre avait chargé le département de la Modernisation des secteurs publics d'assurer le suivi et la coordination de ce dossier, dans le cadre du comité technique où sont représentés les départements concernés. La réunion de ce comité, rappelle-t-on, examine le dossier revendicatif des ingénieurs marocains, notamment les points portant sur la révision du régime des indemnités et l'amendement du statut de l'Ordre national des ingénieurs et des architectes. D’ailleurs, selon Abdellah Saïdi, président de ce syndicat professionnel, la principale revendication concerne notamment la loi de 1995 portant statut de l'ingénieur. «La situation des ingénieurs n'a pas beaucoup évolué depuis la promulgation de cette loi», indique-t-il en déplorant «les conditions matérielles et professionnelles des ingénieurs du secteur public». Il cite notamment le statut spécial du corps des ingénieurs et des architectes interministériels qui n’a connu aucun changement depuis sa promulgation en 1985. «Les salaires des ingénieurs n’ont enregistré qu’une augmentation depuis 23 ans», rappellent les responsables de l’UNIM qui, tout en espérant que le gouvernement soit plus attentif aux doléances présentées, annonce le prochain rendez-vous de cette action revendicative : une grève le 11 février prochain.

Alors les 10.000 ingénieurs ?

L’objectif de former «10.000 ingénieurs et assimilés» à l’horizon 2010, lancé en 2006 prévoyait de doubler le nombre puisque l’on était à 4.284 ingénieurs et assimilés. Soit 1,43 ingénieur pour 10.000 habitants contre 6 ingénieurs en Europe de l’Est et 2,5 en Tunisie.

Cette action, conçue pour accompagner le programme Emergence industrielle, prévoyait un budget de 700 millions de dirhams alloué à 28 établissements relevant de 13 universités dont 10 écoles d’ingénieurs. Selon les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, établis sur la base des inscriptions du début de cette année universitaire, 10.600 seront sur le marché en 2010. Les écoles publiques d’ingénieurs fourniront 4.000 lauréats.

On notera par ailleurs le programme «Injaz», lancé dans le cadre «Maroc Numeric 2013», qui permettra à 80.000 élèves ingénieurs d'acquérir des portables et d'avoir un accès Internet à des conditions très avantageuses, grâce à une subvention de l'Etat à hauteur de 85%. En effet, selon le ministre de l’Industrie du commerce, Ahmed Reda Chami, le choix de limiter "Maroc Numeric 2013" aux seuls ingénieurs répond à l'objectif du gouvernement de former 10.000 ingénieurs à l'horizon 2010. Ce qui n'exclut cependant pas la possibilité d'élargir ce programme à d'autres filières de l'enseignement scientifique.


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12 janv. 2010

Le Grand Rabat s'éveille

Jeune Afrique

Le Grand Rabat s'éveille

Au gré des vastes chantiers urbains engagés, la capitale politique et administrative du Maroc prend un nouveau rythme. Les 2 millions d’habitants du Grand Rabat (Rabat-Salé-Temara) – deuxième plus grande agglomération du royaume après celle de Casablanca – verront bientôt leur quotidien facilité.

Au total, près de 3,75 milliards de dollars auront été déboursés pour relooker l’agglomération, désencombrer le trafic, développer les zones d’activités, tout en tentant de sauvegarder le patrimoine écologique et historique. Un mégaprojet engagé en 2006 et porté par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), établissement public placé sous la tutelle de l’État et doté de l’autonomie financière. Pour l’aménagement des 6 000 hectares du Bouregreg, l’AAVB peut ainsi acquérir les terrains nécessaires, à l’amiable ou par voie d’expropriation.

Parmi les grands projets : le tramway. Lancé en 2007, pour plus de 400 millions de dollars, il reliera dans quelques mois les quartiers périphériques de Rabat et de Salé et desservira, sur une vingtaine de kilomètres, ministères, universités et hôpitaux. Parallèlement, la gestion du réseau d’autobus de Rabat, Salé et Témara a été confiée à un consortium composé du français Veolia Transport et des groupes marocains Bouzid et Hakam (voir p. 84).

Réduite au rang de banlieue populaire, malgré son passé prestigieux, Salé, séparée de Rabat par le fleuve, devrait retrouver des couleurs grâce à la construction du pont Moulay-el-Hassan, épine dorsale du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg, qui établira une continuité urbaine entre les deux villes, toutes deux en pleine expansion démographique.

Le Grand Rabat, c’est aussi le tunnel des Oudayas (65 millions de dollars), ­entre l’ancienne médina de Salé et la casbah des Oudayas. C’est, enfin, la nouvelle cité Bab al-Bahr aux abords de la Bouregreg Marina, au cœur de Salé – dont une partie des travaux a été suspendue en raison de la restructuration d’activités de l’opérateur émirati Sama Dubai. Déplacement du petit port de pêche, programmes résidentiels, hôtels, quartier d’affaires, centres commerciaux, port de plaisance : autour du fleuve, une nouvelle dynamique à l’architecture moderne s’esquisse.
© Vincent Fournier pour J.A

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6 janv. 2010

Rabat : Sama Dubai quitte le projet Amwaj - Emaar devrait engager la 1ère phase du projet de la corniche

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Négociations en cours avec les partenaires marocains

· La porte est ouverte pour les groupes locaux


C’est décidé. Le projet Amwaj sur la vallée de Bouregreg à Rabat sera, apparemment, réalisé sans le partenaire Sama Dubai. Après de longues tergiversations, qui ont duré plus d’une année, le groupe émirati a enfin jeté l’éponge en décidant de se retirer du projet. L’effet de la crise financière internationale et celui plus récent de Dubai Al Alamia y sont pour quelque chose. Ils ont, en effet, poussé Sama Dubai à revoir et hiérarchiser ses investissements à travers le monde.

Pour le moment, il a été difficile de confirmer cette information à propos du retrait de groupe émirati auprès de ses partenaires marocains dans le projet, notamment l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Cependant, une source proche du dossier a indiqué à L’Economiste que «Sama Dubai va se retirer du projet. Des négociations sont en cours actuellement entre les deux parties pour définir les modalités de sortie du groupe émirati de la société Amwaj dans laquelle il détient 50% du capital». A noter que des actionnaires marocains détiennent le reste. Il s’agit de l’Agence de la vallée de Bouregreg (20%), du groupe CDG (20%) et de la Caisse marocaine des retraites (10%). Toujours selon notre source, le volet important de ces négociations concerne la fixation du montant d’indemnisation du groupe émirati sortant. «Une fois cette opération achevée, on passera à la recherche de repreneurs pour accompagner la réalisation de ce projet qui nécessite la mobilisation d’une enveloppe de plus de 20 milliards de DH», indique notre source. Pour cette dernière, le Maroc dispose aujourd’hui de grands groupes immobiliers bien structurés qui peuvent entrer dans le tour de table du capital de la société Amwaj. Il s’agit à titre d’exemple de la CGI, filiale de la CDG, Addoha ou encore Al Omrane.

Le même constat est valable pour les établissements bancaires nationaux. Sur ce volet, et selon certaines informations, parmi les repreneurs potentiels figure également un groupe émirati. Le plus favori, selon notre source, est l’opérateur Al Maabar, un partenaire qui a fait montre d’un sérieux sans faille dans le chantier de Bab Al Bahr qui constitue la première séquence du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg. A rappeler que Yousef Al Nowais, manager directeur de l’opérateur émirati, s’est rendu dernièrement à Rabat pour réitérer devant la presse l’engagement de son groupe à poursuivre l’achèvement de l’ensemble des phases du projet de Bab Al Bahr. L’opération de commercialisation des produits immobiliers de ce projet sera lancée au cours de ce mois, selon les deux partenaires.

Certaines rumeurs avaient également avancé que le groupe émirati Emaar allait abandonner le grand projet d’aménagement de la corniche de Rabat. Sur ce volet, on doit signaler qu’il vient d’obtenir les autorisations nécessaires pour entamer la première phase du projet baptisé Liva sur une superficie de 7 ha. Le projet porte sur la construction d’un ensemble de résidences et de locaux commerciaux. Le coût d’investissement avoisine les 600 millions de DH, selon la direction du groupe. A cela s’ajoutent 100 millions de DH pour réaliser les travaux de dédoublement de la route côtière sur 3 km dans une première phase. En principe, les travaux devraient commencer durant les premiers mois de 2010.

Nour Eddine EL AISSI

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5 janv. 2010

Le conflit du transport public à Rabat est en train de prendre des proportions inquiétantes

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

L’événement est assez rare pour ne pas être pris au sérieux. Le conflit du transport public à Rabat est en train de prendre des proportions inquiétantes. Des bus de la société Stareo, nouveau délégataire, sont saccagés par de mystérieux saboteurs. C’est visiblement un nouveau pas qui vient d’être franchi dans la contestation ouvrière même si l’enquête semble étrangement piétiner.

Cette tournure est une défiance ainsi qu’une menace tant pour l’ordre social que pour l’ordre public.

Sous peine de créer un précédent désastreux, les autorités ne doivent en aucun cas avaliser ces comportements. L’on peut aisément imaginer les conséquences pour les outils de production si ces méthodes faisaient des émules. Encore faut-il rappeler les circonstances actuelles de ces conflits: elles sont édifiantes. Le nouveau repreneur a hérité d’effectifs pléthoriques, résultats d’une gabegie historique en matière de transport public. Ce qui est valable pour Rabat l’est d’ailleurs pour d’autres villes, soit dit en passant.

Les fragilités ne datent donc pas d’hier. Pendant plusieurs années, l’argent du contribuable a été mis à contribution pour renflouer ces entreprises de transport mal gérées. La gestion déléguée est finalement passée par là.

Le public a fait appel au privé parce qu’il était dans l’impasse. Et schéma classique, les syndicats, qui semblent défendre des positions plus par idéologie, refusent toute réforme et font grève pour maintenir leurs privilèges. Car, ne l’oublions pas, ces mouvements, qui ressuscitent des spectres inquiétants, visent d’abord à résister au changement de statut. Ils défendent un service public de mauvaise qualité, sans la manière en plus.

Mohamed Benabid

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Amwaj : Sama Dubaï c'est fini

La Vie Eco

Finalement, le projet se fera sans lui. Le groupe émirati Sama Dubaï se retire bien du projet Amwaj mené conjointement avec la CDG, sur les rives du Bouregreg dans la capitale. Mais sa place ne restera pas vacante. Selon des sources gouvernementales, l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) a engagé depuis quelques semaines déjà des pourparlers avec un groupe immobilier d’Abu Dhab dont on garde le nom secret. Selon les mêmes sources, «les négociations sont à un stade très avancé mais aucune décision n’est encore prise». L’on comprend que le repreneur potentiel, crise oblige, a probablement dû faire une proposition en deçà des attentes.

Et c’est ce qui explique qu’à l’heure où nous mettions sous presse, mercredi 30 décembre, les dernières concertations entre l’agence et le gouvernement ont débouché sur une nouvelle piste. Au lieu d’une cession de gré à gré, l’agence envisage de procéder à un appel d’offres international portant sur les 50% que détient Sama Dubaï dans le projet. Lequel appel d’offres permettra aux opérateurs intéressés de se mettre en consortium et donc de réduire la mise initiale et le risque.

Pour l’agence, c’est le meilleur moyen de faire avancer le projet. Rappelons qu’Amwaj, à l’arrêt depuis fin 2008, est l’une des quatre séquences du grand projet Bouregreg. Cette séquence nécessitera un investissement global estimé à 24 milliards de DH.

S.B
04-01-2010

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25 déc. 2009

Des bus chinois pour Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Depuis son arrivée, Stareo, le nouveau transporteur de la capitale trouve des difficultés pour assurer sa mission dans de bonnes conditions à cause notamment d’un parc en sous effectif.

Pour pallier à cette situation, une commande a été passée avec le constructeur chinois ZhongTong Bus pour la fourniture de 300 bus dont la moitié de type articulés. Une délégation de Stareo accompagnée de Noureddine Lazrak, maire de Salé et président de l’autorité délégante de transport urbain au niveau de la région de Rabat, s’est rendue en Chine pour passer la commande. Les premières livraisons sont attendues à partir de février prochain, selon Lazrak.

L'Economiste - Jeudi 24 décembre - 14h16

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12 déc. 2009

Projet Bouregreg : Al Maâbar confirme son engagement dans la séquence Bab Al Bahr



Voilà qui met fin aux supputations. L'opérateur émirati Al-Maâbar maintient ses engagements

Le consortium émirati d'Abou Dhabi, Al Maabar International Investments, confirme son engagement dans la première séquence du projet Bouregreg, dit Bab Al Bahr.

Youssef Al Nowais, le président du Conseil d'admission du groupe Al Maâbar Inernational Investments, a été on ne peut plus clair, jeudi 10 décembre 2009, à Rabat : « Notre partenariat avec l'Agence de Bouregreg se porte à merveille. Il n'y a aucun problème de quelque nature que ce soit. Le projet de développement de Bab Al Bahr avance à pas sûrs comme vous pouvez le constater sur le terrain. Je voudrais par-là dissiper toute amalgame à ce sujet.
Bab Al Bahr Development Company
Les fonds prévus sont toujours disponibles. Il n'y a pas de souci à se faire à ce niveau. Le véritable défi n'est pas d'ordre financier mais il est plutôt lié à l'échéancier de réalisation. Les directives que nous avons vont dans le sens de l'accélération des travaux pour être prêts dans les délais». M. Al Nowais, qui a dissipé ainsi toute ambiguïté quant au maintien de l'engagement d'Al Maabar à Rabat, a même évoqué la possibilité d'un futur partenariat avec l'Agence dans le cadre des autres séquences du projet Bouregreg.

«Tout en réitérant l'engagement d'Al Maâbar à Bab Al Bahr, j'affirme que nous sommes disposés à examiner sérieusement toute proposition qui nous sera faite par l'Agence du Bouregreg. Si nous estimons que la proposition est faisable économiquement, nous ne voyons pas d'inconvénient à nous y engager», a-t-il précisé lors d'un point de presse. Pour le haut responsable émirati, la présence d'Al Maabar au Maroc est «stratégique» et s'inscrit dans une «logique de long terme». Car «le climat des affaires y est bon et présente plusieurs avantages».

Pour sa part, Lemghari Essakel, le directeur général de l'Agence Bouregreg, a mis l'accent sur l'excellence des rapports que les deux partenaires entretiennent, sur la solidité de leur partenariat et du montage financier du projet. « Il y a une confiance mutuelle entre nous deux.

Le capital de notre société se monte à 1 milliard 500 millions DH, détenus à parts égales par l'Agence et Al Maabar. Je rappelle que jusqu'à présent nous n'avons pas eu recours aux banques. Bien au contraire, ce sont les banques qui demandent à s'impliquer dans ce projet en tant que partenaires. Mais nous ne sommes pas pressés. Nous prenons le temps qu'il faut pour cela », a-t-il expliqué. Fruit d'une joint-venture Bab Al Bahr Development Company, ce partenariat porte sur le développement de 560 000 m2 pour un coût global de l'ordre de 6 milliards de DH (hors frais d'équipement).

Le partenariat, signé le 23 juillet 2006, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, porte sur le développement du projet Bab Al Bahr et concerne la réalisation d'un programme immobilier mixte (hôtels de luxe, résidences, commerces, habitations…). Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid et Son Altesse le Prince Héritier de l'Emirat d'Abu-Dhabi Cheikh M'hamed Ben Zaïd Al Nahyan ont procédé le 12 mai 2009 à la pose de la première pierre sur le site Bab Al Bahr, marquant le lancement officiel du projet.

Par Abdelwahed Rmiche
LE MATIN

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1 déc. 2009

Gestion des eaux pluviales de Rabat : Veolia met en place un dispositif préventif

Aujourd'hui le Maroc

À l’approche de la saison hivernale, Veolia met en place un dispositif pour la gestion des eaux pluviales. Cette opération intervient après quelques mois despluies exceptionnelles qui se sont abattues sur la ville de Rabat.

Mardi 15 septembre 2009 : la ville de Rabat s’est réveillée sur des précipitations diluviennes. Les intempéries qui se sont abattues sur la capitale administrative, dans un intervalle de trois heures, l’ont facilement inondée et ont paralysé la circulation y compris la voie ferroviaire. Quatre-vingt-neuf millimètres ont chamboulé le cours normal de la ville.

Cause principale: saturation des réseaux d’assainissement. Pour pallier à ce problème, Redal, chargée de la gestion des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et d’électricité à Rabat, prépare la saison hivernale 2009-2010, en déployant un plan d’action bien élaboré. Ladite opération tend principalement à prévenir des risques d’inondations et à gérer les eaux pluviales. Ce dispositif hivernal s’inscrit dans la continuité des actions préventives de curage et de nettoyage des réseaux menées annuellement par la Redal, filiale de Veolia environnement Maroc.

Depuis 2003, la filiale a engagé une politique axée sur la mise en place des ouvrages d’évacuation, la restructuration et la réalisation des extensions de réseau afin d’assainir certaines zones. Un important programme de curage préventif du réseau et de ses ouvrages annexes est instauré pour la période allant du 1er juillet au 31 décembre 2009. Il cible essentiellement les axes routiers principaux, les carrefours importants et les zones sensibles aux intempéries. Ainsi, Redal a procédé au curage de 290 km linéaires de réseau et de plus de 50.000 regards. Elle a nettoyé 17.000 avaloirs dont plus de la moitié durant les mois de juillet, août et septembre. De même, trente-trois points noirs sont en cours de traitement pour un budget de 7,4 millions de dirhams. Cette lutte contre les points noirs a nécessité pour la période 2003-2009 un investissement de 75 millions de dirhams.

Par ailleurs, Redal procède chaque année au renouvellement de plusieurs collecteurs du réseau d’assainissements. L’objectif étant d’éliminer les réseaux vétustes présentant des anomalies de fuites, de casses de conduites ou autres. Dans ce sens, les réalisations de l’année 2009 ont touché soixante-trois rues dont vingt-quatre à Rabat, trente-six à Salé et trois à Témara et Skhirat. Le total de l’investissement déployé à cet égard est estimé à 89,1 millions de dirhams pour la période 2003-2009. En outre un suivi quotidien des prévisions météorologiques est mis en place. Ce procédé permet de prévoir les moyens supplémentaires nécessaires pour surpasser toutes situations de sous-traitance engendrées par les pluies.

De ce fait, la filiale a élaboré un plan de crise permettant de mobiliser en permanence son arsenal humain. Ce programme vise à situer, en fonction des alertes météorologiques, des équipes et moyens d’interventions sur des zones prédéfinies. Et ce afin d’éviter les problèmes de déplacement induits par d’éventuels blocages de la circulation.


Le 30-11-2009 à 11:41
Par : Kawtar Tali

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Rabat/Corniche: Emaar rassure

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

La crise d’endettement du Dubai World qui secoue, depuis la semaine dernière, les marchés et les bourses internationaux n’aura pas d’incidences négatives sur l’exécution du projet de la Corniche de Rabat. La direction du groupe Emaar chargé de la réalisation de ce grand chantier, dont l’investissement global dépasse les 30 milliards de DH, tient à rassurer sur le maintien du projet et sa réalisation jusqu’au bout. Comme déjà annoncé par L’Economiste, notre source confirme que les travaux de la première tranche seront lancés au cours du premier trimestre 2010.

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Transport urbain à Rabat : les employés seront indemnisés

Le Matin.ma

L'entreprise Stareo aurait débloqué une indemnité de l'ordre de 2000 DH destinée aux manifestants à l'occasion de l'Aïd.

Le dossier du transport urbain à Rabat n'est pas clos. A peine le nouveau gestionnaire avait réglé le problème des ressources humaines en intégrant 2.700 salariés, 500 autres employés se sont soulevés contre le nouvel employeur. Cette fois, il s'agit des recrutés qui n'avaient pas encore été affectés à leur poste. En grogne, ces derniers ont manifesté leur colère par de nombreux sit-in de protestation devant le siège de l'entreprise. Certains sont allés plus loin et ont même encerclé le siège de l'opérateur empêchant toute sortie de bus et entravant le travail des agents.

La cause? Ces derniers réclamaient d'être payés, même s'ils n'avaient pas encore travaillé. En effet, les protestataires appelaient à un règlement mensuel du moment qu'ils avaient déjà signé le contrat de recrutement. Un vœu qui reste difficile à exaucer en sachant que ces salariés n'ont pas encore démarré leur activité au sein du groupe en l'absence d'un parc de véhicules complet.
Toutefois, l'entreprise aurait débloqué en partenariat avec la wilaya une indemnité de l'ordre de 2.000 DH destinée aux manifestants à l'occasion de l'Aïd.

«Cette subvention qui sera désormais mensuelle sera accordée aux salariés n'ayant pas encore travaillé en attendant qu'ils soient affectés à leurs postes», souligne un responsable dans l'entreprise Stareo et d'ajouter «Certes, l'initiative constituera une charge supplémentaire à la société, mais elle contribuera au moins à mettre ces salariés en confiance et à baisser la tension que connaît le secteur actuellement». Contacté, Abdelali Benadir, responsable de la division économique et sociale à la wilaya, n'a pas voulu confirmer ou démentir cette information.

En tout cas d'après le nouvel opérateur, la situation actuelle sera provisoire et ne durera que 2 à 3 mois, soit le temps nécessaire à l'arrivée du nouveau parc de véhicules neufs qui est d'ailleurs prévue pour la fin de l'année. Le statut des 500 salariés sera ainsi régularisé à fur et à mesure dans la perspective d'atteindre un nombre de salariés de 3.200.

Pour rappel, STAREO, a officiellement pris en charge la gestion du Transport urbain dans la capitale et sa région depuis le 1er novembre dernier. Dans ce sens, un contrat a été signé entre les autorités et STAREO imposant à la société l'acquisition de 543 bus neufs, dont 400 au minimum à mettre en circulation dans un délai de 18 mois.

Afin de répondre à cet engagement, STAREO a passé une commande de ces véhicules, qui seront progressivement livrés à partir au mois de janvier 2010.L'acquisition du nouveau lot de bus a nécessité un budget conséquent, d'où le montant mobilisé par l'entreprise qui est de l'ordre de 2 milliards de dirhams. Notons que le montant a été déployé aussi pour construire de nouveaux ateliers et infrastructures liés au transport. En effet, Stareo s'est contractuellement engagé à dégager 50% de l'ensemble de ses investissements sur les cinq premières années d'exploitation pour que les usagers puissent bénéficier le plus rapidement possible des structures nécessaires à l'exigence de qualité que l'entreprise s'est fixée.

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Encore des réparations à prévoir

Il est important de rappeler que le nouveau gestionnaire du secteur du transport urbain à Rabat a démarré ses activités avec un parc de 416 véhicules d'occasion suite à la requête de la wilaya.

Mais 350 bus seulement étaient mis en circulation, les autres n'étant pas en état de marche, nécessitaient l'entretien. Les bus restants ont été jugés hors normes de sécurité par les experts de l'entreprise. Mais une fois réparés, ils ont été l'objet d'actes de vandalisme.

En effet, «les hooligans» mécontents du résultat du match final de la coupe du Trône ont causé de graves dommages à 30 véhicules.

Repères
  •  Une situation provisoire
  • La situation des salariés non affectés encore à leur poste est provisoire et ne durera que 2 à 3 mois.
  • Régularisation - Le statut des 500 salariés sera régularisé à fur et à mesure dans la perspective d'atteindre un nombre de salariés de 3.200.

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30 nov. 2009

Transport urbain de Rabat : Stareo toujours embourbée dans les conflits

La Vie Eco

La société travaille avec 350 autobus alors qu’il lui faudrait au moins 500.

Des employés qui n’ont pas encore repris le travail réclament leur salaire de novembre.

Démarrage difficile pour Stareo, la filiale de Veolia chargé d’assurer l’intégralité du transport urbain par autobus dans la région de Rabat-Zemmour-Zaer ! Malgré la récupération d’une partie des véhicules des anciennes sociétés privées dont les contrats n’ont pas été renouvelés, le parc est loin de répondre à toute la demande. Selon de nombreux témoignages, les usagers ont encore du mal à se déplacer. Chez Stareo, on reconnaît volontiers qu’il y a une sous-capacité. D’ailleurs, une source à Veolia nous apprend que la compagnie travaille avec un parc de 350 autobus, alors que les besoins pour couvrir toutes les lignes sont estimés à 500. Beaucoup plus pour garantir un service de bon niveau, assure un patron d’une société privée dont le contrat est arrivé à terme. Selon la même source à Veolia, le problème sera résolu au courant du premier trimestre 2010 quand la société recevra de nouveaux autobus, ce qui est conforme au cahier des charges, est-il précisé.

Sit-in devant la wilaya de Rabat

L’insuffisance du parc est expliquée par le fait qu’une partie des véhicules repris chez les sociétés privées, 66 exactement, sont vétustes, donc pas du tout en état de circuler. «Nous sommes dans une période de transition et les choses devront rentrer dans l’ordre assez rapidement», plaide-t-on chez Stareo.

Sur les 3 200 personnes venant de l’ancienne régie de transport urbain et des sociétés privées qu’elle s’est engagée à réintégrer en priorité, Stareo en a déjà repris 2 300. Le reste sera réintégré au fur et à mesure que la société recevra de nouveaux véhicules. Mais ce dossier qui est à l’origine de la grève de 10 jours qui avait paralysé la ville de Rabat au mois d’octobre dernier n’est pas près d’être fermé. Sur les 2 300 personnes qui ont signé un contrat en bonne et due forme, seule une partie travaille effectivement, alors que les autres, environ un millier, attendent d’être convoqués. Le problème est que ces derniers exigent leur salaire du mois en cours. Et à la veille de l’Aid Al Adha, les réclamations se font de plus en plus insistantes. A l’heure où nous mettions sous presse, mardi 24 novembre, les représentants de ces employés tenaient un sit-in devant la wilaya de Rabat. Pour le moment, ce sont les moyens de transport clandestins (faux taxis, véhicules utilitaires, etc.) qui profitent de la situation avec tous les risques que cela comporte pour les citoyens.
M.M

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27 nov. 2009

"Rabat Technopolis" avance à pas sûrs

Le Matin.ma

En janvier dernier, il n'y avait que deux entreprises installées à Rabat Technopolis.

Actuellement, ce sont dix-huit sociétés qui ont élu domicile essentiellement dans la première tranche de ce park. Au moment où la deuxième tranche est en cours de commercialisation. Avec un rythme de construction soutenu à partir de 2010, tout le projet sera achevé en 2015. Le point sur l'état d'avancement de ce chantier d'envergure.

A l'instar de Casanearshore, Rabat Technopolis a réussi à attirer des grands du secteur de l'offshoring et du high-tech. Axa Services, Logica, Genpact, HP ES, Sofrecom, Percall, Cegedim, Econocom, Devoteam, Zodiac, MU Electronics, Alyotech… y ont déjà élu domicile. Dans le Pôle Technologies, Nemotek, spécialisée dans les produits optiques (micro-caméras entre autres), est la première usine à s'y installer. Des unités de production dans l'électronique embarquée et les biotechnologies vont bientôt la rejoindre. «A fin octobre 2009, 18 entreprises se sont installées à Rabat Technopolis», précise Abderrafie Hanouf, directeur général de Rabat Technopolis. 40% d'entre elles exercent des activités d'ITO (services informatiques), 35% des activités de BPO (outsourcing de process back-office) et 25% le KPO (ingénierie à très forte valeur ajoutée), ce qui est une particularité de Technopolis. «La montée en charge des entreprises nous permettra de passer le cap des 1500 personnes avant la fin de l'année et des 4000 personnes l'année prochaine», souligne le DG de Rabaat Technopolis.

Ces entreprises occupent la première tranche de 45.000 m² de bureaux et de services qui ont été construits et livrés fin 2008, ainsi que 12 900 m² dédiés à une unité de production industrielle. Actuellement, «nous avons même entamé la commercialisation de la deuxième tranche », ajoute A. Hanouf. Il s'agit d'une tranche de 25000 m² qui a été lancée en août dernier. Ces deux tranches font partie de la première phase de 107 hectares qui a été viabilisée et aménagée (voiries, réseaux, énergie…).

Cela étant, avec un rythme de construction soutenu à partir de 2010, tout le projet sera achevé en 2015. A cet horizon, ce sont plus de 300000 m² de bureaux et plus 250000 m² pour l'industrie qui seront livrés, et ce sans compter les services (hôtels, banques, commerces, loisirs, restaurants…)».
Pour rappel, cette nouvelle cité de la technologie, visant à créer 12.000 emplois, s'appuie sur un positionnement original. C'est un parc technologique multipolaire qui réunit sur une même zone plusieurs pôles d'excellence.

Trois pôles de production: offshoring, multimédia & TIC et technologies avancées. Des pôles de support: un pôle académique avec des universités et des écoles d'ingénieurs, un pôle recherche et développement avec des centres de recherche dans la micro-électronique, les nanotechnologies et les biotechnologies et un pôle de valorisation des résultats de la recherche à travers un centre de transfert, des incubateurs et des pépinières d'entreprises.
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Questions à Abderrafie Hanouf, Directeur général de Rabat Technopolis.

Qu'est-ce qui différencie Rabat Technopolis de Casanearshore ?

La particularité de Technopolis réside dans son concept multipolaire novateur. C'est une technopole dédiée aux métiers à forte valeur ajoutée. Notre objectif est d'en faire une ‘'smart city'' qui ancrera le Maroc dans le futur et le positionnera sur des secteurs porteurs à l'international où l'innovation et la recherche-développement sont les maîtres mots.

Quel est votre cible ?

Nous ciblons plusieurs profils d'investisseurs (offshoring, multimédia & TIC, technologies avancées, recherche & développement…) et de partenaires pour nous accompagner sur les différents pôles d'excellence.

Vos clients trouvent-ils toutes les ressources humaines dont ils ont besoin dans votre région ?

La région de Rabat-Salé se distingue par la qualité de ses ressources humaines. Elle dispose de 2 grandes universités, de 5 grandes écoles d'ingénieurs, de plusieurs centres de recherche et d'une offre de formations privées abondante.

Quel sera donc l'impact du développement de cette zone sur la région de Rabat-Salé ?

Technopolis va reconfigurer la région et lui donner une nouvelle identité. Dans quelques années, c'est une véritable cité technologique qui prendra forme à Salé avec plus de 30000 personnes dans les entreprises du parc et plus de
10000 étudiants dans ses universités et écoles. La technopole ambitionne également de dégager à terme un chiffre d'affaires dépassant les 15 milliards DH, ce qui va sans nul doute booster l'économie de la région.

Par Redouane Chakir | LE MATIN

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26 nov. 2009

Rabat: le transport urbain à nouveau paralysé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Blocage des véhicules par le personnel non recruté

· Confrontations avec les forces de l’ordre

Hier, des milliers d’usagers n’ont pas pu aller travailler. D’anciens employés des ex-sociétés privées de transports ont bloqué la sortie des bus de la société Stareo, le nouvel et unique opérateur sur la capitale et sa région. La mise en service de la filiale de Veolia a mis en colère les employés des anciennes sociétés de transports. Plusieurs sit-in ont été organisés pour réclamer leur recrutement immédiat. A la veille de l’Aïd Al Kebir, la tension est montée d’un cran dans la mesure où ils n’ont plus de salaire. Aussi, mercredi vers 4h du matin, ils se sont regroupés devant la porte principale du garage de Stareo dans le quartier El Kamra pour bloquer la sortie des bus. «Une partie des manifestants a envahi le garage et a confisqué les clefs de contact des bus», indique un responsable syndical. Résultat, une confrontation musclée entre les chauffeurs et les grévistes. Très rapidement, les forces de l’ordre ont été déployées. On déplore une dizaine de blessés parmi les manifestants.

«Nous avons signé un contrat de travail avec Stareo, mais pour l’instant on n’a été affectés nulle part. Pas d’activité, pas de salaire», clame en colère une manifestante. Selon elle, la direction n’a pas tenu ses promesses de verser les salaires à la fin de ce mois. «On ne peut pas célébrer l’Aïd», renchérit un autre contestataire. Contactée par L’Economiste, la direction de Stareo est restée injoignable. A noter que près de 1.800 contrats d’embauche avaient été signés sur un objectif de 3.200 employés lors de la mise en service de la nouvelle société (cf. www.leconomiste.com). Il y a quinze jours, lors d’une conférence de presse, Mohamed Abdellaoui, directeur des ressources humaines de Stareo, avait précisé que ces employés seront recrutés progressivement en fonction de la mise en service de nouveaux bus.

Nour Eddine EL AISSI

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16 nov. 2009

Rabat/Budget: Plus d’un milliard de DH pour la capitale

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Les dotations des arrondissements doublées

· Un cumul de 562 millions de DH à recouvrer

· 100 millions de DH d’arriérés d’eau et d’éclairage


La stratégie de la main tendue prônée par Fathallah Oualalou, nouveau maire de Rabat, commence à donner ses fruits. Contrairement aux affrontements marquant les premières réunions du Conseil après son élection, on constate un apaisement lors de la session d’octobre encore ouverte jusqu’à jeudi prochain.

Ainsi, le budget de la capitale pour l’année 2010 a été adopté à l’unanimité par les membres du Conseil de la ville. Et ce pour un montant global de plus d’un milliard de DH dont 762 millions réservés à la rubrique fonctionnement et le reliquat à l’investissement. L’ex-ministre de l’Economie et des Finances a respecté ses engagements de doubler les budgets des 5 arrondissements de la capitale y compris ceux gérés par l’opposition. Il s’agit du Mouvement populaire (MP) et du Parti authenticité et modernité (PAM). Ce dernier est à la tête des arrondissements de Yakoub Al Mansour et de Hassan. Ainsi, le montant réservé aux dotations des arrondissements dépasse les 21 millions de DH contre moins de 10 millions de DH en 2008.

Mais au-delà de ce consensus sur le vote du budget, beaucoup de travail reste à faire pour l’équipe Oualalou sur le plan de la gestion et de la maîtrise des dépenses. Ainsi, une analyse de la partie recettes du budget permet de constater un cumul de 562 millions de DH au titre des créances qui restent à recouvrer, ce qui représente plus de la moitié du budget adopté pour l’exercice 2010. «C’est un cumul de plusieurs années dû à un dysfonctionnement au niveau de la gestion de l’assiette fiscale des taxes locales», explique une source de la commune. Selon cette source, le montant des créances réelles qu’il est possible de recouvrer est estimé à 35% du montant global. Alors que pour le reste, il s’agit des créances reproduites chaque année et qui sont soit prescrites ou concernant des redevables inconnus. «Mais durant ces trois dernières années, un travail d’assainissement a été initié avec la collaboration des services de la Trésorerie générale du Royaume», reconnaît notre source. Ce qui a permis pendant cette période de maîtriser le phénomène en réalisant un taux de recouvrement des impôts proche de 80%, selon notre source.

Sur ce volet des créances à recouvrer, on signale également un montant de plus de 200 millions de DH au titre de la taxe d’édilité afférente aux immeubles assujettis à la taxe urbaine. Et également 149 millions de DH dans la rubrique de l’impôt des patentes. Toujours sur le même registre, on constate une baisse au niveau des recettes patrimoniales. Les prévisions pour 2010 s’élèvent à 3,1 millions de DH contre 3,9 millions de DH en 2007 avec un montant à recouvrer de près de 11 millions de DH.

Notons par ailleurs que le débat sur le budget a soulevé le problème de la réduction des recettes sur la taxe d’habitation de près de 70% après l’application de la réforme fiscale des collectivités locales objet de la loi 47-06. On apprend auprès des membres de la commission des Affaires économiques, du Budget et des Finances que le ministère de tutelle s’est engagé à accorder des subventions pour soutenir la trésorerie de la commune de Rabat.

Côté dépenses, on constate que la majorité du budget de fonctionnement est absorbée par quatre rubriques. En premier, les frais de personnel avec un montant global de 365 millions de DH dont près de 300 millions de DH au titre des rémunérations principales. Ils sont suivis par les prestations des divers fournisseurs au profit de la commune avec un montant de 142 millions de DH prévus en 2010. Par la suite, on trouve la redevance d’eau, 30 millions de DH, et celle de l’éclairage public à régler d’un montant de 40 millions de DH. Pour le parc de véhicules on prévoit une dotation de 12 millions de DH dont près de 60% réservés aux carburants et lubrifiants. A noter que pour sa part la commune de Rabat a accumulé des arriérés dus à plusieurs fournisseurs ou prestataires. On relève ainsi une somme de plus de 100 millions de DH pour l’eau, l’électricité et l’éclairage public.

Il faut aussi noter plus de 18 millions de DH au titre des taxes et redevances de télécommunications. Cette situation devrait inviter l’ex-ministre des Finances à instaurer une gestion rationnelle des dépenses de fonctionnement. Dans ce cadre, on apprend que la commune envisage de lancer une étude de diagnostic du secteur de l’éclairage public dans la perspective d’une éventuelle gestion déléguée. «Par cette opération on vise à atteindre une bonne qualité de la prestation digne de la capitale du Royaume avec un coût raisonnable», confie un membre du bureau du Conseil de la ville. Cette maîtrise des coûts va permettre de dégager des économies qui seront transférées dans le budget d’investissement pour permettre de continuer la mise à niveau de la capitale dans le cadre du Plan triennal lancé par l’équipe Bahraoui.

Nour Eddine EL AISSI
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13 nov. 2009

Rabat/Transport urbain - Stareo tente de maîtriser la situation

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 14 bus neufs attendus la semaine prochaine

· Le taux de couverture passera à 70%

Deux rencontres avec la presse, organisées en une semaine par Stareo. Cela, pour permettre au nouvel opérateur d’expliquer les problèmes rencontrés lors de la phase de démarrage de la gestion déléguée du transport urbain au niveau de l’agglomération Rabat-Salé et Témara. La situation est complexe, mais Stareo déploiera tous les efforts pour améliorer les conditions de transport dans les semaines prochaines. C’est le message principal que veut faire passer le management de la société.
Le grand problème qui se pose est le parc en sous-effectifs.

Du coup, cela ne permet pas de répondre aux besoins de la population. Depuis le démarrage du nouvel opérateur, on constate que les bus se son faits rares dans les rues de la capitale, ce qui crée aux habitants et aux étudiants de sérieux problèmes de déplacements. Les responsables de Stareo reconnaissent ces insuffisances, mais uniquement pendant les heures de pointe. «Pour permettre une transition harmonieuse avec les concessionnaires sortants, Stareo a réceptionné à ce jour un parc de 416 véhicules provenant de ces sociétés. Le service est actuellement assuré par 350 bus alors que 66 autres, jugés hors normes de sécurité par nos experts, ont été retirés de la circulation», explique Jacques Aveaux, SG chargé des affaires administratives et financières à Stareo.

Plus de 60% du parc sont réservés aux villes de Rabat et Témara. Toujours dans le même sens, Aveaux rappelle que 50 autres véhicules sont en cours de réparation dans les ateliers de la société. Pour le responsable de Stareo, avec ce parc il serait difficile de répondre aux besoins de l’agglomération d’une population de plus de 2 millions de personnes. Mais la direction a soulevé un autre problème qui a compliqué davantage la situation à la société.

Cette dernière n’arrive pas jusqu’à présent à récupérer les bus appartenant aux deux concessionnaires Latrabus et Lux Transport. «En effet, actuellement, le taux de couverture du réseau est de l’ordre de 60%, mais ce taux passera à 72% dès la semaine prochaine en mettant en service 14 bus neufs et d’autres réparés», indique Aveaux. Selon ce dernier, la situation sera améliorée progressivement avec la réception des bus neufs. Même en cas de problème, un scénario est prévu qui consiste à faire importer des abus utilisés en Europe. Sur ce volet, le management de Stareo a tenu à rappeler qu’il a démarré son activité en respectant ses engagements contractuels, à savoir l’acquisition de 543 bus neufs, dont 400 au minimum à mettre en circulation dans un délai de 18 mois. La livraison d’un grand lot de 130 véhicules, dont 50 bus articulés, est attendue début 2010, selon le responsable de Stareo. Ce dernier tient à confirmer que la totalité du parc ancien sera retirée de la circulation par la suite.

Nour Eddine EL AISSI

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11 nov. 2009

"Stareo" confirme la dotation de 543 autobus neufs "haut de gamme" pour les villes de Rabat-Salé-Skhirat-Temara


Rabat - La nouvelle société délégataire du service public de transport par autobus "Stareo" s'est engagée, mardi à Rabat, à doter les villes de Rabat, Salé, Skhirat et Temara de 543 autobus neufs "haut de gamme".

MM. Mohamed Abdellaoui, Jacques Aveaux et François Lagrange, respectivement directeur des ressources humaines, secrétaire général et directeur d'exploitation de "Stareo" relevant de "Veolia Transport Maroc", ont précisé, lors d'une conférence de presse, que la société a passé une commande de ces véhicules qui seront livrés progressivement à partir de l'année prochaine.

Pour permettre une transition harmonieuse avec les concessionnaires sortants, ont-ils expliqué, "Stareo" a réceptionné un parc de 416 véhicules de ces sociétés dont 66, jugés hors normes de sécurité, ont été réformés, et 50 autres sont en cours de réparation.

Au niveau de la région, ont-ils poursuivi, le parc compte actuellement 300 véhicules en circulation, 200 desservant 38 lignes de Rabat-Témara et 100 autres répartis sur 20 lignes à Salé.

Certes, l'insuffisance d'autobus a causé des agréments aux usagers aux heures de pointe, avec un taux de couverture du réseau de 60 pc actuellement, ont reconnu les responsable de la société, mais ce taux, ont-ils assuré, passera à 72 pc dès la semaine prochaine avec la mise en service des véhicules en cours de réparation et la livraison de 14 autobus neufs.

Cette perturbation a été également provoquée, selon ces responsables, par des ex-salariés d'un des concessionnaires sortants qui ont refusé de signer leur contrat de travail, lequel a été validé par l'ensemble des parties concernées : Autorités, partenaires sociaux et "Stareo", rappelant que ce même contrat a été signé par 2000 salariés qui ont rejoint les rangs de la société.

Un accord mettant fin au conflit collectif concernant le transport urbain à Rabat, Salé et Skhirat-Témara, avait été signé récemment par la wilaya de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, la délégation de l'emploi dans la région, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Fédération démocratique du Travail (FDT), le président de "Stareo" et les représentants du personnel.

Aux termes de cet accord, l'intégration des employés du secteur sera assurée progressivement dans les limites des besoins de la société, soit 3.200 employés déclarés auprès de la CNSS.
MAP

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5 nov. 2009

Transport urbain - 220 bus seulement lient Rabat à ses régions !

Le Matin.ma

La crise continue et Stareo donne de nouvelles promesses.

Alors que l'on s'attendait à des explications sur le mauvais départ de la nouvelle société chargée de la gestion du secteur du transport urbain à Rabat et ses régions, le directeur de ce consortium, Abelali Khalil, soutenu par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour Zaïr, Hassan Amrani, est sorti de son mutisme pour promettre de nouveau mont et merveille aux citoyens de la capitale et ses régions.


En effet, cela s'est passé lors d'une conférence de presse tenue par le nouvel opérateur de transport en commun «Stareo» mercredi dernier au siège de la wilaya de Rabat. S'adressant aux journalistes, le wali de la région avait rappelé au début de cette conférence, la situation du transport à Rabat avant la passation de la gestion de ce secteur au nouvel opérateur.

Selon lui, 1.000 véhicules sillonnaient Rabat-Salé et Skhirat-Témara pour assurer les besoins des citoyens en transport sans toutefois répondre aux normes de sécurité et de confort. «La demande était certes couverte, mais le service restait précaire et en deçà des attentes des citoyens qui aspiraient à des véhicules répondant aux normes internationales et limitant les émissions polluantes», indique Hassan Amrani. Le wali de la région qui avait dressé un historique de la situation du transport à Rabat depuis les années 70, avait souligné de nouveau la nécessité de passer à une nouvelle forme de gestion qui respecte le principe du réseau et non celui des lignes. D'après lui, cette nouvelle formule a été proposée par Veolea qui avait remporté l'appel d'offres le 26 février dernier.

La nouvelle entreprise composée d'un groupement franco-marocain (3 opérateurs marocains « Bouzid», «Hakam» et «Ahssan Bus» et Veolea) adoptera une formule de ticket unique valable dans la ville de Rabat et ses régions et préservera la même tarification actuelle, soit 3,50 dirhams. Selon le wali, la mise en circulation de bus neufs sera juste une question de temps. L'opération démarrera à partir du mois de janvier prochain et s'étalera sur 4 ans.

Les citoyens de la capitale devront donc patienter durant les futurs trois ans jusqu'à ce que le nouvel opérateur puisse compléter le nouveau parc de véhicules répondant aux critères de confort et de fiabilité moderne.
En attendant, le nouveau gestionnaire assurera le transport des citoyens des 4 villes à bord de 220 bus d'occasion, acquis des autres concessionnaires non adhérentes au groupement au lieu de 525 autobus prévus initialement.

La crise du transport qui avait éclaté depuis l'entrée en vigueur du contrat du nouveau concessionnaire se poursuivra probablement et la direction de Stareo préfère appliquer la politique de l'autruche. Lors de la conférence de presse, le directeur de la société, Abdelali Khalil a préféré parler des équipements de la nouvelle génération de véhicules qu'il compte importer au lieu de discuter des éventuelles alternatives pour pallier le manque sévère des moyens de transport. Un manque qui pousse quotidiennement les citoyens à mettre de côté leur orgueil et emprunter des «pick-up» pourvu qu'ils atteignent leur lieu de travail à temps!

La grogne quotidienne des citoyens qui monte chaque jour pourra, peut être, remettre les pendules à l'heure pour ce nouveau gestionnaire qui a donné tant de promesses !!!

Une nouvelle gestion déjà compromise

La crédibilité du nouveau gestionnaire est de plus en plus compromise. En effet, après deux semaines seulement de la fin de la grève des employés des sociétés non adhérentes à Stareo qui avait paralysé le secteur pendant une semaine, la crise du transport éclate de nouveau avec le démarrage des services du nouveau gestionnaire.

En effet, Stareo qui avait promis auparavant la mise en circulation à partir du premier novembre, d'un parc de véhicules de technologies renforcé, répondant aux standards internationaux et respectant les normes environnementales internationales démarre modestement avec 220 autobus usés provenant des concessionnaires existants.

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Rabat/Transport urbain - Un démarrage difficile pour Stareo

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Des problèmes techniques à régler

Stareo, le nouveau transporteur par bus de l’agglomération de Rabat, Salé et Témara, s’efforce de dépasser les problèmes rencontrés lors de la période de démarrage. «Pour faire face aux grèves, on a commencé l’activité le 27 octobre dernier, suite à la demande des autorités.

Un démarrage anticipé de quelques jours sur la date contractuelle, premier novembre, dans ce contexte de crise», a rappelé Khalil Abdelali, directeur général de Stareo, lors d’une conférence de presse, tenue hier à Rabat. Pour sa part, Hassan Amrani, wali de la région, a signalé qu’il faut attendre près de 4 mois pour pouvoir juger le travail du nouveau délégataire du transport urbain. Pour les responsables de Stareo, le grand effort du management de l’entreprise a été focalisé sur le règlement du problème d’intégration des employés des anciennes sociétés concessionnaires.
photo L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc
Pour rappel, le nouvel opérateur s’est engagé à reprendre les employés dûment déclarés tout en préservant leurs acquis, notamment leur ancienneté dans le travail. «Pour le moment, près de 1.800 contrats d’embauche ont été signés sur un objectif cible de 3.200 employés», précise Abdellaoui Mohamed, directeur des ressources humaines à Stareo. Pour ce dernier, le grand travail qui reste à faire est celui de la formation de ces agents et de leur adhésion à la stratégie de l’entreprise, sachant bien qu’ils viennent de 10 sociétés différentes.

Après le volet social, l’équipe de Khalil doit se pencher sur les problèmes techniques pour respecter les clauses du contrat de gestion déléguée. Sur ce volet, il faut rappeler que le nouvel opérateur doit constituer un parc de 543 véhicules neufs à l’horizon des 4 premières années d’exploitation, dont 400 bus au cours des 18 premiers mois. Le marché pour leur acquisition a été adjugé et on attend les premières livraisons à partir de février 2010.

En attendant, l’activité durant cette phase de démarrage sera assurée par les 525 autobus existants récupérés auprès des concessionnaires sortants. En outre, il faut signaler que ce parc ne peut pas répondre aux besoins de l’agglomération dont la population avoisine les deux millions de personnes. Il faut reconnaître que ces derniers jours, les bus se font rares dans les rues de la capitale, ce qui pose un sérieux problème pour le transport des habitants, notamment en heures de pointe.

Nour Eddine EL AISSI

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Rabat: Réouverture du marché couvert d’Al Akkari /

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 220 marchands de fruits et légumes

· Un local de 2.000 m2 fermé depuis des années


Encore une fois, les autorités reviennent à la charge pour instaurer de l’ordre au quartier Al Akkari et précisément au niveau de la zone proche du marché. Cela entre dans le cadre d’une campagne menée contre les marchands ambulants qui portent préjudice aux commerçants patentés. «A partir de ce vendredi, on va procéder à la réouverture du marché couvert construit en 2000 par la commune», souligne Driss Razi, président de l’arrondissement de Hassan. Pour ce faire, la commune vient d’achever les travaux de réhabilitation et de peinture de ce local d’une superficie de près de 2.000 m2.

Pour rappel, la commune a mobilisé près de 2,5 millions de DH pour la construction de ce marché au profit de 220 marchands. Chacun a bénéficié d’une place aménagée d’une superficie de 5 m2, moyennant une redevance trimestrielle de 800 DH. Mais selon les termes de la convention de bail, ils ne doivent plus pratiquer leur commerce à l’extérieur du marché. Ce qui n’a pas été le cas par la suite, car les nouveaux locataires avaient commencé à quitter le bâtiment l’un après l’autre quelques semaines après son ouverture. Ils ont squatté à nouveau les alentours du marché pour revenir à la pratique du commerce en plein air. La cohabitation entre commerce ambulant et commerce sédentaire n’a jamais réussi. «Pour éviter la faillite, j’étais obligé de revenir vendre à l’extérieur du marché qui n’est plus fréquenté par les clients. Ces derniers cherchent la proximité et les bas prix», explique un marchand de légumes. Dans l’indifférence des autorités, la place Al Akkari, ainsi que les rues et les artères proches du marché sont envahies par les marchands ambulants vendant différents produits (légumes, fruits, articles en plastique…).

Le désordre et l’anarchie règnent sur les lieux. Ce qui cause de multiples désagréments aux citoyens ainsi qu’aux commerçants patentés. La situation atteint son paroxysme tous les samedis matin et à la fin de chaque journée à partir de 17 heures. La circulation, que ce soit pour les piétons ou les automobilistes, devient un calvaire. La place est alors le théâtre de bagarres et d’accrochages. Depuis près de huit ans, la plupart les locataires ont cessé de régler les redevances locatives ainsi que les taxes afférentes, en particulier la patente. Les montants dus sont énormes et hors de portée pour les locataires. C’est la raison pour laquelle le président de l’arrondissement, un enfant du quartier, a adressé dernièrement un courrier au maire lui demandant l’annulation de ces dettes pour faciliter le retour des marchands au bâtiment du marché. Razi envisage également de répondre à d’autres réclamations des locataires. Il s’agit en particulier de la diversification des activités du marché, notamment la vente de poisson, en vue d’attirer plus de clients.

«En cas d’échec de cette dernière initiative, je militerai pour la transformation de ce marché en un complexe sportif. Il est inadmissible de rester indifférent à ce gâchis qui n’a que trop duré», souligne le président. La balle est donc dans le camp de l’autorité qui devrait combattre sans relâche les marchands ambulants.

Nour Eddine EL AISSI

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