15 mai 2007

5 mars 2010

Les nouveautés de la 9e édition de Mawazine

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Une scène de spectacle à Salé

· Un système de vidéosurveillance pour renforcer la sécurité


Le Festival Mawazine-Rythmes du Monde poursuit son parcours pour renforcer sa position comme événement international ouvert à toutes les cultures. «Avec sa 9e édition, notre festival a accumulé assez d’expériences pour lui permettre de jouer aujourd’hui dans la cour des grands», rappelle avec fierté Aziz Daki, directeur artistique et porte parole du festival. Comme pour les années précédentes, l’édition de 2010 (entre les 21 et 29 mai prochain) permettra au public de rencontrer des stars nationales et étrangères de grand calibre. Mais le festival pour cette année sera marqué par des nouveautés concernant les différents volets.

En ce qui concerne la programmation, les organisateurs ont décidé d’aller à la rencontre du public à l’autre rive du Bouregreg. Ainsi sur un total de 8 scènes de spectacles, une sera aménagée sur la plage de Salé. Le reste des scènes seront réparties dans les grands quartiers de la capitale. «Les artistes de cinq continents et plus de 50 pays vont envahire la capitale de leurs couleurs et tempos pour célébrer la diversité des rythmes et des cultures, valeur fondatrice de ce festival», indique un communiqué de l’Association Maroc-cultures, organisatrice de cet événement.

Mais pour la 9e édition, les responsables ambitionnent d’élargir cette ouverture sur le public des autres pays, notamment les plus proches du Maroc. La programmation internationale de cette année se distingue par la présence de plusieurs stars dont certains vont se produire pour la première fois comme Elton John, B.B King et Julio Iglesias. « Par cette programmation on vise d’attirer les fans de ces artistes pour suivre de près leur reproduction sur scène », indique Daki. Le même constat est valable pour la programmation orientale marquée par la présence de grandes figures de la chanson arabe. On retient à titre d’exemple les noms de Majda Roumy, Elissa et Myriam Faris. Sans oublier la participation d’autres stars africaines et ceux d’Amérique Latine.

La chanson marocaine dans toute sa diversité sera également présente en force avec près de 40% du nombre total des artistes participants, selon Hassan Nafali, responsable de la programmation marocaine. Les organisateurs veulent dépasser les 2 millions de spectateurs enregistrés l’année précédente. En ce qui concerne le budget, on apprend que le montant mobilisé auprès des sponsors et des partenaires publics avoisine les 27 millions de DH. Notons par ailleurs que la 9e édition sera marquée par un renforcement des mesures de sécurité pour éviter la reproduction du triste incident survenu l’année dernières à la scène de Hay Nahda. Il a été décidé de changer l’emplacement des scènes de Hay Nahda et celle deQamra. A cela s’ajoute la mise en place d’un système de vidéosurveillance.

Nour Eddine EL AISSI

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3 mars 2010

Festival Mawazine 2010 : Belle affiche de stars et nouvelles scènes

La Vie Eco

Les concerts se dérouleront cette année sur 8 scènes

Pour sa neuvième édition (21-29 mai prochain), le Festival "Mawazine, Rythmes du Monde" revient en force avec une belle affiche de stars et de nouvelles scènes, traversant cette année la rivière du Bouregreg pour installer l'un de ses sites sur la plage de Salé.

L'annonce a été faite, mardi soir, lors dune conférence de presse des membres de la fondation Maroc-Cultures, initiatrice de l'évènement.

Ainsi, les concerts se dérouleront cette année sur 8 scènes, dont une grande scène à Salé dédiée à la musique marocaine, remplaçant celle de la Place Moulay Hassan, et une autre au stade El Hilal à Yaacoub El Mansour au lieu l'espace de Qamra.

Le programme des soirées d'ouverture et de clô ture sera enrichi par l'organisation de concerts simultanés, a-t-on annoncé, précisant que pour la soirée du 21 mai, les mélomanes auront le choix entre trois spectacles donnés par Al Jareau (USA) sur la scène internationale de l'OLM Souisssi, la diva arabe Majda Roumi à l'espace Nahda (dédié à la musique arabe) et la marocaine Oum qui sera accueillie sur la scène Yaâcoub Al Mansour.

Idem pour la soirée de clô ture qui prévoit un concert-événement du britannique Sting à Souissi, alors qu'à l'autre bout de Rabat se produiront Barry et Saïd Mouskir (Yaacoub Al Mansour), tandis que les fans de musique arabe devront investir l'espace Nahda où rendez-vous sera pris avec l'égyptien Tamer Hosni.

Les spectacles de rue, figurent toujours au menu de Mawazine, bien que cette année leur nombre sera multiplié par deux avec la programmation de neufs Fanfares, de différentes nationalités, dont une béninoise et une marocaine qui vont déambuler dans les principales artères de Rabat.

Les organisateurs ont également introduit un nouveau concept artistique avec la programmation d'un concert "New Weave" de 12 heures d'affilée qui verra la participation d'une multitude d'artistes, tous genres confondus, outre l'organisation d'une soirée DJ où des noms comme Antoine Calamaran, Laurent Wolf, Max Zotti et Amine K passeront aux platines.

L'autre nouveauté de cette édition, c'est que le festival, au delà de s'attirer les grands noms de la musique internationale (Santana, Julio, Sting, Elton Johnà) se tourne aussi vers la production de spectacles, dont un duo maroco-marocain entre Don Bigg et le Jazzman Omar Sosa.

UNE FORTE PRESENCE MAROCAINE

Dans la foulées des stars internationales et arabes attendues à Rabat et Salé le temps du festival, les artistes nationaux ne sont pas en reste et occupent une belle part du programme.

"Les Marocains représentent 40 pc du nombre d'artistes attendus à Mawazine, et si l'on compte par troupes il seront près de 60 pc", a fait savoir M. Hassan Nafali, responsable de la programmation marocaine.

Au delà des chiffres, a-t-il poursuivi, la présence de la musique marocaine doit également refléter toute la diversité culturelle du Royaume (Chaabi, Amazighà) sans oublier les musiciens de la nouvelle vague ou encore les artistes marocains résidant à l'étranger, outre la programmation pour la première de musique Gnaouie avec un concert de Hamid Kasri.

LA SECURITE DES SITES PRIORITE DES ORGANISATEURS

Pour mieux garantir le succès de ce grand rendez-vous musical, l'accompagnement organisationnel et sécuritaire revêt une importance capitale qui s'est traduite par de nouvelles "innovations", basées sur des études d'analyses de risques, dont l'instauration du système de la vidéo surveillance qui permettra de suivre en temps réel les mouvements de foule, et d'assurer les meilleures conditions de spectacles.

Il a, également, été procédé à une cartographie de l'ensemble des sites du spectacle et qui a permis d'éviter certains sites "trop exigus" (le cas de la place Moulay Hassan) et de revoir l'aménagement d'autres (l'espace Nahda), ou de changer leur emplacement comme ce fut le cas pour l'espace Qamra qui a été remplacé par le stade El Hilal, principalement pour des raisons de fluidité de trafic, l'ancien étant situé sur une grande artère qui connaît un fort trafic routier.

Les autorités locales, en coordination entre les différents corps intervenants, ont décidé de la mise en place d'un un dispositif devant assurer une meilleure fluidité de la circulation au niveau de l'ensemble des sites.

Source : MAP

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Rabat : Elton John et Al Jarreau à la 9e édition du festival "Mawazine"

Le Parisien


Zoom Maroc: Elton John et Al Jarreau à la 9e édition du festival "Mawazine"

Elton John, Al Jarreau, Sting et la chanteuse libanaise Majda Roumi feront partie d'une pléiade d'artistes internationaux qui se produiront pendant la 9e édition du festival Mawazine (Rythmes) de Rabat du 21 au 29 mai, ont annoncé mardi les organisateurs.D'autres artistes participent également dont B.B. King, Julio Iglesias mais aussi Carlos Santana et Mika.

En compagnie de l'Orchestre symphonique royal, le chanteur britannique Sting, de son vrai nom Gordon Matthew Sumner, donnera le concert de clôture, "très attendu", a-t-on souligné.

"Il est très rare de trouver un festival regroupant autant d'artistes de qualité mondiale", a déclaré à la presse le directeur artistique du festival Aziz Daki. Mawazine, créé en 2001, fait désormais "partie des grands festivals de la planète et constitue l'un des principaux rendez-vous culturels de l'année au Maroc", a-t-il relevé.

Selon M. Daki, le Mexicain Carlos Santana a inscrit l'étape de Rabat sur son programme alors qu'il peaufine sa préparation en vue d'assurer avec d'autres stars l'ouverture du Mondial-2010 de football en Afrique du Sud. "Il fera escale chez nous sur sa route pour l'Afrique du Sud", a-t-il dit.

Parmi les stars arabes du festival figurent le chanteur marocain Abdelhadi Belkhayat et la libanaise Majda Roumi dont certaines chansons sont engagées en faveur du Liban et des Palestiniens.

L'Ivoirien Alpha Blondy, le Malien Cheick Tidiane Seck et la "grande voix féminine" du Bénin, Angélique Kidjo, feront "vibrer Mawazine de leurs rythmes africains", selon les organisateurs.Doté d'un budget de 27 millions de dirhams (2,7 millions d'euros), ce festival s'attend à plus de "deux millions de spectateurs" pour des affiches de 100 concerts animés par quelque 1.500 artistes venant de 40 pays, a-t-on précisé.

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27 févr. 2010

Salé célèbre le moussem des cierges en commémoration de l'Aid al Mouloud

Le Matin.ma
La ville de Salé a célébré, vendredi soir, le moussem des cierges de Moulay Abdallah Benhassoun, en commémoration de l'Aid Al Mawlid Annabaoui Acharif, la naissance du Prophète Sidna Mohammed.

Le Matin.maLe Moussem des cierges, la traditionnelle procession des Chorfas Hassounis qui se poursuivra jusqu'au 13 mars prochain revêt un aspect artistique, culturel et religieux. Il est surtout l'occasion de se remémorer la vie du Prophète, sa naissance, ses miracles, sa foi, ses actes et sa grandeur.

Le défilé des cierges, a pris son départ de la place Souk Lakbir avant de se diriger vers le Mausolée Sidi Abdellah Benhassoun Abou Mohamed Abdellah Ben Hassan Alkhaldi Al Hassani Al Idrissi, plus connu sous le nom de Benhassoun, né à Fès en 920 h/1515 et mort en 1013h/1604 à Salé.

A cette occasion le Doyen des chorfa Hassounyines, Abdelmajid El Hassouni a imploré Le Très-Haut de préserver S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine et de le combler en la personne de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan, de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre Famille royale.

Il a également élevé les prières au Tout-Puissant d'entourer de Sa Sainte Miséricorde feu S.M. Mohammed V et feu S.M. Hassan II, et de les accueillir dans Son Vaste Paradis parmi les Prophètes, les saints, les martyrs et les vertueux.

Ont prit part a cette manifestation, le gouverneur de la préfecture de Salé, Alami Zbadi, le président du Conseil de la ville de Salé, Noureddine Lazrak, des ambassadeurs accrédités au Maroc, des représentants des autorités locales ainsi que d'autres personnalités religieuses, civiles et militaires.

Le Moussem des cierges remonte au règne du Sultan saâdien Ahmed El Mansour Addahbi, qui avait été très impressionné, lors de son séjour à Istanbul (Turquie) par les festivités marquant l'Aid Mawlid Annabaoui, particulièrement par la procession des cierges, dont la première remonte à l'an 986 de l'hégire.

En l'an 990 de l'hégire, Salé avait organisé son premier Moussem du genre, avec une procession de cierges en couleurs chatoyantes, dont la conception et la réalisation par les maîtres artisans requièrent finesse et originalité. Et c'est ainsi que naquit, sur la rive droite de Bouregreg, ce prestigieux et pittoresque Moussem des cierges de Sidi Abdellah Benhassoun, que les générations se sont relayées pour le faire revivre tous les ans.

Au menu de cette manifestation, figurent notamment des expositions artistiques, une soirée de déclamation du Saint Coran, des conférences sur la biographie du prophète, des soirées de Madih et Samaa.

La fête du Mawlid a un caractère civilisationnel pour le monde musulman et notamment le peuple marocain qui célèbre la fête de la naissance du Prophète Sidna Mohammed avec piété et recueillement.
Par MAP

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23 févr. 2010

Rabat - ouverture d'AB galerie pour les jeunes artistes

L'Opinion.ma

Une galerie privée vient d’ouvrir à Rabat. Avec pour objectif principal de valoriser le travail de jeunes artistes du cru.

Abla Ababou s’est laissé rattraper par ses rêves. Gamine, elle voulait devenir écrivaine. Par compromis avec l’écriture, elle est devenue journaliste. Mais il y a deux ans elle publiait, à l’âge de 38 ans, son premier roman, Coup de lune, aux Éditions du Rocher. Tout au long de sa carrière de journaliste culturelle, elle a côtoyé le milieu des artistes. C’est alors qu’un autre rêve s’allume dans la tête de cette jeune femme espiègle : ouvrir un espace d’art. C’est désormais chose faite.

AB Galerie, qu’elle codirige avec le designer Jamil Bennani, a ouvert ses portes le 20 janvier, au 3, rue d’Oran, dans un quartier tranquille de Rabat. Et tout le gratin local était au rendez-vous, se réjouissant de voir que la capitale du royaume se met peu à peu au diapason de Casablanca, Marrakech ou Tanger, où l’on ne compte plus les galeries nées d’initiatives privées.

Pour sa première exposition, qui dure jusqu’au 20 février, AB Galerie présente les anamorphoses de Corinne Troisi, qui dessine notamment des femmes aux postures aguicheuses qui font ­penser tantôt aux tableaux d’Egon Schiele, tantôt aux silhouettes que poche Miss.Tic sur les murs de Paris. Un univers très féminin qui a plu aux amateurs et collectionneurs du cru puisque « plus de la moitié des œuvres ont déjà trouvé des acquéreurs », confiait Abla Ababou quelques jours après le vernissage.

Comment cette jeune femme qui se dit « férue de peinture contemporaine » conçoit-elle ce métier qu’elle a nouvellement épousé ? « Le rôle du galeriste auprès de l’artiste me semble fondamental dans un pays comme le Maroc, où le marché de l’art est encore balbutiant malgré les nombreux talents. » Elle dit vouloir justement les aider « à trouver leur place dans ce marché en devenir, afin de les propulser dans les collections privées ou institutionnelles ».

Interrogée sur sa programmation des mois à venir, elle joue la carte du mystère. « Nous préférons la garder secrète afin de créer pour chaque événement un effet de surprise », explique-t-elle, précisant que le choix de la galerie est « dicté par la recherche de talents émergents aussi bien dans les domaines de la peinture, de la sculpture, du design et de la gravure que dans ceux de la photographie ou de la vidéo. Les jeunes artistes y trouveront naturellement leur place. Cela n’empêchera pas des expositions ponctuelles consacrées à des artistes confirmés ».

Y a-t-il un artiste qu’Abla Ababou rêverait de montrer dans sa galerie ? « Je serais tentée de citer des noms comme Jeff Koons, Pierre Soulages, Barry McGee ou encore Cindy Sherman. Mon rêve serait pourtant de représenter un artiste dont j’aurais flairé le talent pour en faire une star de l’art contemporain à l’échelle internationale. » On gardera donc un œil curieux sur la programmation que nous concoctera AB Galerie

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21 févr. 2010

Le chanteur libano-américain "Mika" au Festival Mawazine

La Vie Eco

Le Festival Mawazine est à sa 9ème édition

Le chanteur libano-américain Mika, se produira à la 9ème édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde, qui aura lieu du 21 au 29 mai prochain à Rabat, a annoncé vendredi l'Association Maroc Cultures.

Le chanteur et auteur-compositeur, qui a vendu 19 millions d'albums en 2009, est le benjamin des stars internationales de cette édition.

Les organisateurs s'attendent à ce que son concert, qui aura lieu le 22 mai sur la scène en plein air de l'OLM Souissi à Rabat, "ne manquera pas, par son originalité, de surprendre, d'étonner et d'enthousiasmer un public toujours gourmant de nouveauté."

Né le 18 aout 1983 à Beyrouth, Mika, de son vrai nom Michael Penniman, a sorti son premier single "Relax, Take it easy" en 2006, qui a constitué un triomphe en Europe.

Son premier album "Life in Cartoon Motion", certifié disque de diamant, a suscité un immense succès et est, en France, l'album le plus vendu en 2007.

Son deuxième album "The boy who knew too much", placé sous le signe du rythme, de la fraîcheur et de la mélodie, est sorti en 2009, l'année où il a vendu plus de 19 millions de disques dans le monde, confirmant ainsi son ascension fulgurante.

Mika, est souvent comparé à des artistes exceptionnels tels que Robbie Williams, George Michael, Freddy Mercuty et Rufus Wainwright.

Il viendra ainsi compléter une liste de noms prestigieux qui participeront à cette édition, notamment Julio Iglesias, Sting, Elthon John, Abdehadi Belkhayat, Jil Jilala, entre autres artistes marocains et étrangers.

Source : MAP

Sans attendre Mawazine télécharger ici : Relax, take it easy de Mika

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14 févr. 2010

Festival Mawâzine : «An Englishman in Rabat » - STING en concert le 29 mai 2010.

La Vie Eco

Sting clôturera la 9ème édition du Festival Mawâzine, rythmes du monde, le samedi 29 mai 2010.

Le Festival Mawâzine n’en finit pas de collectionner les têtes d’affiche les plus prestigieuses. Sting ! On entendait la rumeur, mais on ne voulait pas le croire. Et là, c’est confirmé par un communiqué très officiel de l’association Maroc-Cultures organisatrice du festival. «An Englishman in Rabat», titre-t-on dans ce communiqué aussi très inspiré. Et c’est la première fois que le chanteur et musicien Sting, auteur, acteur, philanthrope et interprète de plusieurs succès planétaires tels que «Englishman in New York», «Fields of gold», «Desert Rose» et «Roxanne» se produira au Maroc. Il clôturera la 9ème édition du Festival Mawazine – rythmes du monde de Rabat qui se déroulera du 21 au 29 mai.

L’ex-chanteur et bassiste du groupe de rock britannique «The Police» va se produire sur la scène en plein air de l’OLM Souissi à Rabat. «La performance de Sting à Mawazine sera marquée par des sonorités marocaines: le chanteur se produira en compagnie de l’Orchestre symphonique royal», indiquent les organisateurs. D’après la même source, une partie du concert se composera du dernier album «If on a winter’s night…» inspiré par la musique traditionnelle des îles britanniques et produit en collaboration avec le très estimé producteur et arrangeur Robert Sadin. L’autre partie reposera sur les hits qui ont fait connaître l’artiste aux quatre coins de la planète. Inspiré par le jazz et les Beatles, il a rencontré Stewart Copeland et le guitariste Andy Summers pour former ensemble The Police en 1977. Le groupe est rapidement devenu un succès, tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis. L’œuvre du trio est un signe précurseur de l’étonnante inventivité dont Sting a fait preuve dans sa carrière solo.

Le 11-02-2010 à 10:34
Par : Amine Harmach

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11 févr. 2010

La médiathèque de la Fondation Mohammed VI ouvre ses portes au public de Rabat

Le Matin.ma
25.000 ouvrages disponibles pour consultation sur supports papiers ou électroniques.
Le paysage culturel du Maroc s'est enrichi par l'ouverture d'un nouvel espace dédié aux livres.

En effet, c'est durant l'après-midi du mardi 9 février que la médiathèque relevant de la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l'éducation-formation a été inaugurée. La cérémonie d'inauguration a été présidée par le conseiller de Sa Majesté le Roi, et président de la Fondation, Abdelaziz Meziane Belfkih, en présence de Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique et de Khalid Naciri ministre de la Communication.

Implantée en plein quartier universitaire Al Irfane sur une superficie de 1.500 mètres carrés, cette bibliothèque multimédia est destinée à différents publics, à savoir les adhérents de la Fondation et leurs familles, les étudiants, les usagers parrainés, mais aussi les personnes déficientes visuelles.

Comprenant 3 niveaux, la médiathèque abrite plusieurs espaces, adaptés aux besoins spécifiques de ses publics : un kiosque, un espace braille réservé aux déficients visuels, un carrefour de lecture, d'études et de recherches, un espace enfant et jeunesse et un espace multimédia. Et pour mieux profiter à un public assez divers, la médiathèque propose un Fonds documentaire hybride d'une capacité de 25.000 documents sur supports papiers et électroniques. Les collections couvrent différents champs de connaissance, notamment la philosophie, la psychologie, la religion, les sciences sociales, les langues, les sciences et techniques, les arts et loisirs, la littérature, la géographie et l'histoire. «Nous avons voulu que cet espace soit un lieu de découvertes, de rencontres, d'échanges, de convivialités et de sociabilité. La médiathèque de la Fondation occupe désormais un positionnement symbolique fort puisqu'elle offre des collections encyclopédiques qui englobent les différents domaines du savoir et de la connaissance», explique le coordinateur administratif de la Fondation, Youssef Bekkali.

D'après le coordinateur des services administratifs de la fondation, ces collections seront développées plus tard autour de deux thématiques. Il s'agit du thème des sciences de l'éducation et celui de la vulgarisation scientifique et technique. Par ailleurs et afin d'offrir un service de proximité aux adhérents éloignés, le portail de cette bibliothèque a été développé pour être un espace familier où confluent les utilisateurs afin de consulter le catalogue, effectuer des recherches et accéder aux périodiques, monographies et bases de données en ligne. «L'objectif est de desservir tout le territoire national à travers l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication et la création de relais régionaux», indique Youssef Bekkali. Notons que la médiathèque proposera aussi des animations culturelles (cycles de conférences, ateliers d'art, lecture de poésie, heures de contes) dans le but de mettre en valeur le fonds documentaire.

Il faudra signaler que l'inauguration de cet espace a été l'occasion aussi de lancer la 3e édition de l'exposition de peinture « L'éducation aux couleurs de la vie». Organisée à l'initiative de l'Académie régionale d'éducation et de formation de Rabat en collaboration avec la Fondation, l'exposition présente les 365 œuvres des élèves de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër autour du thème «Les contrastes de la vie».

Solutions informatiques pédagogiquesOuverte 10 heures par jour, 6 jours sur 7 avec un accès durant tout le week-end, la médiathèque de la Fondation Mohammed VI reçoit les lecteurs de tous les âges (enfants, jeunes et adultes) avec une attention particulière aux personnes mal ou non voyantes. L'espace enfant et jeunesse par exemple est équipé de mini-ordinateurs dotés de logiciels éducatifs. Ces derniers favorisent l'accès au savoir en proposant aux enfants d'apprendre de façon ludique. Pour les adultes, un espace formation a été également prévu afin d'initier les jeunes aux techniques de recherches bibliographiques et à l'utilisation des bases de données, à la recherche sur le web et à l'exploitation des ressources multimédia proposées par la médiathèque.

Repères

Ouvrages

La médiathèque propose un fonds documentaire hybride d'une capacité de 25.000 documents sur supports papiers et électroniques.

Le public ciblé

La bibliothèque multimédia est destinée à différents publics à savoir les adhérents de la Fondation et leurs familles, les étudiants, les usagers parrainés, mais aussi les personnes déficientes visuelles.
Par Yousra Amrani | LE MATIN
Le Matin.ma

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1 févr. 2010

Le CCDH et l'Université Mohammed V-Rabat mettent en place un Master en Histoire contemporaine

Le Matin.ma

Le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et l'Université Mohammed V-Agdal de Rabat ont signé, lundi, un partenariat pour la création d'un Master en Histoire contemporaine, dans le cadre du suivi de la mise en oeuvre des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) relatives à la préservation de la mémoire, de l'histoire et de l'archive. Signé entre les présidents du CCDH, et de l'Université Mohammed V, Ahmed Herzenni et Hafid Boutaleb Joutey et le doyen de la faculté des Lettres et des Sciences humaines de Rabat, ce partenariat vise à encourager la recherche dans l'histoire et la mémoire du Maroc contemporain outre la constitution d'une expertise en la matière.

Au terme de la convention, le CCDH s'engage à apporter son appui à ce nouveau Master, en soutenant les recherches dans ce domaine, à mettre en place une bibliothèque spécialisée, et à faire appel à des maîtres conférenciers spécialisés. De son côté, la faculté des Lettres s'engage à dispenser les cours, à mettre en place les curricula, à organiser les examens, et à prendre en charge l'ensemble des dispositions logistiques inhérentes à cette formation. Dans ce sens, M. Herzenni a exprimé son espoir que cette convention représente un premier pas vers une coopération entre les deux parties, ainsi qu'avec d'autres établissements universitaires étrangers, puisque, a-t-il dit, l'université joue un rôle essentiel dans le domaine des sciences humaines.

Il est important de créer ce Master qui couvre la nécessité de l'historicisation de la période «histoire contemporaine», a souligné, pour sa part, Boutaleb Jautey, rappelant que , dans le cadre du suivi des recommandations de l'IER relatives à l'archive, la mémoire et l'histoire, le CCDH a organisé, avec le soutien du groupe de travail «Archives et Mémoire», une série de conférences sur plusieurs thèmes dont «l'enseignement de l'Histoire contemporaine», «la préservation et modernisation des archives nationales «, « Mémoire, histoire et archives « ou encore « Projets relatifs à la préservation de la mémoire, dans le cadre de la réparation communautaire».

Par MAP

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Le nouveau parc zoologique de Rabat opérationnel en 2011

La Vie Eco

Il nécessitera un investissement global de 813 MDH et reposera sur une toute nouvelle conception : les animaux évolueront en quasi liberté dans des enclos reconstituant leur milieu naturel. 3,5 MDH seront dépensés pour l’achat d’espèces nouvelles.

C’est en 2011 qu’ouvrira à Rabat le nouveau parc zoologique. Et l’événement sera de taille puisque le nouveau zoo répond à un concept tout à fait nouveau au Maroc. Contrairement à l’actuel zoo, ou du moins ce qu’il en reste, dont le concept repose sur une collection animalière présentée au public, le nouveau, lui, se veut comme un « maillon important pour la protection des espèces, la recherche et l’éducation relative à l’environnement », explique Said Hajib, directeur du parc zoologique national. Fini donc le temps où les animaux semblaient malheureux dans leurs cages. Le design et l’aménagement du nouveau parc reposent sur un concept ouvert. « Les animaux évolueront en liberté dans un cadre naturel similaire à leur habitat d’origine, ce qui permet d’immerger le visiteur dans une découverte des aspects les plus surprenants de la vie animale et de l’émerveiller par la diversité du vivant », ajoute M. Hajib.

Géré par la société « Jardin Zoologique National SA » (une société anonyme créée en 2007 et détenue à 100% par l’Etat), le zoo jouera aussi un rôle éducatif auprès du grand public et des élèves à travers des animations et des supports ludiques.

« En outre, le concept d’immersion dans le paysage répond aux besoins environnementaux des animaux sauvages en captivité par une reconstitution réaliste des écosystèmes existants dans la nature à travers, notamment, des enclos conçus sur le modèle de l’habitat naturel pour le bénéfice à la fois des animaux résidents et des visiteurs », affirme le directeur du parc. A l’instar d’un film cinématographique en 3D, le visiteur aura donc l’impression d’être dans le paysage où évoluent les animaux.

L’Afrique à l’honneur

Les spécificités du continent africain seront mises en valeur dans ce nouvel établissement conçu pour la présentation, aussi, de la faune marocaine, saharienne et africaine. Pour atteindre cet objectif, les concepteurs du projet proposent des attractions comme la reproduction de la montagne de l’Atlas avec une hauteur de plus de 15m, l’observation des hippopotames et crocodiles à travers des baies vitrées, créant ainsi « l’effet de face à face avec les animaux, des scènes simulant le désert, la savane, les marécages et forêts tropicales ».
Ainsi, les différents circuits prévus et leur conception moderne, vont permettre aux visiteurs de mieux comprendre le mode de vie des animaux à l’état sauvage. Il y aura, en effet, une sorte de communion parfaite entre l’homme et l’animal.

En ce qui concerne les procédés d’acquisition des différentes espèces animalières, M. Hajib affirme que des prospections ont été lancées auprès de nombreux établissements zoologiques à travers le monde. « Girafes, rhinocéros, buffles, guépards seront acquis auprès de zoos et parcs naturels africains, asiatiques et européens avec lesquels nous avons des programmes d’échanges et de coopérations ». Quant au budget réservé à cet effet, il est estimé à 3,5 millions de DH.

Soulignons enfin que le patrimoine animalier ainsi que les moyens logistiques de l’actuel zoo seront redéployés dans le nouveau zoo selon le concept et les orientations développés dans son plan directeur d’aménagement.


Budget :un budget de 813 millions de DH pour la réalisation du projet

Il est évident qu'un tel projet nécessitera des fonds importants. Son coût global est estimé à 813 millions de dirhams. Un budget pleinement justifié, eu égard à la nature et au calibre des infrastructures et équipements qui vont être exploités pour faire de ce zoo un pôle d'attraction éco touristique. Selon M. Hajib, la réalisation du projet va s'opérer en deux tranches. Le premier module, en cours de réalisation concerne le zoo du jour avec les aménagements connexes (village d'accueil, ferme pédagogique, restaurant thématique, complexe administratif, clinique vétérinaire, infrastructure de conditionnement et de préparation de la nourriture pour les animaux). Le coût de ce premier module avoisinera 490 millions de dirhams. La seconde tranche comprendra, entre autre, une aire où les visiteurs pourront effectuer des safaris nocturnes et des pavillons éducatifs pour les jeunes.

Expertise internationale :Un plan d'aménagement conçu par des experts internationaux

La société « Jardin Zoologique National SA » a eu recours à l'expertise internationale pour la conception de ce nouveau parc zoologique.

L'objectif étant de répondre aux normes et standards internationaux en matière de conservation, d'éducation relative à l'environnement et de la recherche scientifique. C'est ainsi que le cabinet « Bernard Harrison et Friends », composé d'un panel de 13 experts internationaux et en collaboration d'experts marocains dans différentes disciplines ont conçu un plan d'aménagement présentant les animaux dans un cadre naturel permettant de garantir leur bien être et de conserver leur mode de vie en groupe.

Fatima-Ezzahra Saâdane

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23 janv. 2010

MAWAZINE de Rabat 2010 : Julio Iglesias le 23 mai à Souissi

La Vie Eco

Dans le cadre du festival Mawazine Rythmes du Monde

La vedette internationale Julio Iglesias donnera un concert unique, le 23 mai prochain sur la scène de l'OLM Souissi de Rabat, dans le cadre du festival Mawazine Rythmes du Monde, a annoncé lundi la Fondation Maroc-Cultures.

Sportif de talent, ancien gardien du Real Madrid, il s'est très vite converti à la musique suite à un accident de voiture qui lui fait perdre l'usage de ses deux jambes.

Julio Iglesias à Mawazine le 23 mai 2010
Remis par miracle de cette rude épreuve, il participe le 17 septembre 1968, alors âgé de 25 ans, au concours de la " Cancion de Benidorm " et le remporte grâce à son titre phare "La Vida sigue Igual ", lançant une success story planétaire ponctuée par des tubes trans-générationnels.

L'homme à l'étoile sur le "Hollywoork Walk of Fame" a vendu plus de 300 millions d'albums aux quatre coins de la planète, et il continue de vendre des millions d'albums et les stades ne désemplissent pas lors de ses tournées internationales.

Il a également enregistré plus de 78 albums, chanté avec les plus grands, dont Stevie Wonder, Diana Ross, Franck Sinatra, Paul Anka ou encore Charles Aznavour.

Aujourd'hui, le chanteur de charme espagnol le plus célèbre au monde, n'a rien perdu de sa verve, sa voix au timbre doux et mélodieux n'a pas cessé de conquérir tour à tour tous les pays de la planète, dont bientôt le Maroc.
Source : MAP

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21 janv. 2010

Les Jeux Olympiques à Rabat en 2020 ? Pourquoi pas ?

L'Opinion.ma

Quatre candidatures du Maroc à la Coupe du Monde. Le Royaume y a pensé officiellement en 1986 où fut déposée notre demande d’organiser le Mondial de 1994 et puis on récidiva pour celui de 1998. On revint à la charge pour le Mondial de 2006 et puis encore et enfin pour celui de 2010.

Tout le monde connaît cette histoire, on la rappelle souvent et beaucoup d’entre vous préfèrent peut-être l’oublier tellement la déception, à chaque fois, fut grande.

Pourtant, à chaque fois aussi, notre pays n’a pas su entendre certains appels du pied qui avaient été lancés dans sa direction par certains pontes de la FIFA… et puis à partir de 2006 quand l’Afrique du Sud entra dans le jeu, la FIFA pencha d’emblée pour le pays « arc-en-ciel » et c’est ce qui nous a permis d’entendre l’autre soir, lors d’une émission sur la « 5 », « C dans l’air » (télévision française) cette déclaration d’un analyste international du sport : « Pour 2010, le dossier du Maroc était meilleur que celui d’Afrique du Sud, mais l’Afrique du Sud avait Mandela ».
Pourquoi, rappelons-nous tout cela, aujourd’hui ? C’est d’abord pour souligner que toutes ces désignations de pays organisateurs ne se décident pas sur des critères objectifs.

Souvent d’autres considérations l’emportent. Ainsi, l’attribution, par exemple, des J.O. 2008 en Chine, ou ceux de Londres 2012 face à l’exceptionnel dossier de Paris battu de 4 voix sur un scrutin de 121 votants, ne parlons pas des J.O. 2016 attribués à Rio de Janeiro au nez et à la barbe d’Obama qui soutenait Chicago, faisant ainsi du président Lula, l’homme le plus heureux du monde et le plus populaire aussi. Il fut choisi comme homme de l’année 2009 par le quotidien « Le Monde » et d’autres grands organes de presse.

Cela nous amène naturellement aux Jeux Olympiques de 2020 et pour lesquelles Rabat est citée parmi les potentiels candidats. Le Comité International Olympique n’a pas encore officialisé la liste des villes en course mais elles sont dans la presse internationale. Voici ce qu’on a pu lire dans le quotidien parisien « Libération » en date du week-end des 16 et 17 janvier 2010 : « Le gouverneur de Tokyo a annoncé son intention de monter un dossier pour les J.O. de 2020. Rome, Venise, Palerme, Istanbul, seraient également candidats, alors que d’autres villes comme le Cap, Durban, Dubaï et Rabat sont également citées ». Fin de citation.

Le nom de Rabat annoncé dans l’article du journal français n’est sûrement pas le fruit du hasard. Ce n’est pas non plus un écho anodin. Il dot y avoir un début de source quelque part. Avant d’investiguer plus loin et de remonter vers les plus hauts décideurs pour confirmer ou informer, réfléchissons à la faisabilité de la chose.

Inutile d’y aller par quatre chemins, tout est faisable, absolument tout. Dans un pays en construction comme le Maroc, l’infrastructure nécessaire pour des Jeux Olympiques peut être envisagée. Si Venise, voire Palerme ou Durban et le Cap pensent y aller, pourquoi pas Rabat ?
Ensuite, c’est la vocation du Maroc que d’être pionnier pour les grands événements de cette dimension.

Maintenant, direz-vous, si on n’a pas eu la Coupe du Monde où il ne s’agissait que d’organiser des matches de football comment peut-on penser qu’on nous attribuera des Jeux où il y a toutes les disciplines olympiques ?

Tous les sports collectifs qui se jouent en même temps et donc plusieurs salles à construire, des pistes pour cyclisme, des bassins pour l’aviron et le canoë kayak, des carrières pour les épreuves d’équitation et de dressage, les arts martiaux, la gymnastique, et bien sûr, le stade olympique, le village du même nom, pour l’hébergement des athlètes et de leurs encadrants, et aussi le centre de presse gigantesque, lui aussi, pour les 13.000 journalistes (le double de ceux d’un Mondial) qui couvrent les J.O., et au-dessus de tout ça, l’aéroport aux multiples portes de débarquement pour accueillir convenablement le monde entier qui va atterrir chez nous à une cadence prodigieuse.

Voilà un peu le tableau avant que de recevoir le cahier des charges au cas où notre candidature serait rendue officielle. Maintenant réfléchissons à d’autres choses. Enjambons la phase des nécessaires infrastructures à lancer, survolons l’inévitable scepticisme qui ne va pas manquer de surgir ici ou là, et entrons directement dans le Bureau de vote. C’est-à-dire au cœur du CIO formé par la centaine des votants qui désignent la ville hôte. Madrid s’y est cassée les dents plus d’une fois. Et pour Rabat alors ?

Cela dépendra en partie du poids de Nawal El Moutawakil au sein du CIO. On peut penser qu’il est considérable puisque la Marocaine a supervisé les candidatures de 2012 et 2016 et qu’elle vient d’être désignée pour le suivi des J.O. de Rio de Janeiro.

De sacrées références... Franchement, pour peu qu’on y réfléchisse et alors qu’on ne sait vraiment pas d’où « Libération » a sorti son « info » sur Rabat, on se dit tout simplement : « et pourquoi pas ? ». L’enjeu est magnifique et le défi tout à fait dans les ambitions d’une ville où l’on voit chaque jour s’imprimer la Volonté Royale d’en faire une capitale moderne et qui s’installe dans l’avenir.

Franchement, chers lecteurs, le projet olympique de Rabat vous paraît-il être un rêve fou ou un réel espoir ? La 2ème réponse est plus dans le caractère des Marocains, peuple destiné à se fixer des horizons justifiés par la grandeur de son Histoire et mobilisateurs pour les générations présentes et à venir.
Par Najib SALMI
20/1/2010

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12 janv. 2010

«Théâtre Nomade» de Salé : un espoir pour les jeunes de la rue

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Une centaine de jeunes recevront une formation en «arts de la rue»

· Objectif: les insérer dans la vie active

Théâtre, acrobatie, danse, jonglage, marionnettes, ce sont quelques-unes des activités du «Théâtre Nomade», une association culturelle fondée à l’initiative du comédien acrobate Mohamed El Hassouni. Disposant d’un chapiteau itinérant, la compagnie travaille essentiellement dans la banlieue de Salé, à l’arrondissement Laâyayda. Mais à l’avenir, les onze membres du «Théâtre Nomade» se déplaceront dans d’autres villes, avec leurs camions et caravanes, un peu à la manière des compagnies de cirque. Vendredi dernier, la compagnie a donné un spectacle de rue, avec des parades artistiques sur une distance de 3 km au quartier Oued Eddahab à Salé. C’était pour marquer le lancement d’une action sponsorisée par la délégation de l’Union européenne à Rabat et qui s’étale sur une durée d’une année.
L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc
L’action «Les arts de la rue, un Espoir pour les Jeunes Exclus» vise à former le maximum de jeunes défavorisés ou délinquants aux métiers des arts de la rue, pour les réhabiliter et leur permettre par la suite de trouver un emploi. Suite à une convention avec la FAIAR, une école itinérante de formation en arts de la rue basée à Marseille, des enseignants français viendront donc donner des cours à une centaine de jeunes marocains, tout au long de l’année 2010. Il est même prévu d’ouvrir une école de formation dans les métiers des arts de la rue, en 2011. Un partenariat a également été établi avec l’école de cirque Shemsy de Salé, dont la première promotion d’artistes sortira dans trois ans. «Pour l’instant, il n’existe aucun cirque marocain. Mais j’espère que les lauréats de cette école pourront monter leur propre compagnie», souligne Mohamed El Hassouni. Côté financement, Théâtre Nomade bénéficie du soutien du Goethe Institut de Rabat et de l’Institut français de Rabat.

La compagnie Théâtre Nomade a été créée en 2006 par Mohamed El Hassouni et son épouse, tous les deux acteurs et comédiens, passionnés de théâtre et de cirque.

Après une formation dans une école de théâtre en France, El Hassouni a travaillé dans ce domaine dans plusieurs pays pendant dix ans (Amérique du Sud, Inde, Corée, Russie...) avant d’intégrer la compagnie allemande Ton Und Kirshen, à laquelle il est resté fidèle pendant une dizaine d’années.
Maintenant, l’artiste souhaite faire bénéficier son pays de son expérience. Sa motivation, c’est de «faire reconnaître le théâtre de rue au niveau national et le valoriser aux yeux de la population».

Nadia BELKHAYAT

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11 janv. 2010

Un meeting à Rabat remémore les dimensions profondes et symboliques de la présentation du manifeste de l'indépendance



Rabat, 11/01/10 - Le Haut commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération, a organisé lundi à Rabat un meeting à l'occasion du 66è anniversaire de la présentation du manifeste de l'indépendance.

Le Haut commissaire, M. Mustpha El Ktiri, a évoqué, à cette occasion, les significations profondes et les valeurs de patriotisme, d'abnégation et de courage que recèle la commémoration de cette épopée, notant que la célébration de cet anniversaire constitue une occasion pour faire connaître auprès des jeunes générations l'histoire du Maroc jalonnée d'épopées radieuses.

Le manifeste de l'indépendance a constitué dans son contexte historique "une véritable révolution qui a incarné la conscience des Marocains et fourni la preuve de leur grande capacité à défendre leurs intérêts, décider de leur destin et faire preuve de ténacité pour poursuivre le combat contre l'occupation", a souligné M. El Ktiri.

Il a ajouté que ce Document a représenté "un développement clair dans la méthodologie de la lutte menée par le peuple marocain et a laissé des traces tangibles dans le cours des événements, car il a ébranlé l'occupation étrangère par la détermination et la conviction dont ont fait preuve les hommes du mouvement national, sous la conduite du héros de la libération, feu SM Mohammed V".

Il a, par ailleurs, rendu hommage au rôle d'avant garde joué par la presse nationale, les forums culturels, les écoles privées d'enseignement, les cours dispensés dans les mosquées et le boycott des marchandises étrangères, dans l'élaboration des revendications d'indépendance.

Les participants à ce meeting ont souligné que les significations et la symbolique de cet anniversaire resteront à jamais gravées dans la mémoire des Marocains et illustrent la symbiose entre le Trône et le peuple.

A cette occasion, des dons en nature et des aides sociales ont été distribués à des anciens résistants et à des membres de famille d'anciens résistants.

Le montant de ces aides, octroyées par le Haut commissariat au profit de 19 personnes, s'élève à 133.000 dhs.

Des prix ont également été remis à cinq étudiants ayant remporté le concours des recherches universitaires au titre de l'année 2009.

Une délégation du Haut commissariat s'est rendue à cette occasion au Mausolée Mohammed V pour se recueillir sur les tombes de feus SM Mohammed V et SM Hassan II.

Texte du manifeste de l’Indépendance présenté par le Parti de l’Istiqlal le 11 Janvier 1944


«Le Parti de l’Istiqlal (Parti de l’Indépendance) qui englobe les membres de l’ex-Parti National et des personnalités indépendantes :

1- Considérant que le Maroc a toujours constitué un Etat libre et souverain, et qu’il a conservé son indépendance pendant treize siècles jusqu’au moment où, dans les circonstances particulières, un régime de protectorat lui a été imposé ;
2- Considérant que ce régime avait pour fin et pour raison d’être de doter le Maroc d’un ensemble de réformes administratives, financières et militaires, sans toucher à la souveraineté traditionnelle du peuple marocain sous l’égide de son Roi ;
3- Considérant qu’à ce régime, les autorités du Protectorat ont substitué un régime d’administration directe et d’arbitre au profit de la colonie française, dont un fonctionnariat pléthorique et en grande partie superflu, et qu’elles n’ont pas tenté de concilier les divers intérêts en présence ;
4- Considérant que c’est grâce à ce système que la colonie française a pu accaparer tous les pouvoirs et se rendre maîtresse des ressources vives du pays au détriment des autochtones ;
5- Considérant que le régime ainsi établi a tenté de briser, par les moyens divers, l’unité du peuple marocain, a empêché les Marocains de participer de façon effective au gouvernement de leur pays et les a privés de toutes les libertés publiques individuelles ;
6- Considérant que le monde traverse actuellement des circonstances autres que celles dans lesquelles le protectorat a été institué ;
7- Considérant que le Maroc a participé de façon effective aux guerres mondiales aux côtés des alliés, que ses troupes viennent d’accomplir des exploits qui ont suscité l’admiration de tous, aussi bien en France, qu’en Tunisie, en Corse, en Sicile et en Italie, et qu’on attend d’elles une participation plus étendue sur d’autres champs de bataille ;
8- Considérant que les alliés qui versent leur sang pour la cause de la liberté, ont reconnu dans la Charte de l’Atlantique le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et qu’ils ont récemment, à la Conférence de Téhéran, proclamé leur réprobation de la doctrine qui prétend que le fort doit dominer le faible ;
9- Considérant que les alliés ont manifesté à différentes reprises leur sympathie à l’égard des peuples musulmans et qu’ils ont accordé l’indépendance à des peuples dont le patrimoine historique est moins riche que le nôtre, et dont le degré de civilisation est d’un niveau inférieur à celui du Maroc ;
10- Considérant enfin que le Maroc constitue une unité homogène, qui, sous la Haute direction de son Souverain, prend conscience de ses droits et de ses devoirs, tant dans le domaine interne que dans le domaine international et sait apprécier les bienfaits des libertés démocratiques qui sont conformes aux principes de notre religion, et qui ont servi de fondement à la Constitution de tous les pays musulmans.

Décide :

A- En ce qui concerne la politique générale :

1- De demander l’indépendance du Maroc dans son intégrité territoriale sous l’égide de Sa Majesté Sidi Mohammed Ben Youssef, que Dieu le glorifie ;
2- De solliciter de Sa Majesté d’entreprendre avec les nations intéressées des négociations ayant pour objet la reconnaissance et la garantie de cette indépendance, ainsi que la détermination dans le cadre de la souveraineté nationale des intérêts légitimes des étrangers au Maroc.
3- De demander l’adhésion du Maroc à la Charte de l’Atlantique et sa participation à la Conférence de la paix.

B- En ce qui concerne la politique intérieure :

4- De solliciter de Sa Majesté de prendre sous Sa Haute direction le Mouvement de réformes qui s’impose pour assurer la bonne marche du pays, de laisser à Sa Majesté le soin d’établir un régime démocratique comparable au régime de gouvernement adopté par les pays musulmans d’Orient, garantissant les droits de tous les éléments et de toutes les classes de la société marocaine et définissant les devoirs de chacun ».

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2 janv. 2010

Villa des arts de Rabat - Vernissage de l'œuvre de la sculptrice Nisa Chevènement

Le Matin.ma

Le vernissage de l'œuvre de l'artiste-sculptrice Nisa Chevènement aura lieu le 5 janvier à la Villa des arts de Rabat.

photo : www.rabat-maroc.net
Organisée par l'Institut français de Meknès, en partenariat avec la Fondation ONA et l'Institut français de Tanger, cette exposition intitulée «Histoires d'Homme», consacre une rétrospective de l'œuvre de cette artiste où les épris de l'art pourront suivre l'évolution de cette artiste, depuis l'exécution de ses premiers travaux jusqu'à aujourd'hui, indique-t-on dans un communiqué de la Fondation ONA. Lors de cette exposition, qui se poursuivra jusqu'au 5 février prochain, c'est toute l'histoire du magma des origines où l'identité de l'artiste est fondue dans le collectif qui sera présentée. A travers son travail, Nisa raconte l'histoire de son lent parcours, fait de cérémonies, de solidarité ou au contraire de luttes, ajoute cette source, expliquant qu'au cours de ce cheminement «des éclaireurs, des insensés s'extraient de la masse comme autant de vigies et de découvreurs de nouvelles terres, de nouvelles voies».

Née en Egypte, Nisa Chevènement, après avoir suivi des cours des Beaux-arts au Caire, étudie la psychologie en France, pays où elle habite et épouse Jean-Pierre Chevènement (ex-Premier ministre français). Nisa mène une vie et une expérience fusionnant au carrefour des cultures occidentales et orientales, ses œuvres en sont les héritières. Son travail, qui a déjà fait l'objet d'une exposition du 12 novembre dernier au 25 décembre à la Villa des arts de Casablanca, sera présenté également à Meknès, avant de rejoindre la galerie Delacroix à Tanger. Les œuvres de Nisa ont été présentées à Paris, Lyon, Strasbourg, Biarritz, Bruxelles, Athènes, Mexico, Madrid, Milan, Monaco, Beyrouth, ainsi qu'au Musée des Beaux-arts de Taïwan, outre sa participation aux Biennales de Shanghai et de Pékin.
Par MAP

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28 déc. 2009

Lumière sur l’artisanat marocain à la galerie Mohamed El Fassi de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Exposition photographique à la galerie Mohamed El Fassi à Rabat

· Zoom sur les visages, les mains et les outils des artisans


Une quinzaine d’étudiants de l’Institut supérieur de l’information et de la Communication (Isic) de Rabat exposent leurs photographies à la galerie Mohamed El Fassi, dans le cadre de leurs études en photographie artistique.

Le vernissage est prévu aujourd’hui lundi 28 décembre et l’exposition se poursuivra jusqu’au 17 janvier prochain. Toutes les œuvres présentées ont pour thème l’artisanat. Si ce projet a pu voir le jour, c’est grâce au soutien du ministère de la Culture, qui a mis gratuitement à la disposition des étudiants la galerie Mohamed El Fassi. L’Association marocaine d’art photographique a contribué également à sa mise sur pied, à travers la formation qu’elle a apportée aux étudiants. Les photos valorisent l’artisan marocain et visent à le sortir de l’ombre de son petit atelier pour le montrer au grand jour. Chacun avec sa propre sensibilité a utilisé une grande diversité d’angles d’approches, de types de cadrages, de points de vue, de lieux, de traitements de lumière et d’ombres. Et le résultat est assez surprenant… Amina Sriri, 21 ans, aujourd’hui journaliste arabophone chez Radio Atlantic, a essayé d’immortaliser avec son appareil un regard, celui d’un vieil artisan du cuir à Souk Sabbat à Rabat. «J’ai voulu capter son expression, qui reflète sa patience face aux difficultés de sa profession mais aussi la fierté. J’ai passé un assez long moment avec lui, avant de pouvoir obtenir la bonne prise», souligne la jeune photojournaliste.

photo d'Amina Sriri
Karima Chakiri, elle aussi ancienne étudiante de l’Isic et actuellement journaliste à Radio Atlantic a décrit pour sa part un artisan et sa meule, reproduisant à l’infini le même geste.

L’exposition compte aussi des photos d’artisans plus jeunes avec Sanae Zouine, qui décrit le regard ambitieux et avide d’apprendre de l’apprenti. Imane Lahrech a choisi pour sa part de mettre l’accent sur les outils, les machines et les équipements.

Dans une toute autre perspective, les mains ont constitué le sujet principal dans les photos de Salma Bounjara, Rim Battal, Mouna Elaboudi et Badr Lebnioury. Dans leur approche photographique, la main est représentée à partir du poignet. Elle est considérée comme le «vrai» portrait de l’artisan.

La main relate à elle seule tout le vécu de l’artisan et témoigne à travers les ongles et les doigts d’une grande maîtrise dans la manipulation de l’outil et des matières brutes.

Nadia BELKHAYAT

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25 déc. 2009

Elton John au Festival Mawazine 2010

Yabiladi.com

Le célèbre festival de musique de rabat prend chaque année de plus en plus d’envergure. De grands noms de la scène internationale ont honoré de leur présence les éditions précédentes. Cette année, la programmation devrait être des plus alléchantes, avec en tête d’affiche, Sir Elton John.

Après Withney Houston en 2008, Alicia Keys, Stevie Wonder Kylie Minogue ou encore Sergio Mendès en mai dernier, la désormais célèbre scène de l’OLM Souissi accueillera Elton Jonh, pour un concert inédit, le mercredi 26 mai 2010. Le mythique pianiste auteur-compositeur anglais sera au Maroc pour la toute première fois de sa longue carrière.

Celle-ci est lancée au début des années 1970 par le titre « Your Song » qui le propulse sur le devant de la scène internationale. Le succès dès lors sera une seconde nature pour le londonien, qui va enchaîner les disques de platines et autres récompenses. Son album « Goodbye Yellow Brick Road » demeure l’album le plus vendu aux Etats Unis. Par ailleurs, La chanson « Candle in the Wind » dont il fait un remake lors des obsèques de la princesse Diana en 1997, est aujourd’hui la chanson la plus vendue au monde. En gros ce sont 40 ans d’une carrière riche qui seront offerts au public de l’OLM.

L’accès à la scène sera comme d’ordinaire gratuit, mais un espace sera réservé, à un nombre limité de détenteurs de billets. Ces derniers, ainsi que les cartes Gold (donnant accès à toutes les scènes) seront en vente dès le 15 janvier, au Théâtre National Mohamed V de Rabat et au Mégarama de Casablanca, à raison de 600 Dhs le billet, et 2000 Dhs la carte. Les organisateurs précisent toutefois que leur nombre est limité, ce qui devrait donner lieu à de longues files d’attente pour décrocher les précieux sésames.

Yann Ngomo

Copyright Yabiladi.com

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2 déc. 2009

Miloudi présente, à la galerie d'Art Nouiga, les facettes de la vallée de Bouregreg

Le Matin.ma

Connu pour son travail pictural à thèmes et styles très diversifiés, Miloudi Nouiga a abordé dans sa nouvelle exposition un sujet unifiant toute sa prestation : celui de la vallée de Bouregreg.

 
C'est une exposition qui allait se dérouler à l'Agence d'aménagement de la Vallée de Bouregreg. On s'était mis d'accord pour l'exposer au mois de novembre. Mais, il se trouve qu'on a fermé la galerie, à l'approche de la date fixée, pour cause de sa non-rentabilité financière. Alors que cette salle a été conçue au départ pour aider le citoyen à s'exprimer sur le plan artistique et culturel. C'est vraiment regrettable que de tels agissements viennent de personnes qui œuvrent pour le bien-être de la capitale. Le comble est que personne ne s'est donné la peine de se manifester le jour du vernissage, alors que je suis allé personnellement pour les inviter», s'est indigné l'artiste peintre, Miloudi Nouiga. Pour que le public profite de sa recherche, Nouiga a programmé l'exposition dans sa galerie d'Art à la Kasbah des Oudayas. Son vernissage s'est déroulé en présence du maire de Rabat, Fathallah Oualalou, et un public raffiné qui a énormément apprécié cette belle aventure au sein de la vallée de Bouregreg, traitant du même thème où la couleur et la technique ont joué un rôle important pour passer d'un tableau à un autre sans vraiment se lasser.

«Je me suis amusé à faire une exposition qui plaît à tout le monde. Je me suis basé surtout sur la technique que je maîtrise parfaitement, passant progressivement des petits tableaux crayonnés (esquisses), à l'encre de Chine avec la plume ancienne, puis l'aquarelle et enfin la pastelle», explique Nouiga qui est très satisfait de cette prestation. «A travers cette exposition, j'ai voulu faire plaisir aux autres et entamer un dialogue direct avec eux. Je n'aime pas peindre pour une certaine élite, mais pour tout le monde». Des tableaux immortalisant cette belle vue et la rendant aussi magique qu'elle l'est dans la réalité. On la voit tantôt survolée par ses mouettes, tantôt baignant dans son crépuscule ou bien illuminée d'un très beau coucher de soleil, avec son majestueux Oued Bouregreg qui a été offert sous ses multiples facettes. «Quand on habite la Kasbah des Oudayas, chaque matin on découvre l'Oued avec une nouvelle couleur.

Donc, cette vision de multiplicité de couleurs est une réalité que les habitants de la Kasbah vivent quotidiennement», souligne l'artiste, dont cette manifestation figure parmi tant d'autres projets de son agenda, notamment deux qui lui tiennent à cœur. Sa prochaine exposition aux «Belles Images» (première galerie à Rabat), le 10 décembre. Un travail post-orientaliste qu'il a intitulé «Mauresque», vu qu'il traite du thème du Sahara, avec une vision plus moderne et réelle et une touche personnelle. Un voyage poétique, prenant comme support la poésie hassanie. Cette exposition lui a demandé beaucoup de recherches, durant les 5 années de son élaboration.Le second projet, mais dans un autre registre, sera réalisé à l'Institut du monde arabe de Paris, le 2 février 2010, sur les enfants du Haut Atlas, où différentes scènes du vécu des enfants d'Ait Hamza, ce village du Maroc profond, sont immortalisées par l'artiste.
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Tranche de vie de l'artiste

Natif de Casablanca en 1947, Miloudi Nouiga a suivi une formation à l'Ecole de graphisme Etienne de Paris, puis entamé ses premiers pas dans le monde de la photographie en exposant ses photos artistiques en France, notamment à Angoulême, Grenoble, Aix en Provence et Paris. En retournant dans son pays natal et plus précisément à Rabat en 1986, il redécouvre la peinture et se passionne pour l'aquarelle.

Il présente, ainsi, plusieurs expositions à Rabat, Casablanca, Tanger, Fès et Marrakech et se fait connaître au Maroc comme aquarelliste.En parallèle de sa carrière d'artiste peintre et photographe, Nouiga crée sa maison d'édition où il produit des livres porte-folio, illustrés de ses aquarelles, dont «La graine enchantée», un livre pour la jeunesse qui lui vaut le prix St Exupéry en 1998, «Espaces intérieurs», «Sud», «Cheval de vent» (1 et 2), «Le Coiffeur». En 2001, Miloudi Nouiga ouvre la galerie d'Art Nouiga à Kasbah des Oudayas à Rabat tout en continuant son périple artistique avec succès.



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25 nov. 2009

A la villa des Arts de Rabat : l’égalité hommes/femmes vue par les enfants

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 50 dessins d’enfants de 8 à 10 ans venant de quatre continents

· Trois petits artistes en herbe invités au vernissage

C’est aujourd’hui qu’est célébrée la journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes. A cette occasion, la délégation de l’Union européenne organise avec la Fondation ONA le vernissage d’une exposition émouvante, qui se poursuivra jusqu’au 25 décembre à la Villa des Arts de Rabat. Il s’agit d’une exposition de cinquante dessins dont les auteurs sont des enfants âgés de 8 à 10 ans, originaires de pays en voie de développement (Afrique, Asie, Amérique latine et Europe de l’Est). Les enfants auteurs de ces dessins ont participé à un concours de dessin organisé par l’UE qui consistait pour les jeunes artistes en herbe à essayer de représenter à travers le dessin leur vision de l’égalité ou l’inégalité hommes/femmes. Le concours en est à sa troisième édition. Il a été lancé pour prendre la température des mentalités dans les pays en développement et pour savoir si les enfants sont déjà conscients du problème. Mais l’objectif est aussi de sensibiliser les jeunes générations pour en faire des hommes et des femmes bien éduqués et respectueux d’autrui.

Le concours a été lancé le 8 mars, à l’occasion de la journée de la femme et le jury a délibéré en juin dernier à Bruxelles. Ce sont des enfants de 8 à 10 ans également, élèves de l’Ecole européenne de Bruxelles, qui ont départagé les candidats. Finalement, 14 enfants ont été sélectionnés et chacun d’entre eux a remporté la somme de 1.000 euros.

Au cours des deux précédentes éditions, les expositions de dessins se sont déroulées à Bruxelles, mais pour la troisième édition les organisateurs ont choisi le Maroc, un des pays participants.

Pour assister au vernissage, auquel prendra part l’ambassadeur de l’UE, trois enfants ont été invités et vont être mis à l’honneur, en tant qu’ambassadeurs de tous les autres enfants participants. Il s’agit d’une petite Mexicaine, Camilla, un petit garçon du Burkina Faso, Sidi Mohammed, et une petite Casablancaise, Lina.

«Les dessins sont très émouvants, pleins d’espoir et porteurs de messages riches en enseignements. Ils montrent que les enfants ont une connaissance du problème. Leur vision est pertinente et alerte», témoigne Nadia Dupuys, chargée de communication au sein de la délégation de l’UE à Rabat. Certains ont représenté des femmes médecins, d’autres ont exprimé leur regret que les filles soient parfois obligées de rester à la maison alors que les garçons vont à l’école. D’autres ont représenté des hommes et des femmes sur un même piédestal et candidats à la présidence du pays... De toute évidence, voilà une exposition qui vaut le détour.
Nadia BELKHAYAT

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Rabat et Turin : Conclusion d'un protocole de coopération économique et culturelle


Rabat- Le Conseil de la ville de Rabat et la Mairie de la ville italienne de Turin ont convenu, lundi à Rabat, d'un protocole de coopération pour l'échange d'expériences et d'expertises dans les domaines économique et culturel.

Signé par M. Fatahallah Oualalou, président du conseil de la ville de Rabat et Sergio Chiamparino, Maire de Turin, ce protocole s'inscrit dans le cadre des liens d'amitié maroco-italiens et vise à concrétiser l'engagement commun pour le développement d'un espace euro-méditerranéen de dialogue, de stabilité et de prospérité fondée sur la coopération économique, sociale et culturelle.

"Ce protocole est très important, eu égard aux relations bilatérales entre le Maroc et l'Italie, d'autant plus que Turin fait partie des grandes villes industrielles d'Europe et compte une importante communauté marocaine", a déclaré à la MAP, M. Oualalou.

De son côté, le maire de Turin s'est félicité de ce partenariat prometteur, indiquant qu'il portera notamment sur l'aménagement et le transport urbains.

Aussi, l'échange des expériences portera notamment sur la qualité urbaine, les services publics, le développement urbanistique et le développement économique, à travers notamment la création de pépinières d'entreprises, le soutien au secteur des coopératives et la promotion des parcs technologiques.

Il s'agira également d'initier des actions pour la coopération économique et l'attrait réciproque d'investissements à travers la promotion des échanges entre les opérateurs économiques et l'encouragement de manifestations à caractère économique. De même, il sera question de promouvoir les échanges culturels à travers notamment la définition de projets communs pour la valorisation de part et d'autre des patrimoines historiques et des musées.

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20 nov. 2009

La MAP (Agence Maghreb Arabe Presse) installée à Rabat fête ses 50 ans


Rabat - L'Agence Maghreb Arabe Presse, qui fête mercredi le cinquantième anniversaire de sa création, a démontré sa grande capacité à accompagner le projet sociétal démocratique et moderniste auquel a appelé SM le Roi Mohammed VI depuis Son intronisation, balisant ainsi la voie dans ce domaine aux médias aussi bien publics que privés.

L'agence MAP a pu, grâce à son expérience, accompagner les profonds changements qu'a connus la société marocaine au cours de la dernière décennie, tout en contribuant grandement à la nouvelle dynamique sociétale qui a découlé des grands chantiers de réforme lancés par SM le Roi, et ce s'ouvrant encore davantage sur l'ensemble des composantes de la société et en traitant des questions posées à la Nation.

Au cours de la dernière décennie, l'agence MAP a joué un grand rôle pour faire connaître les exigences de l'édification d'une société moderniste et démocratique, et sensibiliser sur l'engagement et la responsabilité qui en découlent, sans se départir de ce qui lui est désormais reconnu par tous les médias nationaux, à savoir la précision et le professionnalisme, grâce à son interaction avec son environnement.

Grâce à ce capital et à cette méthode de travail, l'Agence est parvenue à se hisser au diapason des défis auxquels le Maroc fait face et à accompagner sa marche avec détermination vers l'édification d'une société moderniste, ouverte et tolérante à laquelle SM le Roi ne cesse d'appeler, sans omettre son rôle pour la promotion du paysage médiatique national qui a vécu une véritable révolution en raison de la libéralisation du secteur.

Le souci de l'Agence de s'acquitter au mieux de sa mission et de demeurer la locomotive du paysage médiatique national à l'ère de la révolution que connaissent les moyens de communication n'a d'égale que sa détermination à faire preuve de professionnalisme dans son travail.

Depuis son inauguration, le 18 novembre 1959, la MAP est restée en effet fidèle à la devise que lui a définie, lors de son lancement officiel, le regretté Souverain feu SM Mohammed V : "L'information est sacrée, le commentaire est libre".

L'Agence a procédé également au renforcement du réseau de ses bureaux internationaux qui couvrent désormais tous les continents avec environ une trentaine de bureaux et de correspondants. Elle a de même entrepris une opération de redéploiement de ses bureaux régionaux afin de couvrir l'ensemble du territoire national et désenclaver de nombreuses régions, outre la rationalisation des moyens d'action par le truchement de la création de pôles régionaux et d'unités de rédaction renforcées.

Au niveau des ressources humaines, l'Agence Maghreb Arabe Presse déploie des efforts soutenus pour la qualification de ses employés, particulièrement à travers la consécration du principe de l'alternance au niveau des bureaux internationaux et régionaux.

La MAP a démontré, par le biais de ce grand mouvement, une volonté ancrée de réaliser ses objectifs et ambitions professionnels qu'incarnent les chantiers dans lesquels elle s'est engagée pour affiner et promouvoir l'approche professionnelle, moderniser les mécanismes de gestion, notamment au niveau des ressources humaines, consacrer et élargir la présence de l'Agence et promouvoir son rayonnement aux plans national et international.

L'Agence s'emploie, d'autre part, à diversifier ses produits en mettant à contribution les nouvelles technologies. En effet, outre son service SMS en français, elle s'apprête à commercialiser un nouveau produit par ce même procédé en langue arabe, tout en s'évertuant de répondre à de nouveaux besoins spécifiques dans le domaine de la photographie ayant une grande valeur ajoutée, en plus du service des bulletins d'information par vidéo (MAP-TV).

L'Agence s'oriente aussi vers la création, à l'instar des grandes agences de presse internationales, de fils spécialisés (particulièrement sportif et économique).

Par ailleurs, le système numérique adopté en matière de traitement et de gestion des importantes archives dont elle dispose (plus d'un million de documents retraçant l'histoire du Maroc depuis les premières années de l'indépendance) contribue à enrichir le produit journalistique.

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16 nov. 2009

Fin de l'exil de feu SM Mohammed V: un retour triomphal à Rabat annonciateur de l'ère de liberté


Rabat - Le Maroc célèbre dans la fierté et l'enthousiasme, le 54e anniversaire du retour d'exil forcé du père de la nation feu SM Mohammed V et de l'Illustre Famille Royale, intervenu le 16 novembre, un retour annonciateur de l'ère de la liberté et de l'indépendance, après une lutte de longue haleine du Trône et du peuple pour se défaire de la domination coloniale.

La commémoration de cet événement est un réel ressourcement dans les idéaux que le regretté Souverain incarnait, notamment ceux de la liberté, du patriotisme et du sacrifice au service de la patrie.

Feu SM Mohammed V, convaincu qu'un droit n'est jamais perdu aussi longtemps qu'il est revendiqué et ayant foi en la fidélité de son peuple, a, en effet, préféré l'exil à la signature de décrets par lesquels les autorités coloniales entendaient asseoir leur domination sur le Maroc.

Le 20 août 1953, le Sultan du Maroc, SM Mohammed V, est déporté par les autorités du protectorat français, d'abord à Ajaccio en Corse et ensuite à Antsirapé (Madagascar) entraînant un soulèvement à l'unisson du peuple marocain, qui a vaillamment lutté pour le retour de son Souverain.

A travers tout le pays, de gigantesques manifestations populaires se sont organisées spontanément à réclamer le retour du père de la Nation et vilipendant la décision de l'occupant, qui, au lieu de pérenniser sa présence dans le Royaume, a en revanche hâté son départ en ravivant la lutte des Marocains pour la liberté.

Ce soulèvement se poursuivra jusqu'au retour du Souverain accompagné de la Famille Royale le 16 novembre 1955.

La nouvelle de l'exil de feu SM Mohammed V, loin d'entamer l'ardeur du Peuple marocain et sa combativité, allait constituer la goutte qui a fait déborder le vase.

Des opérations militaires de grande envergure ont été engagées par les populations de toutes les régions du Royaume, mettant en garde les autorités coloniales contre toute atteinte à la personne du Souverain et exprimant massivement leur dévouement et leur fidélité à feu SM Mohammed V, ainsi que leur détermination à lutter jusqu'au rétablissement de la légalité.

Les masses populaires incérées par le coup de force de l'occupant se sont déchaînées et ont établi un lien entre le retour du Père de la nation et l'indépendance.

Dans toutes les villes et campagnes du Royaume, des émeutes ont éclaté et des groupements armés se sont constitués et sont entrés en action contre les troupes coloniales.

Le soulèvement des populations, toutes composantes et sensibilités confondues, a illustré la symbiose entre le Trône et le peuple et l'attachement des Marocains aux nobles idéaux qu'incarnait feu SM Mohammed V qui ont forcé l'admiration.

L'envahisseur, après trois années de lutte sanglante s'est rendu à l'évidence qu'on ne lui laissera aucun répit avant le retour du Sultan. L'âpre lutte ainsi menée par le peuple marocain a été couronnée de succès et le 16 novembre 1955, Feu SM Mohammed V regagna le Royaume où un accueil inoubliable lui a été réservé.

Un retour triomphal qui était synonyme de l'avènement de la liberté et de l'indépendance.

"Nous sommes passés de la bataille du petit Jihad à celle du grand Jihad ", avait alors déclaré feu SM Mohammed V, s'adressant à la nation.

Le regretté souverain avait ensuite loué Dieu qui " nous a permis de nous retrouver et a mis fin à notre peine et récompensé nos efforts ".

Cet épisode glorieux de l'histoire de la nation a illustré la parfaite symbiose entre le Trône et le peuple pour défendre les valeurs sacrées du Royaume et assurer la pérennité et la gloire du pays.

Feu SM Mohammed V, avec à ses côtés son compagnon de lutte feu SM Hassan II alors Prince Héritier, deux jours plus tard, le 18 novembre, proclamait: "Nous nous réjouissons de pouvoir annoncer la fin du régime de tutelle et du protectorat et l'avènement d'une ère de liberté et d'indépendance".

Feu SM Hassan II, succédant au libérateur de la Nation, s'est attelé à bâtir le pays et à parachever l'intégrité territoriale du Royaume, avec la récupération notamment des provinces du sud grâce à la glorieuse Marche verte.

SM le Roi Mohammed VI a poursuivi l'œuvre d'édification du Maroc, érigeant en priorité la défense de l'intégrité territoriale du Royaume, sa démocratisation et la réalisation d'un développement économique et social qui permet d'assurer à chaque citoyen une vie digne, dans un élan de solidarité pour moderniser le pays et assurer l'avenir du Royaume sous la conduite éclairée, sage et clairvoyante du Souverain.

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10 nov. 2009

Le festival du cinéma de Rabat privé des subventions du Conseil Préfectoral

LIBERATION.MA

LIBERATION.MA
Scandale au Conseil préfectoral de Rabat, réuni lundi 9 novembre en session pour adopter son budget : le festival du cinéma d’auteur de Rabat a tout simplement été et sans autre forme de procès supprimé des titres composant le budget de ce conseil que préside Abdelkader Tatou, membre du bureau politique du Mouvement Populaire. « Pourquoi le festival de cinéma de la capitale qui décerne le Prix Hassan II et qui jouit aujourd’hui d’une réputation internationale ne figure pas parmi les différents titres du budget du Conseil préfectoral de Rabat ? » s’est interrogé M. Mantrach, conseiller USFP. Celui qui préside également l’association du festival du cinéma d’auteur de Rabat s’est empressé de préciser que cette manifestation a vu le jour dans les cénacles mêmes du Conseil préfectoral dont le président –aujourd’hui Abdelkader Tatou- est également président d’honneur de cette rencontre internationale du film d’auteur. « C’est visiblement une position politique extrêmement étriquée. Nous payons l’après-12 juin ! » s’est exclamé A. Mantrach.

« Je n’ai rien reçu. Aucune demande, aucun papier sur cette association qui organise ce festival ». La réplique du président Tatou ne convainc presque personne sinon ses alliés, dans son propre camp. Le festival cinématographique de la capitale a vu le jour il y a aujourd’hui 16 ans. « Que faites-vous de la continuité de l’administration ? Que faites-vous de la convention signée entre le wali et l’association ? Que vous soyez d’accord ou pas est un autre problème. Je ne suis pas en train de dire que vous avez obligation d’accorder une subvention à cette rencontre internationale du 7ème art, mais tout simplement de l’inscrire en tant que titres du budget comme vous l’avez fait pour Mawazine ou encore l’association des amitiés musicales. Inscrivez le festival de Rabat et libre à vous, ensuite, de choisir de ne pas vous en faire l’un des sponsors », a répondu A. Mantrach.

En face, c'est-à-dire du côté de la majorité, les justifications ne coulent pas de source et se font très poussives. « En commission des finances, nous n’avions pas le programme. Nous avons alors préféré supprimer le titre relatif au festival de Rabat pour l’inclure dans la rubrique des activités artistiques et culturelles, une rubrique dont nous avons d’ailleurs augmenté le budget», tente de répliquer le vice-président venu à la rescousse de Abdelkader Tatou avant de réclamer « la tenue de l’assemblée générale de l’association du festival du cinéma d’auteur de Rabat », prévue du reste début février.

« Ah bon ! parce que vous aviez peut-être le programme de Mawazine », s’interroge faussement ingénu, le conseiller Karroumi avant de demander réponse à la question nodale de savoir si la ville de Rabat a besoin d’un festival du cinéma. Véritable maître de cérémonie de la session, le gouverneur de Rabat veut calmer le jeu. Son discours est construit autour de l’apport du festival du cinéma d’auteur à la capitale, son aura à l’international , etc, etc. « Tout cela n’a rien de politique », s’empresse-t-il de préciser face à une attitude purement politicienne « Si ce festival a toutes ces qualités, pourquoi a-t-il disparu des rubriques du budget de cet honorable conseil ? S’il faut adopter une logique, il faut qu’elle soit valable pour tous. Qu’un tel traitement soit appliqué à tous les festivals et manifestations artistiques ! », fait remarquer A. Mantrach.

C’est exactement à ce moment que A. Tatou choisit de sortir de sa réserve toute présidentielle. Celui qui préside aux destinées du conseil préfectoral de Rabat se lance dans une diatribe inspirée du café de commerce, et bien sûr, sur le mode rumoral et va jusqu’à proposer une session spéciale « festival de Rabat ». « On dit que ce festival a des problèmes de gestion. On dit que le bureau n’est pas associé à la prise de décision, que le président gère tout seul. On dit que le budget qui vous est accordé ne vaut pas ce que vous faites !». Dans la salle de réunion – une salle squattée appartenant à la région- l’ombre du 12 juin et de la défaite du maire sortant de Rabat le haraki Omar Bahraoui n’en finit pas de planer. La bonne gouvernance a désormais ses adeptes et … ils sont très inattendus surtout lorsque l’on sait que des subventions socio-économiques ont été supprimées du budget de ce conseil préfectoral et remplacé par l’achat d’une voiture au président d’un montant de 600.000 dhs. « Ceux qui veulent examiner les comptes du festival de Rabat sont priés de les examiner au sein du service de la comptabilité de la wilaya. Toutes les pièces y sont disponibles. Et nous envoyons tous les justificatifs à la cour des comptes avant le 30 juin. Vous le savez très bien puisque vous faites partie des organisateurs. Cette attitude est tout à fait puérile », conclut l’usfpéiste, là devant une telle mauvaise foi.

La manœuvre est claire. Le festival du cinéma d’auteur de Rabat, celui là même qui décerne le prix Hassan II pour la meilleure œuvre vient de payer le prix des alliances de l’USFP. Qui a dit que le conseil préfectoral de Rabat et sa majorité était cinéphile et amatrice des films d’auteur ?

Mardi 10 Novembre 2009

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28 oct. 2009

MAZAGAN en concert à Rabat le 14 novembre 2009

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc



Après sa dernier apparition à Barcelone en septembre, Mazagan renoue avec la scène les et nous donne rendez-vous cette fois ci à Rabat le 14 novembre prochain.

Mazagan qui prépare en ce moment son troisième album dont la sortie est prévue avant l'été 2010 sera donc en concert à la faculté de medecine de Rabat pour delecter un public assoifé de Chaâbi-Groove.

Mazagan est devenu, en quelques années, un groupe incontournable de la scène fusion au Maroc en donnant une véritable touche rock’n’roll à la musique populaire marocaine.

Deux albums à son actif, un troisième en préparation, et beaucoup de scènes au Maroc, en Afrique et en Europe (Sénégal, France, Belgique, Mauritanie, Suisse et Espagne), le groupe est devenu en peu de temps une référence musicale dans son pays et à l'étranger grâce à son originalité et professionnalisme sur scène.

Mené par son leader et chanteur Issam KAMAL, Mazagan ambitionne de rendre mondial la musique populaire marocaine à travers une prochaine sortiue d'album incluant en plus du Maroc, des pays comme l'Espagne, la France, la Belgique, la Hollande ainsi que le moyen orient. Le groupe prévoit également une série de concerts à l'international lors de sa tournée 2010.

Line Up:

Issam Kamal (chant, guitare, mandoline, Outar)
Nabil Andalous Ouartassi (batterie, voix)
Abdelhak Amal (claviers)
Mohammed Hamam (claviers, voix)
Ghafara Belattar (Percussions)
Bouhssine Foulane (Violon, Ribab, voix)
Mohamed Ali Aït Tahiri (basse)

Groupe MAZAGAN
http://www.mazagan-music.com/
www.myspace.com/mazagan

Commmuniqué - Emarrakech
Mercredi 28 Octobre 2009

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12 oct. 2009

Mehdi Ben Barka: le mystère continu, et encore des révélations


L’écrivain Georges Fleury, ancien des commandos de marine, affirme que Ben Barka pourrait avoir été incinéré dans l’Essonne. Il raconte comment il a récupéré il y a 25 ans une chemise remplie de documents "secrets" précisant les traces retrouvées sur un tas de cendre, dont "un bout de tissu et un morceau de cuir" dans une maison à Villabé (Essonne).

Ben Barka Ce que révèlent ces 95 pages

La plupart des feuilles sont barrées du tampon "secret", "secret confidentiel", "diffusion restreinte". Ce dossier dont le JDD détient une copie relate les faits et gestes de la brigade de gendarmerie de Mennecy, dans l’Essonne, à partir du 2 novembre 1965, trois jours après la disparition de Ben Barka en face de la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain, à Paris.

Cette brigade est la plus proche du domicile de Georges Boucheseiche, dit « Gros Jo », le truand chez qui Ben Barka est conduit à Fontenay-le-Vicomte. "Je n’avais jamais vu ces documents, ils ne figurent pas au dossier judiciaire", réagit Me Maurice Buttin. L’avocat des Ben Barka "découvre" à la lecture de ces pages "une enquête parallèle", un "dossier oublié".

Les faits et gestes du juge

Premier constat, le juge Zollinger, qui hérite en octobre 1965 de l’enquête, est sous haute surveillance. "Monsieur le juge Zollinger a demandé d’appréhender et de mettre à sa disposition Michel V.", préviennent les gendarmes le jour même de la demande du juge, dans une note "secret
confidentiel" à leur ministre. Autre exemple, le 30 avril 1966 "après-midi", le magistrat "convoque le colonel pour des problèmes concernant l’affaire Ben Barka". Zollinger demande en fait l’assistance des gendarmes pour "perquisitionner au domicile des policiers Souchon et Voitot", les deux fonctionnaires impliqués dans l’enlèvement. Manifestement le juge se méfie des fuites. Le soir même pourtant, à 20 h 30, un message "secret confidentiel" prévient le ministre des Armées. "On savait que cette enquête était sous haute surveillance, réagit Me Maurice Buttin. C’est vrai que les guerres de service ont tout parasité, mais aussi la toile de fond politique."

La piste de l’incinération

Le 6 mars 1966, un message "secret" remonte à Paris. Il y est question "d’un agent de renseignement désirant garder un strict anonymat mais apparemment digne de confiance". L’informateur dit avoir recueilli des informations de Henri D., un habitant de Mennecy. "Il lui aurait précisé que le nommé Maurice T., propriétaire d’une station essence demeurant à Fontenay-le-Vicomte aurait procédé lui-même à l’incinération du cadavre de M. Ben Barka et qu’il aurait fait disparaître les cendres dans un étang à Ballancourt." Selon l’informateur, Maurice T. aurait "touché pour cette opération la somme de 5 millions de francs". Le 10 mars 1966, à peine quatre jours plus tard, les gendarmes, après audition des deux suspects désignés, écrivent dans un nouveau message "qu’ils nient les faits". "C’est néanmoins la première fois que j’entends parler d’une possible incinération du corps de Ben Barka", ajoute Me Buttin. Dans le dossier des gendarmes, pourtant, ce n’est pas la seule.

Le "morceau de tissu" et le "morceau de cuir"

"Le 24 mai 1966, à 19 h 50, le commissaire divisionnaire Bouvier, de la préfecture de police, a avisé le commandant de brigade de Mennecy que des fonctionnaires de son service se rendaient à Mennecy avec un informateur susceptible d’indiquer le lieu où aurait été déposé le cadavre de Ben Barka", écrivent les gendarmes dans un rapport "secret confidentiel" à leur ministre. L’équipe se rend à Villabé, "à la bifurcation de la voie ordinaire qui va d’Ormoy à Villemoisson et du chemin des Brettes", mentionne le rapport. Selon l’informateur, le corps de Ben Barka y aurait été d’abord entreposé "le long d’une clôture" dans une propriété "appartenant à Edgard Provins". Ce jour-là, les recherches ne donnent rien. Ce jour-là aussi, deux autres messages sont envoyés vers Paris. Le premier mentionne que les recherches "entreprises de 14 h à 17 h 30 dans la propriété de Villabé" ont été "négatives". Pourtant, le deuxième message est plus explicite: "A l’issue des recherches effectuées le 25 à Villabé, les fonctionnaires de police Lecoq et Legris de la préfecture de police qui avaient assisté aux recherches se sont présentés à la brigade de Mennecy. Ils ont remis au commandant de brigade un morceau de tissu et un morceau de cuir qu’ils disent avoir découverts dans les cendres sur la propriété. Ils ont demandé au commandant de brigade de les conserver." Des pièces à conviction? "Il n’y avait pas de recherches ADN à l’époque, réagit Me Buttin, surpris par ce texte. Et puis je ne vois pas ce que vient faire le commissaire Bouvier en mai 1966 alors qu’il avait été dessaisi du dossier", ajoute l’avocat. Ces deux objets sont-ils retrouvables aujourd’hui?

Biographie Mehdi Ben Barka

Mehdi Ben Barka (né en janvier 1920 à Rabat, Maroc - disparu le 29 octobre 1965 à Fontenay-le-Vicomte) était un homme politique marocain, principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste.

Le principal opposant au roi Hassan II, leader du camp tiers-mondiste

D'une famille de petits fonctionnaires, Mehdi Ben Barka a fait des études de mathématique à Rabat et devient professeur de lycée. Proche du Palais, il enseigne aussi au Collège royal. Il a le futur roi Hassan II parmi ses élèves. Il fut un élève de Romain Baron, qui fut un écrivain local du département de la Nièvre et professeur de lettres français exilé au Maroc entre 1925 et 1940, et avec qui il a eu une petite correspondance épistolaire. Parallèlement, il s’engage en politique contre le « protectorat » français sur le Maroc. Dès 1943, il participe à la création du Parti de l'Istiqlal, un parti qui joue un grand rôle dans l'indépendance du Maroc. En 1955, il participe aux négociations qui aboutiront au retour du roi Mohammed V que les autorités françaises avaient exilé à Madagascar et, en 1956, à la fin du protectorat. De 1956 à 1959, Mehdi Ben Barka est président de l'Assemblée consultative du Maroc (ANC).

Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur, il provoque une scission et fonde en 1959 l'Union nationale des forces populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en septembre 1959, l'Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l'Assemblée consultative mise en place après l'indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du colonel Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour complot et tentative d'assassinat contre le roi.

L'exil

Mehdi Ben Barka s'exile alors, devenant un « commis-voyageur de la révolution », selon l'expression de l'historien Jean Lacouture. Il part d'abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s'en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève et La Havane, tentant de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tricontinentale devant se tenir en janvier 1966 à La Havane et où, affirmait-il dans une conférence de presse, « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Présidant la commission préparatoire, il y définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l'abolition de l’apartheid en Afrique du Sud... Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».

L'enlèvement devant la brasserie Lipp, à Paris le 29 octobre 1965

Chargé d'organiser la participation des mouvements révolutionnaires du tiers-monde à la Conférence tricontinentale qui devait se réunir à La Havane en 1966, il est intercepté peu après son arrivée à Paris devant le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre 1965, par deux policiers français l'inspecteur principal Louis Souchon (chef du groupe des stupéfiants à la Brigade mondaine) et son adjoint Roger Voitot ( défendus plus tard par Maître Floriot), qui le font monter dans une voiture où se tient également un membre de la pègre parisienne, Julien Le Ny. On ne le reverra jamais.

Cette « interpellation » est commanditée par Antoine Lopez, chef d'escale d'Air France à l'aéroport d'Orly et Honorable correspondant du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Elle implique également à des degrés divers trois autres personnages obscurs : Georges Boucheseiche (ancien membre de la Gestapo française sous l'Occupation, qui rallia le gang des Tractions Avant à la Libération, il fut également, dans les années 1960, un barbouze anti-OAS, puis un actif militant du Service d'action civique), proche de Jo Attia, et Jean Palisse et Pierrot Dubail, ses hommes de mains.

Lors du procès Ben Barka, Lopez fut fortement soupçonné d'avoir agi sur instructions du général Oufkir, et le 7 juin 1967, le verdict fut ainsi prononcé : les deux policiers furent condamnés à 8 ans et 6 ans de réclusion criminelle, Antoine Lopez à 8 ans.

Le général Oufkir et les quatre membres de la pègre parisienne quant à eux réfugiés au Maroc, furent condamnés à la perpétuité par contumace, mais le roi Hassan II refusa toujours d'appliquer les condamnations ou d'extrader les condamnés. Le général Oufkir se suicidera (?) cependant quelques années plus tard après un coup d'État manqué contre le roi du Maroc (Gilles Perrault, Notre ami le roi).

Lors de sa conférence de presse du 21 février 1966, le général de Gaulle déclare : « Du côté français que s'est-il passé ? Rien que de vulgaire et de subalterne. Rien, absolument rien, n'indique que le contre-espionnage et la police, en tant que tels et dans leur ensemble, aient connu l'opération, a fortiori qu'ils l'aient couverte. » Cette fameuse affirmation sera contredite par les découvertes ultérieures : le SDECE (ancêtre de la DGSE) était bien au courant de l'enlèvement projeté. Dès l'enlèvement du leader tiers-mondiste, cette affirmation nette de De Gaulle est mise en doute : si le corps de Ben Barka a quitté la France, peut-on vraiment transférer un cadavre (ou un homme inconscient) par avion de Paris à Rabat, sans se faire arrêter par la police aux frontières ? En 2006, l'ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc publie des écoutes téléphoniques de l'époque montrant que les services français surveillaient déjà tous les hommes ayant pris part à l'enlèvement.

L'instruction française sur les responsabilités marocaines

Suite à l'enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka, une enquête judiciaire est déclenchée en France. Quarante ans après, celle-ci reste toujours « pendante ». Après la tentative infructueuse du général Oufkir de coup d'État contre Hassan II, Rabat a toujours attribué à Oufkir la responsabilité ultime de l'enlèvement et du meurtre de Mehdi Ben Barka. À ce jour, la famille du leader assassiné continue à tenir pour véritable responsable le roi lui-même, ce que seule la continuation de l'enquête française pourrait prouver - ou, au contraire, réfuter.

Fin 2005, pour la troisième fois, le juge d'instruction français Patrick Ramaël se rend au Maroc afin d'enquêter sur place, mais se trouve rapidement confronté à l'absence de coopération de la part des autorités marocaines, et cela malgré la fin du règne de Hassan II, remplacé par son fils Mohammed VI.

Début décembre 2006, le journal Maroc Hebdo révèle que Hosni Benslimane, patron de la gendarmerie royale marocaine, sans répondre à la convocation du juge français Ramaël, compte répondre au juge marocain Jamal Serhane.

Rabat n'avait pas répondu à la seconde commission rogatoire délivrée en septembre 2006 pour entendre notamment et au Maroc le général Benslimane, capitaine à l'époque des faits, ou Miloud Tounsi, alias Chtouki, un agent retraité des services marocains soupçonné d'être l'un des membres du commando ayant participé à l'enlèvement de l'opposant.

En mai 2006, le magistrat français Patrick Ramaël a entendu Driss Basri, l'ex-ministre de l'Intérieur et ancien homme fort du régime d'Hassan II, et perquisitionné à son domicile parisien.

Il souhaite également effectuer des fouilles au PF3, ou bagne de Tazmamart, ancien centre de détention secret à Rabat où pourrait se trouver la tête de Mehdi Ben Barka. Faute de réponse à cette commission rogatoire internationale (CRI), Patrick Ramaël a convoqué, le 21 novembre 2006 à Paris, le général Benslimane, Tounsi et trois autres personnes. En vain.

Sa détermination préoccupe néanmoins Rabat, qui en a fait part à Nicolas Sarkozy lors de ses deux visites dans le royaume. D'autant que le juge français pourrait lancer un mandat d'arrêt international pour interroger ces « témoins ». Dans ce contexte, l'annonce d'une audition, à une date non précisée, du général Benslimane, un fidèle parmi les fidèles de la monarchie alaouite, par le juge Serhane semble surtout destinée à montrer que la justice marocaine ne reste pas les bras croisés.

Le 23 octobre 2007, le juge Patrick Ramaël a signé cinq mandats d'arrêt internationaux visant des Marocains: le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine; Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires); Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l'un des membres présumés du commando marocain qui a enlevé l'opposant marocain; Boubker Hassouni, infirmier et agent du Cab 1, une des unités des services marocains ultra secrète; et Abdelhak Achaachi, également agent du Cab 1[3]. Le parquet de Paris a demandé de suspendre les mandats délivrés dans l'affaire Ben BArka. Le parquet de Paris a annoncé cette mesure dans la soirée du 2 octobre 2009 en expliquant vouloir demander des « précisions » au juge d'instruction chargé de l'enquête. « En effet, Interpol a demandé ces précisions afin de rendre les mandats d'arrêt exécutables.

Son compagnon Mohamed Lahrizi

Cet illustre inconnu, faisant pourtant partie de la garde rapprochée de Mehdi Ben Barka, a connu un sort encore plus tragique. L'homme a non seulement été sauvagement assassiné mais de plus, sa femme, une ressortissante suisse et sa petite fille de 8 ans ont été kidnappées et portées disparues depuis les années 60. Depuis, ce dossier ne figure pas dans les instructions des juges français.

Les révélations d'Ahmed Boukhari

Selon les révélations de juin-juillet 2001 de l'ancien agent marocain Ahmed Boukhari, Mehdi Ben Barka aurait été exfiltré vers le Maroc, torturé, puis son corps dissout dans une cuve d'acide. Toutefois, il n'a pas été encore entendu par la Justice sur ce dossier. Le dossier reste mystérieux et le gouvernement français détient certainement des pièces intéressantes sur le sujet. Selon Ahmed Boukhari, le corps de Ben Barka arrive en effet à l'aéroport international de Rabat dans la nuit du 31 octobre. Il est alors emmené dans un centre de torture, Dar El-Mokri, où, sur les indications d’un certain colonel Martin, chef de l’antenne de la CIA au Maroc et qui avait accès directement au roi Hassan II, le corps du défunt leader marocain aurait été dissous dans une cuve remplie d’acide. Il est fait état d'un film existant de l'opération, dont une copie aurait été remise par le commandant Dlimi au roi Hassan II.

Le colonel Martin aurait appris cet usage très particulier de l'acide pour faire disparaître les corps dans son précédent poste sous le régime du Shah d'Iran, après le renversement en 1953 de Mohammad Mossadegh.

Les révélations des Frères Bourequat

Les frères Bourequat ont déclaré que des truands français ayant participé à l’enlèvement de Mehdi Ben Barka s’étaient réfugiés au Maroc. D'abord tenanciers d'établissement de nuit, ils ont ensuite été enfermés au bagne de Tazmamart, puis exécutés et enterrés en secret. Des fouilles demandées par le juge Patrick Ramaël ont été refusées par le gouvernement marocain.

Selon les archives du SDECE et de la CIA

En 1976, le gouvernement des États-Unis a reconnu suite à des requêtes formulées dans le cadre du Freedom of Information Act que la CIA était en possession de 1 800 documents sur Ben Barka, mais ils restent non publics. En 1982, suite à la victoire de la gauche, les archives françaises du SDECE (ancêtre de la DGSE) sont ouvertes, mais une grande partie a disparu. Le secret-défense est levé sur certains documents, mais la famille de Mehdi Ben Barka considère que ces documents déclassifiés n'apportent rien de véritablement nouveau, en particulier en ce qui concerne les complicités des services français. En 2001, d'autres sont déclassifiés. La ministre de la défense Michèle Alliot-Marie a accepté de déclassifier les 73 restants sur cette affaire qui reste trouble, sans susciter d'euphorie chez la famille Ben Barka.

Les révélations de Lucien Aimé-Blanc

De 1956 à 1959, Mehdi Ben Barka est président de l'Assemblée consultative.

L'ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc fut numéro deux de la « Mondaine », de la brigade antigang, de l'office des stups, puis chef de l'office central de répression du banditisme de 1977 à 1980. En avril 2006, il publie L'Indic et le Commissaire et révèle que la totalité des agents impliqués dans l'enlèvement de Mehdi Ben Barka était écouté par le SDECE. De fait, Aimé-Blanc publie dans son livre ces écoutes téléphoniques :

«Adjoint de la brigade antigang en 1966, j'ai trouvé dans le coffre du patron une liasse de transcriptions d'une écoute téléphonique répertoriée « Orion 113 » et posée par un service de la Sûreté nationale sur la ligne d'un hôtel de rendez-vous de l'avenue Niel à Paris (XVIIe). À la lecture de ces 40 feuillets, j'ai été stupéfait de constater que c'était le point de ralliement de toute la bande identifiée comme étant les ravisseurs de Ben Barka. Ils apparaissent tous sur ces écoutes, le chef d'escale d'Air France à Orly et indic du Sdece (ancienne DGSE, les services secrets, ndlr), Antoine Lopez, comme les truands Boucheseiche, Figon, Palisse... Il transparaît en filigrane de ces conversations, enregistrées tout le mois précédant la disparition de Ben Barka, que ces individus liés à un général Marocain projettent l'enlèvement d'un homme qui doit arriver à Orly. Il est donc clair que la brigade centrale de recherche criminelle, qui surveillait cet hôtel de passes sans avoir de compétence sur Paris, était au courant de ce projet. À l'époque, ces écoutes remontaient également au ministère de l'Intérieur et au conseiller de Matignon. J'en déduis que le service de la Sûreté nationale qui a branché cet hôtel savait ce qui se tramait, et s'il n'est pas intervenu pour déjouer cet enlèvement, c'est soit par négligence coupable, soit sur ordre.»

Les écoutes en question, indique Lucien Aimé-Blanc, n'ont pas été communiquées au juge Zollinger, chargé de l'enquête sur la disparition de Ben Barka. L'Express écrit ainsi que « ces écoutes prouvent, en tout cas, que le ministre de l'Intérieur - au moins - savait qu'une mauvaise action se préparait contre Ben Barka. En outre, les doubles de ces écoutes étaient automatiquement transmis au cabinet du Premier ministre de l'époque, Georges Pompidou.»

Un agent du bloc de l'Est ?

D'après les révélations du magazine L'Express du 17 juillet 2007, Mehdi Ben Barka aurait renseigné les services secrets tchécoslovaques. Son nom de code, attribué par Zdenek Micke aurait été Cheikh.

Selon L'Humanité

Selon des informations disponibles en 2006, il aurait été traqué lors de ses déplacements internationaux par le Mossad israélien et la CIA, qui communiquait ces informations à Rabat et Paris.

Les révélations de l'écrivain Georges Fleury


Dans un entretien au Journal du dimanche, un écrivain, Georges Fleury, affirme être en possession "depuis vingt-cinq ans" d'un rapport de gendarmerie qui n'est pas versé au dossier judiciaire.

Selon M. Fleury, qui se dit prêt à communiquer le rapport au juge chargé de l'enquête, Patrick Ramaël, les gendarmes disposaient de renseignements précis sur l'équipe soupçonnée d'avoir assassiné l'opposant marocain.

"Dans ce dossier, on voit que les gendarmes ont un informateur qui leur livre des éléments précis sur deux personnes qui auraient incinéré le cadavre de Ben Barka", explique l'écrivain.

M. Fleury "croit beaucoup", comme la personne qui lui a livré ce rapport des gendarmes, à la thèse de l'incinération du corps de Ben Barka dans l'Essonne. "Pour moi, c'est ce qui s'est passé, je crois beaucoup à cette piste", martèle M. Fleury, auteur de nombreux ouvrages, notamment sur la guerre d'Algérie.

L'écrivain affirme avoir "rangé" ce dossier chez lui, croyant que "cet épisode était oublié depuis longtemps". "J'ai fait cinquante-quatre livres depuis 1973, je n'ai jamais voulu m'attaquer à l'affaire Ben Barka, la plus glauque de toutes", explique M. Fleury.

"En le relisant, j'ai découvert que la justice, dès 1966, s'était intéressée aux Marocains à l'encontre desquels le juge d'aujourd'hui lance en vain des mandats internationaux", rapporte-t-il.

Le juge Ramaël a en effet entamé un bras de fer avec le parquet de Paris qui a bloqué quatre mandats d'arrêt, dont l'un vise le chef de la gendarmerie royale marocaine, émis il y a deux ans par le juge, en invoquant des "précisions" demandées par Interpol.

M. Ramaël a estimé en retour "inutile et hypocrite de +fournir de plus amples éléments afin de permettre d'apprécier s'il s'agit d'une affaire mettant en cause des responsabilités étatiques+", reprenant les termes de la demande d'Interpol.

L'enquête sur la disparition en 1965 de Mehdi Ben Barka est régulièrement source de tensions entre la France et le Maroc.

L'avocat de la famille Ben Barka, Me Maurice Buttin, a accueilli les révélations de M. Fleury "avec prudence, même si elles permettent de reparler de l'affaire et des mandats d'arrêt bloqués en haut lieu".

"Je suis pour ma part persuadé que le corps a été rapatrié au Maroc, c'est Rabat qui détient la vérité", a déclaré à l'AFP Me Buttin, rappelant que plusieurs thèses "sont régulièrement apparues ces dernières années: il y a un an, on a dit que le corps avait été dissous dans l'acide, il y a deux ans, il était coulé dans du béton...".

Le fils de l'opposant marocain, Bechir Ben Barka, a lui aussi jugé "étonnantes ces révélations tardives". "Nous attendons à ce que ce rapport de gendarmerie dont personne n'avait entendu parler soit versé au dossier", a-t-il ajouté à l'AFP.

Ces révélations sont à prendre avec beaucoup de circonspection car, comme souvent dans ce genre d'affaires, peu de révélations apparaissent sincères. La plupart n'ont pour but que de brouiller les pistes... l'Est chargeant l'Ouest, le Nord (ici la France) chargeant le Sud (ici le Maroc) à charge de revanche.

De plus l'habituelle Guerre des Services, la Guerre des Services secrets ne font que « brouiller les cartes ».

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