30 juin 2009

Rabat/Youssoufia : alliance contre Bahraoui

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Après son échec dans la course à la mairie de Rabat, Omar Bahraoui aura moins de chances de diriger l’arrondissement de Youssoufia considéré comme son fief électoral. Certes, il y a été classé en tête lors des dernières élections communales, mais le nombre de sièges obtenus est insuffisant pour affronter la majorité dirigée par le PJD. Elle comprenait le Parti de l’Istiqlal et le groupe des élus conduit par Joumani qui s’est présenté sous l’étiquette du PAM.

La confrontation entre les deux clans a été dure, hier, lors de la réunion du conseil de l’arrondissement pour l’élection de son futur président. Ce qui a conduit au blocage de cette réunion dont Bahraoui demande le report. Deux candidats ont été en lice, le premier du PJD et l’autre du MP, parti de Bahraoui.

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29 juin 2009

Le tapis rbati file un mauvais coton

Le Matin.ma

Si l'offre est abondante, la demande est beaucoup moins forte que par le passé.

«Un jour, une cigogne a laissé tomber dans le patio d'une maison un morceau de tapis oriental.


Des femmes l'ont ramassé et s'en sont inspirées pour créer le tapis r'bati tel qu'on le connaît aujourd'hui ». Très populaire chez les habitants de l'ancienne médina, cette légende explique pour ainsi dire l'origine orientale du tapis de Rabat. Mais, une autre version, plus rationnelle, dit que le modèle initial de ce tapis aurait été amené par les Mauresques venues s'installer à partir du 17e siècle sur les rives du Bouregreg. Quoi qu'il en soit, le tapis de Rabat s'est forgé, au fil des siècles, sa propre notoriété pour devenir un produit phare de la capitale. Si vous voulez contempler la beauté de ces créations artisanales, il existe un endroit tout indiqué : la rue des Consuls à Rabat. Jadis, lieu prestigieux de résidence des diplomates étrangers, cette étroite ruelle située dans l'espace des Oudayas n'a rien perdu de sa renommée, ni de son charme d'antan.


Des deux côtés s'alignent des échoppes débordant de toutes sortes de produits d'artisanat : babouches en cuir, djellabas de laine pure, poteries… Mais, le commerce des tapis se taille la part du lion de ce patchwork artisanal. Tout au long de cette rue sinueuse, les petites boutiques spécialisées dans la vente des tapis sont légion. Elles sont de toutes les tailles : certaines grandes, spacieuses et bien fournies. D'autres sont plus modestes et situées dans des coins reculés. Exhibée à l'extérieur, parfois à même le sol, ou étalée à l'intérieur des échoppes, la marchandise émerveille l'œil par sa grande variété et ses couleurs bigarrées. «A l'œuvre, on connaît l'artisan », dit l'adage. Il en est de même pour la création des tapis : A la forme et aux couleurs des motifs et des dessins, on peut facilement reconnaître l'origine du tapis. Ceux fabriqués à Rabat, Salé et Casablanca dits « tapis citadins » se caractérisent par une parfaite symétrie, des motifs floraux et géométriques avec un médaillon au centre qui peut prendre plusieurs formes : rosace, losange, carré… Les couleurs des tapis citadins varient avec une dominante rouge. Par contre, les tapis berbères qui proviennent du Moyen Atlas se démarquent des tapis citadins par la richesse et l'éclat de leurs couleurs, leur originalité au niveau des dessins qui représentent parfois des animaux et leurs formes géométriques plus abondantes et plus complexes. Généralement, ils sont moins longs et moins épais que les tapis de Rabat.

Mais si l'offre est abondante et diversifiée, la demande est beaucoup moins forte que par le passé. Il suffit de faire un petit tour dans la rue des consuls pour s'en rendre compte. A l'entrée des boutiques, la même scène se reproduit comme un cliché : des hommes se tiennent tranquilles sur leurs petites chaises.
Ils passent leur temps à regarder nonchalamment les passants. «Comme vous voyez, je suis sans occupation. Le marché est en récession ces temps-ci et la clientèle se fait de plus en plus rare », se plaint le responsable d'une boutique en lançant un soupir de résignation. Le constat concernant la morosité du marché des tapis semble faire l'unanimité de tous ces marchands infortunés. Sur le même ton plaintif, Haj Said, les yeux rivés sur l'écran de son petit téléviseur, avoue : « La situation est désastreuse. Je passe toute la journée à ne rien faire. Il m'arrive souvent de passer trois jours entiers sans gagner un sou ». Pour lui, le prix de la marchandise n'y est pour rien : « De nos jours, les produits industriels fabriqués dans les usines sont vendus plus cher que les produits faits main et pourtant, ils sont plus prisés », affirme-t-il.

Au même moment, des femmes portant des habits caractéristiques des régions montagneuses viennent proposer leur marchandise. « Monsieur, voulez-vous quelques pièces ? Voyez, elles vous plairont, elles sont bien faites», disent-elles très poliment comme pour demander l'aumône. Le Haj les renvoie aussitôt.
«Il ne manque plus que cela », peste-t-il. Et de poursuivre en bâillant : «La boutique est surchargée. Ce sont les clients qui font défaut pas la marchandise». Apparemment, l'industrie moderne n'est pas la seule à blâmer dans cette misère des commerçants de tapis. La crise économique qui bat de plein fouet l'économie mondiale est la goutte qui a fait déborder le vase puisqu'elle a privé les marchands de tapis de leur principale clientèle : les touristes. Le tapis rbati file un mauvais coton.
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Les touristes se font rares

Les touristes ne montrent plus le même intérêt pour le tapis marocain. Et dans cette conjoncture précaire, les choses se dégradent encore davantage pour les marchands. L'air intéressé, une touriste française s'attarde longuement devant quelques pièces disposées à même le sol. Une vieille femme vêtue d'une djellaba semble être à l'affût. Elle s'empresse en toute pétulance au service de la cliente, déroule deux ou trois pièces pour les lui montrer, tout en aspirant à quelque gain arraché au mauvais sort consistant qui la guette depuis belle lurette. Après quelques minutes, la touriste se sauve sans émettre aucune promesse d'achat, laissant la vieille femme plutôt dépitée : «ces touristes viennent se distraire les yeux sans jamais oser acheter», lance-t-elle. La touriste qui ne parait pas l'avoir entendu, semble avoir ses raisons : « Avant de prendre la décision d'achat, j'essaye de faire le tour des boutiques pour comparaître entre les marchandises. J'apprécie la bonne qualité du tapis marocain et je trouve que les prix sont très abordables ». « Seulement, renchérit-elle, à l'aéroport, il est fort encombrant de porter une lourde pièce de trois ou cinq mètres de longueur ». Dès lors, les touristes préfèrent désormais s'offrir, en guise de souvenir des petites choses moins pesantes. Ils sont servis chez les boutiques voisines qui abondent de produits d'artisanat de tout acabit : objets de fer de formes baroques, petits paniers ficelés de fibres, babouches en cuir luisant, poteries multicolores…

Meriem Rkiouk | LE MATIN

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Communales de Rabat : le grand bazar des alliances

La Vie Eco

Les partis tantôt alliés, tantôt ennemis selon les villes et les forces en présence. Malgré ses déclarations d’intention, le PAM s’est allié au PJD dans plusieurs communes et n’a pas refusé de côtoyer l’USFP. Le MP a offert Salé au RNI en contrepartie d’un vote pour Bahraoui à Rabat. Il a perdu les deux mairies..


S’il est une chose qu’on ne pourra pas reprocher à Omar Jazouli, maire sortant de Marrakech, c’est d’être mauvais perdant. «Cela fait plaisir de voir une femme à la tête de la mairie de Marrakech. C’est une bonne chose pour l’image du Maroc à l’international, cela va compléter ce que nous y avons fait pendant six ans», déclarait-il, fair-play, lundi 22 juin, quelques heures seulement après le scrutin qui a permis à Fatima Zahra Mansouri (PAM) de remporter la présidence du Conseil de la ville ocre par 54 voix contre 36 pour lui. Désormais, Omar Jazouli se dit disposé à prêter main forte à la maire de la ville, en tant que membre du conseil. «Je suis là pour l’aider, et je mets mon expérience à sa disposition, si elle le souhaite, pour mener à bien la gestion de la ville», ajoute-t-il. Difficile toutefois de dire que les choses se sont passées de manière aussi sereine dans le reste du pays.

Mardi 23 juin. A Rabat, le secrétaire général du PJD se réjouit de l’échec du PAM à faire tomber son parti et ses alliés. «Ils ont voulu nous écarter de toutes les grandes villes, mais jusqu’à aujourd’hui ils n’ont pas réussi», indique Abdelilah Benkirane. «Notre alliance a gagné à Salé, Rabat, Agadir, Fnideq. Le PAM a pu prendre les mairies de Témara et Tanger. Quant à celle de Marrakech, nous avons considéré que la candidate du PAM était une meilleure option que le maire sortant, alors nous l’avons aidée à constituer sa majorité», précise-t-il.

Dans la capitale, le MP et le PAM n’ont pas fait le poids

A Rabat toujours, le Mouvement populaire (MP) affiche sa déception. «Nous aurons bientôt l’occasion d’exprimer notre position, car ce qui s’est passé à Rabat et Salé était plutôt anormal. Nous avons l’impression qu’une coalition contre-nature s’est formée pour exclure le Mouvement populaire, nous analyserons la situation», promet un dirigeant du Mouvement populaire.

C’est que, dans la capitale, le jeu des alliances n’a pas été favorable au parti de l’épi. A Rabat, une alliance RNI- USFP-Istiqlal-PPS s’était formée à l’origine autour du PJD, en la personne de son numéro 3, Lahcen Daoudi. Rassurée dans un premier temps que l’idée d’un maire PJD dans la capitale n’allait pas rencontrer d’obstacle, l’alliance flanchera face au duo MP-PAM, qui s’est prononcé ouvertement contre la participation du PJD à la gestion de la ville. Face à des réserves exprimées par l’Istiqlal et le RNI, les têtes de liste du PJD et de l’USFP ont échangé leurs places. Fathallah Oualalou a pris la tête de la coalition, tandis que Lahcen Daoudi devrait hériter de la présidence du Conseil provincial. Le suspense durera jusqu’à la dernière minute, chaque camp se disant majoritaire. Pour renforcer ses chances de victoire, le MP a même consenti un sacrifice, dans le cadre d’un accord de dernière minute, en offrant Salé au RNI sur un plateau. Ainsi, Driss Sentissi (MP), maire sortant, ne s’est pas présenté contre Nourredine Lazreq (RNI). La faveur ne sera toutefois pas retournée aux harakis à Rabat, où Omar Bahraoui (MP) a perdu par 37 voix contre 49 pour Fathallah Oualalou.

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25 juin 2009

Dans ses habits neufs de maire de Rabat : Les grands travaux de Fathallah Oualalou

LIBERATION.MA

Dans ses nouveaux habits de maire de Rabat, l’Usfpéiste Fathallah Oualalou a choisi de prendre le temps de s’informer des procédures. Les préparatifs pour l’élection des présidents d’arrondissements vont bon train. Il faut, plus tard, organiser la conférence des présidents, et celui qui siège désormais à la tête de la mairie de la capitale entend donc s’informer, retourner aux textes, se faire imbattable sur les procédures. Ce mercredi matin, F. Oualalou est un homme studieux. Un politique qui parle toujours aussi amoureusement de Rabat.

L’ancien argentier du Royaume est en effet un passionné de la ville qui l’a vu naître. C’est la ville du nationalisme et du progrès, aime-t-il à rappeler, en évoquant la cité comme celle aussi de Mehdi Ben Barka. A Rabat, les cœurs ont toujours battu à gauche tant l’histoire de la ville est liée à celle de l’Union socialiste des forces populaires.

« Quand je pense à Rabat, ce sont trois dates qui me viennent à l’esprit : l’arrivée des Romains avec le Chellah, Yacoub El Mansour et l’ère actuelle. L’ère actuelle est ici incarnée par le projet Bouregreg qui est structurant. Un tel projet va permettre à Rabat et Salé de se réconcilier et en même temps de ne plus tourner le dos au fleuve et à l’océan. Pendant des siècles, ces villes ont tourné le dos à ses derniers, ce qui explique en grande partie la stagnation des deux cités et du pays. Donc, le projet du Bouregreg est une chance. J’ai eu la chance au sein du gouvernement de le suivre », explique le nouveau maire.

L’élu égrène ses priorités pour la capitale, qui sont autant de rêves pour Rabat. Il s’agit de faire en sorte, soutient notre interlocuteur, que Rabat réponde aux défis, aux enjeux du 21ème siècle, et en faire une capitale du futur, fière de son passé. « En même temps Rabat est appelée à se diversifier, à ne plus rester prisonnière de l’Administration. Le poids de l’Administration et des entreprises publiques est bel et bien présent. Mais Rabat ne doit pas être seulement une capitale administrative. Il est important que les revenus et les activités soient diversifiés. Rabat doit le faire dans un cadre régional avec Salé, Témara, Skhirat, bref, avec toute la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaers. Il est aussi essentiel de promouvoir la complémentarité de Rabat avec Casablanca. Historiquement, au cours des deux derniers siècles, elles ont été les deux capitales, politique et économique, du pays. Il faut dépasser cette dualité. Les deux grandes villes doivent se rejoindre à travers même un redéploiement d’un certain nombre d’activités de Casablanca à Rabat, et vice-versa ».

Rabat comme espace d’Histoire et de géographie

Avec Oualalou, Rabat peut rêver d’un destin culturel. Le maire ittihadi –dont l’un des pairs au Bureau politique de l’USFP a été ministre de la Culture et initiateur de grands projets cullturels- lance le pari de voir la capitale devenir le premier centre de rayonnement culturel du pays. « Les grands projets comme la Bibliothèque nationale, le musée, etc, vont permettre à la Cité d’avoir un nouveau destin culturel. Ce qui permettra de promouvoir un nouveau tourisme, un tourisme de séjour et non plus de passage. Et je ne parle pas seulement de tourisme des étrangers mais aussi celui des Marocains. Rabat doit attirer en tant que lieu de rayonnement culturel tous les Marocains », déclare-t-il.


Rabat est un espace d’Histoire mais aussi de géographie. Celui qui est premier secrétaire adjoint du parti de la Rose est prompt à évoquer ces différents centres qui composent la ville pour appeler à la création d’éléments de synergies et de complémentarité entre ces pôles. Le maire socialiste est bien déterminé à lutter contre toutes les disparités qui traversent la ville . « Notre priorité, précise-t-il, est de faire en sorte que les inégalités en matière d’équipement, de logement, de scolarisation, de santé et qui existent à Rabat soient résolues. On ne peut pas être une capitale au 21ème siècle avec ces poches de pauvreté. Les municipalités doivent accompagner toutes les politiques de lutte contre la pauvreté, une lutte dans laquelle j’inclus l’analphabétisme, le logement insalubre». Et dans une municipalité, il y a bien entendu, la proximité, et Fathallah Oualalou compte bien s’y atteler et être à l’écoute des enfants, des personnes âgées, celles handicapées, ceux et celles en difficulté. « A partir des atouts de Rabat, il faut également faire en sorte que l’habitant, en tant qu’individu et en tant que collectivité ait la possibilité de rayonner, de s’épanouir dans sa famille, dans sa ville», martèle ce membre dirigeant de l’USFP.


Elu à la tête de la mairie pour un mandat de six ans, Fathallah Oualalou dit être porté par l’esprit qui a permis sa victoire. « C’est cet élan, l’élan de ce front pour l’éthique et la réhabilitation de la politique que je retiens d’autant que le message a été compris par les citoyens. Pour moi, Rabat est un formidable champ d’expérimentation avancé de ce projet de la réhabilitation de la politique » conclut notre interlocuteur.

Narjis Rerhaye

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Transports urbains de Rabat : Veolia Transport démarrera avec 40 lignes

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Elles desserviront Rabat, Salé et Témara dès septembre

· L’entreprise recrute 1.600 chauffeurs et receveurs


Les bus de Veolia Transport Maroc seront en circulation à Rabat dès la rentrée (septembre). Remporté par le groupement franco-marocain avec comme chef de file Veolia Transport, qui détient 51,04% du capital de la société alors que les groupes Bouzid et Hakam sont respectivement à 28,06% et 20,90%, le contrat de concession porte sur 15 ans avec une possibilité d’extension sur 7 ans. Le nouvel opérateur qui s’engage à employer et former plus de 3.000 collaborateurs méne actuellement une compagne pour le recrutement de 1.600 chauffeurs et receveurs.

L’ensemble du personnel de la Régie autonome du transport de Rabat (RATR) est repris. Et la priorité de l’emploi est accordée aux employés des sociétés de transport locales dont les concessions s’arrêtent avec l’arrivée du nouvel opérateur. Des formations seront dispensées aux chauffeurs et agents. L’accent sera mis en particulier sur le strict respect des impératifs du code de la route, l’évaluation des risques et les mesures pour les éviter et l’application des protocoles de sécurité. Veolia Transport Maroc devra investir 2 milliards de dirhams dont une grande partie sera consacrée au renouvellement du parc de bus.

L’entreprise s’est fixé un délai de 18 mois pour mettre en circulation 580 véhicules neufs dernière génération dont une centaine de bus articulés. Un appel d’offres a été lancé début juin auprès d’entreprises marocaines pour la fabrication de bus neufs. Côté tarifs, le ticket ne dépassera pas 3,5 dirhams contre 4 dirhams actuellement et s’appliquera à toute la région. Des augmentations sont prévues mais elles interviendront au fur et à mesure de l’exécution du contrat.

Pour l’heure, l’entreprise est en train de finaliser les travaux de mise en place de la logistique: création d’un dépôt de 32.000 m2 à Salé et d’un autre de 53.000 m2 dans la zone industrielle de Témara. De plus, un atelier de 5.000 m2 est en cours d’aménagement dans la zone industrielle de l’aéroport Rabat-Salé. Veolia Transport Maroc compte aussi mettre en place 40 lignes de bus desservant Rabat, Salé et Témara.

Elles viennent en complément et en continuité du réseau du futur tramway qui sera mis en service fin 2010. D’une longueur de près de 20 km, le tramway prendra en charge près de 20% du marché du transport urbain. Son réseau sera composé de deux lignes qui partent de Salé vers les quartiers de la capitale. Pour assurer la fluidité de la circulation des bus, le réseau sera composé de 1.500 points d’arrêt dont 500 seront équipés d’abris. Le reste sera identifié par un poteau d’arrêt doté de tous les éléments nécessaires à l’information des usagers.

Khadija MASMOUDI

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Emploi: Rabat n’est plus la capitale du fonctionnariat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· La ville devient un pôle d’attractivité pour les investisseurs privés

· Des secteurs porteurs, mais qui manquent de profils qualifiés


La capitale politique et administrative du Royaume commence à se détacher de la réalité de jadis qui faisait d’elle une ville de fonctionnaires, dont l’économie ne dépendait que du secteur public.

Elle se positionne aujourd’hui comme un pôle d’attractivité qui lui permet de générer des opportunités de travail dans le secteur privé. Ce dernier représente 40% des emplois dans la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. «Mais, il y a un écart entre l’offre et la demande. C’est le cas pour l’offshoring qui requiert des profils pointus qu’on n’arrive pas à trouver facilement», souligne Nourredine Knouzi, président de l’Agef Centre.

Selon une enquête de l’Agef Centre et le cabinet Invest RH sur les nouvelles pratiques de GRH, 58,6% des entreprises sondées arrivent difficilement à satisfaire leurs besoins vu la carence des profils qualifiés. Le manque de compétences est également ressenti dans le secteur public à cause d’une rémunération encore peu attractive par rapport au privé. C’est le cas des ingénieurs par exemple.

Les call centers, de plus en plus nombreux dans la ville de Rabat, ont également du mal à trouver des téléopérateurs maîtrisant les langues étrangères. Et le turn-over dans ses structures comme c’est le cas pour l’offshoring en général ne permet pas aux entreprises de garder le même degré de performance. Les structures qui ont une politique de fidélisation des salariés se comptent sur le bout des doigts (hormis celles qui sont bien organisées et qui ne constituent pas la majorité) même si l’enquête a révélé que 65% des entreprises estiment que la gestion des carrières est l’une des principales missions des RH.

Pour sa part l’étude menée en mai dernier par l’Anapec et qui a concerné l’offshoring, les nouvelles technologies, le BTP, le tourisme, le textile et l’artisanat, a révèle que les besoins en recrutements durant la période 2009-2010 sont estimés à 25.189 postes d’emplois dans ces cinq secteurs.

Ce sont l’offshoring et les TIC qui ressentent le plus de besoins (15.900 postes). Le BTP occupe la deuxième place avec un besoin de plus de 5.000 postes pour 2009-2010 contre seulement 2.458 en 2008. Cette position est confortée par les nombreux chantiers dans les travaux publics et l’immobilier. Dans le tourisme, un secteur sur lequel le Maroc compte énormément, les besoins sont estimés à 2.368 personnes contre seulement 266 l’année dernière. L’artisanat d’après le nombre d’emplois dont il a besoin (650 contre 331 en 2008) semble connaître un certain dynamisme.

Mais, le textile-habillement et cuir n’ont pas pu résister à la crise économique puisque leurs intentions d’embauche ont diminué de 616 postes à 1.245 contre 1.861 en 2008.«L’Etat et les entreprises ont senti le besoin de la formation pour pouvoir répondre au nombre et en qualité des profils recherchés sur le marché du travail de la région. Et ils essaient de combler l’écart qui existe pour le moment», note le président de l’Agef Centre.

En effet l’enquête de l’Agef/Invest RH fait ressortir que 82% des structures sondées établissent des plans de formation annuels. Mais à noter que ce sont surtout les multinationales qui leur consacrent un budget important: 4 à 7% de la masse salariale. Ce budget rétrécit pour atteindre seulement 1 à 2% (de la masse salariale) dans les administrations. Ce qui pourrait être interprété comme un processus de rattrapage.

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Besoins en formation

L’étude de l’Anapec prévoit 13.217 opportunités de formation qualifiante pour les chercheurs d’emplois de niveaux bac et bac+2 dans l’offshoring, à l’horizon 2010. Elle a à cet égard identifié cinq métiers porteurs. Il s’agit ainsi de téléconseiller dont plus de 11.000 stagiaires seront concernés par des formations durant les deux prochaines années. Cela sans oublier d’autres profils comme les administrateurs en RH, les techniciens en assurances, les comptables offshore. Pour le BTP ce sont près de 1.400 personnes qui doivent suivre des formations qualifiantes. Il en sera ainsi des métiers comme conducteur, mécanicien et conducteur d’engin, maçon polyvalent (les profils qualifiés sont très rares et la rémunération est très dérisoire), et chef de chantier.

J. B.

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Situation morose pour le tourisme à Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Baisse des nuitées de 12% à fin avril

· En revanche, le taux d’occupation s’est amélioré


A l’instar de la plupart des destinations, Rabat affiche une contre-performance en termes de nuitées à fin avril. La capitale a enregistré une baisse de 12% des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés. Même tendance pour les arrivées. Les hôtels de la région ont enregistré l’arrivée de 93.026 de touristes contre 100.128 l’année dernière. La baisse est principalement attribuée au recul des nuitées des non-résidents et en particulier ceux en provenance du marché anglais (-74%), des pays arabes (-38%) et des Etats-Unis (-32%).

Ce phénomène s’explique aussi par les mutations que connaît le comportement du touriste. Conjoncture oblige, ce dernier opte de plus en plus pour de courts séjours et dépense de moins en moins. Pour autant, le tableau n’est pas totalement noir. Les hôteliers ont enregistré un accroissement d’un point du taux d’occupation.

A Rabat, les «circuits parallèles» sont peut-être moins nombreux que dans d’autres villes. Les locations chez l’habitant ou encore les maisons d’hôtes détournent peu de monde. Si la clientèle internationale est en recul, les résidents compensent le manque à gagner. Sur les quatre premiers mois de l’année, Rabat a connu une augmentation de 2% des nuitées des résidents. Ce n’est certainement pas l’effet de l’opération Kounouze Biladi quasi rarissime dans cette ville. Mais c’est plutôt la clientèle MICE (Meetings, Incentive, Conferences et Expositions) et les missions officielles que la ville est réputée accueillir.

Pour le seul mois d’avril, le nombre de nuitées enregistrées dans les établissements classés accuse un recul de 6% comparativement à la même période 2008. Ce sont surtout les hôtels classés 3, 4 et 5 étoiles qui raflent la part du lion avec 86% des nuitées mais avec des contrastes selon la catégorie d’établissements. La majorité des touristes optent pour les 3 étoiles (+16%). En revanche, les 5 étoiles affichent une baisse de 28% des nuitées. Ce qui est en partie attribué à la fermeture pour rénovation de l’hôtel Hilton. Durant ce mois, une augmentation de cinq points du taux d’occupation des chambres a également été enregistrée.

Comme les autres villes, Rabat est appelée à diversifier son offre pour attirer plus de touristes. Cette région qui compte mettre en valeur tout son potentiel pour développer le tourisme culturel, balnéaire et d’aventure n’arrive pas à décoller. Des retombées sont attendues des grands projets en cours tel que l’aménagement de la corniche avec Emaar, la Marina, Bouregreg, etc. Mais encore faut-il que la région parte à l’offensive surtout qu’elle organise des événements de dimension internationale tels que Mawazine, Jaz Chelleh ou encore Jaz Oudayas.

Khadija MASMOUDI

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Sama Dubaï est vraiment parti de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le projet Amwaj à l’arrêt depuis janvier dernier

· Les Emiratis devraient apporter 12 milliards de DH d’ici 2012


Ce n’est plus qu’une simple rumeur, c’est sûr! Sama Dubaï a ordonné à ses sous-traitants d’arrêter les travaux sur le mégaprojet d’aménagement de la vallée du Bouregreg, «Amwaj». La filiale de Dubai Holding serait, dit-on, en difficultés financières. La crise économique et immobilière que connaît le monde serait-elle la raison de la suspension du chantier?

Ce qui est sûr, c’est que «les travaux sont arrêtés depuis presque six mois, et ce jusqu’à nouvel ordre», confirme la Société marocaine de génie civil (Somagec) en charge du projet, en partenariat avec Besix, une société belge spécialisée dans les ouvrages maritimes et les grands bâtiments et infrastructures. Aussi, les entreprises prestataires intervenant dans le projet Amwaj disent «ignorer les raisons de cette suspension du chantier». Doivent-elles s’attendre à une rupture de contrat? Nul n’a pu répondre aux interrogations qu’a suscitées le retrait de Sama Dubaï. Le groupe émirati reste au centre de ces interrogations et esquive toute sollicitation.

Partenaires: CDG, Agence de la Vallée de Bouregreg, CMR

Du côté de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), l’on confirme également l’arrêt du chantier tout en niant l’hypothèse d’une rupture de contrat. Par contre, l’agence envisage de prendre le relais en matière de gestion, mais elle affirme qu’elle ne peut se charger du financement promis par Sama Dubaï! C’est une autre problématique qui se pose donc avec acuité.


Pour l’AAVB, les choses se compliquent, c’est sûr! Il faut rappeler que les Emiratis constituent le principal opérateur d’Amwaj, en détenant 50% de la joint-venture créée spécialement pour la conception et la réalisation du projet. Les autres actionnaires sont l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (20%), la Caisse marocaine des retraites (10%) et le groupe Caisse de dépôt et de gestion (20%). Ce dernier a indiqué à L’Economiste qu’il ne sait pas comment ni pourquoi Sama Dubaï a suspendu ses travaux sur le projet Amwaj.


A supposer que le groupe émirati se retire, quelles seraient les solutions à adopter? Si l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg se dit capable de gérer l’ensemble du projet, la question du financement reste sans réponse. Ainsi, des doutes se dressent sur les capacités financières de Sama Dubaï. A noter qu’elle a promis d’apporter 12 milliards de DH (la moitié du coût du projet) d’ici fin 2012. Si elle s’en va comme cela se dessine, il faudra trouver du financement.


Aujourd’hui, le chantier n’en est qu’à ses débuts. En effet, l’arrêt est survenu au début des travaux, notamment au lancement des gros œuvres. A souligner que la deuxième séquence du grand projet de réaménagement de la vallée du Bouregreg, Amwaj, couvre près de 200 hectares et prévoit la construction d’un palais des congrès, des résidences, des bureaux, des hôtels de luxe, des commerces et plusieurs espaces de divertissement et de loisirs.

Bouchra SABIB

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Immobilier: Témara, Salé… les zones de repli

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Rabat intra-muros devient quasi inaccessible

· Le loyer des appartements varie entre 2.000 et 17.000 DH/mois

· Une baisse de 5 à 10% prévue les prochains mois


Quelle serait la meilleure affaire immobilière à Rabat? Est-ce l’achat ou la location? Selon Adil Rahmoune, directeur général de l’agence «Immo Clair Service» - Rabat, «acquérir un bien immobilier est beaucoup plus bénéfique que le fait de le louer». D’une part, parce que les prix de location sont trop élevés, et d’autre part l’option d’achat permet à terme une plus-value potentielle voire certaine. Ainsi, se procurer un terrain peut avoir plusieurs fins.

L’acquéreur peut procéder à l’acte soit pour assouvir son besoin d’habiter et posséder ainsi sa propre maison, soit pour recourir à une spéculation pure et simple. Force est de constater que ce sont surtout les notaires et les promoteurs immobiliers qui optent pour cette activité, souvent génératrice de profits. Ainsi, beaucoup de contraintes, notamment la hausse vertigineuse des prix, empêchent la classe moyenne d’acheter un logement. De ce fait, les personnes désirant devenir propriétaires d’un bien immobilier s’orientent de plus en plus vers la périphérie.

A Hay Al Fath, par exemple, des appartements sont proposés à partir de 11.000 DH le m2. Pour les classes incapables d’acheter à ce prix, elles optent plutôt pour le logement à Témara ou Salé. Deux villes où les prix sont relativement supportables. A Témara, la valeur de la pierre varie selon les quartiers. Si l’on se trouve près du centre-ville, le prix du m2 est d’environ 9.000 DH.

Quant aux habitations balnéaires, précisément à Harhoura, il faut compter à partir de 12.000 DH le m2. Plus loin à la nouvelle ville de Tamesna (à 8 km de Témara), l’offre y est diversifiée et séduit toutes les bourses. Des logements économiques (de 35 m2) sont proposés à partir de 200.000 DH, soit près de 6.000 DH le m2. Mieux encore, des appartements moyen standing (de 100 m2) sont à 800.000 DH, le mètre carré du standing vaut 10.000 DH… Encore faut-il que la qualité de la construction et les finitions répondent aux attentes des acheteurs.

Pour ce qui est de Salé, les prix ont même enregistré une baisse de l’ordre de 10%, notamment dans les quartiers se situant à la sortie de la ville, vers Kénitra. Les logements avec des prix attractifs avoisinant les 5.000 DH le m2 ont de quoi séduire.

Toutefois, résider loin du lieu de travail entraîne beaucoup plus de charges, dont les frais de déplacement… Conséquence: même si l’opération d’acquisition du logement est faite au meilleur prix, les charges variables ont tendance à augmenter. Ce qui neutralise indirectement le bénéfice du prix. A ce propos, comme le foncier à Rabat est de plus en plus rare, sa valeur ne fléchit pas, du moins pour l’instant. Dans les quartiers situés à Agdal ou à Hay Riad, il est quasi impossible de trouver un logement à moins de 14.000 DH le m2. Dans le haut Agdal, les prix dépassent 20.000 DH le m2 et deviennent moins vertigineux à Hassan, où ils se situent autour de 17.000 DH le m2.

Quant au quartier Océan, il réunit des habitations qui valent en moyenne 13.000 DH le m2. A noter que les Rbatis sont devenus prudents et exigeants dans leurs choix. Ce qui rend les opérations d’achat de plus en plus compliquées. Ainsi, «les propriétaires ne vendent plus facilement leurs biens immobiliers et refusent catégoriquement de réduire les prix, explique Rahmoune. Aujourd’hui, face à cette situation, la demande d’achat est donc revue à la baisse. Ce qui pousse les gens à opter pour la location qui paraît relativement moins coûteuse. «En vérité, les appartements qui sont à louer font également l’objet d’une forte hausse des prix», prévient Rahmoune.

A Agdal, le loyer d’un appartement de deux pièces seulement (40 à 80 m2) se situe entre 3.000 et 5.000 DH/mois. Dans ce même quartier, les prix peuvent atteindre 17.000 DH/mois pour des appartements de quatre à cinq pièces. C’est seulement dans les quartiers périphériques, notamment à Hay Nahda, Hay El Fath et Menzah, que l’on peut observer une fourchette variant entre 2.000 et 6.000 DH/mois.

Ainsi, pour l’achat comme pour la location, les prix immobiliers à Rabat dépassent largement les moyens financiers des classes moyennes (au sens de l’enquête du HCP). Selon Rahmoune, «du fait de la baisse de la demande d’achat immobilier, les prix proposés par les promoteurs vont être révisés, enregistrant ainsi une baisse de 5 à 10% dans les prochains mois».

Bouchra SABIB

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Foncier à Rabat :disponible mais non aménagé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· La tension sur l’offre de logement est palpable

· A l’intérieur de Rabat, 50% des terrains ne sont pas bâtis


Difficile pour un cadre de trouver un logement à Rabat et en particulier dans les quartiers comme Agdal ou Hay Riad. La location y est chère et l’achat hors de portée. Rabat est devenue sélective enregistrant l’arrivée d’une population aisée, laquelle a fui Casablanca pour sa folie immobilière et sa pollution. A Hay Riad par exemple, le terrain nu est cédé à un prix variant entre 9.000 et 12.000 dirhams le mètre carré. Les cadres se rabattent donc sur Témara ou Salé.

La capitale a même perdu un peu de sa population: «39% des habitants de Salé et 40% de ceux de Témara logeaient auparavant à Rabat», affirme Mohammed Hanzaz, chargé de mission à l’Agence urbaine de Rabat-Salé. Rabat qui compte non seulement des administrations mais également un secteur industriel et une forte poussée dans les services souffre d’un déficit de logements. Les 1.200 produits annuellement sont une goutte d’eau dans l’océan des besoins.

Ce qui soulève les interrogations sur la capacité de la ville à héberger les jeunes salariés amenés à travailler dans l’offshoring, secteur en plein développement ou dans toute autre activité. Le tout tenant compte d’une rémunération ne dépassant pas 3.300 dirhams à 3.500 pour un bac+2. Dans la fonction publique, un échelle 10 démarre à 3.200 dirhams par mois. Le logement social pourrait servir d’alternative mais encore faut-il que les spéculateurs n’envahissent pas cette catégorie. D’ailleurs, à côté de cadres moyens qui se sont rabattus dessus, d’autres les ont acquis et les gardent vides ou les louent.

Quant aux logements à 140.000 dirhams, ils n’ont pas encore démarré. Ils pourraient être programmés à Tamesna, Témara et Sidi Abdellah. Face à ce tableau, Abderrahman Chaoui, consultant et ancien directeur des Domaines, tempère. Il rappelle que «l’on a tendance à oublier les centres existants et qui offrent des possibilités de logement. C’est le cas par exemple de Sala El Jadida». La problématique du logement renvoie aussi à celle du transport. Pour Tamesna par exemple, la liaison avec le tramway ne sera opérationnelle qu’en 2015.

En attendant, Veolia pourrait résoudre le problème. Un plan pour desservir toute la région est en discussion. «Nous avons proposé de nouvelles lignes pour Veolia. Ce sont des lignes directes qui relieraient Sala El Jadida, le Technopolis et Témara à travers la rocade numéro 2», indique Hanzaz. Mais au-delà de ces précisions, la disponibilité du foncier à Rabat soulève toujours des interrogations. Ces dernières années, l’inflation du prix de l’immobilier est souvent justifiée par la rareté des terrains. Se référant aux résultats préliminaires d’une étude réalisée par l’Atelier parisien de l’urbanisme (Apur), Mohammed Hanzaz soutient «qu’à l’intérieur de Rabat 50% des terrains ne sont pas bâtis. Ils sont constitués d’espaces verts et de forêts. Il existe aussi des terrains à l’intérieur du tissu urbain». Mais toute la difficulté est de mobiliser ces parcelles qui appartiennent pour la majorité au privé.

Pour l’ancien directeur des Domaines, il faut distinguer entre le foncier brut et aménagé. «Nous ne pouvons pas dire que le foncier n’existe pas. Il est disponible et à chaque fois qu’on le cherche on le trouve. Le problème est celui de l’aménagement et de la disponibilité des financements nécessaires». Parfois les terrains sont dégagés, mais les aménageurs tardent à se présenter. C’est le cas de Akrach où 1.100 hectares ont été homologués mais n’ont pas encore été ouvertes à l’urbanisation. Aïn Johra ouverte à l’urbanisation depuis 7 ou 8 ans vient juste de décrocher son premier contrat. Une première parcelle vient d’être cédée à l’entreprise Zodiac, spécialisée dans l’aéronautique qui démarre avec 500 ingénieurs. A Aïn Johra, un parc industriel sera mis en place avec tous les services autour: hôtels, logement sur place, etc.

Khadija MASMOUDI

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Rabat: Le pari de la transition technologique

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Les fondations sont posées, et les premiers succès sont là

· Mais les «vieilles» industries sont capitales pour le dynamisme régional

· Séduits par la qualité de vie, les cadres casablancais émigrent à Rabat


L’objectif avoué de Rabat et sa région est de se placer en compétiteur crédible face à Casablanca pour l’attractivité territoriale et asseoir son rang de pôle économique. Ce pari n’est pas un rêve, il est parfaitement accessible, conviennent unanimement les acteurs économiques qui ont pris part à la table ronde de L’Economiste. Qu’ils soient du privé ou du public, tous partagent la même conviction.

Sur les plans économique et social, la région est en mutation profonde. Pour le commun des mortels, l’aspect le plus visible aujourd’hui est l’effervescence créée par les grands travaux au cœur de la ville, le tramway et, de l’autre côté du fleuve, la vallée du Bouregreg.

Côté urbanistique, la capitale a pris plus qu’une longueur d’avance sur ses concurrentes dans le Royaume. Le respect des règles d’urbanisme, c’est une lapalissade plus stricte que dans les autres grandes villes du pays. Adgal et surtout Hay Riad sont des motifs de fierté de cette ville. Il reste à espérer que celle-ci ne se coupe pas en deux, car ces très bels endroits auront du mal à cohabiter avec la persistance de quartiers où domine l’habitat insalubre. De la réduction des écarts dépendra le maintien des équilibres sociaux de la ville. Plus globalement, c’est un mouvement de fond qui est en train de se faire dans toute la région, bien au-delà de son chef-lieu qui passait jadis aux yeux des investisseurs et des cadres, comme étant avant tout la capitale administrative.

Cette image s’estompe progressivement à la faveur des politiques publiques. Dans l’arrière-pays de Rabat, le succès du complexe de Technopolis est bien au-delà de ce que pouvaient espérer ses promoteurs. Le financement du site est bouclé depuis fin 2008, assure Mohamed Ali Ghanam, PDG de MedZ via une syndication bancaire qui a permis de mobiliser 2,4 milliards de dirhams pour la première tranche. Les assurances du patron de MedZ visent aussi tous les investisseurs intéressés par ce site. La réflexion se poursuit pour la réalisation de la deuxième tranche.

Le site de Technopolis qui est un des arguments du Royaume sur le marché mondial de délocalisation des services à valeur ajoutée, attire quelques majors mondiales: Axa, BNP Paribas et les autres. Ces grands groupes sont autant de prescripteurs pour la destination marocaine. Selon les estimations, il faudra d’ici la fin de l’année prochaine un peu plus de 15.800 personnes qualifiées pour ce seul secteur. Preuve du poids que prend désormais cette activité dans l’économie régionale, celle-ci cristallise à elle seule plus du quart des besoins en ressources humaines de la région en 2009/2010. Les universités et écoles d’ingénieurs toutes proches vont devoir irriguer le secteur en compétences.

Sur la mappemonde de l’off-shoring, Rabat aurait donc plus qu’un argument à faire valoir, si en plus elle se donne les moyens d’accueillir et de loger des milliers de cadres qui vont travailler dans les entreprises de la région. Cette fibre technologique est la grande surprise pour une région qui passait il y a peu encore comme le quartier général des administrations. Il reste au système de financement d’assimiler ces nouvelles activités.

L’arrivée de ces grandes enseignes dans l’offshoring avait été précédée quelques années plutôt par celle de sociétés de centres d’appels. Ce processus est la preuve que le Maroc a amélioré sa compétitivité sur un créneau que se disputent les pays émergents. Un groupe à capitaux roumain Genpack, leader mondial dans le BPO, vient de délocaliser son plus grand centre d’appels à Rabat. Celui-ci emploiera 500 personnes au total. Toujours dans le même secteur, un autre groupe, Teleperformance, va s’installer à Témara.

Comme dans beaucoup de métropoles en croissance, le problème du logement reste entier à Rabat. Pour les milliers d’employés des centres d’appels ou ceux qui travaillent dans les usines de composants électroniques par exemple, la seule option possible, c’est de traverser le Bouregreg et s’installer à Salé. Ceux qui le peuvent ou qui y trouvent un job, vont à Témara. Qu’ils cherchent à louer ou à acheter, les prix sont souvent hors de portée de leur capacité à l’intérieur de la ville, voire dans les quartiers périphériques.

Pour les populations des cadres, les classes moyennes au sens de l’enquête du Haut Commissariat au Plan (HCP), c’est la même équation. Il n’empêche que la qualité de vie de Rabat exerce une forte attractivité auprès de cette population. C’est cela qui explique le phénomène tout récent de l’émigration des cadres casablancais vers Rabat. Il y a certes des raisons professionnelles, mais ils sont de plus en plus nombreux à fuir la pollution atmosphérique et sonore de la grande métropole. Les navettistes ne sont plus nombreux que dans le sens Casablanca-Rabat, mais aussi dans celui Rabat-Casablanca. L’arrivée massive de cette classe moyenne impose à la ville un redimensionnement des infrastructures: l’école, la santé, les routes, l’assainissement,.. sur les loisirs, il y a eu de grandes avancées. L’image de Rabat-ville morte après les heures de bureau, est aujourd’hui une légende. La capitale administrative du Royaume est aussi sa capitale de l’événementiel. Il s’est développé par ailleurs une grosse «industrie» de restauration dans la ville, et cela, ne peut qu’être un plus pour attirer les hauts potentiels dont auront besoin les entreprises de nouvelles technologies qui s’installent dans la région. Tout comme la population des professions libérales - avocats, architectes, experts-comptables,... et des milliers de TPE et PME qui accompagneront l’essor économique de la région.

Abashi SHAMAMBA

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24 juin 2009

Rabat : la wilaya insulte la presse

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Après les diplômés chômeurs, Mohamed Regraga, secrétaire général de la wilaya de Rabat, s’est distingué cette fois-ci en insultant les journalistes, les caméramen et les photographes venus hier pour couvrir l’élection du nouveau maire de Rabat. Il les a comparés à des «parasites», en s’adressant aux Forces auxiliaires et de police, à qui il a donné l’ordre de les «chasser».

Ce comportement d’un autre âge dénote l’état d’esprit de certains agents d’autorité plus à l’aise dans la répression que dans le dialogue. Regraga était en droit d’organiser cette élection à huis clos mais sans insulter la presse. La télévision a enregistré ces séquences dignes des années de plomb. Les médias présents ont observé un sit-in et signé une pétition adressée au ministre de l’Intérieur et une copie à son collègue de la Communication. Le syndicat de la presse se réserve le droit de le poursuivre en justice.

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Rabat : les socialistes reviennent dans la capitale

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Oualalou détrône Bahraoui de la mairie

· Grâce à la coalition de plusieurs partis politiques


L’élection, hier en fin de matinée, de Fathallah Oualalou, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), à la tête du Conseil de la ville a mis fin à un suspense qui a duré quelques semaines. Quelque 47 voix en faveur de l’ex-ministre des Finances ont suffi à détrôner Omar Bahraoui du Mouvement populaire (MP). Les 39 voix obtenues par ce dernier ne lui ont pas permis de rempiler pour un deuxième mandat à la tête du Conseil de la capitale. Il faut préciser que le succès d’Oualalou est le fruit d’une alliance qui a commencé à se constituer juste après la proclamation des résultats du scrutin du 12 juin. Coalition qui comprend notamment les partis les mieux classés dans ces élections communales au niveau des 5 arrondissements de Rabat.

Outre l’USFP, on y trouve également une grande partie des élus sous l’étiquette du Parti authenticité et modernité (PAM) avec comme chef de file Sidi Brahim Joumani. Ce dernier a payé le prix pour son choix non apprécié par la direction du PAM qui a décidé son expulsion du parti. Rappelons que les candidats de la formation de Fouad Ali El Himma ont raflé la mise lors de ces élections. Ce qui a permis au PAM d’occuper la deuxième position avec 41 sièges juste après le MP, classé premier au niveau du Conseil de la ville avec 42 postes. Cette alliance comprend également le Parti de la justice et du développement (PJD) qui se trouve en troisième position avec 38 sièges et le parti de l’Istiqlal (PI) avec 20 sièges.

Au début de la formation de cette majorité, Lahcen Daoudi, membre de la direction du PJD, était annoncé comme prétendant au poste de président. Car le parti islamiste est mieux classé que l’USFP qui a réalisé un score médiocre par rapport aux élections précédentes de 2003. Il n’a même pas pu dérocher un siège dans l’arrondissement de Yacoub Al Mansour. Mais pour garder l’unité de cette alliance contre toute tentative de déstabilisation de la part du clan Bahraoui, le PJD a décidé de soutenir le candidat socialiste au poste de président de la commune de Rabat. Cela n’a pas empêché le maire sortant de garder l’espoir de sortir gagnant de cette bataille décisive. «Il a mené des négociations la veille du vote avec les élus du PI pour les rallier à son clan mais en vain», selon une source qui suit de près ces tractations. Car l’autre clan a promis aux conseillers du parti du Premier ministre le poste de premier vice-président du maire.

Effectivement, le conseil a élu à ce poste Hassan Charkaoui, responsable au PI, qui a été candidat unique. Idem pour le poste de deuxième vice-président: un seul candidat en la personne de Madani, un responsable du PJD. On doit signaler que ce dernier et Cherkaoui figuraient parmi l’équipe de Bahraoui dans le précédent mandat. Par ailleurs, on doit noter que la presse a été interdite par le représentant de la wilaya de suivre les travaux d’élection des membres du bureau du Conseil de la ville. Cela, devant une grande foule d’habitants de la capitale qui s’étaient regroupés devant la salle de fête de la wilaya.

Nour Eddine EL AISSI

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Rabat/Prépas - la meilleure performance au lycée Moulay Youssef

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Taux de réussite de plus 93% au CNC
· De même pour les grandes écoles françaises

Le staff du lycée Moulay Youssef de Rabat est engagé à la sauvegarde de la réputation de cet établissement légendaire de la capitale. Ce dernier montre que l’école publique pourra produire de l’excellence si on lui en donne les moyens. Cela est confirmé encore une fois par le lycée Moulay Youssef à travers les résultats très encourageants obtenus que ce soit pour l’accès aux grandes écoles d’ingénieurs ou pour le baccalauréat de cette année. Pour le Concours national commun (CNC) 2009, les élèves de cet établissement ont raflé la mise. Le nombre des admis s’élève à 214 élèves sur un total de 228, soit un taux de réussite de près de 94%. Parmi eux, on compte 34 grands admis et 126 candidats dispensés des épreuves de l’oral. A noter également que parmi les 20 premiers classés dans le CNC on trouve 8 venant de Moulay Youssef. Alors que le reste est réparti entre les lycées Mohammed V de Casablanca, Moulay Driss de Fès et celui d’Ibn Taymia à Marrakech. Sur ce volet, on doit retenir que près de 4.000 candidats ont postulé cette année pour près de 2.000 places offertes par le réseau des grandes écoles d’ingénieurs nationales.

Cette performance de lycée de la capitale a été confirmée par les résultats obtenus par ses élèves qui ont participé aux concours des grandes écoles françaises. Pour la prestigieuse Ecole Polytechnique, 7 candidats ont pu réussir les épreuves écrites contre 6 l’année précédente. Alors que pour le concours commun Polytechnique, on enregistre la réussite de 123 élèves du lycée Moulay Youssef. Pour les autres grandes écoles françaises on retient 24 admis à l’Ecole centrale de Paris et 37 pour les Mines et Ponts. Devant ces résultats très satisfaisants, on ne peut que se réjouir. Mais cela n’empêche pas de se poser une question cruciale sur le nombre d’élèves qui retournent au pays après la fin de leur formation. Par ailleurs, on doit souligner que les élèves de Moulay Youssef ont obtenu également des résultats très satisfaisants dans l’examen de la première session du baccalauréat de cette année. Le taux de réussite enregistré a été de 77,30%. Il est largement supérieur au taux national qui ne dépasse pas les 40%. Pour les filières scientifiques, ce taux passe à 95,04% pour la branche sciences mathématiques B et plus de 84% pour celle des sciences physiques. Les responsables des lycées sont confiants quant à dépasser un taux de 90% après la publication des résultats globaux après la session de rattrapage.

Distinction

Outre le lycée Moulay Youssef, les résultats de la première session du baccalauréat de cette année ont permis la distinction d’un autre établissement scolaire de la capitale. Il s’agit du lycée Abi Dar Al Ghifari à Hay Al Fateh où étudie la jeune fille Houda Abrarou qui a pu obtenir la meilleure note au niveau national: 18,67 sur 20. Cette jeune fille issue d’une famille modeste vise à intégrer les classes préparatoires pour suivre une formation d’ingénieur en informatique. On ne doit pas oublier que les résultats obtenus par les élèves de ce lycée situé dans un quartier populaire ont été globalement satisfaisants. En effet, on y enregistre un taux de réussite de plus 70% pour la branche sciences physiques et près de 88% pour celle des mathématiques. Le nombre des mentions a été de 90 sur un total de candidats de 190. Ces résultats confirment une autre fois la performance de l’école publique marocaine.

Nour Eddine EL AISSI

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Fathallah Oualalou maire de la capitale : Rabat renoue avec le progrès

Albayane.ma

Le Secrétaire général adjoint de l’Union socialiste des forces populaires, Fathallah Oualalou, a été élu hier maire de Rabat. L’ancien ministre a battu le maire sortant, en obtenant 47 voix contre 39 pour la candidat du Mouvement populaire.

Un baron est tombé. Omar Bahraoui, malgré son passage à la tête de la Communauté urbaine de Rabat, avant 2003, n’avait pas une vision de maire d’une ville. Il n’a laissé aucune trace ou une touche personnelle que les rues de la capitale auraient pu retenir en mémoire. A part les grands chantiers, d’ailleurs gérés par des instances indépendantes mais présentés lors de la campagne électorale comme le fruit de son action, peu de réalisations peuvent être mises à son actif.

Largesses, excès et favoritisme

C’est «un bilan négatif qu’il présente», estime un élu qui résume «le sentiment de frustration» de l’ensemble des citoyens de Rabat. Mais le maire désavoué était connu pour ses excès et ses favoritismes. La Cour des comptes l’a épinglé pour les largesses accordées à certains de ses vice-présidents (excès de carburants, etc.).

Les reproches de la Cour concernent le favoritisme exercé en faveur de certains sociétés (ordures, parking…); ce qui laisserait planer des soupçons de malversations et de pots-de-vin au niveau de la passation de certains marchés publics. Parallèlement, il centralisait trop les affaires et la gestion de la mairie et n’assurait pas les moyens aux communes, au point qu’une mésentente avec les présidents d’arrondissement s’est installée, au détriment du développement des quartiers de la ville.


Rabat, capitale du Royaume méritait mieux.

Un sursaut civique et salutaire

Ces déceptions avaient amené les élus du 12 juin à créer une alliance contre le baron Bahraoui, défendant le seul intérêt de la ville et de ses citoyens. La conscience de ses composantes a placé à la tête de ses préoccupations d’assurer la grandeur de la capitale, en choisissant le meilleur parmi les meilleurs des élus, indépendamment de sa couleur politique, qui soit en mesure de réaliser les rêves des Rbatis, d’avoir une vision moderniste et de progrès, tout en la faisant profiter des synergies internes et externes. Ce sont ces valeurs citoyennes, qui tiennent de la compétence et de la vision politique, de la volonté et du dévouement, qui ont prévalu à Rabat, qui, désormais, a des idéaux à atteindre, pour se hisser au niveau des grandes métropoles modernes. Les autres grandes villes devraient suivre l’exemple de Rabat, en choisissant des maires disponibles, ayant du savoir-faire, dynamiques et servant l’intérêt des collectivités.

Mohamed Khalil

Répartition des sièges au Conseil de la ville de Rabat

MP : ..................................................... 19
PJD :............................ .......................... 19
PAM :......................................................19
PI : ................................ ..........................9
USFP :......................................................6
FFD : ...................................................... 2
PRD : ............................. ..........................2
PPS :...........................................................1
PS:..............................................................1
PML...........................................................1

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Le Maire de Rabat Fathallah Oualalou veut faire de la ville une vraie capitale du 21e siècle

Le Matin.ma

Le nouveau maire de Rabat, Fathallah Oualalou, de l'Union socialiste des Forces populaires (USFP), a promis d'œuvrer pour que la capitale du Royaume soit un modèle d'avant garde de la démocratie locale.

Le Conseil de la ville, toutes composantes confondues, est mobilisé pour appuyer l'essor de Rabat afin qu'elle soit une vraie capitale du 21e siècle, ainsi que pour œuvrer à l'achèvement de ses ambitieux chantiers, a déclaré M. Oualalou à la presse à l'issue de son élection, lundi, à la Mairie de Rabat, où il succède à Omar Bahraoui du Mouvement populaire.

M. Oualalou, qui a obtenu 47 voix contre 39 pour son concurrent Omar Bahraoui, a également promis d'œuvrer à la «consolidation d'une action politique saine, tout en étant à l'écoute des préoccupations des citoyens».

Natif de Rabat, Fathallah Oualalou (67 ans), par ailleurs secrétaire général adjoint de l'USFP, a été élu à diverses reprises conseiller municipal à Rabat et député de la capitale pour les mandats de 1977, 1984, 1993 et 1997. Il a également été président du groupe USFP à la Chambre des représentants (1993 et 1997) et ministre de l'Economie et des Finances de 1998 à 2007.

Universitaire, Il a enseigné aux Facultés de droit de Rabat et de Casablanca, à l'Ecole nationale de l'administration publique et au Centre universitaire de la recherche scientifique.

Entre 1964 et 1966, il a été président de la section de l'Union des étudiants du Maroc (UNEM) en France, avant d'assumer les fonctions de président national de cette organisation estudiantine.

M. Oualalou est aussi l'auteur de plusieurs travaux (ouvrages, articles) dans des domaines tels que la théorie économique, l'économie financière, l'économie des pays du Maghreb et le monde arabe et ses relations avec l'Europe.

Par MAP

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Fathallah Oualaou élu maire dès le premier tour

LIBERATION.MA

A Rabat, la coalition contre la dépravation peut crier victoire. Grâce à l’alliance scellée entre l’USFP, l’Istiqlal, le RNI, le PPS et le FFD ainsi qu’un groupe de dissidents du PAM, la mairie de Rabat a été reconquise par les Ittihadis. C’est désormais l’Usfpéiste Fathallah Oualalou qui occupe le siège de maire de la capitale après avoir obtenu, dès le premier tour, 47 voix contre 32 pour Omar El Bahraoui. Le candidat ittihadi a été élu grâce aux voix des élus de l’USFP, de l’Istiqlal, du RNI, du PPS, du FFD et des dissidents du Parti authenticité et modernité.

Dès 9 heures du matin, ce mardi 24 juin, militants, sympathisants, simples citoyens et journalistes ont pris place devant la salle des fêtes de la wilaya de Rabat. Un impressionnant cordon de sécurité a été déployé alors les journalistes de la presse écrite et audiovisuelle ont été empêchés de couvrir l’élection du maire de la capitale. Les grands électeurs sont arrivés par grappes, les traits tendus, s’abstenant de faire le moindre commentaire. En lice pour le fauteuil de maire, l’Usfpéiste Oualalou et Omar Bahraoui, le maire sortant du Mouvement populaire. Toutes les hypothèses sont possibles, nous avait déclaré lundi matin le premier secrétaire-adjoint de l’USFP. Et le suspense a duré jusqu’au bout alors que dans la nuit de lundi à mardi, les tractations menées par le Mouvement populaire et le PAM avaient duré toute la nuit pour empêcher la victoire de l’alliance contre la dépravation.

Aux environs de midi vingt de ce mardi, un élu sort de la wilaya pour annoncer l’élection de Oualalou dès le premier tour. Une victoire accueillie par des applaudissements et des slogans de militants et sympathisants postés depuis le matin devant le siège de la wilaya. La reconquête de Rabat, un fief ittihadi perdu, a gonflé à bloc le moral des troupes socialistes et à l’heure où nous mettons sous presse, une foule immense attend la sortie de Fathallah Oualalou, toujours à l’intérieur de la salle où se déroule l’élection des vice-présidents et des membres du bureau qui travailleront aux côtés du nouveau maire de Rabat. Nous y reviendrons.

Mercredi 24 Juin 2009
Narjis Rerhaye

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23 juin 2009

« Radio Balima » recouvre la mémoire

Jeune Afrique

Dérobé en 1997, le premier Livre d’or du célèbre hôtel de Rabat recèle un trésor de témoignages historiques. Une copie de ses plus belles pages vient d’être mise au jour.


C’est un document photocopié, relié comme un simple mémoire d’étudiant désargenté. Mais quand on l’ouvre, c’est un geyser de souvenirs qui jaillit. Presque quatre-vingts ans d’anecdotes qui ont fait l’histoire de Rabat sont consignés dans le Livre d’or de l’hôtel Balima. Véritable institution, ce bâtiment de sept étages conçu par l’ingénieur Linares impose son architecture « robuste et radieuse » depuis son ouverture, en 1932.


Volé en 1997, le premier Livre d’or du Balima vient donc d’être retrouvé. « Il y a quelques semaines, j’ai reçu un épais courrier anonyme dans ma boîte aux lettres à Rabat, raconte aujourd’hui Suzanne Harroch, directrice du Balima. L’enveloppe était affranchie en France. C’était la reproduction des plus belles pages du Livre d’or. Peut-être que le voleur a été pris de remords… » Pierre Lyautey, Joséphine Baker, Bonnie Scott, Jean Marais, Mohammed Khaïr-Eddine, Viviane Romance, Charles Trenet ont pris le temps de parapher le document migrateur. Ernesto « Che » Guevara, qui fut assigné à résidence pendant deux jours à la chambre 550 sur ordre du prince Moulay Hassan, ne s’est pas donné cette peine. Jenna Bush, la fille de George W. Bush, a pour sa part laissé la photo de son groupe de collégiens américains venu à Rabat en 1994. Car au Balima, la petite histoire côtoie souvent la grande comme en témoigne cette dédicace de Michel Mendès France, fils de l’ancien président du Conseil, Pierre Mendès France. « Fin juin 1940, le Massilia, parti du Verdon, accoste au Maroc plein d’hommes et de femmes bien décidés à continuer le combat contre les nazis », écrit Michel, qui avait séjourné au Balima avec son père, entré en résistance.

« De grandes heures de l’histoire du Maroc colonial et indépendant se sont jouées au Balima », explique Suzanne Harroch. Situées au cœur de Rabat, en face du Parlement, sur l’avenue Mohammed-V, les soixante-dix chambres du Balima offrent au visiteur, quel qu’il soit, journaliste, diplomate, espion, homme d’affaires ou simple touriste, une vue absolument imprenable sur la capitale marocaine. Cette position panoramique explique largement le succès de l’établissement dont le nom est l’acronyme des noms de ses fondateurs, les familles Bardy, Liorel et Mathias.

C’est également sur la terrasse ombragée, aujourd’hui malheureusement amputée d’un bon tiers de sa surface et de son légendaire kiosque à journaux, que se sont noués des centaines de rendez-vous littéraires, politiques ou séditieux, notamment dans les années 1970. « C’était le temps des barbouzes à lunettes noires, se souvient Suzanne Harroch, tellement de choses se disaient ici que certaines rumeurs étaient attribuées à “Radio Balima”. » À l’époque où les ondes marocaines étaient sévèrement verrouillées, « Radio Balima » était, in fine, la première fréquence libre du royaume chérifien. Une station encore influente et toujours écoutée.

Libellés :

M. Fathallah Oualalou élu Maire de Rabat



Rabat - M. Fathallah Oualalou, de l'Union socialiste des Forces populaires (USFP) a été élu mardi nouveau président du Conseil de la ville de Rabat, succédant ainsi à M. Omar Bahraoui du Mouvement populaire.

M. Oualalou a recueilli 47 voix contre 39 pour M. Bahraoui .

Libellés :

L’élection du maire de Rabat a lieu aujourd’hui : retrait du PJdiste Daoudi et entrée en scène de Oualalou

LIBERATION.MA

La nouvelle est tombée dimanche soir, entretenant de plus belle le suspense sur l’identité du prochain locataire de la mairie de Rabat. Les islamistes du PJD ont retiré la candidature de l’un de leurs dirigeants, Lahcen Daoudi, à la mairie de Rabat et soutiennent celle de l’Usfpéiste Fathallah Oualalou, élu de Rabat et premier secrétaire-adjoint du parti de la Rose. Annonce en a été faite par Abdelilah Benkirane, le patron du PJD, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a notamment expliqué que sa famille politique avait pris conscience que des électeurs de l’alliance sous forme de front que composent le PJD, l’USFP, l’Istiqlal, le RNI et un groupe de dissidents du PAM, à Rabat, n’allaient pas voter pour l’islamiste Daoudi. « Il semblerait que les élus istiqlaliens aient reçu des consignes de leur direction pour ne pas donner leurs voix à notre candidat. Nous avons alors compris que notre coalition pouvait être mise en danger. Les membres de l’alliance ont alors proposé le retrait de Lahcen Daoudi au profit de M. Oualalou », a déclaré A. Benkirane à « Libération ». Du côté de l’Union socialiste des forces populaires, prudence et circonspection sont de mise. Joint au téléphone hier matin, 24 heures après l’annonce faite par le PJD, Fathallah Oualalou s’abstient de faire tout commentaire. « Attendons mardi, c'est-à-dire le jour de l’élection, pour voir ce qui va se passer. L’information est la suivante : le PJD a retiré son candidat. Maintenant toutes les hypothèses sont possibles », s’est-il contenté de nous répondre.

Pour Driss Lachgar, élu de la liste du Souissi, à Rabat, le choix de Fathallah Oualalou procède du renforcement du front contre la dépravation que nous avons constitué. Conformément à la méthodologie démocratique, le premier parti, c'est-à-dire le PJD, avait son candidat. Aujourd’hui, il y a eu un changement et il s’agit de l’inscrire dans le cadre d’une bataille que le Front entend remporter. Notre parti, l’USFP, n’était pas demandeur. Mais c’est en toute responsabilité et en toute maturité aussi que les autres membres de notre coalition ont marqué leur adhésion à Oualalou pour renforcer la bataille contre la dépravation », explique D. Lachgar.
A la veille de l’ouverture de la campagne électorale pour les élections du 12 juin, le candidat F. Oualaou avait livré sa vision de l’avenir de Rabat, cette ville au statut particulier. Dans un long entretien accordé à Libération, cet Ittihadi a dessiné les contours de sa ville, une capitale du 21ème siècle qui n’oublie à la marge aucun de ses habitants. « Il s’agit de faire en sorte que Rabat réponde aux défis, aux enjeux du 21ème siècle, une capitale du 21ème siècle, fière de son passé. En même temps Rabat est appelée à se diversifier, à ne plus rester prisonnière de l’Administration. Mais il est important que les revenus et les activités soient diversifiés. Rabat doit le faire dans un cadre régional avec Salé, Témara, Skhirat, bref, avec toute la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaers. C’est la capitale du Royaume. L’élite vit à Rabat et la ville est appelée à devenir de plus en plus le premier centre de rayonnement culturel du Maroc ».

C’est ce mardi matin, au siège de la Wilaya de Rabat qu’a lieu l’élection du prochain maire de la capitale. En principe, deux candidats sont en lice, Omar Bahraoui, le maire MP sortant et l’Usfpéiste Fathallah Oualalou, pour une élection qui aura fait durer le suspense jusqu’au bout.



Mardi 23 Juin 2009
Narjis Rerhaye

Libellés :

22 juin 2009

L'USFP s'achemine vers la mairie - Le maire sortant reste confiant

Le Matin.ma

Après avoir nourri de grands espoirs à détenir la mairie de Rabat, le Parti de la lampe se rétracte en faveur de l'ittihadi Fathallah Oualalou. Lahcen Daoudi qui convoitait la présidence de la ville et était presque sûr de ses chances d'occuper le fauteuil de Omar Bahraoui tempère ses ambitions. « Des membres de la coalition estimaient que le risque de perdre était grand. Nous avons donc choisi la carte gagnante pour préserver notre alliance », dit-il. La décision n'a été prise que le dimanche dernier, à deux jours seulement de la constitution du conseil communal. Et c'est le chef de file Abdelilah Benkirane qui a officiellement annoncé le retrait de son candidat à la mairie.

L'alliance composée du PJD, de l'Istiqlal, du RNI, du PPS et de l'USFP est déterminée à barrer la route au maire sortant Omar Bahraoui. Des sources internes de la coalition expliquent que ce sont quelques Istiqlaliens conduits par M. Bouzidi qui auraient annoncé leur intention de ne pas voter pour Daoudi.Rien n'est encore acquis quoique la coalition dispose d'une majorité confortable : plus de 45 sièges sur un total de 86. Mais, les récentes évolutions ont montré que la discipline n'est pas tout le temps au rendez-vous.

Tout sera tranché aujourd'hui lors de l'élection du bureau du conseil de la ville. L'ex-argentier du Royaume semble s'acheminer vers la mairie de la capitale bien que ses chances paraissaient minimes après l'annonce des scores. L'USFP n'a, en effet, obtenu à Rabat que six sièges au conseil de la ville, alors que les membres de la coalition annoncée PJD, PI et RNI ont obtenu respectivement 19, 9 et 7 sièges. Si le scénario de la coalition de Rabat venait à se concrétiser, un cadeau bien emballé serait, ainsi offert au parti de la rose qui a essuyé des échecs cuisants dans bon nombre de villes.

Les Ittihadis, qui ont été victimes en 2003 des tractations électorales à Rabat, empruntent le chemin vers la revanche. D'ailleurs, avant même les élections communales, l'USFP misait sur la mairie de la capitale. Le parti a essayé autant que faire se peut de récupérer la place qui lui a été arrachée brutalement lors des tractations postélectorales en 2003 même s'il a été confronté à un échec brutal à Yaâcoub El Mansour où le membre du bureau politique et ancien secrétaire général de la jeunesse, Hassan Tarik, n'est pas parvenu à percer dans ce quartier populaire. Optimiste, Abdelhak Mantrech, l'un des heureux élus de l'USFP, déclare que l'alliance a de fortes chances de percer tout en soulignant qu'au cas où les choses ne tourneraient pas comme prévu, les partis alliés collaboreront ensemble dans le cadre de l'opposition. Il tient à signaler qu'il est de la plus haute importance d'insuffler une nouvelle dynamique à Rabat.

Contacté, Omar Bahraoui, qui a toujours affiché l'espoir de rempiler en ratissant large pendant sa campagne électorale pour gagner le maximum de sièges, garde son optimisme. Il souligne que « c'est lui qui détient la majorité», estimant que l'alliance adversaire n'est composée que « de l'USFP et des islamistes ». Le maire sortant compte beaucoup sur les voix dissonantes de l'alliance adversaire. Il estime qu'il existe des conseillers qui peuvent aller contre la volonté de leurs partis. Bahraoui subira-t-il le même sort que son confrère Driss Sentissi ? Tout sera connu aujourd'hui.

Libellés :

Les plages de Rabat et Salé non conformes à la baignade

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· L’Environnement donne les résultats demain

· 16 plages seront labellisées Pavillon bleu


L’exercice d’évaluation de la qualité des plages surveillées, devenu désormais un rituel, sera présenté demain mardi à Rabat. L’opération «Hygiène des plages», qui octroie les bons points, est attendue avec angoisse par les régions du littoral. En effet, la réussite de la saison estivale dépend beaucoup du fameux Pavillon bleu.

Un label dont tiennent compte les estivants et qui rehausse la réputation d’un site. Cette seizième édition du rapport, élaboré conjointement par le ministère de l’Equipement et des Transports et le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, avec l’appui de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, se base sur les données scientifiques recueillies portant sur la qualité des eaux et la propreté des plages tout au long des côtes marocaines. De manière générale, le rapport recommande plusieurs actions en vue de préserver la qualité environnementale des plages marocaines. Outre la mise en place des stations d’épuration des eaux usées et des dispositifs d’assainissement pour les rejets solides et liquides des villes côtières, il est impératif de promulguer la loi sur la protection du littoral.

Par ailleurs, «le document permet de souligner les efforts réalisés et contribue à la promotion touristique», explique une note du ministère de tutelle. Ainsi, le nombre de plages labellisées sont plus nombreuses cette année. De fait, le Pavillon bleu flottera au-dessus de 16 plages du Royaume contre 12 en 2008 et 2 en 2005. Il s’agit d’Achakar, Agadir, Aïn Diab, Asilah, Bouznika, Essaouira, Fnideq, Foum El Ouad/Laâyoune, Haouzia, M’diq, Moulay Bousselham, Safi municipale, Saïdia municipale, Sidi Rahal, Skhirate et Souiria Lakdima. Les critères de sélection portent sur 4 domaines: qualité des eaux, sensibilisation à l’environnement, hygiène et sécurité.

En 2008, 28 stations ont été jugées non conformes à la baignade: Calabonita (Al Hoceïma), Asilah-port, Tanger-ville et Malabata. Les eaux de la plage Miami à Larache, celles de Rabat, Salé, Ouled Hmimoune et Aïn Sebaâ à Casablanca et Sidi Ifni ont eu un bonnet d’âne.

Samir TAOUAOU

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Bataille pour la Mairie de Rabat : tous contre Omar El Bahraoui

La Vie Eco

La bataille pour les mairies commence : PAM, Istiqlal, RNI et PJD favoris

PJD, USFP, Istiqlal, PPS et RNI s'allient contre Omar El Bahraoui (MP) et le PAM à Rabat.

L'ex-équipe Sajid confrontée au PAM, au MP, au RNI et à l'Istiqlal à Casablanca.
Le PAM, l'Istiqlal, et le RNI sortent grands vainqueurs des élections, le PJD domine les villes.

C’est la débâcle pour le MP, l'USFP et le PPS. Les petites formations s'en sortent sans mal.



Lahcen Daoudi, n°3 du PJD, deviendra-t-il maire de Rabat, avec la bénédiction de la Koutla en prime ? Dans un communiqué daté du lundi 15 juin, signé par des représentants du parti de Abdelouahed Radi, de l'Istiqlal, du RNI, du PJD, du PPS et autres élus, ces derniers annoncent vouloir établir un front commun «pour barrer la route aux prévaricateurs et aux opportunistes». Objectif bien concret de cette alliance aussi bigarrée qu'inattendue ? Eviter la reconduction du maire sortant de Rabat, Omar Bahraoui, dont le parti a remporté 42 sièges dans la capitale, et son allié local, le PAM (41 sièges). Une décision prise dimanche 14 juin, selon l'un de ses membres, en réaction à une autre réunion, organisée par Omar El Bahraoui avec les siens, le jour même des élections communales, vendredi 12 juin au soir.

Démocratie oblige, les alliés pourraient désigner un membre du PJD à la tête de la mairie de la capitale, le parti islamiste ayant été celui qui a récolté le plus de sièges dans le groupe (38). Ils s'engagent aussi à «s'appliquer à former un groupe homogène et solidaire en vue de servir au mieux la population de la capitale, améliorer les infrastructures de base et poursuivre les grands chantiers» lancés par le Souverain. Disposant du soutien de plus de 50 % des membres du nouveau conseil communal, le groupe a déposé mardi 16 juin une lettre au wali de Rabat, demandant la convocation du Conseil de la ville, de manière à ce qu'il puisse élire son bureau. Toutefois, d'ici le jour J, le suspense continuera sans doute de planer sur l'identité du maire de la ville, et avec, tensions et pressions.

Hamid Chabat, homme heureux : la majorité absolue

Dans la capitale économique, l'atmosphère est tout aussi lourde. A Casablanca, le maire sortant de la ville, Mohamed Sajid (UC), tente de reconduire son ancienne majorité en faisant appel, entre autres, au PJD (32 sièges), dont les effectifs élus sont désormais supérieurs à ceux de son parti (UC, 27 sièges). S'il y parvient, avant de revenir aux affaires, la majorité sortante devra d'abord affronter le PAM et ses alliés : le Mouvement populaire, le RNI et l'Istiqlal. Comparé à ses collègues de Rabat et Casablanca, Hamid Chabat (Istiqlal) est un maire comblé. Le président du Conseil communal de Fès est en effet assuré d'être reconduit à son poste, son parti ayant obtenu la majorité absolue au conseil avec 52 sièges sur 97. Quant à ses adversaires, le PJD et l'USFP, ils devraient être relégués à l'opposition jusqu'en 2015. A Laâyoune, un autre maire istiqlalien, Hamdi Ould Rachid, a pu obtenir un nombre suffisant de sièges pour ne pas se sentir menacé par son rival ittihadi, Hassan Derhem. A l'inverse, le maire sortant de Tanger, Dahmane Derhem (USFP), a vu sa formation tout simplement rayée de la carte. Désormais, Tanger est territoire PAM, RNI et PJD. Enfin, à Tétouan et à Agadir, les maires sortants des deux villes ont des chances solides d'être réélus à condition de passer une dernière épreuve. «Le RNI a obtenu 26 sièges, explique Rachid Talbi Alami à Tétouan. Nous sommes à deux sièges de la majorité absolue». Un risque subsiste toutefois, car son principal concurrent, le PJD, détient 22 sièges : arrivé en troisième position, l'USFP (7 sièges) est en mesure de constituer un bureau avec l'allié de son choix. A quelques étiquettes près, c'est un scénario identique qui se déroule à Agadir où Tarik Kabbage (USFP), qui est à deux doigts de la majorité absolue avec 26 sièges, a convenu de s'allier au PJD (7 sièges) pour reprendre les rênes de la ville, face au RNI (12), l'Istiqlal (6) ou le Parti travailliste (4).

Casablanca : 69,9% des électeurs ont boudé les urnes

Selon l'article 6 de la loi 1708 portant Charte communale, les Conseils communaux se doivent de désigner, dans les 15 jours qui suivent leur élection, un président et des vices-présidents qui constitueront les bureaux des conseils. Il ne reste donc plus que quelques jours avant de connaître les résultats des tractations en cours.
Sur le terrain, si le vote est secret, certains partis ont pris des positions plus ou moins tranchées en matière d'alliance. Ainsi, le PPS et l'USFP ont signalé leur intention de se serrer les coudes, une fois de plus, dans le cadre de la Koutla. De son côté, Salah El Ouadie, membre du bureau national du PAM, indique que son parti n'appliquera pas la même politique d'alliance à l'égard de tous les partis : «Pour nous, il existe des alliés naturels, et d'autres dont nous ne partageons pas les visions politiques et idéologiques». De part et d'autre, l'on répète aussi à loisir que les alliances se feront au cas par cas, que l'on se limitera aux élus «propres». Toutefois, dans la réalité, les partis auront bien du mal à dicter des alliances à leurs élus locaux dispersés à travers le pays, et ce depuis Rabat. Il faudra donc s'attendre à des surprises dans les jours à venir, à l’image de la carte politique révélée par le scrutin du 12 juin dernier.

Car il faut bien se rendre compte qu’un véritable séisme a secoué le champ politique à l’occasion de ces communales. Selon les données révélées par le ministère de l'intérieur 24 heures après la clôture des bureaux de vote, samedi 13 juin, à Rabat, des 130 223 candidats en lice, 27795 ont pu accéder à l'un des sièges en jeu à travers le pays. Du Grand Casablanca émerge un chiffre marquant: le taux de participation dans la capitale économique n'est que de 30,1%. Autrement dit, le taux d'abstention y est de 69,9%. A l'inverse, la région de Guelmim-Smara a connu le taux de participation le plus important : 69,1%. Toutefois, la moyenne nationale est rassurante. Avec un taux de participation national de 52,4% contre 54,16% en 2003, on est bien loin des 37% enregistrés lors des législatives de 2007. Autre constat issu de ces élections : le nombre de partis en présence dans les conseils communaux des grandes villes a visiblement baissé.

Le PAM, l'Istiqlal et le RNI grands vainqueurs du scrutin

Plus généralement, les huit premiers partis politiques (PAM, Istiqlal, RNI, USFP, MP, PJD, UC et PPS), occupent près de 90% des sièges communaux. En 2003, les 8premiers, MNP et UD compris, représentaient un peu plus de 70%. Le relèvement du seuil de distribution des sièges à 6% et l'entrée en scène du PAM sont visiblement passés par là.

Selon les résultats des élections, trois formations ont désormais le vent en poupe. En tête de liste, le parti du tracteur, qui a joué les bulldozers électoraux en se plaçant, avant même d'avoir soufflé sa première bougie, en tête de course avec 6 015 (21,7%) sièges à l'échelle nationale. Le parti est même arrivé premier en termes de sièges obtenus dans 6 des 16 régions du pays. La formation de Fouad Ali El Himma est suivie par l'Istiqlal (5292 sièges, soit 19,1%) et le RNI (4412 sièges, 14,8%). Ayant décidément le vent en poupe, ces trois formations affichent des taux de réussite quasi similaires : près d'un candidat sur trois y a été élu.

Cependant, le succès de ces partis ne devrait pas masquer celui du PJD. Malgré son taux de réussite nettement plus bas (un peu moins d'un candidat sur cinq), et un échec plutôt inattendu à Meknès, le parti islamiste s'est classé premier dans les villes avec 822 élus dans ces dernières. Il est arrivé premier dans plusieurs de ces dernières, comme Rabat, Casablanca, Oujda, Kénitra, Témara, Bejaad, ou Errachidia. Le parti de la lampe s'est également bien classé à Tanger, Salé, Fès, Témara, Béni Mellal ou encore Settat. Et ce n'est pas tout puisqu'il a remporté une majorité absolue dans des petites villes comme Ksar El Kébir, Erfoud ou Oued-Zem. A Chefchaouen, le parti (13 sièges) entend rafler la présidence du Conseil de la ville au maire sortant et ministre des relations avec le Parlement, Mohamed Saad El Alami (Istiqlal, 9 sièges), en mettant en place une coalition avec l'USFP et le PPS. Même scénario encore à Larache, la ville où le Premier ministre Abbas El Fassi a été élu en 2007, et où Abdellah Bekkali, secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne se présentait. Le PJD y a arraché 15 sièges, en laissant 10 au RNI, tandis que l'USFP et l'Istiqlal ne décrochaient que 6 sièges chacun.

Mouvement populaire, l'USFP et PPS : la chute

L’on s’en doute, les résultats de ces élections n'ont pas été positifs pour tous. En effet, plusieurs grosses formations ont vu leur poids nettement diminué au lendemain du 12 juin. Première victime: le Mouvement populaire. A Rabat ou Salé, le parti a eu beau sauver la face avec 42 et 23 sièges remportés au niveau des conseils communaux des deux villes, ces élections révèlent l'importance de l'érosion subie par le parti depuis son passage à l'opposition en 2007. En effet, en 2003, le MP, le MNP et l'UD pesaient à eux trois 22,53% des sièges communaux. Aujourd'hui, la mouvance populaire unifiée n'en n'a recueilli que 8%.

De l'autre côté du spectre politique, la gauche a également reçu une gifle : si le secrétaire général de l'USFP, Abdelouahed Radi a été réélu sans difficulté à Laksibia, où il se présente depuis 1963, le parti a subi une défaite cuisante à Tanger, ainsi qu'à Salé où Jamal Rhmani, son ministre de l'emploi et de la formation professionnelle a subi une défaite sans appel face au maire haraki de la ville, Driss Sentissi. Même à Rabat, le parti de la rose a reculé, Fathallah Oualalou et Driss Lachgar, têtes de liste à Agdal Riad et Soussi n'ont été élus qu'avec peu de colistiers tandis qu'à Yacoub El Mansour, Hassan Tariq, ex-secrétaire de la Chabiba ittihadie, a échoué à obtenir un siège, de même que Mohamed Sassi (PSU), ex-ittihadi. Même scénario encore à Casablanca, où Abdelmaksoud Rachdi (USFP) a raté son siège à 19 voix près, tandis que son parti passait de 17 élus au Conseil de la ville à seulement 2. Une fonte qui n'a pas épargné le PPS. Le parti du livre, qui avait connu une bonne performance aux élections législatives de 2007, a quasiment disparu des plus grandes villes : à Rabat, un seul de ses membres a pu intégrer le conseil. Même chose à Casablanca où ses effectifs sont passés de 6 à 1. A Fès, ils ne sont plus que 2membres du PPS à siéger dans le Conseil de la ville. Maigre consolation à Tiznit et Fnideq où le parti est encore bien installé. Ce n'est toutefois pas le cas à Tanger, Oujda, Tétouan, Marrakech, Agadir, Laâyoune, Guelmim ou encore Smara. Alors que le MP a vu son nombre de candidats passer de 19 945 candidats il y a six ans à 8595 cette année, le PPS, qui en a présenté 6850 cette année, a tout simplement renoncé à tenter sa chance dans certaines villes à la suite des défections subies en faveur de la concurrence. Comme Al Hoceima, où l'exmaire PPS, Mohamed Boudra, est arrivé en tête avec 20 sièges, mais sous étiquette PAM.


Du côté de la vingtaine de formations qui ne pèsent désormais plus que 10% du nombre total des élus locaux, l'Alliance de la gauche démocratique (PSU, PADS, CNI) semble avoir perdu du terrain : elle ne pèse plus que 475 élus alors qu'en 2003, la GSU, ancêtre du PSU, et le CNI rassemblaient, à eux deux, quelque 543 sièges. En revanche, des partis comme le MDS de Mahmoud Archane, le PML de Mohamed Ziane ou le PRE de Chaqir Achehbar ne semblent pas avoir connu de changements majeurs : le premier est passé de 300 à 319 sièges, le second de 114 à 90. Enfin, le troisième est passé de 145 à 181. A noter que le PEDD a réussi, quelques mois seulement après le divorce de son secrétaire général avec le PAM, à récolter 106 sièges contre 168 pour le PED en 2003. De même, Abdallah Kadiri, ex-secrétaire général du PND, ne semble pas trop affaibli après avoir perdu sont parti, fondu dans le PAM. Bien au contraire, il a réussi à se faire réélire sans difficulté à Berrechid avec colistiers, bien qu'il ait eu recours à un logo d'emprunt.

Au final, l'entrée en scène du PAM s'est-elle faite aux dépens des grosses formations plutôt que des petits partis et autres boutiques électorales? Une chose est sûre, le gros de l'avancée du parti du tracteur coïncide avec le recul de partis comme le MP, l'USFP ou le PPS. Parmi les éléments à l'origine de ce succès, l'afflux massif de candidats potentiels venus d'autres partis, un choix pesé des candidats présentés, une politique de communication particulièrement agressive. Désormais, le parti est bien placé pour prendre des sièges aussi bien dans les conseils régionaux que dans la Chambre des conseillers et même au-delà. Pendant ce temps, la gauche semble bel et bien avoir manqué le tournant.

Profils :3 400 élues dont plus de la moitié ne dépasse pas les 35 ans

Passé le stade des élections, il est temps de faire connaissance avec nos nouveaux élus. Des 27 795 élus du 12 juin, 10 799, soit 61%, sont des élus sortants. Quant aux nouveaux visages, ils comprennent un nombre non négligeable de femmes : alors qu'en 2003, seules 127 femmes avaient été élues au niveau des conseils communaux, elles sont cette année 3 406 élues, soit 12,25% des 130 223 candidats en lice. Une véritable révolution qui n'aurait pas été possible sans le coup de pouce des listes additionnelles, une option choisie par 15 280 des 20 458 candidates en lice. Le nombre de femmes élues n'est toutefois pas la seule mutation enregistrée cette année : selon le ministre de l'intérieur, Chakib Benmoussa, plus de la moitié de ces dernières ont moins de 35 ans. A titre de comparaison, la proportion générale du nombre d'élus de moins de 35 ans, hommes et femmes confondus, est d'environ 18%. En 2003, elle était de 14,4 % (cf. www.elections2003.ma). De même, toujours selon le ministre, 71 % des femmes élues ont fait des études secondaires ou supérieures, alors que la moyenne, hommes et femmes confondus, est de 51 % cette année. Reste à savoir comment se déroulera la cohabitation entre des profils aussi divergents au niveau des conseils communaux.

Houda Filali-Ansary

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Transport urbain à Rabat : démarrage entravé pour Veolia Transport

La Vie Eco

Comme à Casablanca, les sociétés privées ne veulent pas cesser leurs activités alors que le contrat de concession porte sur l’exclusivité. Veolia n’arrive pas à obtenir l’exonération de taxes pour importer un premier lot de véhicules d’occasion.

Rabat ne fait pas mieux que Casablanca en matière de transport urbain. Dès octobre prochain, la capitale administrative pourrait se retrouver dans la même situation, c’est-à-dire avec un service concédé à un opérateur, Veolia Transport, censé théoriquement être le seul, et cinq sociétés privées qui ne sont pas près de lâcher le morceau, sachant que leurs agréments ont pris fin depuis le début des années 2000. Certes, on n’en est pas encore là mais la société qui a signé un contrat de 15 ans -renouvelable pour sept autres années- aura probablement du mal à être opérationnelle dans les délais. Il lui reste tout juste quatre mois pour prendre en charge le transport par autobus de Rabat, Salé, Skhirat, Témara... L’accord avait été signé le 26 février dernier avec les autorités locales et approuvé en avril par le ministère de tutelle, l’Intérieur.

Pour comprendre la situation, il faut savoir que le contrat de gestion déléguée en question est un contrat d’exclusivité qui comprend des clauses suspensives relatives aux autres entreprises opérant actuellement et des clauses transitoires sur lesquelles, justement, toute l’opération risque de buter. En effet, comme pour M’dina Bus à Casablanca, le contrat de Veolia Transport stipule que cette dernière est autorisée à commencer son activité avec des autobus d’occasion durant une période de 18 mois en attendant que son parc neuf soit constitué. Il dispose ainsi de 200 véhicules qui appartiennent aux deux associés, en l’occurrence les transports Bouzid et Hakam qui détiennent 48,96% du capital de la nouvelle société aux côtés de Veolia qui en détient 51,04%. Sauf que dans le cas présent, il y a un hic. Les dirigeants de la nouvelle société avaient tablé sur le rachat des autobus des sociétés promues à cesser leurs activités. Or, celles-ci ne semblent pas du tout disposées à jeter l’éponge. Certaines d’entre elles continuent même d’investir dans de nouveaux véhicules.

Il reste au nouveau gestionnaire délégué une autre option qui consisterait à importer des autobus d’occasion comme le fit en son temps M’dina Bus à Casablanca qui a bénéficié de l’exonération des droits de douane et de taxes pour les autobus qu’elle avait achetés à son associé, la RATP. Mais la décision d’exonération ne peut être accordée ni par les autorités concédantes, ni même par le ministère de l’intérieur. Elle dépend, dans le cas d’espèce, de la commission des investissements, présidée par le Premier ministre, où siègent plusieurs départements dont ceux des finances, de l’industrie, de l’emploi, etc.

Un appel d’offres international lancépour l’acquisition d’autobus neufs
Pour l’heure, cette commission ne semble pas pressée de statuer sur la question. Et quand bien même elle donnerait son aval pour cette opération, il semble techniquement difficile d’importer des autobus usagers, car, selon les spécialistes, une telle opération prendrait au moins quatre mois, ce qui nous renvoie d’emblée au mois d’octobre. Toujours est-il que, pour l’heure, les responsables de Veolia ne semblent pas du tout disposés à communiquer, ni à discuter de ces problèmes. Ils se contentent d’affirmer que leur business-plan est prêt et qu’une dizaine de cadres ont été recrutés. De plus, le recrutement de quelque 3 000 personnes devrait incessamment commencer, plus précisément dès la fin de ce mois de juin 2009. En fait, il y a déjà environ 1 200 personnes qui travaillent chez les deux associés de Veolia qui devraient être transférées à la nouvelle société, le reste sera recruté sur le marché.

En outre, ils affirment que l’appel d’offres international pour l’acquisition d’autobus neufs a été aussi lancé et que les soumissionnaires remettront leur offre le 26 juin courant. Ils précisent également que les terrains pour les dépôts et les ateliers ont aussi été acquis à Rabat, Salé et Témara, soit au total une dizaine d’hectares. Enfin, le montage financier avec les banques pour un investissement total de quelque 2 milliards de DH est bouclé. Il n’en reste pas moins que l’affaire n’est pas facile à faire aboutir.

A côté de cela, la question essentielle subsiste. Car voilà un contrat de concession accordé à un opérateur et dont la réussite du business-plan repose sur le principe de l’exclusivité. Or, si les autres sociétés continuent à travailler, il est évident que la rentabilité future du transporteur en sera affectée et la qualité de service ou les investissements prévus en souffriraient. Affaire à suivre.
Mohamed Moujahid
22-06-2009

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Communales à Rabat : Bahraoui, l’homme qui vaut toutes les compromissions !

La Tribune

«Tout sauf Omar Bahraoui », le slogan des opposants à la réélection de l’ancien Maire, membre du Mouvement Populaire, semble gagner du terrain ne serait-ce qu’à voir l’alliance (PJD-USFP-RNI-PI-PPS) qui s’est formée pour lui barrer la route vers un second mandat. « En homme politique averti, M. Bahraoui s’attendait à une telle situation. Car depuis sa prise de fonction à la tête de la Mairie, la tâche ne lui fut guère facilitée. Ses démêlés avec la justice avant d’être blanchi, puis son bras de fer avec le Wali sur le budget ainsi que les tensions avec les Présidents d’arrondissement, ont été autant de facteurs qui risquent de peser lourd dans le choix final », soutient un des hauts de cadres de la Mairie. Une analyse qui conforte cet autre vice-Président, apparemment très désabusé, pour qui, Bahraoui se serait fait beaucoup d’ennemis. Toutefois, notre interlocuteur, qui a requis l’anonymat, espère que les choses vont se décanter vite pour laisser la place à la sérénité et au dialogue franc et responsable au grand bonheur des habitants de Rabat.

C’est dans ce même esprit aussi que Mohamed Darif, universitaire et politologue, analyse la situation. « Il y a une volonté manifeste d’écarter Bahraoui de la présidence du Conseil de la ville de Rabat exprimée par la coalition PJD-USFP-RNI-PI-PPS. Mais, il me semble que les choses sont plus compliquées que les gens ne l’imaginent car il y a beaucoup d’enjeux dans cette élection ou cette désignation.

Bataille rangée

En effet, il y a d’autres facteurs tels l’assurance des occidentaux (touristes), les investisseurs étrangers quant à la gestion d’une grande ville comme Rabat», soutient M. Darif. Une réflexion pertinente quand on sait que face à Omar Bahraoui, pour l’alliance PJD-USFP-RNI-PI-PPS c’est Lahcen Daoudi du PJD qui est proposé. En effet, il sera difficile pour les autorités, comme le font remarquer beaucoup d’observateurs, de laisser la capitale administrative, ou les grandes villes du Royaume, aux mains des islamistes à l’heure où Rabat se positionne fortement comme l’une des grandes destinations du pays.

D’ailleurs, malgré la victoire du PJD à Kénitra (50 sièges), le parti islamiste est loin remporter la Mairie. Ce qui fait dire à notre politologue que les jeux d’alliance se feront ailleurs sur fond de consensus. Un consensus qui devrait avantager le RNI. Mais rien n’est encore gagné d’avance rétorque l’entourage de Bahraoui. « Notre avantage que est le mandat de notre candidat a été marqué par les grands chantiers que Rabat n’avait jamais connu auparavant », souligne un des conseillers du Maire sortant. Référence faite aux projets d’aménagement Bouregreg, le tramway, le nouveau pont Moulay El Hassan, le tunnel des Ouddayas. Si l’on ajoute à cela l’effet Joumani fils du PAM, allié au MP, on comprendra dès lors que les partisans de « Tout sauf Omar Bahraoui » sont loin de gagner la bataille.

D’ailleurs, le fait que ni Mohamed ElYazghi (ancien Premier Secrétaire de l’USFP), Anis Birou ( ministre et Coordinateur du programme électoral du RNI) ou encore le porte-parole de l’Istiqlal se disent trop occupés pour répondre au téléphone, sans compter le silence assourdissant du côté du PPS tout comme la méfiance manifeste du PJD en disent long sur la difficulté qu’ont les « anti-Bahraoui » à empêcher le Maire sortant de briguer un second mandat.

Auteur : Mamdy Sidibé

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19 juin 2009

Rabat: Est-ce la fin de Bahraoui?

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Constitution d’une majorité autour du PAM

· Fathallah Oualalou, sérieux prétendant


A Rabat, les élus sont empressés de préparer le terrain au nouveau maire de la capitale. Juste après la publication officielle des résultats du scrutin du 12 juin, les tractations entre les différentes organisations politiques ont été lancées. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Une «majorité» a été formée entre plusieurs partis.

Un communiqué a été publié dimanche dernier dans lequel ils expliquent les motivations de cette action. Cette majorité est composée presque de toutes les organisations politiques qui ont dépassé le seuil de 6% de voix dans ces élections, à l’exception du Mouvement populaire (MP), parti de Omar Bahraoui, président sortant du conseil de la ville. Rappelons que ce parti a été classé en tête au niveau de Rabat avec 42 sièges dépassant par un seul poste le Parti authenticité et modernité (PAM). Outre ce dernier, la majorité comprend également le Parti de la justice et du développement (PJD) et l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Dans cette majorité, on trouve aussi le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). La lecture de ce communiqué permet de constater qu’il comporte les signatures des représentants desdits partis, à l’exception de celle du représentant du PAM, Sidi Brahim Joumani. Ce dernier a signé ce communiqué au nom d’un groupe d’élus «honnêtes». C’est ce qui lui a valu d’être expulsé par la formation de Fouad Ali El Himma. Il faut rappeler que Joumani a conduit la liste du PAM contre celle de Bahraoui dans l’arrondissement de Youssoufia.

«Par cette action, on vise à former une majorité cohérente au sein de l’équipe qui va diriger la ville», lit-on dans le communiqué. Pour Mantrach, représentant de l’USFP, «cela va permettre de gérer sérieusement les grands chantiers lancés au niveau de la capitale». Pour l’élu de l’USFP, on est en train de finaliser les procédures administratives pour saisir le wali en vue d’organiser une réunion pour l’élection des instances de la mairie de la capitale. Qui sera président? Mantrach signale que pour le moment rien n’a encore été décidé. Toutefois, le nom de Fathalah Oualalou, membre du bureau politique de l’USFP, circule sérieusement.

On dit aussi que Lahcen Daoudi, membre de la direction du PJD est un prétendant potentiel. Rappelons que ce dernier, ex-élu de Fès, a préféré cette fois-ci se présenter à l’arrondissement de Hassan à Rabat.

Pour les présidents des cinq arrondissements de la capitale, il n’ y aura pas de changement au niveau des personnes selon un observateur de la scène politique locale. A l’exception toutefois de Yacoub Al Mansour. Il est fort probable que cet arrondissement soit dirigé par un élu du PJD.

Nour Eddine EL AISSI

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18 juin 2009

Brahim Joumani tête de liste PAM à Rabat exclu de son parti

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Brahim Joumani à Rabat et Rafouch à Marrakech

· Les raisons d’un succès


A peine quelques jours après la proclamation des résultats des élections communales qui ont placé le PAM en première position, voilà que le secrétaire général, Mohamed Cheikh Biadillah, annonce l’exclusion de deux têtes de liste qui avaient réussi haut la main le 12 juin dernier. Le premier est Brahim Joumani, dont la liste a raflé une dizaine de sièges à Youssoufia à Rabat. Il est l’ennemi juré de Omar Bahraoui, maire sortant de la capitale et qui cherche, à travers des alliances notamment avec le PAM, à rempiler. L’autre est Najib Rafouch à Marrakech. En tout cas, on reproche aux deux membres du PAM de ne pas avoir observé les consignes du parti au niveau des alliances. Selon le secrétaire général qui a donné une conférence de presse à Rabat, le PAM est en train de préparer une femme, Fatéma Zahra Mansouri, au poste de maire de Marrakech. Si ce projet aboutie, le PAM aura marqué un grand coup dans la promotion de la femme.


Sur le chapitre des alliances, le parti reconnaît avoir des contacts avec l’Istiqlal, le MP et le RNI, mais ne cherche pas à avoir coûte que coûte la présidence des villes. « D’ailleurs, les alliances se font et se défont dans certaines villes au gré des jours », notera en substance Cheikh Biadillah. Pour lui, ces élections sont une étape importante pour préparer 2012, voire 2017. Mais, elles ne sont pas stratégiques.

Sur le chapitre de l’attractivité de son parti et les raisons du succès qui l’a mis en tête des élections, Biadillah a avancé quelques arguments. Pour l’ancien ministre de la Santé, la structure du parti, basée sur la régionalisation, ajoutée à un discours nouveau accrochent de larges couches de la population. En effet, les sorties des responsables du parti au cours de la campagne électorale avaient suscité des débats. Les critiques adressées à certains gouverneurs et walis avaient attiré quelques sympathies au sein de l’opinion publique. Ces mêmes responsables n’avaient pas hésité à aborder des questions qui fâchent comme la drogue dans le nord ou les limites du Plan vert de l’Agriculture. Au poids des mots s’est greffé le choc des photos. Celle de Kawtar Benhamou, tête de liste à Bouknadel, posant sur un tracteur, est encore dans les mémoires. Avec un décolleté comme en portent les femmes marocaines l’été, elle a fait une irruption dans la campagne électorale.

M. C.

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Fronde des élus de Rabat et Salé contre les maires sortants Bahraoui et Sentissi

Albayane.ma

Alors que les tractations pour la constitution des bureaux des communes et des conseils des villes ont commencé, les maires sortants de Rabat et de Salé, tous deux du Mouvement populaire, semblent menacés dans leurs tentatives de rempiler. Une fronde presque unanime des nouveaux élus de ces deux villes couve déjà.

Ils sont plus de 50 élus au Conseil de la ville de Rabat à avoir signé l’appel de «la majorité honnête», constitué dimanche dernier par les responsables politiques de cinq partis (PJD-PI-RNI-USFP-PPS) et un groupe d’élus honnêtes conduit par Sidi Brahim Joumani (tête de liste du PAM à Youssoufia) auxquels s’est joint le FFD.

PAM : premières contestations

Six élus du Parti authenticité et modernité au Conseil de la ville et six autres aux arrondissements ont manifesté publiquement leur opposition à la décision de l’état-major du parti d’El Himma de cautionner la candidature du maire sortant. Majoritaire, le Conseil de la ville comptant 86 élus. Cette liste, qui continue à recueillir des signataires, s’oppose catégoriquement à la reconduction de Bahraoui à la mairie de la ville. Ils se disent vouloir «barrer la route aux opportunistes et à tous ceux qui pervertissent l’action politique, former un groupe homogène et solidaire pour servir le citoyen de la capitale, développer l’infrastructure de base de la ville et poursuivre les grands chantiers lancés par SM le Roi Mohammed VI».

Ils devaient saisir, par écrit, le wali pour organiser rapidement la tenue d’une séance élective et espèrent une réponse au plus tard lundi prochain.

Le groupe d’élus, qui se défend d’avoir une attitude revancharde, se préoccupe peu du candidat qui remplacerait Bahraoui. Cependant, des noms sont avancés dont notamment les Istiqlaliens Bouzidi et Cherkaoui, les RNIstes Benmbarak, Chaâbi et Karroumi ou encore Fathallah Oualalou (USFP), quoique logiquement c’est le PJD qui aurait pu prétendre au poste, étant arrivé en tête des élections. Mais, «gêné», il ferait la concession.

«Les élus honnêtes» ne semblent pas poser des conditions, du moins pour le moment, sur le futur locataire de la mairie. D’ailleurs de nombreux observateurs estiment que ce poste conviendrait à l’ex ministre de l’Economie, qui pourrait bien organiser la cohabitation, en plus du fait qu’il pourrait avoir l’aval des autorités centrales.

Mais ils estiment que cette démarche pourrait buter sur les prétentions des uns et des autres et sur l’interférence politique des certains états-majors pour rappeler à l’ordre certains de leurs élus.

M.A.

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17 juin 2009

Le N°2 du PJD Lahcen Daoudi futur Maire de Rabat ?

Le Matin.ma


* Formation d'une majorité en dehors du Mouvement populaire
* Omar Baharaoui semble être dans une situation délicate


La bataille électorale pour la mairie de Rabat s'avère très animée. Depuis l'annonce des résultats officiels, les tractations ont aussitôt été entamées.

Le maire sortant de la capitale Omar Bahraoui, qui a toujours affiché l'espoir de briguer un deuxième mandat en ratissant large pendant sa campagne électorale pour gagner le maximum de sièges, semble être, à présent, dans une situation très délicate. En effet, après la formation d'une alliance entre plusieurs partis politiques regroupant le PJD, l'Istiqlal, le RNI, l'USFP, le PPS et quelques élus du PAM dont Sidi Brahim Joummani, la présidence de la ville semble échapper au parti de l'Epi.

La majorité qui vient de se constituer, au lendemain de l'annonce du verdict final, veut barrer la route au retour de Omar Bahraoui alors qu'en 2003, celui-ci a bénéficié de l'appui d'une alliance de toutes les couleurs contre le parti de la Rose qui était pourtant en tête du peloton. Cette fois-ci, le même scénario qu'avait vécu avec amertume l'USFP pourrait se reproduire pour le Mouvement populaire si rien n'est fait par les dirigeants harakis. Contacté, le vice-secrétaire général du MP, Mohamed Fadili, signale que le parti suit de très près ce qui se passe sur le terrain et que rien n'est tranché pour le moment.

« Nous n'exprimons aucune appréhension. La démocratie impose parfois qu'on se rétracte. Les maires de Rabat et de Salé ont bien travaillé et ont pu, ainsi, récolter de bons scores. », dit-il. Il tient à souligner que le MP est en train de travailler sur ce dossier : « S'il existe une erreur quelque part, elle ne réside pas dans le parti ou les maires mais plutôt dans le mode de scrutin qui ne favorise pas une majorité claire. » Les partis politiques qui ont créé une majorité à Rabat devront désormais se mettre d'accord autour du futur maire. Lahcen Daoudi est fortement pressenti pour ce poste. Dans une déclaration au Matin autour des tractations en cours, il a tenu à souligner que les formations qui se sont alliées croient au principe démocratique : « Le PJD est premier au sein de cette alliance dont les partis tiennent à respecter le principe démocratique. Notre alliance dispose d'une majorité confortable. »

Avant l'annonce des résultats, plusieurs noms convoitaient la mairie de la capitale. L'ancien argentier du Royaume Fathallah Oualalou, à titre d'exemple, souhaitait diriger la ville de Rabat. Mais, les résultats obtenus par le parti de la Rose ne sont pas encourageants car il vient après le PAM, le PJD et l'Istiqlal.
Les ittihadis ont pourtant essayé autant que faire se peut de récupérer la place qui leur a été arrachée brutalement lors des tractations postélectorales en 2003. Ils ont été confrontés à un échec cuisant à Yaâcoub El Mansour où le membre du bureau politique et ancien secrétaire général de la jeunesse Hassan Tarik n'est pas parvenu à percer dans ce quartier populaire. Quant au parti de la Colombe qui misait sur la mairie de la capitale, il a essuyé une grande déception. Bien qu'il ait attiré trois présidents d'arrondissement issus d'autres partis politiques (Saâd Benmbarek, Hussein Karroumi et Faouzi Chaâbi), le RNI n'est pas arrivé à obtenir assez de sièges.

Les espoirs de l'ancien membre du PPS Faouzi Chaâbi se sont, ainsi, écroulés. Selon un militant du RNI, le parti nourrissait de grands espoirs à Rabat car il semblait dans une position de force, mais la stratégie menée n'était pas efficace pour atteindre l'objectif tracé. Il est à noter, par ailleurs, qu'il était prévu que la coalition de la majorité constituée adressât, hier, une lettre au wali pour que le conseil de la ville se constitue au cours de cette semaine. Un communiqué a été déjà adressé à la population r'batie soulignant les engagements pour « rendre service aux citoyens, barrer la route aux opportunistes et œuvrer à créer un groupe homogène visant à développer la ville et poursuivre les grands chantiers… »
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Coalition à Salé

A Salé, le Mouvement populaire semble être confronté à la même épreuve que celle de Rabat. Les chances de Driss Sentissi s'amincissent à cause de la constitution d'une alliance regroupant le PJD, le PAM, le RNI, l'Istiqlal, le PPS et le MDS. C'est le bleu Noureddine Lazrek qui est favori pour la présidence de cette ville. Dans un communiqué signé par les six formations, l'engagement est pris pour que la gestion de Salé soit uniquement entre les mains de ces composantes dans le cadre d'un programme basé sur un plan stratégique de développement.

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Politique.
Lahcen Daoudi. Le visage lisse du PJD



Le numéro 2 de la formation islamiste est catégorique : en juillet prochain, il abandonnera tout poste de responsabilité au sein du parti. Un départ qui annonce un durcissement de la ligne de conduite du PJD. Retour sur le parcours du plus présentable des barbus.Salle 3 du Parlement. La Commission des Finances et du développement économique y tient séance cet après-midi. Fidèle à lui-même, Lahcen Daoudi, vice-secrétaire général du PJD, a répondu présent. En élève assidu, il ne rate aucune occasion pour prendre la parole.

Mais nous sommes loin de la caricature du député frondeur, séparant les lois entre halal et haram. Les interventions de l’économiste attitré du PJD sont plutôt du genre perspicace. Son aura calme même quelque peu le charivari qui domine cette séance de vote, où le résultat est connu d’avance. “Vous avez vu le niveau ? On manque cruellement d’économistes parmi les parlementaires”, nous lance le député de Fès-Médina, dont les mèches blanches semblent se dresser, comme pour marquer sa contrariété. Derrière ses lunettes et son allure chétive de premier de la classe, l’imberbe du “Parti des barbus” est un politicien aguerri, qui a pris de la bouteille au fil du temps.Un ancien de l’UNFPLahcen Daoudi est né le 5 janvier 1947 à Foum Oudi, une bourgade à 9 kilomètres de Béni Mellal. Dès son plus jeune âge, il baigne dans le militan-tisme. Un père istiqlalien convaincu, un cousin caïd (un des 17 emprisonnés pour avoir refusé la déportation de Mohammed V), le clan des Daoudi jouit d’un grand respect dans la région. Et comme dans la plupart des familles de notables ruraux de l’époque, nationalisme rime avec conservatisme. Les Daoudi ont aussi la mission d’éduquer les enfants du bled aux préceptes de l’islam. “L’école coranique était implantée dans notre maison”, raconte Lahcen Daoudi. C’est donc dans la maison familiale qu’il apprendra ses premiers versets du Coran, avant de suivre une flopée de cousins à l’école pri- maire. Dans les années de lycée, la fibre militante commence à éclore. Surprise : le jeune homme rejoint l’UNFP, l’ancienne aile gauche de l’Istiqlal regroupée autour des Abderrahim Bouabid, Fqih Basri et Abdellah Ibrahim.

Nous sommes dans la seconde moitié des années 60. Ben Barka est mort et (pas) enterré, le Maroc bouillonne, le panarabisme bat son plein avec la Guerre des six jours et Lahcen est le porte-voix de la grogne de son lycée de Béni Mellal. “Il y avait un prof de français sioniste, lâche le député islamiste. Il avait menacé de quitter le lycée si j’y remettais à nouveau les pieds”. Lahcen est alors contraint de renoncer à ses études. Il choisit de devenir instituteur, avant de se présenter pour le bac français. Seulement, en ce début juillet 1971, l’examen coïncide avec le lancement du recensement général de la population. Comme tous les enseignants, Lahcen est mobilisé pour conduire une équipe d’enquêteurs sur le terrain. Mais voilà que la tentative de putsch de Skhirat plonge le Maroc dans une apnée qui a pour effet, entre autres conséquences, d’interrompre le déroulement du recensement.

Le bachelier Lahcen profite de ce coup de pouce du destin et file vers Rabat pour essayer de rattraper son examen au Lycée Descartes. “J’ai débarqué avec exactement deux heures de retard sur l’ouverture des examens”. Ce qui ne l’empêche pas d’obtenir le précieux diplôme.Son bac en poche, Lahcen décide de tenter l’aventure en Europe. Direction Lyon, où le jeune homme poursuit des études en économie, financées par l’accumulation de petits boulots. “Je n’avais pas d’autres ressources pour financer ma première année d’études”. Elève studieux, le seul Marocain de la section économie de l’Université de Lyon parvient à décrocher un certificat de réussite, le sésame donnant droit à une bourse d’études jusqu’en maîtrise. Ses années fac, Lahcen les passera en élève modèle. Pas de sorties entre amis, ni drague dans les rues lyonnaises.

Même pour connaître la Française qui allait devenir son épouse et la mère de ses deux enfants, il a recours à des intermédiaires. “Ce sont des amis qui me l’ont présentée”, raconte Daoudi, expéditif, avant de revenir à la charge, comme pour se justifier par rapport à son couple mixte : “Elle s’appelle aujourd’hui Salma et elle a authentifié son acte de musulmane en 1992”.L’Ayatollah de l’Universté de FèsDe son campus lyonnais, Daoudi a suivi d’un œil distrait les événements politiques qui ont reconfiguré le Maroc des années 70. Du coup d’Etat manqué de 1972, il se rappelle cette carte postale, annonçant en filigrane le putsch, reçue depuis la prison de Kénitra où l’un de ses cousins est incarcéré… pour son implication dans celui de 1971.

De la Marche verte, il se souvient de la phrase d’un de ses profs, la qualifiant “d’exemple de manipulation des foules”. Même la scission de l’UNFP (qui donnera naissance à l’USFP) n’émeut pas le “camarade”. Idéologiquement, politiquement, Lahcen est marqué par un seul événement : le renversement du Shah d’Iran et l’arrivée de Khomeiny, en 1979. “Dans notre université, répertoriée plutôt de gauche, nous avons eu la chance de voir défiler dans nos amphithéâtres des sommités pour nous parler du sujet”. Quelques mois plus tard, Daoudi rentre au Maroc après avoir soutenu un doctorat. Il se retrouve alors maître-assistant à l’Université de Fès. Sa fibre islamiste se confirmant au fil des jours, il fait ses premières armes à l’Université de Dhar El Mehraz de Fès. Il devient l’un des artisans de la “révolution islamique” de la Faculté des sciences économiques et sociales de la ville, parvenant à faire tomber le dernier bastion estudiantin gauchiste. L’ex-unfpéiste investit un terrain vierge : la recherche en matière d’économie islamique. Le sujet est d’autant plus attrayant que l’économie marocaine de la fin des années 70 encaisse les coups durs, les uns après les autres. La dévaluation du dirham et le renchérissement du coût de la vie finissent par peser sur le pouvoir d’achat, avec pour conséquence directe les grandes tensions sociales du début des années 80.

Le maître-assistant Daoudi est alors l’un des promoteurs de l’économie islamique comme alternative à une politique économique qui s’effondre. Son doctorat d’Etat décroché en 1988 porte d’ailleurs sur “l’intégration du monde musulman”. “À l’époque, il fallait batailler pour introduire des thèses sur l’économie islamique dans les facultés marocaines”. Daoudi réalise même un joli coup d’éclat en organisant, en 1989, un colloque portant sur “le développement du monde musulman”, financé par la Banque islamique de développement(BID). L’événement connaît une réussite telle que le “docteur” devient le chouchou des oulémas de Fès. “Il pensaient au départ que j’étais un Fassi comme eux”, ironise l’intéressé. Ses origines “berbères”, comme il le souligne, ne l’empêchent pas de trouver ses marques dans “l’association de prédication” qu’il intègre dès la fin des années 80. Il s’agit d’une des branches qui composent “Rabitat Al Mustaqbal” (Alli-ance de l’avenir), un des pôles qui constitueront, plus tard, le PJD. Et déjà, en 1993, Daoudi ambitionne de créer un parti islamique : le PUD (Parti de l’unité et du développement). Niet du ministère de l’Intérieur. Et refus tout aussi sec de sa candidature en tant que SAP aux législatives de 1992. Parallèlement, Daoudi continue de briller sur le plan professionnel.

Il mène plusieurs expertises pour le compte de la Banque islamique de développement, et son poste de sous-directeur à l’Entraide nationale le place aux premiers rangs pour assister au lancement du micro-crédit au Maroc. Il réussit en outre l’exploit d’introduire les licences appliquées en économie à la faculté d’économie de Salé, où il a demandé son transfert, alors que la réforme des universités est gelée.Le tampon du partiÀ cette époque, Lahcen Daoudi est déjà une figure très en vue du PJD. Un parti créé par Abdelkrim Khatib à la veille des législatives de 1997 suite à de mystérieuses tractations… auxquelles notre homme assure ne pas avoir directement participé. “J’étais au Koweït quand tout s’est joué. Mais en rentrant, j’ai découvert que mes collègues m’avaient porté au secrétariat général du parti”.

Rapidement, Daoudi prend ses marques dans le parti, où il occupe pendant quelques mois la deuxième position dans l’organigramme, avant d’être remplacé par Saâd Eddine El Othmani. C’est alors la traversée du désert. Sur le terrain électoral, Daoudi n’a pas la main heureuse. En 1997, il se présente dans sa région natale de Béni Mellal. “J’ai été battu par mon rival de l’USFP, mais j’ai tout de même fait tomber le candidat de l’administration”. Rebelote en 1998, où il est battu aux élections partielles à Fès. Il faudra attendre le nouveau règne, et précisément 2002, pour que Daoudi goûte aux joies de la députation. Dans l’hémicycle, il intègre logiquement la Commission des Finances, sans trop marcher sur les plates-bandes des autres stars du parti, comme Benkirane ou Ramid. Et voilà que le destin, une nouvelle fois, s’en mêle pour réorienter le parcours de Daoudi. Nous sommes en 2003 et les attentats terroristes de Casablanca marquent un tournant dans la vie du parti, alors menacé de disparition. Le PJD a en effet besoin de montrer patte blanche à un Pouvoir qui songe sérieusement à son interdiction pure et simple. Daoudi a la tête de l’emploi pour incarner ce que les observateurs appellent “l’aile douce du parti”. Il (re)prend alors des galons dans la hiérarchie du parti. Il représente, dès 2003, le PJD comme vice-président du Parlement et il est consacré vice-secrétaire général du parti lors du cinquième Congrès national en 2005. Ses talents de communicateur et son esprit d’ouverture lui valent d’être désigné pour mener, avec El Othmani, les négociations avec le ministère de l’Intérieur au sujet de la participation du PJD aux communales de 2003. “Oui, nous avons fait des concessions sur le nombre de candidats à présenter.

Mais c’était pour sauvegarder le processus démocratique. Autrement, nous risquions le retour à des pratiques de fraudes électorales, puisque le ministère de l’Intérieur était déterminé à nous barrer la route d’une manière ou d’une autre”, explique le n°2 du PJD. C’était en 2003. En 2007, le vent a de nouveau tourné. Mais pas dans le bon sens. Daoudi décroche un nouveau mandat dans sa circonscription de Fès. “Le deuxième et le dernier !”, tranche l’élu. L’amertume est là : le PJD a déçu aux législatives de septembre et, pour une frange du parti, le résultat du suffrage est un constat d’échec pour la direction actuelle du PJD. C’est peut-être l’une des raisons qui ont poussé son numéro 2 à annoncer sa retraite anticipée. Un sacrifice en somme, même si l’intéressé s’en défend. “Si j’attends l’approche du Congrès national pour annoncer mon départ, on risque de spéculer sur des éventualités de scission ou de désaccord interne”, explique-t-il. Peut-être. Mais ce qui est certain, c’est que le départ du “tampon”, (s’il se confirme) risque d’être perçu comme une victoire de l’aile dure du PJD.

Analyse. Quand la base demande des têtes“Je me retire et laisse la place aux jeunes du parti pour prendre la relève”. C’est, en substance, l’explication que Lahcen Daoudi avance pour justifier sa démission annoncée du poste de vice-secrétaire général du PJD. Sauf que tous les observateurs sont unanimes : c’est trop beau pour être vrai ! Car le départ du numéro 2 du PJD intervient dans un contexte où le parti amorce un nouveau virage dans sa ligne de conduite, avec le retour en force de son “aile radicale”. Le porte-drapeau de ce courant, Mustapha Ramid, a (re)pris d’ailleurs sa casquette de chef du groupe parlementaire. Un poste auquel il avait renoncé, il y a quelques années, quand le rapport de forces avec le Pouvoir imposait une certaine flexibilité du parti. “L’aile dure” du PJD s’est faite alors discrète, le temps que la tempête de 2003 passe. Mais l’échec du parti dans les législatives 2007 fut, pour ce courant, un bon prétexte pour reprendre les choses en main. Le duo El Othmani-Daoudi a beau expliquer que le score est dû à “une annulation abusive des bulletins de vote en faveur du PJD”, la base ne veut rien entendre. Elle met l’échec électoral sur le compte du discours devenu “lisse” des dirigeants du parti. Qui devrait alors payer le prix d’une campagne qui n’a pas donné le résultat escompté : El Othmani ? Selon des observateurs, ce serait une grosse perte pour le parti, qui risquerait alors de ne pas s’en remettre. Lahcen Daoudi paraît alors comme le bouc émissaire idéal pour sortir de la crise interne. Dont acte.

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16 juin 2009

Des dissidents du PAM se joignent aux élus de la Koutla, du RNI et du PJD : Une nouvelle majorité pour Rabat?

LIBERATION.MA

La nouvelle est tombée, dans la matinée du lundi 15 juin, créant la surprise dans les états-majors politiques. A Rabat, une majorité est en train de se constituer « pour barrer la route à ceux qui dépravent le processus électoral et autres opportunistes ». Le scénario donné naturellement gagnant, c'est-à-dire une majorité constituée du Mouvement populaire et du PAM, semble menacée face à cette nouvelle donne.

Dans la course pour la mairie de Rabat, cette majorité est constituée de l’USFP, l’Istiqlal, le PPS, le PJD, le RNI et un groupe de dissidents du Parti Authenticité et Modernité, mené par Brahim El Joumani, tête de liste dans la capitale.
Les représentants de ces formations politiques- tous des élus de la ville- ont tenu réunion dans la soirée du dimanche 14 juin. Au cours de cette rencontre, décision a été prise pour former une majorité et empêcher une bis repettita pour la ville de Rabat.

Ces élus ont d’ailleurs rendu public un communiqué pour expliquer leur démarche. Ils se présentent comme un groupe homogène et solidaire, une équipe qui a le souci des intérêts des citoyens de Rabat. Développement des infrastructures de la capitale et suivi des grands chantiers sont autant de points que ces élus de cette nouvelle majorité –dont la plupart était à l’opposition lors de l’exercice précédent du conseil de la ville- s’engagent à mettre en tête de leurs priorités et leur agenda de travail. « Nous nous engageons à être à la disposition des citoyens de Rabat pour régler leurs problèmes », peut-on lire dans ce communiqué dont les signataires sont notamment A. Mantrach (USFP), Bozidi (Istiqlal) L. Daoudi (PJD), A. Doukkali (PPS), Bembarek (RNI) ou encore Sidi Brahim Joumani (ex-PAM).

Ce lundi matin, ce groupe était en train de procéder à la légalisation des signatures composant cette majorité nouvelle. «Nous sommes plus d’une cinquantaine d’élus», nous a assuré l’un des signataires. Dans l’après-midi de ce lundi 15 juin, ces élus vont déposer une requête officielle pour demander au Wali de Rabat, Hassan Amrani, la convocation d’une réunion du conseil de la ville pour que soient élus le maire et les membres du bureau.

La réunion devrait, conformément à la loi, se tenir dans les meilleurs délais. Dès qu’une majorité se forme, l’autorité de tutelle a le devoir d’organiser l’élection du président de commune ou maire.

A Rabat, le suspense est à son paroxysme. Les prochaines heures sont plus que jamais déterminantes pour le prochain occupant du siège de maire de la capitale.


Mardi 16 Juin 2009

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15 juin 2009

Sit-in devant le HCR à Rabat: les réfugiés demandent leur réinstallation

au faitmaroc.com

Les réfugiés subsahariens au Maroc ont observé lundi à Rabat un sit-in "illimité" devant les locaux du HCR. Ils demandent leur réinstallation. Le mouvement n'est pas passé inaperçu.

Après le sit-in de 2007 qui s'est terminé par l'évacuation manu militari des manifestants, le "Rassemblement de Tous les Réfugiés au Maroc", structure qui réunit toutes les associations de réfugiés au Maroc, observait lundi un sit-in pacifique illimité devant les locaux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Rabat (HCR). Motif : demander leur réinstallation dans des pays où il y a plus de chances d'intégration et une vie décente.


"Le mouvement s'est déclenché vers 8h00 du matin et n'est pas prêt de se terminer de sitôt tant qu'on aura pas eu gain de cause"

Fiston Massamba, réfugié congolais

Vers 10h00 du matin, ils étaient environ une soixantaine, hommes, femmes et enfants. Bref, des familles entières qui n'ont plus d'autres recours que de manifester devant le bureau qui est censé les protéger et les aider à s'intégrer dans le pays d'asile.

Un communiqué du "Rassemblement de Tous les Réfugiés au Maroc" déplore "plusieurs années de souffrance, d'expulsions, de refoulements et d'arrestations arbitraires, la non reconnaissance du statut de réfugié par les autorités marocaines, l'absence de documents administratifs (carte de séjour) permettant l'accès au marché de l'emploi et de la libre circulation, des conditions sanitaires déplorables, un accès non acquis à l'éducation… ".

"Jusqu'à présent, il n'y a pas de réactions de la part du HCR. Tout ce qu'ont nous a dit, c'est que M. Johannes Van Der Klauw, représentant du HCR au Maroc, ne sera de retour que mercredi. Ils nous ont demandé de rentrer chez nous et désigner une délégation pour discuter de nos doléances mercredi 17 juin, mais on préfère rester ici jusqu'à son retour"

Fiston Massamba.


Aussitôt alertée, la police a vite investi les lieux pour veiller à ce que le mouvement ne dégénère pas en émeute surtout que le sit-in se tient à une centaine de mètres seulement du Ministère des Affaires Etrangères sur l'Avenue Tarik Ibn Ziad, passage emprunté par les convois officiels mais surtout par le cortège royal.

Les responsables de la Sûreté Nationale ont mis en garde les manifestants qu'ils risquent d'être évacués de force s'ils ne rentraient pas chez eux. En tout cas, les réfugiés savent pertinemment qu'ils ne risquent rien tant qu'il fait jour.

Côté HCR, motus et bouche cousue. La chargée de protection, qui vient à peine d'être nommée au Maroc, n'a pas souhaité nous parler. Devant son incapacité à gérer la situation, le HCR a sollicité l'aide du PNUD. C'est ainsi que le représentant de cette institution au Maroc, M. Mourad Wahba, est venu sur place pour essayer de discuter avec les manifestants, en attendant le retour du chef du bureau du HCR. Pour le moment, le sit-in continue…

Auteur : Younes Foudil

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Elections communales de Rabat : Entrée en force du PAM

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· En seconde position juste après le MP

· Net recul des partis de gauche


Avec les élections communales du 12 juin, la configuration de la carte politique au niveau de la capitale est en train de changer de forme. Elle est maintenant complètement différente de celle des années 1980 où l’Union socialiste des forces populaires (USFP) dirigeait la majorité des communes de Rabat.

Pour ces élections, le parti de la rose n’a pu dérocher aucun siège au niveau de l’arrondissement de Yacoub Al Mansour et difficilement deux sièges dans celui de Hassan. Le terrain a été cédé au nouvel arrivant, le Parti authenticité et modernité (PAM) qui a fait une entrée en force dans sa première participation aux élections communales. Ce qui va lui permettre de jouer un rôle déterminant dans les négociations avec les autres forces qui constituaient la majorité sortante. Il s’agit en particulier du Mouvement populaire (MP) parti de Omar Bahraoui, maire de la capitale, ainsi que le Parti de la justice et du développement (PJD). Selon les résultas globaux définitifs, ces trois partis occupent les premières places. Le MP avec 42 sièges, suivi du PAM et du PJD avec respectivement 41 et 38 postes. On trouve par la suite le Parti de l’Istiqlal (PI) avec 20 places et le Rassemblement national des indépendants (RNI) qui a pu obtenir 15 sièges. Quant aux candidats «sans appartenance politique», ils se sont contentés de 11 postes.


Au niveau des arrondissements, on constate que le parti de Fouad Ali El Himma a raflé la mise au niveau de l’arrondissement de Yacoub Al Mansour où il a pu dérocher 12 postes dont 2 pour la liste des femmes. Il est suivi par le PJD et le MP avec chacun 10 sièges y compris ceux obtenus par les femmes. La liste du RNI a obtenu 4 postes. On trouve presque la même configuration dans les arrondissements de Hassan et de celui de Youssoufia. Dans le premier, le PAM et le PJD se trouvent en première position avec pour chacun un nombre de 10 postes. Viennent par la suite le PI, le RNI et l’USFP. Au niveau de l’arrondissement de Youssoufia, fief de Bahraoui, la liste MP a été classée en tête avec 15 sièges, dont 7 pour le Conseil de la ville. En deuxième position, on trouve le PAM avec 12 sièges. Le PJD, pour sa part, est bien placé avec près de 8 postes, suivi du PI. Ce dernier a été classé en tête dans l’arrondissement de Souissi en compagnie du MP avec 6 postes chacun. La liste de l’USFP, conduite par Driss Lachgher, a pu obtenir dans cet arrondissement 3 sièges. La liste de son camarade Fathallah Oualalou, présentée dans l’arrondissement d’Agdal-Hay Ryad, a pu réaliser la meilleure performance de l’USFP au niveau de la capitale. Elle a été classée en deuxième position avec 9 sièges après celle du PJD en tête avec 10 postes. On trouve par la suite le MP (7), le PI (4), le PAM et le PPS avec 3 sièges chacun.

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Le MP et le PJD à Salé

A Salé, la confrontation a été rude entre le PJD et Driss Sentessi, le maire sortant. Ce dernier est très confiant de revenir à la direction de la commune de cette ville. Son parti, le MP, a obtenu la première position avec 23 sièges dans le conseil de la ville. Alors que le PJD et le PAM viennent par la suite avec respectivement 20 et 17 postes, selon Sentissi. Ce dernier compte beaucoup sur son alliance avec le Front des forces démocratiques (FFD) qui dispose de 5 sièges dans le Conseil de la ville. Toujours dans la région de Rabat, il faut signaler que la liste du PJD a été classée en tête à Témara-ville avec 15 postes dont 2 pour les femmes. Elle est suivie par la liste du PAM. Juste à côté, dans la commune de Harhoura, c’est la liste du PI qui a raflé la mise.

Nour Eddine EL AISSI

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14 juin 2009

Communales de Rabat : Omar Bahraoui, Fathallah Oulalou et Driss Lachgar élus

BILADI

Plusieurs leaders et responsables politiques ont remporté des sièges aux élections communales qui se sont déroulées vendredi dans les différentes régions du Royaume, selon les résultats provisoires publiés samedi par le ministère de l'Intérieur.

Il s'agit notamment de Mustapha Mansouri (RNI), président de la Chambre des représentants, Maâti Benkaddour (RNI), président de la Chambre des conseillers, qui ont été élus respectivement dans la commune de Laroui (province de Nador) et la commune Jakma (province de Settat).

Pour leur part, Yasmina Baddou (PI), ministre de la Santé, Karim Ghallab (PI), ministre de l'Equipement et du transport, Mohamed Abbou (RNI), ministre chargé de la modernisation des secteurs publics, ont été élus respectivement dans les arrondissements d'Anfa et Sebata à Casablanca et dans la commune de Béni Oulid (province de Taounate).

Les présidents des conseils des villes de Salé, Casablanca, Rabat et Marrakech, MM. Driss Sentissi (MP), Mohamed Sajid (UC), Omar Bahraoui (MP) et Omar Jazouli, ont été réélus respectivement à Tabriket (Salé), Ain Chock (Casablanca), Youssoufia (Rabat) et Marrakech Médina.

Le premier secrétaire adjoint de l'USFP, Fathallah Oulalou (ancien ministre des Finances) a été élu à l'arrondissement d'Agdal-Ryad à Rabat, alors que Driss Lachgar, membre du bureau politique du même parti a remporté un siège à la circonscription de Souissi à Rabat.

Pour sa part, Bassima Hakaoui, membre du secrétariat général du PJD a été élue à l'arrondissement d'Anfa à Casablanca.

Selon les résultats provisoires publiés samedi par le ministère de l'Intérieur à 13H30, cinq partis politiques ont remporté 16.719 sièges lors des élections communales qui se sont déroulées vendredi, soit plus de 60 pc de l'ensemble des sièges à pourvoir (22.158 sièges).

Le Parti Authenticité et modernité (PAM) occupe la première place avec 4854 sièges, suivi du Parti de l'Istiqlal (4.246 sièges), du Rassemblement national des Indépendants (3.318 sièges), de l'Union socialiste des forces populaires (2.534 sièges), du Mouvement populaire (1.767 sièges) puis du Parti de la Justice et du Développement (1.135 sièges).

MAP

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12 juin 2009

Les électeurs Rbatis ont afflué aux bureaux de vote

Agence Maghreb Arabe Presse



Rabat- Dès l'ouverture des bureaux de vote ce vendredi matin à Rabat, les électeurs de la capitale ont commencé à se rendre aux urnes afin d'accomplir leur devoir civique et élire leurs futurs conseillers au titre des communales 2009.

Les premiers électeurs ont accompli leur devoir une fois les bureaux de vote ouverts. Faible au départ, leur nombre allait crescendo au fil du temps. De grandes vagues d'électeurs étaient attendues dans l'après-midi, après la prière de vendredi, voire en fin de journée, quand les fonctionnaires auront terminé leur service.

Parmi les citoyens qui se sont rendus aux urnes pour accomplir leur devoir, dans un esprit de responsabilité et d'engagement, certains se sont déplacés seuls, alors que d'autres étaient accompagnés de leurs proches et amis. C'était aussi une occasion pour eux d'échanger quelques idées sur ces élections, à l'extérieur des bureaux de vote, et sur leurs enjeux pour l'avenir de la ville, notamment sur le plan de la gestion de la chose locale.

Les votants représentent toutes les tranches d'âge avec une prédominance des jeunes et des femmes. Certains jeunes se rendaient pour la première fois aux urnes. Ils étaient tout fiers de s'acquitter de ce devoir national qui revêt pour eux une signification particulière: C'est le premier acte qu'ils accomplissent en tant qu'électeur. .

Sofia B., 18 ans, était parmi les premiers à avoir voté dans la circonscription Agdal-Hay Riad. "J'ai toujours rêvé de pouvoir voter. J'attendais ce moment depuis si longtemps", dit-elle à sa sortie du bureau de vote, se félicitant qu'elle puisse, à travers cet acte, s'exprimer et faire entendre sa voix.

Pour son premier vote, Sofia était venue en compagnie de ses parents et ses sœurs, qui, de leur côté, n'ont jamais manqué par le passé une échéance électorale.

"C'est une obligation citoyenne que d'aller voter", souligne, pour sa part, Aicha D., universitaire, qui salue les efforts déployés en vue de renforcer la représentativité de la femme au sein des conseils communaux à travers la mise en place de listes additionnelles.

Pour cette universitaire, il est difficile de faire le choix entre les candidats, d'autant plus que les programmes électoraux se ressemblent, relevant que "les problèmes auxquels fait face la société marocaine sont identiques et il est important que les partis s'y penchent".

Le même sens de responsabilité et d'engagement était ressenti chez les électeurs au niveau des autres circonscriptions de la capitale.

A Yacoub El Mansour, un sexagénaire a souligné l'importance du vote, rejetant le recours à l'abstention comme moyen d'exprimer le désaccord des citoyens avec la gestion, par les élus, des affaires locales. "S'abstenir, c'est en fait donner sa voix à un candidat sans le choisir, ce qui n'est pas dans l'intérêt du citoyen", souligne cet habitué des rendez-vous électoraux.

Dans la circonscription des Orangers, un couple, qui confie avoir été déçu de la gestion de la chose locale durant les précédents mandats, se dit optimiste que le résultat de ce scrutin puisse répondre à ses aspirations.

Même son de cloche chez Seddik. B, qui après avoir boycotté les précédents scrutins, se dit aujourd'hui confiant dans l'avenir.

Les bureaux de vote ont ouvert vendredi à 08h00 (07h00 GMT) sur l'ensemble du territoire national, pour l'élection des 27.795 conseillers des 1.503 communes que compte le Royaume.

Plus de 13 millions de Marocains sont appelés à voter jusqu'à 19h00 (18h00 GMT) dans 38.285 bureaux ouverts à travers le Royaume pour désigner les Conseillers des 221 communes urbaines et 1.282 rurales pour un mandat de six ans.

Un quota de 12 pc est réservé aux femmes, grande nouveauté de ces élections placées sous le signe de la moralisation de la vie publique.

Trente partis politiques ainsi que des candidats Sans appartenance politique (SAP) sont en lice pour ce scrutin.

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Rabat : Plan d’action pour le tramway

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Objectifs: sécurité et fluidité des déplacements

· Complémentarité avec les bus et les taxis


A Rabat, on commence déjà à réfléchir aux conditions de circulation du tramway dont la mise en service est prévue fin 2010. «La mise en exploitation du tramway pour la première fois dans une agglomération comme celle de Rabat ne s’improvise pas, mais devrait être minutieusement préparée». Ce sont les propos de Loubna Boutaleb, directrice du projet de tramway au niveau de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg, lors d’une journée de réflexion sur la circulation et la sécurité du tramway, organisée jeudi dernier à Rabat. Pour elle, un tramway qui va entraver la circulation des autres modes de transport est un projet qui a échoué et sans succès.

Cette réunion présidée par Hassan Amrani, wali de la région, a été marquée par la participation des différents acteurs publics et privés concernés par la problématique du transport, notamment urbain. Pour le wali, ce travail d’anticipation est d’une grande utilité surtout pour une agglomération qui présente des particularités. La première est que les deux grandes villes Rabat et Salé sont reliées uniquement par deux ponts dont souvent la circulation est troublée. «Chaque jour, près de 400.000 personnes arrivent de Salé vers la capitale», souligne Amrani. De l’autre côte, Rabat accueille chaque jour plus de 65.000 personnes venant de Témara. Il faut noter que ces personnes quittent Rabat le soir pour regagner leurs domiciles. Cela entraîne un accroissement de la circulation des véhicules. «A titre d’exemple, le nombre de voitures et de camions qui empruntent la rocade est passé à 28.000 unités par jour contre 25.000 il y a une année», souligne le wali. Cette évolution contribuera certainement à l’accroissement des accidents dans le milieu urbain. Cela a été confirmé par les chiffres avancés lors de l’intervention du directeur des Routes au ministère de l’Equipement et du Transport. Le nombre des accidents corporels enregistré sur le plan national en 2008 dans le milieu urbain dépasse les 40.000 cas. Conséquences: des dizaines de tués et près de 3.700 blessés graves. Au niveau des usagers, ce sont les piétons qui arrivent en tête des victimes avec une part de 40%. Ils sont suivis des cyclomotoristes et des voitures de tourisme. On a même enregistré 8 tués parmi les usagers des bus. C’est pour cela que les responsables de l’agglomération de Rabat comptent beaucoup sur la contribution du tramway pour réduire les accidents. Cela nécessite une meilleure coordination entre ce nouvel arrivant avec les autres modes de transport, en l’occurrence des bus.

Parmi les participants à cette rencontre, les responsables de la société Veolia Transport de Rabat qui a remporté le contrat de la gestion déléguée du transport urbain dans cette agglomération. La mise en exploitation de cette gestion est attendue en septembre prochain. Outre cette coordination entre le tramway et les bus, il faut aussi développer davantage le réseau de voirie au niveau de l’agglomération, selon le wali. Profitant de l’occasion, la responsable du projet a présenté l’avancement des travaux qui se déroulent conformément au calendrier. Actuellement le chantier du tramway est à 50% d’avancement. La ligne 1 est entièrement en travaux, alors que sur la ligne n° 2 plusieurs fronts sont ouverts.

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Capitaliser

La rencontre a été également une occasion pour présenter les résultats et les recommandations des différentes études menées dans les autres villes comme Fès et Casablanca en matière de transport urbain. Cette tâche a été assurée par Benasser Boulaajoul du Comité national de prévention des accidents de la circulation. Il faut signaler que l’expérience du tramway de Paris a été également présentée.

Nour Eddine EL AISSI

11 juin 2009

14-ème Festival Jazz au Chellah, "passerelle de métissage" entre artistes européens et marocains

Info Maroc News

Les "chaleureux" remparts du site historique du Chellah accueilleront, du 11 au 15 juin prochain à Rabat, la 14-ème édition du Festival Jazz au Chellah sous le signe "Mélanger les genres et métisser les artistes pour mieux balayer les préjugés". Les mélomanes R'bati seront donc à leur rendez-vous annuel avec de célèbres jazzman d'Europe et du Maroc. "Jazz au Chellah" a contribué au fil des années à la concrétisation d'une dimension culturelle nouvelle dans le cadre d'une saine coopération entre artistes tous solidaires autour de valeurs humaines fondamentales. Partant du principe du dialogue des cultures Europe-Maroc, cette manifestation a mis à profit la liberté du jazz pour anticiper la création d'une culture des dialogues.

Cette 14-ème édition continue sur sa lancée et dans le même objectif en mélangeant musiques européennes et marocaines, a confié à la MAP Majid Bekkas, directeur artistique Maroc de cette manifestation. La nouveauté cette année, sera sans nul doute la présence de la culture Amazighe en force en la personne de Khalid El Berkaoui (Percussions) et d'autres artistes dont Driss El Maaloumi (Oud), ainsi que le Rabab de Bouhcine Foulane, a fait remarqué Bekkas. Cette édition 2009 accueillera également le trio marocain réunissant Tawfiq Ouldammar (Piano), Ali (Batterie) et Hamza Souissi (Basse), ainsi que le célèbre balafoniste malien Aly Keita. Jean-Pierre Bissot, le directeur artistique Europe a, de son côté, souligné à la MAP que le festival Jazz au Chellah offrira un regard européen du Jazz en réunissant la diversité du vieux continent et présentant le plus intéressant des scènes européennes. Jazz au Chellah 2009, qui sera un "laboratoire exceptionnel", promet une recherche musicale audacieuse (Belgique, France et Finlandeà) avec une formule instrumentale très différente, musiques avant-gardiste, de l'émotion, de la musique classique et du jazz Rock, ajoutant que le Jazz est un terrain musical qui convient le mieux aux rencontres. Construit autour de 10 groupes européens et de rencontres avec 5 groupes marocains, Jazz au Chellah 2009 rassemblera une quarantaine d'artistes originaires de 14 pays d'Europe venus à la rencontre de musiciens marocains de tout bord.

Voici les temps forts de ce festival exceptionnel à plusieurs égards. Des sons caraïbes et hispano-africains donneront le coup d'envoi avec Omar Sosa, pianiste espagnol d'origine cubaine, une légende du jazz afro-cubain métissé de musique traditionnelle d'Afrique. Sa musique est un mélange unique de jazz afro-cubain et de world music. Omar Sosa fera une rencontre avec l'un des maîtres gnawa les plus âgés du Maroc, Maallem El Makhzoumi. L'Italie, pays de jazz par excellence, sera représentée par Carlos Actis Dato Quartet, une culture bien enracinée dans les musiques méditerranéennes, orientales, africaines ou slaves. A l'affiche également, des rencontres, ou plutôt plusieurs rencontres en une seule. Celle du luxembourgeois Marc Demuth et de la chanteuse portugaise Sofia Ribeiro, qui a engendré une musique d'une délicate poésie, à laquelle s'associera le trio de Driss El Maaloumi avec un Oud et des percussions. Le festival invite la Scandinavie à clôturer le festival, entre JazzKamikaze, et le trio finlandais PLOP, qui rencontrera justement un groupe maroco-malien, Bouhcine Foulane (Rabab) et le malien Aly Keita avec son balaphon. Depuis sa création, le Festival de Jazz au Chellah est organisé depuis 1996 conjointement, par la Délégation de la Commission européenne au Maroc et les ambassades et instituts culturels des Etats membres de l'Union européenne, en partenariat avec le ministère de la Culture et la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer.

MAP

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Communales 2009 : on vote vendredi !

au faitmaroc.com

Plus de 13 millions de Marocains sont appelés vendredi aux urnes pour élire 27.795 conseillers dans 1503 communes à travers le Royaume, avec un quota de 12% réservé aux femmes, grande nouveauté de ces élections.

C'est ce vendredi 12 juin que les Marocains sont appelés aux urnes pour élire les candidates et candidats appelé(e)s à s'occuper de la gestion de leur quotidien, au niveau local.

30 partis sont en lice pour briguer, au scrutin mixte (uninominal et de liste), ces sièges dans 221 communes urbaines et 1282 rurales.

Ces élections pour un mandat de six ans, mettent en compétition 130.223 candidats, en hausse de 6% par rapport à 2003, dont 114.939 pour les circonscriptions électorales ordinaires et 15.284 pour les circonscriptions électorales additionnelles réservées aux femmes.

15,7% de femmes

Le nombre de femmes candidates s'élève à 20.458, soit une proportion de 15,7% contre 4,8% en 2003 date des dernières communales.

Ces candidates sont jeunes, (61,6% ont moins de 35 ans), et cultivées (55,6% d'entre elles ont une formation supérieure ou secondaire).

D'une manière générale, le profil des candidats préfigure l'émergence d'élites locales ayant une bonne qualification. En effet, 58% des candidats ont une formation supérieure ou secondaire, ce qui devrait permettre, selon les observateurs, le développement de la gestion des affaires locales et réaliser un tournant à ce niveau.

Les 38.285 bureaux de vote ouverts de 08H00 à 19H00, mettent à la disposition du corps électoral, composé en majorité des moins de 45 ans (60%) et de 46% de femmes, 8.200 urnes transparentes, 105.000 cadenas et 120.000 stylos à encre indélébile nécessaire à l'opération de vote.

L'organisation de ces consultations pour un montant de 550 millions de dirhams, a mobilisé un total de 191.425 membres de bureaux de vote, 76.500 éléments des forces de l'ordre et 31.000 agents, auxiliaires d'autorité et fonctionnaires pour garantir le bon déroulement de l'opération électorale.

82%

Selon des chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur, 82% des électeurs ont retiré leurs cartes lors de la première semaine du lancement de la campagne.

Le corps électoral est composé de jeunes en majorité, 32% se situent dans la tranche des 18-35 ans.

Les programmes défendus par les 30 partis politiques en lice, dont une dizaine participant pour la première fois aux communales, mettent l'accent sur le chômage, l'alphabétisation et la promotion de la femme.

Les enjeux de ce scrutin

Selon l'universitaire Abdellah Saâf, qui est par ailleurs président du Centre des études et des recherches en sciences sociales (CERSS), lors d'un passage à l'émission "Tiyarate" sur 2M la semaine dernière, le grand pari de ces élections du 12 juin concerne essentiellement le taux de participation ainsi que l'appréciation du poids des acteurs (partis politiques, notables ou personnalités symboliques) sur la scène politique nationale.

En effet, depuis les dernières élections en 2003, la carte politique a été relativement rénovée: une dizaine de nouveaux partis brigueront pour la première fois, à cet échelon, les voix des électeurs dont le Parti Travailliste (PT) et le Parti Authenticité et Modernité (PAM).

Pour d'autres, il s'agira, pour les partis politiques, de trouver une nouvelle génération d'élites pour la gestion locale et, surtout, de réconcilier les électeurs avec les urnes (les dernières communales et les législatives de 2007 ont été marquées par un taux d'abstention record de 63%).

Quoi qu'il en soit, pour les citoyens, il s'agit de trouver des élu(e)s constamment aux faits de leurs besoins locaux, et qui soient capables de satisfaire ces besoins relatifs notamment aux transports, à l'éducation, à la santé, etc.

Répartition des candidatures

- PAM: 16.793 candidats
- Istiqlal: 15.681
- RNI: 12.432
- USFP: 12.241
- PJD: 8.870
- MP: 8.595
- PPS: 6.850
- UC: 5.989
- AGD et partis membres: 5.248
- FFD: 5.216

Auteur : aufait/agences

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Projet de tramway de Rabat : une gestion collective de la circulation

Le Matin.ma

* Une journée d'étude organisée dans le but de l'harmonisation du transport à Rabat

* Le problème de la sécurité routière revient de nouveau au devant de la scène à une année seulement avant la mise en exploitation du tramway à Rabat.

En effet, une journée d'étude a été organisée mercredi dernier par l'Agence de la vallée du Bouregreg dans le but d'impliquer la direction des routes et les différents autres acteurs du domaine dans le projet d'amélioration de la circulation dans l'agglomération de Rabat, Salé, Zemmour, Zaîr. Intervenant à cette occasion, Hassan Amrani, wali de la région de Rabat, Salé Zemmour Zaier a indiqué que la mise en place d'un projet d'envergure comme le tramway parallèlement à la restructuration du transport inter-urbain à Rabat permettra de résoudre le problème de la mauvaise circulation actuelle. Un problème dû, selon lui, à l'embouteillage engendré par le nombre élevé des citoyens qui circulent pendant les heures de pointe et qui dépassent les 2 millions d'habitants. En effet, 400.000 individus de la population de Salé empreintent, selon les statistiques de la wilaya, chaque jour les ponts existants pour venir travailler à Rabat.


Quant aux passagers de Skhirat et Temara présumés faire la navette quotidiennement entre leur lieux d'habitation et leur lieux de travail, ces derniers sont estimés à 65.000 habitants. D'après le wali, ces passagers se déplacent dans des véhicules légers ou dans des bus de transport en commun (464 bus) ou encore des autobus de service (appartenant aux administrations). « La demande est donc couverte mais la qualité de service est médiocre voire même précaire d'où la nécessité de restructurer le secteur du transport à Rabat parallèlement à la mise en exploitation du tramway», déclare M. Amrani. Certes, la concrétisation de ces deux projets d'envergure à savoir le fonctionnement du tramway et la restructuration du transport urbain, permettra d'assurer la fluidité de la circulation. Mais la concrétisation de cet objectif nécessitera forcément un travail collectif qui devra être assuré par l'Agence du Bouregreg, le ministère du Transport, la wilaya, les deux municipalités de Rabat et Salé, la sûreté nationale et la protection civile. «Il faudra tracer une feuille de route commune à l'ensemble des acteurs dans ces 2 projets pour avoir une vision claire sur les objectifs à atteindre.

Il est nécessaire aussi d'apporter l'assistance à l'opérateur qui sera chargé de gérer le tramway grâce à un appel d'offres», indique le wali de Rabat. Outre le travail collectif, la wilaya appelle à la création d'une agence de régulation du transport qui sera habilitée à évaluer les mesures nécessaires à une bonne harmonisation du transport à Rabat. Le wali a souligné dans ce sens qu'il existe déjà un comité de régulation mis en place au niveau de la wilaya en attendant la création de l'agence. Pour sa part, Mme Boutaleb, directrice du tramway a indiqué que la mise en exploitation du tramway contribuera « à discipliner » la route. Mais ce n'est pas l'unique avantage de ce projet qu'elle a qualifié de projet de développement durable accordant la priorité au transport en commun. Selon elle, ce projet qui respectera le schéma de l'agglomération a pour objectif de changer la face de la capitale du Royaume. Mme Boutaleb n'a pas manqué de saisir l'occasion pour exposer l'état d'avancement des travaux. Ainsi, on apprend que 12 km de voies ferrées ont déjà été réalisées. En effet, le chantier du tramway de Rabat-Salé est actuellement à 50% d'avancement. Ainsi, la ligne 1 est entièrement en travaux, et sur la ligne 2, plusieurs fronts sont déjà ouverts.

La direction du tramway serait en phase de restituer aussi les avenues pour les habitants comme c'est le cas pour l'avenue Alaouyine. « Il faut dire que les travaux vont plus vite qu'au départ puisqu'aujourd'hui nous maîtrisons mieux les chantiers » a-t-elle indiquée. Pour rappel, l'insertion urbaine du tramway comprendra l'aménagement de 32 stations, dont la longueur des quais sera de 60m. Ces stations sont prévues tous les 500m sur l'ensemble des deux lignes. Ces arrêts ont été étudiés de manière à desservir les quartiers ainsi que les grands équipements de l'agglomération tels que les hôpitaux, les universités, les ministères et les gares routières et ferroviaires. Quant à la fréquence de passage des rames de tramway dans les stations, elle sera de 8 minutes dans chaque sens. Toutefois, sur le tronc commun entre la place Joulane à Rabat et la place Cardonna à Salé, la fréquence des rames sera de quatre minutes.
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Plan provisoire

Les divers chantiers du tramway gênent la circulation au centre ville de Rabat. Pour pallier donc à l'exigence d'avoir des travaux au centre ville, un nouveau plan de circulation a été mis en place en concertation avec les autorités et ce pour la période des travaux. Ce plan de déviation provisoire a été pensé pour permettre de maintenir le fonctionnement urbain tout en répondant aux impératifs d'occupation de sites pour le chantier. A cet effet, sur certains axes de Rabat (Rue Ar Ryad et Rue Abou Inan), la circulation n'est ouverte qu'aux riverains pour lesquels une voie est maintenue permettant l'accès aux garages et aux commerces. De plus, des dispositifs de sécurité et de traversées piétonnes ont été mis en place afin d'atténuer la gêne engendrée par les travaux.



Par Yousra Amrani | LE MATIN

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10 juin 2009

Universités Mohammed V-Souissi et Agdal: Première rencontre entre deux Universités:

au faitmaroc.com

L'Université Mohammed V-Souissi organise, les 12 et 13 juin, en partenariat avec l'Université Mohammed V-Agdal, la première rencontre des deux Universités de Rabat, au Théâtre National Mohammed V.

Selon un communiqué de l'Université Mohammed V-Souissi, cette rencontre, la première du genre, émane de l'importance que revêt l'information et l'orientation. elle se fonde sur les objectifs de la Charte Nationale de l'Éducation et de la Formation qui accorde un intérêt particulier à l'orientation pédagogique.

La rencontre constitue aussi un espace d'information au profit des étudiants de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, notamment les nouveaux bacheliers, en vue de faciliter leur intégration dans le milieu universitaire et leur apporter un soutien pédagogique.

Lors de cette rencontre dédiée spécialement aux bacheliers, étudiants, parents et spécialistes dans le secteur de l'éducation et de l'enseignement, des équipes relevant des deux universités seront chargées de répondre à toutes les questions concernant les offres de formation, les branches, les filières, la durée d'études, les procédures d'inscription et de réinscription et les connexions avec le marché de l'emploi.

www.um5s.ac.ma

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Elections communales - Salé : Tabriquet, l’arrondissement de la mort

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc



· Bagarre entre Sentissi, MP, et Lazrak du RNI

· Le PJD en outsider


Les partis politiques à Salé passent aux grandes manœuvres pour séduire les électeurs dont le nombre d’inscrits avoisine les 373.000 personnes. Le week-end dernier a été marqué par l’organisation de deux meetings à Tabriquet, considéré comme l’arrondissement de la mort. Car le nombre de sièges à pourvoir est le plus important dans les 5 arrondissements de la préfecture de Salé, soit 50 sièges dont 4 pour la liste des femmes.

C’est le Parti de la justice et du développement (PJD) qui a ouvert le bal en organisant un meeting samedi dernier. Lors de cette manifestation, Abdelaziz Rabbah a rappelé que la démocratie au Maroc affronte deux ennemis majeurs qui sont le désarroi de la population et l’utilisation de l’argent sale. Sur ce dernier point, les responsables du PJD ont profité de l’occasion pour accuser Driss Sentissi d’exploiter les moyens de la ville pour sa campagne électorale.

Il faut noter que ce dernier, qui est le principal rival du PJD, conduit la liste du Mouvement populaire dans l’arrondissement de Tabriquet. La réponse à ces allégations ne se fait pas attendre. Le lendemain, lors d’un meeting organisé par son parti (MP), Sentissi a réfuté en bloc tous les reproches avancés par le PJD. Confiant dans son bilan, le maire de Salé invite ses adversaires à la confrontation politique sur le terrain.

«Difficile de faire des pronostics sur les résultats qui seront dégagés au niveau de cet arrondissement, car les chances restent toutefois partagées avec d’autres concurrents de taille», précise une source qui suit de près ces élections.
Pour cette dernière, il ne faut pas négliger la liste du Parti authenticité et modernité conduite par Arbi Salmi un ancien du PND. De même pour la liste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) conduite par Jamal Aghmani, actuel ministre de l’Emploi. Pour le moment, ce dernier s’est contenté de contacts de proximité avec la population dont une grande partie se trouve dans des quartiers populaires. Avec 45 postes, l’arrondissement de Lamrissa occupe la deuxième position.

Outre le PJD, les amis de Sentissi auront un redoutable concurrent. Il s’agit de Lazrak, tête de liste du Rassemblement national des indépendants (RNI). Ce chirurgien occupait le poste de président de cet arrondissement depuis 6 ans. Pour les trois arrondissements restants, à savoir Bettana, Hassain et Layayda on trouvera presque les mêmes partis en confrontation: le MP, le PAM, le PJD et le RNI sans oublier le Parti de l’Istiqlal (PI) et le PPS.

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Locaux

Les partis ont mis les bouchées doubles pour assurer un taux de couverture dans cette zone dont une grande partie du territoire se trouve dans le monde rural.
Il est à signaler que 540 bureaux de vote seront ouverts le jour du scrutin. Et aussi que plus de 150 locaux ont été loués par ces partis notamment par le PI et le PAM. Pour le MP, «le problème ne se pose pas pour nous, car nous disposons de nos propres locaux dans les différents arrondissements», précise Sentissi.

Noureddine EL AISSI

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Khalid Aswab à la commune de Youssoufia : «Les habitants aspirent au changement»

LIBERATION.MA

Khalid Aswab, tête de liste de l’USFP à Youssoufia, est tout à fait conscient du défi dans lequel il s’est engagé. La commune de Youssoufia est parmi celles que l’on peut aisément qualifier de commune de la mort. En effet, avec ses 87.000 inscrits, elle représente la plus forte densité démographique de la région. Ses tristement célèbres quartiers, douar Al Hajja, douar Doum, Elmaâded, Jbel Raïssi, lui ont valu sa sulfureuse réputation. Plus de 80% de la population de cette commune réside dans à peu près 3% de sa superficie globale. « C’est une commune où pauvreté cohabite avec aisance. Toutes les catégories sociales y sont représentées», nous a confié Khalid Aswab entre deux salamalecs, dans son local de campagne, sis au bloc 8 à Takadoum.

Accompagné de son second, Allal Ouchen, et du troisième de la liste, l’un des vétérans de l’USFP Hassan Al Khattar, Khalid Aswab évoque cette commune avec une facilité apparente. C’est qu’il y est né et siège à son conseil communal depuis 1997. Une expérience qui lui a permis d’emblée d’affirmer que rien n’a été fait pour les habitants de cette commune dont la grande majorité vit au-dessous du seuil de pauvreté. «En tant qu’Usfpéistes, notre souci est de mettre à niveau cette partie de Rabat qui a été pendant longtemps marginalisée, parce que source de falsification des élections», a souligné Khalid Aswab, actuellement membre du conseil national.

Cette mise à niveau, vise la restructuration des infrastructures de base (routes, éclairage, etc.), mais pas uniquement puisque la commune souffre de plusieurs maux. Outre le chômage qui handicape une bonne partie de la population, le problème de la sécurité a pris des proportions alarmantes. « Dans certaines ruelles des quartiers pauvres de la commune, même la police ne se hasarde pas y mettre le pied, tant le risque qu’elle soit agressée est grand », souligne de son côté Hassan El Khettar.

L’insuffisance des services de santé et surtout le manque d’animation culturelle au profit des jeunes et la quasi-absence des maisons de jeunes et de terrains de sports, sont d’autres désagréments auxquels sont confrontés les habitants. « Même les programmes de développement humain n’ont pas profité à cette commune où pauvreté et chômage tuent toute velléité de progrès », martèle de son côté Alla Ouchen. L’USFP qui brandit la carte du changement et surtout, milite pour des communes crédibles, mène une campagne propre contrairement à d’autres partis qui n’hésitent pas à recourir à l’achat des voix. « Nous arrivons à transmettre notre message par le biais du dialogue et de la communication. Et nous avons en effet pu remarquer que les habitants aspirent au changement, sachant que l’USFP n’a jamais participé à la gestion de la commune », poursuit Khalid Aswab qui se base énormément sur les actions de proximité dans sa campagne. « Les sorties dans la rue ont plus un caractère marketing qu’autre chose. Ce qui importe, ce sont les réunions dans les maisons que nous organisons quotidiennement et le porte-à-porte, qui permettent de toucher directement les électeurs potentiels ». Ce contact avec les habitants, Aïcha Ghanem, conseillère municipale, qui conduit la liste additionnelle dans cette commune, le mène avec autant de facilité, que les femmes préfèrent avoir affaire à une candidate qui communique facilement avec elles et comprend parfaitement leurs préoccupations.

Mercredi 10 Juin 2009
Amina Salhi

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9 juin 2009

Communales à Rabat : El Youssoufia, de grandes manœuvres en perspective

LA TRIBUNE

La campagne bat son plein à Youssoufia, un des quartiers périphériques de Rabat où les grands partis se sont donnés rendez-vous. Un arrondissement aussi où les enjeux sont importants en raison de la stature des candidats en lice. D’abord, les formations en face : le MP, le PAM, l’PI, le RNI, l’USFP et le PJD et sans compter des petits considérés comme les troubles fêtes. Naturellement, les critiques sont focalisées sur le Maire sortant en la personne de Omar Barhaoui et qui est appelé à défendre son bilan. Son slogan « continuité, transparence, proximité et développement humain durable » en dit long sur le travail qui l’attend. Son véritable adversaire est sans nul doute le fils du très célébrissime Joumani. Une sorte d’icône très populaire auprès des populations r’baties. Déjà beaucoup d’électeurs semblent se retrouver dans le programme de cette recrue du PAM. Joumani fils distille à petites doses les grandes réalisations de son père notamment en matière de transport en commun.

Et la nouvelle concession du transport public à Rabat devrait doper sa campagne. C’est ce qui fait dire à ce professeur universitaire et politologue que la bataille sera rude. « Nous sommes en face d’une situation intéressante politiquement. D’un côté, nous avons un novice qui veut faire ses premiers pas au sein d’un parti nouveau et qui aujourd’hui vient de rompre son alliance avec la majorité. Un entrepreneur qui dispose d’une grande expérience en affaires. Il s’agit d’un atout indéniable. Mais est-ce réellement suffisant pour gagner les élections ? De l’autre côté, ce sont des professionnels de la politique. Je pense que la victoire finale se jouera sur un fil », fait-il remarquer. Si son analyse ne tranche pas directement, elle met en relief cependant la difficulté qu’auront les candidats à convaincre l’électorat de Youssoufia. Un Arrondissement de 39 circonscriptions où la pauvreté et l’assainissement restent les problèmes fondamentaux.

Un scrutin attendu

Dans ce contexte, le candidat de l’Istiqlal compte sur l’enracinement du parti pour se frayer un chemin. Yabou Saïd, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est le symbole d’un renouveau. En la matière, le programme politique de Abbas El Fassi semble tonifier le discours du candidat du parti surtout que l’Istiqlal bénéficie actuellement d’une popularité depuis le message de soutien du Roi au gouvernement El Fassi. Il reste à concrétiser tout cela sur le terrain. Pour ce qui est du PJD, représenté ici par M. Balajji, le moins que l’on puisse dire les choses risquent de se compliquer pour ce candidat car Youssoufia est considéré comme une zone anti islamiste. Quant à Drina, tête de liste du RNI, il ne s’agira pas d’une partie de plaisir pour la simple raison qu’il ne peut plus compter sur « l’indulgence » du candidat du PAM à son égard dans les débats. De son côté, l’USFP, qui a misé sur Assouab, va peser dans la balance pour devenir juge et partie lors de l’élection du Maire. Est-ce en raison de toutes ces considérations que le PPS a décidé de retirer dans cette à la dernière minute ? Pour le moment les langues se délient sur la capacité du Parti du Progrès et du Socialisme à mobiliser ses troupes dans cette partie de Rabat. Toujours est-il que Youssoufia, cette commune de 95 000 électeurs va constituer un centre d’intérêt pour les analystes ainsi que pour les chefs de formation. Un suspens qui va durer jusqu’au 12 juin. En attendant, les grandes manœuvres ont déjà commencé.

Bon à savoir

Pour le scrutin du 12 juin, quelque 30 partis sont en lice pour briguer ces sièges répartis dans 221 communes urbaines et 1282 rurales, au scrutin mixte (uninominal et de liste).

Pour les communes de moins de 35.000 habitants, au nombre de 1411, les conseillers seront élus au scrutin uninominal. Le scrutin de liste s'appliquera dans 92 communes de plus de 35.000 habitants, alors que les membres des conseils des communes urbaines subdivisées en arrondissements seront élus au scrutin de liste à la proportionnelle, selon la règle du plus fort reste. Le nombre des circonscriptions électorales s'élève à 22.210 dont 20.672 ordinaires et 1538 additionnelles. Parmi les 27.795 sièges, 607 échoient aux membres des conseils des communes urbaines subdivisées en arrondissements et 789 aux conseils d'arrondissement. Les 24.451 autres sièges reviennent aux circonscriptions ordinaires, dont 20.545 pour les conseils communaux élus au scrutin uninominal et 2.674 pour les communes qui appliqueront le scrutin de liste et non découpées en arrondissement. En outre, 525 sièges sont réservés aux conseils des villes en plus de 707 autres sièges aux conseils d'arrondissement

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Communales - le PPS en meeting à Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le SG du parti rappelle les défis à relever par le pays

· Les citoyens doivent assumer leur responsabilité


A Rabat la campagne électorale pour les élections communales a commencé à chauffer, à partir du week-end dernier. Après les contacts de proximité pendant toute une semaine, les partis politiques passent aux grands rassemblements publics.

Dans ce cadre, un meeting a été organisé par le Parti du progrès et du socialisme (PPS) samedi dernier en plein air dans une place à Agdal proche du Lycée Descartes. Les camardes de Ismail Alaoui ont trouvé beaucoup de difficultés à mobiliser leurs troupes et drainer suffisamment de public à cette rencontre. Mais cela n’a pas découragé le secrétaire général du parti de faire son discours électoral.
«Il faut aller voter, car le sort de la ville de Rabat durant les 6 prochaines années dépendra des résultats de ces élections», annonce d’emblée Alaoui. Pour lui cela va permettre de «mettre un terme à la mauvaise gestion au niveau de la capitale ». Le message du secrétaire général du PPS est également valable pour une grande partie des communes du pays.

Pour le responsable du PPS, «il ne faut pas rater ce rendez-vous, car le pays passe par une phase cruciale qui nécessite de faire face à plusieurs défis». Le premier est l’intégrité territoriale du Royaume. Cette bataille nationale nécessitera une mobilisation du front intérieur avec une amélioration des conditions de vie des populations. «On doit militer pour atténuer les inégalités entre les différentes régions du pays», souligne Alaoui. Et d’ajouter que, «dans les villes, des efforts ont été déployés dans ce sens, mais beaucoup de travail reste à faire dans le monde rural». Pour l’orateur, ces régions affichent encore un déficit énorme en matière d’infrastructures de base. De même pour les services publics élémentaires particulièrement ceux se rapportant à l’éducation et à la santé.

Comment affronter les conséquences de la crise économique internationale sur notre pays est un autre défi à relever, estime le SG du parti du livre. Pour ce dernier, les retombées de cette crise commencent à être ressenties par l’économie nationale. Sur ce volet, Alaoui rappelle les baisses enregistrées dernièrement au niveau de nos exportations. Le même constat serait valable pour les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Rappelons par ailleurs qu’au niveau de Rabat le PPS a réalisé une percée lors des élections communales de 2003. Ce qui lui a permis d’être présent dans le Conseil de la ville et également au niveau des cinq arrondissements de la capitale, notamment à Agdal-Ryad et Souissi. Le président de ce dernier a été Faouzi Chaabi qui s’était présenté sous l’étiquette du PPS. Mais pour les échéances du 12 juin, la tâche ne sera pas aisée pour les camarades d’Ismail Alaoui d’atteindre au moins le seuil des 6%.

Sur ce volet, il faut noter que le PPS n’a pas pu présenter sa liste au niveau de l’arrondissement de Youssoufia. A Yaâkoub Al Mansour, le candidat du PPS, Grin Labyed, figure dans la deuxième position sur la liste présentée par l’alliance de la Gauche unifiée dirigée par Mohammed Sassi.

Dans l’arrondissement d’Agdal Hay Ryad, le jeune Anas Doukali, membre du Conseil de la ville, aura la difficile mission de concurrencer les listes des partis disposant d’un réseau électoral solide. Il s’agit en particulier de celles du Parti de la justice et de développement (PJD) et du Mouvement populaire (MP). Sans oublier la liste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) dirigée par Fathallah Oualalou, membre du bureau politique du parti.

J. R.

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4 juin 2009

Fathallah Oualaou, tête de liste USFP à Agdal-Ryad : «Pourquoi je suis candidat à Rabat»

LIBERATION.MA

Longtemps député de Rabat, Fathallah Oualalou signe son retour dans l’arène électorale en se présentant aux communales. Le candidat usfpéiste, tête de liste à Agdal-Ryad, explique les raisons qui ont motivé son choix. Entretien avec un politique qui a toujours pensé que Rabat est une ville mythique.

Libération : Fathallah Oualalou, vous êtes tête de liste à Rabat, pourquoi avoir choisi de vous faire candidat aux communales du 12 juin sachant que vous ne vous êtes pas présenté aux dernières législatives ? Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Fathallah Oualalou : D’abord, parce que j’aime par-dessus tout mon pays. Chaque fois que je sens qu’il est important d’être au service du pays, qui plus est en utilisant l’USFP comme instrument, j’y vais, sans la moindre hésitation.
En fait, ma décision est également liée à ce qui s’est passé lors des législatives de septembre 2007 où je ne me suis pas effectivement présenté. A l’USFP, nous avons tous senti la nécessité de réhabiliter la politique dans le pays, donner plus de crédibilité à l’action politique. Nous avons tous senti qu’il y a un grand hiatus entre les avancées que le Maroc a connues, ces dernières années, sur les plans économique, sociétal et culturel et la stagnation du rôle du champ politique. Et l’USFP a une responsabilité en la matière. Parce que c’est Rabat, parce que c’est la capitale. Rabat est une ville mythique. C’est la ville du nationalisme, du progrès. Rabat a toujours été liée à l’USFP, en ce sens qu’elle est aussi la ville de Mehdi Ben Barka.

Enfin, pour moi, Rabat est un formidable champ d’expérimentation avancé de ce projet de réhabilitation de la politique.

Vous êtes natif de Rabat, vous avez longtemps été le député de Rabat. Quels sont, de votre point de vue, les défis qui se posent aujourd’hui dans la gestion de la capitale ?

Rabat a certainement une chance actuellement. Quand je pense à Rabat, ce sont trois dates qui me viennent à l’esprit : l’arrivée des Romains avec le Chellah, Yacoub El Mansour et l’ère actuelle. L’ère actuelle est ici incarnée par le projet Bouregreg qui est structurant. Un tel projet va permettre à Rabat et Salé de se réconcilier et en même temps de ne plus tourner le dos au fleuve et à l’océan. Pendant des siècles ces villes ont tourné le dos au fleuve et à l’océan, ce qui explique en grande partie la stagnation des deux cités et du pays. Donc, le projet du Bouregreg est une chance. J’ai eu la chance au sein du gouvernement de suivre ces projets. Et l’USFP explique dans son programme communal qu’elle accompagne ces projets.

Cela signifie en fait qu’il s’agit de faire en sorte que Rabat réponde aux défis, aux enjeux du 21ème siècle, et reste une cité fière de son passé. En même temps Rabat est appelée à se diversifier, à ne plus rester prisonnière de l’Administration. Le poids de l’Administration, de ces entreprises publiques est là. Mais il est important que les revenus et les activités soient diversifiés. Rabat doit le faire dans un cadre régional avec Salé, Témara, Skhirat, bref, avec toute la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

J’ajouterais que Rabat a une autre chance à saisir. C’est la capitale du Royaume. L’élite vit à Rabat et la ville est appelée à devenir de plus en plus le premier centre de rayonnement culturel du Maroc. Les grands projets comme la bibliothèque nationale, le musée, etc, vont permettre à la cité d’avoir un nouveau destin culturel. Ce qui permettra de promouvoir un nouveau tourisme, un tourisme de séjour et non plus de passage. Et je ne parle pas seulement de tourisme des étrangers mais aussi celui des Marocains. Rabat doit attirer en tant que lieu de rayonnement culturel tous les Marocains.

Il est aussi essentiel de promouvoir la complémentarité de Rabat avec Casablanca. Historiquement, au cours des deux derniers siècles, elles ont été les deux capitales, politique et économique, du pays. Il faut dépasser cette dualité. Les deux grandes villes doivent se rejoindre à travers même un redéploiement d’un certain nombre d’activités de Casablanca à Rabat, et vice-versa.

Rabat a un statut particulier conformément à la charte communale. Est-ce que cela laisse la place à une véritable gestion communale et un exercice du pouvoir par les élus ?

Toutes les capitales du monde ont leurs spécificités et l’Etat doit s’occuper de Rabat parce que Rabat prend aussi en charge les fonctions de la capitale. Aux élus de suivre et d’accompagner ce statut avec intelligence, doigté et en même temps avec volontarisme. Les élus doivent défendre leurs compétences, c’est normal, mais ils doivent être une valeur ajoutée pour les grands projets nationaux. La valeur ajoutée, c’est justement faire en sorte que ces projets répondent aussi aux attentes de la population. Rabat est un lieu de passage entre le Sud et l’Est du Maroc. Ceci est fondamental. C’est pour cela que Rabat est d’abord un lieu d’Histoire mais aussi de géographie.

Rabat a eu une chance, celle des multiplications des centres, et ceci a été rendu possible grâce aux élus de l’USFP qui avaient alors la majorité pendant une dizaine d’années. A côté du centre historique de la ville que constituent les avenues Mohammed V et Allal Ben Abdallah, il y a maintenant le centre de l’Agdal qui a sa logique de pôle, le centre de Ryad mais il y a aussi Yacoub El Mansour et ses activités économiques sans oublier bien sûr Youssoufia. Il est important de créer entre ces différents pôles des éléments de synergie et de complémentarité. Il est ici essentiel de faire en sorte que les inégalités en matière d’équipement, de logement, de scolarisation, de santé et qui existent à Rabat soient résolues.

Pendant longtemps Rabat a été un fief ittihadi, un fief aujourd’hui perdu. Comment comptez-vous le reconquérir ?

C’est tout le challenge ! Réussir ce challenge concerne Rabat mais aussi le pays. Au Maroc, le monde rural est essentiel pour l’équilibre du pays. Mais comme partout dans le monde, ce sont les villes qui portent les éléments de progrès. Il y a des villes comme Rabat, Fès, Marrakech, Casablanca mais des petites et moyennes villes qui doivent jouer le rôle de locomotive dans le sens de la modernisation de notre pays. Et pour moi la modernisation est globale, elle touche le politique, c’est-à-dire la démocratie, mais aussi l’économique, le sociétal, le culturel, le statut de la femme, etc.

Je crois que c’est dans les villes qu’il y a un tissu qui permet cette modernisation. Une grande ville appartient à tous ses habitants, et pas seulement les R’batis d’origine. C’est dans ce sens que l’on retrouve tous les habitants du Maroc à Rabat. C’est la raison pour laquelle je dis que Rabat est un champ d’expérimentation avancé des mutations nécessaires pour ce pays, et notamment sur le plan politique.

Réussir donc le challenge à Rabat, c’est donner de l’espoir. Après ces 10 dernières années, liées au nouveau règne, le Maroc a fait de grands pas. Le pays a changé, bougé, etc. Maintenant, il faut un nouveau départ. C’est pourquoi l’USFP a pris l’initiative en matière de réformes. Ce nouveau départ doit être aussi politique. Le monde est en crise et cette crise oblige tous les pays à repenser leur politique et à réhabiliter le politique. Partout dans le monde, l’Etat est aujourd’hui au secours de l’économie. Au Maroc, l’Etat, nécessairement démocratique et moderne, doit actuellement relancer le pays pour une nouvelle génération de réformes. La nouveauté de ces réformes réside dans le fait de donner plus de crédibilité à la politique, aux institutions. Et c’est tant mieux que l’on commence par des institutions élues localement, ce qui nous permettra en 2012 de passer à la réhabilitation de la politique au niveau du Parlement. C’est donc l’annonce des 10 prochaines années. Ces élections du 12 juin sont certainement locales mais ont une véritable dimension nationale

Ces élections sont locales, elles sont censées incarner une politique de proximité. Dans votre programme, que proposez-vous pour changer, améliorer la vie des R’batis ?


Il est important de réduire toutes les inégalités dans la ville. Si Agdal-Ryad est un pôle de modernité, il ne faut pas oublier les autres espaces. Je pense à la médina, au Mellah, aux bidonvilles de Rabat. On ne peut pas être une capitale au 21ème siècle avec ces poches de pauvreté. Les municipalités doivent accompagner toutes les politiques de lutte contre la pauvreté, une lutte dans laquelle j’inclus l’analphabétisme, le logement insalubre, etc.

Nous avons une ville où le taux de motorisation augmente de plus de 10%. Par conséquent, il y a des problèmes de transports. Le projet Bouregreg a amené le tramway. C’est une solution mais il faut que cette solution intègre une logique plus globale.

A partir des atouts de Rabat, il faut également faire en sorte que l’habitant, en tant qu’individu et en tant que collectivité ait la possibilité de rayonner, de s’épanouir dans sa famille, dans sa ville. Ici, le culturel est important.

Il faut également s’occuper de tous ceux qui ont des difficultés. Je pense aux enfants, aux personnes âgées, aux handicapés.

Autre élément important, faire en sorte d’accompagner la diversification de l’activité économique pour permettre l’amélioration des revenus des habitants et contribuer à résoudre les problèmes du chômage. Une municipalité doit accompagner toutes les actions visant à promouvoir la formation, à adapter la formation des jeunes aux besoins de l’économie. Une municipalité a le devoir de s’occuper du quotidien, c’est-à-dire la proximité qui va de l’éclairage au ramassage des ordures, etc mais doit dans le même temps accompagner les actions de l’Etat. Il est important dans ce sens d’améliorer l’attractivité de notre pays, de notre ville, de notre région pour les investissements.

Quand vous dites tout cela, Fathallah Oualalou, il est évident que vous visez la mairie de Rabat. Quelles sont les alliances que vous êtes prêt à faire au lendemain du 12 juin ? Et comment s’annonce, selon vous, la bataille pour la ville ?

Dans cette élection, il y a deux projets qui s’affrontent. Il y a d’abord le projet du progrès, de l’efficacité et de l’éthique. Progrès, efficacité et éthique signifient crédibilité. Face à ce projet, il y a les autres pratiques. Il est important pour notre pays de les contourner. Je pense particulièrement à l’utilisation de l’argent souvent mal gagné et qui perturbe notre démocratie et ne lui permet pas d’avancer. Il faut peut-être revenir à ce que nous voulions faire il y a dix ans. C’est-à-dire, redonner une chance à la transition démocratique, à nouveau. Car nous ne l’avons pas tout à fait réalisé.

Par conséquent, les critères pour les coalitions post-électorales vont tourner autour du degré de rapprochement du projet de l’USFP, un projet qui défend la crédibilité, la modernisation et l’éthique.

Entretien réalisé par Narjis Rerhaye

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2 juin 2009

Amwaj : le chantier toujours à l’arrêt et le départ de Sama Dubaï à l’étude

La Vie Eco

Le scénario du remplacement de Sama Dubaï en discussion.

L’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg cherche des solutions pour relancer le projet.

Si le groupe émirati veut se retirer, l’agence aura l’exclusivité du choix d’un autre associé.


Le chantier d’Amwaj, la deuxième séquence du méga projet de Bouregreg, est toujours à l’arrêt. Au même moment, personne n’est en mesure de confirmer ou d’infirmer les informations sur un éventuel retrait de Sama Dubaï du tour de table de la joint-venture créée spécialement pour gérer cette phase -ce groupe détient 50 % de la société gestionnaire. Mais une chose est sûre, le retrait de l’opérateur émirati est aujourd’hui à l’étude. «Les actionnaires travaillent actuellement sur les différentes alternatives pour sortir de cette crise. Le remplacement de l’actionnaire principal Sama Dubaï par un autre investisseur est envisagé. Mais l’apport financier du futur entrant est sujet à discussion puisqu’il est difficile de trouver un investisseur capable d’honorer les engagements de Sama Dubaï», confie une source proche du dossier. En effet, sur les 3 milliards de dollars (24 milliards de DH) que devrait coûter le projet Amwaj, Sama Dubaï s’était engagée à fournir la moitié, soit 12 milliards, dans un délai de 4 ans. «Le nouvel entrant pressenti ne pourra pas apporter plus d’un milliard de DH. Si l’opération est conclue, beaucoup de choses changeraient dans le pacte d’actionnaires», ajoute notre source.

Le terrain, principal casse- tête pour reconstituer le tour de table

Contacté par La Vie éco, Lamghari Essakl, Dg de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) qui chapeaute tous les projets de la vallée, rejette l’éventualité d’un remplacement de Sama Dubaï. «Il est vrai que le chantier est toujours à l’arrêt, mais nous ne sommes pas dans une optique de rupture», précise-t-il. Avant d’ajouter : «Nous sommes actuellement en négociations avec tous les partenaires pour voir dans quelle mesure l’agence peut reprendre la gestion du projet dans l’objectif de le redynamiser».

M. Essakl cite également le pacte d’actionnaires qui stipule que le terrain (180 000 m2) est la propriété de la société gestionnaire pour expliquer toute la difficulté à changer la composition du tour de table. Outre le groupe émirati, le capital est contrôlé par l’AAVB qui détient 20%, la Caisse de dépôt et de gestion (20%) et la Caisse marocaine des retraites (10%). «Il serait donc très difficile de remplacer Sama Dubaï par un autre actionnaire. De toutes les manières, je reste convaincu que le changement de partenaire ne constitue pas la meilleure alternative», insiste M.Essakl. Il ne ferme cependant pas tout à fait la porte à un possible remplacement de l’opérateur émirati. «S’il n’existe aucune autre solution et que nous sommes obligés de remplacer Sama Dubaï, il appartiendra alors à l’AAVB, et non à l’opérateur émirati, de choisir le nouveau partenaire» , concède-t-il.

Signalons par ailleurs qu’en plus d’Amwaj, le projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg comprend cinq autres séquences. Il s’agit de Bab Al bahr (voir encadré), la Kasbah du Bouregreg, le Sahrij du Oued, El Minzeh El Kébir et le Lac des Shouls. Ces séquences ne sont pas successives, mais elles sont mises en concurrence selon la disponibilité des partenaires qui répondent favorablement aux cahiers des charges.


Focus :Bab Al bahr : l’enjeu !

Si elle connaît des problèmes quant à la mise en œuvre de la deuxième séquence du projet Bouregreg, l’Agence d’aménagement de la vallée éponyme (AAVB) est en revanche très fière de ses autres réalisations. «Nous sommes engagées sur d’autres séquences de ce projet qui marchent très bien. Installation hydraulique, pont tunnel qui doit relier Rabat à Salé, tramway...constituent autant de chantiers qui n’accusent aucun retard», se félicite Lamghari Essakl, Dg de l’AAVB. Mais c’est Bab Al bahr, la première séquence de ce méga-projet, qui détient la palme d’or quant à l’état d’avancement des travaux. Après la finalisation de l’aménagement du site, les travaux de développement et de construction ont été lancés en grande pompe le 11 mai courant. La société gestionnaire a même démarré la commercialisation des 23 lots qui constituent la cité Bab Al bahr. Celle-ci comportera notamment 1 600 logements de haut ou de moyen standing, des équipements, des commerces dont un centre commercial, des activités tertiaires et 4 hôtels.

N.B

Libellés : ,

Drame de Mawazine : la faute ou la fatalité ?

REPORTER

Le dramatique baisser de rideau sur le festival de Mawazine a, bien entendu, immédiatement déclenché un débat. La question est : qui est responsable des 11 morts et dizaines de blessés ?

C’était trop beau… Le festival « Mawazine rythmes du monde », c’était une semaine de fête pour tous les mélomanes quels que soient leurs goûts musicaux, leur âge, ou leurs moyens financiers. Même ceux qui n’habitent pas Rabat et les villes qui en sont proches ont pu vibrer au rythme de ce festival à travers des retransmissions radiophoniques ou télévisées, partielles ou intégrales, en direct ou en différé… De quasiment tous les spectacles ! C’était aussi les méga-stars –celles qu’on aurait pu ne jamais voir se produire au Maroc, comme Stevie Wonder ou Kylie Minogue- qui, non seulement étaient sur les scènes marocaines, mais y étaient plus accessibles que n’importe où au monde.

Les télévisions satellitaires relayaient l’évènement en boucle. Que les idoles et leurs prestations soient arabes, occidentales, ou strictement nationales, cette semaine de joie populaire faisait plaisir à voir. Et c’est la dernière nuit (samedi 23 mai), au dernier spectacle, à la dernière minute (minuit et quart), quand les spectateurs allaient quitter la scène de Hay Nahda où se produisait le chanteur populaire Stati, qu’une bousculade s’est produite sur ce site, transformant la fête en cauchemar : 11 morts et des dizaines de blessés. La plupart des victimes –dix adultes et un enfant- étant mortes asphyxiées. Les autres scènes, elles, se vidaient sans problèmes, celle du Souissi, où avait lieu la clôture officielle, après le spectacle de Stevie Wonder, retenant même encore un peu la foule qui, le nez au ciel, voulait admirer le feu d’artifice jusqu’au bout.


Ceux qui n’étaient pas sur les lieux du tragique accident ne voulaient même pas y croire, jusqu’à ce que l’agence MAP eût donné l’information. Quelques jours auparavant, en effet, la rumeur avait couru que trois personnes étaient mortes asphyxiées dans un autobus transportant les fans de Kadem Saher. Une certaine presse s’en était fait l’écho. Pure « intox » que le ministère de l’Intérieur avait vigoureusement démentie dans un communiqué officiel (c’est dire combien la question était sensible !).

Comment s’est produit le drame ?

Le wali de Rabat, les autorités locales et les représentants de l’Association Maroc Cultures (organisatrice du festival) ont donné une conférence de presse conjointe dès le lendemain, dimanche, en début d’après midi pour livrer les résultats de la toute première enquête menée sur les lieux. « L'accident survenu suite à la bousculade (…) n'est pas dû à une défaillance au niveau de l'organisation ou de la sécurité », a d’abord tenu à annoncer le Wali de Rabat, avant de préciser : «le drame s'est produit lorsqu'un groupe de spectateurs, voulant gagner du temps à la sortie du stade à l'issue du concert, a emprunté un passage étroit non autorisé au public… ». Et d’insister : « que ce soit le long de la semaine ou lors des éditions précédentes du Festival Mawazine, à aucun moment nous n'avons connu de problèmes ou d'incidents dus à une question de sécurité ou d'organisation ».

Les critiques ont cependant mis un bémol à cette dernière affirmation, rappelant qu’il y a quand même eu quelques petits problèmes et même quelques dégâts matériels, cette année.

Les organisateurs expliquent encore que le stade de Hay Nahda, d'une superficie de 55.000 m2, était partagé en sept zones et que le site avait abrité tout au long de la semaine des spectacles à forte affluence. Côté sécurité, pas moins de 500 agents des CMI (Compagnies mobiles d'intervention), 5 unités de Forces auxiliaires, 300 agents de police et 60 agents de protection civile avaient été mobilisés. Les organisateurs ont dit avoir fait mieux que ce qu’impose la norme internationale pour ce genre d’événement, mais les critiques jugent que ce n’est toujours pas assez...
Ceci étant, dans l’ensemble, la 8ème édition du Festival Mawazine a pu compter quelque 2 millions de spectateurs qui ont suivi les concerts sur les différents sites où ont été dressées les scènes.

Un succès donc, malgré tout… Jusqu’à ce que se produise le drame qui a été accueilli avec un sentiment de grande injustice.

Grande injustice pour les 11 morts qui ont payé le prix fort, celui de leur vie… Pour les blessés graves aussi : les six qui ont subi une intervention chirurgicale et les deux qui, à l’heure où étaient écrites ces lignes, étaient encore sous assistance respiratoire.

Grande injustice pour ceux qui ont déployé tant d’efforts, tout au long de la semaine, avec l’obsession d’éviter, précisément, ce genre de tragédie.

Et grande injustice pour les initiateurs du festival (avec, à leur tête, tout le monde le sait, le Roi) qui voulaient offrir au pays cette plateforme des rythmes du monde et la voulaient populaire, ouverte à tous les publics et certainement pas source de malheur.

Qui est alors responsable de ce gâchis ? La question était naturellement inévitable.

Les regards se sont aussitôt tournés vers les responsables de l’organisation et de la sécurité.

Quelques avis, de très mauvaise foi, ont fusé… Comme de prétendre que tous les agents de sécurité étaient du côté du site sur lequel se produisait Stevie Wonder parce que les Princesses y étaient. Des avis, du reste, contredits par les commentaires et témoignages de la chaîne Al Jazeera qui, bien qu’ils soient de toute aussi mauvaise foi (cette chaîne ayant des comptes à régler avec le Maroc, depuis que son bureau de Rabat a été fermé), rapportaient que les agents d’intervention rapide cognaient sur ceux qui se bousculaient à la sortie de la scène où s’est produit le drame (les agents de sécurité étaient là et ils cognaient ou ils étaient tous du côté de la scène de Stevie Wonder ?).

Les visites sur le terrain de journalistes sérieux, les témoignages des proches des victimes et les compléments d’information donnés lors de la conférence de presse ont montré qu’il n’y avait pas eu faute des organisateurs. Ce qui était tout au plus reproché à ces derniers, c’est de ne pas ouvert toutes les issues de sortie, puisqu’il y en avait plusieurs.

Les commentateurs ont alors posé la question du bienfondé même du festival. « Ne manquait-il au Maroc que la musique ? Avait-on réglé tous nos problèmes pour nous consacrer aux loisirs ? », etc, etc… Un raisonnement qui, non seulement jette le bébé avec l’eau du bain, mais qui, s’il était appliqué, empêcherait le pays d’entreprendre quoi que ce soit. Alors que le fait d’entreprendre sur le plan culturel, n’empêche pas d’entreprendre également sur le plan économique, social… Il n’est que de voir les nombreux chantiers ouverts actuellement au Maroc… Le festival de Tanger empêche-t-il, par exemple, de construire l’immense complexe du port Tanger-Med? Mawazine empêche-t-il Rabat de creuser ses artères pour poser les rails du tramway Rabat-Salé ? N’est ce pas le même raisonnement qui avait été mis en avant lorsqu’avait été annoncé le projet d’un TGV (Train à grande vitesse) reliant Tanger à Casablanca…?

S’il n’y a pas faute, qui inculper pour ces 11 morts et 8 blessés graves ? Serait-ce juste la fatalité ?

D’autres participants au débat (particulièrement sur internet. Voir ci-contre quelques interventions recueillies sur notre site www.lereporter.ma) estiment que le coupable n’est ni l’incompétence des organisateurs, ni la fatalité, mais bel et bien le manque de discipline des Marocains. Ce sont ceux qui n’ont pas respecté les consignes de sortie, ceux qui –tout à coup pressés- ont provoqué la bousculade, ceux qui ont emprunté des voies non prévues pour évacuer la foule qui sont responsables de la tragédie.

Une chose est sûre, le Marocain ne sait pas attendre son tour ou « faire la queue ». Impatience, manque de civisme, ou habitude nationale… Le fait est que lorsqu’un Français entre dans une épicerie, en France, il se met systématiquement derrière le dernier de la file. Tandis que le Marocain, au Maroc, même s’il trouve dix personnes avant lui dans l’épicerie, ne s’empêche pas d’interpeller l’épicier avec l’habituel « Serbini daria ! » (sers moi vite). Le fait est aussi que, même sur une autoroute, lorsque le conducteur marocain se voit coincé derrière des voitures qui roulent normalement, il essaie d’intimider tous ceux qui sont devant lui avec des appels de code-phare pour pouvoir les doubler en priorité et s’il y en a qui n’obtempèrent pas, il les doublera quand même, à droite, quitte à se mettre en danger en allant sur le bas côté.

Les organisateurs de Mawazine ont dit qu’ils tireraient les leçons de ce drame pour l’édition de l’année prochaine. Ils songent peut être à supprimer tous les grillages et barrières et laisser la foule se déverser dans tous les sens comme une grosse tâche d’huile ? Ce serait la seule solution, parce qu’il est peu probable qu’un drame et douze mois plus tard, le Marocain change de nature. La preuve : malgré toutes les mesures prises pour bien accueillir les spectateurs du stade de foot de Casablanca et la présence impressionnante des forces de l’ordre pour dissuader les hooligans, rien n’y fait. Bousculade et casse sont toujours au rendez vous… Et cela dure depuis des années !

Tout le monde a prié pour la paix de l’âme des victimes de Hay Nahda et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Leurs frais à tous (inhumation et soins) ont été pris en charge par le Roi.

Il reste à espérer que ce que l’on voit à la télévision et lit dans la presse, sur la détresse des proches des victimes et les épreuves que traversent les blessés (tous les téléspectateurs ont vu le petit enfant couvert de bandages, gisant sur le lit d’hôpital), servira à quelque chose… Et pas seulement à améliorer les conditions de sécurité de la prochaine édition du festival.

Bahia Amrani

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Mawazine 2009 : retour sur quelques moments forts

REPORTER

Avant d’être entaché par ce drame survenu à la fin de tous les spectacles, Mawazine aura été, de bout en bout, une grande fête. Arrêt sur quelques moments forts.

Daoudi et Daouda : Les foules en transe

Les scènes de Mawazine ont continué au cours des trois derniers jours de présenter différentes couleurs musicales de l’immense océan des rythmes du monde. Le public, bien heureux de la chance qui lui est offerte, a afflué en masse à tous les concerts. Ainsi, les épris de la musique chaâbi, se sont procurés bien du plaisir à danser et pour certains d’entrer en transe au rythme produit par les deux pionniers de la scène chaâbi marocaine : Daoudi et Daouidia. Cette soirée dédiée en entier au style chaâbi, a attiré un public assez hétérogène. Un public de tout âge venu de Rabat, Salé, témara, mais aussi de Casablanca et d’autres villes. Tout ce monde a envahi l’estuaire du Bouregreg.

Daoudi, pour envoûter son public, a ouvert son concert par sa fameuse « Ayta Daouidia », acclamée jusqu’au bout par les milliers de spectateurs qui venaient témoigner leur préférence pour cette couleur musicale très prisée par une bonne partie des Marocains. Daoudia non plus n’a pas démérité. Elle a été, elle aussi, vivement acclamée. Stati l’a été encore plus puisque pas moins de 70.000 spectateurs ont afflué vers la scène de Hay Nahda pour le voir. C’est dommage qu’il y ait eu cet incident dramatique juste après un spectacle qui aura été inoubliable.

Kadem Saher : Une légende arabe à Mawazine

La magie artistique n’a pas connu de répit à Mawazine. La star irakienne Kadem Saher était aussi de la fête. Cette figure emblématique de la chanson arabe a enchanté un public, fort nombreux, féru de ses chansons si poétiques. L’artiste connu et aimé dans tout le monde arabe a interprété ses titres les plus célèbres, dont «Nasito Daii", "Zidini Ishkan", "Madrassat Al Hob", "Koli Ohiboka" et "Anssa AlAlam".

Le secret du style Kadem Saher demeure sa fidélité à la musique classique et traditionnelle iraquienne. Kadem sait si bien broder un rythme qui se veut moderne, mais avec des bases classiques. C’est ce qui fait le grand succès de cet érudit de la chanson arabe.

Jazzy : L’originalité du mélange

Du jazz enrobé de musique arabe a été dirigé par l’éminent guitariste américain, Al di Meola et le maître marocain du Luth Saïd Chraïbi. Ce spectacle a fait salle comble mercredi au Théâtre Mohammed V. Plus de 1500 spectateurs ont pu apprécier la communion entre ces deux génies. Laquelle communion a donné lieu à une création musicale inédite, véritable succès de cette 8ème édition.

L’exceptionnelle soirée de fatma Tabaamrant

La diva de la musique amazighe, Fatma Tabaamrant a subjugué le grand public venu l’acclamer. L’artiste, accompagnée de quelques danseuses très habiles, a enflammé la scène. La légende de la musique berbère a offert au public ses plus beaux succès.

Dans le public, il a suffi à Fatma Tabaamrant d’égrèner l’un de ses titres les plus connus pour que certains commencent à suivre mot à mot les refrains lyriques de ses poésies amazighs.

Ce n’est pas un hasard. Fatma Tabaamrant est l’une des figures les plus emblématiques de la chanson amazighe traditionnelle. Son répertoire musical constitue un élément substantiel dans le puzzle artistique du patrimoine berbère marocain.


Romance : Le Chellah a vibré au rythme de Joubran


Le fameux site du Chellah a vibré au rythme d’un exceptionnel concert donné par le Trio Joubran. Les trois frères, Samir, Wissam et Adnan, accompagnés de leur percussionniste, ont séduit le public avec des airs assaisonnés du jeu remarquable de leur instrument fétiche, l’oud. Les frères ont clôturé leur concert en chantant en chœur avec le public la chanson d’Abdelhamid Hafez, « Ahwak ». Le public ému, a ardemment applaudi le groupe palestinien qui a souligné son attachement au Maroc et à son peuple.

Hay Nahda : Najwa Karam chez elle

La scène de Hay Nahda a accueilli le concert tant attendu de la chanteuse libanaise à la voix somptueuse, Najwa Karam. Des milliers des fans ont afflué vers le lieu du spectacle pour se régaler de cette soirée exceptionnelle de l’artiste.

Le concert a été retransmis en direct à la télévision pour permettre aux spectateurs n’ayant pas pu assister directement au spectacle de vivre l’émotion délivrée par la superbe voix de Najwa Karam. L’artiste, rappelons-le, a été accueillie par des dizaines de fans à son arrivée, au son des « Dkaykeya ». Un accueil qui témoigne de l’attachement d’une grande partie de la population marocaine à cette diva de la chanson arabe. Elle-même émue par cet accueil, la chanteuse était à court de mots pour remercier ses hôtes.

Rythmes du Monde : Johnny Clegg le zoulou

Dans sa première représentation au Maroc, la légende zouloue, Johnny Clegg, a également émerveillé le public. L’artiste a interprété ses plus grands succès, dont « Scatterlings of Africa » ou « Asimbonanga », avec des chorégraphies zouloues qui font la particularité de ce grand musicien sud africain.

Buena Vista Social Club : Des airs cubains…

Le groupe Buena Vista Social Club a à son tour attiré un public si friand des airs épicés de la musique cubaine. Le chanteur du groupe, Eliades Ochoa, a repris plusieurs titres du chanteur fétiche de Buena Vista Social Club, Compay Segundo, au grand bonheur du public qui n’a pas pu s’abstenir de danser pendant toute la durée du concert. Une preuve de plus que la musique est un langage universel.


Said Naoumi


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Stevie Wonder… Wonderful !

Ceux qui ont assisté au concert de Stevie Wonder en sont revenus complètement conquis. Non pas par l’artiste. Ce n’était pas ce jour-là qu’on allait découvrir son talent. Tout le monde a entendu, si ce n’est fredonné un jour, les grands succès de Stevie Wonder comme « superstition », « isn’t she lovely ? », « You are the sunshine of my life »… Mais par l’homme.

Il est vrai que les milliers de spectateurs qui avaient fait le déplacement étaient venus pour voir l’artiste. Le public était impressionnant. Des Marocains, des étrangers, des jeunes, des moins jeunes… Stevie Wondeur est l’idole de plusieurs générations. C’était amusant de voir ces couples enlacés, regardant vers la scène, se balançant au rythme des mélodies. Ou bien ces jeunes levant les bras au ciel et sautillant en chantant avec l’artiste. Ou encore, ces enfants, sur les épaules de leurs parents, répétant les couplets les plus connus du chanteur…

Il faut dire que Stevie Wonder a fait bien plus que chanter ses hits. Il a constamment mis à contribution le public, lui permettant de l’accompagner, en répétant les airs que les spectateurs semblaient apprécier davantage, lui faisant répéter des refrains, aux envolées orientales, inventés pour la circonstance et inspirés par le pays, lui demandant de compter avec lui, à rebours, à partir de 5 et en arabe… Stevie était magistral, en chantant comme en jouant de ses instruments. Notamment à l’harmonica qui, sous son souffle, vous scie le cœur en deux. Et il était en même temps drôle et tellement professionnel !

Mais ce qui a encore plus touché l’assistance, c’est Stevie Wonder, l’homme. Un être sensible qui dit qu’il reviendra au Maroc pour chanter au profit des non voyants (lui qui a perdu la vue, à l’âge d’un mois, dans une couveuse, du fait d’une erreur médicale). Un père au cœur débordant de tendresse qui, après que sa fille Aïsha ait chanté de sa voix chaude, l’a serrée contre lui, bouleversé, les écrans géants l’ayant montré au bord des larmes. Un défenseur des causes nobles auquel son succès phénoménal ne fait pas oublier les démunis. Il a chanté à l'investiture du président Barak Obama, mais il parle encore de vouloir chanter pour les pauvres d’Afrique (un autre we are the word). Tout simplement wonderful !

BA

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