23 juin 2009

« Radio Balima » recouvre la mémoire

Jeune Afrique

Dérobé en 1997, le premier Livre d’or du célèbre hôtel de Rabat recèle un trésor de témoignages historiques. Une copie de ses plus belles pages vient d’être mise au jour.


C’est un document photocopié, relié comme un simple mémoire d’étudiant désargenté. Mais quand on l’ouvre, c’est un geyser de souvenirs qui jaillit. Presque quatre-vingts ans d’anecdotes qui ont fait l’histoire de Rabat sont consignés dans le Livre d’or de l’hôtel Balima. Véritable institution, ce bâtiment de sept étages conçu par l’ingénieur Linares impose son architecture « robuste et radieuse » depuis son ouverture, en 1932.


Volé en 1997, le premier Livre d’or du Balima vient donc d’être retrouvé. « Il y a quelques semaines, j’ai reçu un épais courrier anonyme dans ma boîte aux lettres à Rabat, raconte aujourd’hui Suzanne Harroch, directrice du Balima. L’enveloppe était affranchie en France. C’était la reproduction des plus belles pages du Livre d’or. Peut-être que le voleur a été pris de remords… » Pierre Lyautey, Joséphine Baker, Bonnie Scott, Jean Marais, Mohammed Khaïr-Eddine, Viviane Romance, Charles Trenet ont pris le temps de parapher le document migrateur. Ernesto « Che » Guevara, qui fut assigné à résidence pendant deux jours à la chambre 550 sur ordre du prince Moulay Hassan, ne s’est pas donné cette peine. Jenna Bush, la fille de George W. Bush, a pour sa part laissé la photo de son groupe de collégiens américains venu à Rabat en 1994. Car au Balima, la petite histoire côtoie souvent la grande comme en témoigne cette dédicace de Michel Mendès France, fils de l’ancien président du Conseil, Pierre Mendès France. « Fin juin 1940, le Massilia, parti du Verdon, accoste au Maroc plein d’hommes et de femmes bien décidés à continuer le combat contre les nazis », écrit Michel, qui avait séjourné au Balima avec son père, entré en résistance.

« De grandes heures de l’histoire du Maroc colonial et indépendant se sont jouées au Balima », explique Suzanne Harroch. Situées au cœur de Rabat, en face du Parlement, sur l’avenue Mohammed-V, les soixante-dix chambres du Balima offrent au visiteur, quel qu’il soit, journaliste, diplomate, espion, homme d’affaires ou simple touriste, une vue absolument imprenable sur la capitale marocaine. Cette position panoramique explique largement le succès de l’établissement dont le nom est l’acronyme des noms de ses fondateurs, les familles Bardy, Liorel et Mathias.

C’est également sur la terrasse ombragée, aujourd’hui malheureusement amputée d’un bon tiers de sa surface et de son légendaire kiosque à journaux, que se sont noués des centaines de rendez-vous littéraires, politiques ou séditieux, notamment dans les années 1970. « C’était le temps des barbouzes à lunettes noires, se souvient Suzanne Harroch, tellement de choses se disaient ici que certaines rumeurs étaient attribuées à “Radio Balima”. » À l’époque où les ondes marocaines étaient sévèrement verrouillées, « Radio Balima » était, in fine, la première fréquence libre du royaume chérifien. Une station encore influente et toujours écoutée.

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11 juin 2009

14-ème Festival Jazz au Chellah, "passerelle de métissage" entre artistes européens et marocains

Info Maroc News

Les "chaleureux" remparts du site historique du Chellah accueilleront, du 11 au 15 juin prochain à Rabat, la 14-ème édition du Festival Jazz au Chellah sous le signe "Mélanger les genres et métisser les artistes pour mieux balayer les préjugés". Les mélomanes R'bati seront donc à leur rendez-vous annuel avec de célèbres jazzman d'Europe et du Maroc. "Jazz au Chellah" a contribué au fil des années à la concrétisation d'une dimension culturelle nouvelle dans le cadre d'une saine coopération entre artistes tous solidaires autour de valeurs humaines fondamentales. Partant du principe du dialogue des cultures Europe-Maroc, cette manifestation a mis à profit la liberté du jazz pour anticiper la création d'une culture des dialogues.

Cette 14-ème édition continue sur sa lancée et dans le même objectif en mélangeant musiques européennes et marocaines, a confié à la MAP Majid Bekkas, directeur artistique Maroc de cette manifestation. La nouveauté cette année, sera sans nul doute la présence de la culture Amazighe en force en la personne de Khalid El Berkaoui (Percussions) et d'autres artistes dont Driss El Maaloumi (Oud), ainsi que le Rabab de Bouhcine Foulane, a fait remarqué Bekkas. Cette édition 2009 accueillera également le trio marocain réunissant Tawfiq Ouldammar (Piano), Ali (Batterie) et Hamza Souissi (Basse), ainsi que le célèbre balafoniste malien Aly Keita. Jean-Pierre Bissot, le directeur artistique Europe a, de son côté, souligné à la MAP que le festival Jazz au Chellah offrira un regard européen du Jazz en réunissant la diversité du vieux continent et présentant le plus intéressant des scènes européennes. Jazz au Chellah 2009, qui sera un "laboratoire exceptionnel", promet une recherche musicale audacieuse (Belgique, France et Finlandeà) avec une formule instrumentale très différente, musiques avant-gardiste, de l'émotion, de la musique classique et du jazz Rock, ajoutant que le Jazz est un terrain musical qui convient le mieux aux rencontres. Construit autour de 10 groupes européens et de rencontres avec 5 groupes marocains, Jazz au Chellah 2009 rassemblera une quarantaine d'artistes originaires de 14 pays d'Europe venus à la rencontre de musiciens marocains de tout bord.

Voici les temps forts de ce festival exceptionnel à plusieurs égards. Des sons caraïbes et hispano-africains donneront le coup d'envoi avec Omar Sosa, pianiste espagnol d'origine cubaine, une légende du jazz afro-cubain métissé de musique traditionnelle d'Afrique. Sa musique est un mélange unique de jazz afro-cubain et de world music. Omar Sosa fera une rencontre avec l'un des maîtres gnawa les plus âgés du Maroc, Maallem El Makhzoumi. L'Italie, pays de jazz par excellence, sera représentée par Carlos Actis Dato Quartet, une culture bien enracinée dans les musiques méditerranéennes, orientales, africaines ou slaves. A l'affiche également, des rencontres, ou plutôt plusieurs rencontres en une seule. Celle du luxembourgeois Marc Demuth et de la chanteuse portugaise Sofia Ribeiro, qui a engendré une musique d'une délicate poésie, à laquelle s'associera le trio de Driss El Maaloumi avec un Oud et des percussions. Le festival invite la Scandinavie à clôturer le festival, entre JazzKamikaze, et le trio finlandais PLOP, qui rencontrera justement un groupe maroco-malien, Bouhcine Foulane (Rabab) et le malien Aly Keita avec son balaphon. Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah est organisé depuis 1996 conjointement, par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer.

MAP

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2 juin 2009

Drame de Mawazine : la faute ou la fatalité ?

REPORTER

Le dramatique baisser de rideau sur le festival de Mawazine a, bien entendu, immédiatement déclenché un débat. La question est : qui est responsable des 11 morts et dizaines de blessés ?

C’était trop beau… Le festival « Mawazine rythmes du monde », c’était une semaine de fête pour tous les mélomanes quels que soient leurs goûts musicaux, leur âge, ou leurs moyens financiers. Même ceux qui n’habitent pas Rabat et les villes qui en sont proches ont pu vibrer au rythme de ce festival à travers des retransmissions radiophoniques ou télévisées, partielles ou intégrales, en direct ou en différé… De quasiment tous les spectacles ! C’était aussi les méga-stars –celles qu’on aurait pu ne jamais voir se produire au Maroc, comme Stevie Wonder ou Kylie Minogue- qui, non seulement étaient sur les scènes marocaines, mais y étaient plus accessibles que n’importe où au monde.

Les télévisions satellitaires relayaient l’évènement en boucle. Que les idoles et leurs prestations soient arabes, occidentales, ou strictement nationales, cette semaine de joie populaire faisait plaisir à voir. Et c’est la dernière nuit (samedi 23 mai), au dernier spectacle, à la dernière minute (minuit et quart), quand les spectateurs allaient quitter la scène de Hay Nahda où se produisait le chanteur populaire Stati, qu’une bousculade s’est produite sur ce site, transformant la fête en cauchemar : 11 morts et des dizaines de blessés. La plupart des victimes –dix adultes et un enfant- étant mortes asphyxiées. Les autres scènes, elles, se vidaient sans problèmes, celle du Souissi, où avait lieu la clôture officielle, après le spectacle de Stevie Wonder, retenant même encore un peu la foule qui, le nez au ciel, voulait admirer le feu d’artifice jusqu’au bout.


Ceux qui n’étaient pas sur les lieux du tragique accident ne voulaient même pas y croire, jusqu’à ce que l’agence MAP eût donné l’information. Quelques jours auparavant, en effet, la rumeur avait couru que trois personnes étaient mortes asphyxiées dans un autobus transportant les fans de Kadem Saher. Une certaine presse s’en était fait l’écho. Pure « intox » que le ministère de l’Intérieur avait vigoureusement démentie dans un communiqué officiel (c’est dire combien la question était sensible !).

Comment s’est produit le drame ?

Le wali de Rabat, les autorités locales et les représentants de l’Association Maroc Cultures (organisatrice du festival) ont donné une conférence de presse conjointe dès le lendemain, dimanche, en début d’après midi pour livrer les résultats de la toute première enquête menée sur les lieux. « L'accident survenu suite à la bousculade (…) n'est pas dû à une défaillance au niveau de l'organisation ou de la sécurité », a d’abord tenu à annoncer le Wali de Rabat, avant de préciser : «le drame s'est produit lorsqu'un groupe de spectateurs, voulant gagner du temps à la sortie du stade à l'issue du concert, a emprunté un passage étroit non autorisé au public… ». Et d’insister : « que ce soit le long de la semaine ou lors des éditions précédentes du Festival Mawazine, à aucun moment nous n'avons connu de problèmes ou d'incidents dus à une question de sécurité ou d'organisation ».

Les critiques ont cependant mis un bémol à cette dernière affirmation, rappelant qu’il y a quand même eu quelques petits problèmes et même quelques dégâts matériels, cette année.

Les organisateurs expliquent encore que le stade de Hay Nahda, d'une superficie de 55.000 m2, était partagé en sept zones et que le site avait abrité tout au long de la semaine des spectacles à forte affluence. Côté sécurité, pas moins de 500 agents des CMI (Compagnies mobiles d'intervention), 5 unités de Forces auxiliaires, 300 agents de police et 60 agents de protection civile avaient été mobilisés. Les organisateurs ont dit avoir fait mieux que ce qu’impose la norme internationale pour ce genre d’événement, mais les critiques jugent que ce n’est toujours pas assez...
Ceci étant, dans l’ensemble, la 8ème édition du Festival Mawazine a pu compter quelque 2 millions de spectateurs qui ont suivi les concerts sur les différents sites où ont été dressées les scènes.

Un succès donc, malgré tout… Jusqu’à ce que se produise le drame qui a été accueilli avec un sentiment de grande injustice.

Grande injustice pour les 11 morts qui ont payé le prix fort, celui de leur vie… Pour les blessés graves aussi : les six qui ont subi une intervention chirurgicale et les deux qui, à l’heure où étaient écrites ces lignes, étaient encore sous assistance respiratoire.

Grande injustice pour ceux qui ont déployé tant d’efforts, tout au long de la semaine, avec l’obsession d’éviter, précisément, ce genre de tragédie.

Et grande injustice pour les initiateurs du festival (avec, à leur tête, tout le monde le sait, le Roi) qui voulaient offrir au pays cette plateforme des rythmes du monde et la voulaient populaire, ouverte à tous les publics et certainement pas source de malheur.

Qui est alors responsable de ce gâchis ? La question était naturellement inévitable.

Les regards se sont aussitôt tournés vers les responsables de l’organisation et de la sécurité.

Quelques avis, de très mauvaise foi, ont fusé… Comme de prétendre que tous les agents de sécurité étaient du côté du site sur lequel se produisait Stevie Wonder parce que les Princesses y étaient. Des avis, du reste, contredits par les commentaires et témoignages de la chaîne Al Jazeera qui, bien qu’ils soient de toute aussi mauvaise foi (cette chaîne ayant des comptes à régler avec le Maroc, depuis que son bureau de Rabat a été fermé), rapportaient que les agents d’intervention rapide cognaient sur ceux qui se bousculaient à la sortie de la scène où s’est produit le drame (les agents de sécurité étaient là et ils cognaient ou ils étaient tous du côté de la scène de Stevie Wonder ?).

Les visites sur le terrain de journalistes sérieux, les témoignages des proches des victimes et les compléments d’information donnés lors de la conférence de presse ont montré qu’il n’y avait pas eu faute des organisateurs. Ce qui était tout au plus reproché à ces derniers, c’est de ne pas ouvert toutes les issues de sortie, puisqu’il y en avait plusieurs.

Les commentateurs ont alors posé la question du bienfondé même du festival. « Ne manquait-il au Maroc que la musique ? Avait-on réglé tous nos problèmes pour nous consacrer aux loisirs ? », etc, etc… Un raisonnement qui, non seulement jette le bébé avec l’eau du bain, mais qui, s’il était appliqué, empêcherait le pays d’entreprendre quoi que ce soit. Alors que le fait d’entreprendre sur le plan culturel, n’empêche pas d’entreprendre également sur le plan économique, social… Il n’est que de voir les nombreux chantiers ouverts actuellement au Maroc… Le festival de Tanger empêche-t-il, par exemple, de construire l’immense complexe du port Tanger-Med? Mawazine empêche-t-il Rabat de creuser ses artères pour poser les rails du tramway Rabat-Salé ? N’est ce pas le même raisonnement qui avait été mis en avant lorsqu’avait été annoncé le projet d’un TGV (Train à grande vitesse) reliant Tanger à Casablanca…?

S’il n’y a pas faute, qui inculper pour ces 11 morts et 8 blessés graves ? Serait-ce juste la fatalité ?

D’autres participants au débat (particulièrement sur internet. Voir ci-contre quelques interventions recueillies sur notre site www.lereporter.ma) estiment que le coupable n’est ni l’incompétence des organisateurs, ni la fatalité, mais bel et bien le manque de discipline des Marocains. Ce sont ceux qui n’ont pas respecté les consignes de sortie, ceux qui –tout à coup pressés- ont provoqué la bousculade, ceux qui ont emprunté des voies non prévues pour évacuer la foule qui sont responsables de la tragédie.

Une chose est sûre, le Marocain ne sait pas attendre son tour ou « faire la queue ». Impatience, manque de civisme, ou habitude nationale… Le fait est que lorsqu’un Français entre dans une épicerie, en France, il se met systématiquement derrière le dernier de la file. Tandis que le Marocain, au Maroc, même s’il trouve dix personnes avant lui dans l’épicerie, ne s’empêche pas d’interpeller l’épicier avec l’habituel « Serbini daria ! » (sers moi vite). Le fait est aussi que, même sur une autoroute, lorsque le conducteur marocain se voit coincé derrière des voitures qui roulent normalement, il essaie d’intimider tous ceux qui sont devant lui avec des appels de code-phare pour pouvoir les doubler en priorité et s’il y en a qui n’obtempèrent pas, il les doublera quand même, à droite, quitte à se mettre en danger en allant sur le bas côté.

Les organisateurs de Mawazine ont dit qu’ils tireraient les leçons de ce drame pour l’édition de l’année prochaine. Ils songent peut être à supprimer tous les grillages et barrières et laisser la foule se déverser dans tous les sens comme une grosse tâche d’huile ? Ce serait la seule solution, parce qu’il est peu probable qu’un drame et douze mois plus tard, le Marocain change de nature. La preuve : malgré toutes les mesures prises pour bien accueillir les spectateurs du stade de foot de Casablanca et la présence impressionnante des forces de l’ordre pour dissuader les hooligans, rien n’y fait. Bousculade et casse sont toujours au rendez vous… Et cela dure depuis des années !

Tout le monde a prié pour la paix de l’âme des victimes de Hay Nahda et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Leurs frais à tous (inhumation et soins) ont été pris en charge par le Roi.

Il reste à espérer que ce que l’on voit à la télévision et lit dans la presse, sur la détresse des proches des victimes et les épreuves que traversent les blessés (tous les téléspectateurs ont vu le petit enfant couvert de bandages, gisant sur le lit d’hôpital), servira à quelque chose… Et pas seulement à améliorer les conditions de sécurité de la prochaine édition du festival.

Bahia Amrani

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Mawazine 2009 : retour sur quelques moments forts

REPORTER

Avant d’être entaché par ce drame survenu à la fin de tous les spectacles, Mawazine aura été, de bout en bout, une grande fête. Arrêt sur quelques moments forts.

Daoudi et Daouda : Les foules en transe

Les scènes de Mawazine ont continué au cours des trois derniers jours de présenter différentes couleurs musicales de l’immense océan des rythmes du monde. Le public, bien heureux de la chance qui lui est offerte, a afflué en masse à tous les concerts. Ainsi, les épris de la musique chaâbi, se sont procurés bien du plaisir à danser et pour certains d’entrer en transe au rythme produit par les deux pionniers de la scène chaâbi marocaine : Daoudi et Daouidia. Cette soirée dédiée en entier au style chaâbi, a attiré un public assez hétérogène. Un public de tout âge venu de Rabat, Salé, témara, mais aussi de Casablanca et d’autres villes. Tout ce monde a envahi l’estuaire du Bouregreg.

Daoudi, pour envoûter son public, a ouvert son concert par sa fameuse « Ayta Daouidia », acclamée jusqu’au bout par les milliers de spectateurs qui venaient témoigner leur préférence pour cette couleur musicale très prisée par une bonne partie des Marocains. Daoudia non plus n’a pas démérité. Elle a été, elle aussi, vivement acclamée. Stati l’a été encore plus puisque pas moins de 70.000 spectateurs ont afflué vers la scène de Hay Nahda pour le voir. C’est dommage qu’il y ait eu cet incident dramatique juste après un spectacle qui aura été inoubliable.

Kadem Saher : Une légende arabe à Mawazine

La magie artistique n’a pas connu de répit à Mawazine. La star irakienne Kadem Saher était aussi de la fête. Cette figure emblématique de la chanson arabe a enchanté un public, fort nombreux, féru de ses chansons si poétiques. L’artiste connu et aimé dans tout le monde arabe a interprété ses titres les plus célèbres, dont «Nasito Daii", "Zidini Ishkan", "Madrassat Al Hob", "Koli Ohiboka" et "Anssa AlAlam".

Le secret du style Kadem Saher demeure sa fidélité à la musique classique et traditionnelle iraquienne. Kadem sait si bien broder un rythme qui se veut moderne, mais avec des bases classiques. C’est ce qui fait le grand succès de cet érudit de la chanson arabe.

Jazzy : L’originalité du mélange

Du jazz enrobé de musique arabe a été dirigé par l’éminent guitariste américain, Al di Meola et le maître marocain du Luth Saïd Chraïbi. Ce spectacle a fait salle comble mercredi au Théâtre Mohammed V. Plus de 1500 spectateurs ont pu apprécier la communion entre ces deux génies. Laquelle communion a donné lieu à une création musicale inédite, véritable succès de cette 8ème édition.

L’exceptionnelle soirée de fatma Tabaamrant

La diva de la musique amazighe, Fatma Tabaamrant a subjugué le grand public venu l’acclamer. L’artiste, accompagnée de quelques danseuses très habiles, a enflammé la scène. La légende de la musique berbère a offert au public ses plus beaux succès.

Dans le public, il a suffi à Fatma Tabaamrant d’égrèner l’un de ses titres les plus connus pour que certains commencent à suivre mot à mot les refrains lyriques de ses poésies amazighs.

Ce n’est pas un hasard. Fatma Tabaamrant est l’une des figures les plus emblématiques de la chanson amazighe traditionnelle. Son répertoire musical constitue un élément substantiel dans le puzzle artistique du patrimoine berbère marocain.


Romance : Le Chellah a vibré au rythme de Joubran


Le fameux site du Chellah a vibré au rythme d’un exceptionnel concert donné par le Trio Joubran. Les trois frères, Samir, Wissam et Adnan, accompagnés de leur percussionniste, ont séduit le public avec des airs assaisonnés du jeu remarquable de leur instrument fétiche, l’oud. Les frères ont clôturé leur concert en chantant en chœur avec le public la chanson d’Abdelhamid Hafez, « Ahwak ». Le public ému, a ardemment applaudi le groupe palestinien qui a souligné son attachement au Maroc et à son peuple.

Hay Nahda : Najwa Karam chez elle

La scène de Hay Nahda a accueilli le concert tant attendu de la chanteuse libanaise à la voix somptueuse, Najwa Karam. Des milliers des fans ont afflué vers le lieu du spectacle pour se régaler de cette soirée exceptionnelle de l’artiste.

Le concert a été retransmis en direct à la télévision pour permettre aux spectateurs n’ayant pas pu assister directement au spectacle de vivre l’émotion délivrée par la superbe voix de Najwa Karam. L’artiste, rappelons-le, a été accueillie par des dizaines de fans à son arrivée, au son des « Dkaykeya ». Un accueil qui témoigne de l’attachement d’une grande partie de la population marocaine à cette diva de la chanson arabe. Elle-même émue par cet accueil, la chanteuse était à court de mots pour remercier ses hôtes.

Rythmes du Monde : Johnny Clegg le zoulou

Dans sa première représentation au Maroc, la légende zouloue, Johnny Clegg, a également émerveillé le public. L’artiste a interprété ses plus grands succès, dont « Scatterlings of Africa » ou « Asimbonanga », avec des chorégraphies zouloues qui font la particularité de ce grand musicien sud africain.

Buena Vista Social Club : Des airs cubains…

Le groupe Buena Vista Social Club a à son tour attiré un public si friand des airs épicés de la musique cubaine. Le chanteur du groupe, Eliades Ochoa, a repris plusieurs titres du chanteur fétiche de Buena Vista Social Club, Compay Segundo, au grand bonheur du public qui n’a pas pu s’abstenir de danser pendant toute la durée du concert. Une preuve de plus que la musique est un langage universel.


Said Naoumi


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Stevie Wonder… Wonderful !

Ceux qui ont assisté au concert de Stevie Wonder en sont revenus complètement conquis. Non pas par l’artiste. Ce n’était pas ce jour-là qu’on allait découvrir son talent. Tout le monde a entendu, si ce n’est fredonné un jour, les grands succès de Stevie Wonder comme « superstition », « isn’t she lovely ? », « You are the sunshine of my life »… Mais par l’homme.

Il est vrai que les milliers de spectateurs qui avaient fait le déplacement étaient venus pour voir l’artiste. Le public était impressionnant. Des Marocains, des étrangers, des jeunes, des moins jeunes… Stevie Wondeur est l’idole de plusieurs générations. C’était amusant de voir ces couples enlacés, regardant vers la scène, se balançant au rythme des mélodies. Ou bien ces jeunes levant les bras au ciel et sautillant en chantant avec l’artiste. Ou encore, ces enfants, sur les épaules de leurs parents, répétant les couplets les plus connus du chanteur…

Il faut dire que Stevie Wonder a fait bien plus que chanter ses hits. Il a constamment mis à contribution le public, lui permettant de l’accompagner, en répétant les airs que les spectateurs semblaient apprécier davantage, lui faisant répéter des refrains, aux envolées orientales, inventés pour la circonstance et inspirés par le pays, lui demandant de compter avec lui, à rebours, à partir de 5 et en arabe… Stevie était magistral, en chantant comme en jouant de ses instruments. Notamment à l’harmonica qui, sous son souffle, vous scie le cœur en deux. Et il était en même temps drôle et tellement professionnel !

Mais ce qui a encore plus touché l’assistance, c’est Stevie Wonder, l’homme. Un être sensible qui dit qu’il reviendra au Maroc pour chanter au profit des non voyants (lui qui a perdu la vue, à l’âge d’un mois, dans une couveuse, du fait d’une erreur médicale). Un père au cœur débordant de tendresse qui, après que sa fille Aïsha ait chanté de sa voix chaude, l’a serrée contre lui, bouleversé, les écrans géants l’ayant montré au bord des larmes. Un défenseur des causes nobles auquel son succès phénoménal ne fait pas oublier les démunis. Il a chanté à l'investiture du président Barak Obama, mais il parle encore de vouloir chanter pour les pauvres d’Afrique (un autre we are the word). Tout simplement wonderful !

BA

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27 mai 2009

«Crea’Femmes» à Rabat : à la découverte de l’art au féminin

Albayane.ma

La 11e édition de Crea’femmes Eté 2009 se déroulera du 2 au 7 juin au Megamall de Rabat, indique un communiqué des organisateurs. Dédié aux femmes artistes, cette manifestation aspire à mettre l’accent sur la créativité féminine au Maroc. Il nous sera donné aussi l’aubaine de découvrir une vingtaine d’artistes de divers styles et tendances artistiques.

L’objectif de ce salon, dédié exclusivement aux artistes femmes, est de mettre en exergue le génie de la femme artiste au Maroc et de permettre au public de trouver réunis en un même lieu et lors du même événement plusieurs talents féminins. Son ambition est aussi de promouvoir l’art plastique et de présenter d’autres noms de la cration
Elles seront vingt artistes à exercer leur talent dans onze disciplines différentes, telles la peinture, la photographie, la création de bijoux d’art, et le stylisme. Divers styles, de visions et de symboles qui promettent de nous projeter dans des réalités et interprétations différentes. Chacune des œuvres reflètera les intentions, les idées et les sensations de son auteur.

Cette exceptionnelle profusion de vocations artistiques révèle l’ingéniosité et la créativité de femmes attachées au renouvellement de l’art et de l’artisanat d’art au Maroc. Les participantes à cet événement ont mis des mois à fignoler au sein de leurs ateliers les collections qu’elles révéleront, soulignent les organisateurs, notant que l’exposition Crea’Femmes est devenue aujourd’hui une référence reconnue pour la mise en lumière des travaux des artistes femmes au Maroc et de leur progression, ajoute la même source.

La sélection très éclectique, démontre une fois de plus que les artistes-femmes au Maroc ne ménagent pas leurs efforts pour améliorer leur savoir-faire dans les différents champs d’expression qu’elles ont choisis. Parmi les artistes qui y prendront part, on citera les peintres Fatiha Mourahib, Souad Byad, Jean-Jacques Schmid. La photographie sera également à l’honneur avec Maria El Glaoui. Pour ce qui est des Luminaires d’Art, ce sont les artistes Caroline Peyron et Hakim Daoudi pour «Expression Lumière», Nadia Chorfi et Amina Haimer qui seront de la partie. En matière de Design objets et meubles en fer forgé et bois, il sera représenté par Aïcha Ahizoune et Jean Charvet. D’autres disciplines ne seront pas en reste notamment la poterie, la création de parfums, la peinture sur verre et porcelaine, les bijoux d’art, la conception florale et autres.

Les oeuvres présentées cet été seront riches en éclat et révéleront les fines aptitudes de leurs auteurs, ajoute la même source, précisant que cette exposition pluridimensionnelle abritera également une sélection de beaux livres d’art, ainsi qu’une sélection de livres pour enfants et jeunesse, organisée par le Carrefour des Arts de Casablanca et Yanbow Al Kitab dans le cadre de l’opération «Un livre, un enfant».

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Jazz au Chellah : coup d'envoi le 11 juin 2009

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Une quarantaine d’artistes de 14 pays

· Pass de 100 DH pour assister à tous les concerts


Une quinzaine de groupes vont se produire à l’occasion du quatorzième festival Jazz au Chellah, prévu du 11 au 15 juin prochain à Rabat. Organisé conjointement par la délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des États membres de l’Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture, la Wilaya de Rabat-Salé et la Fondation CDG, ce festival témoigne du partenariat culturel euro-méditerranéen. Il vise à mélanger les genres et métisser les artistes et se veut une tribune de dialogue entre le Nord et le Sud. Parmi les groupes participants, une dizaine d’européens et cinq marocains.

En tout, une quarantaine d’artistes originaires de 14 pays européens viendront à la rencontre de musiciens marocains de tout bord. C’est Omar Sosa, pianiste espagnol d’origine cubaine, qui ouvrira le festival. Cette légende du jazz afro-cubain métissé de musique traditionnelle d’Afrique va certainement emballer les spectateurs. Sa musique est un mélange unique de jazz afro-cubain et de world music. Il a tenu à faire une rencontre avec l’un des maîtres gnaouas les plus anciens du Maroc : Maâllem El Makhzoumi.

Les directeurs artistiques du festival (Jean Pierre Bissot et Majid Bekkas) proposent aussi le groupe «Unit», composé de Sébastien Boisseau et Matthieu Donarier, deux valeurs sûres de la scène créative française. Ce groupe rencontrera Khalid El Berkaoui, brillant percussionniste berbère. L’Italie propose cette année Carlos Actis Dato Quartet, dont la musique s’inspire de la Méditerranée, de l’Orient, de l’Afrique et de l’Europe de l’Est et est empreinte d’improvisations originales. Ce quartet donnera un concert, accompagné de Tawfil Ouldammar et des frères Souissi. D’après les organisateurs, cette soirée pourrait bien être une des plus belles du festival.

Également au programme, d’autres rencontres: celle du Luxembourgeois Marc Demuth et de la chanteuse portugaise Sofia Ribeiro, qui a engendré une musique d’une délicate poésie, swinguante, légère et fluide, à laquelle s’associera le trio de Driss El Maaloumi avec un Oud et des percussions. Le festival invite la Scandinavie à clôturer la manifestation avec le groupe «Jazz Kamikaze», qui plonge ses racines dans trois pays scandinaves (Danemark, Suède et Norvège). Suivra le trio finlandais Plop, dont la musique est basée sur l’échange et qui rencontrera justement un groupe maroco-malien des plus insolites, Bouhcine Foulane, avec son violon berbère, et le malien Aly Keita avec son balaphon.

Les tickets sont en vente à 30 DH au Chellah à partir du 1er juin. Il est possible d’acheter un pass pour 100 DH, donnant accès à tous les concerts. Les étudiants ont droit, pour leur part, à un tarif réduit. Les recettes seront versées à une association caritative.

Nadia BELKHAYAT

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Le directeur du Théâtre national Mohammed V de Rabat limogé !

LIBERATION.MA

Mohamed Benhssaine vient d’être nommé provisoirement directeur du Théâtre national Mohammed V de Rabat à la place de Nassib El Messnaoui. Ce dernier a été limogé pour des raisons que le ministère de la Culture a notifiées dans un communiqué de presse, rendu public.

Selon le même document, le limogeage de Nassib El Messnaoui serait imputé à bon nombre de fautes professionnelles de ce dernier, jugé également « incapable de gérer les affaires du Théâtre national Mohammed V » vu « son flagrant manque d’expérience dans le domaine et sa dictature normalisée dans la prise de décisions». Par ailleurs, tout au long de son mandat, le même Messnaoui aurait eu des relations pas toujours fécondes, et donc souvent orageuses, avec les partenaires et l’ensemble des fonctionnaires rattachés au Théâtre Mohammed V ainsi qu’avec le ministère de la Culture, les artistes et même le public, poursuit le communiqué. Suite à cela, le ministère a dû, selon la même source, choisir l’un des « meilleurs» cadres du Théâtre. Il s’agit de Mohamed Benhssaine, chef du département financier et administratif, qui y a exercé pendant vingt ans aux côtés de tous les précédents directeurs.

Pour d’amples détails sur ce limogeage, on a contacté le ministère qui n’a pas donné suite à nos appels. Nous avons également tenté de prendre contact avec d’autres personnes plus ou moins censées maîtriser ce dossier et mieux placées pour nous apporter des éclaircissements, mais elles étaient aux abonnés absents. Il y’en a même ceux qui ont refusé de nous dévoiler le moindre détail sur cette affaire. Mais en attendant, nombreuses sont les questions qui se posent. Comment se fait-il qu’un directeur d’une grande institution culturelle comme le Théâtre national Mohammed V n’ait pas suffisamment d’expérience pour assurer une bonne gestion de cet édifice sans que le ministère réagisse à temps? Comment peut-on expliquer qu’après une série de limogeages et de remerciements, le département de tutelle se voit obligé cette fois-ci de justifier sa décision?

Pour le moment, rien ne filtre. Néanmoins, pour certaines personnes bien avisées de la scène culturelle marocaine, cette décision a été prise suite aux entraves causées par l’ancien directeur du Théâtre aux organisateurs du Festival Mawazine, rythmes du monde. Ce Festival qui, depuis sa première édition, compte parmi ses partenaires le Théâtre national Mohammed V. D’où la décision du ministère de destituer le directeur de son poste.

Mercredi 27 Mai 2009
AYOUB AKIL

Lire l'article d'Aujourd'hui.ma sur Nassib El Messnaoui daté de Novembre 2008

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26 mai 2009

Rabat : 8 blessés encore dans un état grave après la bousculade du stade de Hay Nahda

Actu.ma

RABAT (AFP) - Huit personnes - dont trois enfants - blessées dans une bousculade tragique qui a également fait 11 morts ce week-end après un concert à Rabat se trouvaient toujours lundi dans un état qualifié d'"entre grave et très grave" par les autorités locales.

"La fête endeuillée" (Au fait), "clôture macabre" (Le Soir), "le spectacle tourne au drame" (Al Bayane), "fin tragique du festival Mawazine" (Libération) étaient quelques-uns des titres des quotidiens nationaux sur le drame survenu dans la nuit de samedi à dimanche après un concert du festival Mawazine.

La presse soulignait que le festival -l'un des grands rendez-vous culturels du Maroc chaque année- avait jusque là été un énorme succès populaire, drainant quelque 2 millions de spectateurs (contre 1.200.000 l'an dernier), selon les organisateurs.

La plupart des journaux relataient les circonstances exactes du drame, provoqué par l'effondrement d'une barrière métallique sur des spectateurs qui, à l'issue du spectacle, quittaient le stade de Hay Nahda où se produisait le chanteur marocain Abdelaziz Stati.

Les onze victimes sont mortes étouffées et, selon un photographe présent sur place, piétinées lors de la bousculade.

Les autorités ont insisté sur le fait que le dispositif de sécurité était parfaitement adapté à la situation, que les secours sont intervenus très vite et que leur responsabilité n'est donc pas engagée.

Libération citait cependant lundi matin un médecin réanimateur de l'hôpital Ibn Sina, où ont été transférés la plupart des blessés, selon lequel "les urgences étaient loin d'être préparées pour accueillir un nombre aussi important" de personnes. "Et surtout pour trouver des masques à oxygène pour tout le monde", ajoutait ce médecin ayant requis l'anonymat.

Environ 70.000 personnes assistaient samedi soir au concert d'Abdelaziz Stati.


Source: AFP

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Tragédie de Mawazine : les organisateurs s’expliquent

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· L’indiscipline du public aurait été à l’origine du drame

· La sécurité à revoir pour les prochaines éditions?


Samedi 23 mai, 11 morts. Une date et un chiffre qui resteront marqués dans les esprits. Pourtant, la fête avait bien commencé. Durant toute la semaine, le festival Mawazine a tenu tous les paris: d’organisation et de sécurité. Seulement, l’enthousiasme du public a peut-être été trop chaleureux et la bousculade provoquée à la fin du concert du chanteur populaire Stati a terni l’image de ce festival, déjà à dimension internationale.

Dimanche 24 mai, les mines sont graves durant la conférence de presse, organisée au pied levé, par la wilaya et les organisateurs de Mawazine, l’association Maroc Culture. Présents également le préfet de police et le directeur de l’hôpital Ibn Sina.

D’emblée le wali, Hassan Amrani, s’est dégagé de toute responsabilité au niveau sécuritaire et organisationnel. «C’est la huitième édition de Mawazine, on n’a jamais eu à déplorer aucune défaillance tant au niveau de la sécurité que l’organisation. Le stade de Hay Nahda, lieu du drame, a déjà accueilli des concerts ayant drainé bien plus que les 70.000 personnes présentes ce soir-là », explique-t-il. Pour illustrer ses propos, le wali a présenté un plan détaillé du stade de Hay Nahda. Celui-ci comprend une superficie de plus de 5 hectares. L’espace a été quadrillé en sept secteurs, chacun encadré par une équipe de sécurité. L’édifice comporte neuf portes, vers lesquelles le public était censé se diriger à la sortie. Seulement, selon la version officielle, une partie du public, impatiente et indisciplinée, a préféré se diriger vers un accès interdit, scellé par une barrière métallique. La pression exercée par la foule était telle que la barrière, qui donnait sur un petit fossé, a fini par céder. Durant la poussée de milliers de spectateurs, plusieurs personnes sont mortes asphyxiées. Le tout en cinq à six minutes. Trois jours avant le concert de Stati, les organisateurs ont estimé que la place Moulay El Hassan n’était pas suffisamment spacieuse pour un chanteur aussi populaire. D’où le transfert à Hay Nahda. Les débordements constatés lors du concert de Daoudi le 20 mai n’auraient pas été étrangers à cette décision. Les autorités, tout en reconnaissant la maturité des spectateurs durant certains spectacles de haute facture, ont déploré le comportement d’une certaine partie du public.

Outre les décès constatés durant la clôture, la bousculade de Hay Nahda a fait plus de 40 blessés, dont la plupart ont pu quitter l’hôpital après les soins d’urgence. La prise en charge des blessés ainsi que les frais d’inhumation sont pris en charge par le Palais.

Selon les autorités, le staff médical ainsi que les ambulances auraient été en nombre suffisant, ce qui aurait permis le transfert des blessés vers l’hôpital IBn Sina en moins de 20 minutes. Néanmoins, les avis ne concordent pas toujours puisque, de l’avis de nombreux témoins oculaires, sur les neuf portes du stade réservées aux entrées gratuites, une seule était fonctionnelle. L’enquête, dont l’ouverture a été ordonnée par le Souverain, révélera-t-elle d’autres failles?

Rappelons que le festival Mawazine a attiré, cette année, plus de deux millions de spectateurs. Désormais, et après ce drame, les organisateurs devront être encore plus vigilants.

A. B.

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25 mai 2009

La bousculade de Hay Nahda n’est pas due à une défaillance au niveau de l’organisation ou de la sécurité

Albayane.ma

L’accident survenu suite à la bousculade, qui s’est produite à la sortie du stade de Hay Nahda à Rabat à l’issue d’un concert de musique, n’est pas dû à une défaillance au niveau de l’organisation ou de la sécurité, a affirmé le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani.

Le drame s’est produit dimanche à 00H15 lorsqu’un groupe de spectateurs, voulant gagner du temps à la sortie du stade à l’issue du concert donné dans le cadre du Festival Mawazine, a emprunté un passage étroit non autorisé au public, ce qui a provoqué une bousculade ayant fait 11 morts et une quarantaine de blessés, a expliqué M. Amrani lors d’un point de presse dimanche au siège de la wilaya.

La plupart des victimes, dont des femmes et des enfants, sont mortes asphyxiées, a précisé M. Amrani lors de ce point de presse auquel ont pris part des responsables sécuritaires et des organisateurs du Festival Mawazine.

Le stade de Hay Nahda, d’une superficie de 55.000 m2, a été réparti en sept zones encadrées par des agents de sécurité, a-t-il précisé, rappelant que le site avait abrité tout au long de la semaine des spectacles dans le cadre du Festival ayant enregistré une forte affluence du public.

Que ce soit lors de la semaine dernière ou lors des éditions précédentes du Festival Mawazine, "à aucun moment nous n’avons connu de problèmes ou d’incidents dus à une question de sécurité ou d’organisation", a-t-il dit.

Onze personnes ont trouvé la mort, dont cinq femmes, quatre hommes et deux mineurs suite à ce drame, a-t-il rappelé, ajoutant que sur la quarantaine de blessés transférés à l’hô pital, huit sont toujours sous surveillance médicale.

Globalement, le public de la 8ème édition du "Festival Mawazine, rythmes du monde" est estimé à 2 millions de spectateurs qui ont suivi les spectacles à travers les différents sites aménagés pour l’occasion.

Quelque 500 agents des Compagnies mobiles d’intervention, 5 unités de Forces auxiliaires, 300 agents de police, 60 agents de protection civile ainsi que des agents d’autorité ont été tous mobilisés tout au long de la période du Festival, a précisé, pour sa part, le commandant régional de la Protection civile, M. Adil Ghazouli.

Trois ambulances et trois camions d’intervention des sapeurs pompiers se trouvaient sur le site de Hay Nahda au moment du drame, a-t-il ajouté.

De son cô té, le préfet de police de Rabat-Salé-Témara-Khémisset, M. Mustapha Moufid, a mis l’accent sur le dispositif sécuritaire mis en place à l’occasion de la 8-ème édition du festival Mawazine.

Il a, dans ce sens, évoqué les réunions tenues avant chaque spectacle afin de déterminer les zones et les groupes d’intervention, rappelant que les responsables sécuritaires tenaient des réunions d’évaluation régulières après chaque concert tout au long de la période du Festival.

Pour sa part, le président délégué de l’association "Maroc cultures", organisatrice du Festival Mawazine, M. Aziz Seghrouchni, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes, a affirmé que son Association tirera les leçons de ce drame pour les prochaines éditions.

Il a estimé que sur le plan culturel, le festival de Mawazine a été un succès populaire qui a répondre aux goûts du public.

(MAP).

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11 morts et 40 blessés dont trois dans un état comateux : Fin tragique du Festival Mawazine

LIBERATION.MA

C’est un véritable drame qu’a vécu Rabat lors de la clôture du Festival Mawazines. Une bousculade survenue samedi à la sortie du spectacle du chanteur populaire stati au stade Hay Nahda a fait 11 morts et 40 blessés dont 5 dans un état grave. Le drame s’est produit aux alentours de minuit lorsque les 70.000 spectateurs ayant suivi le spectacle s’apprêtaient à quitter le stade.

Mais pour arriver à la porte principale, il fallait emprunter un chemin latéral où la place réservée à la marche est très réduite et qui plus est, donne sur une pente où l’on peut facilement glisser. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé lors de cet accident tragique où des dizaines de personnes ont glissé pour percuter directement les barrières du stade. La force de la bousculade est telle qu’elle a réussi à arracher deux barrières de la clôture métallique. Les personnes décédées l’ont été toutes par asphyxie.

Selon un médecin réanimateur ayant participé au secours, les personnes décédées dont 5 femmes, 4 hommes et deux enfants, sont mortes sur le champ avant même d’arriver à l’hôpital. C’est dire la force de la bousculade. Il s’agit de Fatna Hjouzi né en 1990 et résident à Hay Moulay Isamaïl à Salé, Zouhair Naji (14 ans, Hay EL Farah à Rabat), Baâtik Issam (14 ans Hay El Farah à Rabat), Idrissi Mohamed (25 ans, Hay Erraham à Salé), Erramchi Malika (1963, El yoyssoufia à Rabat), Fadwa Al Kholti (1954 Khnichat), Laroubi Fatna (29 ans Salé), Jaouad Sehri ( 26 ans Marbella, Malaga), Abdellatif Bendehamane (26 ans, Bengrir), Habchi Ibrahim (25 ans Hay Al Farah Salé) et Hind Majda (1983, Hay Nahda Rabat).

Ce drame a par ailleurs fait une quarantaine de blessés qui ont été admis aux urgences de l’hôpital Ibn Sina alors que trois enfants ont été accueillis à l’hôpital pédiatrique. Selon le même médecin réanimateur, « les urgences étaient loin d’être préparées pour accueillir un nombre aussi important de blessés et surtout pour trouver des masques à oxygène pour tout le monde ». Les blessés étaient en effet atteints du « syndrome de Perthes». Ils avaient tous des irritations au niveau des yeux et le visage cramoisi à cause de l’asphyxie. Si les blessés légers ont été soignés sur place, les plus graves d’entre eux ont été admis dans les différents services de réanimation. Trois d’entre eux qui sont dans un état comateux, y sont toujours. Mais leurs jours ne sont pas en danger et leur état pourrait s’améliorer dans 48 heures, selon ce médecin réanimateur. Deux autres femmes qui sont toujours suivies au service de traumatologie doivent subir des opérations chirurgicales sur l’un des membres inférieurs. En attendant, elles ont été reçues en consultation psychologique pour les aider à supporter ce traumatisme qu’elles ont subi.

Si les familles des blessés étaient contentes de retrouver leurs proches vivants, d’autres dont un des membres ont péri dans ce drame, étaient beaucoup moins chanceux. C’est le cas de cette jeune fille de 17 ans qui criait et pleurait toutes ses larmes la perte de son père alors qu’il était dans la fleur de l’âge. Ce dernier a laissé derrière lui cinq enfants. Une autre mère, qui a perdu un fils de 24 ans, pleurait à chaudes larmes son enfant dont le seul crime était de vouloir assister à un spectacle de Stati.

Le Wali devait tenir une conférence de presse pour informer des tenants et des aboutissants de ce drame. Il s’agit en effet de s’arrêter sur les normes de sécurité dans des spectacles de ce genre qui accueillent jusqu’à 70.000 personnes, notamment au niveau des issues de secours. Cela est d’autant plus vrai qu’un premier signal a été donné lors de la soirée des Daoudi et Daoudiya où les dégâts matériels ont été significatifs et surtout lors de la soirée de Kadem Essahir où les autorités étaient obligées de fermer les portes d’entrée vu la marée humaine ayant afflué cette soirée-là. Une enquête a été ouverte par le ministère de l’Intérieur pour lever le voile sur les circonstances de l’accident. Certes, Mawazine a constitué une bouffée d’oxygène pour les Rbatis, mais il est sûr que le public marocain lambda n’a pas l’habitude des grands spectacles et encore moins de la gestion de la foule. Ironie du sort, au moment où l’on annonçait la fin du Festival par un spectacle féerique d’un feu d’artifice suite au spectacle grandiose donné par Stevie Wonder, onze personnes ont perdu la vie.


o Condoléances de SM le Roi
A la suite de la bousculade qui s’est produite à la sortie du stade de Hay Nahda à Rabat, à l’issue d’un concert de musique, SM le Roi Mohammed VI a adressé des messages de condoléances et de compassion aux familles éplorées.
Le Souverain a décidé de prendre en charge personnellement les frais d’inhumation des personnes décédées et d’hospitalisation des blessés.
Le Souverain a également ordonné aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête pour déterminer les causes et les circonstances de cet incident douloureux.

o ...Et du Bureau politique de l’USFP
Le Bureau politique de l’USFP a présenté hier ses condoléances les plus émues aux familles et proches des victimes qui ont trouvé la mort à la suite de la bousculade qui s’est produite à la sortie du stade de Hay Nahda à Rabat
Le Bureau politique a également exprimé sa profonde compassion aux familles des victimes, implorant le Tout-Puissant d’avoir les défunts en Sa Sainte Miséricorde et d’accorder prompt rétablissement aux blessés.

Lundi 25 Mai 2009
Amina SALHI

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Bousculade mortelle à Rabat : les organisateurs du concert pointés du doigt

Le Monde.fr

Dimanche soir, huit personnes, dont trois enfants, étaient toujours en soins intensifs dans les hôpitaux de Rabat, après la bousculade survenue à la sortie d'un concert dans la nuit de samedi à dimanche, qui a coûté la vie à onze spectateurs et fait une quarantaine de blessés.

Plus de 70 000 spectateurs assistaient, samedi soir, au concert du chanteur populaire marocain Abdelaziz Stati, dans le cadre du festival de musiques du monde Mawazine. Initialement prévu dans le centre-ville, l'événement a été " délocalisé " au dernier moment au stade Hay-Nahda, situé dans un quartier populaire de Rabat.

"Il y avait beaucoup trop de monde dans le stade", estimait Beni, 21 ans, à sa sortie de l'hôpital Ibn-Sina dimanche matin. "Les organisateurs n'ont pas garanti la sécurité du site. En plus, les forces de l'ordre ont tardé avant d'intervenir", ajoutait le jeune homme en boitant, soutenu par deux amis.

Plusieurs témoins du drame pointent du doigt une organisation défaillante. A l'issue du concert, la foule semble s'être retrouvée bloquée pour sortir de l'enceinte sportive. "En principe, il y a deux sorties principales, mais l'une d'elles était bloquée. Les gens se sont donc précipités sur l'autre", explique Youssef, 25 ans. Le jeune homme, lui aussi blessé lors du drame, a vu le mouvement de foule se créer : " Les gens se sont trouvés coincés contre les barrières de l'enceinte. Ceux qui tombaient se faisaient piétiner, c'était horrible."


Selon le directeur de l'hôpital Ibn-Sina, Yasser Soufiani, les onze morts constatées ont bien été causées par " l'asphyxie provoquée par la bousculade". Les organisateurs sont-ils responsables d'avoir mal géré la foule ? Le directeur artistique du festival Mawazine, Aziz Daki, affirme que "tout avait été fait pour éviter un tel drame". Une enquête pour élucider les causes et les circonstances de l'accident a été ouverte, sur ordre du roi Mohammed VI.

Christophe Guguen

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24 mai 2009

Selon le Wali Hassan Amrani, la présence des forces de sécurité a contribué à limiter les dégâts de la bousculade du stade de Hay Nahda

BILADI

Le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, Hassan Amrani, a indiqué que la présence des forces de sécurité a contribué à limiter les dégâts de l'accident, survenu dans la nuit de samedi à dimanche suite à la bousculade qui s'est produite à la sortie du stade de Hay Nahda à Rabat, au terme d'un concert de musique.

M. Amrani, qui s'est rendu dimanche au chevet des blessés à l'hôpital Avicenne de Rabat, a précisé, dans une déclaration à la presse, que les autorités locales, les services de sécurité et la protection civile, qui étaient présents sur place, ont procédé rapidement au transfert des blessés à l'hôpital.

Plusieurs de ces blessés ont quitté l'hôpital après avoir reçu les soins nécessaires, alors que huit personnes sont toujours sous surveillance-médicale, a-t-il noté, expliquant que dans le but de gagner du temps plusieurs citoyens ont tenté de franchir le grillage pour quitter le stade qui compte pourtant sept issues, ce qui a provoqué une énorme bousculade faisant malheureusement 11 morts.

Le directeur de l'hôpital Avicenne, M. Yasser Soufiani, a indiqué dans une déclaration à la MAP que trois enfants figurent parmi les huit personnes sous surveillance médicale, précisant qu'ils sont hospitalisés à l'hôpital des enfants de Rabat et souffrent de fractures.

L'état de santé des huit personnes varie entre grave et très grave, a précisé M. Soufiani qui a expliqué que l'asphyxie provoquée par la bousculade était à l'origine des décès.

Les blessés admis à l'hôpital reçoivent un traitement psychologique afin de les aider à sortir de cette crise, a confié à la MAP le médecin Meryem Fadel.

Le but de ce traitement est de les aider à parler et à exprimer ce qu'ils ressentent afin de les assister pour qu'ils puissent transcender l'état de choc dont ils souffrent, a-t-elle souligné.

A l'issue du spectacle qui a eu lieu samedi soir au stade de Hay Nahda à Rabat, et auquel ont assisté des dizaines de milliers de spectateurs, une bousculade provoquée par une partie de la foule s'est produite vers minuit 15 minutes, faisant onze morts et une quarantaine de blessés.

map

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MAWAZINE 2009 endeuillé



Onze personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche à Rabat, à la fin d’un concert dans le cadre du festival de musiques du monde, Mawazine, un grand rendez-vous culturel de l’année au Maroc. La bousculade a fait également une trentaine de blessés.

C’est une bousculade à la fin du concert qui aurait provoqué l’accident. Quand plusieurs milliers de personnes ont tenté de quitter le stade, certaines se sont retrouvées coincées contre les barrières de sécurité où une brèche s’était ouverte sous la pression de la foule.

Onze personnes ont trouvé la mort : cinq femmes, quatre hommes et deux mineurs. Huit autres étaient encore hospitalisées ce matin.

Le concert du très populaire chanteur marocain, Abdelaziz Stati, avait attiré 70 000 personnes dans le stade de football, situé au nord de la capitale. En cause, une mauvaise gestion de la foule, des forces de l’ordre insuffisantes (3 000 policiers étaient déployés), mais dimanche matin aucun élément officiel ne permettait d’expliquer le drame.

Un blessé joint par une radio espagnole a affirmé qu’il n’y avait pas assez de policiers par rapport au nombre de spectateurs et que seule une sortie était ouverte au lieu de deux habituellement.

Selon l’organisation, c’est la première fois qu’un tel accident se produit sur ce festival créé en 2001. L’événement, soutenu par le roi, est l’un des plus importants en termes de budget au Maroc. Son ambition est de faire venir dans la capitale des vedettes internationales. Stevie Wonder donnait hier soir le concert de clôture.

Cet accident risque en tout cas de ternir l’image bon enfant et cosmopolite que cherche à se donner le festival. D’autant que l’événement est critiqué par une partie de la population, qui estime que ce budget devrait servir à créer des emplois.

Avec notre correspondante à Marrakech, Léa-Lisa Westerhoff

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la vidéo du drame du stade de Hay Nahda sur 2M

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Mawazine - Drame à la fin du concert d'Abdelaziz Stati : onze morts dans une bousculade


RABAT (Reuters) - Onze personnes ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une bousculade à l'issue d'un concert dans un stade de Rabat, la capitale marocaine, a-t-on appris auprès de la police et des autorités.

Une des grilles de l'enceinte a cédé à la fin du concert sous la pression de plusieurs milliers de spectateurs.

Cinq femmes, deux adolescents et quatre homme ont péri. On compte également une quarantaine de blessés.

Quelque 70.000 spectateurs s'étaient rassemblés dans le stade de Hay Nahda pour le concert d'Abdelaziz Stati, star de la musique pop marocaine, dans le cadre du festival Maouazine.

Lamine Ghanmi, version française Henri-Pierre André
©2009 Reuters

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22 mai 2009

Rabat : "Jazz au Chellah" du 11 au 15 juin, avec notamment Omar Sosa

AFP

RABAT (AFP) — Le pianiste espagnol d'origine cubaine Omar Sosa, une légende du jazz afro-cubain, sera l'une des têtes d'affiche de la 14ème édition du Festival de jazz de Rabat du 11 au 15 juin, a-t-on appris officiellement jeudi.

"Mélanger les genres et métisser les artistes pour mieux balayer les préjugés" est le mot d'ordre retenu par les organisateurs de ce festival, auquel participeront des musiciens européens et marocains dans l'ancienne forteresse du Chellah.

"Jazz au Chellah" s'est peu à peu imposé comme un événement incontournable de la scène culturelle du Maroc.

Depuis 1996, il est organisé conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc, les ambassades et instituts culturels des États membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère marocain de la Culture et la ville de Rabat.

"Le festival se veut une tribune de dialogue entre nord et sud, il est aussi le reflet d'une Europe plurielle", selon les organisateurs.

Copyright © 2009 AFP

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Mawazine : Grands artistes et grande musique à la portée de tous

REPORTER

Inoubliable, merveilleux, féerique… Les inconditionnels de Mawazine sont à court de mots pour parler de leur festival. Cette visite guidée donne des plans rapprochés de l’ambiance.

C’est dans une ambiance de liesse que s’est ouverte vendredi dernier la 8ème édition du festival Mawazine, Rythmes du Monde version 2009. Désormais, la capitale du royaume a de quoi surprendre. Plus de 9 scènes, dispatchées sur toute la ville, 9 jours de festivités et plus de 100 concerts. L’association Maroc Cultures, organisatrice du festival et que préside le secrétaire particulier du Roi, Mounir Majidi, n’a rien laissé au hasard pour assurer, de bout en bout du festival, l’émerveillement du public. La plupart des concerts sont ouverts aux festivaliers gratuitement. Les quelques places payantes sont proposées à des prix accessibles. Pour les spectacles les plus chers, les tarifs sont à 400 dirhams. Encore que des Pass proposés à 1000 dirhams réduisent considérablement les prix en donnant accès à la plupart des spectacles payants. Du reste, pour ceux qui ont les moyens de se payer le grand luxe, des places leur sont aussi exclusivement réservées, avec limousine… C’est parti !

La cérémonie inaugurale de l’évènement s’est déroulée à la villa des Arts de Rabat. Elle a connu la participation d’une panoplie de personnalités issues du monde de l’art, de la politique, de l’économie, des médias…

Les concerts se suivent et ne se ressemblent point. Ainsi, les fanfares Ciocarila et Mahardja Brass Band venus de l’Inde, se sont mis sur leur trente-et-un pour envoûter un public R’bati avide de découvertes artistiques. L’avenue Mohammed V s’était embellie de mille couleurs pour subjuguer un public très nombreux. Tout le monde essaye de conjuguer le verbe danser à sa façon, du petit enfant aux femmes et hommes âgés et aussi l’adolescent... Il s’agit bel et bien d’un nouveau visage de la capitale du Royaume. Un visage, connu certes, mais qui fait connaître aussi l’âme d’un pays bariolé de mille couleurs culturelles et artistiques.


Ennio Morricone : Lyre au Bouregreg

Pour commencer en beauté, Ennio Morricone, venu de l’Italie, a su faire vibrer la scène du Bouregreg d’une symphonie rarement jouée avec une telle délicatesse artistique. Près de 10.000 spectateurs se sont délectés de ses romances les plus somptueuses. La scène surplombant la rive gauche du Bouregreg, a livré un charme sublime au public. Surtout avec la présence très remarquée du voilier séculaire français, le Belem, qui accostait non loin de la scène. Belle coïncidence !

Kylie Minogue : La scène OLM Souissi illuminée

Et ce n’est pas tout ! Au menu de la soirée d’ouverture il y avait un show féerique d’une houri de la pop, en l’occurrence Kylie Minogue. Cette star mondiale n’a lésiné sur aucun apparat artistique pour enivrer plus de 40.000 fans qui ont afflué de partout pour déguster les airs les plus éclectiques de la musique pop. Normal, il s’agit bel et bien de la « Queen of the Pop her self ». Surtout qu’elle-même se dit enthousiasmée. « C’est un festival époustouflant, c’est la première fois que je me produis ici au Maroc, mais je vous le promets, ce ne sera pas la dernière ! », lance-t-elle avec joie. Comme preuve de son amour à ce public qui lui était jusque là méconnu, l’artiste a chanté plus de deux heures et quart d’affilée.


Et la découverte continue…

Au deuxième jour, les 9 scènes du Mawazine ont offert des spectacles qui ont été donnés par une pléiade d’artistes et de musiciens de grand talent. Un vernissage de la fameuse exposition d’art contemporain « Traversée », a eu également lieu à la prestigieuse galerie de Bab Rouah, comme pour marquer la deuxième journée d’une emprunte spéciale. Là encore, Mawazine ouvre la perspective sur l’art plastique en présentant les œuvres d’art contemporain d’un cénacle d’artistes au brio intarissable. Plus de 20 artistes-peintres venus de plusieurs pays du monde arabe, ont répondu présents à l’occasion. Le public R’bati a eu l’opportunité de contempler ces gisements plastiques signés des pinceaux d’artistes arabes de différentes générations. Le vernissage a vu la présence de nombreux médias et personnalités. Le tout en présence du maître de cérémonie et commissaire de l’exposition, Brahim Alaoui.

Khaled : Le raï groove à l’honneur

Le roi du raï, Cheb Khaled, s’est produit sur la scène Qamra devant pas moins de 60.000 mille spectateurs. L’artiste a chanté les titres les plus chéris du public dont « Aïcha ». Un opus qui a fait tabac dans le monde entier. Cerise sur le gâteau, pour la première fois, les fans de Khaled, ont pu découvrir en live son dernier tube « la Liberté ».

Le public conquis par les sonorités chaudes de cette voix singulière du raï, a ovationné chaque titre révélé par l’artiste qui brandissait un énorme drapeau marocain. Bref, le public n’avait qu’à proposer et Khaled disposait. Une véritable communion.


Hommage : Warda Al Jazairia décorée

Mawazine c’est aussi l’occasion de rendre hommage à des artistes qui ont tant donné à la musique arabe classique. Ainsi, sur les instructions de SM Mohammed VI, Mohamed Mouatassim, conseiller du Souverain, a décoré la diva de la chanson arabe, Warda Al Jazairia du Ouissam alaouite de l’ordre de Commandeur. Une attestation de mérite scellée du sceau chérifien lui a été également remise par le conseiller de Sa Majesté, en guise de reconnaissance du talent de l’artiste. La « Fleur algérienne » a été très émue par cet honneur qui lui a été réservé. « Votre amour et l’honneur de Sa Majesté m’émeuvent profondément », a-t-elle déclaré avec des larmes aux yeux. Après ces moments forts en émotion, le public fan de Warda Al Jazairia s’est rendu massivement à la scène Hay Nahda pour suivre le concert de cette star de la chanson arabe. Avec la reprise de ces titres phares comme « Harramt Ahibbak » ou encore « Batwanniss Bik », l’artiste a prodigué à des milliers de spectateurs des moments de transe inoubliables.

Du grand rap : Big concert de Don Bigg

La scène Qamra s’est vue enflammée par le retour tant attendu du célèbre rappeur marocain Don Bigg. « Un making of » sur le parcours de ce joyeux luron du rap « made in Morroco » a été projeté avant sa montée sur scène. Le rappeur a été acclamé par le public après chaque titre connu de l’artiste. Don Bigg a conclu son concert avec l’entonnement de l’hymne national marocain repris avec frénésie par l’ensemble des spectateurs. Un geste qui a valeur de symbole !

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Un train pour Mawazine

Le public casaoui n’avait rien à envier aux r’bati, puisque l’Office national des chemins de fer (ONCF) a mis à sa disposition dans le cadre d’une programmation spéciale, un train supplémentaire assurant la navette entre les gares de Rabat-Ville et Casa-Port à l’occasion de Mawazine. Cette liaison exclusive s’est traduite par la mobilisation d’un TNR (train navette rapide) qui part tous les jours à 00h50 de Rabat-Ville pour arriver à 01h25 à Casa-Port. Donc, aucun souci pour les casaouis dont un bon nombre ne rate pour rien au monde les concerts donnés lors du festival Mawazine.

Naoumi Saïd

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19 mai 2009

MAWAZINE RYTHMES DU MONDE : Rabat, entre rencontres et découvertes


A Rabat, la capitale du Maroc, se tient depuis huit ans, l’événement « Mawâzine Rythmes du monde », l’un des plus grands festivals musicaux d’Afrique. Cette manifestation qui attire de plus en plus le public, les sponsors et les artistes, a accueilli, lors de ses précédentes éditions, des stars comme Whitney Houston, Youssou Ndour, Omar Pène, Rokia Traoré ou Mory Kanté.

RABAT (Maroc) - A Rabat, dans les couloirs des hôtels ou dans la vaste cour de la splendide Villa des Arts, on fait des rencontres surprenantes. Samedi après-midi, par un pur hasard, nous avons assisté aux répétitions du groupe « Unity Reggae Party » dans une salle de l’hôtel Chellah. Le nom de cet orchestre ne dit peut-être pas grand-chose, mais les musiciens qui le composent sont presque tous des monstres sacrés. Parmi eux, Sly Dunbar à la batterie, Robbie Shakespeare à la basse et, aux voix, Ali Campbell, le mythique chanteur du groupe londonien UB 40. Ex chanteur devrions-nous écrire car, entre l’auteur de « Red red wine » et ses potes, c’est le divorce depuis presque un an. « En fait, je n’ai aucun problème avec mes amis de UB 40, mais je ne m’entendais plus avec le manager du groupe », nous a-t-il confié dimanche avant de monter sur la scène de Qamra. Lui et ses nouveaux musiciens s’y sont produits à 21 heures.

A ses côtés, il y avait Sly Dunbar, tout souriant, qui nous dit sa fierté d’avoir joué au Sénégal en 1975 aux côtés de Jimmy Cliff. C’était il y a près de 25 ans, mais cet homme mince et aux tresses rastas enfouies dans un bonnet, s’en souvient comme si c’était hier. C’est l’époque où Robbie et lui avaient composé leur fameux « Sénégal market place » qui avait fait un tabac auprès des « reggaephiles » de toute la planète.

Samedi après-midi, alors que nous nous trouvons dans le hall du Chellah, nous parviennent des refrains de « Homely girl », l’un des plus grands succès de UB 40, avec cette voix de Ali Campbell reconnaissable entre mille. Au début, nous nous disons que c’est le disc-jockey de l’hôtel qui est en train de passer cette chanson devenue classique. Mais très vite, nous nous rendons compte que c’est bel et bien une prestation en live. Après moult conciliabules, nous parvenons à pénétrer dans la salle de répétitions où règne une ambiance bon enfant. Les musiciens se lancent des blagues entre deux chansons. Et au moment où, sur la pointe des pieds, nous nous dirigeons vers une chaise, sous le regard étonné de quelques membres du staff, Ali Campbell entonne « Kingston Town », l’un de ses plus beaux succès. Puis il enchaîne avec « Red red wine » et « I can’t help falling in love with you », une reprise d’un tube de Elvis Presley. Voir ces grands de près, ces grands noms du reggae, cela vous fait frissonner et ne vous donne pas du tout envie de s’arracher de votre siège. Mais nous devons nous rendre au concert du couple Amadou et Mariam, ces chanteurs maliens, non-voyants, qui font partie des vedettes du Mawazine 2009. Samedi soir, ils se sont produits sur la scène du Bouregreg, de l’autre côté de la ville.

“ Un dimanche à Bamako ”


Et avec les embouteillages monstres qui caractérisent Rabat, surtout en ce début de week-end et cette fièvre du festival, il nous faut partir plus tôt que prévu pour être devant la scène afin de ne rien rater du spectacle. Du spectacle, il y en a eu avec cette musique très rythmée du couple malien dont le succès, amplifié depuis « Un dimanche à Bamako » et le cheminement musical avec Manu Chao, a fini de faire le tour du monde. Bazin bleu, lunettes noires et sourire qui illumine le visage, Amadou Bakayoko et Mariam Doumbia ont étalé tout leur talent de chanteur et de guitariste (Amadou) avec des riffs qui ont arraché des applaudissements au nombreux public de Rabat venu les découvrir pour la première fois.

Ces deux musiciens, qui font partie des rares artistes africains à avoir été invités à l’investiture du président américain Barack Obama, poursuivent une belle carrière, même si leur succès est venu un peu tard, à l’instar de celui de la Capverdienne Cesaria Evora. Depuis qu’ils se sont rencontrés en 1977 sur les bancs de l’Institut des jeunes aveugles de Bamako, ils ont fait du chemin avec, cerise sur le gâteau, une Victoire de la Musique en France, des BBC Radio Awards en Angleterre et plein d’autres distinctions. Sur la scène du Bouregreg, ils ont ravi le public avec de belles compositions comme « Je t’aime mon amour, ma chérie » ou le tout récent « Welcome to Mali », le tout avec un humour et une bonne humeur communicative.

Vendredi dernier, c’est l’Australienne Kylie Minogue qui a ouvert le bal par une prestation loufoque et très... électronique, sur l’immense scène de OLM Souissi. D’autres vedettes comme le Sud-africain Johnny Clegg ou l’Algérien Khaled, jouent également leur partition dans ce festival, en attendant le grand Stevie Wonder qui va clôturer le Mawazine 2009, samedi prochain. Le public de Rabat attend cette date. Fiévreusement.


De notre envoyé spécial Modou Mamoune FAYE

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17 mai 2009

Mawazine 2009 en vidéo

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14 mai 2009

8ème édition du Festival Mawazine - Rythmes du Monde : une pléiade de stars au rendez-vous!

au faitmaroc.com

8ème édition du Festival Mawazine - Rythmes du Monde: Une pléiade de stars au rendez-vous!

Plus la peine, huit ans après, de présenter Mawazine - Rythmes du Monde, ce festival r'bati ouvert à tous les genres musicaux qui s'étale sur neuf jours et neuf scènes avec de nombreuses têtes d'affiche nationales et internationales. Ainsi, s'ouvre aujourd'hui cette 8ème édition qui se poursuivra jusqu'au 23 mai prochain. Au menu, des concerts d'exception, mais aussi des "à-côtés" à ne pas rater : créations musicales, exposition, ateliers, spectacles de rue... Détails.

Placé sous la haut patronage de sa Majesté Mohammed VI et organisé par Maroc Cultures, le Festival Mawazine - Rythmes du Monde n'a plus que quelques heures pour revêtir ses plus beaux apparats afin d'offrir au public ses spectacles de qualité.

Neuf jours de concerts d'exception

En effet, c'est aujourd'hui que les festivités commencent pour ne pas cesser durant neuf jours.

Et ce soir, les artistes présents sur scène donneront d'emblée - par leur renommée - le ton de ce nouvel opus de la manifestation.

Sur la scène du Bouregreg, Ennio Morricone - célèbre compositeur prolifique italien de musiques de film - animera en compagnie de 90 choristes marocains le concert d'ouverture, tandis que Kylie Minogue - la chanteuse pop qui a vendu à l'échelle mondiale plus de 50 millions d'albums - prendra le relais quelques heures plus tard sur la scène de OLM Souissi.

Demain et dimanche, le public pourra également retrouver des artistes à la carrière prestigieuse : Khaled, Amadou et Mariam, Emir Kusturica et The No Smoking Orchestra...

Et ça n'est que le début d'une succession de concerts d'exception, puisqu'une pléiade des artistes les plus populaires et les plus appréciés au Maroc et dans le monde défilera à Mawazine.

Des concerts, mais pas seulement...


Mais Mawazine, ça n'est pas seulement des concerts. Cette année, en effet, il y aura des créations musicales, une exposition intitulée Traversées (cf.brève), des ateliers, des spectacles pour enfants, des animations de rue et le tremplin Génération Mawazine, dont les finales ont lieu à la scène Nouzhat Hassan d'aujourd'hui à dimanche.

Ainsi, les créations musicales se déclineront autour de trois soirées "Unity Reggae Party" (17 mai à 20h30 scène Qamra) , "Musique Arabe" (20 mai à 19h30 au Théâtre Mohammed V) et "Aita" (23 mai au Théâtre Mohammed V). Durant ces nocturnes, certains des artistes également programmés en concert solo, se réuniront autour de créations originales communes, à la manière de résidences artistiques.

Côté ateliers, ils seront au nombre de quatre et permettront - souvent à des personnes aux niveaux déjà avancés - de se perfectionner en guitare, en contrebasse, en réglages de contrebasse, mais aussi - pour les participants de Génération Mawazine - de s'initier au Djing avec DJ Key.

Les enfants seront également servis samedi 16 et dimanche 17 au Théâtre Mohammed V (10h30) avec le spectacle Carton Park, et avec Visto lo visto - chorégraphie espagnole - le samedi 23 mai à 10H30 au Théâtre Mohammed V .

Enfin, chacun pourra profiter des parades de rues, animées par les fanfares Ciocarlia, venant directement de Roumanie et la célèbre Maharadja Brass Band, pour des déambulations musicales et festives dans les rues de la ville.

Une 8ème édition haute en couleurs, éclectique en types d'évènements et variées sur les styles musicaux puisqu'elle convie stars de la pop, de la soul, de la musique latino mais aussi de la musique lyrique ou populaire marocaine et orientale.

Que la fête commence !

http://www.festivalmawazine.ma/

Les neufs scènes de Mawazine

OLM Souissi, Théâtre Al Mansour, Hay Nahda, Qamra, Bouregreg, Place Moulay El Hassan, Théâtre Mohammed V, Villa des Arts, Chellah et Nouzhat Hassa.

A ne pas rater ce week-end

- Vendredi 15 mai
20:00 Ennio Morricone à la scène Bouregreg
22:30 Kylie Minogue à la scène OLM Souissi
- Samedi 16 Mai
21:00 Khaled à Qamra
21:30 Amadou et Mariam à la scène Bouregreg
22:30 Emir Kusturika et The no Smoking Orchestra à la scène OLM Souissi
- Dimanche 17 Mai
18:00 Le Trio Joubran au Chellah
21:00 Mahmoud Bassou à la scène Qamra
21:30 Johnny Clegg à la scène Bouregreg
22:15 Abdelwahed Hajjaoui à la Place Moulay El Hassan

Informations billetterie

08 00 00 20 09

Auteur : Muriel Tancrez


Le programme MAWAZINE 2009 à télécharger et à conserver en format PDF

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12 mai 2009

Génération Mawazine 2009 : 12 groupes retenus pour les finales du concours

CASAFREE

Douze groupes ont été retenus pour les finales du concours Génération Mawazine 2009, dans les trois catégories du rap, rock et fusion, selon les résultats des demi-finales publiés sur le site du concours.

Pour le rap, ont été sélectionnés les groupes Try again (Mohammedia), Dirty Face (Casablanca), La7bab (Meknès) et Casawa on line (Casablanca).

S'agissant du rock, ont été choisis Maroc'n'roll (Témara), Chemical Bliss (Casablanca), Redemption Life (Rabat) et Paranoia (Casablanca), ajoute la même source.

Pour la fusion, ont été retenus Black and White (Rabat), Settafusion (Settat), Mouja fusion (Agadir) et La Esperanza (Hoceima), poursuit cette source.

Les demi-finalistes se sont produits sur la scène Nouzhat Hassan à Rabat, le 07 mai pour la catégorie rap-hip hop, le 08 mai pour la catégorie rock et le 09 mai pour la fusion.

Le jury, présidé par le musicologue Ahmed Aydoun, compte notamment le compositeur Younès Megri, le musicien Belaid Akhaf, la cantatrice Johanna Rusu et le directeur de Hit radio Younes Boumehdi.

MAP

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10 avr. 2009

La galerie Bab Rouah de Rabat célèbre le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Maroc et la République de Pologne

Le Matin.ma

Pour célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Maroc et la République de Pologne, la galerie d'Art de Tanger, le ministère de la Culture et l'Ambassade de Pologne ont organisé une exposition d'art plastique à la galerie Bab Rouah de Rabat.

Intitulée « Dialogue des Cultures », cette prestation met en relief la peinture polonaise et marocaine, à travers les deux artistes-peintres résidant à Tanger, Tomek Kawiak et Mohamed Benmoussa. Quoi de mieux, pour commémorer cet anniversaire, qu'une conversation picturale élaborée entre ces deux peintres issus de différents univers et cultures, prouvant une fois de plus que l'art n'a pas de frontières, du fait qu'il possède une langue commune qui n'est autre que la création. «Je crois que cette manifestation est la meilleure occasion pour réfléchir comment enrichir davantage les relations entre nos deux pays. Il suffit d'un petit geste pour s'assurer que nous sommes proches les uns des autres », souligne Mme l'ambassadrice de la République de Pologne, Joanna Wronecka, louant, par la même, les efforts considérables fournis par le ministère de la Culture pour appuyer toute sorte de collaboration avec d'autres organismes et établissements. «Le choix des deux artistes Tomek Kawiak et Mohamed Benmoussa n'est pas fortuit, puisqu'ils représentent un symbole très significatif d'un dialogue culturel entre nos deux pays ».

Un dialogue qui ne date pas d'aujourd'hui, car les Polonais ont été séduits par le Maroc depuis de très longues années. Le secrétaire général du ministère de la Culture a, lui aussi, soutenu cette initiative qui met côte à côte l'art marocain et polonais, insistant sur le fait d'enrichir encore plus, dans l'avenir, les échanges entre les deux pays. Ainsi, la rencontre plastique entre Kawiak et Benmoussa est très significative, appelant à un dialogue culturel entre deux artistes pour célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques de leurs pays respectifs. Le premier s'inspirant de la culture marocaine, de certaines spécificités des objets et des mots usuels de tous les jours, ainsi que des personnages en mouvement, habillés de vêtements traditionnels (djellaba, caftan, burnos,…). Ses sculptures en fer, bronze ou aluminium sont aussi bien le reflet de la vie quotidienne.

« L'expérience en elle-même est historique, car l'idée d'exposer deux peintres, un Polonais et un Marocain, est très fructueuse afin d'établir un dialogue pictural enrichissant, d'autant plus que moi-même je me suis très imprégné de la culture et des traditions marocaines depuis que je suis installé au Maroc. J'ai, également, un penchant pour la calligraphie arabe que j'ai commencée à utiliser dans mes travaux. Comme vous le voyez, mes tableaux sont tous à base de matériaux que je trouve sur place. Rien ne vient de l'extérieur du pays. Avec ces matières je réalise des images à ma façon. Ceci est pour moi une reconnaissance extrêmement évidente envers des objets marocains », précise l'artiste Tomek.

Quant à Mohamed Benmoussa, enseignant d'arts plastiques faisant partie de la génération des peintres des années 70, celui-ci exprime, à travers ses peintures, ses inquiétudes et ses espoirs. Ses travaux sont porteurs de messages et de sentiments profonds. « Je peints ce que je ressens dans la vie. Celle-ci est pleine de rebondissements et d'espoir. Mais, s'il n'y a pas d'espoir, il n'y a pas de vie », nous confie M. Benmoussa. Ce langage expressif a impressionné plus d'un et a montré, encore une fois, que l'art peut rapprocher les peuples des Nations aussi lointaines qu'elles soient. L'exposition se poursuivra jusqu'au 18 avril.
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Une amitié bien raffermie


C'est depuis 1959 que les relations entre Varsovie et Rabat ont commencé à se développer, entraînant dans leur sillage plusieurs accords de partenariat dans divers domaines, notamment politique, économique, judiciaire, touristique et culturel. Mais la fascination des Polonais par le Maroc remonte à 1791 quand Jean Potocki y a séjourné pendant deux mois et il fut ébloui par sa culture, la beauté de ses paysages et l'hospitalité de sa population. Un beau séjour qui n'a pas manqué de lui insufflé l'écriture de son ouvrage intitulé «Voyage dans l'empire du Maroc en l'an 1791 » en langue française. Après ce premier document mono-géographique, d'autres voyageurs ont suivi le pas, dont des ouvriers, des dockers, des entrepreneurs et des représentants de professions libérales. Une vague d'immigrants ou de voyageurs qui n'a cessé de croître jusqu'à ces dernières décennies, où il reste au Maroc quelques représentants de l'ancienne émigration, mais avec une majorité de ressortissants polonais constituée de couples mixtes et leurs enfants.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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Remise en état du site historique de Chellah

CASAFREE

Une opération de désherbage et de remise en état du site historique de Chellah a eu lieu jeudi, dans le cadre d'une démarche vouée à la protection des monuments et des vestiges de la ville de Rabat, selon un communiqué de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Initiée par la Wilaya de la région de Rabat-Salé-Zémmour -Zaër, en collaboration avec le ministère de la Culture, la Commune urbaine de Rabat et l’Ecole nationale de l’architecture (ENA)

Cette initiative a été menée par une centaine d’élèves architectes, en présence du Wali de la région, M. Hassan Amrani, indique un communiqué de la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Cette opération, qui a été encadrée par le directeur et les professeurs de l’ENA ainsi que les services des espaces verts de la Wilaya, vise à sauvegarder l’image esthétique du site en préservant sa flore, ajoute la même source.

D’autres sites historiques de la ville de Rabat vont bénéficier aussi de désherbage et de remise en état, précise le communiqué.

MAP

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9 avr. 2009

Le programme de MAWAZINE 2009

Info Maroc News

* G : Gratuit / P : Payant

Vendredi 15 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

20:00 ENNIO MORRICONE international Bouregreg G
22:30 KYLIE MINOGUE international OLM Souissi G / P

Samedi 16 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions


18:00 TAKASSIM WA MAWÂWIL marocain Villa des Arts P
18:00 JUAN CARMONA international Chellah P
19:30 TANIA MARIA international Théâtre Mohammed V P
21:00 FETHELLAH LAMGHARI marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 KHALED africain Qamra G
21:00 AZIZA MALAK marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 Fanfare Ciocarlia international OLM Souissi G / P
21:30 WARDA AL JAZAYRIA africain Hay Nahda G / P
21:30 AMADOU ET MARIAM africain Bouregreg G
22:15 MOHCINE JAMAL marocain Place Moulay El Hassan G
22:30 EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA international OLM Souissi G / P

Dimanche 17 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 LE TRIO JOUBRAN oriental Chellah P
19:30 JULIA MIGENES international Théâtre Mohammed V P
19:30 MOURAD ISKANDAR oriental Villa des Arts P
21:00 IMETLAÂ marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 MAHMOUD BASSOU marocain Qamra G
21:00 KHALIFA international Qamra G
21:00 BITTY MC LEAN international Qamra G
21:00 SLY & ROBBIE international Qamra G
21:00 ALI CAMPBELL international Qamra G
21:30 ELIADES OCHOA international OLM Souissi G / P
21:30 JOHNNY CLEGG africain Bouregreg G
21:30 NAJWA KARAM oriental Hay Nahda G / P
22:15 ABDELWAHED HAJJAOUI marocain Place Moulay El Hassan G
22:15 FATIMA TABAAMRANT marocain Place Moulay El Hassan G

Lundi 18 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 ALTAN international Chellah P
19:30 HAIM LOOK marocain Villa des Arts P
19:30 BUIKA africain Théâtre Mohammed V P
21:00 STYLE SOUSS marocain Qamra G
21:00 GANGA VIBES marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 FEZ CITY CLAN marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 TAGHRAST marocain Qamra G
21:30 SKA CUBANO international OLM Souissi G / P
21:30 DOBET GNAHORÉ africain Bouregreg G
21:30 WAEL KFOURI oriental Hay Nahda G / P
22:45 BIGG marocain Qamra G
23:15 CASA CREW marocain Place Moulay El Hassan G

Mardi 19 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 ALI REZA GHORBANI oriental Chellah P
19:30 GROUPE JOUDOUR oriental Villa des Arts P
19:30 DANIEL MELINGO international Théâtre Mohammed V P
21:00 BATOUL MEROUANI marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 SHERINE ABDELWAHAB oriental Hay Nahda G / P
21:00 MAZAGAN marocain Qamra G
21:00 TIGRESSE FLOW marocain Qamra G
21:30 NURU KANE & BAYEFALL GNAWA africain Bouregreg G
21:30 SERGIO MENDES international OLM Souissi G / P
22:15 GROUPE JAABA marocain Place Moulay El Hassan G
22:45 H-KAYNE marocain Qamra G
22:45 KADEM SAHER oriental Hay Nahda G / P

Mercredi 20 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 FAIZ ALI FAIZ marocain Chellah P
19:30 AYMAN TAYSSIR & L’ORCHESTRE D’AMMAN DE LA MUSIQUE ARABE oriental Villa des Arts P
19:30 SAÏD CHRAÏBI marocain Théâtre Mohammed V P
19:30 AL DI MEOLA international Théâtre Mohammed V P
21:00 ABDALLAH DAOUDI marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 CHICO & THE GYPSIES international Qamra G
21:30 FENOAMBY international Bouregreg G
21:30 SOLOMON BURKE international OLM Souissi G / P
21:30 MELHEM BARAKAT oriental Hay Nahda G / P
22:15 CHEBA ZINA DAOUDIA marocain Place Moulay El Hassan G

Jeudi 21 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 FRANÇOIS RABBATH oriental Chellah P
19:30 MELIKE TARHAN international Villa des Arts P
19:30 MÍSIA international Théâtre Mohammed V P
21:00 MONSIF marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 OJOS DE BRUJO international Qamra G
21:30 THE NEVILLE BROTHERS international OLM Souissi G / P
21:30 K’NAAN africain Bouregreg G
21:30 SAMIRA SAÏD marocain Hay Nahda G / P
22:15 HAMID BOUCHNAK marocain Place Moulay El Hassan G

Vendredi 22 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

00:00 MARTIN SOLVEIG international OLM Souissi G / P
00:00 DJ MILO international OLM Souissi G / P
18:00 ALIM QASIMOV international Chellah P
19:30 LOTFI BOUCHNAK oriental Villa des Arts P
19:30 MAYRA ANDRADE international Théâtre Mohammed V P
21:00 HUSSEIN EL JASMI oriental Hay Nahda G / P
21:00 RHANY KABBADJ marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 DARGA marocain Qamra G
21:00 ALICIA KEYS international OLM Souissi G / P
21:30 MOUNIRA MITCHALA international Bouregreg G
22:15 HOBA HOBA SPIRIT marocain Qamra G
22:15 ABDELALI EL GHAOUI marocain Place Moulay El Hassan G
23:30 SAKADOYA marocain Qamra G

Samedi 23 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 LIU FANG international Chellah P
19:30 QUATUOR DE CASABLANCA marocain Villa des Arts P
21:00 STATI AZIZ marocain Place Moulay El Hassan G
21:30 STEVIE WONDER international OLM Souissi G / P
22:15 MRANSSA marocain Place Moulay El Hassan G



Le programme MAWAZINE 2009 à télécharger et à conserver en format PDF

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31 mars 2009

Ouverture du 6ème Festival national du théâtre des jeunes à Rabat

CASAFREE

Le 6ème Festival national du théâtre des jeunes, organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, s'est ouverte dimanche à Rabat.

Cette manifestation, organisée du 29 mars au 5 avril 2009 par le secrétariat d'Etat chargé de la Jeunesse, vise à consacrer la culture du théâtre au sein de la jeunesse et de l'enfance et à développer l'esprit créatif en la matière.

Dans une allocution à l'ouverture de cette édition, la ministre de la Jeunesse et des sports, Mme Nawal El Moutawakil, a rappelé que ce festival s'inscrit dans le cadre du plan d'action du ministère en matière d'éducation aux valeurs nobles du théâtre.

Cette manifestation est conçue pour la présentation des meilleures représentations qui se sont distinguées aux éliminatoires régionales et, ainsi, insuffler une nouvelle dynamique au rôle des jeunes dans ce domaine, a-t-elle ajouté.

Outre la compétition entre les troupes qualifiées aux éliminatoires régionales, le programme de cette édition prévoit des tables rondes, des colloques et des rencontres sur le théâtre, ainsi que des concours de musique, de chant et d'animation.

MAP

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24 mars 2009

«Rabat-chaîne inter» commence à émettre 24/24

Le Matin.ma

La chaîne nationale «Rabat-chaîne inter» émettra à partir de mardi 24h/24h, a annoncé lundi le directeur central de la production et des programmes radio, Jalal Aouatif.

Chaîne généraliste bilingue (arabe-français) qui s'adresse exclusivement à un public urbain, «Rabat-chaîne inter», l'une des quatre radios de la SNRT, a également adopté une nouvelle grille de programmes lancée, il y a quelques mois et qui se veut «plus proche de l'auditeur».

«Nous avons réorganisé notre travail pour être plus proche de l'auditeur et répondre au mieux à ses attentes», en ayant pour principal «souci de l'accompagner tout au long de la journée, à travers une grille transversale destinée à le fidéliser mais également à lui proposer un menu flexible adapté en fonction de son âge, ses besoins et ses préférences», ont souligné les concepteurs de la nouvelle grille au cours d'une rencontre avec la presse.

La nouvelle grille comprend trois grands carrefours de la rédaction. La matinale (06h00-09h00), la mi-journée (13h00-14h00) et la soirée (19h00-20h00), consacrés à l'info et autour desquels sont greffés des rendez-vous sous forme de magazines.

«Family-mag» (09-12h00), une émission exclusivement dédiée à la famille, suivie de l'espace jeunes (15h00-19h00), avec l'introduction de l'interactivité avec «Quitte ou double», une émission de jeu par SMS. «Tendance jeune», se propose de donner la parole aux jeunes qui viennent partager à l'antenne leurs projets et expériences dans divers domaines.

Chaîne de proximité, «Rabat Chaîne inter» reste en outre ouverte à tous les jeunes groupes ou artistes nationaux de toute tendance et diffuse au quotidien tous les derniers «tubes» et musiques internationaux, souligne le staff.

L'info reprend à partir de 19h00 avec le carrefour de la rédaction, suivi de la rediffusion des repères (matinales) et mag de la rédaction (mi-journée) où d'éminentes personnalités animent leurs chroniques dans des domaines aussi variés que le politique, l'économique, le culturel, le cinéma, la musique, le social.

Les magazines débats «EcoMag», «Quantara», «Pile et face», «Géoscopie» et «parlons vraiment sport» répartis tout au long de la semaine se proposent d'éclairer de 20h00 à 21h00, l'auditeur sur divers thèmes. L'espace interactivité, programmé jusqu'à 23h00, invite les auditeurs à débattre de sujets liés à leur quotidien.

A partir de 23h00 «Hadiya» dédicace, accompagne les nocturnes jusqu'à 01h00, suivie de la rediffusion des magazines et débats (01h00-02h00). A 2h00, «Rabat chaîne inter» entame sa programmation musicale de nuit jusqu'à 06h00.

Les grands rendez-vous sportifs sont réservés au week-end (samedi-dimanche 17h00 à 19h00). Le week-end, c'est aussi «Planète people», un tour d'horizon de la vie des grandes stars, «Marocains d'ailleurs», dédiés aux MRE, «Idée Fixe», une émission qui se propose de rompre le coup aux idées reçues et autres rumeurs (les médias disent-ils la vérité ? Les Djinn existent-ils ?à), «Evasion», une ouverture sur d'autres horizons où des invités de toutes nationalités résidant au Maroc, passent à l'antenne pour faire découvrir leurs us et coutumes. Les émissions culturelles, «Récital», «Silence on écoute» et «Boulevard Takafa», viennent enrichir la nouvelle grille 2009.

Ce n'est pas une grille statique, elle s'adapte à l'événement et prend la couleur des saisons et des grands rendez-vous politiques, culturels, économiques, insistent ses concepteurs.

Le principe de la grille est d'être une «fenêtre sur le Maroc d'aujourd'hui» et montrer que dans le cadre du service public, «nous accompagnons les changements sur tous les plans, notamment politique, économique, culturel», l'objectif étant de faire, selon M. Aouatif, que chaque auditeur rencontre «sa radio».

Par MAP

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20 mars 2009

Génération Mawazine est de retour

Aujourd'hui le Maroc

Génération Mawazine invite les jeunes musiciens et artistes à participer au concours qui se poursuivra jusqu’au 30 mars 2009. Ce concours a ouvert les inscriptions à l’ensemble des ressortissants marocains ou étrangers résidents au Maroc, âgés de 15 à 30 ans.


Génération Mawazine est de retour pour la quatrième année consécutive. Créé en 2006 dans le cadre du Festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra du 15 au 23 mai prochain pour sa 8ème édition, Génération Mawazine s’est imposé comme un concours reconnu sur le plan national permetant de faire découvrir les talents les plus prometteurs du pays dans différentes catégories musicales.

Cette année encore, Génération Mawazine revient avec un jury composé d’artistes de renom, qui jugera et évaluera le talent et la créativité des groupes de la jeune génération. Jusqu’au 30 mars 2009, le concours a ouvert les inscriptions à l’ensemble des ressortissants marocains ou étrangers résidents au Maroc, âgés de 15 à 30 ans, qui partagent une passion pour la musique et souhaitent mesurer leur talent. Le jury parcourra les provinces du Royaume pendant un mois pour partir à la rencontre des jeunes talents. A l’issue de la présélection, les 30 demi-finalistes se produiront sur la scène Nouzhat Hassan à Rabat les 7,8 et 9 mai 2009. La finale du concours aura lieu du 15 au 17 mai 2009 et mettra en compétition dix finalistes durant la 8 ème édition du festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra cette année du 15 au 23 mai. Génération Mawazine invite les jeunes musiciens et artistes à participer à ce concours qui, par son sérieux et la rigueur de ses critères de sélection, constitue un véritable gage de réussite artistique sur la scène musicale marocaine.

Les participants concourront dans les catégories musicales suivantes : Rap et Hip Hop, Rock, Fusion et musique néo populaire. Et les vainqueurs verront leur carrière musicale lancée grâce à l’appui de la Société national de radio télévision qui assurera la production d’un album et d’un vidéo clip et se chargera de sa diffusion à l’échelle nationale.

Les conditions d’inscription et de participation sont disponibles sur le site Internet de Génération Mawazine :
www.generationmawazine.ma

Par : Siham Jadraoui

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Rabat célèbre les théâtres du monde : première édition de la Biennale internationale des théâtres du monde jusqu’au 27 mars

Aujourd'hui le Maroc

La première édition de la Biennale internationale des théâtres du monde se poursuit jusqu’au 27 mars à Rabat et dans plusieurs villes du Royaume.

Les trois coups ont été frappés. Le rideau s’est levé sur la première Biennale internationale des théâtres du monde, mardi 17 mars à Rabat. Hommes de théâtre marocains et internationaux de grand calibre, spécialistes et penseurs, se sont rencontrés et ont été célébrés. Des artistes qui ont, durant cet hommage sur la scène du Théâtre National Mohammed V, joué leur vrai rôle, celui de héros de la cause artistique et de la promotion du théâtre au Maroc et dans le monde. Les grands comédiens marocains ont tous été au casting : Ahmed Tayeb Lâalaj, Abddellah Chakroun, Amina Rachid, Mohamed El Jem, Abedkader Badaoui, Naïma Lamcharki et la liste est encore longue.

Les pionniers du théâtre international étaient également à l’honneur, entre autre l’Egyptien Ezzat Alayli, l’espagnol José Monléon, et le Français Richard Martin. Et pour ces vétérans, ces artistes, il n’y a jamais de répit, de retraite quand il s’agit de leur passion, le théâtre. Ainsi dans les coulisses, de l’événement, ils ont échangé leur dialogue multiculturel et renforcer leur amitié. Ils ont profité de l’occasion de cet hommage inaugurant la première Biennale internationale des théâtres du monde qui se poursuit jusqu’au 27 mars dans plusieurs villes du Royaume, pour créer des synergies, donner et participer à ce nouveau souffle que veut insuffler cet événement au théâtre marocain.

«C’est le moment de changer la cadence. Peut-être qu’on a longtemps était en retard, mais il est temps d’aller à grands pas», a indiqué à ALM Saïd Bahadi, directeur artistique de cet événement organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, et initié par la direction du Théâtre National Mohammed V. Et d’ajouter : «Plusieurs facteurs se réunissent dans le Maroc d’aujourd’hui, pour voir beau le théâtre, belle la culture. Si toutes les énergies, acteurs culturels et artistiques se réunissaient pour reformuler les questions autour du théâtre et aller ensemble dans une même voie, on aura gagné le défi lancé par cette biennale». Ainsi, il s’agira lors de dix jours de spectacle de présenter au public les pièces de théâtre les plus originales qui circulent dans le monde .

On cite le spectacle «Cath d’impro» en provenance de France, le spectacle d’acrobatie «Taoub» qui vient de Tanger. La Georgie participe avec un étonnant théâtre de doigt, la Suisse avec un spectacle de danse, l’Espagne avec un spectacle de danse verticale, et le ballet de l'Italie. On note également des pièces venant d'Algérie, de Tunisie, d'Arabie Saoudite, et de Palestine. Tous ces spectrales seront représentés au Théâtre National Mohammed V de Rabat.

Et ce n’est pas fini. Les organisateurs de la biennale ont voulu élargir leur initiative à plusieurs villes du Royaume, notamment Mohammedia, Casablanca, El Jadida, Marrakech , Kasbat Tadla, Meknès, Tiznit, Zagora, My Driss Zarhoun, Fès, Khmiss Zemamra entre autres. Ces villes verront les spectacles de seize troupes nationales. Il y a des régions qui n’ont pas pu accueillir ces spectacles par manque de structures ou encore de coordination. Mais toutefois, il faut dire que cette première Biennale internationale des théâtres du monde augure d’un éventuel réveille du théâtre national. Un beau dénouement !

Par : Amine Harmach

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10 mars 2009

Procession des cierges de Salé pour l'Aid Mouloud

Le Matin.ma

La procession des cierges, organisée depuis quatre siècles par les Chorfa hassounis à l'occasion de l'Aid Al Mawlid, représente un symbole de l'attachement de la population de Salé aux préceptes de l'Islam.

Le Moussem des cierges remonte au règne du Sultan saâdien Ahmed El Mansour Addahbi, qui avait été très impressionné, lors de son séjour à Istanbul (Turquie) par les festivités marquant l'Aid Mawlid Annabaoui, particulièrement par la procession des cierges, dont la première remonte à l'an 986 de l'hégire.

En l'an 990 de l'hégire, Salé avait organisé son premier Moussem du genre, avec une procession de cierges en couleurs chatoyantes, dont la conception et la réalisation par les maîtres artisans requièrent finesse et originalité. Et c'est ainsi que naquit, sur la rive droite de Bouregreg, ce prestigieux et pittoresque Moussem des cierges de Sidi Abdellah Benhassoun, que les générations se sont relayées pour le faire revivre tous les ans.

Cette procession, organisée après la prière d'Al Asr, à la veille de l'Aid Al-Mawlid, prend son départ de Souk El-kebir pour sillonner les différentes artères de la ville jusqu'au mausolée de Sidi Abdellah Benhassoun Abou Mohamed Abdellah Ben Hassan Alkhaldi Al Hassani Al Idrissi, plus connu sous le nom de Benhassoun, né à Fès en 920 h/1515 et mort en 1013h/1604 à Salé.

Benhassoun, une sommité de son temps, avait puisé et affiné son savoir auprès de grands ouléma de Fés, tels Abdelouhad Al Ouencharissi et Abderrahmane Doukkali, deux Imams et prédicateurs de la Qaraouyine, ou Abdallah Habti, cheikh de la Zaouia du Jbel Lach'hab, dans les environs de Chefchaouen.

Dans une déclaration à la MAP, le doyen des Chorfa Hassouniyine, Abdelmajid El Hassouni, a mis en relief les activités la Tariqa Hassounia qui organise des soirées poétiques et artistiques, des concours de psalmodie du Saint-Coran et des soirées de Madih et Samaa.

La Tariqa Hassounia, qui adhère à la culture soufie universelle, a-t-il ajouté, prône les valeurs de cordialité, de fraternité, de solidarité et de tolérance, comme elle oeuvre pour la promotion des principes universels de citoyenneté et de dialogue entre les civilisations et les cultures.

Par MAP

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25 févr. 2009

1ère à Rabat de l'exposition «Repères» , pour une initiation à l'art dans les écoles

Aujourd'hui le Maroc

Inaugurée dernièrement, «Repères pour une histoire de la peinture au Maroc», est une exposition didactique destinée à être présentée dans 1.523 écoles du Royaume.

A quand remontent les premières formes d’arts visuels apparues au Maroc? Qui sont les premiers artistes-peintres qui se sont inspirés des lumières du royaume? Y avait-il une tradition et des techniques artistiques de la peinture avant la venue des artistes-peintres colonialistes ? Qui sont les pionniers marocains de la peinture et de l’art contemporain? Des questions entre autres auxquelles répond l’exposition «Repères pour une histoire de la peinture au Maroc».

Une exposition didactique de grande envergure destinée à être présentée dans 1.523 écoles du Royaume. Inauguré dernièrement au collège Mouad Ben Jabel des Orangers à Rabat, ce projet est organisé par le Goeth-Institut et l’Institut français de Rabat, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale et la Villa des arts de Rabat/ Fondation ONA. «Cette exposition didactique est la première du genre qui retrace dans l’ordre chronologique l’histoire de la peinture au Maroc. Elle a pour ambition la diffusion d’une culture plastique nationale et la sensibilisation à ce patrimoine», a indiqué à ALM Aziz Daki, commissaire de l’exposition.

Ciblant un public estimé à 2 millions d’individus, «Repères pour une histoire de la peinture au Maroc», ne se prétend pas pour autant à l’exhaustivité. Il s’agit d’une initiation à l’art plastique marocain qui intervient dans un contexte où l’on note une absence de connaissance à ce niveau. A titre de comparaison, selon Aziz Daki, «tandis qu’on trouve dans d’autres pays plus d’une vingtaine de livres et d’encyclopédies exhaustives sur leur histoire de l’art, on en rencontre pratiquement aucune au Maroc».

Ainsi cette exposition traduit un réel désir de pallier ce manque de connaissance sans pour autant remplacer le livre. Composée de trente affiches didactiques, en arabe et en français, elle retrace les moments forts de l’art visuel et de la peinture au Maroc. Elle est faite sur la base d’un travail scientifique rigoureux, et évoque également le riche patrimoine du Maroc, des gravures rupestres, des teintures sur peau, des mosaïques et peintures rurales, de l’architecture, des zelliges et des tapis comme formes d’expression antérieure.

«L’exposition d’affiches est le reflet et le résultat de la volonté du gouvernement marocain, du Fonds franco-allemend et de la Fondation ONA de développer des outils didactiques et artistiques à la disposition des écoles», indique le Goethe-Institut dans une note de présentation. Et de poursuivre: «Grâce à cette initiative, les établissements pourront développer les enseignements artistiques et faire découvrir aux élèves l’histoire de la peinture marocaine et de ses maîtres». Cette exposition sera présentée dans tous les lycées et collèges au Maroc avec un livret pédagogique.

Par : Amine Harmach

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21 févr. 2009

Du 15 au 23 mai, «Mawazine, Rythmes du Monde» : les grandes stars convergent vers Rabat

Le Matin.ma

Les grandes stars convergent vers Rabat
Stevie Wonder, en épilogue d'une édition haute en rythmes.


Devenu une tradition annuelle dont on ne peut ignorer les bienfaits économiques et touristiques, grâce aux efforts considérables fournis par l'Association Maroc-Cultures, le Festival « Mawazine, Rythmes du Monde » a atteint une maturité palpable qui le place d'ores et déjà dans la cour des grands événements internationaux.

Stevie Wonder
« Je veux louer le dynamisme des équipes organisatrices pour tout ce qu'elles font afin d'établir un programme des plus alléchants, afin de satisfaire tous les goûts et toutes les tendances en se mettant au service de la population de Rabat. Ceci sans oublier votre appui qui ne fait que consolider ces équipes, renforcées cette année par des éléments compétents et efficaces », souligne le président délégué, Aziz Seghrouchni, lors de la conférence de presse tenue à la Villa des Arts de Rabat où le panorama du programme de Mawazine-2009 a été dévoilé par le directeur artistique du Festival, Aziz Daki.

Une programmation qui n'a rien à envier aux manifestations internationales de taille, vu les célébrités mondiales conviées pour la circonstance, à leur tête le légendaire Stevie Wonder (Etats-Unis) qui se produira en clôture du Festival, marquant ainsi très fortement le ton de cette édition. L'ouverture sera aussi fracassante avec la star de la pop internationale Kylie Minogue (Australie) pour un premier passage dans le continent
africain.

D'autres têtes d'affiche, aussi remarquables et sollicitées un peu partout dans le monde, défileront au cours de la période du festival sur la scène OLM Souissi, notamment le groupe Emir Kusturica and The no Smoking Orchestra venant de Serbie, emportant avec eux tout un mélange de rythmes et de sons, la formation Ska Cubano et le guitariste Eliades Ochoa, tous deux de Cuba, le Brésilien Sergio Mendes, puis les Américains Solomon Burke, Alicia Keys et The neville Brothers. Un choix éclectique, baignant dans le socle des musiques latino-américaines, avec des accents prépondérants de blues, soul et pop.

Des moments aussi remarquables seront vécus à travers la scène Bouregreg qui recevra de grands noms de la musique africaine dans toute sa richesse et sa rythmique, avec le couple musical Amadou et Mariam du Mali, Johnny Clegg ou le Zoulou blanc de l'Afrique du Sud, la chanteuse danseuse et percussionniste Dobet Gnahoré de la Côte d'Ivoire, le talentueux sénégalais Nurukane and Bayefall Gnawa, l'auteur-compositeur et polyinstrumentiste Fenoamby de Madagascar, le Somalien K'Naan, puis l'artiste tchadienne Mounira Mitchala. La scène Qamra n'en sera pas moins copieuse, puisqu'elle aura le privilège d'accueillir des groupes adoptant différents genres musicaux caractérisés par leurs rythmes enflammés et frénétiques, à leur tête le grand Khaled, Roi du Rai, en compagnie des autres artistes et groupes lauréats de génération Mawazine sélectionnés pour leur genre festif et leurs rythmes qui enchanteront le jeune public.

Et nous citons les musiciens jamaicain Sly and Robbie, anglais Bitty McLean, français Khalifa, le groupe espagnol Ojos De Brujo et franco-espagnol Chico and The Gypsies. Les Marocains, invités en force sur cette scène, sont représentés par Mahmoud Bassou, Style Souss, Bigg, Tigress Flow, Mazagan, H-Kayne, Darga, Hoba Hoba Spirit, Sakadoya et Taghrast.

Par ailleurs, une pléiade d'artistes arabes se produiront sur la scène Hay Nahda. Ainsi, khaliji, libanais ou égyptien nous seront chantés à travers les voix des stars très populaires de la scène arabe, à savoir Najwa Karam, Melhem Barakat et Wael Kfouri du Liban, Sherine Abdelwahab d'Egypte, Hussein El Jasmi des Emirats Arabes Unis, Kadem Saher d'Iraq et la diva marocaine Samira Said, avec un hommage bien particulier à «La rose d'Algérie», Warda Al Jazayria.

Quant au chant marocain, celui-ci sera étalé dans toute sa diversité à la Place Moulay Al Hassan, « mettant en relief la richesse de notre culture à travers la chanson amazighe, hassanie, moderne, chaâbie et juive, sans oublier celle de la nouvelle génération », précise Hassan Nafali qui s'occupe de la programmation marocaine.

Ainsi, Fathallah Lamghari, Aziza Malak, Mohcine Jamal, Imetlaâ, Abdelwahed Hajjaoui, Fatima Tabaâmrant, Fez City Clan, Ganga Vibes, Csa Crew, Batoul Merouani, Groupe Jaaba, Abdellah Daoudi, Cheba Zina Daoudia, Monsif, Hamid Bouchnaq, Rhany Kabbadj, Abdelali El Ghaoui, Stati et Mranssa seront de la fête.

Pour les mélomanes des capacités vocales et des recherches musicales très fines, ils ne seront que bien servis par la salle du Théâtre National Mohammed V avec des artistes ayant une riche carrière musicale aux tendances lusophones et latino-rock, tels Tania Maria du Brésil, Julia Migenes des Etats-Unis, Buika de l'Espagne, Daniel Melingo de l'Argentine, Misia du Portugal et Mayra Andrade du Cap-Vert.

Le site historique du Chellah emportera l'assistance dans un voyage menant vers l'Asie afin d'apprécier sa musique traditionnelle très authentique, en compagnie de Ali Reza Ghorbani (Pakistan), Alim Qasimov (Azerbaïdjan) et Liu (Chine), en plus d'autres airs venant de l'Andalousie avec Juan Carmona, de la Palestine avec le Trio Joubran, de l'Irlande avec Altan, puis de la Syrie avec François Rabbath.

La Villa des Arts accueille Taqassim Wa Mawawil dans sa troisième édition où le tarab sera à l'honneur dans plusieurs concerts lyriques qu'interpréteront des groupes et chanteurs d'une capacité vocale très rare, notamment Mourad Iskander de la Libye, Haim Look et le quatuor casablancais du Maroc, Ayman Tayssi et l'orchestre d'Amman de la musique arabe, le groupe Joudour, Melike Tarhan (Turquie-Belgique) et le plus grand ténor de la chanson arabe, le Tunisien Lotfi Bouchnak. « Une programmation se caractérisant par sa particularité, ayant pour objectif de faire découvrir des musiciens virtuoses et des voix exceptionnelles. Elle représente aussi un pont de dialogue entre Marocains et Orientaux », affirme Nasser El Houari, organisateur de cette prestation.

En outre, la génération Mawazine continue son chemin de prospection, chapeautée en cela par Ahmed Aydoune qui trouve en cette initiative une complémentarité avec le reste de la programmation, puisque ces jeunes talents représentent l'avenir de la créativité.

Un riche programme de l'un des plus grands festivals d'Afrique et du Moyen-Orient que les organisateurs souhaitent commercialiser en partie à travers quelques spectacles de Hay Nahda et OLM, tout en gardant la gratuité dans la majorité des scènes. « Je pense que Mawazine est arrivé à une phase de maturité, confirmant un plateau de choix très diversifié », assure Moncef Belkhiat, chargé de la campagne de marketing du Festival.

Mawazine-2009 se démarquera des précédentes éditions par des créations musicales qui seront produites par le festival, sous forme de rencontres entre DJ, jazzmen et musique arabe, ainsi que le style de la Aita.

Les parades reviendront en force dans les grandes artères de Rabat avec les Maharadj Brass Band de l'Inde et la Fanfare Ciocarlia de la Roumanie.


Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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Le programme de la 8ème édition Mawazine Rythmes du Monde 2009

Le Matin.ma

La 8e édition du Festival Mawazine rythmes du monde aura lieu du 15 au 23 mai prochain à Rabat, avec la participation d'artistes représentant 40 pays des quatre coins du monde.

Prendront part à cette manifestation des stars internationales, tel l'Américain Stevie Wonder, l'Australienne Kylie Minogue, l'Italien Ennio Morricone ou encore l'Américaine Alicia Keys, ont indiqué mercredi les organisateurs lors d'une conférence de presse à Rabat.

Deux légendes vivantes de la musique brésilienne Sergio Mendes et Tania Maria y seront également présents à travers des sonorités latino.

Dans une présentation lue au nom de Mounir El Majidi, président du festival et de l'Association «Maroc-Cultures», initiatrice de cet événement, Aziz Seghrouchni, président délégué de l'association, a souligné que cette édition «récompense un travail soutenu pour porter la manifestation au niveau des grands festivals de musique au monde».

les vedettes internationales à l'affiche de Mawazine 2009Il a rappelé que «l'une des grandes réussites de l'édition 2008 est son succès auprès du public. Les neufs sites du festival ont accueilli plus de 1.200.000 personnes. Cette année, nous comptons en attirer davantage pour développer un tourisme culturel de qualité et conforter Rabat dans son rôle de ville ouverte sur le monde».

Et de poursuivre que «nous sommes fiers de proposer au public de notre pays et d'ailleurs un Festival de musique international qui n'a rien à envier à ce qui se fait de mieux au monde».

Warda Al Jazayria, à qui un hommage sera rendu lors de cette édition, sera également de la partie aux côtés de Hussein El Jasmi, Kadhim Saher, Samira Saïd et Najwa Karam.

Cette manifestation sera l'occasion d'honorer la musique arabe à travers «Takassim Wa Mawâwil» lors desquels sera interprété un répertoire classique qui allie improvisation musicale et art ancestral du «mawâl».

Concernant la chanson marocaine, le Festival connaîtra la participation de plusieurs stars auxquelles cette édition rendra également hommage, tels Fethellah Lamghari, Aziza Malak, Mohcine Jamal, Imetlaâ (résidant aux Pays-Bas), Abdelwahed Hajjaoui, Fatima Tabaamrant, Stati, Hamid Bouchnak et Fouad Zbadi, outre des groupes tels Fez City Clan, Ganga Vibes, Casa Crew, Groupe Jaaba.

Autre point d'orgue de la 8e édition, la programmation de créations musicales uniques, dans lesquelles fusionnent rythmes et sons d'artistes marocains et étrangers.

Pour encourager la création artistique, le Festival prévoit l'organisation du concours «Générations mawâzine», qui révèle les nouveaux jeunes talents et reste ouvert à tous les styles de musique, de chant et de danse.

La 8ème édition se distingue par la programmation d'un spectacle autour de la musique de la Aïta, la mise en place de quatre ateliers de formation, outre la tenue de spectacles pour enfants tels «Carton Park», une fête foraine, et «Visto Lo Visto», un spectacle de danse espagnole contemporaine.

Des spectacles de rue vont en plus parcourir les principales artères de Rabat comme la fanfare indienne Maharadja Brass Band qui va divertir petits et grands par d'impressionnantes acrobaties accompagnées de jeu de musiciens.

Côté arts plastiques, le Festival célébrera à travers une exposition intitulée «Traversées» les oeuvres d'artistes arabes contemporains venant, outre du Maroc, d'Irak, Palestine, Tunisie, Liban, Egypte, Bahreïn.

Pour les scènes de spectacle, cette édition prévoit une répartition géographique tenant compte des publics visés et styles musicaux programmés (Théâtre Mohammed V, Chellah, la Villa des arts de Rabat, OLM Souissi, Bouregrag, Qamra, Hay Nahda, Place Moulay Al Hassan, Nouzhat Hassan).

Par MAP

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19 févr. 2009

le théâtre «Aquarium» de Loubira joue «Hor Bel Ghamza».

Le Matin.ma


Scènes de corruption - Des jeunes acteurs dénoncent les grands problèmes de la société.

«Kahoua», «hlaoua», «bakchich», tous ces termes se ressemblent et signifient une seule chose: la corruption.


Ainsi, pour dénoncer cette gangrène qui continue à ronger le corps social, la troupe «Théâtre Aquarium» a présenté dernièrement à la salle Bahnini à Rabat une pièce de théâtre pas comme les autres: «Hor Bel Ghamza». Une oeuvre présentée par de jeunes comédiens talentueux qui ont utilisé tous les dialectes marocains afin de souligner que ce fléau n'est pas seulement limité à une seule région, mais il est malheureusement répandu dans tous le pays. L'histoire commence par Karima Lahlou, jeune procureur, qui vient de prendre ses nouvelles fonctions. Lorsqu'elle arrive pour la première fois à son travail, elle découvre le «chaouch» (qui ne la connaît pas) assis à sa place. Ce personnage traite les dossiers et semble connaître toutes les affaires courantes. Mais à sa surprise, il découvre que la jeune femme qui est devant lui est en réalité son nouveau chef. Une fois plongée dans les dossiers, la jeune femme découvre les affaires des plus absurdes. «Il y a des dossiers qui sont bloqués depuis les années 70 parce que les intéressés n'ont pas voulu donner de l'argent», lui avoue ce «chaouch».

Vient après l'histoire du chat de Brigitte Bardot qui a été enlevé, égorgé et vendu pour de la viande de lapin par un célèbre boucher du quartier. Saadia, une cliente, achète cette viande et tombe donc malade. Dans cette situation, elle va en plus avoir des problèmes avec la justice, alors que le boucher, qui connaît bien les rouages des tribunaux, s'en sort avec merveille en proposant de financer le mariage de la fille du fonctionnaire pour le remercier de sa complicité. «Les restes du chat ont été trouvés dans le frigo de Saadia et non dans le vôtre», lance, sans scrupule, le fonctionnaire au boucher. Pour la deuxième affaire, c'est une citoyenne qui vient à la préfecture pour ras des pièces administratives afin de constituer son dossier pour aller accomplir son pèlerinage à La Mecque. Elle fait sa demande pour obtenir son passeport. A sa grande surprise, le fonctionnaire découvre que cette femme est décédée, ''administrativement'', depuis plusieurs années. L'attestation de décès a été falsifiée pour une question d'héritage. Pour lui régler sa situation, le fonctionnaire lui fait allusion au versement de l'argent par virement bancaire. «Qu'est-ce qu'ils diront les employés de la banque lorsque je leur demanderai de virer 50 DH», répond la dame.

La dernière scène relate l'histoire de Hayat, fille d'une mère pauvre. Hayat a été piquée par un scorpion. Mais avant que la mère ne trouve une ambulance pour l'emmener à l'hôpital, c'est tout un parcours du combattant qu'elle doit accomplir...

D'abord,son entourage lui conseille d'aller voir le maire. Après des heures de recherche, elle trouve le responsable de la ville dans un état d'ébriété. Ce dernier lui donne les clés de l'ambulance et lui demande de chercher le chauffeur mais ce dernier lui annonce qu'il n'y a pas une goutte d'essence dans le réservoir de l'ambulance. Pour pouvoir acheter le carburant, ce chauffeur lui demande si elle a quelques pièces d'or. «Je suis pauvre et je n'ai rien», lui répond-elle. «Mais vous pouvez me donner vos dents en or», réplique-t-il. Il y a donc une morale qu'on peut tirer de ces histoires: ''ne pas baisser les bras devant ce phénomène''. Conscients de cette situation, les pouvoirs publics ont créé des services de lutte contre la corruption. «Il existe des services spécialisés pour recevoir les plaintes des citoyens», ont lancé ensemble les comédiens à l'attention du public.

Après la fin du spectacle, une conférence de presse a été organisée en présence des acteurs et des représentants de l'ambassade américaine qui a financé cette pièce de théâtre. «Pour nous, le problème de la corruption n'est pas seulement un phénomène marocain, mais il existe à l'échelle mondiale», a indiqué le chargé d'affaires américain. Quant à Nouzha Skalli, la ministre du Développement social, elle a demandé aux acteurs s'ils ne travaillent que sur commande... «Outre la création artistique de manière générale, nous travaillons aussi sur des projets commandés à titre d'exemple une pièce de théâtre qui traite des problèmes de la femme dans le travail qui sera financée par la coopération technique allemande (GTZ) vient de nous commander Cette œuvre sera présentée le 12 mars prochain au Théâtre Mohammed V à Rabat», lui a répondu la réalisatrice Naima Zitan.
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«Aquarium»

A Rabat, dans la médina, il existe un quartier pauvre appelé «Loubira» (prononciation dialectale du mot opéra). C'est dans ce quartier où il y a eu les premières réunions des jeunes pour discuter de la création et d'autres choses relevant de l'absurdité de la vie. Ainsi naîtra la troupe «Aquarium» qui représente un théâtre conçu comme moyen de sensibilisation et de prise de positions. Ainsi, en 1999, un groupe de jeunes monte la pièce «Histoires de femmes» pour sensibiliser le public et inciter au changement du statut des femmes qui existait à l'époque. En 2001, ce groupe des comédiens crée «Lif mayenkot» spécialement montée pour inciter la fille rurale à la scolarisation, c'est un plaidoyer contre l'analphabétisme et les idées reçues.

C'est un spectacle présenté une cinquantaine de fois dans les villages les plus reculés du pays où le taux de scolarisation des filles est faible. En 2003, le théâtre «Aquarium» réalise un autre travail: il s'agit de «Chaka'lk anou'man», une pièce pour vulgariser le code de la famille et de promouvoir une ''culture genre équilibrée'' et l'égalité des sexes. Cette pièce a été présentée une soixantaine de fois à travers tout le pays, dans les théâtres, mais aussi dans les universités, les écoles, les prisons d'hommes et de femmes, les hôpitaux, en plein air et au profit de la communauté marocaine en Europe. En 2006, il y a eu la réalisation de «Rouge + bleu= violet», une pièce qui traite du problème de la violence à l'égard des femmes.


par Rachid Tarik | LE MATIN

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La 8ème édition du festival Mawazine Rythmes du Monde, du 15 au 23 mai à Rabat

MAP

La 8ème édition du festival Mawazine Rythmes du Monde aura lieu du 15 au 23 mai prochain à Rabat, avec la participation d'artistes représentant 40 pays des quatre coins du monde.

Prendront part à cette manifestation des stars internationales, tel l'Américain Stevie Wonder, l'Australienne Kylie Minogue, l'Italien Ennio Morricone ou encore l'Américaine Alicia Keys, ont indiqué mercredi les organisateurs lors d'une conférence de presse à Rabat.

Deux légendes vivantes de la musique brésilienne Sergio Mendes et Tania Maria y seront également présents à travers des sonorités latino.

Dans une présentation lue au nom de M. Mounir El Majidi, président du festival et de l'Association "Maroc-Cultures", initiatrice de cet événement, M. Aziz Seghrouchni, président délégué de l'association, a souligné que cette édition "récompense un travail soutenu pour porter la manifestation au niveau des grands festivals de musique au monde".

Il a rappelé que "l'une des grandes réussites de l'édition 2008 est son succès auprès du public. Les neufs sites du festival ont accueilli plus de 1.200.000 personnes. Cette année, nous comptons en attirer davantage pour développer un tourisme culturel de qualité et conforter Rabat dans son rôle de ville ouverte sur le monde".

Et de poursuivre que "nous sommes fiers de proposer au public de notre pays et d'ailleurs un festival de musique international qui n'a rien à envier à ce qui se fait de mieux au monde".

Warda Al Jazayria, à qui un hommage sera rendu lors de cette édition, sera également de la partie aux côtés de Hussein El Jasmi, Kadhim Saher, Samira Saïd et Najwa Karam.

Cette manifestation sera l'occasion d'honorer la musique arabe à travers "Takassim Wa Mawâwil" lors desquels sera interprété un répertoire classique qui allie improvisation musicale et art ancestral du "mawâl".

Concernant la chanson marocaine, le festival connaîtra la participation de plusieurs stars auxquelles cette édition rendra également hommage, tels Fethellah Lamghari, Aziza Malak, Mohcine Jamal, Imetlaâ (résidant aux Pays-Bas), Abdelwahed Hajjaoui, Fatima Tabaamrant, Stati, Hamid Bouchnak et Fouad Zbadi, outre des groupes tels Fez City Clan, Ganga Vibes, Casa Crew, Groupe Jaaba.

Autre point d'orgue de la 8ème édition, la programmation de créations musicales uniques, dans lesquelles fusionnent rythmes et sons d'artistes marocains et étrangers.

Pour encourager la création artistique, le festival prévoit l'organisation du concours "Générations mawâzine", qui révèle les nouveaux jeunes talents et reste ouvert à tous les styles de musique, de chant et de danse.

La 8ème édition se distingue par la programmation d'un spectacle autour de la musique de la Aïta, la mise en place de quatre ateliers de formation, outre la tenue de spectacles pour enfants tels "Carton Park", une fête foraine, et "Visto Lo Visto", un spectacle de danse espagnole contemporaine.
Des spectacles de rue vont en plus parcourir les principales artères de Rabat comme la fanfare indienne Maharadja Brass Band qui va divertir petits et grands par d'impressionnantes acrobaties accompagnées de jeu de musiciens.

Côté arts plastiques, le festival célébrera à travers une exposition intitulée "Traversées" les oeuvres d'artistes arabes contemporains venant, outre du Maroc, d'Irak, Palestine, Tunisie, Liban, Egypte, Bahreïn.

Pour les scènes de spectacle, cette édition prévoit une répartition géographique tenant compte des publics visés et styles musicaux programmés (théâtre Mohammed V, Chellah, la Villa des arts de Rabat, OLM Souissi, Bouregrag, Qamra, Hay Nahda, Place Moulay Al Hassan, Nouzhat Hassan).

MAP

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16 févr. 2009

Noureddine Fathy expose à la galerie Bab EL Kébir - Rabat jusqu'au 7 mars

Mag Info Arts

Hors la loi

Notre époque investie le moral et le sacré pour construire une image d’étique, politiquement acceptable, par cet investissement la religion a repris sa force symbolique et idéologique dans le discours sociopolitique. Chose qui ne passe pas sans conséquences, sans conflits, sans bagarre, sans haine.

fathy
Pour mes œuvres, voire mon projet artistique, je remet le sacré en question, la religion prend part au niveau du composition de l’œuvre : la représentation du corps christianisée et la nature - l’univers stylisé et spiritualisé musulman, sont juxtaposés ou les uns à coté des autres, pour donner forme à des différence, à des transformation gérable d’une manière agréable et belle, ces images là sont posés sur des surfaces ou sur des volumes faisons référence à des concepts et à des symboles de notre culture humaine : le cube et le carré noire, la croix blanche, la lumière verticale ou horizontale…, mettons en situation le rapport entre le passé et le future dans le présent pour formuler une vision propre sur l’art et la vie.

Exposition du 05 février au 07 mars 2009
Galerie Bab Lkbir les oudayas de Rabat

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10 févr. 2009

Mawazine, la fierté des R'batis

Aujourd'hui le Maroc

Rabat mérite également le titre de capitale culturelle. Les divers espaces réservés à la culture dans la ville de Rabat la positionnent parmi les grands centres culturels du bassin méditerranéen.

Rabat, la capitale administrative du Royaume, elle mérite également le titre de capitale culturelle. Les constructions d’importants édifices, les espaces réservés à la culture, les divers festivals qui se tiennent dans la ville et les monuments historique qu’elle abrite, positionnent Rabat parmi les grands centres culturels du bassin méditerranéen. Parmi les endroits phares de la culture dans la capitale, on cite la Bibliothèque nationale.

Cet édifice a toujours constitué la destination des chercheurs de différentes branches scientifiques. Par ailleurs, les nouveaux moyens dont dispose la bibliothèque depuis sa rénovation en 2007, lui permettent désormais de répondre aux besoins de la recherche scientifique, dans le cadre du développement technologique actuel, et de préserver, de la meilleure manière, le patrimoine documentaire marocain, considéré comme une part importante de la mémoire collective. Par ailleurs d’autres infrastructures de même envergure s’apprêtent également à ouvrir leurs portes, notamment le grand Musée national des arts contemporains tant attendu par les artistes plasticiens.

Lors de l’annonce de la loi de Finances de l’année 2009, le ministère de la Culture a estimé le coût global de l’achèvement du Musée national des arts contemporains de Rabat à 74 MDH. Est aussi prévue, la construction de l’Institut de musique et des arts chorégraphiques. Ce projet devrait offrir aux élèves et aux professeurs des moyens technologiques modernes (moyens d’enregistrement, son, vidéo), des espaces de travail agréables avec des volumes étudiés, afin d’éviter de creuser le fossé entre le conservatoire et le monde professionnel.

La capitale du Royaume sera dotée d’un parc zoologique moderne répondant aux normes et standards internationaux. Au-delà de ses missions principales de conservation des espèces menacées, de recherche et d’éducation du public sur le respect de l’environnement, le nouveau parc zoologique constituera un pôle de récréation et de loisirs.

Outres ces importants projets, l’activité culturelle dans la capitale est devenue prépondérante avec les divers festivals devenus incontournables comme le festival Mawazine. Lors de sa 7ème édition, cette manifestation, à rayonnement mondial, a attiré à chacune de ses soirées des spectateurs par dizaine de millier. A titre exemple, le concert de clôture du festival a drainé quelque 80 000 spectateurs. Le festival avait comme invités, des artistes de calibre international, notamment Whitney Houston, Georges Benson, Bilal, Assalla, Aldi Méola et bien d’autres faisant de la ville la capitale des musiques du monde.

Cette manifestation a aussi le mérite de promouvoir les jeunes artistes et ce à travers le concours génération Mawâzine qui a vu se succéder plus d’une cinquantaine de jeunes groupes marocains de toutes les régions du Royaume. La capitale peut également se vanter de ses monumentales salles de Bab Rouah et des Oudayas qui abritent les expositions d’illustres artistes. S’ajoutent à ces galeries de nouveaux espaces réservés aux expositions et à la musique comme la Villa des arts, les galeries de la CDG et les multiples centres culturels de pays européens.

La dynamique culturelle dans la ville de Rabat doit également beaucoup au mythique Théâtre National Mohammed V qui a, sans contexte, contribué efficacement à la préservation de l’activité théâtrale à Rabat. Les magnifiques monuments historiques qu’elle abrite comme la Casbah des Oudayas, le Chellah et le site enchanteur de la Tour Hassan font aussi l’identité culturelle de cette cité impériale, une identité à l’image du Royaume alliant authenticité et modernité.

Le 9-2-2009
Par : Amine Harmach

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Rabat, un vaste chantier à ciel ouvert

Aujourd'hui le Maroc

Rabat est en train de se métamorphoser au fil de chantiers urbanistiques audacieux, qui la font passer du simple stade de capitale administrative à celui de chef-d’œuvre architectural du Royaume.

Rabat vit au rythme d’une véritable révolution urbanistique. Considérée comme la capitale administrative du Royaume, cette ville est en train de sortir des sentiers battus pour s’affirmer, aujourd’hui, comme un chef-d’œuvre architectural. Des projets originaux y poussent de jour en jour, au point de donner à la ville l’image d’un grand chantier en plein air.

L’un des plus beaux projets est né dans la réalité des eaux du Bouregreg, lequel, - au-delà de sa valeur esthétique imposante -, est en train de réhabiliter la mémoire maritime de la ville. L’estuaire légendaire, autour duquel autant de légendes virent le jour, inspirant les plus beaux chants, est en train de ressusciter, pour le grand bonheur des familles qui se rendent déjà sur la désormais incontournable corniche et sur le site majestueux des Oudayas pour admirer ses eaux argentées.

Par-delà l’estuaire, et loin du fatras administratif, la capitale politique du Royaume est en train de se forger une réputation culturelle et artistique incomparable. La Bibliothèque nationale, qui a été édifiée selon les normes internationales modernes, donne à Rabat la réputation de haut-lieu culturel par excellence. Si à ce chef-d’œuvre architectural, il faut ajouter le projet de construction du Musée national des arts contemporains, de l’Institut des arts chorégraphiques (à proximité du Théâtre national Mohammed V), le projet de réhabilitation de l’ancien siège du ministère de la Communication qui sera transformé en musée des arts archéologiques, pour ne citer que ces autres bijoux, on peut dire sans risque de se tromper que Rabat est en train de devenir également la capitale culturelle du Royaume.

Que reste-t-il encore à dire qui n’ait déjà été installé ou réalisé ? La mise sur les rails du tramway à Rabat promet de révolutionner le mode de transport dans la capitale du Royaume. Finie la période des longues queues devant les stations de bus ou de taxis. Les tracasseries causées par la congestion des boulevards de la capitale font place à un trafic plus fluide, ceci sans compter le confort qu’apporte le tramway pour le commun des usagers de la route. Au vent de modernité qui souffle sur la ville, se conjugue un effort inlassable pour préserver son cachet architectural traditionnel.

Ainsi assiste-t-on à un immense travail de réhabilitation de la ville : restauration des vieilles pierres, mise en lumière des murailles historiques de Bab El Had … Rabat réussit aujourd’hui la jonction heureuse entre le passé et le présent, le mystère du Maroc d’hier et l’attrait du Maroc d’aujourd’hui.


Le 9-2-2009
Par : M’Hamed Hamrouch

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Rabat : Un avenir capital

Aujourd'hui le Maroc

Une ville qui marie modernisme et traditions séculaires

Rabat est l’une des villes impériales du Maroc riche en histoire. Le charme de la capitale réside dans un mélange réussi entre modernisme et traditions séculaires.

En dehors de ses activités économiques, administratives et politiques, Rabat est une ville qui a une histoire très riche et diversifiée. L’histoire de la capitale raconte la richesse de cette charmante ville qui ne cesse de confirmer sa place de ville impériale aux côtés de Meknès, Fès et Marrakech.

Ses portes, ses ruelles, sa médina et autres riads séculaire l’histoire d’une ville bataillante. Sa position géographique a fait de Rabat une ville incontournable pour les différentes dynasties qui se sont succédé au Maroc. Elle est située sur le littoral Atlantique et sur la rive gauche de l'embouchure du Bouregreg.
Depuis l’Antiquité, cette ville a constitué un point stratégique avec de différents peuples notamment les Phéniciens et les Carthaginois qui ont installé leurs comptoirs de commerce. Rabat a aussi préservé aussi l’histoire des Romains qui ont succédé aux Phéniciens et aux Carthaginois, ayant fondé un port à Salé. L’un des points marquants de l’histoire des deux rives du Bouregreg. Mais, ce n’est qu’avec les Almohades au XII siècle que le site de Rabat connaîtra le début d’un parcours historique continu et extraordinaire qui a fait son rayonnement. La fondation de cette ville remonte à 1150.

C’est le grand sultan almohade Abd al-Mu’min qui a fondé cette ville lorsqu’il a décidé de constituer un ribat ou une forteresse appelée «Ribat Al Fath», «Camp de la victoire». Ce lieu de rassemblement des combattants de la foi, point d'étape dans l'épopée almohade pour la conquête de l'Andalousie et le contrôle du reste du Maghreb. Ce centre combattant n’est rien autre que la ville de Rabat, la ville de l’histoire de la conquête. Cette cité a en effet connu son plein rayonnement avec les almohades. Abd al-Mumin, fondateur de la dynastie almohade l’a choisie comme une position de défense naturelle contre ses ennemis de l’époque. Les différents monuments historiques de Rabat commémorent encore les victoires des Almohades et d’Al-Mahdiyya, en souvenir d’Al-Mahdî Muhammad ibn Tûmart, fondateur du mouvement almohade.

Car, c’est à partir du Ribat d’Abd al-Mumin, que Abu Ya’qub Yusuf, puis son petit-fils Yacoub el Mansour, héritiers d’un empire allant de la Castille à Tripolitaine, allaient fonder une cité grandiose, couvrant plus de quatre cents hectares, enceinte de murailles imposantes percées de portes monumentales et dotée d'une mosquée gigantesque, La Tour Hassan. Un monument qui est devenu l'un des plus grands sanctuaires du monde musulman et qui résiste encore au temps. Les remparts et les portes monumentaux de l’époque témoignent aujourd'hui encore de l’ampleur de cette capitale. Un autre fait a marqué l’histoire de Rabat quand une masse de musulmans d’Andalousie se sont réfugiés à Rabat, au XVIIe siècle.

Une étape qui a marqué un nouvel essor de cette ville qui devient une ville de commerce et d’artisanat. Et c’est la dynastie alaouite qui a réussi à réunir les deux rives pour assurer plus de développement à la région. Mais ce n’est qu’avec le traité de Fès en 1912 que Rabat est devenue une capitale politique et administrative. Au fil de l’histroie, Rabat a réussi jusqu’à nos jours à garder son charme historique et sa diversité culturelle. Chellah, Bab el Alou, Bab el Had, Bab er-Rouah, tous ces monuments rappellent le passé riche de la capitale.


Le 9-2-2009
Par : Samira Yadine

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5 févr. 2009

Jazz au Chellah : «Europe - Maroc un jazz aux couleurs métissées»

ALBAYANE

La ville de Rabat s’apprête à accueillir la 14ème édition du festival Jazz au Challah. Prévue du 11 au 15 juin prochain, ce rendez-vous culturel se tiendra sous le thème «Europe – Maroc un jazz aux couleurs métissées».

Cette édition ne dérogera pas à l’esprit des éditions précédentes, celui de promouvoir le dialogue interculturelle et de refléter une société plurielle et diversifiée fondée sur l’échange et ouverte à tous les choix artistiques. Le but est également d’apporter un nouveau dynamisme à la scène culturelle marocaine.
Cette édition marquera le retour de l’enfant prodige du festival de Chellah en l’occurrence Jean-Pierre Bissot qui partagera avec le jazzman Marocain Majid Bekkas la direction artistique du festival.

Organisé depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des ?tats membres de l’Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, le programme artistique de cet évènement promet une richesse musicale où des variétés de rythmes seront au menu.

Le festival réunira des artistes marocains et autres issus de scènes artistiques diverses qui seront nombreux à jeter l’ancre au Maroc et contribuer au succès de cette édition tant attendue par les mélomanes du Jazz. Fidèle à son esprit de métissage et de fusion, cette manifestation se distinguera également par des malaxages musicaux singuliers qui ne manqueront pas d’égayer le public en soif de nouveautés.

Le Festival Jazz au Chellah a su démontrer, d’une édition à l’autre, que la musique est l’une des illustrations les plus réussies du dialogue interculturel entre l’Europe et le Maroc. Chaque année, les artistes européens et marocains invités en font la démonstration, offrant au public des bouquets musicaux inédits où se mélangent harmonieusement mélodies et rythmes des deux rives de la Méditerranée. Les amoureux du jazz se souviendront longtemps de la rencontre entre Majid Bekkas, Joachim Kühn et Ramon Lopez qui a clôturé l’édition de l’année dernière et qui a été l’illustration même de ce festival: l’harmonie entre jazz espagnol, jazz allemand et musique marocaine.

L’édition précédente a connu la participation d’une palette d’artistes de grande envergure sur la scène internationale en l’occurrence Philip Catherine (Belgique), DhaferYoussef et Wolfgang Muthspiel Trio (Autriche), Pink Freud (Pologne), State of Monc (Hollande),Florin Nicolescu (Roumanie) et Andreas Oberg (Suède), Flavio Boltro Quartet (Italie), Manuel Dunkel Quartet (Finlande), Joachim Kühn (Allemagne), Ramon LOpez (Espagne), Majid Bekkas (Maroc) et autres.

Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah, qui sera à sa 14ème année, s’impose comme un événement incontournable de la scène culturelle du Maroc. Par ailleurs, il est un témoignage concret du partenariat culturel euro méditerranéen.

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30 janv. 2009

Le Festival du Jazz au Chellah prévu du 11 au 15 juin 2009 à Rabat

CASAFREELe Festival du Jazz au Chellah prévu du 11 au 15 juin 2009 à Rabat

Le 14ème festival du Jazz au Chellah organisé sous le thème "Jazz européen - musiques marocaines" aura lieu cette année du 11 au 15 juin prochain, indique un communiqué de la délégation de la commission européenne.

Les remparts du site historique le plus emblématique de Rabat, accueilleront le meilleur du jazz européen qui ira à la rencontre des plus belles compositions marocaines.

Cette édition marquera le retour de Jean-Pierre Bissot qui reprend sa collaboration avec Majid Bekkas en tant que directeurs artistiques Maroc pour présenter les plus beaux tableaux musicaux métissés d'Europe et du Maroc, précisent les organisateurs.

Organisé depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, ce festival est un témoignage concret du partenariat culturel euro-méditerranéen.

MAP

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6e festival du théâtre des jeunes de Rabat du 29 mars au 4 avril.

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Les préparatifs pour la tenue de la 6ème édition du festival du théâtre des jeunes vont bon train. Les éliminatoires provinciales sont prévues le vendredi prochain à Nador, à Fès du 5 au 8 février. Par contre, à Rabat, les compétitions se dérouleront du 29 mars au 4 Avril.

Huit troupes théâtrales disputeront à partir de vendredi prochain les éliminatoires provinciales à Nador en prévision de la 6e édition du festival national du théâtre des jeunes, prévue du 29 mars au 4 avril à Rabat, apprend-on auprès de la délégation provinciale de la culture. Il s’agit du club universitaire de Zayo, du club Isouraf, du club Taziri, du club Taouina, du club Zghanghan pour le théâtre, du club Baroual pour le théâtre et du club de Midar, en plus d’une troupe qui représente la ville de Nador.

Sur les huit troupes qui se produiront lors de ces éliminatoires, organisées en coordination avec la délégation de la culture, trois seulement seront sélectionnées pour participer à cette 6-ème édition, précise-t-on. A Fès, les éliminatoires se tiendront du 5 au 8 février prochain et sont prévues du 29 mars au 4 avril à Rabat, a annoncé la délégation de la jeunesse et du sport.

Les dix troupes théâtrales, participant à ces éliminatoires, vont se produire à la maison des jeunes d’Al Qods. Il s’agit des compagnies des jeunes d’Al Qods, d’Al Batha, des amis de la scène de théâtre, du masque blanc de théâtre, du théâtre des jeunes Ben Dabbab, de la comédie du théâtre et du cinéma - maison des jeunes des Mérinides, du club des arts de théâtre, et du Montazah As-Salam (parc de la paix) pour le théâtre des jeunes et des clubs Bensouda et Ziriab. Toutes ces troupes théâtrales relèvent de maisons des jeunes dans la ville.Initié par le ministère de la jeunesse et du sport, le festival national du théâtre des jeunes est une manifestation culturelle et artistique annuelle qui vient couronner la saison théâtrale par l’exposition des meilleurs oeuvres du 4ème art interprétées par de jeunes talents.

Ce rendez-vous culturel et artistique annuel a pour objectif principal de consacrer la culture du dialogue, de la tolérance et de la communication entre les générations à travers la pratique théâtrale et la contribution à l’enrichissement de la scène artistique et culturelle dans les différentes régions du Royaume.La 5e édition de ce festival avait regroupé plusieurs compagnies théâtrales de jeunes, issues de toutes les régions du pays. Elle avait été marquée aussi par l’organisation de tables rondes, de colloques et de débats sur le théâtre et de concours de musique et en matière d’animation.

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Une Histoire d'eau : Rabat Salé et l'Oued Bouregreg

Le Matin.ma

Une mémoire oubliée

«Mes ouvrages sont une modeste contribution à l'œuvre de conservation et de rayonnement»-Interview • Robert Chastel Auteur d'«Une histoire d'eau Rabat-Salé et l'Oued Bouregreg»

LE MATIN : Plus qu'un livre d'histoire, votre ouvrage est un recueil de plus de 600 superbes photos dont beaucoup sont inédites. Au total quelque 450 pages de plaisir de l'œil et de l'esprit. Vous avez dû certainement voyager beaucoup pour obtenir ces photos, rencontré des gens, lire des livres d'histoire du Maroc et d'ailleurs. Combien de temps vous a-t-il fallu pour la réalisation ?

ROBERT CHASTEL :
Pour réaliser cet ouvrage, nous avons scanné un millier de documents pour finalement n'en retenir que 625. J'ai mis 25 ans à reconstituer un puzzle historique sur 28 siècles. Les tableaux orientalistes ont été vendus aux enchères de Drouot à Paris, de même que les objets d'art islamiques vendus à Paris. Ils étaient inconnus au Maroc. Pour les cartes postales, les photos, j'ai dû écumer les salles de ventes de Paris, Nice, Cannes, Marseille pour les obtenir. C'est un investissement passionnel de plusieurs milliers d'euros. C'est à ce prix que cet ouvrage original a été réalisé. L'illustration de la marine des XVIe et XVIIe siècles a été difficile à obtenir, elle ne figurait jusqu'ici dans aucun ouvrage sur le Maroc. Il y a eu toujours un côté passionnel pour moi entre l'image et l'histoire. J'ai fait parler mes gravures, mes cartes postales et mes photos, en somme je suis allé de l'image au texte, une vocation d'archéologue que je traîne depuis l'enfance à Arles où j'assistais à des fouilles gallo-romaines.

Rabat, Salé une histoire d'eau. Pourquoi ce titre ?


L'eau est liée à l'histoire des villes des deux rives. Un comptoir phénicien s'établit vers l'an 800 avant Jesus-Christ à 5 km de l'embouchure du Bouregreg. Il est probable que le suffète Hanon, dans son périple pour reconnaître le pays au-delà des Colonnes d'Hercule, fit escale avec sa flotte de 60 vaisseaux sur les berges du Bouregreg. Ce site s'appelait Sala. Au cours des guerres puniques, Rome supplanta Carthage (164-146 av. J.-C.), et la Bérberie devint romaine et fut occupée durant quatre siècles. Sala devint alors Sala Colonia et l'oued s'appelait alors la rivière salée, la Sala Fluvium. Grâce à l'océan, la pénétration fluviale fut possible, ainsi naquit Sala qui devait rayonner dans le monde antique de la Maurétanie tingitane, au même titre que Tanger, Volubilis, Lixus, Banassa, Mogador.

L'influence romaine disparut définitivement lors de l'invasion arabe en 670, menée par Oqba Ibn Nafi et poursuivie par Mussa Ibn Nouçaïr qui envahit l'Espagne en 671. Au XIe siècle qui marque la décadence de Chellah, Salé avait déjà pris une grande importance. Elle devint une dépendance des sultans almoravides de Marrakech et au début du XIIe siècle, elle passa sous la tutelle de la dynastie almohade. La Tamasna, vaste plaine côtière allant du Bouregreg (Salé) à l'Oum Errabi'a (Azemmour), proféra très tôt un Islam berbère purement marocain. En 1147, Salé la ville berbère se révolta à l'appel des tribus Berghouata et fut rapidement reconquise par le chef almohade Abou Hafs. En 1149, le sultan Abdelmoumen s'établit à Salé pour surveiller la construction de la ville d'El Mehdia, le futur Rabat. En 1150, Abdelmoumen fit construire à l'emplacement de l'actuelle Kasbah des Oudayas, une forteresse abritant un palais, une mosquée et des bâtiments pour les troupes. De là, il put mâter les Berghoutas hérétiques et envoyer des expéditions maritimes sur El Andalous. Encore une histoire d'eau, les Almohades commencèrent aussi l'arsenal de Salé que terminèrent les Mérinides. Sous le règne de Yacoub Al Mansour, El Mehdia devint Ribat Al Fath, le futur Rabat. Le fleuve ne cesse de prendre de l'importance dans la vie de la cité. Rabat et Salé furent une zone portuaire fructueuse pour le commerce et pour les préparations navales contre l'Espagne. L'histoire d'eau se poursuit sous la dynastie mérinide. Salé supplante Rabat et devient le premier port du pays et s'ouvre sur le commerce méditerranéen, avec l'Italie, la France, l'Espagne….L'eau est liée à l'histoire des deux cités.

Sous les Saâdiens, les Andalous expulsés d'Espagne, se sont installés à la Kasbah des almohades qui devint la kasbah de Salé. Ce fut la résurrection de Ribat Al Fath qui devint Sala El Jadida en opposition à Sala El Balia sur la rive droite, et qui s'illustre par ses corsaires jusqu'à la fin du règne de Mohammed Ben Abdallah (1757-1790).

Encore une histoire d'eau qui renaîtra avec Lyautey qui fera de Rabat, en 1912, un port fluvial pour des bateaux de 100 m de longueur.

Vous avez déjà publié d'autres beaux livres sur le Maroc notamment sur Casablanca : Histoire de Casablanca des origines à 1952 et Archives photographiques, Casablanca 1900-1912. Qu'est-ce qui vous intéresse le plus à travers ces publications ?

Le Maroc moderne depuis 1912, se lit comme un livre d'art à ciel ouvert. Les remparts des anciennes médinas, ses borjs, les kasbahs, les vieilles portes se font appréciés les uns par rapport aux autres. «Le vieux Maroc» doit être conservé, préservé, jamais négligé. L'avenir touristique du Maroc se joue moins par l'attrait de ses plages que par son rayonnement culturel, celui de son patrimoine historique almohade, mérinide, andalou, alaouite. Les monuments mérinides de Chellah et de Salé s'effritent sous l'effet des intempéries. Mes ouvrages sont une modeste contribution à l'œuvre de conservation et de rayonnement.
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L'homme et le fleuve


Docteur en médecine exerçant à Rabat depuis 1966, Robert Chastel est passionné d'histoire et de photographies anciennes. « Je voulais devenir archéologue dans ma jeunesse, je suis devenu médecin, mais ma passion pour l'archéologie et l'histoire est restée intacte » dira-t-il. Très vite, il s'éprend de l'histoire du Maroc. On lui doit plusieurs ouvrages dont «Rabat-Salé vingt siècles de l'Oued Bouregreg » paru en 1993 ; « Témoignages et chuchotement, histoire de Casablanca des origines à 1952 » (2006) et « Archives photographiques Casablanca 1900-1912» (2007). Après avoir évoqué l'état dégradé du Bouregreg (avant les travaux de dépollution et d'aménagement en cours), il écrit en avant-propos de ce nouvel ouvrage : «Destin tragique d'un témoin que j'ai essayé de comprendre depuis ce jour où, en 1984, un vieux monsieur dont le père avait travaillé au port en 1913, me remit un lot de photographies stupéfiantes. Je comptais 25 bateaux dans l'estuaire et sur le fleuve. Qu'en est-il aujourd'hui ? C'est ce destin du fleuve , du port dans la deuxième moitié du XIXe siècle, depuis le sultan Moulay Hassan 1er jusqu'à aujourd'hui que je voudrais relater. J'ai pour le Bouregreg, après tant d'années passées à l'ausculter, une amitié particulière et cet ouvrage se voudrait un hommage à son histoire meurtrie, à sa mémoire oubliée.


«Une Histoire d'eau Rabat Salé et l'Oued Bouregreg» 450 pages. Ed. Chastel.




Par Abdelaziz Mouride
LE MATIN

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21 janv. 2009

Des artistes en herbe exposent à Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Une quarantaine d’enfants présentent leurs œuvres à la Villa des Arts

· Cours de peinture, contes, danse, théâtre…


Les enfants seront à l’honneur à la Villa des Arts de Rabat jusqu’au 7 février prochain. Une exposition intitulée «Eclosion II» y est organisée en ce moment, à l’initiative de la Fondation ONA. Six pièces de la Villa des Arts abritent des tableaux réalisés au cours de l’année 2008 par les enfants qui ont participé à l’atelier «Arts plastiques». «Certaines toiles sont magnifiques et valent vraiment le détour», souligne Naïma Snoussi, directrice pédagogique. Cet atelier Arts plastiques a démarré il y a deux ans, lors de l’ouverture de la Villa des Arts de Rabat. L’année dernière, une première exposition similaire «Eclosion I» avait eu lieu, afin d’encourager les enfants et leur faire plaisir.

De temps en temps, la Villa des Arts met à la disposition d’institutions privées ou publiques ses locaux et abrite des expositions d’œuvres réalisées par des enfants. Une quarantaine d’enfants de 5 à 15 ans ont participé à la réalisation des œuvres qui sont actuellement exposées. Certains tableaux sont individuels, d’autres collectifs. Tous les samedis matin, les enfants viennent prendre des cours de peinture, animés par l’artiste Imad Mansour. Cette année, ce dernier leur a demandé de travailler sur le thème des «5 sens». Ils ont laissé vagabonder leur imagination et ont essayé de se détacher du concret, en réfléchissant à des sujets liés au toucher, à l’odorat, à l’ouie, au goût et à la vue. Ils ont par exemple essayé de représenter sur leurs toiles le voyage de l’odeur…

Régulièrement, la Villa des Arts de Rabat invite à ses ateliers des jeunes issus d’orphelinats ou de quartiers défavorisés. «Notre objectif est de démocratiser l’art et de le rendre accessible à tous, quelle que soit l’origine sociale», explique Naïma Snoussi.

A noter que la Villa des Arts de Rabat abrite plusieurs autres ateliers artistiques, dont certains sont destinés aux enfants et d’autres aux adultes (danse de salon, contes, théâtre, capoeira…). Les tarifs varient entre 200 et 300 DH par mois, selon les activités.

La Villa des Arts de Casablanca est en train d’aménager au jardin un espace qui sera prochainement dédié à des ateliers d’arts plastiques. Pour l’instant, elle abrite un atelier de break-dance pour enfants, animé par une troupe de champions nationaux, les Lhiba King Zoo.

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Semaine du cerveau


LA Villa des Arts de Rabat, organisera, du 16 au 22 mars prochain, une série d’animations, d’ateliers et de conférences sur le thème du cerveau. Elle célèbrera ainsi à sa façon la semaine internationale du cerveau.
L’objectif est de faire connaître au public cette pièce maîtresse de l’anatomie humaine, d’une façon ludique et scientifique, indique Naïma Snoussi. Un concours de dessin et de story-board pour enfants et adolescents est prévu aussi sur le même thème, avec cérémonie de remise des prix… Une pièce de théâtre intitulée «Al Mokh Tar» est au menu également.

Nadia BELKHAYAT

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20 janv. 2009

Festival du court-métrage de Rabat : les films «AlKafas» et «Athamane» primés

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Les courts-métrages «AlKafas» et «Athamane» ont remporté le premier prix de la troisième édition du festival du court-métrage, qui a clôturé ses travaux vendredi à Rabat.

La cérémonie de clôture de ce festival, organisé du 13 au 16 janvier à la Faculté de médecine dentaire de Rabat, a été marquée par la présentation de six courts-métrages, dont «AlKafas» et «Athamane» des réalisateurs Ibrahim Azouz et Ahmed Enajmi.

Le premier film aborde la question des jeunes qui versent dans l’extrémisme et le second dévoile les faces cachées de la criminalité.

Le deuxième prix est revenu au film «Addamir» qui traite de la question de triche aux examens universitaires.

Les troisième et quatrième prix ont été attribués respectivement aux films «Alholm» et «Flou».

Le festival du court-métrage vise à promouvoir l’audiovisuel auprès des étudiants et des activités cinématographiques au sein de l’Université.
19/1/2009

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14 janv. 2009

Le court-métrage en fête à Rabat

Le Matin.ma

Le Festival se déroule jusqu'au 16 janvier à l'université Mohammed V-Souissi.

Le Festival du court métrage de l'université Mohammed V-Souissi, désormais baptisé «Festival du court-métrage à l'université» a bel et bien imposé ses marques. Fort du succès des deux premières éditions, ce rendez-vous, qui se déroule du 13 au 16 janvier à la Faculté de médecine dentaire de Rabat, devrait attirer, comme à l'accoutumée, un public nombreux et diversifié, amateurs du 7e art, cinéphiles invétérés et professionnels du cinéma, en quête de nouveaux talents.


La cérémonie d'ouverture placée sous la férule du Dr Taëb Chkili, président de l'université Mohammed V, devait voir tout d'abord la projection du film «Les jardins de Samira» du réalisateur et invité d'honneur, Latif Lahlou. Les 3 jours suivants permettront au public de découvrir gratuitement un genre cinématographique souvent jugé mineur, à tort, celui du court-métrage. Cette manifestation sera, en effet, l'occasion de couronner six réalisations marocaines et étrangères ainsi que l'œuvre du cru d'un groupe d'étudiants en lice pour les prix du meilleur scénario, du meilleur réalisateur, du comité d'arbitrage et, enfin, le Grand prix.

D'autres journées placées sous le signe du débat et de la réflexion autour du cinéma au sein des universités seront au programme de ce festival, avec la présence de cinéastes, producteurs et critiques marocains et étrangers. Rachid Benyache, responsable des Affaires culturelles à l'université, déclare satisfait du succès grandissant du festival. «Quand on pense que l'idée de ce festival a démarré par la création de petits ateliers d'animation artistique… nous avions mis en place des stages de formation dans le domaine du cinéma et de l'art-vidéo afin de développer les connaissances des étudiants dans tous les domaines de l'art cinématographique.

Nous avons commencé par organiser des projections avec un accompagnement pédagogique et progressivement les étudiants sont passés à la réalisation, d'abord en DVD ensuite en 35 mm.» L'initiative a manifestement porté ses fruits, car par ce biais un grand nombre d'étudiants ont pu se doter d'une culture audiovisuelle plus affirmée et se familiariser avec les techniques de montage et de réalisation dont jusque-là ils ne connaissaient que le produit fini, à savoir le film.

Plus généralement, la démarche de ce festival a permis de faire émerger une culture cinéphile inexistante trois ans auparavant, au sein d'une institution comme l'université. «A titre d'exemple, plusieurs filières ont été créées, souligne Rachid Benyache et parmi elles, celle d'une licence professionnelle d'animateur socioculturel qui ouvre les portes des médias.» Les institutions telles que le CCM (Centre cinématographique marocain), la Fondation Education et Culture du groupe Banque populaire ou Conseil de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer ne s'y sont d'ailleurs pas trompés et ont apporté leur soutien financier à la jeune manifestation.

Conscient de l'importance capitale que revêt le 7e art dans le développement artistique d'un pays, les organisateurs ont fait de ce festival une véritable plateforme d'échanges de compétences et de savoir-faire entre les milieux consacrés du cinéma et la jeunesse universitaire, véritable vivier de talents. « On en est à peine à la troisième édition et déjà les professionnels sont plus nombreux à nous prêter leur concours. Je veux parler du réalisateur Driss Drissi, des acteurs Hafide El Bedri, Aziz El Alaoui ainsi que l'actrice Anne Claude Lumet et Gilles Emounaud qui n'hésitent pas à donner de leur temps pour soutenir et

encadrer nos cinéastes et acteurs en herbe, lors de masters class, de rencontres ou d'ateliers.» «De plus, beaucoup de nos étudiants, qui ont participé aux premières éditions du festival, exercent eux-mêmes dans les métiers du cinéma, soit en tant qu'acteurs, soit en en tant qu'assistants-réalisateurs, ajoute pas peu fier, Rachid Benayache. Le projet compte bien essaimer et permettre à l'initiative de se développer à l'échelle locale, régionale et nationale. Il ne reste plus qu'à souhaiter longue vie à ce festival du court !

Repères Programme

Mercredi 14 janvier

10h00 : débat autour de la relation entre l'université et le cinéma

Projection de 6 courts-métrages marocains et français

Jeudi 15 janvier

10h00 : débat autour des ciné-clubs au sein des

universités

16 h 00 : projection de 6 courts-métrages marocains et étrangers

Vendredi 16 janvier

16h00 : projection de 6 courts-métrages marocains et étrangers

Clôture du festival par la remise des prix.

Par Samira Ezzel | LE MATIN

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3 janv. 2009

l’Orchestre philharmonique du Maroc au théâtre national Mohammed V de Rabat le 9 janvier

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Morceaux issus de divers continents pour les concerts du nouvel an

· L’opéra “Les noces de Figaro” de Mozart prévu pour avril prochain


Bonne nouvelle pour les amateurs de musique classique. Dans une quinzaine de jours va démarrer la prochaine saison de l’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM). Ce dernier propose une série de concerts sur le thème de Vienne, qui mettront en scène des morceaux très variés. «Cette année 2009 démarrera en douceur, sur des mélodies émouvantes et chaleureuses», souligne Farid Bensaïd, président fondateur de l’orchestre. Dans ce voyage à travers le temps et l’espace, l’orchestre nous invite à un tour du monde en musique. De célèbres oeuvres ont été réunies afin de nous faire découvrir une musique issue de divers continents. Au programme, “ Belle of the ball” et «The syncopated clock» d’Anderson, “Valse de l’empereur”, «Pizzicato Polka» et “Valse du beau Danube bleu” de Strauss, “Danses polovtsiennes” de Borodine, “Eugène Onéguine” de Tchaïkovski, ”Farandole” de Bizet, ainsi que “Arrivée de la Reine de Saba” de Haendel.

Un concert de gala est prévu au théâtre national Mohammed V de Rabat le 9 janvier. Deux autres représentations publiques auront lieu à Casablanca les 14 et 15 janvier, respectivement à l’Office des changes et au théâtre Mohammed VI. L’orchestre prépare aussi, pour les 4, 5 et 6 mars, son annuel «Concours international de musique du Maroc», en partenariat avec la BMCI. Les concerts des lauréats se tiendront aux théâtres Mohammed V et Mohammed VI de Rabat et Casablanca.


L’opéra “Les noces de Figaro” de Mozart sera présenté du 12 au 20 avril en partenariat avec Wana, l’ambassade de France et les instituts français de Casablanca et Rabat. Enfin, sur l’agenda de l’orchestre figurent aussi des concerts lyriques, les 23 et 24 juin au théâtre Mohammed VI de Casablanca et à l’Ecole internationale de musique et de danse de Rabat. A rappeler que cet orchestre, fondé en 1996, est composé de 80 musiciens, majoritairement marocains, diplômés de conservatoires nationaux et européens. Depuis sa création, l’OPM a produit environ 200 concerts mettant en scène d’importantes oeuvres du répertoire classique: de superbes symphonies telles que la septième symphonie de Beethoven, la Pathétique ou encore le Nouveau Monde, ainsi que plusieurs opéras tels que La traviata, Rigoletto, Carmen ou encore Le barbier de Séville.

L’OPM a également accompagné de nombreux solistes de renom, dont Laurent Korcia, Xavier Phillips, Abdel Rahman El Bacha, Carles Trepat, Patrice Fontanarosa et, dernièrement, Roland Daugareil.

Meryem Benamara, avec
Nadia BELKHAYAT

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24 déc. 2008

Bab Rouah accueille les œuvres de K. Bennani

Le Matin.ma

Donation au «Musée des arts contemporains de Rabat»

La galerie Bab Rouah accueille, jusqu'au 15 janvier 2009, l'œuvre inestimable de l'artiste-peintre Karim Bennani, à travers ses « carnets de voyages » où il immortalise sa vision sur les multiples pays qu'il a eu l'occasion de visiter et découvrir avec l'œil artistique et scrutateur d'un bon observateur.


Une exposition grandiose au vrai sens du terme, vu l'étendue de l'événement et sa valeur culturelle, rehaussée par le geste combien généreux de l'artiste à faire une donation au « Musée des Arts Contemporains de Rabat ». Beaucoup d'amis de Karim Bennani et de passionnés de sa peinture sont venus apprécier l'œuvre caractéristique de l'un des pionniers de l'univers plastique marocain. « Carnets de voyages » est l'intitulé choisi pour cette œuvre monumentale s'étant étalée sur une quarantaine d'années de professionnalisme, basée sur le trio indissociable : formes, couleurs et mouvement.

«Ce n'est pas une rétrospective, car celle-ci se trouve en permanence dans ma Fondation. Ici, c'est plutôt une donation que j'ai aménagée avec quelques œuvres à côté pour avoir une idée de ce qui se passe actuellement chez moi. C'est une période, parmi tant d'autres, qui est là devant vous ou un petit regard si vous voulez», explique l'artiste Karim Bennani.

En effet, pour connaître toute l'œuvre de K.Bennani, il faut faire une visite à sa Fondation pour les Arts et la Culture se trouvant à Rabat C'est l'un des rares peintres qui garde ses toiles avec une grande jalousie et ne s'en sépare que difficilement. Toutes ses œuvres sont répertoriées et possèdent une fiche technique bien complète, des années cinquante à nos jours. «Mes œuvres sont comme mes enfants, c'est toujours difficile de m'en séparer et un plaisir de les revoir». Karim B.est, aussi, un homme qui produit tous les jours et ne se lasse jamais de son atelier. Cette intense activité lui permet d'évoluer continuellement dans son travail et de satisfaire son besoin de découvrir d'autres formes picturales. Le soir du vernissage de l'exposition de Bab Rouah, il a tenu à faire une surprise à ses amis, en apportant une impressionnante sculpture dorée. « Dans mon travail, comme vous l'avez bien remarqué, il y a beaucoup de lumière, des contrastes, du relief dans un sens. Cela veut dire qu'il y a déjà eu une naissance d'un regard de sculpture, il fallait seulement qu'il se débloque. Le temps est arrivé pour le faire sortir, car dans le domaine de l'art, il ne faut jamais forcer les choses, mais les laisser venir d'elles-mêmes. Maintenant que le moment est arrivé, j'ai tout un programme de sculptures pour l'année prochaine. Ma vision pour cette pièce de sculpture est surtout culturelle.

Je la vois dans des grands organismes ou des manifestations artistiques comme le Festival International d'Asilah qui est tout à fait indiqué pour ce genre de travaux. Je veux que beaucoup de gens en profitent. C'est comme le cas des « Carnets de Voyages » pour lesquels j'ai eu beaucoup de propositions intéressantes que j'ai refusées. Je ne veux pas déchirer toute une vie artistique pour de l'argent. J'ai préféré faire cette donation pour le ministère de la Culture au profit du « Musée des Arts Contemporains de Rabat ». Je veux l'offrir au grand public et au Maroc ».

Très satisfait de ce qu'il fait, Karim Bennani ne provoque jamais les choses, mais attend qu'elles viennent vers lui «Je ne cherche pas, mais je trouve. J'attends toujours que les choses viennent vers moi. Je ne fais qu'observer, contempler et le reste se fait le plus naturellement possible. Puis, la satisfaction en soi est passagère et limitée. L'être a tendance à aller vers l'avant et faire mieux que ce qu'il a déjà fait. On ne peut pas évoluer en exerçant un travail qui nécessite une chose spécifique. Il faut que le travail soit continuel. C'est pour cela que mon œuvre n'a pas de limite.

C'est comme par exemple le cas des cadres. Je n'aime pas cadrer un tableau. Pour moi, il bloque l'espace de l'œuvre. Une œuvre doit parler d'elle-même», souligne l'artiste-peintre, Karim Bennani qui aime toutes les périodes par lesquelles il est passé, du fait qu'elles reflètent toutes une sensation de beauté. «Normalement, un artiste doit aimer tout ce qui est beau. Donc, c'est un sentiment qui ne me quitte jamais dans la vie et qui m'apporte beaucoup pour mon existence, mon esprit et mon travail, dans une moralité propre et sûre. L'art est un élément interne que nous possédons tous, mais il y a des choses qui se déclarent et d'autres qui restent enfouies en nous. L'artiste sait bien les mettre en valeur ».
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Un parcours des plus élogieux

Après des études en Arts Plastiques à l'Académie des Arts de Fès, suivies par l'obtention d'autres diplômes à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris et à l'Académie Julian, puis des stages aux ateliers Charpentier, c'est le monde de la célébrité qui s'ouvre devant le talentueux artiste-peintre, Karim Bennani, et ce depuis l'année 1957. Ses prestations et les pays où il a exposé ne se comptent plus, en Orient comme en Occident. Plus d'une quarantaine d'années de carrière plastique furent couronnées par la réalisation de fresques murales monumentales, l'édition des deux livres «Karim Bennani, 30 années de peinture» et «Carnets de Voyages», puis d'un folio de onze sérigraphies, ainsi que de tapis muraux «Empreintes sur Tapis». Karim Bennani a, également, participé à plusieurs congrès et ses œuvres figurent dans de prestigieuses collections privées et publiques. Pendant 20 ans, K.Bennani a occupé le poste de président de l'Association Marocaine des Arts Plastiques.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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23 déc. 2008

Pleins feux sur le quotidien des enfants de l'Atlas à la galerie NOUIGA

Aujourd'hui le Maroc

Culture et solidarité s’associent lors de l’exposition «Les enfants de l'Atlas» initiée par l’artiste Miloudi Nouiga. Une manifestation dédiée aux enfants du village Aït Hamza qui se poursuit jusqu’au 18 janvier 2009 à Rabat.

Culture et solidarité s’associent lors de l’exposition «les enfants de l‘Atlas». Les enfants d'Aït Hamza, un village perché dans les montagnes de l’Atlas, sont les vedettes de cette exposition de photographies de l’artiste Miloudi Nouiga. Montée dans les locaux entièrement réaménagés pour l’occasion, du cabinet français «AG Conseil» à Rabat, mécène de cette exposition, cette dernière se poursuit jusqu’au 18 janvier 2009. Elle montre le quotidien des enfants qui vivent dans la joie et la liberté que procure la splendeur de la nature montagneuse (et tout aussi rude) du village d’Aït Hamza. Outre leurs sourires dans les photographies de Miloudi Nouiga, les enfants de l’Atlas sont aussi les auteurs de plusieurs œuvres picturales exposées dans la galerie Nouiga aux Oudayas de Rabat.

«C’est en faisant une randonnée que j’ai découvert la beauté du village d’Aït Hamza et de ses habitants. A chaque fois que je faisais mes aquarelles dans ce village, il y avait une trentaine d’enfants curieux qui m’entouraient. J’ai pensé alors qu’il serait très intéressant de leur faire découvrir la peinture en mettant à leur disposition du matériel», a expliqué M.Miloudi. Et de poursuivre : «Ces enfants qu’on a tendance à oublier ont beaucoup de choses à nous apprendre. Ils sont doués d’une imagination et d’une liberté d’expression inouïes. S’il leur sont donnés les moyens, ils pourraient faire des miracles. Ces enfants nécessitent tout l’intérêt des Marocains».

«L’exposition va associer culture et solidarité», souligne Alexis de Campou, commissaire de l’exposition de photographies : la totalité des bénéfices des deux expositions sera reversée à l’association «Aït Hamza» pour le développement du tourisme, créée par les villageois afin d’assurer des perspectives meilleures à leurs enfants qui sont près d’une centaine. «Une école a déjà été construite. Outre son fonctionnement qui a été ralenti par le manque d’infrastructure et de matériels, l’école a besoin d’un enseignant», a indiqué à ALM Bourarag Youssef vice-président de l’association. «Notre village manque de plusieurs choses mais la priorité pour nous est que nos enfants aient droit à la scolarité à l’instar des autres enfants du pays», ajoute-il. Ainsi en plus de la collecte des fonds, l’objectif de ces deux exposition toutes deux complémentaires est de créer un lien entre les enfants de l’Atlas et le reste du Royaume. Pour l’artiste, «il est essentiel et même vital que tous les enfants aient conscience de la valeur de leur environnement et soient sensibilisés à sa préservation. Et cela ne pourrait se faire pour les enfants de ce village sans l’accès à l’école.»

Ces œuvres exposées ont nécessité deux ans de travail à l’artiste Miloudi Nouiga qui s’est lié aux enfants du village d’Aït Hamza. Réalisées pendant différentes périodes, les oeuvres de ces deux expositions présentent l’expression de la vie pleine de joie de ces enfants dans leur village durant les quatre saisons. Ainsi il sera proposé aux visiteurs des deux expositions des photos, des produits dérivés (agendas, cartes postales, cartes de vœux) pour contribuer à la réussite de l’opération de collecte de dons. Le village d’Aït Hamza est situé à près de 100 km de la commune de Demnate. La route goudronnée, la plus proche du village est à 20 km. Ces deux expositions constituent pour ces enfants un moyen de communiquer et de faire connaître leur univers à un large public.

Le 23-12-2008
Par : Amine Harmach

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7 déc. 2008

Aïd Al-Adha : les transports pris d’assaut

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· De gros pics attendus dès ce week-end

· Renforts de trains et autocars, billetterie à l’avance, assistance…

· Des horaires cadencés chez l’ONCF


Gros rush sur le transport routier et ferroviaire dès ce week-end. Des pics exceptionnels sont attendus dès aujourd’hui vendredi et tout au long de la semaine de l’Aïd El Kébir, qui sera célébré le 9 décembre. Compte tenu de la forte pluviométrie, de nombreux voyageurs optent plutôt pour le réseau ferroviaire. Mais le transport via autocar enregistre déjà une forte demande, surtout au départ des grands centres urbains, Casablanca, Rabat, Marrakech, etc.

A noter que le nombre de voyageurs augmente considérablement pendant cette période. Le volume dépasse les 210.000 pendant la semaine de l’Aïd El Kébir. Ce qui représente plus de 4.000 voyages supplémentaires en quelques jours.
La demande est inégalement répartie, selon les villes de départ ou de destination. Mais la plus grande part des départs concerne principalement Casablanca, Agadir, Tanger, Rabat, Meknès, Tétouan, Nador, Fès… Pour les arrivées, ce sont plutôt les villes de Zagora, Taroudant, Essaouira, Tiznit… qui enregistrent des flux massifs.

Pour la circonstance, le département de l’Equipement et du Transport a procédé à l’organisation d’un programme pour les déplacements des voyageurs. L’intérêt est d’éviter les bousculades coutumières dans les gares routières pendant les fêtes religieuses. Mais aussi par souci de sécurité et de disponibilité des moyens de transport. Ainsi, l’opération cette année consiste à mobiliser des moyens de transport supplémentaires avec la possibilité d’acquérir la billetterie plusieurs jours à l’avance. «Mais il faut absolument que le billet comporte le cachet du guichet, la destination, la date et l’heure du départ», avertissent les responsables des gares routières afin de déterminer les responsabilités respectives en cas d’éventuelles contestations ou de vente de billets fictifs.

Dans le même souci de vigilance, il est recommandé aux voyageurs par autocar d’éviter l’achat de billets en dehors des guichets ou encore emprunter un véhicule en dehors de l’enceinte des gares routières.

Car souvent, les autocars opérant en dehors des gares routières sont dans un état mécanique défectueux et sont donc les plus exposés aux accidents.Pour le réseau ferroviaire, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a également mis en place un programme spécial de déplacements avant et après l’Aïd El Kébir. «En prévision du grand nombre de voyageurs, l’Office a mis en place un plan Spécial Aïd. Il est destiné à assurer les meilleures conditions de transport et de sécurité», annonce-t-on auprès de la direction de l’établissement. Plus concrètement, l’ONCF a mis en place des «horaires cadencés» pour la période allant du 5 au 14 décembre. Une opération qui mobilise des trains spéciaux programmés sur les principaux axes du réseau (notamment Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Tanger). Là encore, des facilités ont été mises en place pour la billetterie afin d’éviter les longues files d’attente. L’Office invite sa clientèle à se procurer les billets aller-retour à l’avance. Il vient à cet effet de renforcer le nombre de guichets de vente de billets en plus de services d’assistance dans les gares pour faciliter l’accès aux quais.

Côté aérien, il n’y a pas d’ajustement de la capacité chez Royal Air Maroc. Pour la simple raison que la compagnie n’enregistre pas des pics inhabituels pendant cette période.

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1 million de voyages/jour!

En situation normale, les déplacements quotidiens de personnes avoisinent 1 million de voyages par jour! Par moyen de transport, les véhicules privés arrivent en tête (42,3%). Ils sont suivis par les autocars (35,4%), les grands taxis (15%). Quant au train, il absorbe 2,5% des voyages journaliers. Le reste est assuré par le transport mixte. Durant la fête du mouton, les flux tendent quasiment à doubler. Par ailleurs et compte tenu du risque élevé d’accidents pendant cette période, des moyens de secours supplémentaires ont été mis en place en coordination avec la Protection civile.

Amin RBOUB

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18 nov. 2008

Le retour triomphal de Mohammed V à Rabat, le 16 novembre 1955, annonçait la fin de l’ère du protectorat


Le 16 novembre 1955 a constitué un tournant dans l’Histoire du Maroc qui est sorti ce jour de l’ère du protectorat pour accéder à la liberté et à l’indépendance.

Avec le retour du Roi Mohammed V de l’exil, c’est un Maroc nouveau qui est né, un Maroc libre et souverain qui avait besoin de se doter des moyens de développement et de défense de ses acquis.

Le retour triomphal de Mohammed V et de la Famille Royale, après plus de deux années de déportation et de souffrances, a couronné la bataille menée conjointement par le Roi et le peuple marocain qui a refusé, dès le départ, le traité du protectorat signé le 30 mars 1912, et qui s’attachait à sa souveraineté et à son intégrité territoriale.

Grâce à la parfaite symbiose entre le Roi et le peuple, les autorités coloniales ont fini par reconnaître le droit du Maroc à l’indépendance et ont été contraintes d’accéder aux exigences du peuple exprimées par l’Istiqlal en décidant que Mohammed V retourne sur Son Trône. C’était d’ailleurs là la condition sine qua non pour engager des négociations avec la France et pour discuter de l’avenir des relations franco-marocaines.

Mohammed V, qui a sacrifié Son Trône pour servir la cause de Son pays, a donné l’exemple le plus éloquent de la fidélité à Son peuple, cette fidélité qui était d’ailleurs réciproque puisque le peuple a pris les armes et a mené la résistance dans toutes les régions du pays, sous l’égide du Parti de l’Istiqlal, qui avait présenté, en commun accord avec Mohammed V et dans une coordination parfaite, le Manifeste de l’Indépendance le 11 janvier 1944.

Aujourd’hui, 53 années se sont écoulées depuis ce retour historique.

Le peuple marocain se souviendra éternellement de cette date qui restera gravée en lettres d’or dans l’Histoire du Maroc moderne et continuera d’y puiser maints enseignements pour poursuivre la bataille du développement et de l’émancipation, sous la conduite éclairée de S.M. Mohammed VI.

Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI


Retour triomphal de Mohammed V à Rabat le 16 novembre 1955

Les photos de la proclamation de l'indépendance le 18 novembre 1955 sur l'esplanade de la Tour Hassan

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16 oct. 2008

Khalid Bayi, l'homme qui fait parler la lettre expose à Rabat


Peintre, calligraphe, décorateur d'intérieur, Khalid Bayi est un artiste accompli

Dans un océan de couleurs, émergent des lettres qui peuplent l'espace toile comme autant de symboles qui disent toute la passion de Khalid Bayi pour ces formes. Ils se présentent sous plusieurs aspects, prennent des dimensions diverses et occupent différentes parties de la toile.


Les caractères fusent et ne se ressemblent pas. Qu'ils soient en filigrane ou en relief, ces signes sont toujours chargés d'une spiritualité qui confère une sérénité apaisante au spectateur.

Devant le tourbillon de lettres qui sont en mouvement sur la toile, ces corps agiles sont libérés de toute contrainte. Ils se livrent à une danse enivrante, à une transe, serait-on tenté de dire qui emporte dans son sillage la personne qui se trouve face à l'œuvre. De cette fusion de la lettre et de la toile, naît un sentiment de quiétude et de bonheur. C'est que cette mise en scène bien agencée le permet amplement. Dans l'immensité de la toile, l'œil capte ces formes singulières, tantôts minuscules tantôt imposantes, mais jamais les mêmes. Les traits s'élancent avec désinvolture, déclarant leur totale indépendance de l'espace pictural. Elle sont souveraines et ne souffrent pas de règle.

Peinture, calligraphie, design graphique, décoration d'intérieur, vitrail, multimédia, … Khalid Bayi pratique toutes ce disciplines à la fois. Quand on regarde de près ses œuvres, on y décèle à chaque recoin une facette de ces spécialités diverses dont ce magicien sait si bien exploiter les ressources. Sous le pinceau de l'artiste, la lettre devient signe, symbole, un personnage à part entière qui tient la vedette dans la toile. Les traits n'en sont que plus captivants et plus lumineux. Jamais la lettre arabe n'a été aussi sublime et aussi fière. Une nouvelle esthétique nait des doigts de cet architecte de la lettre qui en interroge toutes les possibilités. « Ce qui m'intéresse dans ma démarche, c'est l'utilisation de la lettre dans la toile. C'est-à-dire la stylisation du signe et l'usage de la couleur. Les fonds en tourbillon expriment la colère et ce magma de sentiments qui foisonnent dans mon for intérieur. Et c'est justement ce cri qui crée cette atmosphère spirituelle de la toile », avoue le jeune artiste.

A la différence des calligraphes classiques, Khalid Bayi tente toujours de sortir des sentiers battus, d'aller plus loin et surtout de faire quelque chose de différent. Ce n'est pas qu'il pense que les calligraphes classiques sont dépassés mais il se soucie de la relève. Cette relève, il l'assure avec une peinture novatrice, résolument moderne et qui revalorise la culture arabe. Une peinture qui ne se confine pas dans les thématiques désuètes, mais qui exprime les préoccupations quotidiennes de l'homme moderne. Les ondulations et les mouvements des lettres sur ses tableaux ne sont que le prolongement de ce qui se passe dans sa tête et dan son coeur. « Animé par les forces génératrices de la vie, en réaction contre le machinisme grandissant, le langage plastique de Khalid Bayi développe le thème de la lumière inépuisable dans une inspiration mystique. Il s'agit d'un vocabulaire pictural qui utilise de nombreuses références aux éléments décoratifs arabo-islamiques en s'inspirant des formes simplifiées et des couleurs vives amplifiées», dit le critique d'art Abdellah Cheikh à propos de sa peinture.

Au milieu de ces nombreuses références, notre artiste se sent comme un poisson dans l'eau. Il passe d'un genre à l'autre et jongle avec en toute aisance. Sources d'énergie, ses différentes spécialités lui permettent de se forger un style.Pour ceux qui désirent voir de près les tableaux de cet artiste, rendez-vous leur sera donné le 23 octobre à la Minaudière des Arts à Rabat et par la suite à l'Ecole Hassania à Casablanca pour une nouvelle exposition.
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Le signe dans la peau


L'histoire de Khalid Bayi avec la lettre a commencé très tôt, dès son jeune âge quand il vivait à Agadir. Esprit créatif, le jeune homme n'avait pas la possibilité de faire des études d'art. Il s'est donc rabattu sur la calligraphie pour, vite, se découvrir une passion et un talent à reproduire les lettres arabes et latines. L'artiste en herbe perfectionnait également le dessin. Une fois au collège, il ajoute la caricature à sa panoplie de vocations. Après des études de lettres modernes et un baccalauréat obtenu dans cette spécialité, il se rend compte que son véritable amour c'était les arts plastiques. Ses études lui avaient déjà fait connaître la poésie et la lettre arabe.

Ce qui n'a fait que confirmer son penchant pour la calligraphie. D'une simple vocation, les arts deviennent sa spécialité. A Casablanca, il s'inscrit à l'Ecole des Beaux Arts et étudie l'histoire de l'art ainsi que ses canons. « Durant mes années d'étude dans cette école, j'ai essayé de concilier ce que je savais déjà avec la formation académique. Après avoir touché à l'art abstrait, impressionniste et bien d'autres styles, je ne me suis retrouvé dans aucun d'eux », avoue-t-il. Animé par la volonté de créer son propre style, il décide de faire un nouvel usage de la lettre sur la toile tout en profitant des expériences de ses prédécesseurs.



Par Kenza Alaoui | LE MATIN

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15 oct. 2008

SM Mohammed VI inaugure à Rabat la Bibliothèque Nationale du Royaume

Maghreb Arabe Presse

Rabat, 15/10/08 - SM le Roi Mohammed VI a inauguré, mercredi à Rabat, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, édifiée sur une superficie de 20.832 m2 pour un coût global estimé à environ 300 millions dh.

Après avoir coupé le ruban symbolique et dévoilé la plaque commémorative, SM le Roi a effectué une tournée à travers les dépendances de cette prestigieuse bibliothèque à l'envergure d'une institution scientifique moderne vouée résolument à la sauvegarde du patrimoine documentaire et culturel national, à la diffusion des connaissances et à la promotion de la recherche scientifique.

La Bibliothèque Nationale se décline en plusieurs espaces conçus selon les nouvelles techniques en la matière et adaptés aux différents besoins, dont le principal est celui réservé à l'accueil général.

SM Mohammed VI inaugure à Rabat la Bibliothèque Nationale du MarocCet espace d'accueil, qui établit le premier contact entre l'usager et les activités de la bibliothèque, comprend deux comptoirs, l'un de renseignements et l'autre d'enregistrements et abonnements, un auditorium de 300 places pour les activités culturelles et artistiques, une galerie d'expositions, une salle d'animation et de formation, ainsi qu'un espace réservé aux amis de la Bibliothèque.

Le nouvel établissement dispose aussi d'une entrée principale dotée d'un comptoir d'orientation et de contrôle du public, d'un service pour personnes aux besoins spécifiques offrant des prestations adaptées aux malentendants, aux non voyants et aux autres handicapés physiques.

Il comporte en outre des espaces consacrés aux revues, affiches, estampes, cartes postales, documents numérisés, microformes et aux imprimés en libre accès, ainsi qu'un espace multimédias réservé à l'image et au son (médiathèque).

Parmi ses autres dépendances, figurent un espace réservé aux manuscrits et aux livres rares, permettant l'exposition, la consultation et la recherche, une aire de recherche destinée aux chercheurs de haut niveau, des magasins de conservation du patrimoine documentaire de la Bibliothèque Nationale répondant aux critères de conservation des collections, en plus de services administratifs et de traitement scientifique des documents.

Le nouvel édifice se situe à l'angle des avenues Ibn Hazm et Ibn Khaldoun en plein centre de la capitale du Royaume, non loin d'importants sites historiques et culturels (Bab Erouah, Tour Hassan, ancienne médina) et institutions scientifiques et universitaires de la ville.

Mêlant bâti et jardin, il constitue un tissage tendu entre les alentours et la cité au cœur de laquelle il s'inscrit pour participer à la scénographie urbaine de la capitale.

La Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc a pour missions de collecter, traiter, conserver et diffuser le patrimoine documentaire national ainsi que les collections documentaires étrangères représentatives des connaissances de l'humanité.

A ce titre, elle est chargée d'assurer la réception et la gestion du dépôt légal, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, d'élaborer et de diffuser la bibliographie nationale, d'acquérir les documents nationaux et étrangers (manuscrits, imprimés, estampes, cartes, plans, partitions musicales, photographies, documents sonores, audiovisuels et informatiques, monnaies et médailles).

Elle veillera également à cataloguer, analyser et classer les documents dont elle a la garde et constituer des instruments de recherche bibliographique, à assurer la conservation de ses propres collections documentaires et proposer les mesures nécessaires en vue de préserver le patrimoine documentaire national, et à gérer le Numéro international normalisé des monographies (ISBN) et le Numéro international normalisé des publications en série (ISSN) au plan national.

En matière de promotion de l'accès à l'information bibliographique, la nouvelle institution oeuvrera à mettre ses collections documentaires à la disposition du public sous réserve de la législation relative à la propriété intellectuelle, à fournir un service d'information bibliographique en utilisant les nouvelles technologies, afin de faciliter l'accès aux documents des autres bibliothèques nationales et étrangères, à offrir un service d'information et de documentation à distance et à faire connaître ses collections au moyen de publications, d'expositions et de manifestations culturelles.

A cette occasion, SM le Roi Mohammed VI a décoré plusieurs hommes de lettres et de théâtre, des artistes peintres et des chanteurs de wissams royaux. Ainsi, l'écrivain et doyen du théâtre marocain, Abdellah Chekroun a été décoré du wissam de mérite national de l'ordre de commandeur, le critique et artiste, Mohammed Miftah, le romancier Driss Khoury, la poétesse Amina Mrini, les comédiens Mohamed Khalfi, Abdellatif Hilal et Aïd Mouhoub, les chanteurs Abdelhadi Belkhyat, Hayat El Idrissi et les artistes peintres Mohamed Chebaâ, Mohamed Melihi et Mohamed Benani ont été décorés du wissam de mérite national de l'ordre d'officier.

A Son arrivée, SM le Roi a passé en revue un détachement de la Garde royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances, Karim Ghellab, ministre de l'équipement et du transport, Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique et Mme Touria Jebrane Cryatif, ministre de la Culture. Le Souverain a également été salué par les ambassadeurs de France, d'Espagne, d'Allemagne et du Japon, le représentant de l'ambassade de Belgique, le représentant de la région de Wallonie-Bruxelles, le Wali de la région Rabat-Salé-Zemour-Zaër, l'ancien ministre de la culture, M. Mohamed Achaari, le secrétaire perpétuel de l'Académie du Royaume, M. Abdellatf Berbich, les présidents des Universités Mohammed V-Agdal et MohammedV-Souissi, le gouverneur chargé du secrétariat général de la wilaya de Rabat, le commandant de la place d'armes, les présidents des communes urbaines de Rabat et Agdal-Ryad, le corps de la magistrature, le président du Conseil local des Oulémas, les élus, les représentants des autorités locales et d'autres personnalités.

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9 oct. 2008

Rabat: La nouvelle Bibliothèque nationale opérationnelle

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc


· Elle a coûté plus de 280 millions de DH

· Une tour de 11 étages pour conserver la mémoire nationale



Le personnel de la Bibliothèque nationale du Royaume (BNRM) a passé un été chaud. Pas de vacances. Tout le monde a été mobilisé pour déménager le plus tôt possible vers le nouveau bâtiment de la BNRM situé près du stade du FUS de Rabat. Tous les documents et les objets sont rangés à leur place et la nouvelle structure est prête à accueillir ses visiteurs dans un cadre agréable. L’inauguration du nouvel édifice est imminente, on parle de vendredi prochain. «Le coût global du projet avoisine les 285 millions de DH», précise Driss Khrouz, directeur de la BNRM. «150 millions ont été accordés par le Fonds Hassan II et le reste financé par le budget du ministère de la Culture», ajoute-t-il. Le grand lot, soit 193,5 millions de DH, a été absorbé par les marchés de construction. Le mobilier et les études ont nécessité respectivement 40,2 millions de DH et 23 millions de DH. Il ne faut pas omettre de signaler également la contribution de certains pays amis pour la réalisation de ce projet culturel qui va jouer un rôle central dans la sauvegarde et le rayonnement du patrimoine national. Sur ce point, on doit retenir la participation de la France dans la formation du personnel ainsi que la mise en place du système de gestion informatisée de la bibliothèque. A cela s’ajoute un don d’un million d’euros, soit plus de 11 millions de DH, pour l’achat d’ouvrages. Une contribution de 7 millions de DH a été accordée aussi par l’Espagne pour l’acquisition d’équipements audiovisuels de pointe pour permettre aux non-voyants d’exploiter les fonds de la bibliothèque. Le Japon s’est chargé, pour sa part, de l’équipement audiovisuel de l’auditorium de la nouvelle structure. Sans oublier non plus de signaler la contribution de la Wallonie et la Fondation Mamda.

Le nouveau bâtiment, composé de deux niveaux, est construit sur une superficie de 20.832 m2. Il est doté d’équipements d’une technologie moderne permettant une meilleure exploitation de l’information et du savoir engrangé au sein de cet établissement par le public. Pour ce dernier, un grand espace, sur deux niveaux, a été réservé pour consulter près de 80.000 manuscrits et livres rares et un autre pavillon dédié aux périodiques. La capacité de cet espace est de près de 400 places.
Le développement de la recherche scientifique figure également parmi les ambitions de la BNRM. Une grande partie de l’édifice a été réservée pour accueillir les chercheurs dans des conditions très agréables en mettant à leur disposition des outils de consultation et de travail avancés. Il faut noter également qu’avec ses nouveaux équipements, la bibliothèque pourra assurer, dans de bonnes conditions, l’archivage et la sauvegarde des documents et des manuscrits datant des siècles passés. Pour Khrouz, il s’agit du patrimoine de la nation et qui est d’une valeur inestimable. Pour la sauvegarde de cette mémoire et trésor du pays, les architectes du projet ont prévu la construction d’une tour d’une hauteur de près de 35 mètres, sans compter une verrière de 9 mètres de hauteur. Dans ces 11 étages, on prévoit le rangement et la sauvegarde des manuscrits et documents rares. Pour ce faire, cet espace a été équipé de rayonnages mobiles et d’une climatisation spéciale permettant d’assurer la conservation des documents. A noter aussi la mise en place d’un système de déshumidification et un autre pour la détection d’incendies avec une extinction du feu par CO2. Cependant, la conception architecturale de cette tour commence déjà à soulever des critiques de la part d’habitants de la capitale. Ces derniers s’interrogent pourquoi on a limité le revêtement en marbre de ses parois uniquement jusqu’à un niveau de la tour. «Juste après l’inauguration officielle du projet, on va compléter les travaux de revêtement», rassure le directeur de la bibliothèque. Mais il faut dire que la conception et la construction de cette tour ont été pour quelque chose dans le retard de l’achèvement des travaux qui ont commencé au début de 2004. A souligner aussi la défaillance de certaines entreprises suite à l’augmentation des prix des matériaux.

Mais, selon d’autres sources, ils existent d’autres problèmes que le directeur n’a pas voulu évoquer comme ceux se rapportant à l’étude du sol par exemple. A part ces «erreurs» de parcours, on peut avancer dès maintenant que la BNRM va donner un nouveau souffle à la vie culturelle au niveau de la capitale. Pour ce faire, les concepteurs du projet ont prévu un grand espace public dans lequel on trouve un auditorium de 300 places pour les activités culturelles et artistiques ainsi qu’une galerie d’expositions et une salle d’animation et de formation. Sans oublier un cafétéria étendu sur une grande terrasse et une vaste esplanade aménagée pour accéder à la bibliothèque.

Nour Eddine EL AISSI

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10 sept. 2008

Chants Basques à la Villa des Arts de Rabat


Les chœurs basques "Errobi Kanta" se produiront, samedi prochain, à la Villa des Arts de Rabat (21h30).

Crée en 1982, Errobi Kanta sont des chœurs basques à quatre voix égales d'hommes qui ont peu à peu gravi les échelons de la qualité dans le chant a capella.
Leur répertoire est composé en majeure partie d'œuvres en basque mais il comporte aussi des mélodies italiennes, bulgares, slaves et espagnoles.

Errobi Kanta perpétue une tradition chorale typiquement basque "l'ochote" : un ensemble de 8 chanteurs à quatre voix d'hommes chantant sans direction et sans partitions.

MAP

le site Internet de Errobi Kanta

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8 sept. 2008

«Les Nuits du Ramadan» à Rabat


· Au menu, pièces théâtrales, soirées musicales et projections de films

· Une nuit du rire prévue le 28 septembre

Le théâtre national Mohammed V de Rabat abrite du 10 au 26 septembre une série de manifestations artistiques. Intitulée «Les Nuits du Ramadan», cette programmation vise à divertir le public en ce mois sacré.Au menu figurent plusieurs pièces de théâtre, des concerts de musique, la projection de films historiques ainsi que des séances récréatives destinées aux enfants.

«Les Nuits du Ramadan» démarreront le 10 septembre avec une soirée spéciale qui inaugurera la saison culturelle et artistique du théâtre. Cette soirée sera marquée par la programmation de la pièce «Sala Tarh» de la troupe Aswan de Rabat, qui vient de recevoir le grand prix de la 10e édition du festival national du théâtre de Meknès. Une réception en l’honneur des artistes de cette production est prévue également.



Le 13 septembre est programmée une veillée artistique qui sera consacrée à la musique andalouse, avec la participation de Haj Bajdoub, Haj Ahmed Birou, Bahae Rounda, Abdessalam Sofiani, Abderrahim Souiri et l’orchestre Layali Al-Andalous dirigé par Amine Debbi.

Le 17 septembre, le théâtre propose une deuxième soirée sur le thème de la spiritualité, avec le concours de Abdelhadi Belkhayat, Karima Skalli, Rhimou Bekkalia et l’ensemble marocain de musique arabe conduit par Salah Cherkaoui.

Une «Nuit de l’Humour» figure aussi au menu le 28 septembre, avec la participation de Hassan El Fad, Mohammed El Khyari, Houcine Benyaz, Saïd Naciri et d’autres.

Parmi les pièces théâtrales programmées durant cette période, citons «Lakdam lbida» de la troupe Bab Labhar de Tanger, «Hbal Ala Al-mal» du théâtre du peuple Tawassol de Casablanca, «Kif twiyer tar» du théâtre de Tensift de Marrakech, «Ihki ya Chahrazade» de la troupe «Awail de la création artistique» de Rabat et «Lalla Benti» du théâtre Al-Founoune. Les enfants ne seront pas en reste. La pièce «Alia wa Dalia» du Club des Lumières de Casablanca leur sera proposée.

Trois films seront diffusés en avant-première nationale. Ce sont des productions signées Ali’N Production, qui traitent de sujets ayant trait à l’histoire du Maroc.

Côté tarifs, les tickets d’entrée pour les soirées sont en vente à 100 et 50 DH (orchestre et balcon). Pour les programmations théâtrales et les films, les tickets sont en vente à 30 DH. D’après les organisateurs, plus de la moitié des places ont été vendues, ce qui montre qu’il y a une demande importante de divertissements au cours de ce mois sacré.

Nadia BELKHAYAT

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2 sept. 2008

Nouvelle exposition à la Villa des Arts de Rabat : Chérifa Rabeh et Jean-Pierre Grosse

·Après avoir sillonné le monde, Chérifa et Jean-Pierre Grosse ont choisi de s’installer à Marrakech

· Passionnés de peinture, sculpture et céramique, ils vivent de leur art


«Couleurs et impressions du Maroc», c’est l’intitulé d’une exposition de peinture qui démarre le jeudi 4 septembre et se poursuivra jusqu’au 30 à la Villa des Arts de Rabat. La Fondation ONA présente 85 œuvres des deux artistes peintres: Chérifa Rabeh et Jean-Pierre Grosse.


Depuis quatre ans, les époux vivent à Marrakech et se consacrent à l’art. Ils effectuent souvent des expositions à Marrakech, Casablanca et Rabat. Chérifa Rabeh est avant tout une coloriste, et ses toiles, compositions florales ou paysages, sont à son image: flamboyantes, chaleureuses et célébrant la joie de vivre. Dans ses céramiques, elle fait découvrir une autre facette de son talent.

Native de Oujda, elle quitte le Maroc en 1965 pour poursuivre des études de psychologie en Normandie. Après un bref retour au Maroc en 1970, elle repart pour la Suisse où elle apprend la danse. Grande voyageuse, elle visite de nombreux pays, dont le Nigeria, où elle rencontre le peintre Jean-Pierre Grosse, qu’elle épousera. Après un séjour en Russie, le couple s’installe en Afrique du Sud, où Chérifa a un véritable coup de foudre pour la céramique. Encouragée par son mari, elle intègre l’atelier de Gemma puis celui de Hazel Thompson à Johannesbourg. Ses premières expositions sont africaines et très rapidement, ses œuvres intéressent les collectionneurs séduits par ses couleurs et son approche artistique aux frontières du figuratif et de l’abstrait.

Jean-Pierre Grosse, quant à lui, est fasciné par les gestes simples de la vie quotidienne, les gens ordinaires ou défavorisés, une masure de paysan à l’histoire aussi riche que celle d’une kasbah ou un regard très expressif. Il est né en 1942 en France. Son intérêt pour la peinture a été éveillé en 1963 par les peintres Jérôme et Fontanarosa, qui enseignaient alors à l’Ecole polytechnique de Paris. Pendant les deux années de son séjour dans cette école, il fréquente avec assiduité l’atelier de Jérôme, avant d’être absorbé par la vie professionnelle. Pendant 35 ans, la peinture est surtout un hobby pour lui. En tant qu’ingénieur-conseil et homme d’affaires, il parcourt le monde (quelque 120 pays). Il vit aux Etats-Unis, au Brésil, au Nigeria, en Russie et en Afrique du Sud, où il expose régulièrement. A Johannesbourg, la peinture reprend le contrôle. Il rejoint l’atelier du paysagiste sud-africain Hazel Thompson et se lie avec une douzaine d’artistes locaux. Depuis 2004, Jean-Pierre est installé à Marrakech avec Chérifa, et consacre la majeure partie de son temps à sa passion. Pour lui, la beauté est dans tout ce qui nous entoure: une lumière, un regard, un geste…

Nadia BELKHAYAT

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26 août 2008

«Les Enfants du Bouregreg». Éblouissant !


Un spectacle grandiose, digne d'une vraie mise en scène cinématographique.

Baptisé « Karacena 2008», le spectacle était prévu pour 21 heures, la nuit du 21 août 2008, coïncidant avec la Fête de la Jeunesse.


Mais vu l'originalité et la dimension de l'événement, la population de Rabat-Salé n'a pas hésité à venir s'amasser sur les deux rives bien avant l'heure indiquée, puisque certains ont déjà eu un clin d'œil du spectacle durant les dix soirées de répétitions. «Nous avons eu le privilège de vivre jour pour jour les préparatifs de la manifestation. Toute l'installation s'est effectuée devant nos yeux, depuis les bateaux de guerre, jusqu'à l'entraînement des chevaux, passant par les superbes acrobaties, le jonglage avec le feu, la percussion aérienne, les jeux de lumières… les berges du Bouregreg se sont transformées en un vrai studio de cinéma», indique un habitant de la Kasbah des Oudayas. Le soir du jour J, rien n'a été épargné pour déguster cette belle soirée. Terrasses et murailles furent aussi prises d'assaut pour guetter de bons moments de magie et de créativité. Une marée humaine a pu suivre cette merveilleuse création monumentale urbaine, organisée par L'Amesip et le Cercle Aldébaran, sur le prestigieux fleuve du Bouregreg.


Un tableau équestre ouvre le bal avec des cavaliers bien entraînés ayant pu séduire l'assistance avec leur savoir-faire digne des grands maîtres de la cavalerie. Les quatre actes de l'histoire définis par le concepteur et metteur en scène, Laurent Gachet, des « Enfants du Bouregreg » prennent le relais. Ainsi, devancée par les feux du rassemblement, une grande foule se masse sur les berges du Bouregreg. Tout le monde attend la tombée de la nuit pour attaquer la Kasbah des Oudayas. La citadelle tombe aux mains des corsaires. Des attaques sanglantes se sont déclarées entre les différentes tribus et les défenseurs de la Kasbah. Nous avons assisté à une vraie mise en scène cinématographique avec ses bruits de canons, sa fumée de guerre, ses cris, avec comme fond musical le bruit imposant des vagues de l'océan. Le metteur en scène définit cette rencontre sanglante en trois scènes, dont les cavalières de la nuit, la flibuste, puis la réplique. Mais, en fin de compte, les attaquants reviennent bredouilles, car la Kasbah ne s'incline pas toujours par la force des canonnades et des cavaliers.

Alors, Laurent Gachet essaye la ruse et la magie, faisant naître le long du fleuve des reflets d'or et d'argent et surgir du néant la fantasmagorique navale d'un cirque imaginaire au bestiaire fantastique. Tout ceci est monté dans une narration extraordinaire, faisant surgir des images en lumières sur les imposantes murailles de la Kasbah que chacun peut méditer à sa manière pour restituer une histoire ancestrale rassemblant tout le patrimoine de la région avec ses multiples paysages et ses monuments historiques. Ainsi, le grand convoi arrive avec sa mémoire et sa sagesse puisée de la mythologie des cités disparues, dont sept générations se sont succédé pour prendre le flambeau. La roue du temps continue. Sur une musique tzigane, une grande parade s'est assemblée glissant majestueusement devant la citadelle. Une scène très riche en démonstrations créative et imaginaire, telles la procession salétaine, les vigies de feu, le magnifique éléphant, l'embrasement des quatre mâts, le génie de la citadelle, le bal des hippocampes, puis le grand Damatine qui unira les deux rives à travers un pont de feu, pour concrétiser les prédictions de la légende.

Alors là, et juste le temps de cette 700ème lune, selon l'astrologue Ibn Idriss Marchar, tous les hommes oublieront leur rivalité, leur différence ou leur provenance pour devenir «Les Enfants du Bouregreg». Vers la fin du spectacle, la caravane de tous les participants, capitaine, artistes, rameurs, musiciens, chanteurs, comédiens, circassiens, techniciens et autres, a remonté le fleuve en un dernier salut pour le public présent. Une fin en apothéose ayant laissé le public subjugué, baignant dans un rêve fantastique que les spectateurs n'oublieront pas de sitôt. Entre les fabuleux actes de cette monumentale création urbaine, ont retenti, au-dessus de la citadelle et ses environs, des feux d'artifice placés en différents points des deux rives du Bouregreg.
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Un projet d'envergure

Réalisé dans le cadre de la deuxième édition de Karacena, « Les Enfants du Bouregreg » constitue un beau périple dans les arts du cirque et les jeux nautiques, puis un événement populaire et festif de grande envergure pour les habitants de Rabat-Salé. Cette grande parade sur le fleuve du Bouregreg s'est développée autour de 3 mois de propagation d'une légende urbaine, 3 mois de chantiers scénographiques hors normes, 10 jours de montage et de répétitions sur les lieux du spectacle qui se sont concrétisées la nuit du 21 août où de gros moyens, en ressources humaines et matérielles, furent alloués pour réussir le pari. L'impact attendu vise à créer les conditions d'un partage culturel par l'artistique et d'avancer sur le champ de l'interculturalité par le travail en groupe. C'est dans ce sens que ce spectacle a réuni des artistes de différentes catégories, dont les enfants de l'Amesip (Association marocaine d'aide aux enfants en situation précaire) ayant subi des stages de formation, dans le cirque Shems'y, par des artistes professionnels qui viennent régulièrement en résidence pédagogique et artistique sous le chapiteau de l'école.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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25 août 2008

"Pirates 2008" : Les enfants du Bouregreg "à la rescousse" du fleuve et de la Casbah


Les habitants des deux rives de la vallée de Bouregreg ont pu revisiter avec passion, jeudi soir, lors d’un spectacle grandiose "Pirates 2008 : les enfants du Bouregreg", une période de l’histoire de Salé et de Rabat où la Casbah et le fleuve furent pris d’assaut par les pirates.

Des milliers de spectateurs ont pris place sur les deux rives du Bouregreg pour assister à ce spectacle inédit, organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, par l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et labellisé par l’Association "12 siècles de la vie d’un Royaume".

Le spectacle, qui rejoue la prédiction fantastique de l’astrologue Ibn Driss Marchar, selon laquelle la Casbah des Oudayas tombera aux mains des corsaires venus des deux mers, s’ouvre par une cavalerie sur la rive droite du fleuve qui étale toute sa puissance pour céder la place ensuite à l’apparition d’un grand bateau.

Ainsi au moment où les pirates s’apprêtent à occuper la Casbah, un désordre affolant et un bruit tonitruant envahissent l’espace. Les coups de canons qui se sont fait entendre visaient à coup sûr la Casbah des Oudayas et les bruits des tambours qui s’enchaînaient annonçaient la guerre.


Le metteur en scène, le Français Laurent Gachet, concepteur et initiateur du spectacle "Pirates 2008", s’est inspiré de la légende "Le cheval de Troie".

Ainsi, chaque scène du spectacle a combiné des projections d’images inédites sur la citadelle, des jeux nautiques et des jeux de cirque, le tout mis en lumière par des images de feu et des effets proscéniques de toute beauté.

Le spectacle des "Enfants du Bouregreg" a permis d’assembler côte à côte des artistes chevronnés et d’autres débutants, des professionnels et des amateurs.

Il s’agit d’une école d’écoute réciproque et d’invention d’une nouvelle pratique de l’art dans la ville avec et pour tous les habitants. Entre autres objectifs de cette manifestation fut la création d’un partage culturel à travers l’art et la réalisation d’un progrès dans le champ de l’interculturalité et la réconciliation de Salé avec son patrimoine.

En outre, cette manifestation aura un prolongement, avec le développement d’un lieu de spectacle sur le site de la future cité des arts et des métiers de Salé, sur la rive du Bouregreg, qui deviendra une destination touristique, tout en restant ouverte au public.

La 1ère édition de la biennale des arts du cirque et du voyage a été organisée en 2006, en partenariat avec l’Académie Fratellini, ce qui a conduit à la création de Shems’y en tant que première école de cirque au Maroc.

L’AMESIP oeuvre dans le domaine de l’éducation non-formelle. Elle s’assigne pour objectifs, entre autres, de permettre aux enfants d’accéder à l’école ou à la formation professionnelle et artistique.


Edité le: lundi 25 août 2008

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20 août 2008

Nuit féerique sur le Bouregreg



· Un cirque géant prévu le 21 août

· 1.000 artistes et 500 enfants choristes y participent

· Le budget avoisine les 13 millions de DH



Un spectacle grandiose gratuit et en plein air est en cours de préparation sur le Bouregreg la nuit du 21 août. Les organisateurs, l’Amesip (Association marocaine pour les enfants en situation précaire) et le Cercle Aldébaran pensent attirer jusqu’à 150.000 personnes. Ce spectacle entre dans le cadre de la deuxième biennale «Karacena» des arts du cirque et du voyage, sachant que la première édition s’était tenue en 2006.


Création urbaine sur le Bouregreg, ce projet est monumental, puisqu’il a nécessité une enveloppe de 13 millions de DH. Il aura pour scène la casbah des Oudayas et 1,5 km de Bouregreg. Près de 1.000 artistes, âgés de 16 à 22 ans, y participent. La majorité sont issus de milieux défavorisés ou sont d’anciens enfants des rues. Grâce à l’école du cirque Shems’y, basée à Salé et gérée par l’Amesip, ils ont appris les techniques du cirque. Leur formation, ils la doivent aussi à l’académie française Fratellini, qui a envoyé au Maroc des formateurs qualifiés et a accueilli des jeunes Marocains en tant que stagiaires. Cette manifestation est extrêmement importante pour eux, puisqu’elle leur permettra de montrer leur talent au public, et d’avoir ainsi une reconnaissance pour les efforts fournis. Leur rêve à tous: devenir des professionnels du spectacle et gagner leur vie dans le domaine du cirque. En tout cas, et c’est un bon début, tous ces jeunes artistes percevront un cachet pour leur contribution au spectacle Karacena.

Certains vont jongler, d’autres feront des acrobaties, d’autres se tiendront en équilibre sur des échasses… Une chorale de 500 enfants, âgés de 8 à 12 ans, issus de l’Amesip, accompagnera les artistes. Il y aura aussi des rameurs, des marins, des musiciens, des chanteurs, des comédiens… D’après Touraya Bouabid, présidente du projet, 75 artisans ont œuvré à la réalisation du spectacle, et 50.000 heures de travail auront été nécessaires.

Le spectacle des enfants du Bouregreg rejouera la prédiction fantastique de l’astrologue Ibn Driss Marchar, selon laquelle la casbah des Oudayas tombera aux mains des corsaires venus des deux mers, et ce, dans 700 lunes, c’est-à-dire le 21 août (d’après les recherches et les calculs des astronomes du Cercle Aldébaran). Lors de ce rendez-vous imaginaire, des cavaliers, des canons, des bateaux viendront prendre d’assaut la forteresse de la casbah des Oudayas et créeront une effervescence soudaine. Ainsi, en cette nuit du 21 août 2008, la fière citadelle va tomber aux mains des corsaires et si les tirs de canon ne suffisent pas, la ruse et la magie seront utilisées. «Du néant surgira alors la fantasmagorie navale d’un cirque imaginaire», explique Laurent Gachet, concepteur et metteur en scène du spectacle. «Les remparts seront parés de zellige et de bois précieux, de lumières et de feux. Quand le génie de la citadelle apparaîtra, un pont de feu unissant les deux rives sera édifié… Alors la légende aura dit vrai et, en cette nuit unique, les habitants des deux rives oublieront leurs rivalités, leur différence ou leur provenance pour devenir, le temps d’une lune, les enfants du Bouregreg…».

Chaque scène du spectacle combine une projection d’images inédites sur la casbah, une écriture musicale spécifique, une action sur le plan d’eau ou les berges faisant appel aux jeux nautiques et aux disciplines du cirque, un éclairage par la lumière et le feu et un effet pyroscénique.


Spectacle permanent


L’intérêt de cette manifestation est multiple. Pour la société d’aménagement du Bouregreg, c’est l’occasion rêvée d’avoir un impact maximum pour le retour des deux rives du fleuve à la circulation piétonne et l’appropriation de cet espace par la population locale. Comme l’explique Touraya Bouabid, ce projet aura également des répercussions économiques et sociales positives sur la région. «Les chantiers de préparation des 18 tableaux du spectacle fluvial ont permis de développer des compétences individuelles et collectives. Les répétitions artistiques ont déclenché de nouveaux besoins pour la cité: logistique des repas, sécurité dans les espaces publics, transport des personnes, formation de techniciens de régie, constructions scénographiques avec les artisans…».

La présidente du projet indique aussi que Karacena 2008 aura un prolongement, avec le développement d’un lieu de spectacle sur le site de la future cité des arts et des métiers de Salé, sur la rive du Bouregreg, qui deviendra une destination touristique, tout en restant accessible à la population. Un spectacle permanent sera créé dans ce lieu, ce qui offrira des débouchés pour une trentaine d’artistes avec, tous les deux ans, un changement de spectacle, ajoute-t-elle.

Nadia BELKHAYAT

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15 juil. 2008

Le flamenco à l’honneur à la Villa des Arts de Rabat


· Accès gratuit au spectacle de Maribel Ramos

«La Zambra», c’est l’intitulé d’un spectacle de flamenco qui se tiendra à la Villa des Arts de Rabat le 17 juillet à partir de 20h. C’est une jeune danseuse espagnole de 31 ans, Maribel Ramos, qui se produira, accompagnée de son guitariste Michele Laccarino, de son percussionniste, Antonio Montiel et du chanteur Miguel Angeriz.

Le spectacle est organisé et offert par le Festival international de chant des mines, le ministère espagnol de la Culture et le Service Culturel de l’ambassade d’Espagne à Rabat. Si elle a été choisie pour donner ce spectacle, c’est qu’elle est particulièrement douée, assure la responsable communication de l’Institut Cervantès: elle est non seulement danseuse, mais aussi professeur et voyage dans le monde entier depuis plusieurs années.


Mais qui est cette jeune prodige? Maribel Ramos a laissé sa ville natale, Barcelone, à cinq ans, pour vivre à Almeria, où elle a commencé à apprendre le flamenco en étudiant la danse sous toutes ses formes: espagnol classique, école bolera (style de danse qui transforme des danses populaires en danses d’exposition professionnelle), ballet classique, folklore...

À 23 ans et grâce à une bourse qui lui a été offerte par la Fondation Cristina Heeren d’Art flamenco, elle a pris des cours auprès de professeurs de renom comme Antonio Canales et Eva «la Yerbabuena». Une année plus tard, Maribel dansait à NewYork, Miami, Los Angeles et Boston, en participant aussi au Festival «Les Voix du chant flamenco» à Grenoble.

Depuis lors, sa carrière l’a menée dans des tournées internationales non seulement comme danseuse, mais aussi comme professeur, en réalisant des projets didactiques avec l’Association des professionnels du flamenco à Bournemouth (Angleterre), l’Institut Cervantes de Manchester (Angleterre), l’École Helsinking Tanssiopisto (Finlande) ou l’École de Yoko Komatsubara à Tokyo (Japon).

Au chant, elle sera accompagnée par Miguel Gonzalez Angeriz «El Picuo», qui à 28 ans a travaillé à Rome, Tokyo, Séville, Londres et New York, avec des artistes tels Belen Maya, Rafaela Carrasco et Domingo Ortega, en parcourant des festivals comme le Récital Flamenco de Shoji Kojima (Tokyo), la XIV Biennal de flamenco de Séville ou le Flamenco Festival London.

Michele Laccarino accompagnera «La Zambra» à la guitare, qu’il a commencé à pratiquer à 5 ans et qui a changé sa vie quand à 11 ans il a écouté Paco de Lucía. Depuis lors, et outre l’enregistrement de disques, il a travaillé avec des artistes de pop italien, de flamenco et de jazz comme El Lebrijano, Tino di Geraldo ou Tomasito.

Antonio Montiel se chargera de la percussion. Expert en jazz-fusion et chercheur insatiable d’autres musiques, il est entré en 2002 dans la compagnie de «Eva la Yerbabuena» en prenant part au «Festival Flamenco USA 2002».
A noter que les invitations sont disponibles gratuitement à l’Institut Cervantès de Rabat.

Nadia BELKHAYAT

Instituto Cervantes
de Rabat

3-5, zankat Madnine
10.000 Rabat
Tel.: 212 37 70 87 38
Fax.: 212 37 70 02 79
cenrab@cervantes.es

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2 juil. 2008

Festival du film international d'auteur de Rabat : le palmares


Culture : Festival du film international d'auteur de Rabat : Le film allemand ''Le Bonheur d'Emma'' remporte le grand prix Hassan II

Le film allemand, "Le Bonheur d'Emma" du réalisateur Sven Taddicken a remporté le Grand Prix Hassan II de la 14ème édition du festival du film international d'auteur de Rabat.

La cérémonie de clôture de cette manifestation cinématographique a été marquée également par la remise de prix aux longs métrages lauréats de la compétition officielle de cette édition où 12 films étaient en lice.



Il s'agit du film "David and Layla" de Jay Jonroy (Irak/USA), qui s'est également vu attribuer le prix du public. Le prix de la critique cinématographique est revenu au long métrage "Pièces de rechange" du mexicain Aaron Fernandez qui s'est également vu attribuer une mention spéciale.

Le prix de la meilleure interprétation masculine est revenu à l'acteur Syrien Faiz Kozk pour son rôle dans le film "Hors couverture" de Abdellatif Abdelhamid alors que la Polonaise Evelina a remporté le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans le film "Destin".

Le prix du meilleur réalisateur a été attribué au cinéaste croate Ognjen Svilicic pour son film "Armin".

Le jury, présidé par le réalisateur polonais Andrzej Zulawski, a décerné un prix spécial au film iranien "Le cahier" de la réalisatrice Hana Makhmalbaf.

Un hommage a également été rendu, lors de cette soirée, au réalisateur et scénariste marocain Latif Lahlou en récompense pour ses contributions en matière de création et de production cinématographique.

Les organisateurs ont, à cette occasion, salué l'amitié maroco-égyptienne en la personne de l'artiste Farouk El Fichaoui.

Intervenant à cette occasion, Abdelhak Mantrach, président du festival a affirmé que cette édition a connu une grande affluence du public Rbati avec 191.000 personnes, enregistrant un nombre record, comparé aux éditions précédentes.

Le festival international du cinéma d'auteur de Rabat se veut un projet culturel d'envergure à travers la diffusion d'une culture pédagogique et un moyen de promotion de la diversité culturelle, a-t-il ajouté.

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25 juin 2008

Les corsaires s’emparent des Oudayas

L'Economiste, le 1er quotidien économique du Maroc
· Le spectacle «Les enfants du Bouregreg» le 21 août

· Budget: 13 millions de DH

Une légende raconte que l’astrologue Ibn Driss Marchal a prédit que la Casbah des Oudayas tombera aux mains des tribus corsaires dans 700 lunes! Et selon les calculs des astronomes, la 700e lune aurait lieu le 21 août prochain! Ce soir-là, la troupe des Karacena (pirates en arabe) va rejouer cette prédiction, un spectacle qu’ils intitulent «Les enfants du Bouregreg».

Cette création est réalisée dans le cadre de la 2e édition de la biennale des arts du cirque et du voyage. C’est l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et l’Académie Fratellini dirigée par Laurent Gachet qui ont imaginé cette création. En 2006, Gachet, concepteur et metteur en scène, lance Karacena, la 1re édition de la biennale des arts du cirque et du voyage à Salé. Une aventure qui prolonge la coopération qu’il initie avec l’Amesip et qui a conduit aussi à la création de Shems’y, première école de cirque du Maroc.

C’est l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (AMESIP) et l’Académie Fratellini dirigée par Laurent Gachet qui ont imaginé ce spectacle qui aura lieu le 21 août
Le nouveau spectacle se déroulera comme suit: une foule se rassemblera sur les berges du Bouregreg, en brandissant des lumignons. Une fois la nuit tombée, les corsaires voudront prendre d’assault la ville. Chacune des scènes combinera projection d’images sur la casbah, action sur le plan d’eau ou berges faisant appel aux jeux nautiques et disciplines du cirque, éclairage par la lumière et le feu…

Des bougies de Salé, fantasias, comédiens du cirque de Shems’y, cascadeurs de Ouarzazate, apprentis des métiers de la confection… toutes ces composantes ont participé à monter le spectacle «Les enfants du Bouregreg». Le coût de ce dernier est estimé à 13 millions de DH dont 60% pour le budget artistique et technique, 20% pour la gestion de production et les services et le reste pour les actions de communication. Le tout consolidé par les aides logistiques et les apports en nature d’entreprises privées et la contribution des pouvoirs publics. Et c’est depuis décembre 2007 que les préparatifs sont en cours: recherche de financement, recrutement des équipes, études de faisabilité, construction des chantiers, casting, écriture du spectacle, répétition. En somme, tout est fin prêt pour offrir un spectacle qui promet d’être grandiose.

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Bouregreg, repaire des pirates

C’est au bord du Bouregreg que Rabat et Salé doivent leur naissance, il y a plus de 20 siècles. Le fleuve prend sa source dans le Moyen-Atlas. Pour les Marocains, le Bouregreg c’est surtout son estuaire et au-delà, ils n’imaginent pas ce qu’est l’oued. Un oued qui a même changé de nom puisqu’il s’appelait dans l’antiquité, Oued Sala (la rivière salée), ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’il devient Bouregreg, sans doute une étymologie berbère, «regrag» signifiant «gravier» en berbère. Trait d’union entre les «sœurs rivales», le Bouregreg a constamment posé des problèmes pour sa traversée, car malgré les conflits entre les cités, il y a toujours eu échange. Depuis l’origine, on traverse en barques. Au XVIIe siècle, les pirates de la république du Bouregreg firent de Salé leur repaire. En s’engageant pour le compte du sultan, les pirates deviennent des corsaires, au service du pays. Le port de Rabat aurait alors compter jusqu’à 60 vaisseaux en son sein.

Jihane Kabbaj

Connaître l'histoire du Bouregreg

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16 juin 2008

Et de treize pour le Festival Jazz au Chellah


Un événement marquant le trait d'union entre deux cultures

Ayant acquis une notoriété considérable au fil des éditions, le Festival Jazz au Chellah revient avec force s'imposant de plus en plus sur la scène culturelle et artistique de la capitale et drainant tout au long de ses cinq soirées, un public assoiffé de ce style musical.

Des fans qui reviennent et d'autres qui contribuent à l'épanouissement de cette grande manifestation ayant pris de l'ampleur et de la valeur. «Le Festival Jazz au Chellah est une scène de choix pour relancer l'esprit de tolérance, de dialogue et d'expression artistique ouverte sur l'espace euro-méditerranéen et sur le monde.

Cette manifestation regroupe des artistes marocains et européens qui nous font partager des moments uniques de la musique», souligne Bruno Dethomas, ambassadeur, chef de délégation de la Commission Européenne. Quant au discours de Mme Touria Jabrane, ministre de la Culture (lu en son absence par Souad Razzoq de la direction des arts), celui-ci a été porteur de beaucoup de messages d'encouragement et de félicitations pour cet événement favorisant des moments intenses de partage et d'échange entre les deux cultures. L'ouverture de cette année l'atteste considérablement, vu le choix des musiciens sollicités, réunissant, dans la même soirée, le Belge Philip Catherine, en première partie, et le trio autrichien Dhafer Youssef et Wolfgans Muthspiel en fusion avec le flûtiste marocain, Said Nouiar. Un concert unique où le ton de cette édition a été donné à travers le classicisme épuré de Philip Catherine, ayant joué pour le public de Chellah, en dehors des musiques brésiliennes dont il est si friand, plusieurs de ses compositions.

Des moments magiques que nous avons pu apprécier avec beaucoup de sérénité et de méditation dans ce beau cadre historique du site du Chellah. L'approche unique et le lyrisme émotionnel du jeu de Philip le place en avant-gardiste de la scène européenne du jazz depuis les années soixante.

Ce virtuose de la guitare a été suivi, en deuxième partie de la soirée, par du chant soufi du lutiste Youssef Dhafer, musicien austro-tunisien, considéré comme l'une des plus belles voix du monde. Il a été accompagné d'un autre grand de la guitare européenne en la personne de Wolfgang Muthspiel. Un très bon métissage qui fut rehaussé par la flûte du génial Said Nouiar. Cette fusion de la guitare du nord, du oud du sud et de la flûte, a constitué un véritable trait d'union entre nos deux cultures, créant un univers féerique et spirituel, très enraciné dans la tradition soufie dans laquelle puise le musicien Youssef Dhafer.

Un voyage musical sans précédent, comme l'ont qualifié les directeurs artistiques du Festival, où les cigognes du Chellah n'auront qu'à bien se tenir pour suivre des musiciens migrateurs, en exil permanent et aux oreilles grandes ouvertes sur les mouvements et les sons du monde contemporain. Ce beau périple s'est poursuivi, le second jour du Festival, par l'exploration de nouveaux espaces d'improvisation où se mélangent jazz, rock et folk à travers le groupe Pink Freud de Pologne, qui a donné le relais à une rencontre très exceptionnelle entre State Of Monc de Hollande, Ahmed Cherkani au violon et Abdellah El Allaoui aux percussions.

D'autres fusions ont pris part aux concerts du week-end avec le gnaoui Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, accompagnant les sons du balafon de Lansiné Kouyaté, puis la rencontre du fougueux trompettiste italien, Flavio Boltro, l'énergique percussionniste, Jauck El Maleh, et le lutiste, Youssef Oulmadani, sans oublier de mentionner les belles prestations du duo Florin Nicolescu (violon) et Andreas Oberg (guitare), puis celle du trio «The Neil Cowley», ayant subjugué le public du Chellah avec son expérience qui donne à sa musique une perspective l'éloignant des sentiers battus de l'héritage jazz.

Et pour clôturer cette 13e édition, les organisateurs du Festival ont prévu, aujourd'hui, une rencontre au sommet à mettre sur l'agenda de tous, avec le plus beau trio de jazz métissé réunissant Majid Bekkas, Joachim Khün et Ramon Lopez qui nous présentent, pour la première fois au Maroc, le projet Kalimba, figurant parmi les 10 meilleurs albums jazz de l'année 2007.

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Un Jazz fusionné

Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah s'impose comme un événement incontournable de la capitale et du Maroc tout entier.

Organisée depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc, les ambassades et Instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la wilaya de Rabat-Salé, cette manifestation constitue un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc.

Pour sa 13e édition, le menu est un véritable tour de l'Europe en jazz. Du jazz oriental, à l'électro jazz, en passant par la musique du monde revisitée, puis le classic jazz pour finir par l'une des plus belles fusions jazz au monde. Une sélection que nous devons énormément à Habib Achour, directeur artistique côté européen, et Majid Bekkas, directeur artistique côté marocain.


Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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13 juin 2008

Ça «jazz» à Rabat


Le Festival du jazz au Chellah a levé ses rideaux hier et se poursuit jusqu'au 16 juin à Rabat. Une scène d’expression artistique ouverte sur l’espace euro- méditerranéen et sur le monde


Le jazz élira domicile au magnifique site de Chellah de Rabat jusqu’au 16 juin. Organisé depuis 1996 par la délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des États membres de l’Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la wilaya de Rabat-Salé, le Festival du jazz au Chellah a levé les rideaux jeudi 12 juin. Cet événement est un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc, estiment les initiateurs. «L’Union européenne a proclamé 2008 «Année européenne du dialogue interculturel». A Rabat, nous avons depuis 13 ans devancé les évènements : le festival du jazz au Chellah est une scène de choix pour relancer l’esprit de tolérance, de dialogue et d’expression artistique ouverte sur l’espace euro-méditerranéen et sur le monde», affirme Bruno Dethomas, ambassadeur, chef de délégation.

Ainsi s’effectuera au cours de cette 13e édition du festival une virée en musique ralliant le Maroc à l’Europe notamment avec le menu concocté par Habib Achour et Majid Bekkas, directeurs artistiques, respectivement responsables de la programmation européenne et marocaine. «L’esprit du festival a toujours été depuis le début basé sur la rencontre entre musiciens de jazz européens et marocains. Cette année, le choix a été porté sur des groupes métissés, des groupes déjà composés de plusieurs nationalités et ayant par conséquent diverses influences», déclare à ALM Majid Bekkas. Ainsi, il a été question du jazz oriental avec le concert du jeudi 12 juin de la formation composée de Dhafer Youssef, chanteur compositeur austro-tunisien, enraciné dans la tradition soufie et ouvert à d’autres influences, et le trio de Wolfgang Muthspiel, guitariste autrichien exceptionnel qui revient pour la deuxième fois au festival. «On assistera en quelques heures à un véritable panorama de l’étendue des possibles qui sera rehaussée par la flûte du génial Said Nouiar», avait déclaré à propos de ce show les directeurs artistiques dans leur édito. Auparavant et dans la même journée, le festival s’est ouvert avec un jazz typiquement européen, un jazz classique donné par le guitariste virtuose Philip Catherine (Belgique), un avant-gardiste de la scène européenne depuis les années soixante qui se produira au Chellah en solo.

Le vendredi 13 juin, le public découvrira le jazz hollandais du groupe State of Monc, et vibrera aux sonorités bien marocaines du violon d’Ahmed Cherkani et des percussions d’Abdellah Allaoui. Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, portera bien son patrimoine gnaoui à la rencontre des sons du balafon de Lansiné Kouyaté lors de la soirée du samedi. Au programme du dimanche, on prévoit le concert du Flavio Boltro, surdoué de la trompette qui promet une fougue incomparable à laquelle se rajoutera celle de Jauck El Maleh, maître incontesté de la percussion, avec le Oud de Youssef Oulmadani. Et pour la clôture de cette 13ème édition prévue pour le lundi 16 juin, le festival prévoit une rencontre à ne pas rater. Il s’agit du trio de jazz métissé, Majid Bekkas, Joachim Khün et Ramon Lopez. Ils présenteront pour la première fois au Maroc le projet Kalimba, qui compte parmi les 10 meilleurs albums jazz de 2007. Les soirées du festival du Jazz au Chellah débuteront à 20h. Les recettes du Festival seront versées à une oeuvre caritative marocaine. Ainsi du 12 au 16 juin 2008, le Chellah vibrera à travers un Jazz, musique de métissage et de dialogue des cultures.

Le 13-6-2008
Par : Amine Harmach

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31 mai 2008

Concours Génération Mawâzine : Les groupes «Tigresse Flow», «Sakadoya» et «Taghrast» primés


La cérémonie de remise des Prix du concours Génération Mawâzine s’est déroulée samedi 24 mai à Rabat. Un espace qui vise à encourager l’esprit d’initiative chez les jeunes talents.

Les groupes «Tigresse Flow»de Casablanca, catégorie Hip Hop ; «Sakadoya» de Settat, catégorie Rock et Thaghrast, catégorie Fusion, ont remporté le Prix « Génération Mawazine » dans le cadre de la 7-ème édition du festival Mawâzine rythmes du monde.


«Sans le concours «Génération Mawâzine», nous aurions difficilement eu l’occasion de diffuser notre art et de montrer nos talents. C’est l’une des rares manifestations qui promeuvent les jeunes musiciens», déclare à ALM Hicham Hamzi le batteur du groupe «Sakadoya».

«Pendant plus d’une année, nous nous sommes investis à fond, motivés pour la préparation de ce concours», ajouta-t-il, soulagé que le groupe «Sakadoya» ait été primé. La cérémonie de remise des Prix s’est déroulée samedi 24 mai sur la scène du parc Nouzhat Hassan à Rabat et a été marquée par des spectacles de groupes participant à ce concours. «Ce trophée qui a récompensé avant tout notre effort, prouve en même temps que la musique métale a sa place dans la nouvelle scène marocaine», déclare Hicham.

Le jury de «Génération Mawâzine» avait la rude tâche de choisir un groupe dans chacune des trois catégories qui sont : la fusion (musique néopopulaire), le rock et le hip hop. Ce jury était composé de Ahmed Aydoun, musicologue et président du jury, Belaïd Akkaf, compositeur, Younès Migri, musicien ainsi que de la chanteuse roumaine Johanna Rusu. Selon le président du jury, cette 3-ème édition de «Génération Mawâzine» a connu la participation de 136 groupes, toutes couleurs musicales confondues, venus des différentes régions du Royaume. Sur les 114 présélectionnés au niveau régional, dix ont été retenus en finale, a-t-il dit, ajoutant que l’association «Le Maroc des cultures» produira un album et un clip-vidéo pour les trois premiers primés. Selon Aydoun, Génération Mawâzine, espace d’expression, vise à encourager la créativité et l’esprit d’initiative chez les jeunes talents.

«L’objectif de ce concours est de découvrir de nouveaux talents, et leur offrir la possibilité de jouer leur musique dans des conditions professionnelles. Ainsi les lauréats du concours Mawâzine de chaque édition seront automatiquement invités à l’édition suivante où ils seront sur scène aux côtés de grands artistes internationaux», avait déclaré Ahmed Aydoun à ALM.

Par : Amine Harmach

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26 mai 2008

Le Quartet Lansine Kouyaté et David Neerman au Festival Jazz au Chellah


Le balafon et le vibraphone en fusion à Rabat


Samedi 14 juin, le magnifique site historique de Chellah à Rabat accueille, à partir de 21h30, un spectacle de jazz inédit et magique. Avec Lansine Kouyaté au balafon, David Neerman au vibraphone, Ira Coleman à la contrebasse et Laurent Robin à la batterie.

Le Quartet Lansine Kouyaté et David Neerman représente la France à la 13ème édition du Festival européen du jazz au Chellah qui se tient du 12 au 16 juin prochain, sur le thème actuel de la mobilité.


Au programme de ce rendez-vous musical: du jazz oriental, de l'électro jazz, de la world music et du classic jazz. Les plus belles fusions jazz au monde résonneront aussi entre les murailles du Chellah qui verra se succéder des artistes de grand renom, au bonheur d'un public amateur et mélomane de plus en plus nombreux.

La rencontre entre l'improvisateur délicat et vibraphoniste, David Neerman, et le maître du balafon malien, Lansine Kouyaté, promet une balade en musique magique, émouvante... Et surtout inédite entre deux instruments aux sonorités différentes, le balafon et le vibraphone. Les deux talentueux compères tentent ingénieusement d'harmoniser les sons. Une démarche qui séduit les plus récalcitrants d'oreille. Il faut dire que de cette aventure, tout à fait naturelle et forcément osée, ressort une musique empreinte de poésie du genre à mettre en transe le public.

A travers ce spectacle, le Festival Jazz au Chellah nous convie à explorer un répertoire où se mêlent traditions mandingues et d'excellentes compositions originales. Un cocktail de belles sonorités proposé par des musiciens d'exception. Seront aussi de la fête, « Yakhouba Sissokho qui a déjà fait les quatre cents coups avec Lansiné Kouyaté ainsi que le jeune virtuose de l'accordéon, Vincent Peirani », rassurent les organisateurs.

Jazz au Chellah est organisé à l'initiative de la Délégation de la Commission européenne, les Ambassades et Instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne et la Délégation Wallonie-Bruxelles en partenariat avec le ministère de la Culture et la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaêrs.

A l'instar des précédentes éditions, le public appréciera tout au long de ce Festival le talent et le génie des musiciens venus essentiellement d'Europe
et dont les prestations promettent d'intenses moments de bonheur, de joie, de partage et d'échange. Dans un cadre mystique et convivial. Une fête comme le mérite la capitale qui ne se résume pas pour autant qu'à la danse. Puisque « le Festival Jazz au Chellah est (aussi) une scène de choix pour relancer l'esprit de tolérance, de dialogue et d'expression artistique ouverte sur l'espace euro-méditerranéen et sur le monde», souligne Bruno Dethomas, Ambassadeur, chef de la Délégation de la Commission européenne.

Outre le Maroc, sont représentés à cet événement treize pays d'Europe dont notamment la Hollande, la Pologne, l'Autriche, la Belgique et la Grande-Bretagne.

Concert de jazz
Site de Chellah (Rabat)
Samedi 14 juin
21h30

ALAIN BOUITHY

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Whitney Houston enflamme les R’batis


· C’est une artiste très émue que le public a admirée

· Feux d’artifice pour la clôture


Rabat a vécu depuis une dizaine de jours au rythme des musiques du monde. Cette 7e édition du festival Mawazine s’est achevée samedi 24 mai avec un feu d’artifice exceptionnel dont un spectacle de la diva américaine Whitney Houston. Pendant toute la journée, des fans attendaient avec impatience de voir la super star chanter. C’est par milliers qu’ils ont pris d’assaut le stade de Hay Nahda dès les premières heures de la matinée.

L’entrée en scène de Whitney Houston a été triomphale. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que la star américaine est apparue devant le public, toujours aussi belle et gracieuse. Pour son spectacle, Whitney Houston a mis le paquet en offrant au public marocain un spectacle époustouflant pendant une heure et demie, où elle a repris ses tubes et quelques chants de gospel. C’était une Whitney nostalgique et émue à Hay Nahda. Et pour cause, l’artiste ne s’est produite pas devant son public depuis plusieurs années déjà. «J’ai vécu de bons et de mauvais moments dans ma vie», a-t-elle dit pendant le concert. Ce festival marquera quelque part le come-back de l’artiste. Ne cessant de remercier le public, de sa «gentillesse et son hospitalité», elle a exprimé son admiration pour le pays et sa beauté.


La diva a d’ores et déjà promis qu’elle reviendra bientôt. Un moment très fort du festival marquera pour longtemps les esprits, celui de l’interprétation de la bande originale du film The Bodyguard, le tube «I will always love you». Le public était en totale communion avec l’artiste répétant après elle les refrains et scandant son nom: Whitney! Whitney! Après cette prestation, l’artiste a eu un geste surprenant. Accroupie devant le public, elle a prié pendant quelques secondes, en silence. Retour sur certains autres moments forts du festival. La veille, sur la même scène, le Tunisien Saber Roubahi, sacré par la presse arabe super star de la chanson arabe, a réussi aussi à attirer la foule. «Le public marocain, vous êtes de vrais artistes», lui a-t-il lancé. En même temps, avec tout autant de succès, le Colombien Juanes à la Camisa negra, se produisait sur la scène Bouregreg. La soirée s’est terminée par un immense feu d’artifice en guise de clôture du festival.

Les R’batis sont ravis, l’évènement est une réussite puisqu’il a touché toutes les catégories sociales de tous les âges. Ils attendent déjà la prochaine édition.

Jihane KABBAJ

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25 mai 2008

Festival Mawazine de Rabat - don royal à de jeunes musiciens marocains


La SNRT procédera à la production d'albums et de clips vidéo

La 7e édition du festival Mawazine Rythmes du monde, organisée du 16 au 24 mai à Rabat, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, a été couronnée par la remise d'un don royal à des jeunes créateurs marocains dans le domaine de la musique et de la chanson.

"S.M. le Roi Mohammed VI, qui entoure de sa haute sollicitude les artistes et le monde de l'art, a bien voulu ordonner l'octroi d'un don en guise d'encouragement aux jeunes groupes prometteurs ayant hissé leurs productions au rang de la créativité", a annoncé le directeur artistique du festival, Aziz Daki, dans une allocution lors de la cérémonie de clôture de cette manifestation, tenue samedi soir au quartier Annahda à Rabat.

Ce don illustre l'intérêt que porte le Souverain à la promotion de l'art et des artistes, a souligné M. Daki, affirmant que conformément aux Hautes orientations Royales, l'association "Maroc Cultures" a accordé une attention toute particulière aux groupes de jeunes lors de cette 7e édition du festival et veillé à leur assurer une présence remarquable au plan aussi bien de la qualité que du niveau de participation. Il a expliqué que le don Royal bénéficie à trois catégories de troupes, à savoir les jeunes artistes qui comptent à leur actif un important parcours au service de l'art, ceux en début de carrière ainsi que les lauréats du concours Génération Mawazine.

Cette généreuse initiative Royale sera un stimulant pour les jeunes à davantage de créativité en matière de musique et de chanson, avec l'ambition de permettre à l'art marocain d'atteindre le stade du professionnalisme et de s'illustrer sur la scène internationale.


Ont profité de ce don les troupes H-Kayne, Darga, Hoba Hoba Spirit, Mazagan et l'artiste Joudia, en plus des lauréats du concours Génération Mawazine 2007, en l'occurrence May Ara-Fusion, Hakmin et The Stunt Boys. Pour sa part, le président-directeur général de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), a indiqué que sur ordre de S.M. le Roi Mohammed VI, la société procédera à la production d'albums ou de clips vidéo pour les artistes ayant bénéficié du don Royal.

A cette occasion, les jeunes artistes bénéficiaires du don Royal ont exprimé leurs remerciements et leur gratitude au Souverain pour cette Haute initiative en faveur des jeunes talents.

Par MAP

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23 mai 2008

«Rabat, une dame pour le Bouregreg»


Subtile mélange de photos et d'histoire, l'ouvrage met la mémoire en mouvement.
Quand un photographe de talent et une historienne de renommée combinent leur savoir faire, cela donne «Une dame pour le Bouregreg».


Ce beau livre, signé Amina Aouchar et Stefano Ciannella invite le lecteur à une balade à travers un Rabat qui s'ouvre à lui et s'offre à son regard, en douceur et avec beaucoup de réserve. Et l'on découvre une ville dans tous ses états, telle qu'on ne l'a jamais vue.

Dotée d'une sensibilité à fleur de peau, Stefano Ciannella se laisse emporter par un élan lyrique que laissent transparaître ses photos. Lyrisme auquel font échos les textes de Amina Aouchar, qui lèvent le voile sur une partie du patrimoine historique et culturel que renferme la capitale administrative. Au fur et à mesure que l'on égrène les pages, la ville majestueuse dévoile ses secrets. Sans trop l'agresser ou la brusquer, le photographe suit cette dame, la charme tel un amant, un amoureux langoureux, pour enfin la dompter et la soumettre à son objectif. Majestueuse, elle laisse entrevoir petit à petit ses trésors les plus enfouis.

Ancrée dans l'histoire, Rabat se tourne fièrement vers un avenir prometteur qu'elle aborde avec assurance. «Au bout du siècle dernier, Rabat surgissait, telle une oasis saharienne insolite au bord de l'Atlantique», écrit l'historienne, avant de poursuivre : «Trois casbahs, trois citadelles s'égrenaient le long de l'oued, juchées sur les hauteurs, cernées de champs de blé et d'orangeraies. Puis la ville s'est agrandie, maisons et immeubles ont envahi les cultures, ravaudé le tissu de la cité. Toutefois, Rabat a su préserver ses carrés de verdure, en créer de nouveaux, ouvrir des espaces paisibles et planter des rangées d'arbres le long de ses avenues. Rabat est un jardin où vieux citadins amoureux de leur cité et nouveaux venus aiment flâner les jours fériés.»

Cette cohabitation entre présent et passé, la fait ressortir dans ses clichés. Tantôt solennels, tantôt enjoués, les différents sites de la ville fleurent bon l'harmonie et la symbiose. Loin des sentiers battus et des idées reçues sur la capitale, l'artiste va au-delà du folklorique pour toucher l'âme de la ville. «Par l'image «mouvante», je cherche l'émotion, l'âme.

Hors du temps. Outre l'espace. J'entre dans la circularité», avoue-t-il. «La recherche naît de la passion pour la matière des lieux, de l'envie, mieux encore, du besoin de percevoir l'espace comme un trait d'union. Un plein qui véhicule sensations, émotions, énergies et qui évoque la mémoire du mouvement et de l'action», écrit-il plus loin. Souvent, ce chasseur d'images surprend sa dulcinée dans ses moments de sérénité et de solitude. Personnage principal de son histoire, elle ne souffre pas de concurrence. Personne n'ose lui voler la vedette.
Les rares âmes qui figurent sur ses photos sont soit floutées, soit placés en second plan. Ils font office de figurants devant la star incontestée. Au moment où le photographe livre ses belles œuvres, l'historienne accompagne le lecteur dans ce voyage dans le temps et dans l'espace.

Opérant en véritable guide, elle suit une démarche didactique mais très agréable. Elle éclaire la lanterne, du récepteur, sur l'histoire des lieux, anecdotes et petites histoires à l'appui. Amina Aouchar prend comme point de départ, les pratiques et les usages de certains lieux à présent, pour ensuite effectuer un flash back dans le passé en vue d'expliquer comment ils étaient dans les époques révolues et qui les peuplait dans le temps.

C'est ainsi qu'on apprend que les Oudayas, Bab el-Alou, El-Gza, l'avenue Mohammed V, l'Agdal… n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui et que Rabat, l'éternelle dame de Bouregreg «incorpore jalousement le nouveau dans l'ancien».

«Rabat, une dame pour le Bouregreg». texte Amina Aouchar, photographie, Stefano Ciannella. Senso Unico éditions.
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Brin d'histoire
«… Ce n'est qu'au début du XXème siècle, lorsque Rabat devient la capitale du Royaume et que le roi est appelé à y séjourner une bonne partie de l'année, que le palais subit des transformations importantes, particulièrement sous le règne du défunt roi Hassan II et de Mohammed VI. Ainsi deux grandes portes ont-elles été récemment réaménagées.

Lors des cérémonies officielles, le roi, précédé par les trompettes des hérauts juchés au-dessus du linteau, sort par une porte haute, élégante ouverture richement décorée. Un peu plus loin, la porte des Hôtes, bel ouvrage de bronze et de cuivre, est surmonté de marbre sculpté, de faïences et d'un large linteau de bois couvert de tuiles vertes, suivant les canons de l'art marocain le plus classique.

Cette entrée est précédée d'une cour dallée, encadrée par des massifs de rosiers. Elle ouvre sur une grande salle au plafond en carène renversée, décoré de cèdre sculpté et peint. Un escalier imposant descend vers un large patio planté de cèdres et de bosquets. Dans cette cour, lors des fêtes nationales, le roi reçoit invités étrangers et notabilités du pays, cérémonie rythmée par l'orchestre des khamsa ou khamsin (cinquante-cinq). Sur trois côtés de la cour, sont aménagées des galeries qui bordent des salons richement meublés. Pendant le mois de Ramadan, dans l'une de ces salles se déroulent el-dourous el-hassaniya, les conférences religieuses, une tradition inaugurée par feu Hassan II».



Par Kenza Alaoui | LE MATIN

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22 mai 2008

Mawazine : Blues à Ryad

Au fil des soirées, Mawazine gagne de plus en plus de terrain sur les activités quotidiennes du monde rbati.

La répartition équitable par genre musical et par artiste, en plus du timing des concerts, a réuni les mélomanes chacun autour de sa scène, mais surtout, a réussi à joindre les indécis et les curieux au rang de fidèles attachés aux lieux de concert qui leurs sont proches. Les concerts se suivent et se ressemblent par leur éblouissement, le nombre d’assistance augmente.

Cette édition, en bon relais de tous les goûts, semble avoir été réfléchie de manière à toucher tous les habitants de Rabat, renversant le stéréotype voulant que le style musical soit intimement lié à la classe sociale. Le constat fut visible mardi soir: des assidus de l’harmonica et fanas du blues aux mères de familles en djellabas accompagnées de leur progéniture, la société miniaturisée était venue s’enquérir de la véracité de la bonne réputation précédant l’arrivée du groupe. Matthew Skoller et sa bande de vétérans sont venus au Maroc avec l’étiquette de l’« avant-garde d’une génération découverte et formée par les célébrités de la scène blues », il fallait en donner la preuve devant quelque trois cents personnes que la scène de Hay Ryad avait du mal à contenir.


Un grand chapeau à Matthew Skoller, actif à l’harmonica et au chant, qui n’oublie pas de saluer chaque tirade acoustique du guitariste Lurrie Bell, et réclamer de chauds applaudissements pour les swings de son claviériste. Leur musique est fondée sur l’harmonica. Leur dernier album, « These kind of blues » est un recueil de sept chansons originales, reflet du titre de l’opus, en plus de reprises des titres de Junior Parker, James Cotton et Jimmy Reed. Matthew Skoller Band pratique un blues qui s’inscrit dans la pure tradition du genre, par l’orchestration basée uniquement sur les instruments de musique sans le concours des ordinateurs ou synthétiseurs.

On a eu le temps aussi d’apprécier un groupe issu de Cologne, en Allemagne, les Schäl Sick Brass Band. Après avoir mis l’assistance devant une variété nouvelle de jazz lundi dernier sur la scène de Qamra, il était prévisible que l’impact laissé allait générer l’intérêt pour la soirée du mardi.

Chose constatée de visu puisque avant même leur entrée sur scène, leur style faisait l’objet de débats savants parmi les connaisseurs présents en masse. Les Schäl Sick Brass Band sont les inventeurs de la fanfare jazzistico-ethnique. Le groupe concilie tradition des cuivres, jazz et sonorités orienta Le SSBB est un ensemble de cuivres, adepte de mélodies douces et de sons percutants, entre poésie persane chanté par un souffle germanique, la musique turque accompagne les accents venus d’Orient. Ils trouvent aussi des sources d’inspiration à portée de main, puisant dans le bouillonnement culturel dont l’Allemagne est si fière.

Illias Mesnaoui

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20 mai 2008

Festival Mawâzine : près de 30.000 spectateurs pour voir Ziggy Marley


Ziggy Marley, fils du mythique Bob Marley, a enchanté la scène Qamra à Rabat samedi soir. Figure importante du reggae, Ziggy a su se faire un prénom et imposer son style durant les 10 dernières années.

Quelque 30.000 spectateurs étaient présents, selon les estimations des organisateurs du festival Mawâzine, à la scène Qamra pour assister au concert de Ziggy Marley, fils du mythique Bob Marley. Dès les premières notes, le public rbati s’est mis dans le bain du reggae. Soutenu par son groupe (Carl «Santa» Davis, à la batterie, Sticky aux percussions, le guitariste japonais Takeshi Akimoto, du collectif Dub de Tokyo Dry & Heavy, le bassiste Pablo Stennett, et la ravissante choriste Jessy), Ziggy a alterné, dans ce concert, entre tubes des Wailers et titres issus de son dernier album «Love is my religion».

Ziggy a envoûté le public marocain. On croyait entendre et voir Bob Marley. Tout le monde fredonnait avec lui les fameuses chansons de son père notamment «Is this love», «No woman no cry», «Africa unit».


Mais même si l’aîné de la dynastie Marley imite à merveille son père, en reproduisant son fameux timbre vocal et ses emblématiques pas de danse, il n’en possède pas moins son propre style. Musicalement, Ziggy s’est émancipé du «strictly» reggae, allant tâter vers des styles comme la soca, la soul, le ragga, le R’n’B.
De même, au niveau de thématique, il semble avoir fait de l’amour sa religion. Sachant que le reggae est un style qui aborde par essence des sujets politiques et sociaux, Ziggy, lui, l’utilise à des fins plus spirituels. «Mon objectif est de propager l’amour. J’évoque dans mes chansons des expériences personnelles, et je ne me sens pas obligé de parler des problèmes sociaux et politiques du monde. Parce que je crois que ces aspects sont éphémères et que le retour à la spiritualité est le remède le plus efficace à tous les maux de l’humanité», avait-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée avant son concert, ajoutant : «ma mission est celle de ramener une énergie positive et un peu de lumière dans l’obscurité du monde». Ainsi «L’amour est ma religion», un message que le monde a besoin d’entendre, a été merveilleusement chanté et scandé par Ziggy sur la scène Qamra ce samedi à Rabat. Selon lui, «l’amour est ce qui unifie tous les peuples. Il doit être prêché dans les églises, mosquées et synagogues». Il a également chanté parmi d’autres chansons de son dernier album «Black cat» (Chat Noir), un titre contre le racisme, les préjugés et la superstition. Il y dit: «chat noir, viens me visiter ! ... tu es beau. Pourquoi tout le monde court en te voyant. Est-ce que quelqu’un t’as-t-il jamais dit je t’aime...».

Né en 1968 à Kingston en Jamaïque, c’est à 17 ans qu’il sort son premier album «Play the game Right» en compagnie de The Melody Makers, formation dans laquelle il joue avec ses frères et soeurs. Suivent 5 albums : «Hey world!», «Consious Party», en 1988, «One Bright day», en 1991 Jahmeyka et en 1993 «Joy and blus». Parallèlement, Ziggy monte son propre label «Gehetto Youth United E à kingston» avec lequel il enregistre «Free like we want 2 B» en 1995, puis «Fallen is Babylon», «The spirit of music» en 1999, et enfin «Love is my religion» en 2006, qui remporte le titre de meilleur album reggae lors des Grammy Awads 2007. Figure importante du reggae, Ziggy Marley a su se faire un prénom et imposer son style durant les 10 dernières années. «J’ai été très touché par l’hospitalité du peuple marocain et j'ai un grand estime pour SM le Roi Mohammed VI. Et tout au long de mon séjour au Maroc, je n’ai senti que de bonnes vibrations» avait-il déclaré.

Le 20-5-2008
Par : Amine Harmach

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19 mai 2008

Festival Mawazine - le rendez-vous des «poids lourds»



· Parade d’ouverture et feux d’artifice pour démarrer

· Un replay de la fête de la musique à Rabat



La 7e édition du festival Mawazine a démarré en grande pompe vendredi dernier. Jamais Rabat, réputée pour son calme et sa quiétude, n’a été aussi animée l’espace d’une soirée. Les visages sont décrispés et l’humeur joyeuse. C’est à croire que le public de Rabat n’attendait que l’occasion pour faire la fête.

Et le lancement de cette première soirée en dit long, toutes les lumières de la ville ont été éteintes pour l’occasion afin de laisser la place à un immense feu d’artifice. Impressionnant ! Il y a eu ensuite la parade d’ouverture des Xarxa Teatre d’Espagne et les Mariachis Real de Oro du Mexique qui ont sillonné toute la nuit les grandes artères de la ville. C’est une véritable fête de la musique, comme il se fait chaque année en Europe. Le concept de l’évènement est simple: celui de proposer plusieurs spectacles en même temps, le public s’arrêtant au gré de son humeur pour admirer celui de son choix. En effet, c’est l’état d’esprit que recherchaient les organisateurs: donner la même chance aux artistes et amener le public à circuler dans la ville. Pari gagné. Un monde fou dans les rues et des embouteillages jusqu’à onze heures du soir!

Pour le concert inaugural, les Rbatis ont eu droit à un poids lourd du jazz. George Benson, avec son légendaire morceau «Give me the night» et son jeu particulier qui consiste à chanter simultanément les notes des solos improvisés à la guitare, a enflammé la scène du Bouregreg. D’ailleurs, à chacune de ses apparitions, il se voit offrir des ponts d’or. Et à Rabat, ça n’a pas raté. Certains n’en croyaient toujours pas leurs yeux de voir leur idole dont les chansons ont bercés leur jeunesse. Samedi soir, les mordus de musique arabe ont pu admirer la superstar d’origine syrienne à la voie rauque et sensuelle, Assala Nasri, vêtue d’un superbe caftan. Un échange fructueux entre l’artiste et son public marocain. Non loin de là, sur la scène Qamra, un tout autre style musical, le reggae et l’une de ses figures importantes, Ziggy Marley, qui n’est autre que le fils aîné de Bob Marley. Et le public aussi était d’un autre style: populaire, jeune et passionné de Reggae. L’émotion était à son comble lorsque Ziggy a repris, pour le plaisir de tous, un morceau de son illustre père, «I wanna love you». A proximité de la scène place Moulay Al Hassan, on pouvait entendre à des kilomètres à la ronde le rythme des Oulad Benaguida, de Mustapha Bourgogne et les chants populaires du Maroc. Dimanche soir, c’était au tour des groupes marocains de musique urbaine, idole de la nouvelle génération de donner leur représenation: Fnaïre, H-Kayne.

La séduisante Nancy Ajram a réussi aussi à capter la foule. Voilà ce qu’était Rabat ce week-end, de la musique dans chaque quartier, des gens qui dansent dans la rue, des grands-mères, des enfants, des adolescents…, le festival s’adressant à toutes les tranches d’âge. L’évènement se poursuit encore cette semaine jusqu’au week-end prochain. Que la fête continue donc…

Saluons au passage, en particulier, l’organisation qui est allée bien au-delà de toutes les attentes, et les forces de l’ordre qui ont veillé à ce qu’il n’y ait aucune fausse note à la fête.

Jihane KABBAJ

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15 mai 2008

Jazz au Chellah: Etonnantes fusions


Une quinzaine d’artistes marocains et étrangers

Les préparatifs pour le festival Jazz au Chellah, prévu du 12 au 16 juin à Rabat, vont bon train. Cette treizième édition, qui s’impose désormais comme un événement incontournable pour les amateurs de jazz et de fusion, est organisée par la délégation de la Commission européenne au Maroc conjointement avec les ambassades et instituts culturels des Etats membres de l’UE.


Jérôme Cassiers, conseiller politique, commercial et culturel à la délégation, a indiqué au cours de la conférence de presse que l’objectif premier de ce festival est le dialogue, l’échange et le partage. En effet, comme chaque année, des Marocains et des Européens joueront et chanteront ensemble, ce qui donne très souvent un résultant étonnant et extraordinaire. Le budget du festival n’est pas très élevé: quelques dizaines de milliers de DH seulement. Et le financement est assuré par les organisateurs. Cette année, une quinzaine d’artistes seront présents.

Le trio autrichien de Wolfgang Muthspiel (guitare) se produira avec Youssef Dhafer (oud). «Ils seront accompagnés par la voix magique et la flûte du génial Saïd Nouiar», indique Habib Achour, directeur artistique du festival, passionné de musique et de jazz. Au programme aussi, l’électro jazz hollandais du groupe State of Monc qui jouera en fusion avec le violoniste Ahmed Cherkani et le percussionniste Abdellah Allaoui. Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, portera bien son patrimoine gnaoui à la rencontre des sons du balafon de Lansiné Kouyaté.

Flavio Boltro, le fougueux trompettiste italien, additionnera son énergie au percussionniste Jauck El Maleh et au oud de Youssef Oulmadani. Et pour clôturer cette 13e édition, une rencontre au sommet à mettre sur l’agenda de tous: le plus beau trio de jazz métissé (Majid Bekkas, Joachim Khün et Ramon Lopez). Ces derniers nous présentent pour la première fois au Maroc le projet Kalimba, qui compte parmi les 10 meilleurs albums jazz de 2007.

N. B.

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Blues, salsa, rap... à Mawazine

·Près de 1.200 artistes étrangers se déplaceront pour l’occasion

· Des millions de visiteurs sont attendus


C’est demain 16 mai que le festival «Mawazine» va ouvrirses portes.Une grande fête de la musique en perspective! Pendant 9 jours, jusqu’au 24 mai, Rabat vibrera à des rythmes très divers (jazz, blues, salsa, rap, chaâbi, en passant par les Gnaouas…). Même les grandes artères de la ville seront animées avec des concerts en plein air. Pour cette troisième édition, neuf scènes abriteront un total de 103 concerts et près de 1.200 artistes, chanteurs et musiciens étrangers se déplaceront pour l’occasion. «Le festival a pris cette année une grande ampleur. Il s’agit du plus grand festival d’Afrique et d’un des plus grands au monde», assure Aziz Daki, directeur artistique du festival. Le budget avoisine les 22 millions de DH, indique-t-on auprès de l’association Maroc Culture, organisatrice du festival.

L’Américain George Benson se produira en ouverture du festival le vendredi 16 mai à la scène Bouregreg à Rabat et la grande star Whitney Houston le clôturera en beauté le samedi 24 mai à la scène Nahda.

La programmation est riche et variée et il y en aura pour tous les goûts. La scène Bouregreg va accueillir chaque soir de grandes stars: Los van van (Cuba), Los Delinquentes (Espagne), Amparanoia (Espagne), Issac Delgado (Cuba), Dee Dee Bridgewater (USA), Daniela Mercury (Brésil), El Bicho (Espagne) et Juanès (Colombie).

La scène Qamra abritera des concerts d’artistes marocains et algériens en majorité (Fnaîre, Orchestre national de Barbès, Bilal, Natacha Atlas, Latifa Raafat, Hoba Hoba Spirit, Darga et Kassav entre autres). La scène Hay Ryad accueillera aussi de grands noms comme David Vendetta, DJ Grace kelly, Matthew Skoller et beaucoup d’autres. De grandes stars arabes sont attendues sur la scène Nahda (Nancy Ajram, Assala, Jil Jilala, Lamchaheb, Nass El Ghiwane, Diana Haddad, Amr Diab, Fadel Chakir, Saber Roubaï). La scène Moulay Hassan abritera une quinzaine de concerts d’artistes marocains dont certains sont connus et d’autres le sont moins. Le théâtre Mohammed V recevra pour sa part Al Di Meola (USA), Biyouna (Algérie), Christiana Branco (Portugal) et beaucoup d’autres. Chellah et la Villa des Arts ne seront pas en reste. Des stars internationales d’Amérique, d’Europe et d’Asie y sont attendues. Les grandes artères de Rabat seront elles aussi animées avec les groupes espagnol et mexicain Xarxa Teatre et Mariachi Real De Oro. Enfin, la scène Nouzhat Hassan abritera «Génération Mawazine», un concours de jeunes artistes marocains.
A noter que les petites scènes (Chellah, Villa des Arts, place Moulay Hassan, Nouzhat Hassan et le théâtre Mohammed V) seront payantes, pour éviter les débordements (entre 50 et 150 DH). Elles peuvent accueillir entre 600 et 5.000 personnes. Les grandes scènes (Bouregreg, Qamra, Hay Ryad et Nahda), qui peuvent elles accueillir jusqu’à 30.000 personnes chacune, seront gratuites à 80%. Des espaces aménagés avec places assises, seront payants, avec des billets de 200 ou 300 DH en majorité. Pour le concert de Whitney Houston cependant, des places assises sont proposées à 800 DH.

Les billets sont disponibles au théâtre Mohammed V à Rabat et au Megarama et à l’agence Maroc Telecom au Twin center à Casablanca.
A noter que les organisateurs s’attendent à recevoir plusieurs millions de visiteurs.

Côté sécurité, les forces de police et la sécurité nationale seront mobilisées pour l’occasion, afin que tous les concerts se déroulent dans de bonnes conditions, et pour éviter tout risque de débordement. Les stars seront protégées par des gardes du corps.

Nadia BELKHAYAT

le programme 2008 de MAWAZINE en format pdf

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Mawazine : “Le plus grand festival en Afrique et l’une des plus grandes manifestations musicales au monde.”




Ce soir, à Rabat, va débuter la septième édition du festival Mawazine avec un concert exceptionnel de Georges Benson... Jusqu'au 24 mai, les différentes scènes installées dans la capitale du Royaume, comme l'explique Aziz Daki, Directeur artistique de l'événement, vont vibrer au rythme d'un panel impressionnant d'artistes internationaux et marocains.

Mawazine va souffler sa septième bougie sous le thème de la musique tsigane et du jazz. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le jazz et la musique tsigane sont plutôt des fils rouges qui traversent de bout en bout la programmation. Vous avez raison de les souligner, mais le Mawazine de cette année ne se limite pas à ces deux genres, représentés par les meilleurs artistes du moment. Nous avons Taraf de Haidouks, considéré comme le meilleur groupe de musiques tsiganes par les observateurs et l’inclassable Goran Bregovic qui se produit à Rabat avec un orchestre formé de 39 musiciens et choristes. Un très grand moment musical en perspective. Pour le jazz, il suffit de dire que certains noms légendaires, comme George Benson, Al Di Meola ou Dee Dee Bridgewater, sont là pour se convaincre de la qualité de la programmation.

Chaque soir, à la fois des têtes d’affiche internationales, mais aussi des découvertes… C’est un peu ça la philosophie de Mawazine, non ?

L’orientation du Président du festival, M. Majidi, est claire dans ce sens: pas de temps mort ou de relâchement pendant les neuf jours du festival. Il y a bien entendu des pics pendant le week-end, mais chaque jour se produit un artiste qui ferait la réussite à lui seul de n’importe quel festival de musiques du monde. A côté des têtes d’affiches, Mawazine permet de découvrir de nombreux artistes et formations qui ne se sont jamais produits au Maroc. La scène du Chellah et le théâtre Mohammed V permettent des rencontres inédites. Les grandes scènes aussi.

Une programmation digne des plus grands rendez-vous européens ?

Nous sommes débordés par les demandes d’agents, de professionnels des spectacles et même des artistes qui souhaitent prolonger leur séjour à Rabat pour assister à d’autres concerts. Beaucoup de journalistes internationaux nous disent que la 7ème édition de Mawazine en fait le plus grand festival en Afrique et l’une des plus grandes manifestations musicales au monde. Mais nous sommes trop dedans pour nous en rendre compte.

Une programmation pour tous les goûts ?

Une programmation plutôt diversifiée mais qui obéit au concept fondateur du festival: les musiques africaines et les rythmes d’Amérique latine avec une ouverture sur la chanson arabe et les expressions musicales au Maroc. Tout un chacun, aussi exigeant soit-il, va trouver des concerts à son goût. Nous voulons aussi attirer un très large public, c’est pour cela que nous avons privilégié des artistes qui attirent des foules comme Whitney Houston, Juanes, Ziggy Marley, Nass El Ghiwane, Amr Diab, Nancy Ajram ou Assala Nasri.

Des exclusivités aussi ?

Juanes, Ziggy Marley, Los Van Van, Rokia Traoré, Freshly Ground, Cristina Branco, Daniela Mercury, Biyouna et bien d’autres se produisent pour la première fois au Maroc. Et nombre d’artistes ont une actualité : ils viennent de sortir un album ou sont en train de le faire.

Enfin, pouvez-vous dresser un portrait du public marocain ?

Le public marocain est très exigeant. Je pense que nous répondons à cette exigence avec la 7ème édition du festival Mawazine.

Auteur : Propos recueillis par S.G

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13 mai 2008

Exposition Photo : «Regard sur Rabat» de Michel Nachef


Les photographies de l’artiste Michel Nachef seront accrochées aux murs de la Villa des Arts de Rabat du 16 au 25 Mai 2008.

C’est à celui qui a eu pour mission de repérer des sites anciens dans 10 villes du royaume que nous rendons hommage. Il a crée ainsi la collection «repère de mémoire» avec un souci de laisser aux générations à venir la mémoire de notre patrimoine architecturale. Son exposition s’intitule «Regard sur Rabat». Michel Nachef, dans son originalité et sa fragilité, parcourt les méandres de la médina, à la rencontre de ses habitants.

Face à l’ordonnance architecturale, le photographe privilégie les longues perspectives, les rues qui s’enfoncent jusqu’au cœur de la cité ancienne et offrent une ombre bienfaisante à ses habitants. Ici, Nachef capte deux femmes, de dos, elles s’avancent ensemble, l’une porte un foulard, l’autre non.

Là, il s’empare de la solitude de deux hommes, ils sont deux, eux aussi, mais ne se rejoignent pas, jusque dans leur corps ils sont différents, l’un porte l’habit traditionnel, l’autre porte pull et pantalon, pauvres vêtements universels. Presque jamais de vide intégral, d’absence humaine, toujours les murs encadrent les passants, cependant, il arrive que des personnages semblent prêts à disparaître, à sortir du champ, tant ce qui a retenu l’œil du photographe est ce mur blessé, autour duquel se rythme la vie.
13/5/2008

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8 mai 2008

Le «Chœur des trois cultures» à Rabat


«Chants de paix, hymne à la vie» constitue le point d'orgue de ce concert
Le Festival des Alizés a déjà annoncé ses couleurs pour la 8e édition qui se déroulera du 8 au 11 mai. Elles sont chatoyantes avec des styles très colorés, nous assurent les organisateurs.

Ainsi, entre autres, musique classique, symphonique, de chambre, populaire, lied et airs d'opéra, les chœurs des trois cultures enchanteront, encore une fois le public souiri, avec le thème choisi pour l'occasion : «Chants de paix, hymne à la vie». Mais, en avant-goût du Festival, cette soirée très attendue par les festivaliers a été donnée, hier, en première, au Théâtre National Mohammed V, date coïncidant avec la Journée nationale de la musique.

Quoi de mieux pour un dialogue des cultures que ce chœur drainant avec force et enthousiasme un message de paix et de fraternité, à travers des jeunes de nationalités et de confessions différentes, dont il est composé, chantant d'une seule voix leurs convictions communes et leurs différences. Un projet visionnaire de la Fondation des Trois Cultures, exprimant l'ouverture et le pluralisme propres au Maroc.



Ainsi, l'Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus est sollicité pour prendre part à ce rassemblement très significatif et particulièrement emblématique des trois cultures : musulmane, juive et chrétienne.

«Je suis absolument heureux de cette collaboration avec ces trois chœurs. C'est une initiative magnifique pour rassembler les différentes esthétiques de différentes communautés. Je pense que cela peut œuvrer à travers la musique au rapprochement des uns et des autres, à la paix et à l'amour. Il n'y a pas mieux pour arriver à cela, car la musique est le plus court chemin. Avec ces merveilleux chanteurs et ce beau travail, nous transmettons au public quelque chose qui laisse une trace de fraternité dans la tête et dans le cœur», précise M.Jean-Claude Casadesus.

Le Chœur des Trois Cultures était, donc, là pour éblouir. Dirigé par Michel Piquemal (France), Nayer Nagui (Egypte) et Jalila Bennani (Maroc), ce Chœur a interprété trois œuvres, respectivement en latin, en arabe et en hébreu.
Accompagné par le prestigieux Orchestre National de Lille et Jean-Claude Casadesus, le Chœur a séduit l'assistance venue nombreuse, par le grand ouvrage du répertoire sacré en latin, le Requiem de Fauré, avec en solistes Caroline Casadesus, soprano et Michel Piquemal, baryton. La seconde partie n'a été que plus sublime, enrichie de deux pianos et des percussions, avec la composition de Nayer Nagui «Falsafat Alhayât » (en arabe) dirigée par son auteur, et une autre en hébreu d'Alain Huteau sur des extraits du « Cantique des Cantiques » sous la baguette de Michel Piquemal.

Né de la volonté et de l'engagement de la Fondation des trois cultures, cet ensemble de chorales gagne d'année en année l'estime des publics, toutes nationalités confondues. Son engouement et son esprit d'ouverture touchent de plus en plus et deviennent le point d'orgue de cette manifestation. C'est que le Maroc est une terre de rencontre et de dialogue par excellence où le partage et l'échange sont à l'ordre du jour.

«Chaque année, ce sont des œuvres de très haut niveau, de grands chefs, qui sont interprétées par les chœurs des trois cultures. C'est aussi une occasion pour les jeunes de se rencontrer, de chanter ensemble, d'évoluer et ensuite tisser des liens d'amitié en dehors de la prestation. Nos jeunes ont, alors, l'opportunité de s'élever à un niveau international. C'est une belle aventure qu'ils sont en train de vivre », souligne Mme Jalila Bennani, chef de chœur marocain.

En effet, ce rendez-vous annuel rassemble des jeunes de différentes cultures qui sont là pour dire au monde qu'avec de la volonté et de l'amour, tout peut se faire. C'est l'objectif escompté par la Fondation des Trois Cultures qui œuvre pour rapprocher les Hommes, leur permettre de mieux se comprendre et de se rencontrer autour de valeurs communes. Le Choeur des Trois Cultures, composé de jeunes chanteurs arabes et européens appartenant au pays du pourtour méditerranéen, sont là pour réunir ces peuples de différentes cultures et confessions en vue d'un idéal de paix et de tolérance.
Pour cela, ils unifient leurs voix dans la convivialité et l'esprit de partage.
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L'Orchestre national de Lille
Créé en 1976 grâce à la volonté de la Région Nord / Pas-de-Calais et l'appui de l'État, l'Orchestre National de Lille s'est doté d'un projet artistique ambitieux initié par Jean-Claude Casadesus (Chef d'orchestre, compositeur, Chef fondateur de l'Orchestre National de Lille, président de Musique nouvelle en liberté, directeur musical de l'Orchestre Français des Jeunes), en direction de tous les publics : diffusion du répertoire, création contemporaine, promotion des jeunes talents, activités pédagogiques et actions jeune public. À l'invitation de son directeur, chefs et solistes internationaux s'unissent ainsi à l'Orchestre National de Lille pour « porter la musique partout où elle peut être reçue ».

En France, à l'étranger ou naturellement au coeur de près de deux cents communes de la région Nord / Pas-de-Calais qu'il irrigue musicalement dans une démarche exemplaire de décentralisation. L'Orchestre National de Lille s'est, ainsi, imposé en trente ans comme une formation prestigieuse, véritable ambassadeur de sa région et de la Culture française dans quatre continents et trente pays.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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1 mai 2008

Ambiance andalouse à la Villa des Arts de Rabat

· Panneaux explicatifs illustrés, maquettes, appareils olfactifs…

· Objectif: valoriser et promouvoir le jardin andalou


Plantes aromatiques, arbres fruitiers, produits horticoles… Les différents produits agricoles provenant de la période de la civilisation andalouse font l’objet d’une exposition intitulée «Le Jardin andalou», qui se tient à la Villa des Arts de Rabat jusqu’au 11 mai prochain. Organisée par la Fondation espagnole Founci (fondation de culture islamique), avec la collaboration de la Fondation ONA, «cette exposition itinérante vise à promouvoir la période andalouse par le biais d’un événement ludique et informatif», indique Meryem Mouline, directrice de la Villa des Arts de Rabat. D’énormes panneaux explicatifs illustrés (en espagnol, en arabe et en français) y sont installés.


Le visiteur apprend que l’eau était toujours présente dans tous les types de jardins et de propriétés rurales, sous forme de fontaines, jets d’eaux, étangs, canaux d’irrigation et bassins. Extrêmement valorisée, elle était même devenue un élément architectural et décoratif. D’ailleurs, si les exploitations agricoles de l’époque étaient performantes, c’est grâce à un savant système d’irrigation et de distribution d’eau (canaux d’irrigation, norias…), que les Andalous avaient hérité de leurs ancêtres du monde oriental islamique et des Romains.

Les norias étaient utilisées pour extraire l’eau des fleuves ou des canaux. L’eau était recueillie grâce à des récipients placés sur une roue actionnée par le courant. Lorsque la roue tournait à sa vitesse maximale, les récipients versaient l’eau dans un canal, à partir duquel elle était ensuite distribuée aux canaux d’irrigation des vergers et des jardins, aux bassins et aux canalisations urbaines.

L’exposition «Jardin andalou» présente plusieurs jolies maquettes en miniature représentant des systèmes d’irrigation de l’époque. D’après des descriptions anciennes, le jardin andalou était organisé de la manière suivante: les massifs de plantes aromatiques et de fleurs étaient situés près d’un bassin d’eau. Des vignes et des figuiers entouraient la propriété, tandis que les allées étaient couvertes par des treilles, en guise de pergolas. Les grands arbres fruitiers étaient plantés dans la partie nord pour protéger le jardin du vent.

Parmi les arbres fruitiers des jardins-vergers figuraient les palmiers dattiers, les grenadiers, les pêchers, les citronniers, les cerisiers, les cognassiers et les bigaradiers. Et ce, sans oublier les figuiers, oliviers, vignes et pommiers qui poussaient déjà dans la péninsule ibérique. Entre les arbres fruitiers, on trouvait des cultures de melons et de pastèques, d’aubergines, d’épinards, de fèves, d’artichauts, de carottes et de laitues, entre autres produits horticoles cultivés grâce à l’eau abondante provenant des canaux d’irrigation.

Afin de reconstituer l’ambiance des jardins-vergers andalous, la Villa des Arts de Rabat a apporté sur place une centaine d’arbres fruitiers (grenadiers, bigaradiers, oliviers…). Un coin «épices» a été aménagé, contenant toutes les épices utilisées à cette époque (clous de girofle, noix de muscade, cumin, poivre…).

De nombreux appareils olfactifs ont été installés dans les allées du jardin. Il suffit d’actionner des boutons pour faire monter des effluves de toutes sortes (plantes, fleurs et fruits). Ce qui fait ressortir la magie du lieu.

L’exposition a déjà été présentée à Madrid, Séville, Granada, Tolède, Ronda, Meknès, Fès, Tétouan, El Jadida et Essaouira. Elle se tiendra à la Villa des Arts de Casablanca du 28 mai au 27 juin, avant de poursuivre son périple à travers le Maroc.

Nadia BELKHAYAT

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29 avr. 2008

Jazz au Chellah à Rabat du 13 au 18 juin 2008



LE DIALOGUE INTERCULTUREL PAR LA MUSIQUE


Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah, qui sera à sa 13ème année en 2008, s'impose comme un événement incontournable de la scène culturelle de la capitale et du Maroc tout entier. Organisé depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des États membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, ce festival est un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc.



UN CONCEPT UNIQUE
La musique ayant pour vocation d'unir les hommes autour des valeurs de partage, chaque année, le festival Jazz au Chellah accueille dix formations de l'Union européenne dont cinq partent à la rencontre de musiciens marocains autour du thème Jazz européen – Musiques Marocaines. Ces moments de fusion magiques et ces bouquets musicaux où se mélangent les mélodies des deux rives de la méditerranée ont fait de ce festival l'une des illustrations les plus abouties du dialogue entre l'Europe et le Maroc.

UN PUBLIC PASSIONNÉ
Depuis sa naissance, le Festival Jazz au Chellah a su démontrer que la musique n'a pas de frontière. Le jazz en est l'image puisqu'il est synonyme de liberté. C'est cette liberté qui a accompagné le festival de jazz européen tout au long de son évolution à la rencontre des musiques du Maroc et devant un public de plus en plus nombreux, de plus en plus jeune, de plus en plus varié (6000 personnes pour la seule scène du Chellah).


UN FESTIVAL - DES PARTENAIRES

La pérennité et la richesse de ce festival peuvent se résumer un seul mot : Fusion. Fusion des musiques, fusion des esprits et fusion des cœurs autour de mélodies savamment orchestrées par les musiciens européens et marocains. Ce métissage harmonique nous transporte, nous fait oublier les frontières géographiques que la musique, langage universel, transcende. Si ce Festival doit sa réussite à ce qui se passe sur la scène, il la doit aussi à ce qui se déroule en coulisses, avec l'aide précieuse et le soutien attentif et constant de tous les partenaires : le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, les Ambassades, Le Goethe Institute, L'Institut français de Rabat, et les autres instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne qui accompagnent la Délégation de la Commission européenne dans la mise en place de ce festival.

Si l'illustration du partenariat euro marocain trouve toute sa signification sur la scène de ce festival, elle l'est encore plus en amont et en aval de l'évènement avec le travail des équipes de part et d'autre pour garantir la pérennité de cet évènement.

Pour en savoir plus sur le programme de Jazz au Chellah, le site officiel : http://www.jazzauchellah.com/

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25 avr. 2008

Génération Mawâzine 2008 : la consécration au bout de la rivalité



Génération Mawâzine tape plus fort cette année. Cette initiative des plus louables va, à pas de géant, vers les jeunes pour les propulser au devant la scène nationale et pourquoi pas internationale. L’inscription étant ouverte, une ribambelle d’artistes est d’ores déjà présélectionnée. Les meilleurs seront désignés à l’occasion de la 7ème édition du Festival Mawâzine Rythmes du monde du 16 au 24 mai.

Les présélections sont rigoureuses. C’est le moins que l’on puisse dire. D’autant plus que c’est le musicologue et chercheur, président du jury, Ahmed Aïdoun qui veille à ce qu’elles le soient. L’on est donc en droit de s’attendre à des prestations de haut niveau et à des talents d’ici et d’ailleurs, sortant de l’ordinaire. C’est d’ailleurs ce qu’on découvrira lors du festival qui prête son nom à ce concours musical des plus innovants.

Cette initiative ne date pas d’hier. Elle remonte, en effet, à 2006, où la volonté de faire connaître les jeunes talents et les aider à se lancer, a été clairement affichée. Avec du recul, nous pouvons dire que les concepteurs de cette idée ont vu juste. Pour preuve, toutes ces formations soutenues lors des éditions précédentes, tels que les groupes Hakmin de Meknès et May Ara-Fusion de Casablanca qui ont remporté ex-aequo le prix “Génération Mawazine” pour la catégorie Musique et Son.
Cet espace de rencontre, d’échange et de confrontation entre jeunes et rofessionnels a été le détonateur d’un lieu d’expression et de liberté ouvert aux jeunes talents en herbe. Chose qui s’est, positivement, répercutée la production musicale d’une jeunesse qui regorge de potentialités et de ressources artistiques.

Pour optimiser les résultants et toucher un plus grand nombre de postulant, on n’attend plus, tranquillement, que les dossiers de candidature déferlent. On va dénicher, grâce à la caravane Génération Mawazine, les talents là où ils se trouvent. Cela prouve une plus grande implication dans cet engagement. Tant mieux pour ceux qui, bourrées de talents, ne demandent qu’à être révélés. Ladite caravane se déplace à travers les diverses régions du Maroc pour donner à tous, la chance de s’exprimer. Mardi dernier, elle à jeté l’ancre à Fès où 19 nouveaux groupes musicaux venant, également de Hoceima, Meknès et Oujda ont été auditionnés.

A la demi finale, 30 candidats seront triés. Ils se produiront les 9, 10 et 11 mai prochain sur la scène Nouzhat Hassan à Rabat. Toutefois seuls, dix d’entre eux seront retenus. Ils auront la chance d’être révélés au public du 17 au 21, lors de la 7e édition du Festival Mawâzine Rythmes du monde qui se tiendra du 16 au 24 mai.
Autre nouveauté de cette troisième édition, la mise en place de trois prix. Ils primeront les groupe du «Rap et HipHop», du «Rock» et «Fusion et musique néo populaire». Les vainqueurs ne partiront pas bredouilles. Ils seront accompagnés par organisateurs pour l’édition de leur propre album avec un clip vidéo produit par la Société nationale de radio télévision. Celui-ci sera diffusé sur les chaînes nationales, pour être apprécié par le grand public. Sans oublier la participation au Festival Mawâzine Rythmes du monde 2009. Qui dit mieux ?


Le programme de Mawazine Rythmes du Monde 2008 en format PDF

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24 avr. 2008

Les «Jardins suspendus» de Abdelhay Mellakh à la galerie Bab Rouah

Entre transparence et opacité, les toiles de l'artiste sont une invitation à la réflexion

Un monde d'élévation et de transcendance, voilà ce que nous propose l'univers chromatique de Abdelhay Mellakh. Un univers tout en couleurs, peuplé de signes, de symboles et de talismans sortis tout droit de sa mémoire et de ses souvenirs.

Par des moments de grâce, il couche sur ses toiles cette profusion d'idées et d'objets qui forment l'identité même de l'artiste. Et c'est ainsi qu'au fil des années, il s'est forgé un langage à lui dont l'alphabet est constitué d'éléments récurrents. Une main, un œil, une colombe… sont autant de repères qui caractérisent et identifient l'œuvre de Mellakh.

Ces objets, qui acquièrent partant le statut de symbole, captent la lumière pour mieux la réfléchir. Tantôt flamboyante tantôt suggestive, la couleur capture, à son tour, le regard et l'éblouit. Le peintre la façonne et la transforme selon son bon vouloir ou probablement en fonction de son état d'âme. Car chez Mellakh, la toile n'est que le prolongement de son être.

Il livre son expérience à l'autre et l'invite à y réfléchir. Besoin de partage, d'extériorisation ou d'expression pour se libérer ? Il s'agit probablement de tout cela à la fois. Ce qui est certain, c'est qu'en livrant son œuvre, il offre une partie de lui-même, de l'humain qui est en lui. Effet de miroir garanti. « En se mettant devant mes toiles, j'aimerais que le spectateur se regarde lui-même. Et pour qu'il puisse apprécier ma peinture, il faut qu'il se pose des questions en vu de mieux appréhender ses racines et être en harmonie avec sa propre culture. De ce fait, je ne fais que refléter l'image de l'autre. J'essaie d'écrire et de traduire d'une écriture comme toutes les autres», proclame Abdelhay Mellakh. Celui qui se retrouvera face-à-face avec les peintures de notre homme les caressera, les embrassera et s'y introduira comme on pénètre dans un havre de paix. « Qu'il la voit avec un œil profond, car elle contient une clé de savoir et renferme de la sensibilité et de la sensualité», recommande l'auteur.

Aujourd'hui plus qu'à n'importe quel moment de son existence, la peinture de Mellakh a atteint une maturité qui lui permet de prétendre à la transparence. «Je suis arrivé à un moment où je travaille sur la transparence totale. Je suis presque parvenu à atteindre le blanc qu'on travaillait par de petites touches de jaune, de bleu et de rouge primaire, sachant qu'il n'est pas aisé pour un artiste d'y arriver», confie-t-il. Et le critique d'art Abderrahman Benhamza de renchérir: «Depuis deux ou trois ans, la palette de Mellakh a subi des transformations sensibles, émouvantes, au niveau des formes, de leur spatialisation et des motifs qu'il thématise autrement. A première vue, c'est une peinture qui se veut plus aérée, avec parfois des effets pastel, où le souci du détail disparaît derrière une plus grande liberté de mouvement, un foisonnement de traits colorés inscrits vivement sur la toile. Mellakh se joue allégrement de ses coloris, à la manière expressionniste, suggérant les contours et semant les tons qui, seuls, assurent l'équilibre des formes et déterminent la vision globale».

Depuis 40 ans qu'il peint, Mellakh ne cesse d'étonner par son esprit créatif, son sens des mélanges et sa sensibilité artistique. «L'artiste évolue avec le temps», reconnaît-il, avant d'enchaîner avec cette affirmation qui fleure bon la sagesse philosophique. «Ce n'est pas le temps qui conditionne l'artiste mais c'est ce dernier qui conditionne le temps. J'ai toujours essayé d'inventer de novelles choses, d'être un peu à l'avant-garde, d'être pionnier et prévoyant». Il faut dire aussi que cette témérité de ce besoin de renouveau a toujours donné de bons résultats. Preuve en est qu'aujourd'hui le nom de Mellakh sonne comme une pièce d'or dans le panthéon des arts plastiques marocain. Durant ses années d'exercice, il a su se constituer une personnalité artistique bien à lui quoique se proclamant libre de toute appartenance académique.


Et c'est justement pour célébrer ses 40 ans d'exercice artistique que le ministère de la Culture organise une grande exposition des œuvres de Mellakh intitulée « Jardins suspendus». Elle a lieu à partir d'aujourd'hui à la galerie de Bab Rouah à Rabat jusqu'au 30 mai. Elle représente le fruit de toute une vie de création.Une vie passée à réfléchir sur l'art, la matière et la peinture. Il s'agit, comme l'artiste se plait à le répéter d'une expérience soufiste qui reflète la transparence d'une âme fragile qui essaie de donner quelque chose pour l'art ou pour les autres.
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Témoignage

« Je ne peux m'empêcher, face aux travaux de Abdelhay Mellakh, de narrer la perception disputant la priorité à la dimension émotionnelle.Quelque part, l'enfoui bien disant en moi fait surface, m'interpelle et me convie à écouter mes vibrations instantanées, à laisser la tension esthétique s'organiser autour de l'irrégulier et de l'asymétrique comme pour affoler l'espace d'éléments ébauchés à main levée sans affiner les alentours des aboutis. Et mon regard butine à sa guise. Bien que l'énoncé de la peinture de A. Mellakh ne soit pas anecdotique, j'arrive à déceler la multiplicité du dire, des balbutiements, du silence tapi au sein même de l'attirance oculaire.

A travers les formes, les symboles, la franchise et les contours des couleurs, le regard se trouve surpris, sinon perturbé par les parallèles qui se rencontrent, les triangles, les spirales et les cercles qui ne tournent pas en rond. Car cette peinture s'adonne entre le signe plutôt esquissé qu'éclaté,le geste fougueux, débordant ses limites, sans pour autant coller de force un signifiant sur un signifié. Quelquefois à travers l'allusion et le clin d'œil », affirme Mohamed Loakira, poète.

Par Kenza Alaoui | LE MATIN

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23 avr. 2008

Jazz au Chellah - «Un tour d’Europe» pour les 13 ans

· Au menu, jazz oriental, électro, latin, classic…

· Un beau trio métissé en clôture


Les amateurs de jazz sont servis. La délégation de la Commission européenne au Maroc leur donne rendez-vous du 12 au 16 juin à l’occasion du «Festival Jazz au Chellah», qu’elle organise chaque année depuis 13 ans. Et ce, avec l’aide des ambassades et instituts culturels des Etats membres de l’UE et en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé.

L’un des objectifs de cette manifestation est de témoigner du partenariat culturel entre l’Europe et le Maroc et d’illustrer le concept du dialogue entre les peuples et les cultures, à travers la musique.C’est encore une fois sur le magnifique site Chellah à Rabat qu’auront lieu tous les concerts.

Pour ses 13 ans, le festival fait le tour de l’Europe en jazz. Au menu du jazz oriental, de l’électro jazz, de la musique du monde revisitée, du classic jazz et également une des plus belles fusions jazz au monde.

Habib Achour, directeur artistique Europe a préparé un voyage musical varié.
Pour sa part, Majid Bekkas, directeur artistique Maroc, organisera des rencontres musicales entre les groupes européens et marocains. Parmi les artistes les plus attendus, citons le trio autrichien de Wolfgang Muthspiel avec Youssef Dhafer à la guitare et Said Nouiar à la flûte.Figurent aussi en bonne place l’électro jazz hollandais du groupe State of Monc, les sonorités bien marocaines du violon d’Ahmed Cherkani et les percussions de Abdellah Allaoui.

Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, portera bien son patrimoine gnaoui à la rencontre des sons du balafon de Lansiné Kouyaté.
Quant à Flavio Boltro, le fougueux trompettiste italien, il additionnera son énergie aux percussions de Jauck El Maleh et au Oud de Youssef Oulmadani.
Pour clôturer en beauté cette 13e édition, une rencontre exceptionnelle: le plus beau trio de jazz métissé - Majid Bekkas, Joachim Khun et Ramon Lopez nous présenteront pour la première fois au Maroc le projet Kalimba, qui compte parmi les 10 meilleurs albums jazz de 2007.

Nadia BELKHAYAT

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17 avr. 2008

Kasba en concert à Rabat le 20 mai 2008 pour le festival Mawazine

Mardi 20 mai 2008, à Rabat, l'ambiance sera plutôt fiévreuse. Le groupe Kasba donnera un concert à la Place Moulay Hassan, dans le cadre de la 7ème édition du Festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra du 16 au 24 mai.

Vitrine de toutes les fusions, le groupe Kasba est le fruit d’une rencontre entre des musiciens marocains et hollandais. Le groupe a donné naissance à une musique qui entremêle rythmes, cultures, dialectes, costumes, instruments et danses. C’est leur devise : le métissage culturel. Les sons de la musique nord-africaine se fusionnent à ceux de la musique world. Résultat : Des costumes qui resplendissent et des instruments qui étonnent. Un mélange palpitant de sons et de cultures qui nous mène à ne jamais fixer de barrières entre les différentes expressions musicales. Le raï se mêle aux rock, reggae, pop et à la musique gnaoua. Des styles qui se côtoient et se rapprochent. Des sonorités dialoguent, communient et se conçoivent. Des harmonies s'embrassent et s'entrelacent. Et des traditions se déterrent, se dévoilent, se libèrent, se distinguent et se perpétuent. Des danses qui s'expliquent et s'expriment, des chants qui se retiennent, se fredonnent, confessent, rient et pleurent, contestent et louangent. Déchaînant leurs passions, les artistes impliqués dans ce groupe partagent, surprennent, se retrouvent et se découvrent.
Tout a commencé en 2002 quand le groupe Kasba a été invité pour animer la cérémonie du mariage entre le prince Willem Alexander et son actuelle femme Maxima. La cérémonie a été diffusée en direct sur bon nombre de chaînes télévisées de 64 pays. Synthés en puissance; des percussions, des rythmes arabisants s'occidentalisent, font danser et s'annoncent même comme le début d'une carrière prometteuse et d'un catalogue riche et diversifié. Dès lors, la carrière du groupe fut lancée. Kasba s’invite des TV Shows un peu partout. Les morceaux de Kasba font le tour des stations radio néerlandaises et mondiales. Au cours de la même année, le groupe produit son premier album intitulé «Sidi Yahia». Cet album a permis à cette formation de participer à de nombreux festivals au Maroc notamment Festival Rawafid (Casablanca), Festival de Rabat, Festival de Raï Berkane et Festival Mawazine. Puis, il entame une tournée en Belgique et aux Pays-Bas.

En avril 2004, Kasba livre un deuxième intitulé «Chouf Chouf », très salué par les critiques. L’album a été accompagné d’un vidéo clip «Yama Bomba » qui reste à la première position au classement des hits de l’émission marocaine « Noujoum Al Hijra » pendant trois mois successifs.

En 2006, un documentaire retraçant le parcours du groupe a été sur la chaîne nationale hallondaise. En 2007, Kasba se retrouve sur scène avec un nouvel opus nommé «Zig Zag». De son côté, leur public apprécie, s'initie, s'implique, se familiarise, s'imprègne, se mélange, et grandit.

C'est une formation dont l'audace créative marie Jamaïque et Orient, arabe, français et anglais, guitare électrique et bendir, banjo et derbouka. On a l'impression que cette musique voisine avec un chaoui ou un chaâbi, se confond en raggae, swingue aussi de rap et de hip-hop originalement scandés. Toutes ces pièces font foi d'une culture mixte au carrefour du Maroc et le reste du monde. Pour le public de Mawazine, Kasba vous proposera de nouveaux horizons. Le rendez-vous est fixé le mardi 20 mai 2008, à la Place Moulay Hassan, à Rabat. Bon spectacle!

Repères

Dieter vd Westen : Basse et chant
Roel Denteneer : Guitare et chant
Khalid : Percussion et chant
Abdel : Percussion, batterie et chant
Zohir : Keyboards et chant
Eduard, Peter & Paul : clarinette
Santino : Percussion & vocals
Majid : Percussion & vocals
Bedrane:Guitars & vocals
Wouter : Keyboards
Tjerk : Chant


Ayoub Akil

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31 mars 2008

Le parc zoologique de Rabat ouvrira ses portes en 2010

Le parc zoologique ouvrira ses portes en 2010
Les travaux seront lancés au cours du deuxième semestre 2008


Suite à la polémique suscitée par l'inquiétude des défenseurs de l'environnement quant au devenir des animaux du parc zoologique et de loisirs de Rabat, qui a fait l'objet d'une convention en 2006 entre la région de Rabat, le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) et un groupe immobilier, le HCEFLCD livre enfin sa version des faits.

D'après lui, la tendance actuelle s'oriente vers une réhabilitation des espaces zoologiques selon un concept ouvert, conçu sur la base de vues séquentielles, de paysages reconstitués et d'expositions multi-espèces. Rappelons que le zoo actuel de Témara, qui regroupe une collection animale variée, ne répond à aucun standard international et est en pleine dégradation en raison du manque d'entretien. Aussi, face à cette situation, l'Etat a décidé de construire un nouveau parc zoologique répondant aux normes internationales en matière d'exposition interactive de la collection animale, d'éducation relative à l'environnement…

Pour cela, en 2007, la société «Jardin zoologique national S.A» dont la mission principale est de réaliser cet ouvrage et dont le conseil d'administration est présidé par le Haut commissaire, Abdelaadim El Hafi, a été créée. Cette dernière a fait appel aux services d'une consultation spécialisée pour mener à bien ce projet qui s'inscrit dans la série des chantiers pour la mise à niveau de la capitale. Cette infrastructure ludique et éducative sera ainsi édifiée sur un terrain d'une superficie de 50 ha, attenant au complexe sportif Prince Moulay Abdellah, dans le prolongement de la ceinture verte. Elle comportera un ensemble d'installations d'équipement et d'activités lui conférant une grande attractivité et sera spécialisée dans la présentation d'une collection animale d'origines marocaine, africaine et saharienne. L'enrichissement de la nouvelle collection s'opérera sur la base d'échanges et d'acquisitions d'espèces non disponibles dans le parc zoologique actuel. Par ailleurs, pour le bien-être des animaux, le projet prévoit l'implantation du site à côté d'un espace boisé protégé (une ceinture verte de près de 1.000 ha), où il y a des conditions favorables de desserte (réseaux autoroutier et ferroviaire), une complémentarité avec les autres grands projets d'aménagement touristiques et récréatifs de Rabat et une proximité des grands pôles urbains.

Pour le moment, les opérations d'organisation de la société, les notes de cadrage et les termes de références techniques, les opérations de sélection des profits et des expertises internationales ont été achevées durant le premier semestre 2007. Quant aux études conceptuelles et techniques, elles ont été réalisées et les dossiers de consultation des entreprises sont en cours d'élaboration. Aussi, au cours du deuxième semestre de cette année, les travaux doivent débuter pour s'achever à fin 2010. Le coût de la réalisation de ce projet est estimé à 813 millions de dirhams. Durant toute cette période, le HCEFLCD a indiqué que la collection animale continuera à être traitée dans de bonnes conditions.

Toutefois, une autre version de faits émanant de défenseurs des animaux, indique que ces pauvres bêtes ont été parquées dans des enclos réduits et soumises toute la journée aux bruits des engins du groupe constructeur. Ils ajoutent que dans les cages abritant des oiseaux, l'herbe monte presque jusqu'aux genoux.

Résultat de ce stress : quelques animaux ont rendu l'âme. Des experts déplorent la perte de ce patrimoine unique en Afrique francophone, alors qu'il y a des zoos centenaires créés au XVIIIe siècle qui n'ont pas bougé de leur lieu, malgré le développement urbain qui s'est effectué tout autour. Mais le principal reproche lancé aux initiateurs de ce projet, c'est que celui-ci a été monté sans aucune concertation avec les associations de défense de l'environnement.
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Histoire

Le parc de Rabat a été créé en 1969 pour abriter un groupe de lions de l'Atlas provenant des fauveries royales. Ces animaux avaient été offerts au Roi par des tribus en guise de symbole de fierté et de loyauté envers le Trône. S'étendant sur une superficie de 48 ha et faisant partie de la commune urbaine d'Agdal-Ryad, ce parc n'a ouvert ses portes au public qu'en septembre 1973.

Depuis, cette mini-réserve naturelle a accueilli une collection riche et diversifiée d'animaux représentant ainsi la faune des cinq continents, ce qui a fait d'elle une petite réserve disposant d'un patrimoine génétique important composé de 720 mammifères, 1.200 oiseaux et 80 reptiles.

Toutefois, les recettes générées de la vente des tickets étant très faibles, la situation du zoo s'est vite dégradée et les recettes suffisent à peine à assurer l'alimentation quotidienne (deux tonnes de produits alimentaires) pour les 2.000 animaux pensionnaires du zoo. Une situation qui a amené les responsables du zoo en 2004 à louer certains animaux (lions de l'Atlas, gazelles…) à des producteurs cinématographiques pour pouvoir affronter les autres dépenses d'entretien. Le prix de location allait jusqu'à 5.000 DH la journée. Certes, des tentatives de requalification ont été tentées. Sans résultats cependant dus notamment à des contraintes intrinsèques liées à l'emplacement (quartier résidentiel de Riad) et à l'environnement (nuisances diverses liées aux bruits et odeurs).



Par Rachid Tarik | LE MATIN

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28 mars 2008

La 2e édition du Festival handifilm à Rabat

La 2e édition du Festival handifilm sera organisée du 30 mars au 5 avril à Rabat, dans le cadre des festivités marquant la Journée nationale de l'handicapé (30 mars).

Cette nouvelle édition va apporter une valeur ajoutée aux festivals dédiés aux handicapés et contribuera "certainement à donner plus de visibilité" à la création et à la production d'artistes en situation de handicap, ont indiqué les organisateurs lors d'une conférence de presse, jeudi à Rabat.

A travers ce rendez-vous, ils comptent "casser les préjugés sur les différents types de handicap en montrant des productions et œuvres originales et professionnelles réalisées ou interprétées par des artistes handicapés ou dont le thème se rapporte au handicap", ont-ils ajouté.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a souligné, dans une allocution distribuée à cette occasion, qu'"un tel événement, au-delà de sa charge symbolique, œuvre pour la consécration des valeurs de tolérance, de solidarité, de convivialité, valeurs auxquelles le Maroc attache un intérêt tout particulier".

Le cinéma, a-t-il dit, est "certainement l'outil le mieux approprié pour véhiculer ces valeurs éducatives et social qu'il porte en lui, en plus du rôle primordial qu'il joue pour les actions d'intégration et d'insertion".

Cette édition est organisée sous l'égide du ministère de la Communication en collaboration avec le Centre cinématographique marocain (CCM), le ministère du Tourisme et de l'Artisanat, la Ligue marocaine pour la protection de l'enfance (Comité de Rabat-Salé), l'Académie régionale de l'éducation et de la formation, le Conseil de la ville de Salé, en plus du Conseil de l'arrondissement de Agdal-Ryad et d'associations nationales et internationales œuvrant dans le domaine du handicap.

Le programme de l'édition 2008 du Festival handifilm de Rabat comprend une conférence de sensibilisation sur le handicap ainsi que la présentation et la projection de films sur le handicap (Salle du 7e Art et Centre culturel de l'Agdal). La cérémonie de clôture se déroulera à la Maison de la culture de Tétouan.

Par MAP

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Rabat, capitale des musiques du monde


Le festival Mawazine « Rythmes du monde » de Rabat dans sa 7ème édition, aura lieu du 16 au 24 mai 2008. Le programme de cette manifestation, riche et diversifié, a été présenté mardi 25 mars 2008 à Rabat.

«Le festival Mawâzine est une fête qui célèbre la diversité culturelle, l’ouverture sur l’autre, la tolérance et la promotion des expressions musicales dites minoritaires ou ethniques. Cette fête revêt non seulement un caractère de joie communicative, mais elle commémore Rabat comme une ville ouverte sur le monde», indique Mounir Majidi, président du festival dans une note de présentation lue en son nom par Aziz Seghrouchni, président délégué de l'Association «Maroc culture» organisatrice de cet évènement.

Lors d’une conférence de presse organisée à la Villa des Arts de Rabat, Aziz Daki, directeur artistique et porte-parole du festival «Mawazine» Rythme du monde, a présenté en présence de Hassan Amrani, wali de Rabat, le programme du festival dans sa 7ème édition.

«La durée du festival a été prolongée d’un week-end. Le nombre des concerts et des invités a augmenté. La qualité des artistes est comparable aux meilleurs festivals du monde dans cette manifestation qui concilie qualité et popularité», a indiqué le directeur artistique du festival. Plus de 100 concerts sont prévus avec la participation de quarante pays. Les grands artistes du monde seront présents à ce festival. Preuve. Le concert inaugural du festival sera donné par George Benson, le plus célèbre guitariste et chanteur de jazz, à la scène Bouregreg le 16 mai. Et c’est Whitney Houston en personne qui terminera en beauté cette fête des rythmes du monde à la scène Hay Nahda le 24 mai. Et ce n’est pas fini. Entre les concerts de ces deux grandes postures, le public se régalera. Nancy Ajram, Amr Diab, Diana Hadad, Assala Nasri, Jil Jilala, Lamchaheb, Nass El Ghiwan défileront à la scène Hay Nahda. Gratuite et accessible à tous, cette dernière, tout comme les scènes : Bouregreg, Qamra, Hay Riad, et Place Moulay Hassan, est adaptée pour accueillir un très large public. Ainsi chaque scène répond à une cohérence et tient compte des publics ciblés et styles musicaux programmés. Ainsi, la scène Bouregreg est essentiellement dédiée aux musiques latinos et lusophones avec une ouverture sur le jazz et sur les musiques tsiganes. S’y produiront en plus de Benson, neuf autres artistes tous aussi talentueux, parmi eux Goran Bregovic (Croatie-Serbie), Los Van Van (Cuba), Janes( Colombie), El Bicho (Espagne) et Daniela Mercury (Brésil). La scène Qamra accueillera quant à elle un public populaire. Le mélange des rythmes d’ici est d’ailleurs en est le fondement : Latifa Raafat et Saiida Charaf y représenteront la musique marocaine au même titre que des groupes de musique urbaine comme Darga, H-Kayne et Hoba Hoba Spirit ; Le reggae avec Ziggy Marley (Jamaïque), et la fusion avec l’orchestre national de Barbès (Maghreb-France) ou encore Natacha Atlas et d’autres styles… L’Afrique sera aussi à l’honneur dans ce festival. Les meilleurs chanteurs africains, à l’instar de Rokia Traoré, d’Omar Pène, de Freshly Ground, de Bonga, les plus engagés aussi, comme Tony Allen et Zao, se produiront à Hay Riad. Une soirée consacrée à la musique électronique est organisée le 23 mai. Les DJ qui mixent les musiques du monde ont été privilégiés. La tête d’affiche de cette soirée sera David Vendetta.

Par ailleurs, les scènes des salles du théâtre Mohammed V, Chellah et de la Villa des Arts, abriteront des concerts payants qui seront animés par des artistes prestigieux à citer Al Di Meola. Outre la musique, on prévoit lors de cette 7ème édition du festival Mawazine Rythmes du monde, un colloque et ce les 17 et 18 mai, où seront abordés de nombreux sujets et problématiques liés à la diversité culturelle en relation avec les musiques du monde.




Le 27-3-2008
Par : Amine Harmach

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5 mars 2008

“Théâtre nomade” de Salé - Comment porter l’art dans les quartiers défavorisés

“Porter l’art dans les quartiers défavorisés”. C’est le credo de “Théâtre nomade”, association rassemblant de jeunes artistes d’horizons divers. Récit d’une représentation pas comme les autres, dans un quartier populaire de Salé.


Salé, samedi 26 janvier. Il est midi. Huit jeunes personnes quittent les locaux de l’Association Bouregreg, pour s’engouffrer dans un minibus flambant neuf. Il s’agit des membres de l’association “Théâtre nomade”, qui sortent d’une dernière répétition et qui s’apprêtent à rallier le lieu de leur prochaine représentation. Direction Hay El Amal
Mabrouka, dans le sixième arrondissement de Laâyayda, un quartier populaire de Salé. C’est là que la troupe donne une parade aussi originale que multidisciplinaire, mêlant musique, danse, théâtre et acrobaties. Leitmotiv : “Promouvoir l’art de la rue dans les milieux défavorisés et précisément dans tous les quartiers de Salé, par des actions artistiques qui favorisent l’échange”, souffle Mohamed El Assouni, fondateur de la troupe, qui poursuit : “Il s’agit de redonner du sens à l’espace public, en faire un lieu de vie, de partage et de parole collective, même le temps d’une parade”.

Un credo qui s’illustre déjà dans le recrutement des membres de la troupe, âgés de 18 à 24 ans et tous issus du même milieu que leur public. Dans le minibus - “prêté pour la journée par des connaissances”, précise El Assouni – l’ambiance est déjà à la fête. Jawad, la vingtaine, casquette vissée sur la tête, éxecute quelques mouvements de smurf, vite imité par son acolyte Bouziga, les yeux enfoncés sous un bonnet. Khalid, en panoplie de ra