Le conflit du transport public à Rabat est en train de prendre des proportions inquiétantes
L’événement est assez rare pour ne pas être pris au sérieux. Le conflit du transport public à Rabat est en train de prendre des proportions inquiétantes. Des bus de la société Stareo, nouveau délégataire, sont saccagés par de mystérieux saboteurs. C’est visiblement un nouveau pas qui vient d’être franchi dans la contestation ouvrière même si l’enquête semble étrangement piétiner.
Cette tournure est une défiance ainsi qu’une menace tant pour l’ordre social que pour l’ordre public.
Sous peine de créer un précédent désastreux, les autorités ne doivent en aucun cas avaliser ces comportements. L’on peut aisément imaginer les conséquences pour les outils de production si ces méthodes faisaient des émules. Encore faut-il rappeler les circonstances actuelles de ces conflits: elles sont édifiantes. Le nouveau repreneur a hérité d’effectifs pléthoriques, résultats d’une gabegie historique en matière de transport public. Ce qui est valable pour Rabat l’est d’ailleurs pour d’autres villes, soit dit en passant.
Les fragilités ne datent donc pas d’hier. Pendant plusieurs années, l’argent du contribuable a été mis à contribution pour renflouer ces entreprises de transport mal gérées. La gestion déléguée est finalement passée par là.
Le public a fait appel au privé parce qu’il était dans l’impasse. Et schéma classique, les syndicats, qui semblent défendre des positions plus par idéologie, refusent toute réforme et font grève pour maintenir leurs privilèges. Car, ne l’oublions pas, ces mouvements, qui ressuscitent des spectres inquiétants, visent d’abord à résister au changement de statut. Ils défendent un service public de mauvaise qualité, sans la manière en plus.
Mohamed Benabid
Cette tournure est une défiance ainsi qu’une menace tant pour l’ordre social que pour l’ordre public.
Sous peine de créer un précédent désastreux, les autorités ne doivent en aucun cas avaliser ces comportements. L’on peut aisément imaginer les conséquences pour les outils de production si ces méthodes faisaient des émules. Encore faut-il rappeler les circonstances actuelles de ces conflits: elles sont édifiantes. Le nouveau repreneur a hérité d’effectifs pléthoriques, résultats d’une gabegie historique en matière de transport public. Ce qui est valable pour Rabat l’est d’ailleurs pour d’autres villes, soit dit en passant.
Les fragilités ne datent donc pas d’hier. Pendant plusieurs années, l’argent du contribuable a été mis à contribution pour renflouer ces entreprises de transport mal gérées. La gestion déléguée est finalement passée par là.
Le public a fait appel au privé parce qu’il était dans l’impasse. Et schéma classique, les syndicats, qui semblent défendre des positions plus par idéologie, refusent toute réforme et font grève pour maintenir leurs privilèges. Car, ne l’oublions pas, ces mouvements, qui ressuscitent des spectres inquiétants, visent d’abord à résister au changement de statut. Ils défendent un service public de mauvaise qualité, sans la manière en plus.
Mohamed Benabid
Libellés : Economie, Social et Habitat


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