13 mai 2008

Exposition Photo : «Regard sur Rabat» de Michel Nachef


Les photographies de l’artiste Michel Nachef seront accrochées aux murs de la Villa des Arts de Rabat du 16 au 25 Mai 2008.

C’est à celui qui a eu pour mission de repérer des sites anciens dans 10 villes du royaume que nous rendons hommage. Il a crée ainsi la collection «repère de mémoire» avec un souci de laisser aux générations à venir la mémoire de notre patrimoine architecturale. Son exposition s’intitule «Regard sur Rabat». Michel Nachef, dans son originalité et sa fragilité, parcourt les méandres de la médina, à la rencontre de ses habitants.

Face à l’ordonnance architecturale, le photographe privilégie les longues perspectives, les rues qui s’enfoncent jusqu’au cœur de la cité ancienne et offrent une ombre bienfaisante à ses habitants. Ici, Nachef capte deux femmes, de dos, elles s’avancent ensemble, l’une porte un foulard, l’autre non.

Là, il s’empare de la solitude de deux hommes, ils sont deux, eux aussi, mais ne se rejoignent pas, jusque dans leur corps ils sont différents, l’un porte l’habit traditionnel, l’autre porte pull et pantalon, pauvres vêtements universels. Presque jamais de vide intégral, d’absence humaine, toujours les murs encadrent les passants, cependant, il arrive que des personnages semblent prêts à disparaître, à sortir du champ, tant ce qui a retenu l’œil du photographe est ce mur blessé, autour duquel se rythme la vie.
13/5/2008

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Guerre de pouvoirs à Rabat entre Chaâbi et Bahraoui

· Le maire Bahraoui arrête une construction de Chaâbi-père

· Fawzi, le fils, accuse la ville de bloquer les projets de la famille


C’est de notoriété publique. Les rapports entre la famille Chaâbi et le maire de Rabat Omar Bahraoui ne sont pas au beau fixe. La dernière frasque en date entre les deux parties concerne l’arrêt d’un chantier appartenant à Miloud Chaâbi. «Les services de la commune de Rabat ont décidé l’arrêt des travaux concernant un chantier de Chaâbi situé au niveau de l’avenue Imam Malik dans le quartier Souissi», confie-t-on auprès de la commune urbaine de Rabat, en prenant soin de souligner que le chantier qui appartient à Chaâbi-père se trouve dans l’arrondissement présidé par le fils. Selon la commune, Chaâbi a deux options: «Il doit démolir toute la partie non conforme, ou bien réaliser un plan modificatif». Contacté par L’Economiste, Fawzi Chaâbi confirme le «blocage du chantier». Il précise néanmoins qu’il ne s’agit «que d’un dépassement de quelques centimètres au niveau du sous-sol». Chaâbi-fils ajoute qu’il «connaît des maisons et des projets construits sans la moindre autorisation dans le même quartier».

De plus, ajoute le député PPS, «le président de la commune urbaine de Rabat nous bloque trois autres projets sans aucune raison valable». Allusion faite au projet de construction d’une centaine d’appartements et d’une grande surface Aswak Assalam dans le quartier Yacoub El Mansour de la capitale, ou encore au terrain de 26.000 m2 à Souissi sur lequel les Chaâbi envisagent de bâtir des villas. Pour illustrer ses propos, Chaâbi-fils cite également l’exemple de Marrakech où la famille dispose de plusieurs projets immobiliers.

«Avant l’arrivée de Mohamed Hassad à la tête de la wilaya de la ville ocre, plusieurs de nos projets ont été bloqués par les élus de la ville qui nous réclamaient d’importantes sommes d’argent pour délivrer les autorisations. Nous avons donc attendu l’arrivée de Hassad qui nous a délivré les autorisations nécessaires», se souvient Fawzi Chaâbi. L’homme d’affaires sait comment prendre son mal en patience puisqu’il affirme qu’il «attend calmement les élections communales de 2009 et espère un changement à la mairie pour reprendre ses projets à Rabat».

Rappelons que Chaâbi et Bahraoui ne sont pas à leur première querelle. Déjà en 2007, lors des élections législatives, les deux hommes s’étaient livrés une bagarre sans merci pour remporter un siège parlementaire dans la célèbre circonscription de Chellah. Mais le premier bras de fer s’était soldé par un match nul puisque les deux parties avaient réussi à investir l’hémicycle.

Naoufal BELGHAZI

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8 mai 2008

Le «Chœur des trois cultures» à Rabat


«Chants de paix, hymne à la vie» constitue le point d'orgue de ce concert
Le Festival des Alizés a déjà annoncé ses couleurs pour la 8e édition qui se déroulera du 8 au 11 mai. Elles sont chatoyantes avec des styles très colorés, nous assurent les organisateurs.

Ainsi, entre autres, musique classique, symphonique, de chambre, populaire, lied et airs d'opéra, les chœurs des trois cultures enchanteront, encore une fois le public souiri, avec le thème choisi pour l'occasion : «Chants de paix, hymne à la vie». Mais, en avant-goût du Festival, cette soirée très attendue par les festivaliers a été donnée, hier, en première, au Théâtre National Mohammed V, date coïncidant avec la Journée nationale de la musique.

Quoi de mieux pour un dialogue des cultures que ce chœur drainant avec force et enthousiasme un message de paix et de fraternité, à travers des jeunes de nationalités et de confessions différentes, dont il est composé, chantant d'une seule voix leurs convictions communes et leurs différences. Un projet visionnaire de la Fondation des Trois Cultures, exprimant l'ouverture et le pluralisme propres au Maroc.



Ainsi, l'Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus est sollicité pour prendre part à ce rassemblement très significatif et particulièrement emblématique des trois cultures : musulmane, juive et chrétienne.

«Je suis absolument heureux de cette collaboration avec ces trois chœurs. C'est une initiative magnifique pour rassembler les différentes esthétiques de différentes communautés. Je pense que cela peut œuvrer à travers la musique au rapprochement des uns et des autres, à la paix et à l'amour. Il n'y a pas mieux pour arriver à cela, car la musique est le plus court chemin. Avec ces merveilleux chanteurs et ce beau travail, nous transmettons au public quelque chose qui laisse une trace de fraternité dans la tête et dans le cœur», précise M.Jean-Claude Casadesus.

Le Chœur des Trois Cultures était, donc, là pour éblouir. Dirigé par Michel Piquemal (France), Nayer Nagui (Egypte) et Jalila Bennani (Maroc), ce Chœur a interprété trois œuvres, respectivement en latin, en arabe et en hébreu.
Accompagné par le prestigieux Orchestre National de Lille et Jean-Claude Casadesus, le Chœur a séduit l'assistance venue nombreuse, par le grand ouvrage du répertoire sacré en latin, le Requiem de Fauré, avec en solistes Caroline Casadesus, soprano et Michel Piquemal, baryton. La seconde partie n'a été que plus sublime, enrichie de deux pianos et des percussions, avec la composition de Nayer Nagui «Falsafat Alhayât » (en arabe) dirigée par son auteur, et une autre en hébreu d'Alain Huteau sur des extraits du « Cantique des Cantiques » sous la baguette de Michel Piquemal.

Né de la volonté et de l'engagement de la Fondation des trois cultures, cet ensemble de chorales gagne d'année en année l'estime des publics, toutes nationalités confondues. Son engouement et son esprit d'ouverture touchent de plus en plus et deviennent le point d'orgue de cette manifestation. C'est que le Maroc est une terre de rencontre et de dialogue par excellence où le partage et l'échange sont à l'ordre du jour.

«Chaque année, ce sont des œuvres de très haut niveau, de grands chefs, qui sont interprétées par les chœurs des trois cultures. C'est aussi une occasion pour les jeunes de se rencontrer, de chanter ensemble, d'évoluer et ensuite tisser des liens d'amitié en dehors de la prestation. Nos jeunes ont, alors, l'opportunité de s'élever à un niveau international. C'est une belle aventure qu'ils sont en train de vivre », souligne Mme Jalila Bennani, chef de chœur marocain.

En effet, ce rendez-vous annuel rassemble des jeunes de différentes cultures qui sont là pour dire au monde qu'avec de la volonté et de l'amour, tout peut se faire. C'est l'objectif escompté par la Fondation des Trois Cultures qui œuvre pour rapprocher les Hommes, leur permettre de mieux se comprendre et de se rencontrer autour de valeurs communes. Le Choeur des Trois Cultures, composé de jeunes chanteurs arabes et européens appartenant au pays du pourtour méditerranéen, sont là pour réunir ces peuples de différentes cultures et confessions en vue d'un idéal de paix et de tolérance.
Pour cela, ils unifient leurs voix dans la convivialité et l'esprit de partage.
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L'Orchestre national de Lille
Créé en 1976 grâce à la volonté de la Région Nord / Pas-de-Calais et l'appui de l'État, l'Orchestre National de Lille s'est doté d'un projet artistique ambitieux initié par Jean-Claude Casadesus (Chef d'orchestre, compositeur, Chef fondateur de l'Orchestre National de Lille, président de Musique nouvelle en liberté, directeur musical de l'Orchestre Français des Jeunes), en direction de tous les publics : diffusion du répertoire, création contemporaine, promotion des jeunes talents, activités pédagogiques et actions jeune public. À l'invitation de son directeur, chefs et solistes internationaux s'unissent ainsi à l'Orchestre National de Lille pour « porter la musique partout où elle peut être reçue ».

En France, à l'étranger ou naturellement au coeur de près de deux cents communes de la région Nord / Pas-de-Calais qu'il irrigue musicalement dans une démarche exemplaire de décentralisation. L'Orchestre National de Lille s'est, ainsi, imposé en trente ans comme une formation prestigieuse, véritable ambassadeur de sa région et de la Culture française dans quatre continents et trente pays.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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1 mai 2008

Ambiance andalouse à la Villa des Arts de Rabat

· Panneaux explicatifs illustrés, maquettes, appareils olfactifs…

· Objectif: valoriser et promouvoir le jardin andalou


Plantes aromatiques, arbres fruitiers, produits horticoles… Les différents produits agricoles provenant de la période de la civilisation andalouse font l’objet d’une exposition intitulée «Le Jardin andalou», qui se tient à la Villa des Arts de Rabat jusqu’au 11 mai prochain. Organisée par la Fondation espagnole Founci (fondation de culture islamique), avec la collaboration de la Fondation ONA, «cette exposition itinérante vise à promouvoir la période andalouse par le biais d’un événement ludique et informatif», indique Meryem Mouline, directrice de la Villa des Arts de Rabat. D’énormes panneaux explicatifs illustrés (en espagnol, en arabe et en français) y sont installés.


Le visiteur apprend que l’eau était toujours présente dans tous les types de jardins et de propriétés rurales, sous forme de fontaines, jets d’eaux, étangs, canaux d’irrigation et bassins. Extrêmement valorisée, elle était même devenue un élément architectural et décoratif. D’ailleurs, si les exploitations agricoles de l’époque étaient performantes, c’est grâce à un savant système d’irrigation et de distribution d’eau (canaux d’irrigation, norias…), que les Andalous avaient hérité de leurs ancêtres du monde oriental islamique et des Romains.

Les norias étaient utilisées pour extraire l’eau des fleuves ou des canaux. L’eau était recueillie grâce à des récipients placés sur une roue actionnée par le courant. Lorsque la roue tournait à sa vitesse maximale, les récipients versaient l’eau dans un canal, à partir duquel elle était ensuite distribuée aux canaux d’irrigation des vergers et des jardins, aux bassins et aux canalisations urbaines.

L’exposition «Jardin andalou» présente plusieurs jolies maquettes en miniature représentant des systèmes d’irrigation de l’époque. D’après des descriptions anciennes, le jardin andalou était organisé de la manière suivante: les massifs de plantes aromatiques et de fleurs étaient situés près d’un bassin d’eau. Des vignes et des figuiers entouraient la propriété, tandis que les allées étaient couvertes par des treilles, en guise de pergolas. Les grands arbres fruitiers étaient plantés dans la partie nord pour protéger le jardin du vent.

Parmi les arbres fruitiers des jardins-vergers figuraient les palmiers dattiers, les grenadiers, les pêchers, les citronniers, les cerisiers, les cognassiers et les bigaradiers. Et ce, sans oublier les figuiers, oliviers, vignes et pommiers qui poussaient déjà dans la péninsule ibérique. Entre les arbres fruitiers, on trouvait des cultures de melons et de pastèques, d’aubergines, d’épinards, de fèves, d’artichauts, de carottes et de laitues, entre autres produits horticoles cultivés grâce à l’eau abondante provenant des canaux d’irrigation.

Afin de reconstituer l’ambiance des jardins-vergers andalous, la Villa des Arts de Rabat a apporté sur place une centaine d’arbres fruitiers (grenadiers, bigaradiers, oliviers…). Un coin «épices» a été aménagé, contenant toutes les épices utilisées à cette époque (clous de girofle, noix de muscade, cumin, poivre…).

De nombreux appareils olfactifs ont été installés dans les allées du jardin. Il suffit d’actionner des boutons pour faire monter des effluves de toutes sortes (plantes, fleurs et fruits). Ce qui fait ressortir la magie du lieu.

L’exposition a déjà été présentée à Madrid, Séville, Granada, Tolède, Ronda, Meknès, Fès, Tétouan, El Jadida et Essaouira. Elle se tiendra à la Villa des Arts de Casablanca du 28 mai au 27 juin, avant de poursuivre son périple à travers le Maroc.

Nadia BELKHAYAT

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29 avr. 2008

Jazz au Chellah à Rabat du 13 au 18 juin 2008



LE DIALOGUE INTERCULTUREL PAR LA MUSIQUE


Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah, qui sera à sa 13ème année en 2008, s'impose comme un événement incontournable de la scène culturelle de la capitale et du Maroc tout entier. Organisé depuis 1996 conjointement par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des États membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, ce festival est un témoignage concret du partenariat culturel Europe-Maroc.



UN CONCEPT UNIQUE
La musique ayant pour vocation d'unir les hommes autour des valeurs de partage, chaque année, le festival Jazz au Chellah accueille dix formations de l'Union européenne dont cinq partent à la rencontre de musiciens marocains autour du thème Jazz européen – Musiques Marocaines. Ces moments de fusion magiques et ces bouquets musicaux où se mélangent les mélodies des deux rives de la méditerranée ont fait de ce festival l'une des illustrations les plus abouties du dialogue entre l'Europe et le Maroc.

UN PUBLIC PASSIONNÉ
Depuis sa naissance, le Festival Jazz au Chellah a su démontrer que la musique n'a pas de frontière. Le jazz en est l'image puisqu'il est synonyme de liberté. C'est cette liberté qui a accompagné le festival de jazz européen tout au long de son évolution à la rencontre des musiques du Maroc et devant un public de plus en plus nombreux, de plus en plus jeune, de plus en plus varié (6000 personnes pour la seule scène du Chellah).


UN FESTIVAL - DES PARTENAIRES

La pérennité et la richesse de ce festival peuvent se résumer un seul mot : Fusion. Fusion des musiques, fusion des esprits et fusion des cœurs autour de mélodies savamment orchestrées par les musiciens européens et marocains. Ce métissage harmonique nous transporte, nous fait oublier les frontières géographiques que la musique, langage universel, transcende. Si ce Festival doit sa réussite à ce qui se passe sur la scène, il la doit aussi à ce qui se déroule en coulisses, avec l'aide précieuse et le soutien attentif et constant de tous les partenaires : le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé, les Ambassades, Le Goethe Institute, L'Institut français de Rabat, et les autres instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne qui accompagnent la Délégation de la Commission européenne dans la mise en place de ce festival.

Si l'illustration du partenariat euro marocain trouve toute sa signification sur la scène de ce festival, elle l'est encore plus en amont et en aval de l'évènement avec le travail des équipes de part et d'autre pour garantir la pérennité de cet évènement.

Pour en savoir plus sur le programme de Jazz au Chellah, le site officiel : http://www.jazzauchellah.com/

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25 avr. 2008

Génération Mawâzine 2008 : la consécration au bout de la rivalité



Génération Mawâzine tape plus fort cette année. Cette initiative des plus louables va, à pas de géant, vers les jeunes pour les propulser au devant la scène nationale et pourquoi pas internationale. L’inscription étant ouverte, une ribambelle d’artistes est d’ores déjà présélectionnée. Les meilleurs seront désignés à l’occasion de la 7ème édition du Festival Mawâzine Rythmes du monde du 16 au 24 mai.

Les présélections sont rigoureuses. C’est le moins que l’on puisse dire. D’autant plus que c’est le musicologue et chercheur, président du jury, Ahmed Aïdoun qui veille à ce qu’elles le soient. L’on est donc en droit de s’attendre à des prestations de haut niveau et à des talents d’ici et d’ailleurs, sortant de l’ordinaire. C’est d’ailleurs ce qu’on découvrira lors du festival qui prête son nom à ce concours musical des plus innovants.

Cette initiative ne date pas d’hier. Elle remonte, en effet, à 2006, où la volonté de faire connaître les jeunes talents et les aider à se lancer, a été clairement affichée. Avec du recul, nous pouvons dire que les concepteurs de cette idée ont vu juste. Pour preuve, toutes ces formations soutenues lors des éditions précédentes, tels que les groupes Hakmin de Meknès et May Ara-Fusion de Casablanca qui ont remporté ex-aequo le prix “Génération Mawazine” pour la catégorie Musique et Son.
Cet espace de rencontre, d’échange et de confrontation entre jeunes et rofessionnels a été le détonateur d’un lieu d’expression et de liberté ouvert aux jeunes talents en herbe. Chose qui s’est, positivement, répercutée la production musicale d’une jeunesse qui regorge de potentialités et de ressources artistiques.

Pour optimiser les résultants et toucher un plus grand nombre de postulant, on n’attend plus, tranquillement, que les dossiers de candidature déferlent. On va dénicher, grâce à la caravane Génération Mawazine, les talents là où ils se trouvent. Cela prouve une plus grande implication dans cet engagement. Tant mieux pour ceux qui, bourrées de talents, ne demandent qu’à être révélés. Ladite caravane se déplace à travers les diverses régions du Maroc pour donner à tous, la chance de s’exprimer. Mardi dernier, elle à jeté l’ancre à Fès où 19 nouveaux groupes musicaux venant, également de Hoceima, Meknès et Oujda ont été auditionnés.

A la demi finale, 30 candidats seront triés. Ils se produiront les 9, 10 et 11 mai prochain sur la scène Nouzhat Hassan à Rabat. Toutefois seuls, dix d’entre eux seront retenus. Ils auront la chance d’être révélés au public du 17 au 21, lors de la 7e édition du Festival Mawâzine Rythmes du monde qui se tiendra du 16 au 24 mai.
Autre nouveauté de cette troisième édition, la mise en place de trois prix. Ils primeront les groupe du «Rap et HipHop», du «Rock» et «Fusion et musique néo populaire». Les vainqueurs ne partiront pas bredouilles. Ils seront accompagnés par organisateurs pour l’édition de leur propre album avec un clip vidéo produit par la Société nationale de radio télévision. Celui-ci sera diffusé sur les chaînes nationales, pour être apprécié par le grand public. Sans oublier la participation au Festival Mawâzine Rythmes du monde 2009. Qui dit mieux ?


Le programme de Mawazine Rythmes du Monde 2008 en format PDF

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Rabat/Transport urbain - La ville teste les soumissionnaires


· Des précisions sont exigées sur le parc roulant, les prix...

· Les réponses avant le 28 avril


Difficile de trancher dans le dossier concernant la gestion déléguée du transport urbain au niveau de Rabat. Plusieurs dates ont été annoncées pour boucler cette opération, mais les habitants de la capitale attendent toujours la désignation du futur opérateur. Rappelons que trois consortiums restent en lice. Il s’agit de Keolis, National Express (maison mère d’Alsa) et Veolia (cf.www.leconomiste.com). Cette difficulté revient en particulier à la nature de l’opération qui n’a pas été basée sur un vrai cahier des charges avec des clauses précises. Chaque opérateur avait la possibilité de présenter sa proposition pour assurer cette prestation. «Il faut dire que les offres obtenues se différencient, mais elles sont d’une qualité professionnelle irréprochable», souligne une source proche du dossier. «Chaque proposition présente des points forts, mais également des faiblesses», ajoute la même source.

A titre d’exemple, les tarifs proposés sont intéressants par rapport à ceux pratiqués actuellement. Toutefois, «les offres des trois candidats ne répondent pas d’une manière satisfaisante aux attentes de la ville et aux enjeux», indique un membre de l’autorité délégante. Pour faire le bon choix, cette dernière s’est lancée dans un cycle de négociations avec chacun des trois candidats. Ces derniers sont soumis à un questionnaire très détaillé. Car les exigences de la ville sont claires, notamment en matière du parc roulant et des tarifs. «Pas question de vivre l’expérience de Casablanca qui a eu droit à des bus usagers», est-il indiqué. «On pourra accorder au nouveau gestionnaire un délai d’une année pour renouveler la totalité de son parc», indique un responsable de la wilaya. Pour les tarifs, l’autorité délégante cherche la mise en place d’un ticket unique permettant de se déplacer sur plusieurs lignes durant une durée déterminée, comme c’est le cas dans certains pays étrangers. Le volet social bloque aussi l’avancement de ce dossier. Les responsables de la ville cherchent à trouver une solution pour le redéploiement du personnel des sociétés privées et de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat. Plus de 2.000 personnes sont concernées.

Les trois candidats sont donc invités à répondre au questionnaire de l’autorité délégante avant le 28 avril.

Nour Eddine EL AISSI

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24 avr. 2008

Les «Jardins suspendus» de Abdelhay Mellakh à la galerie Bab Rouah

Entre transparence et opacité, les toiles de l'artiste sont une invitation à la réflexion

Un monde d'élévation et de transcendance, voilà ce que nous propose l'univers chromatique de Abdelhay Mellakh. Un univers tout en couleurs, peuplé de signes, de symboles et de talismans sortis tout droit de sa mémoire et de ses souvenirs.

Par des moments de grâce, il couche sur ses toiles cette profusion d'idées et d'objets qui forment l'identité même de l'artiste. Et c'est ainsi qu'au fil des années, il s'est forgé un langage à lui dont l'alphabet est constitué d'éléments récurrents. Une main, un œil, une colombe… sont autant de repères qui caractérisent et identifient l'œuvre de Mellakh.

Ces objets, qui acquièrent partant le statut de symbole, captent la lumière pour mieux la réfléchir. Tantôt flamboyante tantôt suggestive, la couleur capture, à son tour, le regard et l'éblouit. Le peintre la façonne et la transforme selon son bon vouloir ou probablement en fonction de son état d'âme. Car chez Mellakh, la toile n'est que le prolongement de son être.

Il livre son expérience à l'autre et l'invite à y réfléchir. Besoin de partage, d'extériorisation ou d'expression pour se libérer ? Il s'agit probablement de tout cela à la fois. Ce qui est certain, c'est qu'en livrant son œuvre, il offre une partie de lui-même, de l'humain qui est en lui. Effet de miroir garanti. « En se mettant devant mes toiles, j'aimerais que le spectateur se regarde lui-même. Et pour qu'il puisse apprécier ma peinture, il faut qu'il se pose des questions en vu de mieux appréhender ses racines et être en harmonie avec sa propre culture. De ce fait, je ne fais que refléter l'image de l'autre. J'essaie d'écrire et de traduire d'une écriture comme toutes les autres», proclame Abdelhay Mellakh. Celui qui se retrouvera face-à-face avec les peintures de notre homme les caressera, les embrassera et s'y introduira comme on pénètre dans un havre de paix. « Qu'il la voit avec un œil profond, car elle contient une clé de savoir et renferme de la sensibilité et de la sensualité», recommande l'auteur.

Aujourd'hui plus qu'à n'importe quel moment de son existence, la peinture de Mellakh a atteint une maturité qui lui permet de prétendre à la transparence. «Je suis arrivé à un moment où je travaille sur la transparence totale. Je suis presque parvenu à atteindre le blanc qu'on travaillait par de petites touches de jaune, de bleu et de rouge primaire, sachant qu'il n'est pas aisé pour un artiste d'y arriver», confie-t-il. Et le critique d'art Abderrahman Benhamza de renchérir: «Depuis deux ou trois ans, la palette de Mellakh a subi des transformations sensibles, émouvantes, au niveau des formes, de leur spatialisation et des motifs qu'il thématise autrement. A première vue, c'est une peinture qui se veut plus aérée, avec parfois des effets pastel, où le souci du détail disparaît derrière une plus grande liberté de mouvement, un foisonnement de traits colorés inscrits vivement sur la toile. Mellakh se joue allégrement de ses coloris, à la manière expressionniste, suggérant les contours et semant les tons qui, seuls, assurent l'équilibre des formes et déterminent la vision globale».

Depuis 40 ans qu'il peint, Mellakh ne cesse d'étonner par son esprit créatif, son sens des mélanges et sa sensibilité artistique. «L'artiste évolue avec le temps», reconnaît-il, avant d'enchaîner avec cette affirmation qui fleure bon la sagesse philosophique. «Ce n'est pas le temps qui conditionne l'artiste mais c'est ce dernier qui conditionne le temps. J'ai toujours essayé d'inventer de novelles choses, d'être un peu à l'avant-garde, d'être pionnier et prévoyant». Il faut dire aussi que cette témérité de ce besoin de renouveau a toujours donné de bons résultats. Preuve en est qu'aujourd'hui le nom de Mellakh sonne comme une pièce d'or dans le panthéon des arts plastiques marocain. Durant ses années d'exercice, il a su se constituer une personnalité artistique bien à lui quoique se proclamant libre de toute appartenance académique.


Et c'est justement pour célébrer ses 40 ans d'exercice artistique que le ministère de la Culture organise une grande exposition des œuvres de Mellakh intitulée « Jardins suspendus». Elle a lieu à partir d'aujourd'hui à la galerie de Bab Rouah à Rabat jusqu'au 30 mai. Elle représente le fruit de toute une vie de création.Une vie passée à réfléchir sur l'art, la matière et la peinture. Il s'agit, comme l'artiste se plait à le répéter d'une expérience soufiste qui reflète la transparence d'une âme fragile qui essaie de donner quelque chose pour l'art ou pour les autres.
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Témoignage

« Je ne peux m'empêcher, face aux travaux de Abdelhay Mellakh, de narrer la perception disputant la priorité à la dimension émotionnelle.Quelque part, l'enfoui bien disant en moi fait surface, m'interpelle et me convie à écouter mes vibrations instantanées, à laisser la tension esthétique s'organiser autour de l'irrégulier et de l'asymétrique comme pour affoler l'espace d'éléments ébauchés à main levée sans affiner les alentours des aboutis. Et mon regard butine à sa guise. Bien que l'énoncé de la peinture de A. Mellakh ne soit pas anecdotique, j'arrive à déceler la multiplicité du dire, des balbutiements, du silence tapi au sein même de l'attirance oculaire.

A travers les formes, les symboles, la franchise et les contours des couleurs, le regard se trouve surpris, sinon perturbé par les parallèles qui se rencontrent, les triangles, les spirales et les cercles qui ne tournent pas en rond. Car cette peinture s'adonne entre le signe plutôt esquissé qu'éclaté,le geste fougueux, débordant ses limites, sans pour autant coller de force un signifiant sur un signifié. Quelquefois à travers l'allusion et le clin d'œil », affirme Mohamed Loakira, poète.

Par Kenza Alaoui | LE MATIN

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23 avr. 2008

Rabat/tramway - de «gros détails» encore à régler



· Des bidonvilles et une décharge proches de la ligne

· 100 tombes à déplacer pour élargir l’emprise de la voie


Ce n’est plus un rêve, mais une réalité. Le projet de tramway de Rabat prend forme et les travaux avancent conformément à un planning très précis. La direction de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB) annonce d’ailleurs que les travaux de déplacement des réseaux d’eau, d’électicité et de télécommunications sont effectués à plus de 60%. Maintenant, on passe à l’aménagement de la plateforme de la future ligne de tramway. Plus de 1 km a été déjà réalisé. Deux fronts, l’un situé à Salé et l’autre au niveau de l’avenue Al Alaouiyne à Rabat, sont ouverts.

Cependant, il reste de «gros détails» encore à régler le long du tracé, à Salé. Des points qui préoccupent les responsables de l’agence. Le premier est d’ordre social. Il s’agit d’une zone de bidonvilles proche de la ligne n°1 du tramway, exactement au niveau du quartier Hay Karima, terminus de la ligne. «Avec l’aide de la commune de Salé, on essayera de reloger les 200 familles qui habitent cette zone», a indiqué Lemghari Essakl, directeur général de l’ AAVB. Le terrain libéré permettra la construction du nouveau centre de maintenance du matériel ainsi que le siège du futur exploitant de ce projet. L’éradication de ces bidonvilles est nécessaire pour garantir la sécurité de la circulation du tramway. Sur ce volet, on doit se rappeler les énormes dégâts supportés par l’Office national des chemins de fer (ONCF) dont les trains font l’objet de jets de pierres par des riverains.



Autre point à résoudre, celui d’une ancienne décharge, située au niveau du boulevard Hassan II, juste après le carrefour de Bettana à Salé. A noter que le terrain appartient aux domaines des Habous. «Avec ce département, on souhaite développer un partenariat pour réhabiliter le site pour qu’il soit en harmonie avec le projet du tramway», souligne Essakl. Enfin, dernier problème, et non des moindres, il reste à déplacer une centaine de tombes du cimetière Sidi Belabass, et ce, pour permettre d’élargir l’emprise de la voie du tramway. Des négociations sont en cours pour trouver une solution qui contente toutes les parties.

Par ailleurs, rappelons que plusieurs conventions ont été signées en marge de la visite de la délégation française, menée par le Premier ministre, François Fillon. Il s’agit notamment d’un contrat portant sur la réalisation de la plateforme et la pose de la voie ferrée. Le coût de l’investissement s’élève à 80 millions d’euros, soit l’équivalent de 880 millions de DH. Le marché a été décroché par un groupement composé de Colas Rail (France) et GTR (Maroc). L’entreprise est déjà à pied d’œuvre sur le chantier. A noter aussi une autre convention visant l’acquisition du matériel auprès du constructeur français Alstom dont le coût dépasse un milliard de DH hors taxe. Dans le cadre de cette opération, le gouvernement français a octroyé au Maroc un prêt de 150 millions d’euros, soit plus de 1,5 milliard de DH avec des conditions avantageuses pour la partie marocaine. En effet, le taux d’intérêt est fixé à 2,38% et le remboursement étalé sur 30 ans, à partir de la 5e année d’activité.

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Lyon comme modèle

Les responsables de l’ AAVB penchent pour le modèle d’exploitation du tramway de la ville de Lyon. Pourquoi? La durée de la délégation est largement courte, ne dépassant pas 6 ans, ce qui permet de faire jouer la carte de la concurrence entre plusieurs opérateurs. Cela se traduit par une amélioration de la qualité avec un coût du service supportable par les usagers. Sur ce point, il faut retenir qu’un appel d’offres à manifestation internationale sera lancé prochainement par l’agence pour choisir le futur exploitant du tramway de Rabat-Salé.

Nour Eddine EL AISSI

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Jazz au Chellah - «Un tour d’Europe» pour les 13 ans

· Au menu, jazz oriental, électro, latin, classic…

· Un beau trio métissé en clôture


Les amateurs de jazz sont servis. La délégation de la Commission européenne au Maroc leur donne rendez-vous du 12 au 16 juin à l’occasion du «Festival Jazz au Chellah», qu’elle organise chaque année depuis 13 ans. Et ce, avec l’aide des ambassades et instituts culturels des Etats membres de l’UE et en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat Salé.

L’un des objectifs de cette manifestation est de témoigner du partenariat culturel entre l’Europe et le Maroc et d’illustrer le concept du dialogue entre les peuples et les cultures, à travers la musique.C’est encore une fois sur le magnifique site Chellah à Rabat qu’auront lieu tous les concerts.

Pour ses 13 ans, le festival fait le tour de l’Europe en jazz. Au menu du jazz oriental, de l’électro jazz, de la musique du monde revisitée, du classic jazz et également une des plus belles fusions jazz au monde.

Habib Achour, directeur artistique Europe a préparé un voyage musical varié.
Pour sa part, Majid Bekkas, directeur artistique Maroc, organisera des rencontres musicales entre les groupes européens et marocains. Parmi les artistes les plus attendus, citons le trio autrichien de Wolfgang Muthspiel avec Youssef Dhafer à la guitare et Said Nouiar à la flûte.Figurent aussi en bonne place l’électro jazz hollandais du groupe State of Monc, les sonorités bien marocaines du violon d’Ahmed Cherkani et les percussions de Abdellah Allaoui.

Hassan Boussou, en digne héritier de son père feu Hmida Boussou, portera bien son patrimoine gnaoui à la rencontre des sons du balafon de Lansiné Kouyaté.
Quant à Flavio Boltro, le fougueux trompettiste italien, il additionnera son énergie aux percussions de Jauck El Maleh et au Oud de Youssef Oulmadani.
Pour clôturer en beauté cette 13e édition, une rencontre exceptionnelle: le plus beau trio de jazz métissé - Majid Bekkas, Joachim Khun et Ramon Lopez nous présenteront pour la première fois au Maroc le projet Kalimba, qui compte parmi les 10 meilleurs albums jazz de 2007.

Nadia BELKHAYAT

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17 avr. 2008

Kasba en concert à Rabat le 20 mai 2008 pour le festival Mawazine

Mardi 20 mai 2008, à Rabat, l'ambiance sera plutôt fiévreuse. Le groupe Kasba donnera un concert à la Place Moulay Hassan, dans le cadre de la 7ème édition du Festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra du 16 au 24 mai.

Vitrine de toutes les fusions, le groupe Kasba est le fruit d’une rencontre entre des musiciens marocains et hollandais. Le groupe a donné naissance à une musique qui entremêle rythmes, cultures, dialectes, costumes, instruments et danses. C’est leur devise : le métissage culturel. Les sons de la musique nord-africaine se fusionnent à ceux de la musique world. Résultat : Des costumes qui resplendissent et des instruments qui étonnent. Un mélange palpitant de sons et de cultures qui nous mène à ne jamais fixer de barrières entre les différentes expressions musicales. Le raï se mêle aux rock, reggae, pop et à la musique gnaoua. Des styles qui se côtoient et se rapprochent. Des sonorités dialoguent, communient et se conçoivent. Des harmonies s'embrassent et s'entrelacent. Et des traditions se déterrent, se dévoilent, se libèrent, se distinguent et se perpétuent. Des danses qui s'expliquent et s'expriment, des chants qui se retiennent, se fredonnent, confessent, rient et pleurent, contestent et louangent. Déchaînant leurs passions, les artistes impliqués dans ce groupe partagent, surprennent, se retrouvent et se découvrent.
Tout a commencé en 2002 quand le groupe Kasba a été invité pour animer la cérémonie du mariage entre le prince Willem Alexander et son actuelle femme Maxima. La cérémonie a été diffusée en direct sur bon nombre de chaînes télévisées de 64 pays. Synthés en puissance; des percussions, des rythmes arabisants s'occidentalisent, font danser et s'annoncent même comme le début d'une carrière prometteuse et d'un catalogue riche et diversifié. Dès lors, la carrière du groupe fut lancée. Kasba s’invite des TV Shows un peu partout. Les morceaux de Kasba font le tour des stations radio néerlandaises et mondiales. Au cours de la même année, le groupe produit son premier album intitulé «Sidi Yahia». Cet album a permis à cette formation de participer à de nombreux festivals au Maroc notamment Festival Rawafid (Casablanca), Festival de Rabat, Festival de Raï Berkane et Festival Mawazine. Puis, il entame une tournée en Belgique et aux Pays-Bas.

En avril 2004, Kasba livre un deuxième intitulé «Chouf Chouf », très salué par les critiques. L’album a été accompagné d’un vidéo clip «Yama Bomba » qui reste à la première position au classement des hits de l’émission marocaine « Noujoum Al Hijra » pendant trois mois successifs.

En 2006, un documentaire retraçant le parcours du groupe a été sur la chaîne nationale hallondaise. En 2007, Kasba se retrouve sur scène avec un nouvel opus nommé «Zig Zag». De son côté, leur public apprécie, s'initie, s'implique, se familiarise, s'imprègne, se mélange, et grandit.

C'est une formation dont l'audace créative marie Jamaïque et Orient, arabe, français et anglais, guitare électrique et bendir, banjo et derbouka. On a l'impression que cette musique voisine avec un chaoui ou un chaâbi, se confond en raggae, swingue aussi de rap et de hip-hop originalement scandés. Toutes ces pièces font foi d'une culture mixte au carrefour du Maroc et le reste du monde. Pour le public de Mawazine, Kasba vous proposera de nouveaux horizons. Le rendez-vous est fixé le mardi 20 mai 2008, à la Place Moulay Hassan, à Rabat. Bon spectacle!

Repères

Dieter vd Westen : Basse et chant
Roel Denteneer : Guitare et chant
Khalid : Percussion et chant
Abdel : Percussion, batterie et chant
Zohir : Keyboards et chant
Eduard, Peter & Paul : clarinette
Santino : Percussion & vocals
Majid : Percussion & vocals
Bedrane:Guitars & vocals
Wouter : Keyboards
Tjerk : Chant


Ayoub Akil

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Rabat/Collecte des déchets-Segedema conteste les choix de la ville

· Elle estime que son offre est meilleure sur le plan technique

· «Service public oui, mais à prix raisonnable», répond l’autorité délégante


La collecte des déchets est une activité qui rapporte gros. Pour preuve, l’importance des soumissionnaires à l’occasion du renouvellement des contrats de gestion déléguée des quatre arrondissements de Rabat : Hassan, Yacoub Al Mansour, Agdal-Ryad et Youssoufia-Souissi (cf :www.leconomiste.com). Rappelons que les marchés ont été octroyés à Veolia Propreté, Tecmed et Sita-Al Beida. Seulement, ces décisions sont aujourd’hui contestées par deux sociétés qui estiment «avoir été écartées injustement». Il s’agit de Segedema (filiale de Pizzorno Environnement) et de Nicollin-Sosnnad qui étaient respectivement chargées de la collecte et du nettoiement au niveau des communes d’Agdal-Ryad et celle de Yacoub Al Mansour. La tension a atteint son comble quand Segedema a refusé de céder le site pour son remplaçant, en l’occurence Tecmed. Le premier veut continuer son service jusqu’à la prononciation de l’adjudication définitive par les autorités compétentes. En clair, la wilaya, la ville et les ministères de l’Intérieur et des Finances.


Pour Segedema, la passation des marchés manque de transparence. Selon la société, «son offre aurait été la plus conforme au cahier des charges». Un communiqué a été diffusé dans ce sens. Et toujours selon le même document, «la satisfaction des exigences du cahier de charges passe obligatoirement par une grande innovation dans le matériel de travail, les procédés techniques et le mode de gestion». En résumé, pour la direction de Segedema, «il subsiste un risque important que ces adjudications provisoires soient basées sur le principe du moins disant et non sur celui du mieux disant comme prévu dans le cahier des charges «. «Effectivement, l’offre de Segedema, à l’instar de celles des 3 opérateurs retenus, est irréprochable sur le plan technique», confirme un membre de la commission chargée de l’examen des offres. Et d’ajouter que «Segedema a été écartée à cause de son offre financière trop élevée par rapport aux propositions des autres concurrents», précise la même source. En clair, l’autorité délégante cherche à assurer ce service public, mais avec un coût raisonnable pour la ville. D’ailleurs, le jeu de la concurrence a profité à la collectivité. En effet les offres proposées par les opérateurs ont été réduites de plus de 20% par rapport aux prix des contrats adjugés il y a 6 ans. Ce qui prouve que leur marge bénéficiaire a été confortable. A titre d’exemple, Veolia a conservé le quartier de Hassan en proposant 25,4 millions de DH alors que le prix de la prestation au titre de l’ancien contrat a été de 31 millions de DH.

Nour Eddine EL AISSI

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13 avr. 2008

Grève des sociétés de transport urbain à Rabat


Les usagers sont les principales victimes

Subitement et sans le moindre préavis, 6 sociétés ont décidé d’interrompre leur activité de transport dans le périmètre urbain de la wilaya de Rabat-Salé, pour entrer ainsi dans une grève en un jour qui enregistre l’affluence la plus dense de la semaine. Cette grève a été justifiée par la remise en fonctionnement de la ligne 55 attribuée à la société « Al Walja », la réduction d’un dirham du prix du ticket sur la ligne Rabat-Aïn Aouda ainsi que pour les facilités accordées par les sociétés « Al Walja » et « Raha » aux étudiants, à partir de 35 dh par mois.

De nouveau, le conflit entre les sociétés de transport urbain dans la wilaya de Rabat-Salé refait surface à cause de l’issue juridique trouvée pour remettre en fonction la ligne 55 selon laquelle il a été décidé de remettre en activité la société « Al Walja » légalement, en particulier après les accusations formulées par certaines sociétés de transport urbain concernant l’illégalité de la ligne 55 qui était desservie par la société « Raha » et qui a été suspendue durant une longue période à cause de son coût élevé et de son long trajet.

Parmi les conséquences de cette grève subite, décidée par certaines sociétés de transport urbain, figure au premier chef la perturbation du transport urbain.

En effet, de nombreux usagers de ce transport sont arrivés en retard à leurs lieux de travail ou à leurs rendez-vous, d’autant plus que de longues files d’usagers ont été observées au niveau de différents arrêts de bus, dans l’attente d’un moyen de transport alternatif pour les acheminer vers leurs lieux de travail à Rabat.

Cette grève constitue, en effet, un nouveau « mode de conduite », car il est rare de voir les sociétés de transport recourir à la grève. Jusqu’à quand va durer cette situation ?

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11 avr. 2008

La justice met le « sabot » aux sociétés de stationnement de Rabat


Vers une révision des contrats...

La justice, par le biais du tribunal administratif de Rabat, a annulé l’article 4 du contrat liant le Conseil communal à la société de parking par la mise en place de centaines d’horodateurs dans les artères de la capitale.

Ce verdict vient confirmer d’une manière flagrante et irréfutable l’utilisation abusive et illégale du sabot puisque ces sociétés de parking « sévissant » à Rabat ont profité sans vergogne d’un vide juridique.

Une proposition de loi émanant du Groupe Istiqlalien, et visant à combler ce viol juridique, a atterri au bureau de la première Chambre du parlement.

Ainsi, ce texte a pour ambition de combler un vide juridique qui en a fait voir de toutes les couleurs aux automobilistes des grandes villes du Royaume et pas seulement ceux de la capitale.

En effet, l’utilisation du sabot de manière illégale avec l’immobilisation des véhicules sur la voie publique était devenue une hantise depuis quelques mois et la polémique n’a pas cessé de faire la « une » des principaux titres de la presse nationale.

Le texte de loi fait partie des 27 propositions de lois qui trônent sur le bureau de la Chambre des Représentants.

Déposé vers la fin de la session d’autonome, ce texte, une fois programmé, sera examiné par la commission de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, au cours de l’actuelle session de printemps, nous confie-t-on.

Il vise, en cinq articles, d’interdire la mise sous séquestre et l’immobilisation des biens privés en dehors de toute procédure légale. Il a, de même, pour objectif d’instaurer des sanctions en cas d’infraction de cette interdiction et permettre aux victimes de réclamer un dédommagement.

Ainsi, selon ce texte, il est formellement interdit d’immobiliser ou de mettre sous séquestre des biens privés par des personnes morales ou physiques privées sans en avoir reçu l’autorisation explicite de l’autorité judiciaire compétente.

Le second article de la proposition de loi stipule que l’opération de mise sous séquestre, une fois autorisée par le juge, se fait selon le code de la procédure civile.

Toute infraction sera sanctionnée par une amende allant de 5000 à 10.000 dh, qui sera portée au double en cas de récidive, stipule le troisième article.

Quant au quatrième point de la proposition, il autorise les personnes victimes d’un tel abus à recourir à la justice pour réclamer une réparation morale.

Des dommages qui seront fixés selon la valeur du bien séquestré, le véhicule en l’occurrence, et le statut social de la personne lésée.

Il faut rappeler que quelques semaines avant le dépôt de cette proposition de loi par le Groupe Istiqlalien à la Chambre des Représentants, le ministre de l’Intérieur avait souligné le caractère illégal du sabot, tel que pratiqué jusqu’ici.

Aujourd’hui, après le texte de loi qui vise à combler le vide juridique de la pratique du sabot et après les jugements qui font désormais jurisprudence, une autre action est menée sur un autre front : celui du ministère de l’Intérieur, autorités de tutelle des collectivités locales, qui compte procéder à la révision des contrats conclus entre les collectivités locales et les sociétés en charge de la gestion du stationnement des voitures dans le sens où la tâche de l’immobilisation des véhicules relève, en effet, de la compétence de la police administrative des collectivités locales. Outre le caractère illégal confirmé par la justice, seuls les agents publics ont finalement le droit d’exécuter les décisions de la police administrative qui sont du ressort du président du Conseil communal.

En attendant que le ministère de l’Intérieur mette en place les mesures appropriées pour la conformité de cette procédure aux lois en vigueur, espérons que les usagers de la route ne subiront plus le casse-tête du harcèlement par sabot dans des artères envahies par le stationnement payant.

Hafid FASSI FIHRI

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7 avr. 2008

La ville de Rabat renouvelle ses contrats de collecte des déchets

· Veolia Propreté, Tecmed et Sita-Al Beida, les nouveaux délégataires

· Certains opérateurs contestent la décision


Les responsables de la ville de Rabat ont mené une véritable course contre la montre pour examiner les appels d’offres concernant le marché de concession de la collecte des déchets ménagers. Quatre arrondissements de la capitale sont concernés. Il était donc important de rattraper le retard enregistré lors de la préparation du nouveau cahier des charges après que les contrats initiaux soient arrivés à terme (www.leconomiste.com).

La désignation des opérateurs sélectionnés a été annoncée le 3 avril en fin d’après-midi. Il s’agit de Veolia Propreté, Tecmed et Sita-Al Beida. Ainsi, le premier opérateur prolonge son contrat dans l’arrondissement de Hassan et s’en adjuge un second, en l’occurrence Yacoub Al Mansour. En tout, la filiale française devra assurer la collecte de 120.000 tonnes/an de déchets produits par quelque 400.000 habitants. Le coût de la prestation pour les deux lots s’élève à 45 millions de DH TTC. Pour les autres arrondissements, à savoir ceux d’Agdal, Hay Ryad et Youssoufia-Souissi, le marché a été confié à Tecmed. Le coût de la prestation est de 44,5 millions de DH TTC. Il s’agit de ramasser 100.000 tonnes/an de déchets pour une population de 300.000 personnes. A noter que les délégataires devront aussi assurer le nettoiement des rues. Déjà, vendredi matin, les sociétés se sont mises au travail; les précédents contrats étant arrivé à échéance. Et Veolia a entamé des négociations pour embaucher 200 employés qui travaillaient avec l’ancien opérateur.

Par ailleurs, la collecte des gravats et des déchets verts sur l’ensemble de la capitale a été confiée à Sita-Al Beida pour un montant de 20 millions de DH. En tout cas, la Wilaya a atteint ses objectifs. Le ramassage des ordures sera assuré par des professionnels. Le coût des prestations dépasse les 110 millions de DH. Signalons que les grands perdants dans cette opération sont Sogedema et Nicollin-Sosnnad qui détenaient respectivement les marchés de Agdal-Hay Ryad et Yacoub Al Mansour. Selon des sources proches du dossier, la passation de consignes entre Nicollin-Sosnnad et Veolia, a été marquée par un climat tendu. L’opérateur déchu contestant la procédure de sélection. Selon son directeur général, Saïd Abdelkader Figuigui, les autorités compétentes auraient accordé peu d’intérêt à son dossier. «Les jeux étaient faits d’avance», accuse-t-il. Il ajoute que l’affaire pourrait être portée en Justice.

Nour Eddine EL AISSI

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3 avr. 2008

Aménagement de la vallée du Bouregreg - "Nous respecterons le timing" : entretien avec M. Lemghari Essakl, DG de l’AAVB


· Une filiale pour l’exploitation du tramway

· Une cité lacustre en projet


Le chantier est colossal. Et pour la région de Rabat, il constitue un levier de développement local. En effet, l’aménagement de la vallée du Bouregreg, lancé en 2006, rythme désormais la vie des habitants. Et, selon Lemghari Essakl, directeur général de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), les ouvrages seront livrés dans les délais.

· L’Economiste: L’aménagement de la vallée du Bouregreg est mené sur plusieurs fronts. Les chantiers sont-ils dans les temps?

- Lemghari Essakl: Tout à fait. Le pari est de taille et nous avons l’intention de le gagner.
La plupart des chantiers sont en cours de réalisation comme la marina, le pont Moulay El Hassan, le port de pêche, le tunnel sous les Oudayas et le tramway. Pour ce dernier volet, rappelons que le dernier conseil d’administration a donné son accord pour la création d’une filiale qui sera chargée de sa réalisation et de son exploitation, annoncée pour 2010.

· Le financement de ces projets ne pose-t-il pas un problème pour la trésorerie de l’Agence?

- Pas du tout. Pour l’heure, nous disposons d’une trésorerie confortable permettant d’honorer les décaissements prévus en 2008.
Toutefois, il faut noter qu’en 2009 et 2010, la cadence va s’accélérer. Mais on pourra recourir à des emprunts pour assurer la mobilisation d’une partie des fonds nécessaires pour financer l’achèvement des travaux. L’Agence compte par ailleurs sur ses partenaires publics et privés pour tenir ses engagements.

· A propos de partenariat, comment sont vos relations avec la société Sama Dubaï, chargée de l’aménagement de la séquence 2 du projet?

- Leurs engagements sont tenus à tous les niveaux. C’est formidable, eu égard à la complexité du projet qui consiste à construire une cité lacustre sur un site de 112 ha. La conception est donc différente de celle de la première partie Bab Al Bahr. Il s’agit d’une ville piétonnière dont l’essentiel de la circulation se fera en sous-sol.

Propos recueillis par N.E.A.

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Aménagement de la vallée du Bouregreg : les premiers ouvrages livrés fin 2008



L’aménagement de la vallée du Bouregreg est un projet intégré qui transformera la configuration de la capitale à plusieurs niveaux. La région réalise là un vieux rêve qui va la projeter dans le futur, dès cette année. En effet, les premiers ouvrages, comme le port de pêche de Salé, seront livrés avant fin 2008


· Pont Moulay El Hassan


Long de 1.200 m, large de 46 m et haut de 12,8 m, le pont Moulay El Hassan permettra d’assurer la fluidité de la circulation entre les deux rives. La conception et la maîtrise d’œuvre de ce projet ont été confiées à Marc Mimram, un bureau d’études de renommée internationale. C’est l’entreprise SGTM (Maroc) qui est chargée de la réalisation des travaux lancés par le Souverain en décembre 2007. Le coût global du projet avoisine 1,1 milliard de DH. En principe, l’ouvrage serait mis en service à fin 2010 (Ph. CZ)

· Marina

Le projet, dont le coût avoisine 193 millions de DH, a été réalisé dans un temps record, soit sept mois. Le chantier a été confié à trois entreprises, à savoir GTR, Sogea Maroc et Metalu. On attend l’achèvement des procédures administratives ainsi que les travaux de balisage et de signalisation pour ouvrir cette marina pour les bateaux dont la longueur pourra atteindre 25 m. Sa capacité s’élève à 230 anneaux auxquels s’ajouteront 120 autres avec l’extension prévue à l’horizon 2010. La gestion de cette infrastructure sera menée par Bouregreg Marina, filiale de l’Agence (Ph. Bziouat)

· Port de pêche

C’est un projet qui s’inscrit dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) au profit des pêcheurs traditionnels de Salé. Les travaux de cette infrastructure, dont le coût s’élève à 77,5 millions de DH, ont été confiés à l’entreprise Sogea Maroc. La date de livraison de ce chantier est prévue fin 2008 (Ph. Bziouat)

· Tunnel




Il s’agit d’un ouvrage d’une longueur de 1,022 km dont une partie traversera une zone sensible et accidentée, notamment au-dessous des fondations du site historique de la kasbah des Oudayas. C’est le groupement italien Pizzarotti Alpi de Co qui a décroché le marché, dont le coût d’investissement s’élève à 491 millions de DH. Le taux d’avancement des travaux est estimé à plus de 12% (Ph. CZ)

N. E. A.

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Tramway: le projet prend forme

· Les travaux de déviation des réseaux réalisés à 60%

· Lancement d’un appel d’offres pour la construction de 17 stations électriques


Le tramway de Rabat sera fini dans les temps, c’est-à-dire en 2010. Date qui dotera la ville d’un mode de déplacement moderne, à la silhouette futuriste et apprêté d’équipements de dernière génération. Le tout alliant accessibilité à tous les usagers et respect de l’environnement. Déjà, les travaux de déviations des réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunication sont réalisés à 60%. D’un investissement de 200 millions de DH, ils sont menés respectivement par Redal, Maroc Telecom et Méditel sous la coordination de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB). Actuellement, la réalisation de la plateforme de la ligne du futur tramway est en cours. Les rails seront posés sur cette infrastructure en béton d’une largeur de 7 m. Deux lignes sont prévues: la première reliera Tabriket (Salé) à la cité universitaire de Rabat; la seconde partira de la gare routière de Salé vers le quartier l’Océan tout en longeant la médina. Pour le moment, deux fronts de travaux ont été ouverts, le premier situé au bd Alaouyine à Rabat et le second à Salé au niveau de l’avenue Mohammed V. Au total, l’ouverture de 7 fronts est prévue pour la réalisation des travaux des infrastructures dans un délai de 22 mois.



A noter, le lancement d’un appel d’offres pour la réalisation de 17 stations le long du trajet du tramway. Ces postes vont assurer l’alimentation des rames en énergie en basse tension. Par ailleurs, l’appel d’offres pour le matériel roulant a été adjugé au français Alstom, en novembre dernier. Ce dernier devrait un parc de 22 rames de 60 m chacune (cf. www.leconomiste.com). Pour la réalisation de l’ensemble des travaux d’infrastructure, l’Agence table sur un coût d’investissement de 2,5 milliards de DH. Les responsables de l’Agence ont déjà localisé l’emplacement du futur centre de maintenance ainsi que celui du poste d’exploitation. Ces derniers seront construits à Salé, au niveau de Hay Karima. L’appel d’offres pour la réalisation a été lancé, et le coût d’investissement de ce centre est estimé à 250 millions de DH, y compris les équipements. Le projet du tramway s’inscrit dans le cadre d’une vision de transport en commun pour faciliter le déplacement des habitants entre les différentes agglomérations de Rabat. Cette vision est basée sur le principe de la complémentarité entre le tramway et les autres modes de transport, en particulier les bus. Cette préoccupation est parmi les causes qui ont retardé jusqu’à présent la désignation du futur gestionnaire des bus à Rabat. «L’analyse des offres présentées par les trois soumissionnaires en lice a montré que ces derniers ont prévu des lignes qui risquent de mettre en péril la rentabilité du tramway», souligne une source proche du dossier au niveau de la wilaya. Cette dernière est en cours de négociations avec les trois candidats: Veolia, Keolis, National Express (maison mère d’Alsa). Il s’agit de mettre en place les conditions favorables pour garantir une complémentarité optimale entre les deux modes de transport pour en permettre aux usagers d’en tirer profit sur le plan de la qualité et du prix. Il faut rappeler que cette préoccupation a été prise en considération lors de la définition du tracé de la ligne du tramway. Ainsi, 8 pôles d’échange avec les bus sont prévus et trois parkings relais seront aménagés au niveau des stations terminus.

N. E. A.

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31 mars 2008

Le parc zoologique de Rabat ouvrira ses portes en 2010

Le parc zoologique ouvrira ses portes en 2010
Les travaux seront lancés au cours du deuxième semestre 2008


Suite à la polémique suscitée par l'inquiétude des défenseurs de l'environnement quant au devenir des animaux du parc zoologique et de loisirs de Rabat, qui a fait l'objet d'une convention en 2006 entre la région de Rabat, le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) et un groupe immobilier, le HCEFLCD livre enfin sa version des faits.

D'après lui, la tendance actuelle s'oriente vers une réhabilitation des espaces zoologiques selon un concept ouvert, conçu sur la base de vues séquentielles, de paysages reconstitués et d'expositions multi-espèces. Rappelons que le zoo actuel de Témara, qui regroupe une collection animale variée, ne répond à aucun standard international et est en pleine dégradation en raison du manque d'entretien. Aussi, face à cette situation, l'Etat a décidé de construire un nouveau parc zoologique répondant aux normes internationales en matière d'exposition interactive de la collection animale, d'éducation relative à l'environnement…

Pour cela, en 2007, la société «Jardin zoologique national S.A» dont la mission principale est de réaliser cet ouvrage et dont le conseil d'administration est présidé par le Haut commissaire, Abdelaadim El Hafi, a été créée. Cette dernière a fait appel aux services d'une consultation spécialisée pour mener à bien ce projet qui s'inscrit dans la série des chantiers pour la mise à niveau de la capitale. Cette infrastructure ludique et éducative sera ainsi édifiée sur un terrain d'une superficie de 50 ha, attenant au complexe sportif Prince Moulay Abdellah, dans le prolongement de la ceinture verte. Elle comportera un ensemble d'installations d'équipement et d'activités lui conférant une grande attractivité et sera spécialisée dans la présentation d'une collection animale d'origines marocaine, africaine et saharienne. L'enrichissement de la nouvelle collection s'opérera sur la base d'échanges et d'acquisitions d'espèces non disponibles dans le parc zoologique actuel. Par ailleurs, pour le bien-être des animaux, le projet prévoit l'implantation du site à côté d'un espace boisé protégé (une ceinture verte de près de 1.000 ha), où il y a des conditions favorables de desserte (réseaux autoroutier et ferroviaire), une complémentarité avec les autres grands projets d'aménagement touristiques et récréatifs de Rabat et une proximité des grands pôles urbains.

Pour le moment, les opérations d'organisation de la société, les notes de cadrage et les termes de références techniques, les opérations de sélection des profits et des expertises internationales ont été achevées durant le premier semestre 2007. Quant aux études conceptuelles et techniques, elles ont été réalisées et les dossiers de consultation des entreprises sont en cours d'élaboration. Aussi, au cours du deuxième semestre de cette année, les travaux doivent débuter pour s'achever à fin 2010. Le coût de la réalisation de ce projet est estimé à 813 millions de dirhams. Durant toute cette période, le HCEFLCD a indiqué que la collection animale continuera à être traitée dans de bonnes conditions.

Toutefois, une autre version de faits émanant de défenseurs des animaux, indique que ces pauvres bêtes ont été parquées dans des enclos réduits et soumises toute la journée aux bruits des engins du groupe constructeur. Ils ajoutent que dans les cages abritant des oiseaux, l'herbe monte presque jusqu'aux genoux.

Résultat de ce stress : quelques animaux ont rendu l'âme. Des experts déplorent la perte de ce patrimoine unique en Afrique francophone, alors qu'il y a des zoos centenaires créés au XVIIIe siècle qui n'ont pas bougé de leur lieu, malgré le développement urbain qui s'est effectué tout autour. Mais le principal reproche lancé aux initiateurs de ce projet, c'est que celui-ci a été monté sans aucune concertation avec les associations de défense de l'environnement.
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Histoire

Le parc de Rabat a été créé en 1969 pour abriter un groupe de lions de l'Atlas provenant des fauveries royales. Ces animaux avaient été offerts au Roi par des tribus en guise de symbole de fierté et de loyauté envers le Trône. S'étendant sur une superficie de 48 ha et faisant partie de la commune urbaine d'Agdal-Ryad, ce parc n'a ouvert ses portes au public qu'en septembre 1973.

Depuis, cette mini-réserve naturelle a accueilli une collection riche et diversifiée d'animaux représentant ainsi la faune des cinq continents, ce qui a fait d'elle une petite réserve disposant d'un patrimoine génétique important composé de 720 mammifères, 1.200 oiseaux et 80 reptiles.

Toutefois, les recettes générées de la vente des tickets étant très faibles, la situation du zoo s'est vite dégradée et les recettes suffisent à peine à assurer l'alimentation quotidienne (deux tonnes de produits alimentaires) pour les 2.000 animaux pensionnaires du zoo. Une situation qui a amené les responsables du zoo en 2004 à louer certains animaux (lions de l'Atlas, gazelles…) à des producteurs cinématographiques pour pouvoir affronter les autres dépenses d'entretien. Le prix de location allait jusqu'à 5.000 DH la journée. Certes, des tentatives de requalification ont été tentées. Sans résultats cependant dus notamment à des contraintes intrinsèques liées à l'emplacement (quartier résidentiel de Riad) et à l'environnement (nuisances diverses liées aux bruits et odeurs).



Par Rachid Tarik | LE MATIN

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28 mars 2008

La 2e édition du Festival handifilm à Rabat

La 2e édition du Festival handifilm sera organisée du 30 mars au 5 avril à Rabat, dans le cadre des festivités marquant la Journée nationale de l'handicapé (30 mars).

Cette nouvelle édition va apporter une valeur ajoutée aux festivals dédiés aux handicapés et contribuera "certainement à donner plus de visibilité" à la création et à la production d'artistes en situation de handicap, ont indiqué les organisateurs lors d'une conférence de presse, jeudi à Rabat.

A travers ce rendez-vous, ils comptent "casser les préjugés sur les différents types de handicap en montrant des productions et œuvres originales et professionnelles réalisées ou interprétées par des artistes handicapés ou dont le thème se rapporte au handicap", ont-ils ajouté.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a souligné, dans une allocution distribuée à cette occasion, qu'"un tel événement, au-delà de sa charge symbolique, œuvre pour la consécration des valeurs de tolérance, de solidarité, de convivialité, valeurs auxquelles le Maroc attache un intérêt tout particulier".

Le cinéma, a-t-il dit, est "certainement l'outil le mieux approprié pour véhiculer ces valeurs éducatives et social qu'il porte en lui, en plus du rôle primordial qu'il joue pour les actions d'intégration et d'insertion".

Cette édition est organisée sous l'égide du ministère de la Communication en collaboration avec le Centre cinématographique marocain (CCM), le ministère du Tourisme et de l'Artisanat, la Ligue marocaine pour la protection de l'enfance (Comité de Rabat-Salé), l'Académie régionale de l'éducation et de la formation, le Conseil de la ville de Salé, en plus du Conseil de l'arrondissement de Agdal-Ryad et d'associations nationales et internationales œuvrant dans le domaine du handicap.

Le programme de l'édition 2008 du Festival handifilm de Rabat comprend une conférence de sensibilisation sur le handicap ainsi que la présentation et la projection de films sur le handicap (Salle du 7e Art et Centre culturel de l'Agdal). La cérémonie de clôture se déroulera à la Maison de la culture de Tétouan.

Par MAP

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Rabat, capitale des musiques du monde


Le festival Mawazine « Rythmes du monde » de Rabat dans sa 7ème édition, aura lieu du 16 au 24 mai 2008. Le programme de cette manifestation, riche et diversifié, a été présenté mardi 25 mars 2008 à Rabat.

«Le festival Mawâzine est une fête qui célèbre la diversité culturelle, l’ouverture sur l’autre, la tolérance et la promotion des expressions musicales dites minoritaires ou ethniques. Cette fête revêt non seulement un caractère de joie communicative, mais elle commémore Rabat comme une ville ouverte sur le monde», indique Mounir Majidi, président du festival dans une note de présentation lue en son nom par Aziz Seghrouchni, président délégué de l'Association «Maroc culture» organisatrice de cet évènement.

Lors d’une conférence de presse organisée à la Villa des Arts de Rabat, Aziz Daki, directeur artistique et porte-parole du festival «Mawazine» Rythme du monde, a présenté en présence de Hassan Amrani, wali de Rabat, le programme du festival dans sa 7ème édition.

«La durée du festival a été prolongée d’un week-end. Le nombre des concerts et des invités a augmenté. La qualité des artistes est comparable aux meilleurs festivals du monde dans cette manifestation qui concilie qualité et popularité», a indiqué le directeur artistique du festival. Plus de 100 concerts sont prévus avec la participation de quarante pays. Les grands artistes du monde seront présents à ce festival. Preuve. Le concert inaugural du festival sera donné par George Benson, le plus célèbre guitariste et chanteur de jazz, à la scène Bouregreg le 16 mai. Et c’est Whitney Houston en personne qui terminera en beauté cette fête des rythmes du monde à la scène Hay Nahda le 24 mai. Et ce n’est pas fini. Entre les concerts de ces deux grandes postures, le public se régalera. Nancy Ajram, Amr Diab, Diana Hadad, Assala Nasri, Jil Jilala, Lamchaheb, Nass El Ghiwan défileront à la scène Hay Nahda. Gratuite et accessible à tous, cette dernière, tout comme les scènes : Bouregreg, Qamra, Hay Riad, et Place Moulay Hassan, est adaptée pour accueillir un très large public. Ainsi chaque scène répond à une cohérence et tient compte des publics ciblés et styles musicaux programmés. Ainsi, la scène Bouregreg est essentiellement dédiée aux musiques latinos et lusophones avec une ouverture sur le jazz et sur les musiques tsiganes. S’y produiront en plus de Benson, neuf autres artistes tous aussi talentueux, parmi eux Goran Bregovic (Croatie-Serbie), Los Van Van (Cuba), Janes( Colombie), El Bicho (Espagne) et Daniela Mercury (Brésil). La scène Qamra accueillera quant à elle un public populaire. Le mélange des rythmes d’ici est d’ailleurs en est le fondement : Latifa Raafat et Saiida Charaf y représenteront la musique marocaine au même titre que des groupes de musique urbaine comme Darga, H-Kayne et Hoba Hoba Spirit ; Le reggae avec Ziggy Marley (Jamaïque), et la fusion avec l’orchestre national de Barbès (Maghreb-France) ou encore Natacha Atlas et d’autres styles… L’Afrique sera aussi à l’honneur dans ce festival. Les meilleurs chanteurs africains, à l’instar de Rokia Traoré, d’Omar Pène, de Freshly Ground, de Bonga, les plus engagés aussi, comme Tony Allen et Zao, se produiront à Hay Riad. Une soirée consacrée à la musique électronique est organisée le 23 mai. Les DJ qui mixent les musiques du monde ont été privilégiés. La tête d’affiche de cette soirée sera David Vendetta.

Par ailleurs, les scènes des salles du théâtre Mohammed V, Chellah et de la Villa des Arts, abriteront des concerts payants qui seront animés par des artistes prestigieux à citer Al Di Meola. Outre la musique, on prévoit lors de cette 7ème édition du festival Mawazine Rythmes du monde, un colloque et ce les 17 et 18 mai, où seront abordés de nombreux sujets et problématiques liés à la diversité culturelle en relation avec les musiques du monde.




Le 27-3-2008
Par : Amine Harmach

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15 mars 2008

Rabat/Cession du stade FUS : le Conseil donne son accord de principe


· Une commission a été créée pour mener la procédure

· Objectif: préserver les intérêts de la ville et des clubs concernés

Séance difficile pour le Conseil de la ville de Rabat, mercredi 12 mars. Une séance marquée par des joutes orales très virulentes et qui ne se sont achevées qu’à 3 h du matin, jeudi. Il faut dire que l’ordre du jour était crucial. En effet, le sort du stade du FUS était au menu. Une affaire suivie massivement par les médias. Ainsi, les discussions ont porté sur le projet de partenariat qui vise à confier à la société FUS Gestion la maintenance et la gestion du complexe sportif de Hay Annahda.

Après d’âpres discussions, il été décidé de créer une commission composée d’élus, présidée par Omar Bahraoui, maire de la ville, pour préparer le cahier des charges relatif à la délégation de cette infrastructure sportive. Il s’agit de lancer un appel d’offres ouvert durant les prochaines semaines. Signalons que cette décision a été prise à l’unanimité des élus.

Mais cela n’a pas été le cas pour la cession du stade FUS à la société FUS Développement. Si les élus de l’opposition, composée des conseillers de l’USFP et du PPS, ont reconnu la nécessité de développer et moderniser le secteur du sport dans la capitale, ils contestent la procédure de la préparation de ce dossier. Selon eux, l’affaire n’est pas bien ficelée sur le plan juridique. Pour donner plus de poids à cet argument, Driss Lachghar a rappelé que les associations sportives créées dans le cadre du dahir des libertés publiques de 1958 n’ont pas le droit d’exercer des activités commerciales.