20 août 2008

Nuit féerique sur le Bouregreg



· Un cirque géant prévu le 21 août

· 1.000 artistes et 500 enfants choristes y participent

· Le budget avoisine les 13 millions de DH



Un spectacle grandiose gratuit et en plein air est en cours de préparation sur le Bouregreg la nuit du 21 août. Les organisateurs, l’Amesip (Association marocaine pour les enfants en situation précaire) et le Cercle Aldébaran pensent attirer jusqu’à 150.000 personnes. Ce spectacle entre dans le cadre de la deuxième biennale «Karacena» des arts du cirque et du voyage, sachant que la première édition s’était tenue en 2006.


Création urbaine sur le Bouregreg, ce projet est monumental, puisqu’il a nécessité une enveloppe de 13 millions de DH. Il aura pour scène la casbah des Oudayas et 1,5 km de Bouregreg. Près de 1.000 artistes, âgés de 16 à 22 ans, y participent. La majorité sont issus de milieux défavorisés ou sont d’anciens enfants des rues. Grâce à l’école du cirque Shems’y, basée à Salé et gérée par l’Amesip, ils ont appris les techniques du cirque. Leur formation, ils la doivent aussi à l’académie française Fratellini, qui a envoyé au Maroc des formateurs qualifiés et a accueilli des jeunes Marocains en tant que stagiaires. Cette manifestation est extrêmement importante pour eux, puisqu’elle leur permettra de montrer leur talent au public, et d’avoir ainsi une reconnaissance pour les efforts fournis. Leur rêve à tous: devenir des professionnels du spectacle et gagner leur vie dans le domaine du cirque. En tout cas, et c’est un bon début, tous ces jeunes artistes percevront un cachet pour leur contribution au spectacle Karacena.

Certains vont jongler, d’autres feront des acrobaties, d’autres se tiendront en équilibre sur des échasses… Une chorale de 500 enfants, âgés de 8 à 12 ans, issus de l’Amesip, accompagnera les artistes. Il y aura aussi des rameurs, des marins, des musiciens, des chanteurs, des comédiens… D’après Touraya Bouabid, présidente du projet, 75 artisans ont œuvré à la réalisation du spectacle, et 50.000 heures de travail auront été nécessaires.

Le spectacle des enfants du Bouregreg rejouera la prédiction fantastique de l’astrologue Ibn Driss Marchar, selon laquelle la casbah des Oudayas tombera aux mains des corsaires venus des deux mers, et ce, dans 700 lunes, c’est-à-dire le 21 août (d’après les recherches et les calculs des astronomes du Cercle Aldébaran). Lors de ce rendez-vous imaginaire, des cavaliers, des canons, des bateaux viendront prendre d’assaut la forteresse de la casbah des Oudayas et créeront une effervescence soudaine. Ainsi, en cette nuit du 21 août 2008, la fière citadelle va tomber aux mains des corsaires et si les tirs de canon ne suffisent pas, la ruse et la magie seront utilisées. «Du néant surgira alors la fantasmagorie navale d’un cirque imaginaire», explique Laurent Gachet, concepteur et metteur en scène du spectacle. «Les remparts seront parés de zellige et de bois précieux, de lumières et de feux. Quand le génie de la citadelle apparaîtra, un pont de feu unissant les deux rives sera édifié… Alors la légende aura dit vrai et, en cette nuit unique, les habitants des deux rives oublieront leurs rivalités, leur différence ou leur provenance pour devenir, le temps d’une lune, les enfants du Bouregreg…».

Chaque scène du spectacle combine une projection d’images inédites sur la casbah, une écriture musicale spécifique, une action sur le plan d’eau ou les berges faisant appel aux jeux nautiques et aux disciplines du cirque, un éclairage par la lumière et le feu et un effet pyroscénique.


Spectacle permanent


L’intérêt de cette manifestation est multiple. Pour la société d’aménagement du Bouregreg, c’est l’occasion rêvée d’avoir un impact maximum pour le retour des deux rives du fleuve à la circulation piétonne et l’appropriation de cet espace par la population locale. Comme l’explique Touraya Bouabid, ce projet aura également des répercussions économiques et sociales positives sur la région. «Les chantiers de préparation des 18 tableaux du spectacle fluvial ont permis de développer des compétences individuelles et collectives. Les répétitions artistiques ont déclenché de nouveaux besoins pour la cité: logistique des repas, sécurité dans les espaces publics, transport des personnes, formation de techniciens de régie, constructions scénographiques avec les artisans…».

La présidente du projet indique aussi que Karacena 2008 aura un prolongement, avec le développement d’un lieu de spectacle sur le site de la future cité des arts et des métiers de Salé, sur la rive du Bouregreg, qui deviendra une destination touristique, tout en restant accessible à la population. Un spectacle permanent sera créé dans ce lieu, ce qui offrira des débouchés pour une trentaine d’artistes avec, tous les deux ans, un changement de spectacle, ajoute-t-elle.

Nadia BELKHAYAT

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15 juil. 2008

Le flamenco à l’honneur à la Villa des Arts de Rabat


· Accès gratuit au spectacle de Maribel Ramos

«La Zambra», c’est l’intitulé d’un spectacle de flamenco qui se tiendra à la Villa des Arts de Rabat le 17 juillet à partir de 20h. C’est une jeune danseuse espagnole de 31 ans, Maribel Ramos, qui se produira, accompagnée de son guitariste Michele Laccarino, de son percussionniste, Antonio Montiel et du chanteur Miguel Angeriz.

Le spectacle est organisé et offert par le Festival international de chant des mines, le ministère espagnol de la Culture et le Service Culturel de l’ambassade d’Espagne à Rabat. Si elle a été choisie pour donner ce spectacle, c’est qu’elle est particulièrement douée, assure la responsable communication de l’Institut Cervantès: elle est non seulement danseuse, mais aussi professeur et voyage dans le monde entier depuis plusieurs années.


Mais qui est cette jeune prodige? Maribel Ramos a laissé sa ville natale, Barcelone, à cinq ans, pour vivre à Almeria, où elle a commencé à apprendre le flamenco en étudiant la danse sous toutes ses formes: espagnol classique, école bolera (style de danse qui transforme des danses populaires en danses d’exposition professionnelle), ballet classique, folklore...

À 23 ans et grâce à une bourse qui lui a été offerte par la Fondation Cristina Heeren d’Art flamenco, elle a pris des cours auprès de professeurs de renom comme Antonio Canales et Eva «la Yerbabuena». Une année plus tard, Maribel dansait à NewYork, Miami, Los Angeles et Boston, en participant aussi au Festival «Les Voix du chant flamenco» à Grenoble.

Depuis lors, sa carrière l’a menée dans des tournées internationales non seulement comme danseuse, mais aussi comme professeur, en réalisant des projets didactiques avec l’Association des professionnels du flamenco à Bournemouth (Angleterre), l’Institut Cervantes de Manchester (Angleterre), l’École Helsinking Tanssiopisto (Finlande) ou l’École de Yoko Komatsubara à Tokyo (Japon).

Au chant, elle sera accompagnée par Miguel Gonzalez Angeriz «El Picuo», qui à 28 ans a travaillé à Rome, Tokyo, Séville, Londres et New York, avec des artistes tels Belen Maya, Rafaela Carrasco et Domingo Ortega, en parcourant des festivals comme le Récital Flamenco de Shoji Kojima (Tokyo), la XIV Biennal de flamenco de Séville ou le Flamenco Festival London.

Michele Laccarino accompagnera «La Zambra» à la guitare, qu’il a commencé à pratiquer à 5 ans et qui a changé sa vie quand à 11 ans il a écouté Paco de Lucía. Depuis lors, et outre l’enregistrement de disques, il a travaillé avec des artistes de pop italien, de flamenco et de jazz comme El Lebrijano, Tino di Geraldo ou Tomasito.

Antonio Montiel se chargera de la percussion. Expert en jazz-fusion et chercheur insatiable d’autres musiques, il est entré en 2002 dans la compagnie de «Eva la Yerbabuena» en prenant part au «Festival Flamenco USA 2002».
A noter que les invitations sont disponibles gratuitement à l’Institut Cervantès de Rabat.

Nadia BELKHAYAT

Instituto Cervantes
de Rabat

3-5, zankat Madnine
10.000 Rabat
Tel.: 212 37 70 87 38
Fax.: 212 37 70 02 79
cenrab@cervantes.es

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2 juil. 2008

Festival du film international d'auteur de Rabat : le palmares


Culture : Festival du film international d'auteur de Rabat : Le film allemand ''Le Bonheur d'Emma'' remporte le grand prix Hassan II

Le film allemand, "Le Bonheur d'Emma" du réalisateur Sven Taddicken a remporté le Grand Prix Hassan II de la 14ème édition du festival du film international d'auteur de Rabat.

La cérémonie de clôture de cette manifestation cinématographique a été marquée également par la remise de prix aux longs métrages lauréats de la compétition officielle de cette édition où 12 films étaient en lice.



Il s'agit du film "David and Layla" de Jay Jonroy (Irak/USA), qui s'est également vu attribuer le prix du public. Le prix de la critique cinématographique est revenu au long métrage "Pièces de rechange" du mexicain Aaron Fernandez qui s'est également vu attribuer une mention spéciale.

Le prix de la meilleure interprétation masculine est revenu à l'acteur Syrien Faiz Kozk pour son rôle dans le film "Hors couverture" de Abdellatif Abdelhamid alors que la Polonaise Evelina a remporté le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans le film "Destin".

Le prix du meilleur réalisateur a été attribué au cinéaste croate Ognjen Svilicic pour son film "Armin".

Le jury, présidé par le réalisateur polonais Andrzej Zulawski, a décerné un prix spécial au film iranien "Le cahier" de la réalisatrice Hana Makhmalbaf.

Un hommage a également été rendu, lors de cette soirée, au réalisateur et scénariste marocain Latif Lahlou en récompense pour ses contributions en matière de création et de production cinématographique.

Les organisateurs ont, à cette occasion, salué l'amitié maroco-égyptienne en la personne de l'artiste Farouk El Fichaoui.

Intervenant à cette occasion, Abdelhak Mantrach, président du festival a affirmé que cette édition a connu une grande affluence du public Rbati avec 191.000 personnes, enregistrant un nombre record, comparé aux éditions précédentes.

Le festival international du cinéma d'auteur de Rabat se veut un projet culturel d'envergure à travers la diffusion d'une culture pédagogique et un moyen de promotion de la diversité culturelle, a-t-il ajouté.

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25 juin 2008

Les corsaires s’emparent des Oudayas

L'Economiste, le 1er quotidien économique du Maroc
· Le spectacle «Les enfants du Bouregreg» le 21 août

· Budget: 13 millions de DH

Une légende raconte que l’astrologue Ibn Driss Marchal a prédit que la Casbah des Oudayas tombera aux mains des tribus corsaires dans 700 lunes! Et selon les calculs des astronomes, la 700e lune aurait lieu le 21 août prochain! Ce soir-là, la troupe des Karacena (pirates en arabe) va rejouer cette prédiction, un spectacle qu’ils intitulent «Les enfants du Bouregreg».

Cette création est réalisée dans le cadre de la 2e édition de la biennale des arts du cirque et du voyage. C’est l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et l’Académie Fratellini dirigée par Laurent Gachet qui ont imaginé cette création. En 2006, Gachet, concepteur et metteur en scène, lance Karacena, la 1re édition de la biennale des arts du cirque et du voyage à Salé. Une aventure qui prolonge la coopération qu’il initie avec l’Amesip et qui a conduit aussi à la création de Shems’y, première école de cirque du Maroc.

C’est l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et l’Académie Fratellini dirigée par Laurent Gachet qui ont imaginé ce spectacle qui aura lieu le 21 août
Le nouveau spectacle se déroulera comme suit: une foule se rassemblera sur les berges du Bouregreg, en brandissant des lumignons. Une fois la nuit tombée, les corsaires voudront prendre d’assault la ville. Chacune des scènes combinera projection d’images sur la casbah, action sur le plan d’eau ou berges faisant appel aux jeux nautiques et disciplines du cirque, éclairage par la lumière et le feu…

Des bougies de Salé, fantasias, comédiens du cirque de Shems’y, cascadeurs de Ouarzazate, apprentis des métiers de la confection… toutes ces composantes ont participé à monter le spectacle «Les enfants du Bouregreg». Le coût de ce dernier est estimé à 13 millions de DH dont 60% pour le budget artistique et technique, 20% pour la gestion de production et les services et le reste pour les actions de communication. Le tout consolidé par les aides logistiques et les apports en nature d’entreprises privées et la contribution des pouvoirs publics. Et c’est depuis décembre 2007 que les préparatifs sont en cours: recherche de financement, recrutement des équipes, études de faisabilité, construction des chantiers, casting, écriture du spectacle, répétition. En somme, tout est fin prêt pour offrir un spectacle qui promet d’être grandiose.

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Bouregreg, repaire des pirates

C’est au bord du Bouregreg que Rabat et Salé doivent leur naissance, il y a plus de 20 siècles. Le fleuve prend sa source dans le Moyen-Atlas. Pour les Marocains, le Bouregreg c’est surtout son estuaire et au-delà, ils n’imaginent pas ce qu’est l’oued. Un oued qui a même changé de nom puisqu’il s’appelait dans l’antiquité, Oued Sala (la rivière salée), ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’il devient Bouregreg, sans doute une étymologie berbère, «regrag» signifiant «gravier» en berbère. Trait d’union entre les «sœurs rivales», le Bouregreg a constamment posé des problèmes pour sa traversée, car malgré les conflits entre les cités, il y a toujours eu échange. Depuis l’origine, on traverse en barques. Au XVIIe siècle, les pirates de la république du Bouregreg firent de Salé leur repaire. En s’engageant pour le compte du sultan, les pirates deviennent des corsaires, au service du pays. Le port de Rabat aurait alors compter jusqu’à 60 vaisseaux en son sein.

Jihane Kabbaj

Connaître l'histoire du Bouregreg

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16 juin 2008

Et de treize pour le Festival Jazz au Chellah


Un événement marquant le trait d'union entre deux cultures

Ayant acquis une notoriété considérable au fil des éditions, le Festival Jazz au Chellah revient avec force s'imposant de plus en plus sur la scène culturelle et artistique de la capitale et drainant tout au long de ses cinq soirées, un public assoiffé de ce style musical.

Des fans qui reviennent et d'autres qui contribuent à l'épanouissement de cette grande manifestation ayant pris de l'ampleur et de la valeur. «Le Festival Jazz au Chellah est une scène de choix pour relancer l'esprit de tolérance, de dialogue et d'expression artistique ouverte sur l'espace euro-méditerranéen et sur le monde.

Cette manifestation regroupe des artistes marocains et européens qui nous font partager des moments uniques de la musique», souligne Bruno Dethomas, ambassadeur, chef de délégation de la Commission Européenne. Quant au discours de Mme Touria Jabrane, ministre de la Culture (lu en son absence par Souad Razzoq de la direction des arts), celui-ci a été porteur de beaucoup de messages d'encouragement et de félicitations pour cet événement favorisant des moments intenses de partage et d'échange entre les deux cultures. L'ouverture de cette année l'atteste considérablement, vu le choix des musiciens sollicités, réunissant, dans la même soirée, le Belge Philip Catherine, en première partie, et le trio autrichien Dhafer Youssef et Wolfgans Muthspiel en fusion avec le flûtiste marocain, Said Nouiar. Un concert unique où le ton de cette édition a été donné à travers le classicisme épuré de Philip Catherine, ayant joué pour le public de Chellah, en dehors des musiques brésiliennes dont il est si friand, plusieurs de ses compositions.

Des moments magiques que nous avons pu apprécier avec beaucoup de sérénité et de méditation dans ce beau cadre historique du site du Chellah. L'approche unique et le lyrisme émotionnel du jeu de Philip le place en avant-gardiste de la scène européenne du jazz depuis les années soixante.

Ce virtuose de la guitare a été suivi, en deuxième partie de la soirée, par du chant soufi du lutiste Youssef Dhafer, musicien austro-tunisien, considéré comme l'une des plus belles voix du monde. Il a été accompagné d'un autre grand de la guitare européenne en la personne de Wolfgang Muthspiel. Un très bon métissage qui fut rehaussé par la flûte du génial Said Nouiar. Cette fusion de la guitare du nord, du oud du sud et de la flûte, a constitué un véritable trait d'union entre nos deux cultures, créant un univers féerique et spirituel, très enraciné dans la tradition soufie dans laquelle puise le musicien Youssef Dhafer.

Un voyage musical sans précédent, comme l'ont qualifié les directeurs artistiques du Festival, où les cigognes du Chellah n'auront qu'à bien se tenir pour suivre des musiciens migrateurs, en exil permanent et aux oreilles grandes ouvertes sur les mouvements et les sons du monde contemporain. Ce beau périple s'est poursuivi, le second jour du Festival, par l'exploration de nouveaux espaces d'improvisation où se mélangent jazz, rock et folk à travers le groupe Pink Freud de Pologne, qui a donné le relais à une rencontre très exceptionnelle entre State Of Monc de Hollande, Ahmed Cherkani au violon et Abdellah El Allaoui aux percussions.

D'autres fusions ont pris part aux concerts du week-end avec le gnaoui Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, accompagnant les sons du balafon de Lansiné Kouyaté, puis la rencontre du fougueux trompettiste italien, Flavio Boltro, l'énergique percussionniste, Jauck El Maleh, et le lutiste, Youssef Oulmadani, sans oublier de mentionner les belles prestations du duo Florin Nicolescu (violon) et Andreas Oberg (guitare), puis celle du trio «The Neil Cowley», ayant subjugué le public du Chellah avec son expérience qui donne à sa musique une perspective l'éloignant des sentiers battus de l'héritage jazz.

Et pour clôturer cette 13e édition, les organisateurs du Festival ont prévu, aujourd'hui, une rencontre au sommet à mettre sur l'agenda de tous, avec le plus beau trio de jazz métissé réunissant Majid Bekkas, Joachim Khün et Ramon Lopez qui nous présentent, pour la première fois au Maroc, le projet Kalimba, figurant parmi les 10 meilleurs albums jazz de l'année 2007.

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Un Jazz fusionné

Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah s'impose comme un événement incontournable de la capitale et du Maroc tout entier.

Organisée depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc, les ambassades et Instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la wilaya de Rabat-Salé, cette manifestation constitue un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc.

Pour sa 13e édition, le menu est un véritable tour de l'Europe en jazz. Du jazz oriental, à l'électro jazz, en passant par la musique du monde revisitée, puis le classic jazz pour finir par l'une des plus belles fusions jazz au monde. Une sélection que nous devons énormément à Habib Achour, directeur artistique côté européen, et Majid Bekkas, directeur artistique côté marocain.


Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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13 juin 2008

Ça «jazz» à Rabat


Le Festival du jazz au Chellah a levé ses rideaux hier et se poursuit jusqu'au 16 juin à Rabat. Une scène d’expression artistique ouverte sur l’espace euro- méditerranéen et sur le monde


Le jazz élira domicile au magnifique site de Chellah de Rabat jusqu’au 16 juin. Organisé depuis 1996 par la délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des États membres de l’Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la wilaya de Rabat-Salé, le Festival du jazz au Chellah a levé les rideaux jeudi 12 juin. Cet événement est un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc, estiment les initiateurs. «L’Union européenne a proclamé 2008 «Année européenne du dialogue interculturel». A Rabat, nous avons depuis 13 ans devancé les évènements : le festival du jazz au Chellah est une scène de choix pour relancer l’esprit de tolérance, de dialogue et d’expression artistique ouverte sur l’espace euro-méditerranéen et sur le monde», affirme Bruno Dethomas, ambassadeur, chef de délégation.

Ainsi s’effectuera au cours de cette 13e édition du festival une virée en musique ralliant le Maroc à l’Europe notamment avec le menu concocté par Habib Achour et Majid Bekkas, directeurs artistiques, respectivement responsables de la programmation européenne et marocaine. «L’esprit du festival a toujours été depuis le début basé sur la rencontre entre musiciens de jazz européens et marocains. Cette année, le choix a été porté sur des groupes métissés, des groupes déjà composés de plusieurs nationalités et ayant par conséquent diverses influences», déclare à ALM Majid Bekkas. Ainsi, il a été question du jazz oriental avec le concert du jeudi 12 juin de la formation composée de Dhafer Youssef, chanteur compositeur austro-tunisien, enraciné dans la tradition soufie et ouvert à d’autres influences, et le trio de Wolfgang Muthspiel, guitariste autrichien exceptionnel qui revient pour la deuxième fois au festival. «On assistera en quelques heures à un véritable panorama de l’étendue des possibles qui sera rehaussée par la flûte du génial Said Nouiar», avait déclaré à propos de ce show les directeurs artistiques dans leur édito. Auparavant et dans la même journée, le festival s’est ouvert avec un jazz typiquement européen, un jazz classique donné par le guitariste virtuose Philip Catherine (Belgique), un avant-gardiste de la scène européenne depuis les années soixante qui se produira au Chellah en solo.

Le vendredi 13 juin, le public découvrira le jazz hollandais du groupe State of Monc, et vibrera aux sonorités bien marocaines du violon d’Ahmed Cherkani et des percussions d’Abdellah Allaoui. Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, portera bien son patrimoine gnaoui à la rencontre des sons du balafon de Lansiné Kouyaté lors de la soirée du samedi. Au programme du dimanche, on prévoit le concert du Flavio Boltro, surdoué de la trompette qui promet une fougue incomparable à laquelle se rajoutera celle de Jauck El Maleh, maître incontesté de la percussion, avec le Oud de Youssef Oulmadani. Et pour la clôture de cette 13ème édition prévue pour le lundi 16 juin, le festival prévoit une rencontre à ne pas rater. Il s’agit du trio de jazz métissé, Majid Bekkas, Joachim Khün et Ramon Lopez. Ils présenteront pour la première fois au Maroc le projet Kalimba, qui compte parmi les 10 meilleurs albums jazz de 2007. Les soirées du festival du Jazz au Chellah débuteront à 20h. Les recettes du Festival seront versées à une oeuvre caritative marocaine. Ainsi du 12 au 16 juin 2008, le Chellah vibrera à travers un Jazz, musique de métissage et de dialogue des cultures.

Le 13-6-2008
Par : Amine Harmach

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31 mai 2008

Concours Génération Mawâzine : Les groupes «Tigresse Flow», «Sakadoya» et «Taghrast» primés


La cérémonie de remise des Prix du concours Génération Mawâzine s’est déroulée samedi 24 mai à Rabat. Un espace qui vise à encourager l’esprit d’initiative chez les jeunes talents.

Les groupes «Tigresse Flow»de Casablanca, catégorie Hip Hop ; «Sakadoya» de Settat, catégorie Rock et Thaghrast, catégorie Fusion, ont remporté le Prix « Génération Mawazine » dans le cadre de la 7-ème édition du festival Mawâzine rythmes du monde.


«Sans le concours «Génération Mawâzine», nous aurions difficilement eu l’occasion de diffuser notre art et de montrer nos talents. C’est l’une des rares manifestations qui promeuvent les jeunes musiciens», déclare à ALM Hicham Hamzi le batteur du groupe «Sakadoya».

«Pendant plus d’une année, nous nous sommes investis à fond, motivés pour la préparation de ce concours», ajouta-t-il, soulagé que le groupe «Sakadoya» ait été primé. La cérémonie de remise des Prix s’est déroulée samedi 24 mai sur la scène du parc Nouzhat Hassan à Rabat et a été marquée par des spectacles de groupes participant à ce concours. «Ce trophée qui a récompensé avant tout notre effort, prouve en même temps que la musique métale a sa place dans la nouvelle scène marocaine», déclare Hicham.

Le jury de «Génération Mawâzine» avait la rude tâche de choisir un groupe dans chacune des trois catégories qui sont : la fusion (musique néopopulaire), le rock et le hip hop. Ce jury était composé de Ahmed Aydoun, musicologue et président du jury, Belaïd Akkaf, compositeur, Younès Migri, musicien ainsi que de la chanteuse roumaine Johanna Rusu. Selon le président du jury, cette 3-ème édition de «Génération Mawâzine» a connu la participation de 136 groupes, toutes couleurs musicales confondues, venus des différentes régions du Royaume. Sur les 114 présélectionnés au niveau régional, dix ont été retenus en finale, a-t-il dit, ajoutant que l’association «Le Maroc des cultures» produira un album et un clip-vidéo pour les trois premiers primés. Selon Aydoun, Génération Mawâzine, espace d’expression, vise à encourager la créativité et l’esprit d’initiative chez les jeunes talents.

«L’objectif de ce concours est de découvrir de nouveaux talents, et leur offrir la possibilité de jouer leur musique dans des conditions professionnelles. Ainsi les lauréats du concours Mawâzine de chaque édition seront automatiquement invités à l’édition suivante où ils seront sur scène aux côtés de grands artistes internationaux», avait déclaré Ahmed Aydoun à ALM.

Par : Amine Harmach

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26 mai 2008

Le Quartet Lansine Kouyaté et David Neerman au Festival Jazz au Chellah


Le balafon et le vibraphone en fusion à Rabat


Samedi 14 juin, le magnifique site historique de Chellah à Rabat accueille, à partir de 21h30, un spectacle de jazz inédit et magique. Avec Lansine Kouyaté au balafon, David Neerman au vibraphone, Ira Coleman à la contrebasse et Laurent Robin à la batterie.

Le Quartet Lansine Kouyaté et David Neerman représente la France à la 13ème édition du Festival européen du jazz au Chellah qui se tient du 12 au 16 juin prochain, sur le thème actuel de la mobilité.


Au programme de ce rendez-vous musical: du jazz oriental, de l'électro jazz, de la world music et du classic jazz. Les plus belles fusions jazz au monde résonneront aussi entre les murailles du Chellah qui verra se succéder des artistes de grand renom, au bonheur d'un public amateur et mélomane de plus en plus nombreux.

La rencontre entre l'improvisateur délicat et vibraphoniste, David Neerman, et le maître du balafon malien, Lansine Kouyaté, promet une balade en musique magique, émouvante... Et surtout inédite entre deux instruments aux sonorités différentes, le balafon et le vibraphone. Les deux talentueux compères tentent ingénieusement d'harmoniser les sons. Une démarche qui séduit les plus récalcitrants d'oreille. Il faut dire que de cette aventure, tout à fait naturelle et forcément osée, ressort une musique empreinte de poésie du genre à mettre en transe le public.

A travers ce spectacle, le Festival Jazz au Chellah nous convie à explorer un répertoire où se mêlent traditions mandingues et d'excellentes compositions originales. Un cocktail de belles sonorités proposé par des musiciens d'exception. Seront aussi de la fête, « Yakhouba Sissokho qui a déjà fait les quatre cents coups avec Lansiné Kouyaté ainsi que le jeune virtuose de l'accordéon, Vincent Peirani », rassurent les organisateurs.

Jazz au Chellah est organisé à l'initiative de la Délégation de la Commission européenne, les Ambassades et Instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne et la Délégation Wallonie-Bruxelles en partenariat avec le ministère de la Culture et la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaêrs.

A l'instar des précédentes éditions, le public appréciera tout au long de ce Festival le talent et le génie des musiciens venus essentiellement d'Europe
et dont les prestations promettent d'intenses moments de bonheur, de joie, de partage et d'échange. Dans un cadre mystique et convivial. Une fête comme le mérite la capitale qui ne se résume pas pour autant qu'à la danse. Puisque « le Festival Jazz au Chellah est (aussi) une scène de choix pour relancer l'esprit de tolérance, de dialogue et d'expression artistique ouverte sur l'espace euro-méditerranéen et sur le monde», souligne Bruno Dethomas, Ambassadeur, chef de la Délégation de la Commission européenne.

Outre le Maroc, sont représentés à cet événement treize pays d'Europe dont notamment la Hollande, la Pologne, l'Autriche, la Belgique et la Grande-Bretagne.

Concert de jazz
Site de Chellah (Rabat)
Samedi 14 juin
21h30

ALAIN BOUITHY

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Whitney Houston enflamme les R’batis


· C’est une artiste très émue que le public a admirée

· Feux d’artifice pour la clôture


Rabat a vécu depuis une dizaine de jours au rythme des musiques du monde. Cette 7e édition du festival Mawazine s’est achevée samedi 24 mai avec un feu d’artifice exceptionnel dont un spectacle de la diva américaine Whitney Houston. Pendant toute la journée, des fans attendaient avec impatience de voir la super star chanter. C’est par milliers qu’ils ont pris d’assaut le stade de Hay Nahda dès les premières heures de la matinée.

L’entrée en scène de Whitney Houston a été triomphale. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que la star américaine est apparue devant le public, toujours aussi belle et gracieuse. Pour son spectacle, Whitney Houston a mis le paquet en offrant au public marocain un spectacle époustouflant pendant une heure et demie, où elle a repris ses tubes et quelques chants de gospel. C’était une Whitney nostalgique et émue à Hay Nahda. Et pour cause, l’artiste ne s’est produite pas devant son public depuis plusieurs années déjà. «J’ai vécu de bons et de mauvais moments dans ma vie», a-t-elle dit pendant le concert. Ce festival marquera quelque part le come-back de l’artiste. Ne cessant de remercier le public, de sa «gentillesse et son hospitalité», elle a exprimé son admiration pour le pays et sa beauté.


La diva a d’ores et déjà promis qu’elle reviendra bientôt. Un moment très fort du festival marquera pour longtemps les esprits, celui de l’interprétation de la bande originale du film The Bodyguard, le tube «I will always love you». Le public était en totale communion avec l’artiste répétant après elle les refrains et scandant son nom: Whitney! Whitney! Après cette prestation, l’artiste a eu un geste surprenant. Accroupie devant le public, elle a prié pendant quelques secondes, en silence. Retour sur certains autres moments forts du festival. La veille, sur la même scène, le Tunisien Saber Roubahi, sacré par la presse arabe super star de la chanson arabe, a réussi aussi à attirer la foule. «Le public marocain, vous êtes de vrais artistes», lui a-t-il lancé. En même temps, avec tout autant de succès, le Colombien Juanes à la Camisa negra, se produisait sur la scène Bouregreg. La soirée s’est terminée par un immense feu d’artifice en guise de clôture du festival.

Les R’batis sont ravis, l’évènement est une réussite puisqu’il a touché toutes les catégories sociales de tous les âges. Ils attendent déjà la prochaine édition.

Jihane KABBAJ

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25 mai 2008

Festival Mawazine de Rabat - don royal à de jeunes musiciens marocains


La SNRT procédera à la production d'albums et de clips vidéo

La 7e édition du festival Mawazine Rythmes du monde, organisée du 16 au 24 mai à Rabat, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, a été couronnée par la remise d'un don royal à des jeunes créateurs marocains dans le domaine de la musique et de la chanson.

"S.M. le Roi Mohammed VI, qui entoure de sa haute sollicitude les artistes et le monde de l'art, a bien voulu ordonner l'octroi d'un don en guise d'encouragement aux jeunes groupes prometteurs ayant hissé leurs productions au rang de la créativité", a annoncé le directeur artistique du festival, Aziz Daki, dans une allocution lors de la cérémonie de clôture de cette manifestation, tenue samedi soir au quartier Annahda à Rabat.

Ce don illustre l'intérêt que porte le Souverain à la promotion de l'art et des artistes, a souligné M. Daki, affirmant que conformément aux Hautes orientations Royales, l'association "Maroc Cultures" a accordé une attention toute particulière aux groupes de jeunes lors de cette 7e édition du festival et veillé à leur assurer une présence remarquable au plan aussi bien de la qualité que du niveau de participation. Il a expliqué que le don Royal bénéficie à trois catégories de troupes, à savoir les jeunes artistes qui comptent à leur actif un important parcours au service de l'art, ceux en début de carrière ainsi que les lauréats du concours Génération Mawazine.

Cette généreuse initiative Royale sera un stimulant pour les jeunes à davantage de créativité en matière de musique et de chanson, avec l'ambition de permettre à l'art marocain d'atteindre le stade du professionnalisme et de s'illustrer sur la scène internationale.


Ont profité de ce don les troupes H-Kayne, Darga, Hoba Hoba Spirit, Mazagan et l'artiste Joudia, en plus des lauréats du concours Génération Mawazine 2007, en l'occurrence May Ara-Fusion, Hakmin et The Stunt Boys. Pour sa part, le président-directeur général de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), a indiqué que sur ordre de S.M. le Roi Mohammed VI, la société procédera à la production d'albums ou de clips vidéo pour les artistes ayant bénéficié du don Royal.

A cette occasion, les jeunes artistes bénéficiaires du don Royal ont exprimé leurs remerciements et leur gratitude au Souverain pour cette Haute initiative en faveur des jeunes talents.

Par MAP

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23 mai 2008

«Rabat, une dame pour le Bouregreg»


Subtile mélange de photos et d'histoire, l'ouvrage met la mémoire en mouvement.
Quand un photographe de talent et une historienne de renommée combinent leur savoir faire, cela donne «Une dame pour le Bouregreg».


Ce beau livre, signé Amina Aouchar et Stefano Ciannella invite le lecteur à une balade à travers un Rabat qui s'ouvre à lui et s'offre à son regard, en douceur et avec beaucoup de réserve. Et l'on découvre une ville dans tous ses états, telle qu'on ne l'a jamais vue.

Dotée d'une sensibilité à fleur de peau, Stefano Ciannella se laisse emporter par un élan lyrique que laissent transparaître ses photos. Lyrisme auquel font échos les textes de Amina Aouchar, qui lèvent le voile sur une partie du patrimoine historique et culturel que renferme la capitale administrative. Au fur et à mesure que l'on égrène les pages, la ville majestueuse dévoile ses secrets. Sans trop l'agresser ou la brusquer, le photographe suit cette dame, la charme tel un amant, un amoureux langoureux, pour enfin la dompter et la soumettre à son objectif. Majestueuse, elle laisse entrevoir petit à petit ses trésors les plus enfouis.

Ancrée dans l'histoire, Rabat se tourne fièrement vers un avenir prometteur qu'elle aborde avec assurance. «Au bout du siècle dernier, Rabat surgissait, telle une oasis saharienne insolite au bord de l'Atlantique», écrit l'historienne, avant de poursuivre : «Trois casbahs, trois citadelles s'égrenaient le long de l'oued, juchées sur les hauteurs, cernées de champs de blé et d'orangeraies. Puis la ville s'est agrandie, maisons et immeubles ont envahi les cultures, ravaudé le tissu de la cité. Toutefois, Rabat a su préserver ses carrés de verdure, en créer de nouveaux, ouvrir des espaces paisibles et planter des rangées d'arbres le long de ses avenues. Rabat est un jardin où vieux citadins amoureux de leur cité et nouveaux venus aiment flâner les jours fériés.»

Cette cohabitation entre présent et passé, la fait ressortir dans ses clichés. Tantôt solennels, tantôt enjoués, les différents sites de la ville fleurent bon l'harmonie et la symbiose. Loin des sentiers battus et des idées reçues sur la capitale, l'artiste va au-delà du folklorique pour toucher l'âme de la ville. «Par l'image «mouvante», je cherche l'émotion, l'âme.

Hors du temps. Outre l'espace. J'entre dans la circularité», avoue-t-il. «La recherche naît de la passion pour la matière des lieux, de l'envie, mieux encore, du besoin de percevoir l'espace comme un trait d'union. Un plein qui véhicule sensations, émotions, énergies et qui évoque la mémoire du mouvement et de l'action», écrit-il plus loin. Souvent, ce chasseur d'images surprend sa dulcinée dans ses moments de sérénité et de solitude. Personnage principal de son histoire, elle ne souffre pas de concurrence. Personne n'ose lui voler la vedette.
Les rares âmes qui figurent sur ses photos sont soit floutées, soit placés en second plan. Ils font office de figurants devant la star incontestée. Au moment où le photographe livre ses belles œuvres, l'historienne accompagne le lecteur dans ce voyage dans le temps et dans l'espace.

Opérant en véritable guide, elle suit une démarche didactique mais très agréable. Elle éclaire la lanterne, du récepteur, sur l'histoire des lieux, anecdotes et petites histoires à l'appui. Amina Aouchar prend comme point de départ, les pratiques et les usages de certains lieux à présent, pour ensuite effectuer un flash back dans le passé en vue d'expliquer comment ils étaient dans les époques révolues et qui les peuplait dans le temps.

C'est ainsi qu'on apprend que les Oudayas, Bab el-Alou, El-Gza, l'avenue Mohammed V, l'Agdal… n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui et que Rabat, l'éternelle dame de Bouregreg «incorpore jalousement le nouveau dans l'ancien».

«Rabat, une dame pour le Bouregreg». texte Amina Aouchar, photographie, Stefano Ciannella. Senso Unico éditions.
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Brin d'histoire
«… Ce n'est qu'au début du XXème siècle, lorsque Rabat devient la capitale du Royaume et que le roi est appelé à y séjourner une bonne partie de l'année, que le palais subit des transformations importantes, particulièrement sous le règne du défunt roi Hassan II et de Mohammed VI. Ainsi deux grandes portes ont-elles été récemment réaménagées.

Lors des cérémonies officielles, le roi, précédé par les trompettes des hérauts juchés au-dessus du linteau, sort par une porte haute, élégante ouverture richement décorée. Un peu plus loin, la porte des Hôtes, bel ouvrage de bronze et de cuivre, est surmonté de marbre sculpté, de faïences et d'un large linteau de bois couvert de tuiles vertes, suivant les canons de l'art marocain le plus classique.

Cette entrée est précédée d'une cour dallée, encadrée par des massifs de rosiers. Elle ouvre sur une grande salle au plafond en carène renversée, décoré de cèdre sculpté et peint. Un escalier imposant descend vers un large patio planté de cèdres et de bosquets. Dans cette cour, lors des fêtes nationales, le roi reçoit invités étrangers et notabilités du pays, cérémonie rythmée par l'orchestre des khamsa ou khamsin (cinquante-cinq). Sur trois côtés de la cour, sont aménagées des galeries qui bordent des salons richement meublés. Pendant le mois de Ramadan, dans l'une de ces salles se déroulent el-dourous el-hassaniya, les conférences religieuses, une tradition inaugurée par feu Hassan II».



Par Kenza Alaoui | LE MATIN

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22 mai 2008

Mawazine : Blues à Ryad

Au fil des soirées, Mawazine gagne de plus en plus de terrain sur les activités quotidiennes du monde rbati.

La répartition équitable par genre musical et par artiste, en plus du timing des concerts, a réuni les mélomanes chacun autour de sa scène, mais surtout, a réussi à joindre les indécis et les curieux au rang de fidèles attachés aux lieux de concert qui leurs sont proches. Les concerts se suivent et se ressemblent par leur éblouissement, le nombre d’assistance augmente.

Cette édition, en bon relais de tous les goûts, semble avoir été réfléchie de manière à toucher tous les habitants de Rabat, renversant le stéréotype voulant que le style musical soit intimement lié à la classe sociale. Le constat fut visible mardi soir: des assidus de l’harmonica et fanas du blues aux mères de familles en djellabas accompagnées de leur progéniture, la société miniaturisée était venue s’enquérir de la véracité de la bonne réputation précédant l’arrivée du groupe. Matthew Skoller et sa bande de vétérans sont venus au Maroc avec l’étiquette de l’« avant-garde d’une génération découverte et formée par les célébrités de la scène blues », il fallait en donner la preuve devant quelque trois cents personnes que la scène de Hay Ryad avait du mal à contenir.


Un grand chapeau à Matthew Skoller, actif à l’harmonica et au chant, qui n’oublie pas de saluer chaque tirade acoustique du guitariste Lurrie Bell, et réclamer de chauds applaudissements pour les swings de son claviériste. Leur musique est fondée sur l’harmonica. Leur dernier album, « These kind of blues » est un recueil de sept chansons originales, reflet du titre de l’opus, en plus de reprises des titres de Junior Parker, James Cotton et Jimmy Reed. Matthew Skoller Band pratique un blues qui s’inscrit dans la pure tradition du genre, par l’orchestration basée uniquement sur les instruments de musique sans le concours des ordinateurs ou synthétiseurs.

On a eu le temps aussi d’apprécier un groupe issu de Cologne, en Allemagne, les Schäl Sick Brass Band. Après avoir mis l’assistance devant une variété nouvelle de jazz lundi dernier sur la scène de Qamra, il était prévisible que l’impact laissé allait générer l’intérêt pour la soirée du mardi.

Chose constatée de visu puisque avant même leur entrée sur scène, leur style faisait l’objet de débats savants parmi les connaisseurs présents en masse. Les Schäl Sick Brass Band sont les inventeurs de la fanfare jazzistico-ethnique. Le groupe concilie tradition des cuivres, jazz et sonorités orienta Le SSBB est un ensemble de cuivres, adepte de mélodies douces et de sons percutants, entre poésie persane chanté par un souffle germanique, la musique turque accompagne les accents venus d’Orient. Ils trouvent aussi des sources d’inspiration à portée de main, puisant dans le bouillonnement culturel dont l’Allemagne est si fière.

Illias Mesnaoui

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20 mai 2008

Festival Mawâzine : près de 30.000 spectateurs pour voir Ziggy Marley


Ziggy Marley, fils du mythique Bob Marley, a enchanté la scène Qamra à Rabat samedi soir. Figure importante du reggae, Ziggy a su se faire un prénom et imposer son style durant les 10 dernières années.

Quelque 30.000 spectateurs étaient présents, selon les estimations des organisateurs du festival Mawâzine, à la scène Qamra pour assister au concert de Ziggy Marley, fils du mythique Bob Marley. Dès les premières notes, le public rbati s’est mis dans le bain du reggae. Soutenu par son groupe (Carl «Santa» Davis, à la batterie, Sticky aux percussions, le guitariste japonais Takeshi Akimoto, du collectif Dub de Tokyo Dry & Heavy, le bassiste Pablo Stennett, et la ravissante choriste Jessy), Ziggy a alterné, dans ce concert, entre tubes des Wailers et titres issus de son dernier album «Love is my religion».

Ziggy a envoûté le public marocain. On croyait entendre et voir Bob Marley. Tout le monde fredonnait avec lui les fameuses chansons de son père notamment «Is this love», «No woman no cry», «Africa unit».


Mais même si l’aîné de la dynastie Marley imite à merveille son père, en reproduisant son fameux timbre vocal et ses emblématiques pas de danse, il n’en possède pas moins son propre style. Musicalement, Ziggy s’est émancipé du «strictly» reggae, allant tâter vers des styles comme la soca, la soul, le ragga, le R’n’B.
De même, au niveau de thématique, il semble avoir fait de l’amour sa religion. Sachant que le reggae est un style qui aborde par essence des sujets politiques et sociaux, Ziggy, lui, l’utilise à des fins plus spirituels. «Mon objectif est de propager l’amour. J’évoque dans mes chansons des expériences personnelles, et je ne me sens pas obligé de parler des problèmes sociaux et politiques du monde. Parce que je crois que ces aspects sont éphémères et que le retour à la spiritualité est le remède le plus efficace à tous les maux de l’humanité», avait-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée avant son concert, ajoutant : «ma mission est celle de ramener une énergie positive et un peu de lumière dans l’obscurité du monde». Ainsi «L’amour est ma religion», un message que le monde a besoin d’entendre, a été merveilleusement chanté et scandé par Ziggy sur la scène Qamra ce samedi à Rabat. Selon lui, «l’amour est ce qui unifie tous les peuples. Il doit être prêché dans les églises, mosquées et synagogues». Il a également chanté parmi d’autres chansons de son dernier album «Black cat» (Chat Noir), un titre contre le racisme, les préjugés et la superstition. Il y dit: «chat noir, viens me visiter ! ... tu es beau. Pourquoi tout le monde court en te voyant. Est-ce que quelqu’un t’as-t-il jamais dit je t’aime...».

Né en 1968 à Kingston en Jamaïque, c’est à 17 ans qu’il sort son premier album «Play the game Right» en compagnie de The Melody Makers, formation dans laquelle il joue avec ses frères et soeurs. Suivent 5 albums : «Hey world!», «Consious Party», en 1988, «One Bright day», en 1991 Jahmeyka et en 1993 «Joy and blus». Parallèlement, Ziggy monte son propre label «Gehetto Youth United E à kingston» avec lequel il enregistre «Free like we want 2 B» en 1995, puis «Fallen is Babylon», «The spirit of music» en 1999, et enfin «Love is my religion» en 2006, qui remporte le titre de meilleur album reggae lors des Grammy Awads 2007. Figure importante du reggae, Ziggy Marley a su se faire un prénom et imposer son style durant les 10 dernières années. «J’ai été très touché par l’hospitalité du peuple marocain et j'ai un grand estime pour SM le Roi Mohammed VI. Et tout au long de mon séjour au Maroc, je n’ai senti que de bonnes vibrations» avait-il déclaré.

Le 20-5-2008
Par : Amine Harmach

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19 mai 2008

Festival Mawazine - le rendez-vous des «poids lourds»



· Parade d’ouverture et feux d’artifice pour démarrer

· Un replay de la fête de la musique à Rabat



La 7e édition du festival Mawazine a démarré en grande pompe vendredi dernier. Jamais Rabat, réputée pour son calme et sa quiétude, n’a été aussi animée l’espace d’une soirée. Les visages sont décrispés et l’humeur joyeuse. C’est à croire que le public de Rabat n’attendait que l’occasion pour faire la fête.

Et le lancement de cette première soirée en dit long, toutes les lumières de la ville ont été éteintes pour l’occasion afin de laisser la place à un immense feu d’artifice. Impressionnant ! Il y a eu ensuite la parade d’ouverture des Xarxa Teatre d’Espagne et les Mariachis Real de Oro du Mexique qui ont sillonné toute la nuit les grandes artères de la ville. C’est une véritable fête de la musique, comme il se fait chaque année en Europe. Le concept de l’évènement est simple: celui de proposer plusieurs spectacles en même temps, le public s’arrêtant au gré de son humeur pour admirer celui de son choix. En effet, c’est l’état d’esprit que recherchaient les organisateurs: donner la même chance aux artistes et amener le public à circuler dans la ville. Pari gagné. Un monde fou dans les rues et des embouteillages jusqu’à onze heures du soir!

Pour le concert inaugural, les Rbatis ont eu droit à un poids lourd du jazz. George Benson, avec son légendaire morceau «Give me the night» et son jeu particulier qui consiste à chanter simultanément les notes des solos improvisés à la guitare, a enflammé la scène du Bouregreg. D’ailleurs, à chacune de ses apparitions, il se voit offrir des ponts d’or. Et à Rabat, ça n’a pas raté. Certains n’en croyaient toujours pas leurs yeux de voir leur idole dont les chansons ont bercés leur jeunesse. Samedi soir, les mordus de musique arabe ont pu admirer la superstar d’origine syrienne à la voie rauque et sensuelle, Assala Nasri, vêtue d’un superbe caftan. Un échange fructueux entre l’artiste et son public marocain. Non loin de là, sur la scène Qamra, un tout autre style musical, le reggae et l’une de ses figures importantes, Ziggy Marley, qui n’est autre que le fils aîné de Bob Marley. Et le public aussi était d’un autre style: populaire, jeune et passionné de Reggae. L’émotion était à son comble lorsque Ziggy a repris, pour le plaisir de tous, un morceau de son illustre père, «I wanna love you». A proximité de la scène place Moulay Al Hassan, on pouvait entendre à des kilomètres à la ronde le rythme des Oulad Benaguida, de Mustapha Bourgogne et les chants populaires du Maroc. Dimanche soir, c’était au tour des groupes marocains de musique urbaine, idole de la nouvelle génération de donner leur représenation: Fnaïre, H-Kayne.

La séduisante Nancy Ajram a réussi aussi à capter la foule. Voilà ce qu’était Rabat ce week-end, de la musique dans chaque quartier, des gens qui dansent dans la rue, des grands-mères, des enfants, des adolescents…, le festival s’adressant à toutes les tranches d’âge. L’évènement se poursuit encore cette semaine jusqu’au week-end prochain. Que la fête continue donc…

Saluons au passage, en particulier, l’organisation qui est allée bien au-delà de toutes les attentes, et les forces de l’ordre qui ont veillé à ce qu’il n’y ait aucune fausse note à la fête.

Jihane KABBAJ

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15 mai 2008

Jazz au Chellah: Etonnantes fusions


Une quinzaine d’artistes marocains et étrangers

Les préparatifs pour le festival Jazz au Chellah, prévu du 12 au 16 juin à Rabat, vont bon train. Cette treizième édition, qui s’impose désormais comme un événement incontournable pour les amateurs de jazz et de fusion, est organisée par la délégation de la Commission européenne au Maroc conjointement avec les ambassades et instituts culturels des Etats membres de l’UE.


Jérôme Cassiers, conseiller politique, commercial et culturel à la délégation, a indiqué au cours de la conférence de presse que l’objectif premier de ce festival est le dialogue, l’échange et le partage. En effet, comme chaque année, des Marocains et des Européens joueront et chanteront ensemble, ce qui donne très souvent un résultant étonnant et extraordinaire. Le budget du festival n’est pas très élevé: quelques dizaines de milliers de DH seulement. Et le financement est assuré par les organisateurs. Cette année, une quinzaine d’artistes seront présents.

Le trio autrichien de Wolfgang Muthspiel (guitare) se produira avec Youssef Dhafer (oud). «Ils seront accompagnés par la voix magique et la flûte du génial Saïd Nouiar», indique Habib Achour, directeur artistique du festival, passionné de musique et de jazz. Au programme aussi, l’électro jazz hollandais du groupe State of Monc qui jouera en fusion avec le violoniste Ahmed Cherkani et le percussionniste Abdellah Allaoui. Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, portera bien son patrimoine gnaoui à la rencontre des sons du balafon de Lansiné Kouyaté.

Flavio Boltro, le fougueux trompettiste italien, additionnera son énergie au percussionniste Jauck El Maleh et au oud de Youssef Oulmadani. Et pour clôturer cette 13e édition, une rencontre au sommet à mettre sur l’agenda de tous: le plus beau trio de jazz métissé (Majid Bekkas, Joachim Khün et Ramon Lopez). Ces derniers nous présentent pour la première fois au Maroc le projet Kalimba, qui compte parmi les 10 meilleurs albums jazz de 2007.

N. B.

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Blues, salsa, rap... à Mawazine

·Près de 1.200 artistes étrangers se déplaceront pour l’occasion

· Des millions de visiteurs sont attendus


C’est demain 16 mai que le festival «Mawazine» va ouvrirses portes.Une grande fête de la musique en perspective! Pendant 9 jours, jusqu’au 24 mai, Rabat vibrera à des rythmes très divers (jazz, blues, salsa, rap, chaâbi, en passant par les Gnaouas…). Même les grandes artères de la ville seront animées avec des concerts en plein air. Pour cette troisième édition, neuf scènes abriteront un total de 103 concerts et près de 1.200 artistes, chanteurs et musiciens étrangers se déplaceront pour l’occasion. «Le festival a pris cette année une grande ampleur. Il s’agit du plus grand festival d’Afrique et d’un des plus grands au monde», assure Aziz Daki, directeur artistique du festival. Le budget avoisine les 22 millions de DH, indique-t-on auprès de l’association Maroc Culture, organisatrice du festival.

L’Américain George Benson se produira en ouverture du festival le vendredi 16 mai à la scène Bouregreg à Rabat et la grande star Whitney Houston le clôturera en beauté le samedi 24 mai à la scène Nahda.

La programmation est riche et variée et il y en aura pour tous les goûts. La scène Bouregreg va accueillir chaque soir de grandes stars: Los van van (Cuba), Los Delinquentes (Espagne), Amparanoia (Espagne), Issac Delgado (Cuba), Dee Dee Bridgewater (USA), Daniela Mercury (Brésil), El Bicho (Espagne) et Juanès (Colombie).

La scène Qamra abritera des concerts d’artistes marocains et algériens en majorité (Fnaîre, Orchestre national de Barbès, Bilal, Natacha Atlas, Latifa Raafat, Hoba Hoba Spirit, Darga et Kassav entre autres). La scène Hay Ryad accueillera aussi de grands noms comme David Vendetta, DJ Grace kelly, Matthew Skoller et beaucoup d’autres. De grandes stars arabes sont attendues sur la scène Nahda (Nancy Ajram, Assala, Jil Jilala, Lamchaheb, Nass El Ghiwane, Diana Haddad, Amr Diab, Fadel Chakir, Saber Roubaï). La scène Moulay Hassan abritera une quinzaine de concerts d’artistes marocains dont certains sont connus et d’autres le sont moins. Le théâtre Mohammed V recevra pour sa part Al Di Meola (USA), Biyouna (Algérie), Christiana Branco (Portugal) et beaucoup d’autres. Chellah et la Villa des Arts ne seront pas en reste. Des stars internationales d’Amérique, d’Europe et d’Asie y sont attendues. Les grandes artères de Rabat seront elles aussi animées avec les groupes espagnol et mexicain Xarxa Teatre et Mariachi Real De Oro. Enfin, la scène Nouzhat Hassan abritera «Génération Mawazine», un concours de jeunes artistes marocains.
A noter que les petites scènes (Chellah, Villa des Arts, place Moulay Hassan, Nouzhat Hassan et le théâtre Mohammed V) seront payantes, pour éviter les débordements (entre 50 et 150 DH). Elles peuvent accueillir entre 600 et 5.000 personnes. Les grandes scènes (Bouregreg, Qamra, Hay Ryad et Nahda), qui peuvent elles accueillir jusqu’à 30.000 personnes chacune, seront gratuites à 80%. Des espaces aménagés avec places assises, seront payants, avec des billets de 200 ou 300 DH en majorité. Pour le concert de Whitney Houston cependant, des places assises sont proposées à 800 DH.

Les billets sont disponibles au théâtre Mohammed V à Rabat et au Megarama et à l’agence Maroc Telecom au Twin center à Casablanca.
A noter que les organisateurs s’attendent à recevoir plusieurs millions de visiteurs.

Côté sécurité, les forces de police et la sécurité nationale seront mobilisées pour l’occasion, afin que tous les concerts se déroulent dans de bonnes conditions, et pour éviter tout risque de débordement. Les stars seront protégées par des gardes du corps.

Nadia BELKHAYAT

le programme 2008 de MAWAZINE en format pdf

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Mawazine : “Le plus grand festival en Afrique et l’une des plus grandes manifestations musicales au monde.”




Ce soir, à Rabat, va débuter la septième édition du festival Mawazine avec un concert exceptionnel de Georges Benson... Jusqu'au 24 mai, les différentes scènes installées dans la capitale du Royaume, comme l'explique Aziz Daki, Directeur artistique de l'événement, vont vibrer au rythme d'un panel impressionnant d'artistes internationaux et marocains.

Mawazine va souffler sa septième bougie sous le thème de la musique tsigane et du jazz. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le jazz et la musique tsigane sont plutôt des fils rouges qui traversent de bout en bout la programmation. Vous avez raison de les souligner, mais le Mawazine de cette année ne se limite pas à ces deux genres, représentés par les meilleurs artistes du moment. Nous avons Taraf de Haidouks, considéré comme le meilleur groupe de musiques tsiganes par les observateurs et l’inclassable Goran Bregovic qui se produit à Rabat avec un orchestre formé de 39 musiciens et choristes. Un très grand moment musical en perspective. Pour le jazz, il suffit de dire que certains noms légendaires, comme George Benson, Al Di Meola ou Dee Dee Bridgewater, sont là pour se convaincre de la qualité de la programmation.

Chaque soir, à la fois des têtes d’affiche internationales, mais aussi des découvertes… C’est un peu ça la philosophie de Mawazine, non ?

L’orientation du Président du festival, M. Majidi, est claire dans ce sens: pas de temps mort ou de relâchement pendant les neuf jours du festival. Il y a bien entendu des pics pendant le week-end, mais chaque jour se produit un artiste qui ferait la réussite à lui seul de n’importe quel festival de musiques du monde. A côté des têtes d’affiches, Mawazine permet de découvrir de nombreux artistes et formations qui ne se sont jamais produits au Maroc. La scène du Chellah et le théâtre Mohammed V permettent des rencontres inédites. Les grandes scènes aussi.

Une programmation digne des plus grands rendez-vous européens ?

Nous sommes débordés par les demandes d’agents, de professionnels des spectacles et même des artistes qui souhaitent prolonger leur séjour à Rabat pour assister à d’autres concerts. Beaucoup de journalistes internationaux nous disent que la 7ème édition de Mawazine en fait le plus grand festival en Afrique et l’une des plus grandes manifestations musicales au monde. Mais nous sommes trop dedans pour nous en rendre compte.

Une programmation pour tous les goûts ?

Une programmation plutôt diversifiée mais qui obéit au concept fondateur du festival: les musiques africaines et les rythmes d’Amérique latine avec une ouverture sur la chanson arabe et les expressions musicales au Maroc. Tout un chacun, aussi exigeant soit-il, va trouver des concerts à son goût. Nous voulons aussi attirer un très large public, c’est pour cela que nous avons privilégié des artistes qui attirent des foules comme Whitney Houston, Juanes, Ziggy Marley, Nass El Ghiwane, Amr Diab, Nancy Ajram ou Assala Nasri.

Des exclusivités aussi ?

Juanes, Ziggy Marley, Los Van Van, Rokia Traoré, Freshly Ground, Cristina Branco, Daniela Mercury, Biyouna et bien d’autres se produisent pour la première fois au Maroc. Et nombre d’artistes ont une actualité : ils viennent de sortir un album ou sont en train de le faire.

Enfin, pouvez-vous dresser un portrait du public marocain ?

Le public marocain est très exigeant. Je pense que nous répondons à cette exigence avec la 7ème édition du festival Mawazine.

Auteur : Propos recueillis par S.G

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13 mai 2008

Exposition Photo : «Regard sur Rabat» de Michel Nachef


Les photographies de l’artiste Michel Nachef seront accrochées aux murs de la Villa des Arts de Rabat du 16 au 25 Mai 2008.

C’est à celui qui a eu pour mission de repérer des sites anciens dans 10 villes du royaume que nous rendons hommage. Il a crée ainsi la collection «repère de mémoire» avec un souci de laisser aux générations à venir la mémoire de notre patrimoine architecturale. Son exposition s’intitule «Regard sur Rabat». Michel Nachef, dans son originalité et sa fragilité, parcourt les méandres de la médina, à la rencontre de ses habitants.

Face à l’ordonnance architecturale, le photographe privilégie les longues perspectives, les rues qui s’enfoncent jusqu’au cœur de la cité ancienne et offrent une ombre bienfaisante à ses habitants. Ici, Nachef capte deux femmes, de dos, elles s’avancent ensemble, l’une porte un foulard, l’autre non.

Là, il s’empare de la solitude de deux hommes, ils sont deux, eux aussi, mais ne se rejoignent pas, jusque dans leur corps ils sont différents, l’un porte l’habit traditionnel, l’autre porte pull et pantalon, pauvres vêtements universels. Presque jamais de vide intégral, d’absence humaine, toujours les murs encadrent les passants, cependant, il arrive que des personnages semblent prêts à disparaître, à sortir du champ, tant ce qui a retenu l’œil du photographe est ce mur blessé, autour duquel se rythme la vie.
13/5/2008

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8 mai 2008

Le «Chœur des trois cultures» à Rabat


«Chants de paix, hymne à la vie» constitue le point d'orgue de ce concert
Le Festival des Alizés a déjà annoncé ses couleurs pour la 8e édition qui se déroulera du 8 au 11 mai. Elles sont chatoyantes avec des styles très colorés, nous assurent les organisateurs.

Ainsi, entre autres, musique classique, symphonique, de chambre, populaire, lied et airs d'opéra, les chœurs des trois cultures enchanteront, encore une fois le public souiri, avec le thème choisi pour l'occasion : «Chants de paix, hymne à la vie». Mais, en avant-goût du Festival, cette soirée très attendue par les festivaliers a été donnée, hier, en première, au Théâtre National Mohammed V, date coïncidant avec la Journée nationale de la musique.

Quoi de mieux pour un dialogue des cultures que ce chœur drainant avec force et enthousiasme un message de paix et de fraternité, à travers des jeunes de nationalités et de confessions différentes, dont il est composé, chantant d'une seule voix leurs convictions communes et leurs différences. Un projet visionnaire de la Fondation des Trois Cultures, exprimant l'ouverture et le pluralisme propres au Maroc.



Ainsi, l'Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus est sollicité pour prendre part à ce rassemblement très significatif et particulièrement emblématique des trois cultures : musulmane, juive et chrétienne.

«Je suis absolument heureux de cette collaboration avec ces trois chœurs. C'est une initiative magnifique pour rassembler les différentes esthétiques de différentes communautés. Je pense que cela peut œuvrer à travers la musique au rapprochement des uns et des autres, à la paix et à l'amour. Il n'y a pas mieux pour arriver à cela, car la musique est le plus court chemin. Avec ces merveilleux chanteurs et ce beau travail, nous transmettons au public quelque chose qui laisse une trace de fraternité dans la tête et dans le cœur», précise M.Jean-Claude Casadesus.

Le Chœur des Trois Cultures était, donc, là pour éblouir. Dirigé par Michel Piquemal (France), Nayer Nagui (Egypte) et Jalila Bennani (Maroc), ce Chœur a interprété trois œuvres, respectivement en latin, en arabe et en hébreu.
Accompagné par le prestigieux Orchestre National de Lille et Jean-Claude Casadesus, le Chœur a séduit l'assistance venue nombreuse, par le grand ouvrage du répertoire sacré en latin, le Requiem de Fauré, avec en solistes Caroline Casadesus, soprano et Michel Piquemal, baryton. La seconde partie n'a été que plus sublime, enrichie de deux pianos et des percussions, avec la composition de Nayer Nagui «Falsafat Alhayât » (en arabe) dirigée par son auteur, et une autre en hébreu d'Alain Huteau sur des extraits du « Cantique des Cantiques » sous la baguette de Michel Piquemal.

Né de la volonté et de l'engagement de la Fondation des trois cultures, cet ensemble de chorales gagne d'année en année l'estime des publics, toutes nationalités confondues. Son engouement et son esprit d'ouverture touchent de plus en plus et deviennent le point d'orgue de cette manifestation. C'est que le Maroc est une terre de rencontre et de dialogue par excellence où le partage et l'échange sont à l'ordre du jour.

«Chaque année, ce sont des œuvres de très haut niveau, de grands chefs, qui sont interprétées par les chœurs des trois cultures. C'est aussi une occasion pour les jeunes de se rencontrer, de chanter ensemble, d'évoluer et ensuite tisser des liens d'amitié en dehors de la prestation. Nos jeunes ont, alors, l'opportunité de s'élever à un niveau international. C'est une belle aventure qu'ils sont en train de vivre », souligne Mme Jalila Bennani, chef de chœur marocain.

En effet, ce rendez-vous annuel rassemble des jeunes de différentes cultures qui sont là pour dire au monde qu'avec de la volonté et de l'amour, tout peut se faire. C'est l'objectif escompté par la Fondation des Trois Cultures qui œuvre pour rapprocher les Hommes, leur permettre de mieux se comprendre et de se rencontrer autour de valeurs communes. Le Choeur des Trois Cultures, composé de jeunes chanteurs arabes et européens appartenant au pays du pourtour méditerranéen, sont là pour réunir ces peuples de différentes cultures et confessions en vue d'un idéal de paix et de tolérance.
Pour cela, ils unifient leurs voix dans la convivialité et l'esprit de partage.
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L'Orchestre national de Lille
Créé en 1976 grâce à la volonté de la Région Nord / Pas-de-Calais et l'appui de l'État, l'Orchestre National de Lille s'est doté d'un projet artistique ambitieux initié par Jean-Claude Casadesus (Chef d'orchestre, compositeur, Chef fondateur de l'Orchestre National de Lille, président de Musique nouvelle en liberté, directeur musical de l'Orchestre Français des Jeunes), en direction de tous les publics : diffusion du répertoire, création contemporaine, promotion des jeunes talents, activités pédagogiques et actions jeune public. À l'invitation de son directeur, chefs et solistes internationaux s'unissent ainsi à l'Orchestre National de Lille pour « porter la musique partout où elle peut être reçue ».

En France, à l'étranger ou naturellement au coeur de près de deux cents communes de la région Nord / Pas-de-Calais qu'il irrigue musicalement dans une démarche exemplaire de décentralisation. L'Orchestre National de Lille s'est, ainsi, imposé en trente ans comme une formation prestigieuse, véritable ambassadeur de sa région et de la Culture française dans quatre continents et trente pays.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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1 mai 2008

Ambiance andalouse à la Villa des Arts de Rabat

· Panneaux explicatifs illustrés, maquettes, appareils olfactifs…

· Objectif: valoriser et promouvoir le jardin andalou


Plantes aromatiques, arbres fruitiers, produits horticoles… Les différents produits agricoles provenant de la période de la civilisation andalouse font l’objet d’une exposition intitulée «Le Jardin andalou», qui se tient à la Villa des Arts de Rabat jusqu’au 11 mai prochain. Organisée par la Fondation espagnole Founci (fondation de culture islamique), avec la collaboration de la Fondation ONA, «cette exposition itinérante vise à promouvoir la période andalouse par le biais d’un événement ludique et informatif», indique Meryem Mouline, directrice de la Villa des Arts de Rabat. D’énormes panneaux explicatifs illustrés (en espagnol, en arabe et en français) y sont installés.


Le visiteur apprend que l’eau était toujours présente dans tous les types de jardins et de propriétés rurales, sous forme de fontaines, jets d’eaux, étangs, canaux d’irrigation et bassins. Extrêmement valorisée, elle était même devenue un élément architectural et décoratif. D’ailleurs, si les exploitations agricoles de l’époque étaient performantes, c’est grâce à un savant système d’irrigation et de distribution d’eau (canaux d’irrigation, norias…), que les Andalous avaient hérité de leurs ancêtres du monde oriental islamique et des Romains.

Les norias étaient utilisées pour extraire l’eau des fleuves ou des canaux. L’eau était recueillie grâce à des récipients placés sur une roue actionnée par le courant. Lorsque la roue tournait à sa vitesse maximale, les récipients versaient l’eau dans un canal, à partir duquel elle était ensuite distribuée aux canaux d’irrigation des vergers et des jardins, aux bassins et aux canalisations urbaines.

L’exposition «Jardin andalou» présente plusieurs jolies maquettes en miniature représentant des systèmes d’irrigation de l’époque. D’après des descriptions anciennes, le jardin andalou était organisé de la manière suivante: les massifs de plantes aromatiques et de fleurs étaient situés près d’un bassin d’eau. Des vignes et des figuiers entouraient la propriété, tandis que les allées étaient couvertes par des treilles, en guise de pergolas. Les grands arbres fruitiers étaient plantés dans la partie nord pour protéger le jardin du vent.

Parmi les arbres fruitiers des jardins-vergers figuraient les palmiers dattiers, les grenadiers, les pêchers, les citronniers, les cerisiers, les cognassiers et les bigaradiers. Et ce, sans oublier les figuiers, oliviers, vignes et pommiers qui poussaient déjà dans la péninsule ibérique. Entre les arbres fruitiers, on trouvait des cultures de melons et de pastèques, d’aubergines, d’épinards, de fèves, d’artichauts, de carottes et de laitues, entre autres produits horticoles cultivés grâce à l’eau abondante provenant des canaux d’irrigation.

Afin de reconstituer l’ambiance des jardins-vergers andalous, la Villa des Arts de Rabat a apporté sur place une centaine d’arbres fruitiers (grenadiers, bigaradiers, oliviers…). Un coin «épices» a été aménagé, contenant toutes les épices utilisées à cette époque (clous de girofle, noix de muscade, cumin, poivre…).

De nombreux appareils olfactifs ont été installés dans les allées du jardin. Il suffit d’actionner des boutons pour faire monter des effluves de toutes sortes (plantes, fleurs et fruits). Ce qui fait ressortir la magie du lieu.

L’exposition a déjà été présentée à Madrid, Séville, Granada, Tolède, Ronda, Meknès, Fès, Tétouan, El Jadida et Essaouira. Elle se tiendra à la Villa des Arts de Casablanca du 28 mai au 27 juin, avant de poursuivre son périple à travers le Maroc.

Nadia BELKHAYAT

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29 avr. 2008

Jazz au Chellah à Rabat du 13 au 18 juin 2008



LE DIALOGUE INTERCULTUREL PAR LA MUSIQUE


Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah, qui sera à sa 13ème année en 2008, s'impose comme un événement incontournable de la scène culturelle de la capitale et du Maroc tout entier. Organisé depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des États membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, ce festival est un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc.



UN CONCEPT UNIQUE
La musique ayant pour vocation d'unir les hommes autour des valeurs de partage, chaque année, le festival Jazz au Chellah accueille dix formations de l'Union européenne dont cinq partent à la rencontre de musiciens marocains autour du thème Jazz européen – Musiques Marocaines. Ces moments de fusion magiques et ces bouquets musicaux où se mélangent les mélodies des deux rives de la méditerranée ont fait de ce festival l'une des illustrations les plus abouties du dialogue entre l'Europe et le Maroc.

UN PUBLIC PASSIONNÉ
Depuis sa naissance, le Festival Jazz au Chellah a su démontrer que la musique n'a pas de frontière. Le jazz en est l'image puisqu'il est synonyme de liberté. C'est cette liberté qui a accompagné le festival de jazz européen tout au long de son évolution à la rencontre des musiques du Maroc et devant un public de plus en plus nombreux, de plus en plus jeune, de plus en plus varié (6000 personnes pour la seule scène du Chellah).


UN FESTIVAL - DES PARTENAIRES

La pérennité et la richesse de ce festival peuvent se résumer un seul mot : Fusion. Fusion des musiques, fusion des esprits et fusion des cœurs autour de mélodies savamment orchestrées par les musiciens européens et marocains. Ce métissage harmonique nous transporte, nous fait oublier les frontières géographiques que la musique, langage universel, transcende. Si ce Festival doit sa réussite à ce qui se passe sur la scène, il la doit aussi à ce qui se déroule en coulisses, avec l'aide précieuse et le soutien attentif et constant de tous les partenaires : le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, les Ambassades, Le Goethe Institute, L'Institut français de Rabat, et les autres instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne qui accompagnent la Délégation de la Commission européenne dans la mise en place de ce festival.

Si l'illustration du partenariat euro marocain trouve toute sa signification sur la scène de ce festival, elle l'est encore plus en amont et en aval de l'évènement avec le travail des équipes de part et d'autre pour garantir la pérennité de cet évènement.

Pour en savoir plus sur le programme de Jazz au Chellah, le site officiel : http://www.jazzauchellah.com/

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