30 nov. 2009

Transport urbain de Rabat : Stareo toujours embourbée dans les conflits

La Vie Eco

La société travaille avec 350 autobus alors qu’il lui faudrait au moins 500.

Des employés qui n’ont pas encore repris le travail réclament leur salaire de novembre.

Démarrage difficile pour Stareo, la filiale de Veolia chargé d’assurer l’intégralité du transport urbain par autobus dans la région de Rabat-Zemmour-Zaer ! Malgré la récupération d’une partie des véhicules des anciennes sociétés privées dont les contrats n’ont pas été renouvelés, le parc est loin de répondre à toute la demande. Selon de nombreux témoignages, les usagers ont encore du mal à se déplacer. Chez Stareo, on reconnaît volontiers qu’il y a une sous-capacité. D’ailleurs, une source à Veolia nous apprend que la compagnie travaille avec un parc de 350 autobus, alors que les besoins pour couvrir toutes les lignes sont estimés à 500. Beaucoup plus pour garantir un service de bon niveau, assure un patron d’une société privée dont le contrat est arrivé à terme. Selon la même source à Veolia, le problème sera résolu au courant du premier trimestre 2010 quand la société recevra de nouveaux autobus, ce qui est conforme au cahier des charges, est-il précisé.

Sit-in devant la wilaya de Rabat

L’insuffisance du parc est expliquée par le fait qu’une partie des véhicules repris chez les sociétés privées, 66 exactement, sont vétustes, donc pas du tout en état de circuler. «Nous sommes dans une période de transition et les choses devront rentrer dans l’ordre assez rapidement», plaide-t-on chez Stareo.

Sur les 3 200 personnes venant de l’ancienne régie de transport urbain et des sociétés privées qu’elle s’est engagée à réintégrer en priorité, Stareo en a déjà repris 2 300. Le reste sera réintégré au fur et à mesure que la société recevra de nouveaux véhicules. Mais ce dossier qui est à l’origine de la grève de 10 jours qui avait paralysé la ville de Rabat au mois d’octobre dernier n’est pas près d’être fermé. Sur les 2 300 personnes qui ont signé un contrat en bonne et due forme, seule une partie travaille effectivement, alors que les autres, environ un millier, attendent d’être convoqués. Le problème est que ces derniers exigent leur salaire du mois en cours. Et à la veille de l’Aid Al Adha, les réclamations se font de plus en plus insistantes. A l’heure où nous mettions sous presse, mardi 24 novembre, les représentants de ces employés tenaient un sit-in devant la wilaya de Rabat. Pour le moment, ce sont les moyens de transport clandestins (faux taxis, véhicules utilitaires, etc.) qui profitent de la situation avec tous les risques que cela comporte pour les citoyens.
M.M

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29 nov. 2009

Sit-in à Rabat d'employés des sociétés du transport urbain de Rabat, Salé et Témara


Rabat, 27/11/09 - Quelque mille employés des sociétés de transport urbain de Rabat, Salé et Témara ont observé, vendredi, un sit-in devant le dépô t des bus de transport urbain (ancienne Régie autonome de transport urbain) à El Kamra.

Ce sit-in intervient en protestation contre "le non-paiement des salaires du mois de novembre et des dysfonctionnements qui ont entaché l'opération de recrutement des employés".

Les manifestants, qui ont perturbé la circulation, revendiquent l'engagement pris par la nouvelle société Stareo à embaucher 3.200 employés, à les inscrire à la CNSS et à préserver leur droit à l'ancienneté.

Les employés des sociétés du transport urbain de Rabat, Salé et Témara avaient entamé, vendredi dernier, des sit-in devant le siège de la Wilaya de Rabat et ont empêché jeudi les bus de sortir du dépôt.

Contacté au téléphone par la MAP, le directeur des ressources humaines de "Stareo", chargé de la gestion du service de transport collectif, M. Ahmed Abdellaoui a indiqué que la société s'est engagée, depuis le début, à embaucher 3.200 employés et a réussi, jusqu'à aujourd'hui, à recruter 2.700 personnes, précisant que le reste (500) sera recruté prochainement.
M. Abdellaoui a fait savoir en outre que les personnes ayant observé des sit-in durant ces jours "ne font pas partie du personnel engagé par la société". "Il s'agit, en effet, de personnes cherchant à semer la zizanie et à ternir l'image de la société", a-t-il dit.

A l'occasion de l'Aid Al Adha, la société a décidé jeudi, en coordination avec la Wilaya de Rabat et les autorités locales, d'octroyer une prime de 2.000 dirhams à chacun des 500 employés qui n'ont pas été encore embauchés, a ajouté ce responsable.
MAP

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27 nov. 2009

"Rabat Technopolis" avance à pas sûrs

Le Matin.ma

En janvier dernier, il n'y avait que deux entreprises installées à Rabat Technopolis.

Actuellement, ce sont dix-huit sociétés qui ont élu domicile essentiellement dans la première tranche de ce park. Au moment où la deuxième tranche est en cours de commercialisation. Avec un rythme de construction soutenu à partir de 2010, tout le projet sera achevé en 2015. Le point sur l'état d'avancement de ce chantier d'envergure.

A l'instar de Casanearshore, Rabat Technopolis a réussi à attirer des grands du secteur de l'offshoring et du high-tech. Axa Services, Logica, Genpact, HP ES, Sofrecom, Percall, Cegedim, Econocom, Devoteam, Zodiac, MU Electronics, Alyotech… y ont déjà élu domicile. Dans le Pôle Technologies, Nemotek, spécialisée dans les produits optiques (micro-caméras entre autres), est la première usine à s'y installer. Des unités de production dans l'électronique embarquée et les biotechnologies vont bientôt la rejoindre. «A fin octobre 2009, 18 entreprises se sont installées à Rabat Technopolis», précise Abderrafie Hanouf, directeur général de Rabat Technopolis. 40% d'entre elles exercent des activités d'ITO (services informatiques), 35% des activités de BPO (outsourcing de process back-office) et 25% le KPO (ingénierie à très forte valeur ajoutée), ce qui est une particularité de Technopolis. «La montée en charge des entreprises nous permettra de passer le cap des 1500 personnes avant la fin de l'année et des 4000 personnes l'année prochaine», souligne le DG de Rabaat Technopolis.

Ces entreprises occupent la première tranche de 45.000 m² de bureaux et de services qui ont été construits et livrés fin 2008, ainsi que 12 900 m² dédiés à une unité de production industrielle. Actuellement, «nous avons même entamé la commercialisation de la deuxième tranche », ajoute A. Hanouf. Il s'agit d'une tranche de 25000 m² qui a été lancée en août dernier. Ces deux tranches font partie de la première phase de 107 hectares qui a été viabilisée et aménagée (voiries, réseaux, énergie…).

Cela étant, avec un rythme de construction soutenu à partir de 2010, tout le projet sera achevé en 2015. A cet horizon, ce sont plus de 300000 m² de bureaux et plus 250000 m² pour l'industrie qui seront livrés, et ce sans compter les services (hôtels, banques, commerces, loisirs, restaurants…)».
Pour rappel, cette nouvelle cité de la technologie, visant à créer 12.000 emplois, s'appuie sur un positionnement original. C'est un parc technologique multipolaire qui réunit sur une même zone plusieurs pôles d'excellence.

Trois pôles de production: offshoring, multimédia & TIC et technologies avancées. Des pôles de support: un pôle académique avec des universités et des écoles d'ingénieurs, un pôle recherche et développement avec des centres de recherche dans la micro-électronique, les nanotechnologies et les biotechnologies et un pôle de valorisation des résultats de la recherche à travers un centre de transfert, des incubateurs et des pépinières d'entreprises.
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Questions à Abderrafie Hanouf, Directeur général de Rabat Technopolis.

Qu'est-ce qui différencie Rabat Technopolis de Casanearshore ?

La particularité de Technopolis réside dans son concept multipolaire novateur. C'est une technopole dédiée aux métiers à forte valeur ajoutée. Notre objectif est d'en faire une ‘'smart city'' qui ancrera le Maroc dans le futur et le positionnera sur des secteurs porteurs à l'international où l'innovation et la recherche-développement sont les maîtres mots.

Quel est votre cible ?

Nous ciblons plusieurs profils d'investisseurs (offshoring, multimédia & TIC, technologies avancées, recherche & développement…) et de partenaires pour nous accompagner sur les différents pôles d'excellence.

Vos clients trouvent-ils toutes les ressources humaines dont ils ont besoin dans votre région ?

La région de Rabat-Salé se distingue par la qualité de ses ressources humaines. Elle dispose de 2 grandes universités, de 5 grandes écoles d'ingénieurs, de plusieurs centres de recherche et d'une offre de formations privées abondante.

Quel sera donc l'impact du développement de cette zone sur la région de Rabat-Salé ?

Technopolis va reconfigurer la région et lui donner une nouvelle identité. Dans quelques années, c'est une véritable cité technologique qui prendra forme à Salé avec plus de 30000 personnes dans les entreprises du parc et plus de
10000 étudiants dans ses universités et écoles. La technopole ambitionne également de dégager à terme un chiffre d'affaires dépassant les 15 milliards DH, ce qui va sans nul doute booster l'économie de la région.

Par Redouane Chakir | LE MATIN

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26 nov. 2009

Rabat: le transport urbain à nouveau paralysé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Blocage des véhicules par le personnel non recruté

· Confrontations avec les forces de l’ordre

Hier, des milliers d’usagers n’ont pas pu aller travailler. D’anciens employés des ex-sociétés privées de transports ont bloqué la sortie des bus de la société Stareo, le nouvel et unique opérateur sur la capitale et sa région. La mise en service de la filiale de Veolia a mis en colère les employés des anciennes sociétés de transports. Plusieurs sit-in ont été organisés pour réclamer leur recrutement immédiat. A la veille de l’Aïd Al Kebir, la tension est montée d’un cran dans la mesure où ils n’ont plus de salaire. Aussi, mercredi vers 4h du matin, ils se sont regroupés devant la porte principale du garage de Stareo dans le quartier El Kamra pour bloquer la sortie des bus. «Une partie des manifestants a envahi le garage et a confisqué les clefs de contact des bus», indique un responsable syndical. Résultat, une confrontation musclée entre les chauffeurs et les grévistes. Très rapidement, les forces de l’ordre ont été déployées. On déplore une dizaine de blessés parmi les manifestants.

«Nous avons signé un contrat de travail avec Stareo, mais pour l’instant on n’a été affectés nulle part. Pas d’activité, pas de salaire», clame en colère une manifestante. Selon elle, la direction n’a pas tenu ses promesses de verser les salaires à la fin de ce mois. «On ne peut pas célébrer l’Aïd», renchérit un autre contestataire. Contactée par L’Economiste, la direction de Stareo est restée injoignable. A noter que près de 1.800 contrats d’embauche avaient été signés sur un objectif de 3.200 employés lors de la mise en service de la nouvelle société (cf. www.leconomiste.com). Il y a quinze jours, lors d’une conférence de presse, Mohamed Abdellaoui, directeur des ressources humaines de Stareo, avait précisé que ces employés seront recrutés progressivement en fonction de la mise en service de nouveaux bus.

Nour Eddine EL AISSI

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25 nov. 2009

A la villa des Arts de Rabat : l’égalité hommes/femmes vue par les enfants

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 50 dessins d’enfants de 8 à 10 ans venant de quatre continents

· Trois petits artistes en herbe invités au vernissage

C’est aujourd’hui qu’est célébrée la journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes. A cette occasion, la délégation de l’Union européenne organise avec la Fondation ONA le vernissage d’une exposition émouvante, qui se poursuivra jusqu’au 25 décembre à la Villa des Arts de Rabat. Il s’agit d’une exposition de cinquante dessins dont les auteurs sont des enfants âgés de 8 à 10 ans, originaires de pays en voie de développement (Afrique, Asie, Amérique latine et Europe de l’Est). Les enfants auteurs de ces dessins ont participé à un concours de dessin organisé par l’UE qui consistait pour les jeunes artistes en herbe à essayer de représenter à travers le dessin leur vision de l’égalité ou l’inégalité hommes/femmes. Le concours en est à sa troisième édition. Il a été lancé pour prendre la température des mentalités dans les pays en développement et pour savoir si les enfants sont déjà conscients du problème. Mais l’objectif est aussi de sensibiliser les jeunes générations pour en faire des hommes et des femmes bien éduqués et respectueux d’autrui.

Le concours a été lancé le 8 mars, à l’occasion de la journée de la femme et le jury a délibéré en juin dernier à Bruxelles. Ce sont des enfants de 8 à 10 ans également, élèves de l’Ecole européenne de Bruxelles, qui ont départagé les candidats. Finalement, 14 enfants ont été sélectionnés et chacun d’entre eux a remporté la somme de 1.000 euros.

Au cours des deux précédentes éditions, les expositions de dessins se sont déroulées à Bruxelles, mais pour la troisième édition les organisateurs ont choisi le Maroc, un des pays participants.

Pour assister au vernissage, auquel prendra part l’ambassadeur de l’UE, trois enfants ont été invités et vont être mis à l’honneur, en tant qu’ambassadeurs de tous les autres enfants participants. Il s’agit d’une petite Mexicaine, Camilla, un petit garçon du Burkina Faso, Sidi Mohammed, et une petite Casablancaise, Lina.

«Les dessins sont très émouvants, pleins d’espoir et porteurs de messages riches en enseignements. Ils montrent que les enfants ont une connaissance du problème. Leur vision est pertinente et alerte», témoigne Nadia Dupuys, chargée de communication au sein de la délégation de l’UE à Rabat. Certains ont représenté des femmes médecins, d’autres ont exprimé leur regret que les filles soient parfois obligées de rester à la maison alors que les garçons vont à l’école. D’autres ont représenté des hommes et des femmes sur un même piédestal et candidats à la présidence du pays... De toute évidence, voilà une exposition qui vaut le détour.
Nadia BELKHAYAT

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Le personnel licencié par Staréo monte au créneau

LIBERATION.MA

La FDT en sit-in devant la wilaya de Rabat : Le personnel licencié par Staréo monte au créneau

Ils étaient environ 300 personnes en sit-in devant la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër vendredi 20 novembre courant à 12h. Encadrés par la Fédération démocratique du travail (FDT), ces ouvriers des anciennes sociétés de transport marocaines de Rabat, Salé, Skhirat et Témara ont manifesté leur colère contre leur licenciement. Tout ce qu'ils demandent, c'est retrouver leur travail chez le nouvel opérateur Véolia/Staréo qui a monopolisé la gestion du transport public dans cette région. Aujourd'hui, ils sont au nombre de 1000 personnes en situation de chômage selon une source syndicale. Certains d’entre eux ont exercé plus de 24 ans dans le secteur avant d’être licenciés sans indemnités ni reconnaissance légale de leurs anciennetés.

Selon le procès-verbal signé par le représentant de la wilaya, le délégué régional du ministère de l'Emploi, le représentant de la société et les représentants de la FDT aux anciennes sociétés de transport : Hakam, Bouzid, Lazrak, Al Karama, Al Hanae, Belahsan, Ahsane Hafila et Ajmal Hafila, le nouvel opérateur s'engage à embaucher 3200 ouvriers déclarés à la CNSS. De plus, cette société s'engage à reconnaître l'ancienneté de ces ex-employés. Pourtant, Saleh El Bouziki, du bureau syndical Autobus Karama-Rabat, affirme que la société a embauché un personnel non-qualifié en abandonnant des gens qui ont passé de longues années dans des sociétés de transport urbain et accumulé de l'expérience en ce domaine. « Ces nouveaux chômeurs souffrent énormément, plusieurs d'entre eux ont des familles et des enfants à nourrir et à éduquer », souligne-t-il. Et d’ajouter que les manifestants s'engagent à « lutter jusqu'à arracher leurs droits et retrouver leurs postes de travail ». Du côté patronal, un responsable de la société Staréo a affirmé que les ex-ouvriers en chômage n'ont pas été déclarés à la CNSS par les anciens opérateurs et par conséquent, la nouvelle société ne peut supporter tout ce nombre de demandeurs d'emploi.

Pourtant, le transport public dans cette région et dans plusieurs villes traverse une grave crise, à plusieurs niveaux. A Rabat, et comme signalé dans plusieurs articles, la société Véolia/Staréo n'a pas respecté les clauses du contrat ni son cahier des charges : d’anciens autobus circulent toujours, leur nombre n’a pas augmenté. Des queues interminables des usagers qui attendent, un transport clandestin dopé devant le silence et la passivité des autorités, des centaines d'anciens ouvriers en chômage…Bref, une situation déplorable qui nécessite une intervention urgente de la part des responsables. D'ailleurs, les voix de protestation ont déjà commencé à se faire entendre. Ainsi, mardi dernier, la Coordination nationale de lutte contre la cherté de la vie et la détérioration des services publics a organisé un sit-in devant le terminus de bus de la place Jour et Nuit. La manifestation s'étant terminée par une intervention musclée des forces de l'ordre. Dans ce cadre, la FDT a indiqué qu'elle militera jusqu'à que ce les ouvriers licenciés retrouvent leur travail. D'autre part, le bureau exécutif du Mouvement des jeunes Nouvel Horizon (MNH) compte lancer une campague pour l’obtention de la carte d'abonnement pour les étudiants et les élèves au prix symbolique. Face aux pressions du syndicat, de la société civile et des médias, on se demande : quand les responsables mettront-ils un terme à l’anarchie du transport public dans la région ?
Lundi 23 Novembre 2009
Montassir SAKHI

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Manifestation pour un transport public de qualité à Rabat

LIBERATION.MA

Mardi 17 novembre, à 17heures, près du café « Jour et nuit » de Rabat, ce sont des centaines de personnes qui attendent les autobus et taxis pour rentrer à Salé. Des estafettes de police, des dizaines d’éléments des forces de l’ordre sont aussi sur place à attendre des manifestants suite à l’appel de la Coordination nationale contre la cherté de la vie et la dégradation des services publics. Cette ONG, constituée principalement de militants, associations et jeunesses de gauche, avait appelé à un sit-in pacifique pour protester contre la gestion «calamiteuse» du transport urbain par la wilaya et la société Véolia/Staréo dans les villes de Rabat, Salé, Skhirat et Témara. Des dizaines de manifestants, dont plusieurs étudiants et lycéens, ont répondu à cet appel. Le sit-in a commencé dans un climat de crainte de voir la manifestation dégénérer en affrontements violents avec les forces de l’ordre. Ce qui devait advenir est malheureusement vite arrivé.

Une fois que les manifestants ont commencé à scander des slogans dénonçant la gestion du transport urbain, les forces de l’ordre sont violemment intervenues en blessant plusieurs jeunes manifestants. Elles ont interdit aux journalistes de prendre des photos et ont saccagé au moins trois appareils photo.

De nombreux manifestants ont été transportés à l’hôpital Ibn Sina dont Moncif de la jeunesse du PADS. A 18h, les forces de l’ordre ont réussi à disperser la foule constituée principalement de jeunes. Ces derniers ayant refusé de quitter la place, se sont regroupés sur les mêmes endroits d’où ils ont été chassés.

Ibrahim Gouijane, membre de la commission nationale de la Coordination, a déclaré à Libé que son organisation compte appeler à d’autres sit-in et actions militantes jusqu’à la révision du contrat de transport avec la société Véolia/Staréo. Il a ajouté qu’il est « humiliant de voir la wilaya accepter les conditions de cette société qui a violé toutes les clauses du contrat ». Il a souligné, par ailleurs, que les citoyens souffrent énormément de cette crise qui touche toutes les villes concernées par la mauvaise gestion déléguée du transport urbain. Cela encourage le transport clandestin toléré par des responsables qui ferment les yeux devant ces chauffeurs de la mort.

Rappelons que la société Véolia/Staréo a mis en exécution son contrat au début du mois courant et plusieurs clauses n’ont pas été honorées jusqu’à ce jour. Le nouvel opérateur a bien gardé les anciens bus, mais leur nombre est inférieur au parc précédent. De plus, aucun abribus nouveau n’a été construit, et les cartes d’abonnement pour les étudiants et les fonctionnaires ne sont pas opérationnelles comme stipulé dans le cahier des charges. Au niveau des employés, c’est pire. Bien que plusieurs d’entre eux aient retrouvé leurs postes après que la FDT s’est engagée dans des négociations avec les responsables de la gestion du secteur, un grand nombre a été licencié. D’ailleurs, ces nouveaux chômeurs ont participé au sit-in.

Samedi 21 Novembre 2009
Montassir SAKHI

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Rabat et Turin : Conclusion d'un protocole de coopération économique et culturelle


Rabat- Le Conseil de la ville de Rabat et la Mairie de la ville italienne de Turin ont convenu, lundi à Rabat, d'un protocole de coopération pour l'échange d'expériences et d'expertises dans les domaines économique et culturel.

Signé par M. Fatahallah Oualalou, président du conseil de la ville de Rabat et Sergio Chiamparino, Maire de Turin, ce protocole s'inscrit dans le cadre des liens d'amitié maroco-italiens et vise à concrétiser l'engagement commun pour le développement d'un espace euro-méditerranéen de dialogue, de stabilité et de prospérité fondée sur la coopération économique, sociale et culturelle.

"Ce protocole est très important, eu égard aux relations bilatérales entre le Maroc et l'Italie, d'autant plus que Turin fait partie des grandes villes industrielles d'Europe et compte une importante communauté marocaine", a déclaré à la MAP, M. Oualalou.

De son côté, le maire de Turin s'est félicité de ce partenariat prometteur, indiquant qu'il portera notamment sur l'aménagement et le transport urbains.

Aussi, l'échange des expériences portera notamment sur la qualité urbaine, les services publics, le développement urbanistique et le développement économique, à travers notamment la création de pépinières d'entreprises, le soutien au secteur des coopératives et la promotion des parcs technologiques.

Il s'agira également d'initier des actions pour la coopération économique et l'attrait réciproque d'investissements à travers la promotion des échanges entre les opérateurs économiques et l'encouragement de manifestations à caractère économique. De même, il sera question de promouvoir les échanges culturels à travers notamment la définition de projets communs pour la valorisation de part et d'autre des patrimoines historiques et des musées.

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21 nov. 2009

Opération "Aïd écolo' " à Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Veolia Environnement lance une campagne de sensibilisation

· Objectif: préserver les réseaux d’assainissement

L'opération «Aïd Ecolo’» a démarré, lundi dernier, dans les villes de Rabat et Tanger. Il s’agit, en effet, d’une campagne de sensibilisation dédiée à la préservation de l’environnement urbain. Initié à l’occasion du sacrifice du mouton par Veolia Environnement Maroc, le programme vise la sensibilisation des citoyens quant à la nécessité de garder leur ville propre et de prévenir les risques d’inondations, en préservant les réseaux d’assainissement. Des réseaux qui sont souvent obstrués par les déchets résultant de l’abattage. «A l’approche de l’Aïd et comme tous les ans, depuis la signature de ses contrats de gestion déléguée des services d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide en 2002, Veolia Environnement Maroc lance, à travers ses filiales Redal (Rabat-Salé) et Amendis (Tanger-Tétouan), un programme de sensibilisation dédié à la préservation des réseaux d’assainissement», indique-t-on auprès de Veolia Environnement Maroc.

La campagne est organisée en deux temps. Elle concerne, en premier lieu, les établissements scolaires en collaboration avec les délégations du ministère de l’Education nationale de Rabat, Salé, Témara, Tanger et Tétouan. Puis, les habitants des quartiers les plus touchés par les problèmes d’assainissement, en collaboration avec les associations de quartier, dans un second temps. Ainsi, des ateliers dédiés à la propreté des villes et à l’adoption de gestes citoyens sont organisés au sein de 50 établissements scolaires. La gestion des déchets, l’assainissement dans la ville et les bonnes pratiques durant la période de Aïd Al Adha sont les principaux thèmes destinés à plus de 5.000 enfants.

Parallèlement, une opération est prévue, en collaboration avec une trentaine d’associations de quartier, le Centre d’appui au développement local (Cadel), l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la Terre (AESVT) et «Action verte», afin d’inciter les citoyens à garder leur ville propre, et ce, à travers des campagnes de nettoiement et du porte-à-porte.

Enfin, des affiches et flyers seront distribués au sein des agences Redal et Amendis, des points de paiement Jiwar, des sièges des associations locales, des communes et des établissements scolaires. A noter que l’opération «Aïd Ecolo’» vient renforcer le vaste programme de prévention des inondations mené chaque année par le groupe Veolia à l’approche de la saison hivernale.

Bouchra SABIB

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20 nov. 2009

La MAP (Agence Maghreb Arabe Presse) installée à Rabat fête ses 50 ans


Rabat - L'Agence Maghreb Arabe Presse, qui fête mercredi le cinquantième anniversaire de sa création, a démontré sa grande capacité à accompagner le projet sociétal démocratique et moderniste auquel a appelé SM le Roi Mohammed VI depuis Son intronisation, balisant ainsi la voie dans ce domaine aux médias aussi bien publics que privés.

L'agence MAP a pu, grâce à son expérience, accompagner les profonds changements qu'a connus la société marocaine au cours de la dernière décennie, tout en contribuant grandement à la nouvelle dynamique sociétale qui a découlé des grands chantiers de réforme lancés par SM le Roi, et ce s'ouvrant encore davantage sur l'ensemble des composantes de la société et en traitant des questions posées à la Nation.

Au cours de la dernière décennie, l'agence MAP a joué un grand rô le pour faire connaître les exigences de l'édification d'une société moderniste et démocratique, et sensibiliser sur l'engagement et la responsabilité qui en découlent, sans se départir de ce qui lui est désormais reconnu par tous les médias nationaux, à savoir la précision et le professionnalisme, grâce à son interaction avec son environnement.

Grâce à ce capital et à cette méthode de travail, l'Agence est parvenue à se hisser au diapason des défis auxquels le Maroc fait face et à accompagner sa marche avec détermination vers l'édification d'une société moderniste, ouverte et tolérante à laquelle SM le Roi ne cesse d'appeler, sans omettre son rô le pour la promotion du paysage médiatique national qui a vécu une véritable révolution en raison de la libéralisation du secteur.

Le souci de l'Agence de s'acquitter au mieux de sa mission et de demeurer la locomotive du paysage médiatique national à l'ère de la révolution que connaissent les moyens de communication n'a d'égale que sa détermination à faire preuve de professionnalisme dans son travail.

Depuis son inauguration, le 18 novembre 1959, la MAP est restée en effet fidèle à la devise que lui a définie, lors de son lancement officiel, le regretté Souverain feu SM Mohammed V : "L'information est sacrée, le commentaire est libre".

L'Agence a procédé également au renforcement du réseau de ses bureaux internationaux qui couvrent désormais tous les continents avec environ une trentaine de bureaux et de correspondants. Elle a de même entrepris une opération de redéploiement de ses bureaux régionaux afin de couvrir l'ensemble du territoire national et désenclaver de nombreuses régions, outre la rationalisation des moyens d'action par le truchement de la création de pô les régionaux et d'unités de rédaction renforcées.

Au niveau des ressources humaines, l'Agence Maghreb Arabe Presse déploie des efforts soutenus pour la qualification de ses employés, particulièrement à travers la consécration du principe de l'alternance au niveau des bureaux internationaux et régionaux.

La MAP a démontré, par le biais de ce grand mouvement, une volonté ancrée de réaliser ses objectifs et ambitions professionnels qu'incarnent les chantiers dans lesquels elle s'est engagée pour affiner et promouvoir l'approche professionnelle, moderniser les mécanismes de gestion, notamment au niveau des ressources humaines, consacrer et élargir la présence de l'Agence et promouvoir son rayonnement aux plans national et international.

L'Agence s'emploie, d'autre part, à diversifier ses produits en mettant à contribution les nouvelles technologies. En effet, outre son service SMS en français, elle s'apprête à commercialiser un nouveau produit par ce même procédé en langue arabe, tout en s'évertuant de répondre à de nouveaux besoins spécifiques dans le domaine de la photographie ayant une grande valeur ajoutée, en plus du service des bulletins d'information par vidéo (MAP-TV).

L'Agence s'oriente aussi vers la création, à l'instar des grandes agences de presse internationales, de fils spécialisés (particulièrement sportif et économique).

Par ailleurs, le système numérique adopté en matière de traitement et de gestion des importantes archives dont elle dispose (plus d'un million de documents retraçant l'histoire du Maroc depuis les premières années de l'indépendance) contribue à enrichir le produit journalistique.

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Rabat/Redal : Un dispositif anti-inondations en place

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 98 points noirs supprimés

· 90 millions de DH pour renouveler le réseau

Redal se prépare à la saison hivernale. Pour ce faire, un plan d’actions pour la gestion des eaux de pluies pour la saison 2009-2010 a été mis en place par la filiale de Veolia Environnement Maroc.

«Toujours à l’approche de l’hiver, Redal entreprend des actions préventives de curage et de nettoyage des réseaux et ouvrages d’assainissement», explique Jean-Michel Tiberi, directeur de Redal. Il s’agit de mieux gérer les eaux pluviales et également anticiper les risques d’inondations. Depuis le début de l’année, Redal a procédé au curage de 290 km de réseaux sur un total de 400 km. Il faut signaler aussi le nettoyage de plus de 50.000 regards et l’élimination de 33 points noirs dans les différentes zones de l’agglomération Rabat, Salé et Témara. Le projet a nécessité un investissement de 7,4 millions de DH. Sur ce volet, le délégataire de la gestion déléguée pour la distribution de l’eau et de l’électricité dans la région de Rabat, a rappelé les efforts déployés pour améliorer l’état du réseau et des infrastructures d’assainissement depuis la mise en service de Redal. Ainsi, pendant la période 2003-2008, près d’une centaine de points noirs ont été éliminés. L’opération représente une enveloppe de 68 millions de DH. Outre les actions préventives, les travaux de renouvellement du réseau d’assainissement figurent aussi au menu. L’objectif est d’éliminer les conduites vétustes ou celles qui présentent un dysfonctionnement. Redal rappelle que ces réseaux ont généralement été réalisés par les habitants ou des tiers et présentent des anomalies de faible ou contre débit, de fuite… Sur ce volet, on retient que les travaux de renouvellement du réseau durant la période 2003-2009 ont nécessité un investissement de près 90 millions de DH.

Rappelons que Rabat a enregistré en septembre dernier de grosses inondations (cf. www.leconomiste.com, édition du 16 septembre 2009). Tiberi indique qu’il s’agit des précipitations exceptionnelles: 89 mm en près de 3 heures. «Avec ce même débit, on aurait les mêmes inondations à Paris ou à Berlin», affirme le responsable de Redal. Ce dernier précise, toutefois, qu’il existe encore des tronçons ayant une capacité d’absorption inférieure à une pluie de fréquence annuelle. Une étude a été initiée par l’entreprise pour évaluer les travaux de renforcement du réseau. Il faut plus de 700 millions de DH pour élargir sa capacité pour qu’il puisse résorber des pluies aussi exceptionnelles et que l’on enregistre une fois tous les 10 ans.

Nour Eddine EL AISSI

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16 nov. 2009

Rabat/Budget: Plus d’un milliard de DH pour la capitale

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Les dotations des arrondissements doublées

· Un cumul de 562 millions de DH à recouvrer

· 100 millions de DH d’arriérés d’eau et d’éclairage


La stratégie de la main tendue prônée par Fathallah Oualalou, nouveau maire de Rabat, commence à donner ses fruits. Contrairement aux affrontements marquant les premières réunions du Conseil après son élection, on constate un apaisement lors de la session d’octobre encore ouverte jusqu’à jeudi prochain.

Ainsi, le budget de la capitale pour l’année 2010 a été adopté à l’unanimité par les membres du Conseil de la ville. Et ce pour un montant global de plus d’un milliard de DH dont 762 millions réservés à la rubrique fonctionnement et le reliquat à l’investissement. L’ex-ministre de l’Economie et des Finances a respecté ses engagements de doubler les budgets des 5 arrondissements de la capitale y compris ceux gérés par l’opposition. Il s’agit du Mouvement populaire (MP) et du Parti authenticité et modernité (PAM). Ce dernier est à la tête des arrondissements de Yakoub Al Mansour et de Hassan. Ainsi, le montant réservé aux dotations des arrondissements dépasse les 21 millions de DH contre moins de 10 millions de DH en 2008.

Mais au-delà de ce consensus sur le vote du budget, beaucoup de travail reste à faire pour l’équipe Oualalou sur le plan de la gestion et de la maîtrise des dépenses. Ainsi, une analyse de la partie recettes du budget permet de constater un cumul de 562 millions de DH au titre des créances qui restent à recouvrer, ce qui représente plus de la moitié du budget adopté pour l’exercice 2010. «C’est un cumul de plusieurs années dû à un dysfonctionnement au niveau de la gestion de l’assiette fiscale des taxes locales», explique une source de la commune. Selon cette source, le montant des créances réelles qu’il est possible de recouvrer est estimé à 35% du montant global. Alors que pour le reste, il s’agit des créances reproduites chaque année et qui sont soit prescrites ou concernant des redevables inconnus. «Mais durant ces trois dernières années, un travail d’assainissement a été initié avec la collaboration des services de la Trésorerie générale du Royaume», reconnaît notre source. Ce qui a permis pendant cette période de maîtriser le phénomène en réalisant un taux de recouvrement des impôts proche de 80%, selon notre source.

Sur ce volet des créances à recouvrer, on signale également un montant de plus de 200 millions de DH au titre de la taxe d’édilité afférente aux immeubles assujettis à la taxe urbaine. Et également 149 millions de DH dans la rubrique de l’impôt des patentes. Toujours sur le même registre, on constate une baisse au niveau des recettes patrimoniales. Les prévisions pour 2010 s’élèvent à 3,1 millions de DH contre 3,9 millions de DH en 2007 avec un montant à recouvrer de près de 11 millions de DH.

Notons par ailleurs que le débat sur le budget a soulevé le problème de la réduction des recettes sur la taxe d’habitation de près de 70% après l’application de la réforme fiscale des collectivités locales objet de la loi 47-06. On apprend auprès des membres de la commission des Affaires économiques, du Budget et des Finances que le ministère de tutelle s’est engagé à accorder des subventions pour soutenir la trésorerie de la commune de Rabat.

Côté dépenses, on constate que la majorité du budget de fonctionnement est absorbée par quatre rubriques. En premier, les frais de personnel avec un montant global de 365 millions de DH dont près de 300 millions de DH au titre des rémunérations principales. Ils sont suivis par les prestations des divers fournisseurs au profit de la commune avec un montant de 142 millions de DH prévus en 2010. Par la suite, on trouve la redevance d’eau, 30 millions de DH, et celle de l’éclairage public à régler d’un montant de 40 millions de DH. Pour le parc de véhicules on prévoit une dotation de 12 millions de DH dont près de 60% réservés aux carburants et lubrifiants. A noter que pour sa part la commune de Rabat a accumulé des arriérés dus à plusieurs fournisseurs ou prestataires. On relève ainsi une somme de plus de 100 millions de DH pour l’eau, l’électricité et l’éclairage public.

Il faut aussi noter plus de 18 millions de DH au titre des taxes et redevances de télécommunications. Cette situation devrait inviter l’ex-ministre des Finances à instaurer une gestion rationnelle des dépenses de fonctionnement. Dans ce cadre, on apprend que la commune envisage de lancer une étude de diagnostic du secteur de l’éclairage public dans la perspective d’une éventuelle gestion déléguée. «Par cette opération on vise à atteindre une bonne qualité de la prestation digne de la capitale du Royaume avec un coût raisonnable», confie un membre du bureau du Conseil de la ville. Cette maîtrise des coûts va permettre de dégager des économies qui seront transférées dans le budget d’investissement pour permettre de continuer la mise à niveau de la capitale dans le cadre du Plan triennal lancé par l’équipe Bahraoui.

Nour Eddine EL AISSI
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Pont Moulay El Hassan : Un projet exemplaire de développement urbain

Le Matin.ma

Cette infrastructure va être réappropriée avec des projets que l'on pourra imaginer, selon son architecte.
Le nouveau pont Moulay El Hassan, qui est en construction entre Rabat et Salé, s'est déjà fait une notoriété internationale avant même qu'il ne soit achevé.

Lors de l'importante conférence internationale «Architecture et développement durable», rendez-vous des architectes au salon BATIMAT qui a eu lieu à Paris au cours de la première semaine de novembre, ce pont a été cité comme étant un «projet exemplaire de développement urbain à partir de l'infrastructure». Il est à noter que cette conférence, sponsorisée par Lafarge, a été l'occasion de découvrir des projets innovants (par exemple, la Tour Generali - Denis Valode), spectaculaires (le concept «Habiter les Ponts» de Marc Mimram en partenariat avec Lafarge)… Ainsi, ce rendez-vous a donné lieu à une présentation d'une douzaine de grands projets à travers le monde, la plupart en cours de réalisation. Ces projets se distinguent par le caractère innovant et révélateur de l'importante évolution de la construction, de la rénovation, et plus largement de la conception architecturale face aux nouveaux enjeux environnementaux et énergétiques du vingt-et-unième siècle.


Pour l'architecte ingénieur, Marc Mimram, qui a pris part à cette conférence et qui est le concepteur du projet pont Moulay El Hassan en partenariat avec Lafarge, cet ouvrage transformera totalement le paysage au niveau de cette partie de la capitale du Royaume et de la ville voisine (voir encadré). Par ailleurs, selon l'Agence pour l'Aménagement de la Vallée du Bouregreg d'autres ponts seront également érigés le long de l'oued tant au niveau du projet Amwaj que des autres séquences. La réalisation du nouveau pont Moulay El Hassan soulagera la circulation urbaine par la construction de deux triples voies, outre la plate-forme du tramway, et un passage sécurisé pour les piétons et les deux roues de part et d'autre, souligne-t-on. «Avec une hauteur de 12.8 mètres, le pont facilitera l'accès des bateaux aux marinas du projet Amwaj et permettra la navigabilité du fleuve Bouregreg jusqu'aux limites du pont ONCF en amont». En outre, cet architecte de renom a profité de sa participation à cette conférence internationale pour revenir sur son concept avant-gardiste des « ponts habités », qui a déjà fait l'objet d'une étude réalisée par lui-même en partenariat avec le groupe cimentier cité ci-haut.

Dans cet univers urbain de plus en plus dense, la question des flux et de l'organisation de la mobilité invite l'architecte à repenser la ville et à donner du sens à chaque élément qui vient la façonner, insiste l'architecte. Si l'infrastructure est le plus souvent vécue comme un mal nécessaire, elle conditionne pourtant largement la question urbaine et préfigure l'aménagement de la cité. «L'infrastructure serait un mal nécessaire », selon M. Mimram qui propose cette génération futuriste de ponts comme un substitut aux tours qui font toujours la loi dans le domaine de l'urbanisme des grandes métropoles. « Il faut regarder le pont comme on regarde la tour, sous la forme d'une structure habitable dont l'horizontalité se substitue à la verticalité (…), l'idée poursuivie étant de recoucher la ville en profitant de l'atout du franchissement», a-t-il énoncé dans l'étude citée. L'architecte propose donc de reconsidérer le rôle du pont en proposant « d'habiter l'infrastructure», de la penser comme un bien collectif, un «lieu commun » de socialisation et de partage, au cœur de la ville.
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Question à:Marc Mimram, architecte du nouveau pont Moulay El Hassan


«Cet ouvrage transformera totalement le paysage autour de lui»
En tant qu'architecte ingénieur, concepteur du nouveau pont Moulay El Hassan, comment évaluez-vous l'importance de cette infrastructure ?

Cet ouvrage est un projet de développement urbain très important et exemplaire qui va pouvoir lier Rabat et Salé aussi bien au premier sens du terme que sur le plan social par le passage du tramway. Cette infrastructure qui s'étend sur près de 1,3 km de long, on la veut habitable au sens noble du terme : elle forme un toit dans la ville, on pourrait imaginer qu'il y a des marchés, il y a toute une partie d'accès du côté de Salé qui, j'en suis certain, va être réappropriée avec des projets que l'on pourra imaginer. Et puis de l'autre côté, le passage du tramway. Donc, je pense que c'est très important pour la ville d'imaginer que l'infrastructure peut être considérée comme un acteur urbain. Alors, on a développé ce projet d'un point de vue technique très particulier ; je pense que c'est une première mondiale car on a utilisé un béton très résistant à haute performance fait à partir du ciment blanc. C'est important que la lumière de l'éclairage public au niveau de cette partie de la ville résonne avec la coloration claire de cet ouvrage. Le chantier avance bien. Et une fois achevé, cet ouvrage transformera totalement le paysage au niveau de cette partie de la ville.

Repères

Exemples des projets de ponts habités

Pour concrétiser cette nouvelle conception, Marc Mimram a procédé à un large repérage qui lui a permis de choisir des sites d'implantation pour leur pertinence comme La Courneuve (France), Shanghai (Chine), New York (Etats-Unis) ou encore Moscou (Russie).

A La Courneuve, il s'agit de tisser un nouveau lien urbain par le biais d'un « pont-paysage » inspiré des deux territoires qu'il relie. A Shanghaï, un « pont-toit » offre un nouvel espace public dans une ville emmêlée dans ses infrastructures routières ; à New York, le pont s'ouvre sur d'autres enjeux urbains et dépasse la problématique d'espace et de densité; tandis qu'à Moscou, le pont habité s'inscrit dans l'urbanité, au-dessus même du fleuve.

Par Paris- Lahcen Oudoud | LE MATIN

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Fin de l'exil de feu SM Mohammed V: un retour triomphal à Rabat annonciateur de l'ère de liberté


Rabat - Le Maroc célèbre dans la fierté et l'enthousiasme, le 54e anniversaire du retour d'exil forcé du père de la nation feu SM Mohammed V et de l'Illustre Famille Royale, intervenu le 16 novembre, un retour annonciateur de l'ère de la liberté et de l'indépendance, après une lutte de longue haleine du Trône et du peuple pour se défaire de la domination coloniale.

La commémoration de cet événement est un réel ressourcement dans les idéaux que le regretté Souverain incarnait, notamment ceux de la liberté, du patriotisme et du sacrifice au service de la patrie.

Feu SM Mohammed V, convaincu qu'un droit n'est jamais perdu aussi longtemps qu'il est revendiqué et ayant foi en la fidélité de son peuple, a, en effet, préféré l'exil à la signature de décrets par lesquels les autorités coloniales entendaient asseoir leur domination sur le Maroc.

Le 20 août 1953, le Sultan du Maroc, SM Mohammed V, est déporté par les autorités du protectorat français, d'abord à Ajaccio en Corse et ensuite à Antsirapé (Madagascar) entraînant un soulèvement à l'unisson du peuple marocain, qui a vaillamment lutté pour le retour de son Souverain.

A travers tout le pays, de gigantesques manifestations populaires se sont organisées spontanément à réclamer le retour du père de la Nation et vilipendant la décision de l'occupant, qui, au lieu de pérenniser sa présence dans le Royaume, a en revanche hâté son départ en ravivant la lutte des Marocains pour la liberté.

Ce soulèvement se poursuivra jusqu'au retour du Souverain accompagné de la Famille Royale le 16 novembre 1955.

La nouvelle de l'exil de feu SM Mohammed V, loin d'entamer l'ardeur du Peuple marocain et sa combativité, allait constituer la goutte qui a fait déborder le vase.

Des opérations militaires de grande envergure ont été engagées par les populations de toutes les régions du Royaume, mettant en garde les autorités coloniales contre toute atteinte à la personne du Souverain et exprimant massivement leur dévouement et leur fidélité à feu SM Mohammed V, ainsi que leur détermination à lutter jusqu'au rétablissement de la légalité.

Les masses populaires incérées par le coup de force de l'occupant se sont déchaînées et ont établi un lien entre le retour du Père de la nation et l'indépendance.

Dans toutes les villes et campagnes du Royaume, des émeutes ont éclaté et des groupements armés se sont constitués et sont entrés en action contre les troupes coloniales.

Le soulèvement des populations, toutes composantes et sensibilités confondues, a illustré la symbiose entre le Trône et le peuple et l'attachement des Marocains aux nobles idéaux qu'incarnait feu SM Mohammed V qui ont forcé l'admiration.

L'envahisseur, après trois années de lutte sanglante s'est rendu à l'évidence qu'on ne lui laissera aucun répit avant le retour du Sultan. L'âpre lutte ainsi menée par le peuple marocain a été couronnée de succès et le 16 novembre 1955, Feu SM Mohammed V regagna le Royaume où un accueil inoubliable lui a été réservé.

Un retour triomphal qui était synonyme de l'avènement de la liberté et de l'indépendance.

"Nous sommes passés de la bataille du petit Jihad à celle du grand Jihad ", avait alors déclaré feu SM Mohammed V, s'adressant à la nation.

Le regretté souverain avait ensuite loué Dieu qui " nous a permis de nous retrouver et a mis fin à notre peine et récompensé nos efforts ".

Cet épisode glorieux de l'histoire de la nation a illustré la parfaite symbiose entre le Trône et le peuple pour défendre les valeurs sacrées du Royaume et assurer la pérennité et la gloire du pays.

Feu SM Mohammed V, avec à ses côtés son compagnon de lutte feu SM Hassan II alors Prince Héritier, deux jours plus tard, le 18 novembre, proclamait: "Nous nous réjouissons de pouvoir annoncer la fin du régime de tutelle et du protectorat et l'avènement d'une ère de liberté et d'indépendance".

Feu SM Hassan II, succédant au libérateur de la Nation, s'est attelé à bâtir le pays et à parachever l'intégrité territoriale du Royaume, avec la récupération notamment des provinces du sud grâce à la glorieuse Marche verte.

SM le Roi Mohammed VI a poursuivi l'œuvre d'édification du Maroc, érigeant en priorité la défense de l'intégrité territoriale du Royaume, sa démocratisation et la réalisation d'un développement économique et social qui permet d'assurer à chaque citoyen une vie digne, dans un élan de solidarité pour moderniser le pays et assurer l'avenir du Royaume sous la conduite éclairée, sage et clairvoyante du Souverain.

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13 nov. 2009

Rabat/Transport urbain - Stareo tente de maîtriser la situation

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 14 bus neufs attendus la semaine prochaine

· Le taux de couverture passera à 70%

Deux rencontres avec la presse, organisées en une semaine par Stareo. Cela, pour permettre au nouvel opérateur d’expliquer les problèmes rencontrés lors de la phase de démarrage de la gestion déléguée du transport urbain au niveau de l’agglomération Rabat-Salé et Témara. La situation est complexe, mais Stareo déploiera tous les efforts pour améliorer les conditions de transport dans les semaines prochaines. C’est le message principal que veut faire passer le management de la société.
Le grand problème qui se pose est le parc en sous-effectifs.

Du coup, cela ne permet pas de répondre aux besoins de la population. Depuis le démarrage du nouvel opérateur, on constate que les bus se son faits rares dans les rues de la capitale, ce qui crée aux habitants et aux étudiants de sérieux problèmes de déplacements. Les responsables de Stareo reconnaissent ces insuffisances, mais uniquement pendant les heures de pointe. «Pour permettre une transition harmonieuse avec les concessionnaires sortants, Stareo a réceptionné à ce jour un parc de 416 véhicules provenant de ces sociétés. Le service est actuellement assuré par 350 bus alors que 66 autres, jugés hors normes de sécurité par nos experts, ont été retirés de la circulation», explique Jacques Aveaux, SG chargé des affaires administratives et financières à Stareo.

Plus de 60% du parc sont réservés aux villes de Rabat et Témara. Toujours dans le même sens, Aveaux rappelle que 50 autres véhicules sont en cours de réparation dans les ateliers de la société. Pour le responsable de Stareo, avec ce parc il serait difficile de répondre aux besoins de l’agglomération d’une population de plus de 2 millions de personnes. Mais la direction a soulevé un autre problème qui a compliqué davantage la situation à la société.

Cette dernière n’arrive pas jusqu’à présent à récupérer les bus appartenant aux deux concessionnaires Latrabus et Lux Transport. «En effet, actuellement, le taux de couverture du réseau est de l’ordre de 60%, mais ce taux passera à 72% dès la semaine prochaine en mettant en service 14 bus neufs et d’autres réparés», indique Aveaux. Selon ce dernier, la situation sera améliorée progressivement avec la réception des bus neufs. Même en cas de problème, un scénario est prévu qui consiste à faire importer des abus utilisés en Europe. Sur ce volet, le management de Stareo a tenu à rappeler qu’il a démarré son activité en respectant ses engagements contractuels, à savoir l’acquisition de 543 bus neufs, dont 400 au minimum à mettre en circulation dans un délai de 18 mois. La livraison d’un grand lot de 130 véhicules, dont 50 bus articulés, est attendue début 2010, selon le responsable de Stareo. Ce dernier tient à confirmer que la totalité du parc ancien sera retirée de la circulation par la suite.

Nour Eddine EL AISSI

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11 nov. 2009

"Stareo" confirme la dotation de 543 autobus neufs "haut de gamme" pour les villes de Rabat-Salé-Skhirat-Temara


Rabat - La nouvelle société délégataire du service public de transport par autobus "Stareo" s'est engagée, mardi à Rabat, à doter les villes de Rabat, Salé, Skhirat et Temara de 543 autobus neufs "haut de gamme".

MM. Mohamed Abdellaoui, Jacques Aveaux et François Lagrange, respectivement directeur des ressources humaines, secrétaire général et directeur d'exploitation de "Stareo" relevant de "Veolia Transport Maroc", ont précisé, lors d'une conférence de presse, que la société a passé une commande de ces véhicules qui seront livrés progressivement à partir de l'année prochaine.

Pour permettre une transition harmonieuse avec les concessionnaires sortants, ont-ils expliqué, "Stareo" a réceptionné un parc de 416 véhicules de ces sociétés dont 66, jugés hors normes de sécurité, ont été réformés, et 50 autres sont en cours de réparation.

Au niveau de la région, ont-ils poursuivi, le parc compte actuellement 300 véhicules en circulation, 200 desservant 38 lignes de Rabat-Témara et 100 autres répartis sur 20 lignes à Salé.

Certes, l'insuffisance d'autobus a causé des agréments aux usagers aux heures de pointe, avec un taux de couverture du réseau de 60 pc actuellement, ont reconnu les responsable de la société, mais ce taux, ont-ils assuré, passera à 72 pc dès la semaine prochaine avec la mise en service des véhicules en cours de réparation et la livraison de 14 autobus neufs.

Cette perturbation a été également provoquée, selon ces responsables, par des ex-salariés d'un des concessionnaires sortants qui ont refusé de signer leur contrat de travail, lequel a été validé par l'ensemble des parties concernées : Autorités, partenaires sociaux et "Stareo", rappelant que ce même contrat a été signé par 2000 salariés qui ont rejoint les rangs de la société.

Un accord mettant fin au conflit collectif concernant le transport urbain à Rabat, Salé et Skhirat-Témara, avait été signé récemment par la wilaya de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, la délégation de l'emploi dans la région, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Fédération démocratique du Travail (FDT), le président de "Stareo" et les représentants du personnel.

Aux termes de cet accord, l'intégration des employés du secteur sera assurée progressivement dans les limites des besoins de la société, soit 3.200 employés déclarés auprès de la CNSS.
MAP

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10 nov. 2009

Le festival du cinéma de Rabat privé des subventions du Conseil Préfectoral

LIBERATION.MA

LIBERATION.MA
Scandale au Conseil préfectoral de Rabat, réuni lundi 9 novembre en session pour adopter son budget : le festival du cinéma d’auteur de Rabat a tout simplement été et sans autre forme de procès supprimé des titres composant le budget de ce conseil que préside Abdelkader Tatou, membre du bureau politique du Mouvement Populaire. « Pourquoi le festival de cinéma de la capitale qui décerne le Prix Hassan II et qui jouit aujourd’hui d’une réputation internationale ne figure pas parmi les différents titres du budget du Conseil préfectoral de Rabat ? » s’est interrogé M. Mantrach, conseiller USFP. Celui qui préside également l’association du festival du cinéma d’auteur de Rabat s’est empressé de préciser que cette manifestation a vu le jour dans les cénacles mêmes du Conseil préfectoral dont le président –aujourd’hui Abdelkader Tatou- est également président d’honneur de cette rencontre internationale du film d’auteur. « C’est visiblement une position politique extrêmement étriquée. Nous payons l’après-12 juin ! » s’est exclamé A. Mantrach.

« Je n’ai rien reçu. Aucune demande, aucun papier sur cette association qui organise ce festival ». La réplique du président Tatou ne convainc presque personne sinon ses alliés, dans son propre camp. Le festival cinématographique de la capitale a vu le jour il y a aujourd’hui 16 ans. « Que faites-vous de la continuité de l’administration ? Que faites-vous de la convention signée entre le wali et l’association ? Que vous soyez d’accord ou pas est un autre problème. Je ne suis pas en train de dire que vous avez obligation d’accorder une subvention à cette rencontre internationale du 7ème art, mais tout simplement de l’inscrire en tant que titres du budget comme vous l’avez fait pour Mawazine ou encore l’association des amitiés musicales. Inscrivez le festival de Rabat et libre à vous, ensuite, de choisir de ne pas vous en faire l’un des sponsors », a répondu A. Mantrach.

En face, c'est-à-dire du côté de la majorité, les justifications ne coulent pas de source et se font très poussives. « En commission des finances, nous n’avions pas le programme. Nous avons alors préféré supprimer le titre relatif au festival de Rabat pour l’inclure dans la rubrique des activités artistiques et culturelles, une rubrique dont nous avons d’ailleurs augmenté le budget», tente de répliquer le vice-président venu à la rescousse de Abdelkader Tatou avant de réclamer « la tenue de l’assemblée générale de l’association du festival du cinéma d’auteur de Rabat », prévue du reste début février.

« Ah bon ! parce que vous aviez peut-être le programme de Mawazine », s’interroge faussement ingénu, le conseiller Karroumi avant de demander réponse à la question nodale de savoir si la ville de Rabat a besoin d’un festival du cinéma. Véritable maître de cérémonie de la session, le gouverneur de Rabat veut calmer le jeu. Son discours est construit autour de l’apport du festival du cinéma d’auteur à la capitale, son aura à l’international , etc, etc. « Tout cela n’a rien de politique », s’empresse-t-il de préciser face à une attitude purement politicienne « Si ce festival a toutes ces qualités, pourquoi a-t-il disparu des rubriques du budget de cet honorable conseil ? S’il faut adopter une logique, il faut qu’elle soit valable pour tous. Qu’un tel traitement soit appliqué à tous les festivals et manifestations artistiques ! », fait remarquer A. Mantrach.

C’est exactement à ce moment que A. Tatou choisit de sortir de sa réserve toute présidentielle. Celui qui préside aux destinées du conseil préfectoral de Rabat se lance dans une diatribe inspirée du café de commerce, et bien sûr, sur le mode rumoral et va jusqu’à proposer une session spéciale « festival de Rabat ». « On dit que ce festival a des problèmes de gestion. On dit que le bureau n’est pas associé à la prise de décision, que le président gère tout seul. On dit que le budget qui vous est accordé ne vaut pas ce que vous faites !». Dans la salle de réunion – une salle squattée appartenant à la région- l’ombre du 12 juin et de la défaite du maire sortant de Rabat le haraki Omar Bahraoui n’en finit pas de planer. La bonne gouvernance a désormais ses adeptes et … ils sont très inattendus surtout lorsque l’on sait que des subventions socio-économiques ont été supprimées du budget de ce conseil préfectoral et remplacé par l’achat d’une voiture au président d’un montant de 600.000 dhs. « Ceux qui veulent examiner les comptes du festival de Rabat sont priés de les examiner au sein du service de la comptabilité de la wilaya. Toutes les pièces y sont disponibles. Et nous envoyons tous les justificatifs à la cour des comptes avant le 30 juin. Vous le savez très bien puisque vous faites partie des organisateurs. Cette attitude est tout à fait puérile », conclut l’usfpéiste, là devant une telle mauvaise foi.

La manœuvre est claire. Le festival du cinéma d’auteur de Rabat, celui là même qui décerne le prix Hassan II pour la meilleure œuvre vient de payer le prix des alliances de l’USFP. Qui a dit que le conseil préfectoral de Rabat et sa majorité était cinéphile et amatrice des films d’auteur ?

Mardi 10 Novembre 2009

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8 nov. 2009

Rabat Parking ou l'histoire d'une concession mal ficelée

L'Opinion.ma

Gestion communale - La fin du spectre des sabots


Dans quelques semaines, prend fin le second contrat signé il y a douze ans et reconduit une fois depuis lors, entre le Conseil de la ville de Rabat et la société Rabat Parking relatif à la concession d’installation et d’exploitation d’horodateurs et de parkings de surface dans le centre ville de Rabat, pour une durée de six ans. Six mois, c’est le délai minimum convenu, au titre de l’article 4 dudit contrat, par les parties contractantes pour exprimer leur intention de ne pas le renouveler. Selon des sources bien informées, tel serait d’ailleurs l’intention du nouveau Conseil de la ville de Rabat. C’est que cette concession a suscité bien des polémiques et débats, des affaires en justice et des articles de presse. Les horodateurs et les sabots sont devenus la hantise des Rbatis, comme des Casablancais d’ailleurs, les deux seules villes du Royaume à avoir jusqu’à présent testé le système des zones horodatrices.

«Convenons d’abord d’une chose», précise Me Sâad Benmbarek, avocat et élu communal. «Le principe d’instaurer des zones horodatrices est tout à fait légitime, dans le sens où elles constituent un moyen adéquat d’organiser le stationnement des voitures dans les artères des métropoles comme Rabat».

Il y a presque douze ans, le 25 février 1998, l’ex-ministre de l’intérieur, Driss Basri, avait approuvé les deux contrats signés entre la Municipalité de Rabat Hassan et la société Rabat Parking, le 29 mai 1997, avant les élections qui ont eu lieu un mois plus tard. Le premier contrat est relatif à la concession de la construction et de l’exploitation d’un parking souterrain à la place de la Mamounia à Rabat pour une durée de 30 ans. Le second pour la concession d’installation et d’exploitation d’horodateurs et de parkings de surface.

«L’idée était de créer un parking souterrain de quelques 400 places afin de décongestionner la circulation à Rabat», indique Me Benmbarek. «La décision du Conseil communal de février 1996 comporte quatre points. Premier point, la décision de principe pour la réalisation d’un projet de parking souterrain à la Place Mamounia. Deuxième point, l’accord du Conseil pour la demande d’un crédit au FEC (Fond d’équipement communal) pour le financement du projet. Troisième point, l’accord du Conseil pour traiter avec une partie intéressée pour la création d’une société de développement local (SDL), d’économie mixte, la première du genre au Maroc, dont la mission serait d’étudier, de réaliser le projet et de le gérer. La Municipalité devant être actionnaire de cette société à hauteur de 35% à 39% du capital. Quatrième et dernier point, instaurer une zone de protection du parking souterrain en installant des horodateurs dans les rues et avenues avoisinantes. Les délibérations pour l’octroi d’un contrat de concession pour la construction et la gestion d’un parking souterrain ont eu lieu en février 1996, la signature des contrats en mai 1997». Suite à quoi, une convention a été signée entre la Municipalité de Rabat Hassan et la société espagnole «Sociedad Europa de Estacionamientos S.A», ainsi que son administrateur unique, la «Sociedad de Aparcamientos de Barcelona», pour la création de la société Rabat Parking S.A, dotée d’un capital de 20.000.000 Dhs.

Bonnes affaires entre «amis» sans appel à concurrence

La Municipalité de Rabat y est actionnaire à hauteur de 39%, le groupe espagnol SABA, représenté par son fondateur, M. Benedito Vicente, 51%. Les 10% restant appartenant à la société Alcantara, propriété du même M. Benedito Vicente, réputé alors ami proche de l’ex-ministre de l’intérieur Driss Basri.

Première remarque d’importance à ce sujet, la convention ainsi que les deux contrats ont été signés sans passer par la procédure d’appel à concurrence. Ce qui est une défaillance de taille. La légitimité même de ces contrats en est ainsi remise en cause.

Depuis lors, la Municipalité de Rabat Hassan est devenue un arrondissement, ce qui veut dire un changement total de statut juridique, avec pour conséquence la perte de la personnalité morale. Avant, c’était le Dahir de 1976 sur les collectivités locales qui était appliqué. Mais ce Dahir a, en 2003, laissé place à la charte communale, qui a instauré le régime de la mairie et des arrondissements (unité de la ville). Les prérogatives de la commune de Rabat Hassan sont passées à la commune de la ville de Rabat.

Le premier contrat relatif à la concession de la construction et de l’exploitation du parking souterrain de la Mamounia stipule, dans son article 6, les obligations de la municipalité de Rabat Hassan, qui a pris à sa charge de fournir le terrain et les frais du permis de construction. Le parking souterrain est d’une surface de 13 000 m2 et peut accueillir 690 véhicules. Selon un hebdomadaire économique spécialisé, ce parking génère un chiffre d’affaires de quelques 1,4 millions de Dhs par an.
La municipalité s’est engagée également à maintenir une zone de 500 mètres de protection, de type horodatrice, autour du parking souterrain, pendant toute la durée du contrat.

La société Rabat Parking a obtenu également un droit de préemption sur l’octroi de nouvelles zones de parking à d’autres sociétés. «La société Saba avait demandé la création d’une zone de protection, une zone horodateurs, de 500 mètres autour du parking souterrain» explique Me Benmbarek. D’où un deuxième contrat, signé le même jour que le premier. Il porte sur la concession pour l’installation et l’exploitation d’horodateurs et de parkings de surfaces.

«L’objet de la concession, selon l’article 1er du contrat, est la gérance, l’installation et l’entretien de la signalisation verticale et horizontale, l’installation, l’entretien et la réparation des horodateurs et autres équipements d’immobilisation des véhicules et la collecte des recettes» souligne encore Me Benmbarek. «Ce deuxième contrat était composé de trois zones à couvrir de 122 horodateurs. La première zone, avec 30 horodateurs, va de l’ancienne Médina à la Place de la poste. La deuxième, avec 30 horodateurs également, va de la Place de la poste à la Place des Alaouites. Et la troisième, avec 52 horodateurs, de la Place des Alaouites à l’Avenue Moulay Hassan».

Ce contrat, qui a une durée de six ans à partir de la date du début d’exploitation, est renouvelable par tacite reconduction.

Une extension sans conditions généreusement accordée

La Commune de Rabat Hassan a ainsi renouvelé une première fois ce deuxième contrat la liant à la société Rabat Parking, deux ans avant son expiration !

Les tarifs ont été fixés au départ comme suit: un minimum d’un dirham de l’heure, qui a été augmenté par la suite à 2 Dhs. Maintenant, c’est 2 Dhs les 40 minutes. Le montant de l’amende après pose du sabot a été fixée à 40 Dhs, ce qui est toujours le cas. A Casablanca, cette amende n’est que de 30 Dhs. Mais il faut savoir aussi que le contrat stipule que la révision des tarifs est annuelle. Les propositions de la société Rabat Parking dans ce sens sont soumises à la commune pour approbation. Mais en cas de désaccord, les tarifs sont automatiquement révisés à la hausse selon une formule précise et assez compliquée.

On dit que l’appétit vient en mangeant. «La société est venue à un moment se plaindre comme quoi le parlement lui avait pris des places de parking dans la zone bleue, c’est-à-dire celle des horodateurs, ainsi que les commissariats, les hôtels, etc», raconte avec un sourire amusé Me Benmbarek. «Rabat Parking a évalué ses pertes à 600 places de parking, suite à un recensement des places perdues. Et elle a demandé à être compensée pour le manque à gagner. C’est-à-dire que cette société voulait encore 600 places de plus».

Au cours des débats à ce sujet avec la société Rabat Parking, lors d’une réunion à laquelle avait assisté le Wali, le Maire de Rabat et Me Benmbarek en tant que représentant du Conseil de la ville, des conditions à l’extension de la zone horodatrice demandée avaient été posées: diminuer l’amende de 50% et accorder aux automobilistes un préavis de 10 minutes avant la pose du sabot. Après négociation, les deux parties sont parvenues à un accord dont les termes sont consignés dans le procès verbal de la réunion. Il était alors question que l’extension de la zone bleue sera accordée en contrepartie d’une baisse des amendes de 25%, c’est-à-dire 30 Dhs au lieu de 40 Dhs, et d’un préavis accordé aux automobilistes de sept minutes.

«Or, l’ancien maire, Bahraoui, a accordé par la suite l’extension de la zone horodatrice, soit une 4ème tranche, sans mentionner les conditions convenues» rappelle Me Benmbarek, outré. Mais ce qui va véritablement susciter des réactions à l’encontre de ce contrat de concession d’exploitation de zones horodatrices dans le centre ville de Rabat, ce sont les fameux appareils d’immobilisation des véhicules communément appelés «sabots».

«Selon l’alinéa 3 de l’article 8 dudit contrat, la société Rabat Parking est habilité à immobiliser sur place par des sabots tout véhicule n’ayant pas payé ou en situation de dépassement de durée», explique Me Benmbarek. «Mais il n’est pas dit que la société peut procéder à la pose du sabot elle-même», ajoute t-il avec un sourire ironique. «En plus des 40 Dhs à payer pour la pose du sabot, il est clairement indiqué, au deuxième paragraphe dudit article, que les contrevenants auraient à payer en plus des 40 Dhs à Rabat Parking, une amende aux autorités compétentes, c’est-à-dire la police».

Activités informelles de police administrative

Il est vrai que le quatrième point de la décision du Conseil communal de Rabat Hassan stipulait que la société Rabat Parking devait mettre à la disposition des autorités compétentes des appareils d’immobilisations des véhicules, pinces ou sabots. Mais il n’a jamais été question, nulle part, de la délégation du travail de police administrative de la Commune de la ville de Rabat à la société Rabat Parking.

Les automobilistes rbatis ne manquent pas de dénoncer le zèle dont font preuve les agents de Rabat Parking, en raison de la commission qu’ils perçoivent sur les amendes payées pour les sabots posés. Outre le fait que le propriétaire du véhicule qu’il trouve immobilisé doit se mettre à la recherche de l’agent qui l’a fait pour percevoir l’amende et ôter le sabot.

«En plus, les automobilistes en infraction doivent attendre longtemps avant que l’agent ne se manifeste pour leur retirer le sabot. C’est une perte de temps et d’argent», assure un automobiliste rbati. «Les agents de Rabat Parking font vraiment de l’excès de zèle. Normal, puisqu’ils perçoivent une commission sur le nombre de sabots posés», témoigne un employé de la mairie de Rabat.

Le premier à avoir donné des soucis à ce sujet à la société Rabat Parking n’est autre que Me Abderrahmane Benameur, ancien bâtonnier de Rabat et fervent défenseur des droits de l’homme. Il a commencé par ester en justice contre la société Rabat Parking, dont les agents avaient immobilisé sa voiture. Après avoir gagné ce procès et encaissé 3.000 Dhs à titre de dommages et intérêts, il est devenu le défenseur de tous les automobilistes qui ont eu recours à ses services pour un motif similaire.
Mais celui qui a enfoncé le clou n’est autre que M. Chakib Benmoussa, le ministre de l’Intérieur, qui a déclaré à la Chambre des conseillers, en décembre de l’année écoulée, que les contrats signés avec les sociétés de parkings seront révisés, à cause des problèmes juridiques causés par la pose des sabots !

C’est qu’il en a fallu du temps pour découvrir les failles juridiques dans les contrats de concessions signés.

Les jugements prononcés se sont appuyés sur les dispositions de la charte communale qui stipulent que toute concession des compétences de la police administrative est contraire à la loi. Après quoi, l’ancien maire de Rabat, M. Omar Bahraoui, a mis à la disposition de la société des agents de la police administrative pour verbaliser !

Les rues et avenues appartiennent au ministère de l'Équipement


Mais c’était loin de suffire pour apaiser l’ire des automobilistes Rbatis et de venir à bout de leur acharnement à éloigner le spectre des sabots, surtout les juristes parmi eux. Me Abdellatif Ouahbi, un autre avocat du barreau de Rabat, s’est attaqué par la suite à la décision administrative même d’accorder le contrat de concession de l’installation et l’exploitation des horodateurs. Il a demandé, ni plus ni moins, la résiliation de ce contrat !

Le 8 avril 2008, suite à la plainte déposée par Me Abdellatif Ouahbi auprès du tribunal administratif de Rabat, dossier n° 150/2007, ce dernier a statué sur l’annulation pure et simple du quatrième point de la décision du Conseil de la Commune de Rabat Hassan de 1996. Pour rappel, ce quatrième point porte sur l’instauration d’une zone de protection du parking souterrain par l’installation des horodateurs dans les rues et avenues avoisinantes.

Le tribunal a estimé que la décision du conseil communal contestée émane d’une partie non habilitée, dans le sens où le Conseil communal n’est pas propriétaire des rues et avenues objet du contrat d’installation et d’exploitation des horodateurs. Ces rues et avenues appartiennent au ministère de l’équipement, en vertu du Dahir 01/06 de 1914 sur les domaines publics.

Le tribunal administratif de Rabat a jugé que le contrat comportait, en outre, un vice de forme en raison de l’absence de bornage de la zone protégée des emplacements d’installation des horodateurs, du type de protection et des appareils d’immobilisation des véhicules.
La société Rabat Parking a fait appel contre ce jugement.

Aux dernières nouvelles, la société espagnole Saba a exprimé le désir de se désengager de la société de Rabat Parking en mettant en vente ses parts, soit 51% du capital. Il n’est donc plus question du projet de construction de locaux commerciaux adjacents au parking souterrain de la Mamounia, pour un investissement prévu de l’ordre des 10 millions de Dhs. Pourtant, Rabat Parking dispose actuellement de 4.000 places de parking à Rabat.

SABA est une filiale du groupe espagnol Abertis, dont les activités tournent autour de l’exploitation de parkings. Ce groupe est présent dans 70 villes en Espagne, au Portugal, en Italie, au Chili, en France et au Maroc. Un tel retrait pourrait être exploité par un nouveau venu dans ce domaine, la compagnie générale des parkings, CG Park, filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), qui gère deux parkings à Rabat.

7/11/2009

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5 nov. 2009

Transport urbain - 220 bus seulement lient Rabat à ses régions !

Le Matin.ma

La crise continue et Stareo donne de nouvelles promesses.

Alors que l'on s'attendait à des explications sur le mauvais départ de la nouvelle société chargée de la gestion du secteur du transport urbain à Rabat et ses régions, le directeur de ce consortium, Abelali Khalil, soutenu par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour Zaïr, Hassan Amrani, est sorti de son mutisme pour promettre de nouveau mont et merveille aux citoyens de la capitale et ses régions.


En effet, cela s'est passé lors d'une conférence de presse tenue par le nouvel opérateur de transport en commun «Stareo» mercredi dernier au siège de la wilaya de Rabat. S'adressant aux journalistes, le wali de la région avait rappelé au début de cette conférence, la situation du transport à Rabat avant la passation de la gestion de ce secteur au nouvel opérateur.

Selon lui, 1.000 véhicules sillonnaient Rabat-Salé et Skhirat-Témara pour assurer les besoins des citoyens en transport sans toutefois répondre aux normes de sécurité et de confort. «La demande était certes couverte, mais le service restait précaire et en deçà des attentes des citoyens qui aspiraient à des véhicules répondant aux normes internationales et limitant les émissions polluantes», indique Hassan Amrani. Le wali de la région qui avait dressé un historique de la situation du transport à Rabat depuis les années 70, avait souligné de nouveau la nécessité de passer à une nouvelle forme de gestion qui respecte le principe du réseau et non celui des lignes. D'après lui, cette nouvelle formule a été proposée par Veolea qui avait remporté l'appel d'offres le 26 février dernier.

La nouvelle entreprise composée d'un groupement franco-marocain (3 opérateurs marocains « Bouzid», «Hakam» et «Ahssan Bus» et Veolea) adoptera une formule de ticket unique valable dans la ville de Rabat et ses régions et préservera la même tarification actuelle, soit 3,50 dirhams. Selon le wali, la mise en circulation de bus neufs sera juste une question de temps. L'opération démarrera à partir du mois de janvier prochain et s'étalera sur 4 ans.

Les citoyens de la capitale devront donc patienter durant les futurs trois ans jusqu'à ce que le nouvel opérateur puisse compléter le nouveau parc de véhicules répondant aux critères de confort et de fiabilité moderne.
En attendant, le nouveau gestionnaire assurera le transport des citoyens des 4 villes à bord de 220 bus d'occasion, acquis des autres concessionnaires non adhérentes au groupement au lieu de 525 autobus prévus initialement.

La crise du transport qui avait éclaté depuis l'entrée en vigueur du contrat du nouveau concessionnaire se poursuivra probablement et la direction de Stareo préfère appliquer la politique de l'autruche. Lors de la conférence de presse, le directeur de la société, Abdelali Khalil a préféré parler des équipements de la nouvelle génération de véhicules qu'il compte importer au lieu de discuter des éventuelles alternatives pour pallier le manque sévère des moyens de transport. Un manque qui pousse quotidiennement les citoyens à mettre de côté leur orgueil et emprunter des «pick-up» pourvu qu'ils atteignent leur lieu de travail à temps!

La grogne quotidienne des citoyens qui monte chaque jour pourra, peut être, remettre les pendules à l'heure pour ce nouveau gestionnaire qui a donné tant de promesses !!!

Une nouvelle gestion déjà compromise

La crédibilité du nouveau gestionnaire est de plus en plus compromise. En effet, après deux semaines seulement de la fin de la grève des employés des sociétés non adhérentes à Stareo qui avait paralysé le secteur pendant une semaine, la crise du transport éclate de nouveau avec le démarrage des services du nouveau gestionnaire.

En effet, Stareo qui avait promis auparavant la mise en circulation à partir du premier novembre, d'un parc de véhicules de technologies renforcé, répondant aux standards internationaux et respectant les normes environnementales internationales démarre modestement avec 220 autobus usés provenant des concessionnaires existants.

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Rabat/Transport urbain - Un démarrage difficile pour Stareo

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Des problèmes techniques à régler

Stareo, le nouveau transporteur par bus de l’agglomération de Rabat, Salé et Témara, s’efforce de dépasser les problèmes rencontrés lors de la période de démarrage. «Pour faire face aux grèves, on a commencé l’activité le 27 octobre dernier, suite à la demande des autorités.

Un démarrage anticipé de quelques jours sur la date contractuelle, premier novembre, dans ce contexte de crise», a rappelé Khalil Abdelali, directeur général de Stareo, lors d’une conférence de presse, tenue hier à Rabat. Pour sa part, Hassan Amrani, wali de la région, a signalé qu’il faut attendre près de 4 mois pour pouvoir juger le travail du nouveau délégataire du transport urbain. Pour les responsables de Stareo, le grand effort du management de l’entreprise a été focalisé sur le règlement du problème d’intégration des employés des anciennes sociétés concessionnaires.
photo L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc
Pour rappel, le nouvel opérateur s’est engagé à reprendre les employés dûment déclarés tout en préservant leurs acquis, notamment leur ancienneté dans le travail. «Pour le moment, près de 1.800 contrats d’embauche ont été signés sur un objectif cible de 3.200 employés», précise Abdellaoui Mohamed, directeur des ressources humaines à Stareo. Pour ce dernier, le grand travail qui reste à faire est celui de la formation de ces agents et de leur adhésion à la stratégie de l’entreprise, sachant bien qu’ils viennent de 10 sociétés différentes.

Après le volet social, l’équipe de Khalil doit se pencher sur les problèmes techniques pour respecter les clauses du contrat de gestion déléguée. Sur ce volet, il faut rappeler que le nouvel opérateur doit constituer un parc de 543 véhicules neufs à l’horizon des 4 premières années d’exploitation, dont 400 bus au cours des 18 premiers mois. Le marché pour leur acquisition a été adjugé et on attend les premières livraisons à partir de février 2010.

En attendant, l’activité durant cette phase de démarrage sera assurée par les 525 autobus existants récupérés auprès des concessionnaires sortants. En outre, il faut signaler que ce parc ne peut pas répondre aux besoins de l’agglomération dont la population avoisine les deux millions de personnes. Il faut reconnaître que ces derniers jours, les bus se font rares dans les rues de la capitale, ce qui pose un sérieux problème pour le transport des habitants, notamment en heures de pointe.

Nour Eddine EL AISSI

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Rabat: Réouverture du marché couvert d’Al Akkari /

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· 220 marchands de fruits et légumes

· Un local de 2.000 m2 fermé depuis des années


Encore une fois, les autorités reviennent à la charge pour instaurer de l’ordre au quartier Al Akkari et précisément au niveau de la zone proche du marché. Cela entre dans le cadre d’une campagne menée contre les marchands ambulants qui portent préjudice aux commerçants patentés. «A partir de ce vendredi, on va procéder à la réouverture du marché couvert construit en 2000 par la commune», souligne Driss Razi, président de l’arrondissement de Hassan. Pour ce faire, la commune vient d’achever les travaux de réhabilitation et de peinture de ce local d’une superficie de près de 2.000 m2.

Pour rappel, la commune a mobilisé près de 2,5 millions de DH pour la construction de ce marché au profit de 220 marchands. Chacun a bénéficié d’une place aménagée d’une superficie de 5 m2, moyennant une redevance trimestrielle de 800 DH. Mais selon les termes de la convention de bail, ils ne doivent plus pratiquer leur commerce à l’extérieur du marché. Ce qui n’a pas été le cas par la suite, car les nouveaux locataires avaient commencé à quitter le bâtiment l’un après l’autre quelques semaines après son ouverture. Ils ont squatté à nouveau les alentours du marché pour revenir à la pratique du commerce en plein air. La cohabitation entre commerce ambulant et commerce sédentaire n’a jamais réussi. «Pour éviter la faillite, j’étais obligé de revenir vendre à l’extérieur du marché qui n’est plus fréquenté par les clients. Ces derniers cherchent la proximité et les bas prix», explique un marchand de légumes. Dans l’indifférence des autorités, la place Al Akkari, ainsi que les rues et les artères proches du marché sont envahies par les marchands ambulants vendant différents produits (légumes, fruits, articles en plastique…).

Le désordre et l’anarchie règnent sur les lieux. Ce qui cause de multiples désagréments aux citoyens ainsi qu’aux commerçants patentés. La situation atteint son paroxysme tous les samedis matin et à la fin de chaque journée à partir de 17 heures. La circulation, que ce soit pour les piétons ou les automobilistes, devient un calvaire. La place est alors le théâtre de bagarres et d’accrochages. Depuis près de huit ans, la plupart les locataires ont cessé de régler les redevances locatives ainsi que les taxes afférentes, en particulier la patente. Les montants dus sont énormes et hors de portée pour les locataires. C’est la raison pour laquelle le président de l’arrondissement, un enfant du quartier, a adressé dernièrement un courrier au maire lui demandant l’annulation de ces dettes pour faciliter le retour des marchands au bâtiment du marché. Razi envisage également de répondre à d’autres réclamations des locataires. Il s’agit en particulier de la diversification des activités du marché, notamment la vente de poisson, en vue d’attirer plus de clients.

«En cas d’échec de cette dernière initiative, je militerai pour la transformation de ce marché en un complexe sportif. Il est inadmissible de rester indifférent à ce gâchis qui n’a que trop duré», souligne le président. La balle est donc dans le camp de l’autorité qui devrait combattre sans relâche les marchands ambulants.

Nour Eddine EL AISSI

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Transport urbain Rabat : c'est mal parti pour «Stareo»

Le Matin.ma

À deux semaines seulement de la fin de la grève des employés des sociétés non adhérentes à Stareo, la crise du transport éclate de nouveau

Les citoyens de la capitale et ses régions ne sont pas au bout de leurs peines. Réveillés de bon matin pour rejoindre leur lieu de travail, ces derniers ont eu droit à une mauvaise surprise : les bus de transport en commun étaient quasi absents. Pourtant, la nouvelle société Stareo devait démarrer ses activités, un jour auparavant, c'est-à-dire dimanche dernier. Mais ceux qui ont souffert le plus, étaient les habitants de la ville de Salé, de Témarra et Skhirat qui, en l'absence de tout moyen de transport urbain, ont pris énormément de retard pour atteindre la ville de Rabat.

Certains ont été dans l'obligation même de rester chez eux à force d'attendre l'arrivée des bus en vain. Notons que ce sont les quartiers les mieux desservis en bus qui ont pâti le plus de cette crise. Il s'agit notamment des zones comme «Hay Chmaou» et la route de Kénitra à Salé où l'absence des moyens de transport en commun a suscité la colère des citoyens qui n'ont pas hésité à bloquer la circulation à certains endroits. «Ils nous ont promis une amélioration du service, un confort et une disponibilité de bus qui marquera la fin de notre calvaire. Aujourd'hui, nous ne trouvons même pas les anciens bus pour nous rendre à notre travail. C'est révoltant», déclare un citoyen en colère. En effet, à deux semaines seulement de la fin de la grève des employés des sociétés non adhérentes à Stareo, la crise du transport éclate de nouveau.

Du coup, les questions fusent de toutes parts sur le sérieux et la crédibilité de la nouvelle entreprise et les promesses faites par l'autorité délégante qui avait déclaré auparavant la mise en circulation à partir du premier novembre, d'un parc de bus flambant neufs et répondant aux standards internationaux et respectant les normes environnementales internationales. Aujourd'hui quelques bus seulement continuent de sillonner la capitale et ses régions. On apprend qu'il s'agit d'anciens véhicules appartenant aux entreprises «Bouzid», «Ahssan Bus» et «Karama Bus» membres du groupement franco-marocain. Quant à Stareo, l'entreprise a mis en circulation 120 véhicules au niveau de Rabat et ses régions.

Il s'agit des mêmes véhicules que la société avait acquis des cinq autres entreprises retirées du marché. «Il existe un manque des moyens de transport en commun. Cela est dû au retard dans l'opération d'acquisition des véhicules par le groupement franco-marocain qui n'a eu lieu que durant l'après-midi du vendredi dernier. Il a fallu attendre la fin du week-end pour conclure les contrats d'assurance afin de mettre les véhicules en circulation » indique M. Benadir, chef de la division économique et sociale à la Wilaya de Rabat, Salé, Zemmour Zaïr. Les citoyens de la capitale et ses régions n'ont donc qu'à prendre leur mal en patience et attendre l'échéance du 1er janvier.

Date qui correspond à l'entrée en service des nouveaux bus. Mais, le plus difficile sera de les convaincre que cette fois-ci sera la bonne.

Vétusté du parc


Les habitants de la ville de Rabat et ses régions devront s'armer de patience. Ainsi, parallèlement au manque de moyens de transport en commun, ces derniers devraient supporter le phénomène de surcharge, du dépassement du nombre des places assurées et de la vétusté du parc des sociétés adhérentes au groupement maroco-français.

En effet, malgré les promesses de la nouvelle entreprise de supprimer les bus en mauvais état, nombreux sont les citoyens qui ont relevé le non-respect du cahier de charges par la société «Bouzid» qui continue à déployer des véhicules dont la durée de vie a été dépassée depuis longtemps…scandaleux !!

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"Stareo" s'engage à renouveler le parc d'autobus à Rabat, Salé et Skhirat-Témara


Rabat - Le président du directoire de la société "Stareo", directeur général de Veolia Transport Nord Afrique et Moyen Orient, M. Abdelâli Khalil, a réitéré, mercredi, l'engagement de la société à renouveler le parc actuel des autobus dans les villes de Rabat, Salé et Skhirat-Témara.

L'engagement de "Stareo" vise à résorber le problème du transport urbain à la suite de la cessation d'activité des entreprises qui étaient en charge du transport bien avant l'entrée en vigueur de l'accord signé et dont la mise en œuvre est prévue pour le 1er janvier 2010, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à Rabat.

La nouvelle société a commencé son travail depuis le 1er novembre avec une tarification inférieure à celle en vigueur précédemment, a-t-il dit, précisant que le prix du ticket est passé de 4 à 3,5 DH sur toutes les lignes de la capitale.

Au sujet des inquiétudes des employés des anciennes entreprises concernant certains acquis, M. Khalil a assuré qu'il sera tenu compte de l'ancienneté acquise auprès des précédents employeurs.

De son côté, le wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, M. Hassan Amrani, a indiqué que la décision de gestion déléguée du transport urbain dans ces villes vient accompagner les besoins de la croissance démographique et s'inscrit dans le cadre de l'organisation des services de transport.

M. Amrani a rappelé que la société franco-marocaine choisie, après un appel d'offres, comprend le groupe Veolia (qui détient 51,04 du capital ) et des entreprises locales (les sociétés Bouzid et Hakama avec respectivement 28,06 et 20,90).

En vertu de l'accord en question, la société s'engage, pour une durée de 15 ans à investir près de 2 milliards DH destinés à restructurer le transport, à souscrire aux dispositions du cahier des charges et à répondre aux attentes des citoyens, outre la formation de plus de 3000 collaborateurs, y compris les employés de la Régie autonome des transports de Rabat.

A rappeler qu'un accord mettant fin au conflit collectif concernant le transport urbain à Rabat, Salé et Skhirat-Témara, avait été signé la semaine dernière.

Aux termes de cet accord, signé par la wilaya de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, la délégation de l'emploi dans la région, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Fédération démocratique du Travail (FDT), le président de "Stareo" et les représentants du personnel, l'intégration des employés du secteur sera assurée dans les limites des besoins de la société, soit 3.200 employés déclarés auprès de la CNSS.

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4 nov. 2009

Rabat-Salé-Skhirat-Témara : Véolia dope le transport clandestin

LIBERATION.MA
lbération.ma

Dimanche 1er novembre, la société Stareo, un groupement constitué du groupe français Véolia et des sociétés marocaines de transport urbain Bouzid et Hakam, a entamé ses activités à Rabat, Salé et Skhirate-Témara. Les habitants des deux rives du Bouregreg s’attendaient à ce que cette société mette fin à leurs souffrances suite à la grève des employés, observée le mois dernier et soutenue par la FDT. Pourtant, rien de cela ne s’est produit.

Aujourd’hui, ce sont des milliers d’usagers qui attendent leur tour dans des files interminables. Un désordre sans précédent touche les villes concernées par cette crise de transport, notamment pendant les heures de pointe. Pour remédier à cette situation déplorable, le feu vert a été donné aux transporteurs clandestins. Ainsi, des centaines de postes de travail ont été créés informellement. Des pick-up, des motos à chariot et des camionnettes ont remplacé les bus. Certains conducteurs ont augmenté le prix du transport jusqu’à atteindre les 30 DH (pour aller de Rabat à Témara). Les ouvriers comme les étudiants sont les plus touchés par cette crise de transport. « Je suis obligé de me réveiller plus tôt que d’habitude pour aller à pied ou faire de l’auto-stop jusqu’à l’université », indique J.Benmalek, jeune étudiant de Salé. « A 8 heures du matin, comme à 18h, il est impossible de trouver une place. On doit attendre plus de deux heures pour prendre un taxi, sinon on est contraint d’accompagner un transporteur clandestin, et le payer doublement », déclare à Libé une jeune fille travaillant dans un centre d’appel à Rabat.

Depuis le déclenchement de la grève le mois dernier, des négociations ont eu lieu entre les délégués des employés des anciennes sociétés de transport privées sous l’égide de la FDT d’une part, la wilaya de la Région Rabat-Salé-Zemour-Zair et les conseils municipaux de Rabat et Salé d’autre part. Les employés ont accepté de rejoindre leurs postes de travail après que le groupe Véolia et ses deux partenaires locaux Bouzid et Hakam ont affirmé que la totalité des employés de l’ex-Régie seront repris par la société de transport Stareo. Ainsi des centaines de contrats de travail ont-ils été conclus. Le contrat stipule que les clauses sont beaucoup plus strictes et les conditions de travail sont moins favorables que celles d’avant Véolia. Les receveurs, à titre d’exemple, ne sont payés que 2.300 DH mensuellement pour 12 heures de travail quotidien. Pire encore, les années d’ancienneté ne sont pas comptées pour ces employés. Ainsi, ils n’auront aucune rémunération sur ces années de travail.

Rappelons que 3400 employés ont signé ces contrats jusqu’à aujourd’hui. Lors des dernières négociations entre la wilaya et Stareo, cette dernière a affirmé que la prise en charge comptable de ces employés sera faite avec préservation de leurs acquis administratifs et sociaux. Chose qui ne s’est pas concrétisée pour le moment. Pire, plusieurs clauses du cahier des charges ne sont pas respectées. A titre d’exemple, aucune station d’arrêt des bus n’est construite dans les villes concernées. En outre, tous les bus utilisés sont d’anciens véhicules. Le contrat stipule que le nouvel opérateur procédera à l’acquisition des bus appartenant aux anciennes sociétés et qui sont en bon état. Pourtant, certains d’un état déplorable circulent toujours. Les citoyens sont toujours entassés dans des bus qui ne doivent en aucun cas être mis en circulation. Toutefois, Stareo a lancé, selon le cahier des charges, un marché pour l’acquisition de 300 bus neufs dotés de planchers bas avec des équipements de surveillance et de contrôle.

Les élèves et les étudiants devraient bénéficier d’une carte d’abonnement. Sur ce point, et dans une rencontre avec les membres du bureau exécutif du Mouvement des jeunes Nouvel Horizon (MNH), association constituée principalement de jeunes étudiants des quartiers populaires de Rabat-Salé, ces derniers nous ont affirmé qu’au cas où le nouvel opérateur ne tiendrait pas ses promesses, une campagne de revendication pour les cartes d’abonnement sera lancée par les militants du mouvement et les étudiants des facultés, écoles et instituts supérieurs de Rabat-Salé. De son côté, Omar Balafrej, membre de l’USFP et initiateur de l’appel pour le Peuple de la gauche nous a annoncé la volonté des signataires de l’appel de militer pour que cette carte de réduction voie le jour.

Mercredi 4 Novembre 2009

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2 nov. 2009

La Staréo démarre avec d’anciens bus et de nouveaux tickets

L'Opinion.ma

Rabat/Transport urbain-Réduction de 0,50 dh sur les anciens tarifs

C’est reparti. Sûrement mais lentement. La stéréo a démarré hier dimanche 1er novembre sa desserte de bus pour la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Peut-être est-ce parce que c’était dimanche, mais la cadence était beaucoup trop lente qu’auparavant et les attentes des usagers aux arrêts étaient sensiblement longues. Jusqu’à trois quarts d’heure sinon parfois plus.

Pour le parc utilisé, il y en avait de toutes les couleurs, dans les sens du terme. Des neufs mais qui ont déjà subi les affres du vandalisme. D’autres circulant avec un pare brise en toile d’araignée. Et enfin certains véhicules étaient loin de répondre à la condition de moins de trois ans d’âge.

Il y avait les bus verts, oranges, rouges, bref aucune conformité, mais ça on s’y attendait. Le seul point commun est le ticket de bus. Un ticket STAREO avec le bonus de 50 centimes de réduction sur les anciens tarifs. C’est déjà ça de pris. En espérant que ça dure, la réduction pas le reste.
Un reste qui sera éventuellement éclairci lors de la conférence de presse que donneront Hassan Amrani, Wali de la Région de Rabat Salé Zemmour-Zaër et Abdel Ali Khalil, Président du Directoire de Stareo et Directeur Général de Veolia Transport pour l’Afrique du Nord et Moyen Orient après demain mercredi où « seront exposés les travaux préparatoires du lancement de Stareo ainsi que sa stratégie de déploiement».

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Sit-in à Rabat et Paris : Pour que toute la lumière soit faite sur l’affaire Ben Barka

Info Maroc News

Quarante quatre ans déjà. 44 longues années que toutes les personnes éprises de liberté et de dignité aspirent à ce que toute la lumière soit faite sur la disparition du martyr Mehdi Ben Barka. Moult scénarios ont été tramés ou montés de toutes pièces, mais à chaque fois que l’on croit être à deux doigts de saisir les tenants et aboutissants de ce dossier, combien épineux, quelques raisons obscures dites intempestivement « d’Etat » surgissent de nulle part pour que le « mystère » perdure.

Pour dénoncer cela, deux sit-in ont été organisés à Rabat et à Paris. L’objectif est de lever le voile sur une affaire qui a défrayé la chronique. Le premier a été organisé à l’initiative de la section de l’USFP à Souissi. Il s’est déroulé dans une rue de ce quartier portant le nom du martyr. Il a connu la participation de plusieurs responsables du parti aux niveaux local, provincial et régional, entourés d’une foule de militants et de plusieurs personnalités qui ont connu le regretté. Ce sit-in symbolique vise à protester contre le black-out qui a, depuis des décennies, entouré cette affaire et à réclamer plus de transparence de la part des responsables marocains ainsi que ceux de l’Etat français, pour que la vérité sur la disparition du martyr éclate au grand jour. En parallèle et devant le Parlement, plusieurs associations des droits de l’Homme ont observé un sit-in pour commémorer l’assassinat de Mehdi Ben Barka et exiger la vérité, toute la vérité dans ce dossier.

Le même jour à Paris, un autre rassemblement de solidarité et de protestation, a été marqué par la présence de Bachir Ben Barka, fils du martyr. Les manifestants qui se sont rassemblés devant la célèbre Brasserie Lipp où le regretté a été enlevé, ont demandé la levée du secret sur ce dossier afin de connaître la vérité sur l’assassinat de Mehdi Ben Barka et ne pas entraver le cours normal de l’affaire. Lors de cette manifestation, le fils du martyr a exprimé son indignation devant les tentatives avortées cette année pour connaître la vérité et a qualifié de mascarade l’annulation du mandat d’arrêt lancé à l’encontre des personnalités marocaines impliquées. Plusieurs responsables politiques et syndicaux, français et marocains ont participé à ce rassemblement aux côtés de représentants d’associations et de militants venus des quatre coins de l’Hexagone pour commémorer la disparition du militant socialiste, connu pour son engagement politique tant sur le plan national qu’international.

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Gare de Rabat-ville : le coût de la métamorphose

Le Matin.ma

Les usagers et les passants sont lésés par les travaux de réaménagement en cours.

En passant par le fameux Bd. Mohammed V au centre de la médina de Rabat, impossible de ne pas remarquer toute cette agitation qui règne dans le périmètre de la gare de Rabat-ville.

Le Matin.ma
Il est 9 heures, heure à laquelle le trafic matinal atteint son apogée. Cependant, ce n'est pas le mouvement des voyageurs qui est à l'origine de cette agitation inaccoutumée, mais plutôt les travaux de réaménagement de la gare qui battent leur plein depuis quelques jours. Un bruit assourdissant monte des gigantesques machines installées devant le portail grillagé de la gare. Une affluence inhabituelle se fait constater devant la porte auxiliaire qui sert désormais d'entrée et de sortie pour les usagers. Aux alentours, c'est tout un staff d'ouvriers avec leur tenue fluorescente caractéristique qui s'appliquent énergiquement au travail.

Depuis 2008, ces travaux se poursuivent activement mais "sournoisement". En effet, ce n'est que pendant ces derniers jours que la rénovation de la mythique gare de Rabat fait du tapage. "Que se passe-t-il ici?", demande un passant curieux à son compagnon en constatant le désordre provoqué par les travaux. "Ils sont en train de réhabiliter la gare", réplique simplement son ami. Cette réhabilitation n'a pas manqué de susciter moult désagréments. " Le bruit violent des machines domine le système sonore qui informe sur la destination des trains à l'arrêt. Plusieurs fois j'ai failli manquer le train à cause de ce problème", remarque Lamia, une usagère. Autre désagrément ostensible: la pression sur les guichets a augmenté depuis le début des travaux de réaménagement qui ont entraîné la fermeture de quelques-uns.

Adil, un autre usager, ne cache pas son indignation de cet état de fait: "Je dois toujours faire la queue pour avoir mon ticket. Le pire, c'est quand je découvre, une fois mon ticket en main, que le train que je devais prendre vient de partir!

Comme je fais la navette entre Rabat et Fès, je dois attendre deux longues heures avant de pouvoir prendre le train suivant, sans compter les dépenses supplémentaires. Pour remédier à ce problème, j'ai décidé de payer sur place pour gagner du temps, mais le problème, c'est que l'agent du service exige qu'on lui montre le ticket pour me permettre l'accès à la voie ferrée", se plaint Adil.

Outre la qualité du service, les travaux ont beaucoup impacté l'esthétique de la gare de Rabat-ville. Une épaisse poussière domine les lieux à cause des travaux de construction et personne ne semble s'inquiéter de la propreté de l'une des principales gares du Royaume.

Extra-muros, la gêne occasionnée par ce branle-bas n'a pas épargné les passants. Le chantier, qui s'étend sur plusieurs centaines de mètres de la gare, a donc ses conséquences négatives sur la voie publique: sur la route qui mène à Bab Rouah, une enseigne portant la notice "Route barrée" amène les piétons et les automobilistes à emprunter un plus long chemin pour pouvoir passer d'un bout à l'autre. Ce n'est là qu'un comble de malheurs pour ces passants déjà embarrassés par les travaux de construction du tramway qui battent leur plein.
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Multiples tracas

C'est une complète métamorphose au niveau des services et de l'infrastructure que l'ONCF veut faire subir à la mythique gare de Rabat-ville à travers ces travaux de réaménagement, quoiqu'on ne soit pas encore parvenu à gérer les multiples tracas provoqués par ce projet ambitieux.
«Espérons, du moins, que notre patience sera bientôt récompensée et que les résultats seront à la hauteur des attentes», indique un usager. A noter enfin que la modernisation de la gare de Rabat-ville coûtera à l'ONCF pas moins de 25 millions de dirhams.
Les usagers, incommodés par les travaux, continuent de leur part à payer le tribut de cette métamorphose qui s'avère nécessaire pour rétablir la réputation de la principale gare de la capitale.

Repères

Défaillances :

Construite dans les années 20, la gare de Rabat-ville est l'une des plus anciennes du Maroc et des plus importantes au niveau du trafic. Mais sa valeur se trouve diminuée par un certain nombre de dysfonctionnements au niveau des services: guichets peu nombreux, trains vétustes accusant des retards fréquents, système d'annonces sonores défaillant…

Gares réhabilitées :

La gare de Rabat-ville n'est pas la seule à bénéficier des travaux de rénovation, puisque 40 autres gares dans le Royaume seront également réhabilitées, dont 6 qui ont d'ores et déjà accompli leur métamorphose. Il s'agit des gares de Youssoufia, de Safi et de Khouribga inaugurées le 28 juillet 2009 et celles de Salé-ville, de Mohammédia et de l'aéroport Mohammed V, mises en service depuis le 29 juillet 2009.

Par Meriem Rkiouak | LE MATIN

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