28 sept. 2009

Bouâmar Taghouane, du Parti de l’Istiqlal, élu président du Conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër

L'Opinion.ma

M. Bouâmar Taghouane, du Parti de l'Istiqlal (PI), a été élu vendredi président du Conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. M. Taghouane a été élu avec 45 voix, contre 31 pour M. Rahhou Al Hilaâ du Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Le nouveau président du Conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër a bénéficié, selon nos sources, des voix de l’Istiqlal, du MP, du PAM et d’une parti du RNI dont le groupe était divisé.

Lors de ce vote, sept voix ont été annulées.

28/9/2009

Libellés :

26 sept. 2009

Pressions sur Abbas El Fassi : l’élection de la présidence de la Région de Rabat s’est jouée ailleurs…

LIBERATION.MA

Coup de théâtre ou farce politique ? Dans les rangs de la majorité du conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaers, l’interrogation n’en finit pas de se faire itération. L’hospitalisation surprise de Abdelkébir Berkia, le président sortant et candidat de la majorité du conseil régional va-t-elle avoir raison des accords et autres alliances annoncés à grands renforts médiatiques mardi dernier ?

Ce qui s’est passé à la veille de l’élection du président de la Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaers qui devait avoir lieu hier vendredi autorise toutes les supputations. Des langues se délient. Et au sein de l’alliance autour de l’Istlqlalien Berkia, la surprise a cédé la place à une colère sourde.

En off, les istiqlaliens le reconnaissent : la défection de A. Berkia est le résultat de pressions dont Abbas El Fassi aurait fait l’objet. Toujours selon ces mêmes sources, le premier ministre et secrétaire général du plus vieux parti marocain aurait reçu des pressions suffisamment importantes pour qu’il accepte de faire remplacer le président sortant, pourtant jouissant d’une majorité confortable pour être réélu, par Bouamar Tighouane, l’ancien ministre de l’Equipement sous le gouvernement Youssoufi.

Dans la foulée, le leader de l’Istiqlal se serait vu reprocher l’alliance avec les islamistes du PJD à l’occasion de l’élection du président du conseil régional. Ce vendredi matin, des informations faisaient état d’un communiqué imminent de l’Istiqlal annonçant la fin de l’alliance avec le parti de A. Benkirane. Bouamar Tighouane sera-t-il le prochain président de la Région ? Tout porte à le croire. Un accord aurait été dégagé (ailleurs) pour lui assurer la présidence alors que les fauteuils des deux premières vice-présidences seraient occupées respectivement par le Mouvement populaire et le Parti authenticité et modernité. Une élection sans surprise donc mais qui laissera, à coup sûr, un goût amer à tous les démocrates.


Samedi 26 Septembre 2009
Narjis rerhaye

Libellés :

Rabat/Décharge d'Oum Azza: Segedema s’explique

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Mesures pour éviter la contamination du site

· Actions pour atténuer les mauvaises odeurs

· Retard dans le paiement des prestations


Deux ans après son entrée en exploitation, la décharge contrôlée d’Oum Azza fait l’objet ces derniers temps de vives critiques à travers la presse, notamment de la part d’une partie de la population de la région. Les reproches sont résumés en deux problèmes majeurs. Le premier concerne la contamination de la nappe phréatique et les puits avoisinants par le lixiviat. Alors que le second porte sur les mauvaises odeurs qui se dégagent du site.

Devant cette «offensive» médiatique, la direction de Segedema, filiale du Groupe Pizzorno Environnement, adjudicataire du projet, a décidé de sortir de son silence. Concernant le premier problème, Gérald Valay, directeur du Traitement à Segedema, confirme que le lixiviat stocké dans les alvéoles et dans les bassins de la station d’osmose ne peut en aucun cas induire de pollution. Cela revient à la nature du sol et des équipements qui ont été mis en place, selon Valay. Ce dernier rappelle que les alvéoles ont été construites sur un terrain argileux et enveloppées avec des géo-membranes étanches qui ne permettent ni infiltration ni contamination des puits avoisinants. Le responsable de la filiale française reconnaît toutefois qu’en août dernier il a été constaté un écoulement accidentel d’une quantité limitée de lixiviat. «Mais cet incident passager n’aura aucun impact négatif sur la nappe», rassure la direction de Segedema. Cette dernière tient à rappeler que le chantier de construction de la station de traitement, démarrée en 2007, a été suivi par une commission technique composée des représentants des communes limitrophes et de l’administration afin de vérifier la conformité des travaux avec le cahier des charges, notamment l’étanchéité, le génie civil et le dimensionnement. Quant à la question de la contamination des puits, l’opérateur français signale que des analyses ont été effectuées dernièrement par les différents départements concernés, notamment celui de la santé. Les résultats montrent que l’eau est chimiquement satisfaisante, mais ce n’est pas le cas pour la partie bactériologique. Cependant, le management de Segedema estime que cela constitue une preuve de la non contamination des eaux des puits par le lixiviat. Ce point de vue est également partagé par les services de la wilaya et ceux de la préfecture de Témara. Mais ces résultats restent toujours contestés par la population.

Et pour le problème des mauvaises odeurs? Sur ce volet, le responsable de Segedema reconnaît leur existence mais avec «une ampleur très limitée en comparaison avec celle avancée par certains médias». «Nous sommes actuellement à la recherche de mesures pour atténuer l’effet des odeurs, soit par la mise en place de couverture pour certains bassins, soit par le traitement de l’air», indique la direction de la filiale française. Sans oublier les efforts à déployer davantage pour assurer une meilleure maîtrise de la technique de traitement osmose inverse, selon un responsable proche du dossier. Sur ce chapitre, il faut signaler la décision prise récemment par la wilaya concernant la mise en place d’un service permanent de contrôle et de suivi du fonctionnement de la décharge d’Oum Azza.

Notons, par ailleurs, qu’une visite du site permet de constater un retard dans l’opération de plantation d’arbres et la mise en service du centre de tri. S’agissant de ce dernier point, l’équipe de Valay a mis les bouchées doubles pour activer l’équipement du local déjà construit en vue de commencer les premiers essais le 15 octobre prochain. Ce qui permettra la fermeture définitive de la décharge sauvage d’Akreuch et sa réhabilitation par la suite comme cela a été fait pour sa voisine d’Oulja. En l’absence d’un centre de tri pour le moment, le site d’Akreuch est encore utilisé par les villes de Rabat et Salé comme un dépôt pour les déchets avant leur transfert vers la décharge d’Oum Azza. Il faut rappeler que dans le cadre de ce projet il est prévu la construction de trois centres de tri. Pour le moment, seul celui de Témara est opérationnel. Pour Rabat, les travaux de construction d’un centre situé à Akreuch viennent d’être entamés après la résolution du problème du foncier. Pour Salé, les travaux vont certainement enregistrer des retards car le terrain choisi par la commune, proche de la forêt de Marmoura, est contesté par la population riveraine.

Outre ces problèmes d’aspect environnemental soulevés par la population, la direction de Segedema profite de l’occasion pour évoquer pour sa part les difficultés administratives qui entravent l’avancement du projet. «Depuis la mise en exploitation de la décharge, on a encaissé uniquement 9 millions de DH sur un total de près de 80 millions de DH représentant les sommes dues par les communes de la région bénéficiant de nos prestations», précise le responsable de Segedema. Sur 13 communes, seule celle de Rabat a réglé une part de ses redevances. Un autre décompte de 27 millions vient d’être signé par les services de la wilaya. Les responsables de Segedema invitent l’autorité délégante à trouver une solution à ce problème de règlement pour ne pas perturber leur programme d’investissement qui est étalé sur une période d’exploitation de 20 ans. Sur ce volet, la direction de la filiale française rappelle que 114 millions de DH ont déjà été engagés par le groupe sur un coût d’investissement total de 343 millions de DH. Ce qui a permis à la station de traitement de recevoir en moyenne 1.300 tonnes de déchets. Et de traiter 220 m3 de lixiviat par jour dont 130 m3 sont récupérés en eaux utilisées pour l’arrosage du site et les besoins d’exploitation de la station.

--------------------------------------------------------------------------------

Procédés


La décharge contrôlée est un site où l’on entrepose rationnellement les déchets. dans des alvéoles souvent creusées dans la terre et étanchées par un film géotextile. Les déchets compactés sont déposés puis recouverts de plusieurs mètres de terre. La décharge contrôlée est soumise à des normes strictes de contrôle, notamment la récupération des biogaz et traitement des lixiviats (jus de déchets) afin de ne pas contaminer la nappe phréatique et les sols voisins.
Le site pourra être réhabilité grâce à des plantations et offrir, quelques saisons plus tard, le spectacle d’un agréable terrain paysager de plusieurs hectares.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés : , ,

23 sept. 2009

Rabat/transport urbain : le nouvel opérateur en fonction début novembre

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le parc du groupe El Joumani repris par Veolia Transport?

· Réembauche de 3.400 salariés des ex-sociétés privées

· Le ticket ne dépassera pas 4 DH


Dernière ligne droite pour la mise en œuvre du contrat de la gestion déléguée au niveau de l’agglomération de Rabat confiée à Veolia Transport Maroc. Les négociations sont à leur stade final pour boucler ce dossier, selon une source autorisée de la wilaya de la capitale. Cette dernière avance même la date prévue pour la mise en circulation des bus du nouvel opérateur: le 2 novembre prochain.

Il fallait plus de 2 ans de rudes négociations pour faire aboutir cet épineux dossier, notamment sur le plan social. Tout le monde se rappelle des sit-in et des grèves organisés par le personnel des sociétés locales de transport qui réclamaient des garanties pour la sauvegarde de leur emploi dans le cadre de la gestion déléguée. Sur ce volet, notre source à la wilaya confirme l’engagement de Veolia de réembaucher les 3.400 employés de ces sociétés dont 363 agents de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat qui a été liquidée et le tiers du personnel de la société El Joumani.

La priorité sera accordée au personnel actif, notamment les chauffeurs et les receveurs, selon la direction de Veolia. Après le personnel, les négociations devraient également se pencher sur le sort du parc des anciens bus appartenant aux différentes sociétés privées de transport. Sur ce volet, on apprend de notre source que Veolia Transport a proposé au groupe El Joumani, considéré comme le premier transporteur au niveau de la capitale, la reprise de ses véhicules de moins de 7 ans. Cela, avance-t-on auprès de Véolia, devrait se faire soit via une opération de cession commerciale ou comme un apport en nature de participation au capital de la société de transport Stareo créée par le groupe Veolia avec ses deux partenaires locaux, Hakam et Bouzid. Pour la confirmation de la décision de Veolia, El Joumani Sidi Brahim, directeur de Karama Bus, a été contacté à plusieurs reprises, mais en vain. Toutefois, une source proche du dossier a indiqué à L’Economiste que le groupe El Joumani a rejeté la proposition de Véolia.

Aux autres sociétés, Veolia Transport a proposé de récupérer leurs bus contre une indemnisation dont le calcul sera basé sur la valeur nette comptable (VNC). Apparemment, cette proposition n’a pas plu aux patrons des sociétés locales, car ils se sont sentis lésés. La majorité de leur parc se trouve dans un état vétuste et déjà amorti, et par conséquent sa VNC est nulle et ne donnera donc droit à aucune indemnisation. «Même pour les nouveaux véhicules l’évaluation sera faite après une expertise technique, pour détecter ceux qui ont fait déjà l’objet d’accidents», indique une source de Veolia.

A noter que selon les dispositions du contrat de concession, le nouvel opérateur devrait mettre en service 600 bus dont 400 neufs à l’issue des 18 premiers mois d’exploitation. Pour ce faire, Veolia Transport a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de 543 bus neufs. «Une grande partie de cette commande sera fabriquée localement pour encourager l’industrie du pays», précise un responsable de Veolia. En effet, on apprend que la fabrication des bus neufs sera assurée par les ateliers de trois constructeurs situés à Casablanca (Volvo et Hispano) et à Skhirat pour Irizar. Sur ce volet, il faut noter que l’opération d’acquisition des bus sera facilitée maintenant après la signature de la convention d’investissement envoyée par Veolia en mars dernier au ministère de l’Industrie.


Rappelons enfin que la mise en œuvre de cette gestion déléguée s’inscrit dans une stratégie de la ville pour améliorer les conditions de transport de la population. Outre les bus, Rabat s’est engagée dans la réalisation d’un projet ambitieux, le premier du genre au Maroc. Il s’agit du futur tramway qui va desservir les grandes artères de Rabat et celles de Salé à partir de fin 2010. Les responsables de la ville comptent beaucoup sur le renforcement de la complémentarité entre les différents modes de transport existants: bus, tramway, taxi et trains.

--------------------------------------------------------------------------------


Réseaux



«Pour nous, il s’agit du meilleur contrat négocié en matière de gestion déléguée au Maroc», souligne Hassan Amrani, wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. «Avec ce contrat, on va passer d’un système de transport basé sur la logique ligne à celui basé sur le principe réseaux avec une qualité de service meilleure», argumente-t-il. Sur ce chapitre, le wali tient à rappeler que la majorité des bus qui seront mis en exploitation seront dotés d’un plancher bas répondant à la norme européenne «Euro 4». Ces véhicules seront également dotés d’un système de surveillance par caméras (GPS). Avec un seul ticket, l’usager pourra emprunter plusieurs bus pour atteindre sa destination. Tout cela avec un tarif aux environs de 4 DH. Sans oublier des formules d’abonnement avantageuses pour les groupes, notamment en faveur du transport scolaire.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés : ,

Corniche de Rabat - début des travaux en janvier 2010

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Ils concernent une première tranche sur 7 ha

· Au programme: résidentiel, commercial et 2 club-houses


Toutes les études ont été presque réalisées pour lancer les travaux de réalisation de la première tranche du projet de la Corniche de Rabat. Le plan de masse révisé et tenant compte des contraintes environnementales et géographiques de la corniche a été approuvé par les autorités en juin dernier, selon la direction du Groupe Emaar. Ce qui a permis à ce dernier de présenter une demande de permis de construire pour la phase Livia, première tranche du projet Saphira. Sur ce volet, on doit retenir que le dossier d’exécution de cette première phase a été validé au début de ce mois par les différentes commissions techniques compétentes de la ville. Ce qui a permis à Fathallah Oualalou, le nouveau maire de la capitale, d’approuver le projet Livia.

«Maintenant tout est prêt et on attend que le groupe Emaar commence les travaux à partir de début janvier prochain», souligne Oualalou. Pour respecter cette échéance, le maître d’ouvrage s’active de finaliser les dossiers d’exécution pour lui permettre de lancer les marchés de construction. Ceux-ci portent sur deux volets. Le premier concerne le réaménagement de la route côtière et de la corniche piétonne sur une longueur de 3,5 km. A noter que les études portant sur cette première tranche ont été confiées à des bureaux internationaux de renom comme Dar al Handassa, selon la direction d’Emaar. «Mais pour l’ensemble du projet, on prévoit le dédoublement de la route côtière jusqu’à Harhoura près de Témara», précise un responsable de la wilaya. Il semble qu’au niveau des négociations avec le promoteur, les responsables de la capitale ont milité pour que la réalisation de ces travaux d’aménagement de la voirie soit lancée parallèlement avec ceux concernant l’immobilier qui constituent le deuxième volet du projet Livia. Sur un site d’une superficie de près de 7 ha, situé en face du centre commercial d’Emaar, on prévoit la construction de 16 immeubles avec sous-sol et R+5 étages, soit 360 appartements de haut standing avec 2 club-houses et piscines.

Pour la promotion de son projet, le maître d’ouvrage rappelle que les appartements seront conçus de façon fonctionnelle et moderne pour permettre d’offrir à leurs occupants des terrasses dégagées sur l’océan Atlantique. Un petit quartier commercial de 11 locaux est aussi prévu avec restaurants, commerces et centre de fitness. Les premières livraisons sont attendues deux ans après le début des travaux. Pour cela, la direction d’Emaar compte lancer l’opération commerciale à partir des semaines prochaines. Le montant de l’investissement pour cette première tranche reste un secret que le promoteur se garde de divulguer, mais certaines sources l’estiment à près d’un milliard de DH. Rappelons enfin que cette tranche constitue uniquement le début d’un grand chantier immobilier et touristique sur 11 km dont le coût avoisine les 30 milliards de DH.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés : ,

Transport urbain à Rabat et Casa : les sociétés privées sommées de laisser la place aux délégataires

La Vie Eco

Elles devraient cesser leur activité d’ici le 15 novembre. Les modalités de transfert non encore connues avec précision.
Le ministère de l’intérieur promet que le parc et le personnel des transporteurs seront repris par les deux concessionnaires.


L es sociétés privées d’autobus de Casablanca et Rabat ne savent plus sur quel pied danser. Selon des sources concordantes, les transporteurs privés de Casablanca, 9 sociétés au total, ont été sommés d’arrêter leur activité le 15 novembre prochain. Ceux de Rabat devraient laisser les lignes au nouveau gestionnaire délégué, en l’occurrence Veolia Transport, dès le 1er novembre. Ces informations ont été communiquées aux intéressés par les services des wilayas des deux villes, mais aucune notification écrite ne leur est encore parvenue. Selon Mohamed Ali Joummani, dont la société Lux transport est présente à la fois à Casablanca et à Rabat, les compagnies privées de bus de la capitale s’attendent en effet à recevoir d’ici peu une notification écrite de la wilaya dans ce sens.

En attendant, explique Saâd Raïssi, président de la Fédération du transport urbain, les réunions avec les responsables de la Communauté urbaine de Casablanca et ceux de la wilaya n’ont débouché sur rien de concret mais seulement des pistes et des idées lancées pour trouver une solution au problème. Par exemple, «on nous a suggéré de remettre une partie de notre parc et de notre personnel à M’dina Bus, sans nous parler des conditions, ou encore l’idée que les sociétés privées transfèrent leur activité vers d’autres villes où il n’y a pas de gestionnaires délégués uniques», fait-il savoir.

Même son de cloche à Rabat où, précise M. Joummani, «Veolia Transport se dit prête à reprendre une partie du parc du privé, soit les véhicules âgés de moins de 7 ans, et c’est le tiers du personnel, des chauffeurs essentiellement, qui sera recruté sans aucune référence à l’ancienneté». A l’en croire, le personnel qui sera réintégré n’est composé que de nouveaux généralement payés au Smig. C’est la raison pour laquelle il s’interroge sur le sort des autres employés en activité depuis plus de 20 ans, et qui sont, selon ses estimations, au nombre de 5 000 à Rabat et autant à Casablanca.

Les délégataires gardent un silence prudent

Contactés par La Vie éco, les responsables de Veolia ont affirmé ne pas vouloir communiquer sur cette question. «Le démarrage de l’activité est prévu dans quelques jours et, pour l’heure, nous travaillons pour que ce démarrage se fasse dans de bonnes conditions», se contente de souligner un responsable au sein de la société gestionnaire. Tout comme M’dina Bus à Casablanca, Veolia a remporté un contrat de gestion déléguée du transport urbain dans la région de Rabat. Un contrat approuvé par le ministère de tutelle et assorti de la clause d’exclusivité qui implique l’arrêt de l’activité des autres sociétés. Elle ne serait donc pas dans son rôle de faire des commentaires sur le devenir des sociétés privées. En revanche, c’est aux autorités de la ville et aux autorités de tutelle, notamment l’Intérieur, de trouver des solutions à des problèmes qu’ils auraient dû anticiper.

Sauf que ces autorités concédantes, c’est-à-dire les responsables au niveau local, ne sont pas non plus très bavardes sur le sujet. Néanmoins, au ministère de l’intérieur, on se veut rassurant, et une source proche du dossier affirme qu’aussi bien à Casablanca qu’à Rabat les choses sont claires, dans la mesure où les sociétés privées sont en fin de contrat et que d’ici la fin de l’année tout sera rentré dans l’ordre. Selon un haut responsable au ministère, le volet social de cette transition n’a pas du tout été négligé, contrairement à ce que peuvent penser certains. Ainsi, tout le personnel des sociétés en fin de contrat va être embauché par M’dina Bus à Casablanca et le même scénario est prévu avec Veolia à Rabat. Cette dernière, rappelle-t-il, compte déjà dans son tour de table deux sociétés privées qui opèrent dans la capitale et dont elle a récupéré et le parc et le personnel.

Mohamed Moujahid

Libellés : ,

21 sept. 2009

SM le Roi accomplit la prière de l'Aid Al-Fitr à Rabat et reçoit les vœux en cette heureuse occasion



Rabat- SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a accompli, lundi matin, la prière de l'Aid Al-Fitr à la mosquée Ahl Fès, au Méchouar à Rabat, et reçu les vœux en cette heureuse occasion.

Le cortège royal, venant du palais royal, s'est dirigé vers la mosquée Ahl Fès, au milieu des vivats et des acclamations des citoyens venus nombreux exprimer leurs meilleurs vœux à SM le Roi, Amir Al Mouminine, et partager avec le Souverain la joie en cette heureuse fête qui couronne le mois sacré de Ramadan.

Les citoyens se sont massés à la Place du Méchouar pour souhaiter, en ce jour de fête, longue vie au Souverain et à SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et réitérer leur indéfectible attachement au glorieux Trône Alaouite et à l'auguste personne de SM le Roi.

A son arrivée à la mosquée, SM le Roi a passé en revue un détachement de la Garde royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par le Premier ministre, les présidents des deux Chambres du parlement, les conseillers du Souverain, les membres du gouvernement, les Hauts commissaires, le président de la Cour suprême, le procureur général du Roi près cette Cour, le président du Conseil constitutionnel, le président de la Cour des comptes, le président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes, les directeurs des cabinets royaux, les officiers supérieurs de l'Etat-major général des Forces armées royales, le directeur général de la Sûreté nationale, le directeur général des Etudes et de la Documentation, ainsi que par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer.

Après la prière de l'Aid, l'imam de la mosquée a prononcé un prêche dans lequel il a souligné que durant le mois du jeûne, les croyants ont baigné dans un climat empreint de spiritualité, de piété et de bénédiction divine, et par le ressourcement dans la foi et la haute élévation morale.

Il a également mis l'accent sur les profondes significations du Ramadan que le Très-Haut a choisi pour qu'il soit un mois sacré de prières, de purification des âmes, de cohésion, de fraternité et de resserrement des rangs des musulmans là où ils se trouvent.

Le mois béni de Ramadan est marqué, comme à l'accoutumée, par la tenue des causeries religieuses présidées par SM le Roi, Amir Al Mouminine, lesquelles causeries mettent en relief les diverses facettes du rayonnement islamique et de l'apport civilisationnel et intellectuel de la Oumma islamique, a-t-il dit.

Il a souligné en outre les nombreux projets lancés à l'occasion du mois du jeûne par SM le Roi et visant la mise à niveau et la modernisation des établissements scolaires et ceux à vocation socio-pédagogique, indiquant que ces projets montrent le souci constant du Souverain de favoriser la formation de générations outillées par le savoir et la connaissance.

L'imam a conclu en implorant le Tout Puissant de préserver SM le Roi, Amir Al Mouminine, de couronner de succès les actions du Souverain pour le bien de son peuple fidèle et de le combler en les personnes de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre Famille Royale.

Il a également élevé des prières pour le repos de l'âme des regrettés Souverains, feu SM Mohammed V et feu SM Hassan II.

SM le Roi a été, par la suite, salué par les chefs des missions diplomatiques des pays islamiques accréditées au Maroc qui ont présenté leurs félicitations et leurs meilleurs vœux au Souverain.

Le Souverain a ensuite regagné le palais royal, au milieu des acclamations et des vivats de ses fidèles sujets, venus exprimer leurs marques de fidélité et de loyalisme au Souverain et réitérer leur indéfectible attachement au glorieux Trône Alaouite, et auxquels Amir Al Mouminine répondait en saluant la foule de ses mains.

Dans le même temps, des coups de canon retentissaient en célébration de l'avènement de ce jour béni.

Au Palais Royal, SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a reçu les vœux du Premier ministre, des présidents des deux Chambres du parlement, des conseillers du Souverain, des membres du gouvernement, des directeurs des cabinets royaux, des beaux-frères du Souverain, des officiers supérieurs de l'Etat-major général des Forces Armées Royales et de plusieurs hautes personnalités civiles et militaires.

A l'occasion de l'Aid Al Fitr, SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, avait adressé aux chefs d'Etat des pays islamiques des messages de félicitations dans lesquels le Souverain leur exprime Ses vœux de santé et de bonheur, en souhaitant à leurs peuples davantage de progrès et de prospérité.

Libellés :

Rabat/Inondations - Oualalou : «Redal pas totalement responsable»

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Les récentes inondations qui ont secoué la capitale ont été un sérieux test pour Fathallah Oualalou, fraîchement élu à la tête de la mairie. L’ex-ministre des Finances prend la défense du délégataire et minimise les dégâts.

- L’Economiste: Avec les inondations qui ont paralysé la capitale, la ville et son partenaire Redal ont été pointées du doigt...

- Fathallah Oulalou: Tout d’abord, il faut rappeler qu’il s’agit de chutes de pluies exceptionnelles qui ont atteint un niveau de pluviométrie record en trois heures. Le volume des précipitations d’un débit important n’a pu être absorbé rapidement par les réseaux d’assainissement de la ville. Pour cela, il ne faut pas rejeter toute la responsabilité sur Redal. Il faut rappeler que les services de cette dernière sont très avancés dans la réalisation des travaux de nettoyage et de curage préventifs des canalisations et des regards comme cela se fait chaque année avant l’arrivée des pluies.

- Qu’avez-vous fait pour rétablir la situation?

- Le jour même des inondations, une réunion de vigilance s’est tenue sous la présidence du wali pour examiner la situation et définir les actions à prendre d’urgence pour répondre aux réclamations des citoyens qui ont été touchés. Le centre d’appels de dépannage de Redal a reçu pas moins de 3.000 appels téléphoniques durant la journée de mardi dernier. Pour le moment, plus de 1.000 interventions ont été effectuées par les services du concessionnaire. Les grands axes urbains, les endroits stratégiques de la ville ont été traités en priorité afin de faciliter la circulation et éviter d’éventuels accidents.

- Quelle est l’ampleur des dégâts?

- Pour le moment non. Mais il ne faut pas trop dramatiser les choses, on n’est pas dans la situation des inondations qui ont frappé Tanger l’année dernière. En général, les dégâts ont été limités dans certains quartiers de la capitale comme Souissi, Agdal et Hay Ryad. Dans ces zones, les eaux ont envahi les sous-sols de certaines villas et d’immeubles. Il faut aussi noter la démolition de quatre baraques situées dans la zone d’Al Boustane près de l’autoroute au niveau de Hay Ryad. Mais aucune victime humaine n’est à déplorer. Les inondations ont également submergé les zones proches de l’autoroute côté Casablanca où les caves de certains locaux commerciaux et imprimeries ont été sérieusement endommagées. Par ailleurs, je tiens à signaler que la responsabilité de certains propriétaires de terrains est aussi engagée dans ces inondations au niveau du quartier Souissi. Ils procèdent à la vente de leurs lots sans les avoir aménagés et équipés des infrastructures d’assainissement nécessaires. Enfin, on peut dire que les leçons ont été tirées et les efforts seront mobilisés avec nos partenaires pour nous permettre de dépasser à l’avenir ce genre de situation exceptionnelle tout en restant très vigilant durant cette période de perturbations climatiques.

Propos recueillis par
Nour Eddine EL AISSI

Libellés :

Rabat évalue ses dégâts après les inondations

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le quartier industriel de Hay Nahda le plus touché

· Des entreprises risquent de mettre la clé sous le paillasson

· Redal rejette la responsabilité


Après les inondations de mardi dernier, les habitants et les responsables de la capitale passent à l’évaluation des dégâts. Le jour même, Hassan Amrani, wali de la région de Rabat, a présidé en présence de Fathallah Oualalou, nouveau maire de la capitale, une réunion pour faire l’état des lieux et sortir avec un dispositif d’intervention d’urgence pour rétablir la situation et répondre aux réclamations des habitants.

«La situation a été très critique à Rabat en comparaison avec celles enregistrées à Salé et à Témara», constate d’emblée Jean Michel Tiberi, directeur de Redal, société chargée de la distribution de l’électricité et de l’eau potable ainsi que de l’assainissement liquide au niveau de la région de Rabat. «L’intensité des pluies a entraîné le débordement de certaines conduites d’assainissement rendant impraticables quelques axes de la ville et causant d’importants dégâts matériels notamment dans les quartiers de Takkadoum, Souissi et Hay Ryad», indique-t-on auprès de Redal. Selon la même source, 4 coupures du courant électrique ont été enregistrées dont les plus importantes ont touché 60%, du quartier d’Agdal et 30% du centre-ville. Selon Redal, la situation a été rétablie en moins de 20 minutes pour l’ensemble de la zone affectée.

En dépit de ces efforts, une grande partie de la population de Rabat rejette la responsabilité conjointement sur la filiale de Veolia et sur la commune. C’est le cas des industriels de Hay Nahda qui ont été les plus touchés par ces inondations. Les locaux et les ateliers des usines ont, en effet, été submergés par les eaux. «Il a fallu la mobilisation de l’ensemble de notre personnel pour évacuer les eaux qui ont sérieusement endommagé une grande partie de nos machines de production ainsi que les stocks de produits finis», souligne le patron d’une usine de textile. Pour lui, la situation est très critique et peut mener à la fermeture de l’établissement. «En attendant la reprise de l’activité d’ici au plus tôt un mois, je dois engager des dépenses énormes pour réparer les machines et les véhicules endommagés par les eaux», explique notre industriel. Et d’ajouter, «sans oublier le retard dans la livraison de la marchandise à mes clients marocains et étrangers dans les délais, et ce conformément aux dispositions des clauses des commandes».

Pour la majorité des industriels victimes de ces inondations, le problème est toujours posé chaque année dans cette période en dépit des rappels adressés à Redal. La commune a également sa part de responsabilité dans la dégradation des infrastructures et de la voirie dans la zone industrielle de Hay Nahda. Un autre problème a été soulevé par les locataires de cette zone. Une parcelle du site a été transformée en dépôt de terres déchargées tout au long de la journée par des camions. Avec l’arrivée des pluies, ces terres se transforment en boues qui se déversent dans les rares regards existants et entraînent leur colmatage et par conséquent le refoulement des eaux. Celles-ci envahissent alors les usines de la zone. Le même phénomène s’est reproduit au niveau des locaux en sous-sol de magasins de vente d’automobiles et à des imprimeries situées à la sortie de la ville vers Casablanca. Le même calvaire a été vécu par les habitants de plusieurs villas et immeubles situés dans les quartiers chics de la capitale: Souissi, Hay Ryad et Agdal.

L’effet marquant de ces inondations reste l’inondation des installations de la gare ferroviaire de Rabat-Agdal. Ce qui a entraîné un arrêt de la circulation des trains. «L’écoulement des eaux vers la gare revient à l’incapacité du réseau de la ville de drainer et évacuer rapidement les eaux des pluies», précise un responsable de l’Office national des chemins de fer.

Notons par ailleurs que ces inondations ont été une occasion pour remettre sur le tapis la question de l’indemnisation des victimes. «J’ai contracté une assurance qui assure uniquement les dégâts des eaux comme le cas des infiltrations ou problème d’étanchéité», indique le patron d’une société de bâtiment dont les équipements ont été sérieusement endommagés. Et d’ajouter: «Avant d’engager une requête d’indemnisation auprès de Redal, j’ai fait appel à un huissier de justice qui a constaté les dégâts». Des éclaircissements sur ce sujet ont été avancés par la direction de Redal. Pour cette dernière, il s’agit là d’un «cas de force majeure compte tenu du caractère exceptionnel et imprévu de ces précipitations». Aucune mesure préventive n’aurait pu empêcher les conséquences de ces pluies. Toujours selon la direction de Redal, «il n’y a pas eu de problèmes fonctionnels liés à un déficit d’entretien et de maintenance des réseaux, mais le volume important des pluies n’a pu être absorbé rapidement par le réseau, qui est dimensionné pour des pluies de moindre importance». Cependant, les assurances interviendront au cas par cas et indemniseront les victimes au cas où la responsabilité de Redal serait engagée.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés :

20 sept. 2009

Al-Barid remporte le Tournoi de Ramadan des quartiers de Rabat

LIBERATION.MA

L'équipe du quartier Al-Barid a remporté le titre du 2e tournoi de Ramadan des quartiers de Rabat des moins de 16 ans, en s'imposant par 3 tirs au but à 2 en finale face à la formation du quartier Al Mellah, jeudi après-midi au stade du FUS à Rabat. Les deux équipes s'étaient quittées sur un nul blanc au terme du temps réglementaire.

Le titre des moins de 13 ans a été remporté par l'équipe du quartier Diour Jamaâ en battant en finale celle du quartier Bouregreg sur un large score de 4 buts à 1.

Organisé par le club du FUS, le tournoi de Ramadan des quartiers de Rabat a réuni 24 équipes, reparties en 3 groupes de 8 équipes dont les premières ainsi que la meilleure deuxième se qualifient pour les demi-finales.

"Les équipes engagées ont été retenues des quartiers populaires de la capitale dans l'espoir de s'approcher davantage des jeunes de ces quartiers", a déclaré à la MAP Mohamed Cherkaoui, directeur du tournoi et de l'école du FUS de football.

"Le club du FUS a mis à la disposition des équipes sélectionnées tous les moyens nécessaires pour réussir ce tournoi en leur fournissant tous les équipements sportifs", a-t-il ajouté.

"A travers l'organisation de ce tournoi, nous visons à prospecter les talents et leur offrir l'occasion de mettre en valeur leurs qualités et potentialités footballistiques", a-t-il souligné. Les rencontres se sont déroulées sur trois terrains: Stade Moulay El Hassan, Stade Bourgogne et Stade Al Hilal.
A l'issue des compétitions, Ali Fassi Fihri, président du FUS et de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), a procédé à la remise des prix et des coupes aux vainqueurs, en présence de plusieurs anciennes figures sportives.

Libellés : ,

18 sept. 2009

Rabat: Sofitel (ex Hilton) ouvre ses portes fin octobre

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc


· Après une complète transformation de l’ex-Hilton

· Le coût de l’investissement s’élève à 300 millions de DH


Les infrastructures hôtelières de luxe de la capitale se renforcent. L’ouverture du Sofitel Jardin des Roses, ex-Hilton, est attendue pour fin octobre prochain, selon Hassan Bargach, le nouveau directeur de l’établissement. Mais la cérémonie d’inauguration officielle n’est prévue qu’en janvier 2010.

L’hôtel a été fermé depuis le début de cette année pour permettre au nouveau propriétaire de réaliser d’importants travaux de transformation et de rénovation. C’est à la société Risma dont le groupe Accor est le principal actionnaire (35%) qu’a été confiée la gestion de l’établissement depuis janvier 2009.
«Par cette opération de rénovation, on ambitionne de doter Rabat d’un palace digne du prestige de la capitale du Royaume», rappelle un responsable d’Accor. Pour ce faire, il fallait mobiliser près de 300 millions de DH pour réaliser les travaux de transformation et de rénovation par près d’une trentaine d’entreprises qui ont travaillé d’arrache pied depuis le début de cette année. Ce chantier, supervisé avec l’aide du bureau d’études OGER International, a permis une restructuration complète de l’établissement avec une refonte de ses espaces communs ainsi qu’une rénovation presque totale de ses 269 chambres et suites.

La mise en valeur de la façade et les somptueux jardins du site figurent également au menu du programme de réaménagement. Tout cela pour permettre de positionner ce Sofitel dans la catégorie des hôtels de luxe selon la direction d’Accor. Toujours sur le même registre, un important travail a été entrepris sur le plan de la formation du personnel, de la définition des nouvelles offres de service et d’intégration des standards internationaux de qualité. Sur le volet social, la direction de l’hôtel tient à signaler que cette fermeture a été opérée avec une préservation des droits du personnel qui a continué à percevoir son salaire pendant cette période d’arrêt d’activité de l’établissement. Rappelons que Risma a procédé en 2007 à l’acquisition de ce dernier en déboursant le montant de 720 millions de DH. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie du Groupe Accor qui vise à renforcer sa présence au Maroc comme cela a été rappelé par Yann Caillère, président de Sofitel Monde (qui siège au conseil de Risma), lors des dernières Assises du Tourisme à Saïdia. Sur ce volet, il convient de rappeler la signature d’une convention en mars dernier avec le gouvernement marocain qui porte sur la construction de 20 nouveaux hôtels pour un investissement de 1,4 milliard de DH. Outre le Sofitel de Rabat, l’ouverture de trois autres établissements est prévue en 2010 dans les villes de Casablanca, Essaouira et Agadir. Sans oublier le programme de développement du réseau Ibis qui sera renforcé par une autre unité qui sera ouverte à Tanger fin 2010.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés : ,

17 sept. 2009

Rabat inondée

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Les infrastructures mises à l’épreuve

· Flagrantes défaillances du système d’assainissement



Rabat a connu dans la nuit de lundi à mardi des chutes de pluies exceptionnelles. Hier matin, de 6 h à 9 h, les précipitations ont été d’une telle intensité qu’elles ont provoqué des inondations dans de nombreux quartiers de la capitale.

Le fort débit de ces chutes a été un sérieux test pour vérifier la solidité des infrastructures de la capitale, celles réalisées dernièrement avant la fin du mandat du Conseil de la ville. Plusieurs dégâts ont été enregistrés dans différentes zones de la ville, notamment dans le chic et très cher quartier Hay Ryad et au quartier l’Océan. Dans ces zones, les eaux ont envahi des villas et les garages situés en sous-sol de certains immeubles. Cette situation serait due «à un problème de dimensionnement des ouvrages et des canalisations d’assainissement qui deviennent dépassées face à ces chutes de pluies de forts débits», précise une source au niveau de la commune. Les dégâts ont touché également les locaux de certaines entreprises de la capitale. Le personnel de ces dernières a été obligé d’évacuer les lieux car les eaux ont inondé bureaux et magasins causant d’importants dégâts aux équipements et aux marchandises en stock.

A noter par ailleurs que ces fortes pluies ont sérieusement perturbé la circulation au niveau d’une grande partie des artères et avenues de la capitale qui ont été recouvertes d’eau. La cause de tout cela? Un manque de curage régulier des regards d’assainissement et des canalisations, il faut le dire. En effet, le très fort débit des eaux ne peut justifier à lui seul ces inondations. La situation est devenue critique à partir de 8h30, moment où les parents se pressent pour déposer leurs enfants à l’école avant de rejoindre leur lieu de travail. Au niveau de certains carrefours et ronds-points, les feux de signalisation tombés aussi en panne compliquent les choses. En l’absence de policiers, la circulation est devenue presque impossible dans ces zones sensibles qui connaissent un flux important de voitures à cette heure-ci. «Comme la majorité des villes du pays, les fortes pluies occasionnelles dévoilent souvent la fragilité des voiries et des infrastructures de nos quartiers», lance un père mécontent qui conduit ses enfants à l’école.

Comme argument, ce dernier avance qu’une grande partie des travaux de voirie a été réalisée à la hâte suite à l’intervention de certains élus pour redorer leur blason juste avant le lancement de la campagne électorale des élections communales de juin dernier. Toujours dans le même registre, il faut souligner également la lourdeur administrative pour la passation des marchés et le débloquement des paiements des entreprises. «Ce qui pousse un grand nombre de sociétés à refuser de travailler avec la ville ou, à la limite, ne réaliser que des prestations de moindre qualité», souligne la même source de la commune. A noter enfin qu’aucune victime n’est à déplorer. A signaler également que la gare ferroviaire «Rabat-Agdal a été totalement inondée. Le hall ressemblait hier matin à une grande mare à laquelle ne manquaient que les canards. Quant aux voies, elles ont été entièrement inondées provoquant de nombreux retards dans les deux sens de la circulation. Celle-ci n’a retrouvé son rythme normal qu’hier en milieu d’après-midi.

--------------------------------------------------------------------------------

Qu’en pense Rédal?

«Les travaux d’entretien de curage préventif et de nettoyage des regards et des canalisations d’assainissement ont été lancés par nos services», souligne Jean-Michel Tiberi, directeur de Rédal, société chargée de la gestion déléguée de la distribution d’électricité et d’eau potable ainsi que l’assainissement au niveau de la région de Rabat. Mais il reconnaît que l’arrivée très précoce de ces précipitations, considérées comme exceptionnelles, n’arrange pas les choses. «Près de 90 mm de pluies sont tombés en trois heures. C’est un record, car ce volume correspond à une moyenne de précipitation enregistrée en un mois», explique Tiberi.

Le responsable de Rédal n’a pas oublié de signaler le problème des boues qui a aggravé davantage la situation notamment à Hay Ryad. Cela à cause des terres déposées le long du boulevard Abderrahim Bouabid pour l’aménagement d’un important jardin dans cette zone. Avec les pluies, ces boues se déversent dans les regards d’assainissement et entraînent leur colmatage et la refoulement des eaux sur les chaussées.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés :

Présidence du Conseil de région de Rabat : Bahraoui jette l’éponge

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Benhamou candidat du PAM face à Berkia

· L’appui des SAP sera déterminant


Surprise au niveau de la course à la présidence du Conseil de région de Rabat. Omar Bahraoui, candidat à ce poste, a jeté l’éponge. L’ex-maire de la capitale n’aurait même pas participé au vote, mercredi dernier, pour l’élection des 85 membres du Conseil de la région. Sachant bien qu’il se trouvait à la tête de la liste présentée par son parti, le Mouvement populaire (MP). Lui et Abdelkébir Berkia de la coalition ont été les seuls noms annoncés comme candidats favoris à la présidence de la région. Mais comment expliquer ce revirement de l’ex- maire de Rabat?

Selon un élu proche de ce dernier, le Parti authenticité et modernité (PAM), partenaire du MP dans l’opposition, a décidé de porter un de ses membres candidat à la présidence de la région. Les amis de Fouad Ali Himma veulent, en fait, leur part du gâteau. Il faut rappeler leur soutien sans faille à la candidature de Bahraoui à la présidence de la mairie de la capitale contre le maire actuel Fathallah Oualalou. Le soutien des élus du PAM a été également déterminant pour l’accession d’Abdelkader Tatou du MP à la présidence du Conseil préfectoral.

Devant l’insistance du PAM de présenter sa candidature à la présidence de la région, Bahraoui n’avait plus le choix et a été obligé d’abandonner la course. Un autre élément a joué contre l’ex-maire de Rabat et qui est à prendre en considération: des défections ont été enregistrées au niveau des élus de la mouvance populaire. On avance même que certains ont voté mercredi dernier pour la liste présentée par la coalition dirigée par le Parti de la justice et du développement (PJD) et l’Union socialiste des forces populaires (USFP). En effet, aux élections de la région au niveau de Rabat, le MP a obtenu un seul poste au profit de Bahraoui sur un total de 11 sièges réservés aux collèges des conseillers communaux et celui du Conseil préfectoral. Alors que la coalition a été classée en tête avec 5 sièges, suivie du PAM avec 4 postes.

Pour l’ensemble des résultats au niveau de toute la région, on constate une avancée relative de la coalition avec plus de 30 sièges sur un total de 85. En dépit de cette avancée, Berkia du parti de l’Istiqlal et candidat de la majorité reste très vigilant. Selon lui, il serait difficile de faire des pronostics sur l’opération du vote pour l’élection du président de la région qui aura lieu vendredi prochain. Par contre, on enregistre un optimisme chez son concurrent Mohamed Benhamou du PAM. Selon ce dernier, son parti dispose déjà de 11 sièges au niveau du Conseil de la région. A cela il faut ajouter près d’une dizaine d’élus du MP en tant qu’alliés dans l’opposition. Sans oublier autant d’élus proches du PAM qui se sont présentés sur des listes sans appartenance politique (SAP). Le rôle de ces listes sera décisif vendredi prochain. Le même constat est aussi valable pour les 12 voix des syndicalistes qui ont été élus au titre du collège des salariés.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés :

16 sept. 2009

Rabat: perturbations dans les transports suite à des pluies torrentielles

EMarrakech

Des pluies torrentielles se sont abattues mardi matin sur la région de Rabat-Salé, provoquant d'importantes perturbations dans le transport routier et ferroviaire, a-t-on constaté sur place.

La circulation des trains, fortement perturbée sur la ligne Casablanca-Rabat, devait reprendre normalement mardi après-midi, a indiqué un communiqué de l'Office national des chemins de fer (ONCF).

Plusieurs quartiers de Rabat ont été inondés par les eaux, provoquant des perturbations sur les grands axes routiers de la capitale.

Ces pluies diluviennes ont aussi inondé la gare de Rabat-Agdal et des usagers des navettes Casablanca-Rabat sont restés bloqués plusieurs heures dans l'attente d'un train.

Selon la météorologie nationale, les précipitations enregistrées à Rabat et à Salé, sa ville jumelle, ont atteint 33 mm en deux heures.

Selon le directeur exécutif de la Redal (régie municipale de l'eau et de l'électricité de Rabat) Jean Michel Tiberi, qui a évoqué des "pluies exceptionnelles", il est tombé en trois heures sur la capitale et sa région l'équivalent des précipitations enregistrées en un mois dans des conditions normales.

La Redal a reçu, entre 06h00 et 12h00, quelque 3.000 appels téléphoniques de personnes réclamant son intervention, a précisé M. Tiberi, soulignant que d'importants moyens techniques et humains avaient été déployés.

Les opérations de pompage des eaux se poursuivaient mardi après-midi dans plusieurs quartiers inondés, ont précisé les services de la protection civile.


MAP

Libellés :

14 sept. 2009

Rabat: 5.000 nouveaux inscrits à l’université

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Introduction d’un test sur la maîtrise de la langue française

· Priorité à la formation spécialisée et la recherche


L’Université Mohammed V Souissi de Rabat s’apprête à accueillir près de 5.000 nouveaux inscrits au titre de l’année universitaire 2009-2010. Cela entraînera une augmentation au niveau de l’effectif global qui dépassera les 20.000 étudiants.

«En général, la maîtrise de la langue française pose un sérieux problème pour les nouveaux bacheliers pour réussir leur formation universitaire», a souligné Taieb Chkili, président de l’université de Souissi lors d’un point de presse à l’occasion de la rentrée universitaire. «Pour pallier cette lacune, les nouveaux inscrits doivent subir un test de positionnement linguistique en vue d’évaluer leur niveau en langue française», explique Chkili. Les résultats de ce test vont permettre de constituer des groupes d’étudiants homogènes qui vont bénéficier, en plus de leur cursus universitaire, d’un soutien de mise à niveau linguistique.

Profitant de sa rencontre avec la presse, l’ex-ministre de l’Education a présenté le plan d’urgence mis en œuvre par son établissement pour la période 2008-2012. Parmi les ambitions de ce plan, la réduction de moitié du taux de l’abandon en première année de licence qui dépasse actuellement les 30%. Cela, par une meilleure orientation des étudiants en tenant compte de leurs compétences et capacités. «Par cette stratégie, on vise à répondre aux besoins du marché, ce qui facilitera l’insertion de nos étudiants dans le monde du travail», indique Chkili. Pour ce faire, un certain nombre d’objectifs à l’horizon 2012 ont été arrêtés. Parmi eux, on peut retenir l’augmentation des nouveaux inscrits en médecine à 500 étudiants et à 145 pour la médecine dentaire. Pour la formation des ingénieurs, Chkili signale que la capacité de l’Ensias (Ecole supérieure d’informatique et d’analyse) dépendant de son université sera augmentée à partir de cette année. L’objectif est de former 220 ingénieurs contre 180 cette année et d’atteindre 300 lauréats à l’horizon 2012.

«Sur le plan quantitatif, outre le cycle de doctorat, le nombre des filières passera à 6 options contre 3 auparavant», indique le président de l’université. Toujours sur le même chapitre, on enregistre l’importance accordée ces dernières années à la formation technique dans l’objectif d’augmenter le nombre des inscrits aux filières professionnelles et les masters spécialisés. Ainsi, la rentrée universitaire pour cette année sera marquée par une offre comprenant 90 filières. Parmi elles, on trouve 19 masters spécialisés, 20 licences professionnelles, 7 DUT et 3 filières d’ingénieurs.

La promotion d’une recherche scientifique compétitive figure également parmi les piliers de la stratégie de l’université de Souissi. Pour Chkili, cette recherche doit être ouverte sur le monde de l’entreprise pour permettre d’accompagner la nouvelle politique industrielle lancée par le gouvernement.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés :

13 sept. 2009

Transport Rabat-Salé : Là où le bât blesse

Le Matin.ma

De grands espoirs sont mis dans le tramway pour enrayer la crise du transport

Dès le lever du jour, ils sont des dizaines de personnes, hommes et femmes, à faire militairement la queue devant le terminus des bus à Hay Essalam à Salé.


Leurs visages encore somnolents reflètent leur immense malaise de devoir se réveiller aussi tôt, tandis que les leurs font la grasse matinée. Depuis déjà un long quart d'heure, ils se tiennent là, immobiles et désemparés, à l'attente de la planche de salut qui n'est autre que le grand taxi qui les transportera à Rabat où ils travaillent. Leur rang kilométrique bouche la voie aux passants qui se sont familiarisés avec ce «spectacle» matinal. Pour les fonctionnaires résidant à Salé, la file d'attente devant les grands taxis est devenue un rituel incontournable. S'ils tiennent à être à leurs bureaux à l'heure, ils doivent se plier au quotidien à un régime presque militaire: se réveiller péniblement à 6h du matin, enfiler rapidement ses habits puis sortir promptement pour prendre sa place parmi la foule des gens pressés qui attendent le transport comme une délivrance.

Le temps est une épée de Damoclès et générateur d'un insoutenable stress pour ces fonctionnaires. « Le temps c'est de l'argent », un adage que seuls eux peuvent en mesurer la teneur, puisque tout retard sur l'horaire fatidique du travail signifie des affrontements avec le patron qui peuvent déboucher sur des décomptes sur leurs salaires. C'est dire combien la question du transport est décisive pour eux.

Rude compétition


A moins d'être motorisé, on est exposé en permanence aux aléas du transport qui n'est pas toujours au rendez-vous. Les horaires des bus sont très variables, alors que les grands taxis ne s'astreignent pas à des horaires fixes. Du coup, il est impossible pour les usagers de prévoir le temps que va durer leur attente. Une longue demi heure s'est écoulée sans qu'aucun grand taxi ne pointe à l'horizon. C'est une véritable épreuve de patience pour les usagers qui commencent déjà à sortir hors de leurs gonds. Des murmures d'indignation s'élèvent parmi la foule qui ne voit pas d'issue à son calvaire. Certains se contentent de jeter, de temps à l'autre, des coups d'oeil désespérés sur leurs montres pour considérer le temps impitoyable qui passe. En face d'eux, trois bus s'alignent sur la route, l'un passe ostentatoirement devant la masse déprimée et ouvre toute grande sa portière dans une invitation muette.

Quelques uns, à bout, cèdent à la tentation et s'empressent de monter, sous les regards indécis des autres qui entretiennent encore une lueur d'espoir de voir venir le taxi tant attendu. «Si on prenait le bus, on serait déjà à Rabat», lance un homme à son compagnon non sans regret. En effet, le bus reste le moyen le plus sûr pour arriver à destination, étant donné ses horaires inchangés. Mais il est aussi le moyen de transport le plus lent. D'habitude, le trajet dure une bonne demi heure ponctuée par des arrêts fréquents. Ce temps double lors des heures de pointe à cause des fréquents embouteillages qui bloquent la circulation pour un laps de temps assez long. C'est peut-être la raison qui explique la ruée sur les grands taxis qui sont beaucoup plus rapides, pourvu qu'ils soient disponibles.

Nadia, une jeune femme fonctionnaire à Rabat observe d'un œil impatient les véhicules qui filent à toute allure. Elle a déjà pris sa place parmi les gens qui attendent les grands taxis mais, aussitôt le bus venu, elle a accourue pour y monter. «Je préfère le bus parce qu'il est toujours disponible, contrairement aux grands taxis dont les horaires sont très irréguliers », indique-t-elle. Mais ce n'est pas le bonheur pour autant. «D'habitude, il me faut une heure et demi pour arriver à mon boulot à Rabat parce que la route est souvent embouteillée, surtout en début de semaine.

Pour ne pas être trop en retard, je dois impérativement me réveiller à 7H du matin », explique-t-elle, et de poursuivre, un léger sourire aux lèvres : «mais c'est encore moins harassant que l'attente infernale des grands taxis. Il arrive souvent que trois ou quatre bus partent sous mes yeux alors qu'aucun grand taxi n'a fait son apparition ». Dans ces temps difficiles, la compétition entre les bus et les grands taxis atteint son apogée.

Chaque jour, ce sont 5.000 autobus et autocars et plus de 13.000 grands taxis à traverser dans les deux sens le pont Moulay Al Hassan qui sépare les deux villes voisines, selon l'Agence pour l'aménagement de la Vallée du Bouregreg. Chaque moyen de transport a ses clients qui le préfèrent pour une raison ou une autre. Ce qui importe pour ces fonctionnaires pressés, c'est surtout d'arriver à temps à leurs destinations, ce qui est rarement le cas, étant donné l'actuelle crise du transport.

Le Tramway : la panacée ?

Aujourd'hui, les usagers de Rabat et Salé mettent de grands espoirs dans le projet du tramway pour les délivrer de cette crise du transport qu'ils vivent au quotidien. Ce tramway qui sera, d'après les responsables, mis en service à partir de 2010, assurera deux lignes qui vont desservir les principales zones de Rabat et Salé. Pour faciliter le trafic entre les deux rives, un autre projet d'envergure a été mis en chantier, celui de l'aménagement de la vallée du Bouregreg, dont la première partie (Bab Al Bahr) a été achevée il y a quelques mois.

Le tramway verra le jour dans un secteur marqué par la rude concurrence entre les bus et les grands taxis. Est-ce qu'il arrivera à se frayer une place dans ce fiasco du transport ? Est-il une menace pour les intérêts des propriétaires des bus et des taxis ?

Saïd, chauffeur de bus, est catégorique là-dessus. «Non, je ne pense pas que le nouveau tramway puisse nous ôter notre part du marché. La clientèle des bus restera la même, que le tramway existe ou non », affirme-t-il avec conviction. La receveuse, assise à ses côtés, s'enthousiasme : «Je suis du même avis. Non seulement le bus est plus rapide que le tramway, mais il est aussi moins cher. Je ne vois pas comment les simples citoyens pouraient dépenser 10 dirhams chaque jour pour voyager au bord du tramway.

photo www.rabat-maroc.netDéjà, les 4 dirhams du bus grèvent leurs bourses». Si le prix et la vitesse ne constituent pas forcément les points forts du tramway, celui-ci s'illustre par sa desserte de tous les pôles d'activité à Rabat et Salé, y compris les administrations, les hôpitaux, les universités, les gares… Pour atteindre ces zones éloignées, les usagers se voient souvent obligés de payer deux moyens de transport.

Ce qui veut dire que, pour les trajets de longue distance, le tramway serait une option plus judicieuse que les bus et les taxis. A en voir les réactions des transporteurs à Rabat et Salé, la coexistence entre tramway, bus et grands taxis s'avère difficile. Les sociétés de transport urbain et les patrons des grands taxis qui forment le réseau du transport des deux villes ont du mal à accepter qu'un nouveau concurrent fasse pénétration dans ce secteur dont ils ont longtemps détenu le monopole. Ceci dit, le tramway n'est pas venu pour destituer les autres moyens de transport. Loin de là, il est censé être un relais pour les usagers de la route et représenter une plus value pour un secteur de plus en plus anarchique.

Selon l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg, les réticences des responsables du transport dans les deux villes vis-à-vis du tramway n'ont pas lieu d'être. «Le tramway doit assurer une complémentarité entre les réseaux des bus et des taxis», apprend-on auprès de cet organisme. Suspicion et hostilité de la part des chauffeurs qui le redoutent, espoir et impatience de la part des usagers qui y voient une panacée pour leurs maux, le projet du tramway avance à pas sûrs et fait beaucoup de tapage autour de lui. Lorsqu'il sera opérationnel, le nouveau tramway changera la face du transport urbain à Rabat et à Salé et présentera une alternative, plus ou moins satisfaisante, à la population qui dispose, jusqu'à présent, de peu de choix pour passer à l'autre rive du Bouregreg. Comment le tramway sera-t-il accueilli par les usagers ? Réussira-t-il à mettre fin à leur galère quotidienne? Saura-t-il facilement s'ajouter aux bus et aux grands taxis ? On ne pourra rien affirmer avant l'été 2010, date d'échéance du projet. D'ici là, «patience, les travaux avancent !».
------------------------------------------------------------------

Le tramway: fiche technique

Date du lancement : février 2007.
Budget : 3.110 millions de dirhams, dont 1.035 MDH pour le matériel roulant, 846 MDH pour l'équipement et 664 MDH pour l'infrastructure.
Propriétaires du projet : l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg et la société française Alstom transport.
Sociétés chargées des travaux: GTR et Colas.
Nombre des lignes : 2 lignes, la première dessert la zone qui s'étend de Tabriquet à Salé à la Cité Universitaire de Rabat, la deuxième relie les quartiers de l'Océan et Yacoub Al Mansour à Rabat au quartier Bettana à Salé.
Nombre et capacité des rames: 23 rames de 60 mètres d'une capacité de 580 personnes chacune.
Itinéraire : 19 km et 31 stations en passant par le pont Moulay Al Hassan.
Nombre d'utilisateurs potentiels : 172.000 usagers par jour.
Echéance : Eté 2010.


Par Meriem Rkiouak | LE MATIN

Libellés : ,

7 sept. 2009

Rabat/élections préfectorales : l’opposition tient sa revanche

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Elle préside le conseil préfectoral de la capitale

· La bataille est relancée pour la région


L’oppositon a accaparé la présidence du conseil préfectoral de la ville de Rabat. Avec ses 13 sièges, l’opposition, conduite par l’ex-maire Omar Bahraoui du Mouvement populaire (MP) en compagnie du Parti authenticité et modernité (PAM), disposait de la majorité des sièges. Ainsi, une seule candidature a été présentée pour le poste de la présidence. Il s’agit de celle d’Abdelkader Tatou du MP, candidat favori de l’opposition. On attendait la rentrée de Saâd Benbarek, du Rassemblement national des indépendants (RNI), pour se battre pour ce poste au nom de la coalition dirigée par les islamistes et les socialistes. Mais Benbarek, ex-président de l’arrondissement de Hassan, a compris que, mathématiquement, la partie ne sera pas gagnée. Il a eu raison, cela s’est confirmé par les résultats de vote.

On a donc enregistré 18 voix en faveur du candidat de l’opposition qui a été également soutenu par la majorité des représentants des chambres professionnelles de la capitale qui siègent dans ce conseil. Sur les 10 élus de la coalition, 9 étaient présents. 8 se sont contentés de bulletins nuls, alors que l’autre aurait voté en faveur de Tatou, selon un élu de la majorité. Le même scénario va se reproduire pour les 5 postes de vice-présidents entre le MP et le PAM. Bahraoui est certainement satisfait de ce succès qui lui a permis de rendre la monnaie à ses adversaires, notamment ceux du Parti de la justice et du développement (PJD). Faut-il rappeler que ce dernier a conduit la coalition qui a détrôné Bahraoui de la présidence du conseil de la ville en faveur du socialiste Fathallah Oualalou. Outre le PJD et l’Union socialiste des forces populaires (USFP), cette coalition comprenait également d’autres organisations comme le RNI et le Parti de l’Istiqlal (PI). Mais la bataille n’est pas encore terminée. Les deux parties se sont déjà lancées dans la conquête du conseil de région.

La date de l’élection de ses 85 membres est prévue le 9 septembre. 16 listes ont été déposées auprès des autorités compétentes pour prendre part à ce scrutin. La majorité des candidats appartient à cinq partis, selon une source de la wilaya. Il s’agit du PAM, du MP, de l’USFP, du PJD et du PI.

En ce qui concerne le candidat favori, tout le monde parle d’un autre mandat pour le président sortant, Abdelkébir Berkia, du parti du Premier ministre. Berkia aurait la sympathie de nombreux élus dont ceux de sa région natale, à savoir la province de Khémisset. Mais, on s’en doute, l’opposition ne restera pas les mains croisés et aura donc son mot à dire, notamment le PAM qui est bien présent à Rabat ainsi que dans la région de Témara-Skhirat.

Nour Eddine EL AISSI

Libellés :

2 sept. 2009

L'USFP fête à Rabat son cinquantenaire

Info Maroc News

l'occasion de son cinquantenaire, l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) organisera, à partir du 6 septembre prochain à Rabat, une exposition retraçant les étapes phares de l'histoire du parti durant les cinq dernières décennies.

Cette exposition qui sera montée au théâtre Mohammed V de Rabat, a pour objectif de faire partager la mémoire commune et de diffuser des données historiques de nature à contribuer à l'émergence d'une conscience politique chez les Marocains, a souligné, lundi M. Mohamed Achaari, membre du bureau politique de l'USFP, lors d'un point de presse à Rabat.

Cette manifestation est, avant tout, une célébration de la mémoire et non une écriture de l'histoire du parti, cette tâche étant du ressort des historiens et des chercheurs qui s'attèleront sur cet élément essentiel à la compréhension de l'histoire politique du Maroc indépendant, a-t-il insisté.

Cette exposition sera également l'occasion de partager des moments forts, en particulier avec les jeunes générations, a-t-il dit, ajoutant qu'elle vise aussi à jeter un éclairage sur les causes qui ont été et continuent d'être le moteur du militantisme des Marocains.

Et d'ajouter que l'USFP s'est fortement impliquée dans toutes les questions de nature politique au Maroc, telles les réformes politique et constitutionnelle, l'édification d'institutions crédibles, la séparation des pouvoirs ou encore la sauvegarde du patrimoine culturel national.

Au cours de cette conférence de presse, il a été procédé à la distribution d'un document intitulé "L'USFP...1959-2009", qui retrace les principaux événements qu'a connus le Maroc durant les 50 dernières années.

De la constitution du parti et sa participation au gouvernement de Abdellah Ibrahim, au 8è congrès de l'USFP, en passant par les années de plomb, ou encore l'alternance, ce document traite de tout le parcours historique du parti.

Dans la préface de la publication, M. Abdelouahed Radi souligne que le "retour sur cette expérience, avec ses points forts et ses faiblesses est une invitation à une lecture objective de notre histoire politique moderne".

C'est également un appel à une réflexion sur l'avenir, car le militantisme du peuple marocain est un patrimoine que nous nous devons de respecter et d'honorer en se mettant au service du processus de réforme et de développement mené sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il ajouté.

MAP

Libellés : ,

Abdelkader Tatou du MP élu président du conseil préfectoral de Rabat

le temps Maroc et monde

M. Abdelkader Tatou du Mouvement Populaire (MP) a été élu président du conseil préfectoral de Rabat après avoir remporté 18 voix contre 8 annulées.

Abderrahim Moussaif du parti de l'Authenticité et de Modernité (PAM) a été élu premier vice-président, Abderrahmane Bouloud du MP deuxième vice-président alors que Khalid Rimahi sans appartenance politique (SAP) a été élu 3-ème vice-président.
Zineb Jirari et Mustapha Akil du PAM ont été élus respectivement 4-ème et 5-ème vices président. Le MP et le PAM avaient remporté 13 des 23 sièges à pourvoir au conseil préfectoral et obtenu 53 des 97 voix.

Trois listes des partis et une des SAP étaient en lice pour remporter les 23 sièges à pourvoir au conseil provincial.

Source : MAP

Libellés :