20 avr. 2009

Communales 2009 : l’USFP lance ses ténors à Rabat

La Vie Eco

Ministres, présidents sortants, ténors…, la bataille des mairies commence : à Rabat, Casa, Salé, Tétouan, Marrakech et Agadir, les présidents sortants candidats.

Fathallah Oualalou, Faouzi Chaâbi et Driss Lachgar attendus à Rabat, Nawal El Moutawakil, Ahmed Chami, Yasmina Baddou, Karim Ghellab annoncés à Casablanca.


Ce mois d’avril, à Rabat, le microcosme partisan a assisté à une scène qui se répétera sans doute à travers le pays dans les semaines à venir. Faouzi Chaâbi, député PPS, a quitté le Parti du progrès et du socialisme (PPS) pour le Rassemblement national des indépendants (RNI). Aussi bien le concerné que son ancien parti insistent : le divorce s’est fait à l’amiable. A l’origine de la séparation, pas de divergences idéologiques ni de désaccords personnels mais tout simplement le fait qu’en enfilant le maillot du parti de Mansouri, M. Chaâbi augmente largement ses chances de se faire réélire conseiller communal et président de l’arrondissement de Souissi à l’occasion des élections communales du 12 juin, mais aussi et surtout de se positionner parmi les prétendants les plus sérieux à la présidence du Conseil de la ville de Rabat. Pour y parvenir, Faouzi Chaâbi compte sur deux alliés fraîchement adoubés RNI : Houssine Kerroumi, ex-PJD, ex-MP, et Saâd Benmbarek, ex-Istiqlal, présidents sortants respectivement de l’arrondissement de Yacoub El Mansour et de celui de Hassan, et candidats à leur propre succession à la tête des mêmes circonscriptions. Si les trois hommes parviennent à se faire réélire à leurs postes respectifs, ils dirigeraient de facto trois des cinq arrondissements de Rabat. Et si cela ne suffit pas pour remporter la «mairie» de la capitale, ils espèrent bien bénéficier du soutien du premier allié du RNI : le Parti authenticité et modernité.

La bataille se déroulera, toutefois, en plusieurs étapes. Dans un premier temps, le PAM, dirigé par Mohamed Cheikh Biadillah, présentera sans doute son propre candidat, à Rabat comme dans le reste du pays. M. Chaâbi devra également affronter le maire sortant de la ville, Omar Bahraoui, candidat à sa propre succession.

L’USFP lance ses ténors à Rabat

Toutefois, les candidats du RNI, du PAM et du MP ne seront pas les seuls à se mobiliser sur la scène politique r’batie. Depuis quelques semaines, d’autres candidats multiplient les signaux, sans s’engager. Dans les couloirs de l’USFP, deux noms reviennent régulièrement : Fathallah Oualalou et Driss Lachgar. La candidature du premier est attendue dans le quartier Hay Riad, tandis que le second hésiterait encore entre plusieurs arrondissements de la capitale dont le Souissi, où un autre ittihadi s’est déjà ouvertement déclaré candidat, sans viser au-delà de la présidence de l’arrondissement. Il s’agit de Rachid Balafrej, cadre de la section locale du parti et proche de l’ancien numéro un de l’USFP, Mohamed Elyazghi. Interrogés sur leurs intentions, MM. Oualalou et Lachgar gardent le silence. «Nous n’en sommes pas encore là. Pour l’instant, aucun militant de l’USFP au Maroc n’est candidat à la présidence du conseil communal, tout le monde est candidat au poste de conseiller», explique M. Lachgar. En effet, à l’instar des autres militants, les deux hommes devraient se soumettre à une longue procédure dont les résultats devront être avalisés par le bureau politique de l’USFP. Le fait que tous deux soient membres du bureau en question n’est pas non plus pour faciliter les choses. C’est que chacun d’entre eux a ses points forts : selon les militants du parti, Fathallah Oualalou, numéro 2 officiel du parti de la rose, aurait à son avantage son long séjour au ministère des finances sous les gouvernements Youssoufi et Jettou, et de bonnes relations en haut lieu, contrairement à Driss Lachgar. Ce dernier, ex-président du groupe parlementaire ittihadi, pourrait toutefois devenir l’homme de la situation au cas où l’alliance USFP- PJD, qu’il a régulièrement évoquée depuis quelques mois, venait à se concrétiser. Reste que, malgré le buzz médiatique autour de l’affaire, qui ne fait pas que des heureux dans les rangs des deux partis, aucune sortie officielle de la formation de Abdelouahed Radi n’est venue confirmer l’existence d’un accord quelconque.

Par ailleurs, rien ne garantit que le PJD ne serait pas tenté de présenter la candidature de l’un des siens à la présidence du conseil si les résultats du 12 juin étaient à son avantage. Le parti de Abdelilah Benkirane semble d’ailleurs mettre les petits plats dans les grands en préparation des élections : si les numéros un et deux du parti, Abdelilah Benkirane et Abdellah Baha, devraient rester hors course, la formation envisage de jeter dans l’arène des cadres comme Mohamed Benkhaldoune, député de Rabat et surtout son numéro trois, Lahcen Daoudi. «Le secrétariat général m’a demandé de me présenter à Rabat, mais je refuse pour le moment», indique toutefois ce dernier.

Autre ville où la bataille s’annonce des plus féroces : Casablanca, avec ses 16 arrondissements, attise également les convoitises. Côté USFP, plusieurs noms sont cités, sans confirmation : Mohamed Mouhib, membre du bureau politique, l’avocat Mohamed Karam et Ahmed Chami, ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies.

Beaucoup de ministres dans la mêlée casablancaise

Une chose est sûre, les candidats ittihadis auront fort à faire face à ceux de l’Istiqlal. Dans l’entourage de Karim Ghellab, ministre istiqlalien des transports, l’on se refuse à parler élections. Toutefois, en mars dernier, le festival Printemps de Sbata, organisé dans l’arrondissement, dont le ministre se trouve être le président, avait plus ou moins volontairement pris une coloration électorale. Du coup, certains se demandent aujourd’hui si le ministre, candidat malheureux à la mairie de Casablanca en 2003, ne viserait pas le poste à nouveau, bien qu’il soit difficile à gérer en même temps que son portefeuille ministériel. Avant d’en arriver là, toutefois, M. Ghellab devra s’assurer que sa candidature n’a pas été plombée par l’échec de son projet de réforme du code de la route. Quoi qu’il en soit, il n’est pas le seul istiqlalien à pouvoir se permettre de viser aussi haut. Yasmina Baddou, ministre de la santé et présidente sortante du conseil de l’arrondissement de Casa Anfa, devrait, en toute probabilité, diriger la liste PI dans le même arrondissement.

Au-delà de la Koutla, d’autres candidatures se profilent à l’horizon. Côté RNI, la rumeur donne trois ministres candidats : Salaheddine Mezouar, actuel ministre des finances, Nawal El Moutawakel, ministre des sports, et Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture. Vérifications faites, ce dernier devrait effectivement se présenter, mais à Tafraoute, comme en 2003, lorsqu’il avait remporté la présidence du conseil régional de Souss Massa Draâ. Quant aux deux premiers, aucune confirmation n’a pu être obtenue à leur sujet.

Une telle mobilisation ne doit cependant pas faire oublier l’équipe sortante. A l’instar de Omar El Jazouli, maire sortant de Marrakech, Mohamed Sajid, président du conseil de la ville de Casablanca, devrait postuler à un deuxième mandat à la tête de la ville. Idem pour ses alliés du PJD. L’un des ténors du parti, Mostapha Ramid, ayant refusé de se présenter, d’autres noms circulent dans la capitale économique comme celui de Abdelaziz El Omari, député de Aïn Sebaâ, Abderrahim Ouattass ou Mostapha El Haya, tous deux membres sortants du conseil de la ville. Quels que soient les résultats du scrutin, rien ne garantit toutefois que les relations entre M. Sajid et ses alliés seront les mêmes dans deux mois: au lendemain du 12 juin prochain, une alliance UC - PJD suffira-t-elle pour constituer une majorité, à l’heure où la barrière des 6% devrait réduire le nombre d’alliés potentiels ? Et puis, l’entrée en jeu du PAM ne risque-t-elle pas de briser leur coopération?

A Meknès, le PJD reconduit Aboubakr Belkora

Une chose est sûre, Casablanca n’est pas la seule ville où le PJD devrait envoyer ses ténors au front. A Salé, Driss Sentissi, le maire haraki de la ville, se dit satisfait de son bilan. Candidat à sa propre succession, il dirige une liste comprenant deux tiers de candidats nouveaux dont des jeunes et des femmes. Avant de récupérer son siège, il devra toutefois affronter les candidats de plusieurs partis, dont le PJD, son principal concurrent, l’Istiqlal, le PAM, et le RNI, représenté par Nouredine Lazrek, député de Salé. Sur le terrain, plusieurs noms de poids lourds du parti islamiste circulent sans être toujours confirmés, comme Jamaâ Moatassim, membre du secrétariat général du PJD, Mohamed Yatim, numéro un de l’UNTM, Abdelkader Amara, député de Salé, et même le secrétaire général sortant du parti, Saâd Eddine Elotmani, quoi que ce dernier se serait montré réticent à l’idée de se présenter. Selon les pronostics de l’un des candidats, le MP et le PJD sont les grands favoris du scrutin et pourraient n’être départagés que par leur capacité à passer des alliances avec les élus des autres partis.

Pendant ce temps, à Agadir, Tarik Kabbage, maire USFP sortant de la ville, se re-présente, idem à Tétouan où Rachid Talbi Alami est candidat RNI à un second mandat. Même scénario aussi à Oujda où le Mouvement populaire a été contraint de «remettre de l’ordre dans ses candidatures» après que, sous la houlette de Lakhdar Haddouche, son équipe sortante, candidate à une réélection présentée comme gagnée d’office, a troqué son maillot du parti haraki contre celui du PAM.

A Meknès, le PJD, qui pourrait être le grand bénéficiaire de l’instauration du seuil de répartition des sièges de 6%, a de fortes chances de reprendre la présidence du conseil occupée par un cadre du PRE depuis la révocation de Aboubakr Belkora en février. Le parti islamiste s’est même offert le luxe de faire un pied de nez au ministère de l’intérieur en désignant ce dernier à la tête de sa liste électorale. La preuve, explique M. Daoudi, que «le PJD ne lâche pas les siens, quel qu’en soit le prix». A moins d’une surprise, M. Belkora devrait donc pouvoir regagner son siège. Il n’est d’ailleurs pas le seul maire sortant du parti islamiste à diriger une liste électorale locale, des candidatures similaires étant attendues à Témara, Ksar El Kébir et Oued-Zem. A Kénitra, le parti de la lampe présentera l’ex-dirigeant de sa Chabiba, Abdelaziz Rebbah, tandis qu’à Tanger le député Najib Boulif devrait mener les troupes.

A Fès, toutefois, où l’on évoque, entre autres, la candidature de Abdellah Abdellaoui, député local, les choses devraient se présenter différemment. A l’instar de Salé, le sort de la présidence du conseil de la ville devrait se jouer en fonction des alliances, auquel cas l’équipe de l’istiqlalien Hamid Chabat devrait partir favorite même si elle récolte moins de voix. Une étape où le RNI devrait jouer un rôle non négligeable, et où le ministre du tourisme Rniste, Mohamed Boussaïd, serait tenté de se présenter, mais sans viser la présidence du conseil.

Au-delà des candidatures, difficile de prévoir l’issue des élections. Si bon nombre de candidats sont connus, cette année est marquée par deux inconnues : le PJD, qui, pour la première fois, se présente sans limiter ses candidatures, et le PAM, dont la première expérience électorale, à l’occasion des législatives partielles de septembre 2008, a été à la fois décevante (un seul élu) et prometteuse au vu du nombre de voix récoltées. Les deux partis, à défaut de prendre la tête des conseils communaux, deviendront-ils des faiseurs de majorité?

Houda Filali-Ansary

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17 avr. 2009

Le Rbati Fathallah Oualalou soutenu par l'Istiqlal pour gagner la Communale de Rabat ?



Politique : Les communales 2009 s’annoncent … timidement

Tout porte à croire que le scrutin communal 2009 est loin de constituer un rendez-vous de premier ordre pour les formations politiques. A moins de 60 jours de l’échéance, peu, voire pas, de débats, de prises de positions, de discours,… Ou tout simplement de présence. Qu’est-ce qui peut expliquer le silence assourdissant des acteurs politiques ? L’incapacité à prendre leur destin en main ? A remplir leur rôle et leur mission ? Où sont-ils trop occupés et préoccupés par des querelles intestines ? C’est certainement cette dernière option qui semble la plus crédible et probable. «Il faut avouer que l’organisation destinée à mettre en place la logistique humaine n’est pas sans difficulté. Au-delà du programme électoral et de la ligne politique à défendre, on s’attache à dénicher les candidats susceptibles de se présenter pour gagner», indique un militant de l’USFP à Rabat qui a préféré garder l’anonymat. C’est dire le climat et l’atmosphère. Un indicateur qui en dit long sur l’environnement des préparatifs aux communales 2009. «On opte pour la confidentialité car les équilibres internes sont très fragiles actuellement. Une simple déclaration peut avoir des conséquences importantes au moment où nous nous attachons à établir les listes et à l’heure où les tractations entre partis sont de mise pour sceller des alliances», ajoute la source.

Et dire qu’au lendemain des élections législatives 2007 et le (très) faible taux de participation – à peine 37 % - les partis s’étaient indignés devant le peu de mobilisation des citoyens. Sont-ils conscients de leurs responsabilités en la matière ? Bref. Revenons aux enjeux politiques du scrutin. Car ils existent bel et bien. D’une part, il aura valeur de test pour la coalition gouvernementale pilotée par l’Istiqlal et son mentor, Abbas El Fassi. Composée par les formations les plus importantes du pays (Istiqlal, RNI, PAM, USFP, PPS), le comportement de ces partis pourra servir de baromètre dans la perspective de poursuivre l’aventure collective jusqu’en 2012.Où, le cas échéant, un remaniement pourrait intervenir. Histoire de prendre en compte le message politique exprimé par les électeurs.

Quid de Baddou et Ghellab à Casablanca ?
Deuxième enjeu, l’ancrage territorial des partis. Nul doute que les grandes villes feront l’objet de batailles (rangées). Rabat, Casablanca, Tanger, Fès, Meknès et Agadir devraient donner lieu à de belles empoignades. On annonce, ici et là, que le maire sortant de Rabat, Omar Bahraoui, élu du Mouvement Populaire (MP) serait en ballotage défavorable au sein de sa coalition et (plus) en odeur de sainteté avec des hommes proches du pouvoir central. Ce qui pourrait expliquer l’intérêt manifesté par le Rassemblement National des Indépendants (RNI) et son président, Mostapha Mansouri, qui a «débauché» le député Faouzi Chaâbi, élu, en 2007, avec le…PPS. Un transfert de dernière minute qui se passe de tout commentaire.

Chez la famille «Ittihadie», le message est également passé. Au point où pour maximiser les chances d’un succès, le parti de Abdelhoued Radi s’apprête à mettre le paquet avec la candidature officieuse d’une figure de la ville et du paysage politique national, à savoir, Fathallah Oualalou. Si ce dernier s’est montré discret depuis la mise en place de la nouvelle équipe à la tête de l’exécutif, il n’en reste pas moins que son désir de prendre les rennes de «sa» ville est grandissant, selon des proches du parti. Si on y ajoute la présence d’un candidat du Parti Justice et Développement (PJD) – plusieurs circulent dont celui du député Abdellah Baha – on peut dire que tous les ingrédients seront réunis pour une belle bataille.

Quand à l’Istiqlal, il semblerait que le parti ne priorise pas la capitale comme objectif majeur. Selon des sources bien informées, une accord serait en passe de voir le jour avec l’USFP sous la forme d’un win win. «On vous soutient à Rabat et vous faîtes de même à Casablanca». En clair, Abbas El Fassi soutiendrait la candidature de Fathallah Oualalou à Rabat et Abdelhouaed Radi mobiliserait ses troupes au service de…Yasmina Baddou ou de Karim Ghellab. «Rien n’a été tranché à Casablanca, comme du reste dans les autres communes du Royaume. Plusieurs hypothèses et combinaisons sont possibles. Nous avons la chance d’avoir plusieurs candidats susceptibles d’être élus à la tête de Casablanca» précise un membre de l’Istiqlal. Quid de Baddou ou de Ghellab ? Le scénario le plus plausible devrait se traduire par les têtes de listes des deux ministres respectivement dans leur arrondissement (Anfa et Sbata). Du coup, c’est l’expression populaire qui tranchera. Cependant, il faudra compter sur le PJD qui aura son mot à dire. Il est acquis que le parti de Abdelilah Benkirane et du député «bidaoui» de Derb Soltane, Mostapha Ramid, ne se contentera pas de compter les points.

Belkora, candidat à la candidature…
A Fès, le président de la municipalité, Hamid Chabat (Istiqlal) devrait être reconduit dans ses fonctions électives, mais, comme à l’accoutumée, il croisera le fer avec le PJD et un certain Lahcen Daoudi, député et vice-président du parti. La capitale spirituelle pourrait se transformer en véritable chaudron à l’occasion du face à face entre deux personnalités au caractère bien trempé. Tout près, la cité de Meknès sera scrutée à la loupe après la mise à l’index de la gestion communale de Aboubakr Belkora (PJD) par le ministère de tutelle. Selon le parti «islamiste», il est en capacité de défendre son intégrité. «Nous avons prouvé et démontré que les faits reprochés à Belkora sont faux. Nous en avons la preuve» déclare Lahcen Daoudi. Seuls les électeurs seront…juges, cette fois. A Agadir, le président de la municipalité USFP, Tarik Kabbage est annoncé en difficulté. Les mésententes et autres «prises de bec» entre le premier magistrat de la commune et le wali de la région, Rachid Filali sont connues de tous. Néanmoins, les candidats «sérieux» ne font pas légion. Hormis, Lahcen Bijdiguen, élu RNI (récemment démis de ses fonctions de président de la commission des Travaux par le maire), président de la Chambre des Pêches maritimes et responsable régional du RNI pour la région Souss Massa Draâ, pressenti pour prendre part à la course à la citadelle, peu de candidatures à ce jour. Une candidature de Aziz Akhnouch, président de la région, sous les couleurs du Parti Modernité et Authenticité (PAM) est-elle envisageable ? En politique, aucune hypothèse ne peut être écartée.
Autres enjeux, celui de la participation. Particulièrement faible lors des législatives 2007, qu’en sera-t-il deux ans après ? Tout porterait à croire que l’on se dirige vers une abstention relativement importante. Si Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, vient d’annoncer l’inscription de près de 13 millions de citoyens sur les listes électorales, rien ne laisse espérer un sursaut…citoyen en juin prochain. Les partis politiques ont deux mois pour convaincre les plus réfractaires et les moins convaincus par le vote. En ont-ils la volonté, peut-être. En sont-ils capables, c’est une autre paire de manche…


Faudra-t-il compter avec le PAM ?

Après une première expérience douloureuse lors des élections partielles, des tensions internes qui ont provoqué des démissions et un…procès, le parti Modernité et Authenticité, dirigé par l’ancien ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, aura-t-il suffisamment de ressources (et de temps) pour émerger dans le paysage politique national ? Régulateur au sein de la Première Chambre parlementaire, décideur à la deuxième Chambre, le PAM doit prouver que ce n’est pas un parti d’apparachtiks, mais qu’il a la ferme volonté d’être un parti…populaire. Le rendez-vous électoral des communales tombe à point nommé pour apporter de la lumière sur la capacité du PAM à gagner des voix sur le terrain électoral.

Auteur : Rachid Hallaouy

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15 avr. 2009

La corniche de Rabat - Emaar : j’y suis, j’y reste

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

«Les travaux sur la corniche de Rabat vont démarrer incessamment».

Le groupe Emaar tente de rassurer sur le calendrier de son programme.


L’approbation des révisions apportées au projet n’a été reçue qu’en janvier dernier, selon le groupe. Pour le reste, les dossiers nécessaires à l’obtention des permis dans la perspective d’une ouverture de chantier courant 2009 sont en préparation.

L'Economiste - Mercredi 15 avril - 17h09

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13 avr. 2009

Rabat/lycée Moulay Youssef - Les travaux achevés

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Retour des lycéens au bercail, l’été prochain

· Augmentation de la capacité de l’internat à 440 places



Depuis presque une année, le lycée Moulay Youssef de Rabat est en plein chantier. Il s’agit d’une profonde opération de transformation et de lifting de ses bâtiments. «Par ces travaux on vise à améliorer les conditions de scolarisation et d’hébergement de nos élèves, notamment ceux inscrits dans les classes préparatoires pour les grandes écoles d’ingénieurs», indique Zaaraoui Ahmed, directeur du lycée.

En effet, il sera procédé à l’aménagement et l’agrandissement de l’internat qui se trouve dans un état lamentable indigne d’héberger des étudiants. La capacité de ce dernier passera à 440 places au lieu des 270 actuelles. C’est ce qui permettra de loger deux étudiants par box et augmenter l’effectif des élèves des classes préparatoires. On profite également de ce chantier, dont le coût dépasse les 10 millions de DH, pour la réfection des vestiaires et les douches ainsi que les laboratoires du lycée.

Passage pour l’élite

Pour que la réalisation de ce chantier se déroule dans de bonnes conditions, la direction du lycée a décidé de transférer provisoirement les lycéens à un autre établissement de la capitale afin qu’ils poursuivent leur scolarité normalement. «Pour les élèves des classes préparatoires, en dépit des travaux on a jugé utile de les garder au lycée, proches de l’internat et des laboratoires nécessaires à leur scolarisation», indique Zaaraoui. Les travaux avancent conformément aux délais. La livraison de la première tranche est attendue à la fin de ce mois. Alors que l’achèvement de la majorité des travaux est prévu avant le début de la prochaine rentrée scolaire; le retour des lycéens à leur établissement pourrait alors s’effectuer. Mais pour l’internat, la réfection de l’un de ses pavillons ne sera terminée qu’à la fin de cette année.

Utile de rappeler que cet établissement légendaire de la capitale a constitué un passage obligé pour la majorité de l’élite du pays pour lui permettre d’accéder aux prestigieuses écoles d’ingénieurs françaises comme l’Ecole polytechnique et Centrale de Paris. Sur ce volet, le taux de réussite enregistré par les élèves de ce lycée dans le concours national pour l’accès aux grandes écoles d’ingénieurs du pays a été de près de 95%. Pour les écoles françaises, l’établissement de Rabat a réalisé les meilleurs résultats dans les pays de l’Afrique du Nord, selon Zaaraoui, avec 6 admis à l’Ecole polytechnique et plus que le double pour les Ponts et mines sans oublier 9 autres pour l’Ecole Centrale de Paris. Pour cette année les élèves ambitionnent de garder cette performance. Dans ce cadre, près de 130 élèves de la deuxième année des classes prépa ont bénéficié dernièrement d’une opération de concentration d’une durée de 5 jours au centre d’estivage de Maroc Telecom situé à Harhoura. Cette initiative a été réalisée avec le soutien de la CDG, l’association des parents d’élèves ainsi que les professeurs.

Nour Eddine EL AISSI

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le Centre Mohammadia de Bab Chellah : espace pour mendiants et enfants abandonnés

Le Matin.ma

Rouée de coups et jetée enceinte dans la rue par son mari, Naïma a vécu une descente aux enfers dans les rues de la capitale avant de trouver la planche de salut dans le Centre Mohammedia pour la protection sociale, dont elle a entendu parler de bouche à oreille.

Une vraie renaissance pour cette mère de deux fillettes, rencontrée au centre. «J'ai retrouvé espoir et repris confiance, grâce à l'aide, l'accompagnement et le soutien psychologique du personnel de ce centre, qui m'a aidé à reprendre ma fille, dont j'ai été privée pendant trois ans et qui était maltraitée par son père et sa seconde femme», confie-t-elle à la MAP.

Naïma a trouvé réconfort et soutien moral au Centre Mohammadia. Le Centre s'investit dans la lutte contre la mendicité et le vagabondage. En plus de la réinsertion familiale et institutionnelle, le Centre Mohammadia offre la possibilité d'une insertion professionnelle au profit des personnes en situation difficile, indique Ahmed Zaoui, responsable de la communication INDH à la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs.

Objectif, la sensibilisation et l'écoute
Dans ce cadre, des conventions de partenariat seront conclues incessamment avec l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), le ministère de l'Artisanat et le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime. De même, un partenariat est envisagé avec le Centre hospitalier universitaire de Rabat pour accorder la priorité aux malades reçus au centre, annonce-t-il.

Le Centre Mohammadia pour la protection sociale, créé en mai 2008, se trouve à Bab Chellah (ancienne médina de Rabat). Il accueille, chaque jour, en moyenne 20 personnes en situation d'errance, recueillies par les membres des Unités mobiles d'assistance sociale (Umas). Dans la cour, des vieillards, handicapés mentaux ou physiques, mais surtout des mendiants, en majorité des femmes, fraîchement arrivés. Ils sont sensibilisés et écoutés par une équipe d'assistantes sociales récemment recrutées dans le cadre d'une convention conclue avec le Ministère de développement social, de la solidarité et de la famille.

«L'objectif est de les dissuader de retourner à la mendicité», affirme le directeur du centre, Abdenbi Chouit.

L'équipe doit d'abord procéder à leur identification, établir un fichier afin de procéder à une enquête sociale, explique M. Chouit.

Une enquête-échantillon du Centre Mohammadia révèle que 52% des mendiants sont des femmes, et 33% des enfants.

Près de 53 pc des personnes mendient en compagnie de leurs enfants, «la plupart du temps pour susciter la compassion et la pitié», précise M. Zaoui.

En outre, près du quart des mendiants reçus au centre habitent la ville de Rabat, les autres sont originaires d'autres villes du Maroc, selon l'enquête.

Parmi les groupes vulnérables hébergés provisoirement dans le centre figurent également des femmes affectées psychologiquement par la violence et la pauvreté, à l'image de cette jeune fille de 19 ans, mère d'un garçon né à la suite d'un viol. Rencontrée dans l'un des dortoirs du centre, elle ne se confie pas facilement. Victime de la séparation de ses parents, elle aurait été violée par le compagnon de beuverie de son père. «J'ai décidé de quitter la maison et j'ai subi une autre grossesse non désirée», a-t-elle confié.

En phase d'accompagnement psychologique dans le centre, elle essaye de remonter la pente. «Après l'accouchement, elle sera engagée par l'association Mohammadia pour la protection sociale, gérante du centre», assure M. Saïd Belbachir, président de l'association, professeur universitaire et ex-ministre.

Afin de favoriser l'autonomie de ces femmes vulnérables, le centre leur offre une formation (couture, broderie et autres travaux manuels). Il s'agit d'une action menée en partenariat avec le tissu associatif local, notamment l'association Mohammadia pour la Protection sociale.

«Nous envisageons de signer des conventions avec les grandes surfaces en vue de la création de stands présentant à la vente des produits de ces femmes», indique, pour sa part, Mme Aicha Datsouli conseillère de l'association Mohammedia.

De nouveaux espoirs naissent pour ces enfants
Redonner espoir à ces personnes en situation précaire, telle est la devise du centre qui s'occupe aussi des enfants mendiants ou victimes de dislocation des liens familiaux. C'est notamment le cas de cette fillette et de ses trois petits frères, retrouvés dans un état lamentable par les équipes du centre dans une masure. Admis au centre, et entourés de chaleur et d'affection, ils commencent à retrouver goût à la vie, en jouant dans un dortoir. «Ils ont été abandonnés dans une masure par leurs parents, malades mentaux. Leurs corps étaient couverts de crasse», rapporte la gouvernante du centre Fatima Houmayez.

Déjà marqués par les épreuves de la vie, certains enfants gardent, malgré tout, le sourire. «Je mange bien, je vais à l'école et je joue», dit Samir, un enfant de 8 ans qui vivait avec ses parents et ses cinq frères et sœurs dans une seule pièce au quartier l'Océan de Rabat. «Son père, un concierge, l'a amené au centre pour être scolarisé. Il l'a depuis abandonné», déplore-t-elle.

De nouveaux espoirs naissent pour ces enfants défavorisés auxquels le centre offre un cadre protecteur et propice à la réinsertion. «On leur offre soins et nourriture, hébergement, scolarité et formation professionnelle, notamment dans la maréchalerie pour les jeunes âgés de 16 ans afin de leur permettre de réussir leur intégration sociale et de garder leur dignité», soutient M. Belbachir, ajoutant que dix enfants hébergés au centre sont scolarisés par l'association.

Dans le but de pallier à la faiblesse de la capacité d'accueil qui compromet les efforts de lutte contre la mendicité et le vagabondage, trois nouveaux autres centres ouvriront bientôt leur porte : un centre pour enfants en situation difficile, un autre pour personnes âgées sans abri à Yaâcoub Al Mansour, et le nouveau complexe social Aïn Atig.

Outre le Centre Mohammadia, ces infrastructures d'accueil supplémentaires s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie préfectorale de la Wilaya.

D'une capacité d'accueil de 1.600 personnes, ces centres vont offrir aux enfants abandonnés, aux personnes âgées démunies sans abri et aux malades mentaux un nouveau cadre de vie garantissant leur droit à la dignité, souligne M. Zaoui. Ils focaliseront sur l'écoute, la sensibilisation et l'insertion des pensionnaires, au lieu de se cantonner dans la vocation traditionnelle d'hébergement et de restauration.

Par MAP

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10 avr. 2009

La galerie Bab Rouah de Rabat célèbre le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Maroc et la République de Pologne

Le Matin.ma

Pour célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Maroc et la République de Pologne, la galerie d'Art de Tanger, le ministère de la Culture et l'Ambassade de Pologne ont organisé une exposition d'art plastique à la galerie Bab Rouah de Rabat.

Intitulée « Dialogue des Cultures », cette prestation met en relief la peinture polonaise et marocaine, à travers les deux artistes-peintres résidant à Tanger, Tomek Kawiak et Mohamed Benmoussa. Quoi de mieux, pour commémorer cet anniversaire, qu'une conversation picturale élaborée entre ces deux peintres issus de différents univers et cultures, prouvant une fois de plus que l'art n'a pas de frontières, du fait qu'il possède une langue commune qui n'est autre que la création. «Je crois que cette manifestation est la meilleure occasion pour réfléchir comment enrichir davantage les relations entre nos deux pays. Il suffit d'un petit geste pour s'assurer que nous sommes proches les uns des autres », souligne Mme l'ambassadrice de la République de Pologne, Joanna Wronecka, louant, par la même, les efforts considérables fournis par le ministère de la Culture pour appuyer toute sorte de collaboration avec d'autres organismes et établissements. «Le choix des deux artistes Tomek Kawiak et Mohamed Benmoussa n'est pas fortuit, puisqu'ils représentent un symbole très significatif d'un dialogue culturel entre nos deux pays ».

Un dialogue qui ne date pas d'aujourd'hui, car les Polonais ont été séduits par le Maroc depuis de très longues années. Le secrétaire général du ministère de la Culture a, lui aussi, soutenu cette initiative qui met côte à côte l'art marocain et polonais, insistant sur le fait d'enrichir encore plus, dans l'avenir, les échanges entre les deux pays. Ainsi, la rencontre plastique entre Kawiak et Benmoussa est très significative, appelant à un dialogue culturel entre deux artistes pour célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques de leurs pays respectifs. Le premier s'inspirant de la culture marocaine, de certaines spécificités des objets et des mots usuels de tous les jours, ainsi que des personnages en mouvement, habillés de vêtements traditionnels (djellaba, caftan, burnos,…). Ses sculptures en fer, bronze ou aluminium sont aussi bien le reflet de la vie quotidienne.

« L'expérience en elle-même est historique, car l'idée d'exposer deux peintres, un Polonais et un Marocain, est très fructueuse afin d'établir un dialogue pictural enrichissant, d'autant plus que moi-même je me suis très imprégné de la culture et des traditions marocaines depuis que je suis installé au Maroc. J'ai, également, un penchant pour la calligraphie arabe que j'ai commencée à utiliser dans mes travaux. Comme vous le voyez, mes tableaux sont tous à base de matériaux que je trouve sur place. Rien ne vient de l'extérieur du pays. Avec ces matières je réalise des images à ma façon. Ceci est pour moi une reconnaissance extrêmement évidente envers des objets marocains », précise l'artiste Tomek.

Quant à Mohamed Benmoussa, enseignant d'arts plastiques faisant partie de la génération des peintres des années 70, celui-ci exprime, à travers ses peintures, ses inquiétudes et ses espoirs. Ses travaux sont porteurs de messages et de sentiments profonds. « Je peints ce que je ressens dans la vie. Celle-ci est pleine de rebondissements et d'espoir. Mais, s'il n'y a pas d'espoir, il n'y a pas de vie », nous confie M. Benmoussa. Ce langage expressif a impressionné plus d'un et a montré, encore une fois, que l'art peut rapprocher les peuples des Nations aussi lointaines qu'elles soient. L'exposition se poursuivra jusqu'au 18 avril.
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Une amitié bien raffermie


C'est depuis 1959 que les relations entre Varsovie et Rabat ont commencé à se développer, entraînant dans leur sillage plusieurs accords de partenariat dans divers domaines, notamment politique, économique, judiciaire, touristique et culturel. Mais la fascination des Polonais par le Maroc remonte à 1791 quand Jean Potocki y a séjourné pendant deux mois et il fut ébloui par sa culture, la beauté de ses paysages et l'hospitalité de sa population. Un beau séjour qui n'a pas manqué de lui insufflé l'écriture de son ouvrage intitulé «Voyage dans l'empire du Maroc en l'an 1791 » en langue française. Après ce premier document mono-géographique, d'autres voyageurs ont suivi le pas, dont des ouvriers, des dockers, des entrepreneurs et des représentants de professions libérales. Une vague d'immigrants ou de voyageurs qui n'a cessé de croître jusqu'à ces dernières décennies, où il reste au Maroc quelques représentants de l'ancienne émigration, mais avec une majorité de ressortissants polonais constituée de couples mixtes et leurs enfants.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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Remise en état du site historique de Chellah

CASAFREE

Une opération de désherbage et de remise en état du site historique de Chellah a eu lieu jeudi, dans le cadre d'une démarche vouée à la protection des monuments et des vestiges de la ville de Rabat, selon un communiqué de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Initiée par la Wilaya de la région de Rabat-Salé-Zémmour -Zaër, en collaboration avec le ministère de la Culture, la Commune urbaine de Rabat et l’Ecole nationale de l’architecture (ENA)

Cette initiative a été menée par une centaine d’élèves architectes, en présence du Wali de la région, M. Hassan Amrani, indique un communiqué de la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Cette opération, qui a été encadrée par le directeur et les professeurs de l’ENA ainsi que les services des espaces verts de la Wilaya, vise à sauvegarder l’image esthétique du site en préservant sa flore, ajoute la même source.

D’autres sites historiques de la ville de Rabat vont bénéficier aussi de désherbage et de remise en état, précise le communiqué.

MAP

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9 avr. 2009

Rabat/Vallée du Bouregreg - La moitié des travaux réalisés

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Tramway: près de 14 km de voies ferrées posées

· Le pont et le tunnel prennent forme


Les engins tournent à plein régime pour livrer, dans les temps, les infrastructures lancées dans le cadre de l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Globalement, le taux d’avancement du chantier avoisine les 50%, selon la direction de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB). Donc, on amorce la dernière ligne droite avant l’échéance de fin 2010, date prévue pour la mise en service du tramway. A propos de ce projet, les travaux de déviation des réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications sont quasiment achevés. Déjà quelque 14 km de voies ferrées ont été posées sur un tracé total de 38 km. Plusieurs sections sont terminées, notamment la ligne 1 qui s’étend de Hay Karima à Salé à Madinat Al Irfane à Rabat. Le chantier est bien avancé au niveau de la ligne 2 qui part de Batana à Salé jusqu’à Yacoub Al Mansour à Rabat, en passant par le quartier de l’Océan. «Toutefois sur cette ligne, on enregistre du retard dû à un problème de réseaux. Les travaux devraient redémarrer d’ici un mois», souligne un ingénieur du chantier.

La construction de la première station électrique, quant à elle, démarrera au niveau de l’avenue de France à Rabat. Concernant le tramway, la fabrication des premières rames a été lancée par Alsthom dans ses ateliers en France et en Espagne. «La première est attendue pour avril 2010», précise Loubna Boutaleb, directrice à l’AAVB, responsable du projet du tramway. Des essais de circulation seront effectués durant tout l’été 2010, avant la mise en service définitive à la fin de l’année.

«Quant au pont Moulay Al Hassan, les travaux sont réalisés à 25%», souligne Nadia El Kasmi, directrice du projet. Cette dernière rappelle que ce projet nécessitera près 64.000 m3 de béton et plus de 10.000 tonnes d’acier. Juste à côté de ce chantier d’envergure, un autre de même importance commence à prendre forme. Il s’agit du tunnel sous le site historique des Oudayas dont les travaux ont été lancés en avril 2007. Le coût de ce projet s’élève à 491 millions de DH. A cela s’ajoutent 60 millions de DH pour le volet études ainsi que le suivi et le contrôle des travaux. Enfin, 5 millions de DH sont consacrés à la déviation des réseaux des eaux usées des Oudayas.

Nour Eddine EL AISSI

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Le programme de MAWAZINE 2009

Info Maroc News

* G : Gratuit / P : Payant

Vendredi 15 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

20:00 ENNIO MORRICONE international Bouregreg G
22:30 KYLIE MINOGUE international OLM Souissi G / P

Samedi 16 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions


18:00 TAKASSIM WA MAWÂWIL marocain Villa des Arts P
18:00 JUAN CARMONA international Chellah P
19:30 TANIA MARIA international Théâtre Mohammed V P
21:00 FETHELLAH LAMGHARI marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 KHALED africain Qamra G
21:00 AZIZA MALAK marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 Fanfare Ciocarlia international OLM Souissi G / P
21:30 WARDA AL JAZAYRIA africain Hay Nahda G / P
21:30 AMADOU ET MARIAM africain Bouregreg G
22:15 MOHCINE JAMAL marocain Place Moulay El Hassan G
22:30 EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA international OLM Souissi G / P

Dimanche 17 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 LE TRIO JOUBRAN oriental Chellah P
19:30 JULIA MIGENES international Théâtre Mohammed V P
19:30 MOURAD ISKANDAR oriental Villa des Arts P
21:00 IMETLAÂ marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 MAHMOUD BASSOU marocain Qamra G
21:00 KHALIFA international Qamra G
21:00 BITTY MC LEAN international Qamra G
21:00 SLY & ROBBIE international Qamra G
21:00 ALI CAMPBELL international Qamra G
21:30 ELIADES OCHOA international OLM Souissi G / P
21:30 JOHNNY CLEGG africain Bouregreg G
21:30 NAJWA KARAM oriental Hay Nahda G / P
22:15 ABDELWAHED HAJJAOUI marocain Place Moulay El Hassan G
22:15 FATIMA TABAAMRANT marocain Place Moulay El Hassan G

Lundi 18 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 ALTAN international Chellah P
19:30 HAIM LOOK marocain Villa des Arts P
19:30 BUIKA africain Théâtre Mohammed V P
21:00 STYLE SOUSS marocain Qamra G
21:00 GANGA VIBES marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 FEZ CITY CLAN marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 TAGHRAST marocain Qamra G
21:30 SKA CUBANO international OLM Souissi G / P
21:30 DOBET GNAHORÉ africain Bouregreg G
21:30 WAEL KFOURI oriental Hay Nahda G / P
22:45 BIGG marocain Qamra G
23:15 CASA CREW marocain Place Moulay El Hassan G

Mardi 19 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 ALI REZA GHORBANI oriental Chellah P
19:30 GROUPE JOUDOUR oriental Villa des Arts P
19:30 DANIEL MELINGO international Théâtre Mohammed V P
21:00 BATOUL MEROUANI marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 SHERINE ABDELWAHAB oriental Hay Nahda G / P
21:00 MAZAGAN marocain Qamra G
21:00 TIGRESSE FLOW marocain Qamra G
21:30 NURU KANE & BAYEFALL GNAWA africain Bouregreg G
21:30 SERGIO MENDES international OLM Souissi G / P
22:15 GROUPE JAABA marocain Place Moulay El Hassan G
22:45 H-KAYNE marocain Qamra G
22:45 KADEM SAHER oriental Hay Nahda G / P

Mercredi 20 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 FAIZ ALI FAIZ marocain Chellah P
19:30 AYMAN TAYSSIR & L’ORCHESTRE D’AMMAN DE LA MUSIQUE ARABE oriental Villa des Arts P
19:30 SAÏD CHRAÏBI marocain Théâtre Mohammed V P
19:30 AL DI MEOLA international Théâtre Mohammed V P
21:00 ABDALLAH DAOUDI marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 CHICO & THE GYPSIES international Qamra G
21:30 FENOAMBY international Bouregreg G
21:30 SOLOMON BURKE international OLM Souissi G / P
21:30 MELHEM BARAKAT oriental Hay Nahda G / P
22:15 CHEBA ZINA DAOUDIA marocain Place Moulay El Hassan G

Jeudi 21 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 FRANÇOIS RABBATH oriental Chellah P
19:30 MELIKE TARHAN international Villa des Arts P
19:30 MÍSIA international Théâtre Mohammed V P
21:00 MONSIF marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 OJOS DE BRUJO international Qamra G
21:30 THE NEVILLE BROTHERS international OLM Souissi G / P
21:30 K’NAAN africain Bouregreg G
21:30 SAMIRA SAÏD marocain Hay Nahda G / P
22:15 HAMID BOUCHNAK marocain Place Moulay El Hassan G

Vendredi 22 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

00:00 MARTIN SOLVEIG international OLM Souissi G / P
00:00 DJ MILO international OLM Souissi G / P
18:00 ALIM QASIMOV international Chellah P
19:30 LOTFI BOUCHNAK oriental Villa des Arts P
19:30 MAYRA ANDRADE international Théâtre Mohammed V P
21:00 HUSSEIN EL JASMI oriental Hay Nahda G / P
21:00 RHANY KABBADJ marocain Place Moulay El Hassan G
21:00 DARGA marocain Qamra G
21:00 ALICIA KEYS international OLM Souissi G / P
21:30 MOUNIRA MITCHALA international Bouregreg G
22:15 HOBA HOBA SPIRIT marocain Qamra G
22:15 ABDELALI EL GHAOUI marocain Place Moulay El Hassan G
23:30 SAKADOYA marocain Qamra G

Samedi 23 Mai

Horaires Artistes Genre Scènes Conditions

18:00 LIU FANG international Chellah P
19:30 QUATUOR DE CASABLANCA marocain Villa des Arts P
21:00 STATI AZIZ marocain Place Moulay El Hassan G
21:30 STEVIE WONDER international OLM Souissi G / P
22:15 MRANSSA marocain Place Moulay El Hassan G



Le programme MAWAZINE 2009 à télécharger et à conserver en format PDF

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8 avr. 2009

Le doute plane sur le projet Emaar de la corniche de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

C’est le très officiel Centre régional d’investissement (CRI) de Rabat qui tire en quelque sorte la sonnette d’alarme.

Ce projet du groupe émirati Emaar sur la corniche devait démarrer au quatrième trimestre 2008. Or jusque-là, rien n’a été fait. Le CRI parle «de peu de visibilité». Mis à part ce cas, le reste des projets prévus est soit finalisé, soit en cours de réalisation.

Corniche de Rabat

«Peu de visibilité de façon générale sur ce projet aussi bien en termes de consistance que d’avancement effectif». C’est en ces termes que le Centre régional d’investissement (CRI) de Rabat évalue l’état de ce projet annoncé en grande pompe en 2006. En principe, le démarrage des travaux était prévu par le groupe émirati Emaar pour le quatrième trimestre 2008 avec les premières livraisons en 2010. Mais aucune avancée à relever à ce jour.

Ce projet consiste dans la réalisation en deux séquences d’un nouveau plan d’aménagement sectoriel sur le littoral de Rabat comprenant le relogement de 1.000 ménages bidonvillois ainsi que la mise à niveau des infrastructures de base et des équipements. La première séquence, Saphira, s’étalera sur 144 hectares et nécessitera 13 milliards de dirhams d’investissement. Elle portera sur 2.800 appartements, 16.000 m² d’espaces commerciaux, d’animation et restauration, 72.000 m²d’espaces bureaux et deux hotels 5* (300 et 210 chambres). Pour la deuxième séquence, 3,1 milliards de dollars d’investissements sont prévus. Elle reste à définir.

Université internationale de Rabat


Le projet consiste dans la construction d’une grande université. Le terrain de 20 hectares est mis à disposition par l’Etat dans le cadre d’un accord avec MedZ. Les premières formations seront dispensées à partir de septembre 2009 en informatique. Il s’agit d’une phase transitoire de 2 ans en attendant la livraison des locaux définitifs en 2011. A terme, l’université comptera un département de sciences politiques, une école de tourisme, une école d’architecture, un institut d’aéronautique, un département d’agro-industrie, une école d’études pétrolières…

D’autres pôles sont en cours de réflexion tels que la santé, l’environnement et le développement durable.

L’investisseur est la société «Université internationale de Rabat privée». Ce projet nécessitera 185 millions d’euros (sur 5 ans) dont 50 millions d’euros à lever dès 2009.

Aménagement de la corniche de Bouknadel

Ce projet, dont le maître d’ouvrage est Douja Promotion (Groupe Addoha), nécessitera un investissement global de 6 milliards de dirhams. Sa mise en service est prévue pour 2013. Il se décline en deux phases dont la première s’étale sur 113 hectares. Elle consiste en une zone résidentielle comprenant 2.517 villas dont 140 villas ryads et 6.578 appartements. Des commerces et animation, des hôtels, des golfs ainsi que d’autres équipements y sont prévus. La deuxième tranche porte sur 260 ha. Un village des pêcheurs de 1.365 appartements, des commerces, un yacht club, une marina de 500 anneaux, et un parking de 2.600 places en sous-sol y sont prévus.

Aménagement de la Vallée du Bouregreg

L’aménagement de la vallée qui s’étend sur 6.000 hectares vise à réhabiliter le site et promouvoir l’espace dans le respect de l’environnement. Ce projet se décline en six séquences : Bab Al Bahr, Amwaj, Kasbat Abi Raqraq, Sahrij Al Oued, El Menzeh Al Kebir, Bouhayrat As Souhoul. La première séquence est la plus avancée. Le port de plaisance de Salé est achevé ainsi que les quais et débarcadères. Le tunnel des Oudayas est en cours ainsi que le pont Moulay Al Hassan, le tramway ainsi que le programme d’aménagement hôtelier et immobilier.

Riad Al Andalous

Il s’agit d’un ensemble immobilier et d’un projet touristique. Le complexe sera bâti sur 53 hectares. Il se trouve à l’emplacement de l’ancien zoo et le maître d’ouvrage est Douja Promotion (Groupe Addoha). L’investissement global est de 4,650 milliards de dirhams. Les livraisons ont démarré fin 2007 et s’étaleront sur 4 ans en fonction de la vitesse de vente.


Ville nouvelle de Tamesna


Ce projet, dont le maître d’ouvrage est Al Omrane, consiste dans la réalisation de 250.000 logements à l’horizon 2016 ainsi que 145 équipements collectifs (voir aussi L’Economiste du 31 mars 2009 n° 2993).

K. M.

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Le tribunal administratif de Rabat rejette le recours contre la décision d'attribuer la délégation du transport urbain à VEOLIA MAROC

La Vie Eco

Le tribunal administratif rejette la demande d’annuler cette décision

Le tribunal administratif de Rabat a rejeté, mercredi 8 avril, la demande d'annulation de la décision de la Wilaya de Rabat de confier la gestion déléguée du transport urbain et communal à une société étrangère, rapporte l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP).

Quatre sociétés avaient porté plainte, en mars, contre la wilaya de Rabat et les communes urbaines de Rabat, Salé et Témara en vue d'annuler la décision de confier la gestion déléguée du transport urbain et communal à une société étrangère, rappelle la MAP.

Selon des sources de la wilaya, la société étrangère chargée de la gestion du transport urbain et communal procédera à l'intégration de 363 anciens employés de la régie autonome de transport urbain, ayant fait l'objet d'une liquidation judiciaire et à l'embauche des autres employés au niveau du secteur de transport privé, ajoute la même source.

Rappelons que la Wilaya de Rabat avait lancé en 2006 des appels d'offres internationaux relatifs à la gestion déléguée du secteur du transport public urbain et communal de Rabat, Salé et Témara.

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6 avr. 2009

Communales : la bataille électorale s'annonce rude à Rabat

Le Matin.ma

La bataille électorale à Rabat s'annonce rude, un peu plus féroce qu'à l'accoutumée. Il faut dire que la capitale représente un symbole particulier pour les grandes formations politiques.

La ville attise, en effet, les convoitises. A l'heure actuelle, les préparatifs de part et d'autre vont bon train pour réussir le pari électoral. En gros, trois partis convoitent, en ce moment, la présidence de la ville et se préparent, ainsi au niveau de chaque arrondissement, afin d'atteindre l'objectif tant escompté quoiqu'on sache d'emblée que les calculs au niveau local sont loin d'être logiques. L'expérience des communales de 2003 en témoigne puisque quelque 14 composantes du champ politique se sont unies pour former la majorité.

Le mouvement populaire aspire à garder sa position qu'il a pu obtenir en 2003 grâce à des alliances contre-nature avec presque tous les partis politiques. Selon des sources harakies, Omar Bahraoui et Driss Sentissi, main dans la main, œuvrent pour tirer leur épingle du jeu, chacun dans sa ville. Conscient que cette fois-ci la concurrence est on ne peut plus serrée, le maire actuel de la capitale a déjà entamé ses tentatives auprès de ses troupes en présentant différents services, ajoute notre source. Jusqu'à présent, appuyé par son parti qui juge que son bilan est positif, Omar Bahraoui se sent en position de force tout en sachant qu'il devra se méfier entre autres des ambitions des usfpéistes.

En effet, l'USFP n'arrive pas à oublier la déception de 2003 et essaiera autant que faire se peut de récupérer la place qui lui a été arrachée brutalement. En critiquant souvent le bilan des réalisations du conseil communal, le parti de la Rose tente d'attirer un maximum de sympathisants r'batis. Si des noms comme Fathallah Oualaou ou Driss Lachguer sont présentés par-ci par-là comme favoris à la présidence de la ville, rien n'est encore tranché, à en croire les militants locaux. Pour l'élu ittihadi A. Mantrech, annoncer en ce moment des noms serait une pure spéculation car les premières listes ne seront prêtes que d'ici quelques jours. En dépit de leur grande ambition, les socialistes paraissent réalistes comptant beaucoup sur leurs alliés traditionnels.

« On sait que même si le premier secrétaire se présente à Rabat sans alliances, on ne peut prétendre à rien. », tient à souligner un socialiste. L'enthousiasme des ittihadis se confronte non seulement à la persévérance des harakis mais également à la nouvelle tactique du Rassemblement national des indépendants. Les bleus convoitent plus que jamais la présidence de la capitale quitte à miser sur des candidats qui viennent à peine de rejoindre le parti quittant le navire d'autres formations qui ont peu de chance de décrocher la mairie. Après les opérations de transhumance de trois présidents d'arrondissement de Rabat (Saâd Benmbarek, Hussein Karroumi et Faouzi Chaâbi), le RNI semble être dans une position de force alors qu'auparavant il ne pouvait quasiment prétendre à aucune chance. Les bleus, qui détiennent désormais trois arrondissements sur cinq, sont en train de préparer leur programme avec un objectif très clair. L'ex-élu du parti du Livre est, jusqu'à présent, le candidat favori à la mairie.

Les desseins politiques de ce dernier, qui a décidé de rejoindre les bancs gagnants des indépendants, se confrontaient à la faible position du PPS qui ne peut pas prétendre à la présidence. Le parti du Livre regrette le départ d'un élément actif qui lui garantissait la présidence d'un arrondissement. Le PPS s'est toujours contenté d'appuyer ses alliés de la koutla et de la gauche. « On n'a jamais pensé à la présidence, surtout à Rabat, qui nécessite, outre une majorité, une volonté politique. On connaît très bien notre position, mais cela ne nous empêche pas d'être fort présents au niveau local », souligne un militant.

Du côté de l'Istiqlal, on annonce que les objectifs au niveau de la capitale administrative ne sont pas encore définis. Le parti de la Balance ne veut pas se prononcer pour le moment sachant parfaitement que tout se joue après l'annonce des résultats du jour J. Une question demeure en suspens : les convoitises pousseront-elles encore une fois les composantes de la koutla à oublier leurs engagements en se livrant, entre elles, à une concurrence acharnée ?

Par Jihane Gattioui | LE MATIN

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1 avr. 2009

Elections communales : le RNI convoite Rabat et Tanger

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le parti s’est réuni avec sa base dans le nord

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a visiblement démarré sa campagne électorale sur les chapeaux de roues. Le parti s’est donné rendez-vous le week-end dernier avec sa base tangéroise lors d’un meeting. Pour montrer sa force, le RNI, présidé par Mustapha Mansouri, s’est fait épauler par ses stars, Salaheddine Mezouar, Amina Benkhadra, Anis Birrou entre autres figures connues du public parmi les ministres de l’actuel gouvernement.

Le parti de la colombe a profité aussi de l’occasion pour présenter ses dernières recrues, Fawzi Chaâbi et Houcine Kerroumi. Le premier, fils du patron du groupe Ynna et président de l’arrondissement de Souissi à Rabat, s’est fait connaître par ses démêlés avec l’actuel président du Conseil de la ville de Rabat, Omar Bahraoui. Et c’est précisément cette commune que Mustapha Mansouri a en ligne de mire. Le RNI, malgré des résultats assez modestes lors des dernières législatives, entend bien prendre les principales métropoles du pays, Rabat et Tanger en priorité. «Nous sommes actuellement sur une phase ascendante et nous allons en profiter», a précisé Mansouri, lors d’un point de presse à la suite du meeting.

Lors de son passage à Tanger, il n’a pas manqué de faire référence à un sujet sensible: les conséquences de la guerre du Rif. Pour Mansouri, il n’y a pas de raison pour que l’Espagne, très encline à embêter le Maroc, ne paie pas pour ses exactions contre les Rifains. «Lors de la guerre du Rif, l’Espagne a utilisé du gaz moutarde pour mater la résistance», explique Mansouri. Ses effets sont encore visibles, la région d’El Hoceima présente des niveaux record d’atteintes du cancer, rappelle-t-il. «Il serait légitime que l’Espagne, à l’image d’autres pays européens, admette sa responsabilité», avoue Mansouri qui affirme que «nous sommes en mesure de demander des comptes à l’Espagne». Ce dernier a annoncé que son parti est en train de préparer une étude dans ce sens et que des dossiers sont en train d’être montés.

Ali ABJIOU

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Tabagisme dans les écoles : Rabat moins touchée que les autres villes du Maroc

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Les filles commencent à fumer plus tôt que les garçons

· Sensibilisation et communication s’imposent


Ces dernières années, l’usage de la cigarette prend de l’ampleur, notamment parmi les jeunes collégiens et lycéens aussi bien garçons que filles. Les responsables de la santé sont inquiets des conséquences de cette situation sur les élèves. «Le tabac fait le lit de la consommation des drogues, particulièrement chez les jeunes», souligne un médecin de la santé scolaire à Rabat. Ce dernier rappelle que le tabagisme et l’usage de drogues sont parmi les causes principales de certains cancers. La sensibilisation et la communication sur ce sujet s’imposent donc pour prévenir contre ce mal.

Pour cela, il faut tout d’abord faire l’état des lieux au sein de nos établissements scolaires. C’est dans ce cadre qu’un audit tabac a été lancé dans un premier temps dans 5 régions du pays. Il s’agit de Fès-Boulemane, Marrakech-Tensift-El Haouz, Meknès-Tafilelt, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et Souss-Massa-Draâ. Cette étude de terrain a été initiée par l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer en partenariat avec les ministères de l’Education nationale et de la Santé dans le cadre du projet «collèges, lycées et entreprises sans tabac».

Selon les premiers résultats de cette étude, lancée au début de l’année scolaire 2008/2009, la région de Rabat reste la zone la moins touchée avec le taux de prévalence le plus faible enregistré qui est de 1%. La région du Souss vient en tête avec un taux de 3% suivie de celle de Meknès avec 2,7%. Pour Rabat, cette étude a touché les élèves de la première année du collège et du lycée appartenant à 10 établissements scolaires dans les 4 provinces de la région. L’effectif global de cet échantillon, d’un âge moyen de 15 ans, s’élève à 3.976 élèves avec un taux de participation de 98,10%. Selon cette enquête, le nombre des élèves fumeurs est de 71 dont 15 filles. Ce qui donne un taux de prévalence chez les garçons plus élevé, soit 3,2% contre 0,8% chez les filles. Mais on doit signaler que ces dernières commencent à goûter à la cigarette à un âge précoce: 12,9 ans contre 13,5 ans chez les garçons. Cependant, ces derniers fument plus de cigarettes, soit une moyenne de 8,4 unités par jour contre 6,2 chez les filles. Ce qui nécessite une dépense quotidienne de l’ordre de 16 DH par jour.


Les élèves interrogés sont très conscients des effets néfastes du tabac sur leur santé (96%) et les parents ainsi que les médias restent les moyens de sensibilisation les plus efficaces. 28 élèves ont pu arrêter de fumer et 77,6% ont l’intention de le faire dans le futur proche. On retient aussi que 43,7% des élèves fumeurs ont au moins un frère ou une sœur qui fume. Pour les parents et les amis, les taux sont respectivement de 46,5% et 60,6%.


Nour Eddine EL AISSI

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Ville de Rabat : Compte administratif approuvé

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Avec un déficit de près de 17 millions de DH

· Hausse de 63% des dépenses en éclairage public


Pour la première fois la ville de Rabat enregistre un déficit au niveau de son budget de fonctionnement. Les données présentées lors d’une session extraordinaire, tenue la semaine dernière pour approuver le compte administratif au titre de l’année 2008, ont permis de relever un déficit qui avoisine les 17 millions de DH. Pour la majorité, dirigée par Omar Bahraoui, président du conseil de la ville, ce déficit est dû en grande partie à la mise en application en 2008 de la nouvelle loi sur la fiscalité locale. Première incidence, une réduction substantielle de 78% par rapport à 2007 enregistrée au niveau de la taxe d’habitation qui a remplacé la taxe urbaine de l’ancienne fiscalité communale. «Durant les quatre dernières années, la recette moyenne prélevée au titre de cette taxe dépasse les 70 millions de DH», précise un élu de la majorité. «Plusieurs bâtiments appartenant à de grandes sociétés professionnelles ont été épargnés de la taxe d’habitation comme ceux de Maroc Telecom, l’ONE et Barid Al-Maghreb», explique-t-il.

D’une manière générale, le montant des recettes collectées au titre de l’exercice 2008 avoisine les 590 millions de DH, alors que les dépenses dépassent les 608 millions de DH. Pour la partie recettes, ce sont celles transférées qui représentent le grand lot avec 67,5%. Elles ont connu une baisse de 11,43% par rapport à 2007. Les recettes propres viennent en deuxième position avec près de 103 millions de DH. C’est la seule rubrique des recettes qui a enregistré une hausse de l’ordre de 10%. Alors que l’apport de la TVA qui est de près de 36 millions de DH a été réduit de 6,19% par rapport à l’année précédente.

Pas de changement au niveau de la subvention de l’Etat qui est de 50 millions de DH. Côté dépenses, la majorité des rubriques ont connu des augmentations. La plus faible est de 0,31% et elle concerne les dépenses du personnel qui s’élèvent à 290 millions en 2008.

Les plus remarquables sont celles se rapportant aux frais d’éclairage et de téléphone. Pour la première fois les dépenses qui avoisinent les 65 millions de DH ont affiché un accroissement de 63,65% par rapport à 2007. De même pour le budget alloué au téléphone qui a connu une évolution de 25% pour atteindre 2 millions de DH. A souligner également un accroissement de 10,88% au niveau des dépenses de nettoyage avec une allocation de près de 122 millions de DH, soit 20% des dépenses globales. Pour la partie investissements, le montant des crédits ouverts au titre de l’année 2008 avoisine les 620 millions de DH, alors que les dépenses des marchés visés ne dépassent pas les 281 millions de DH.

Nour Eddine EL AISSI

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