31 mars 2009

Rabat : nouvelle scène de violence dans la rue, un homme mortellement poignardé lors d'une rixe

CASAFREE

Un homme a été tué et un autre blessé, lundi après-midi à Rabat, lors d'une rixe entre les deux individus, apprend-on de source policière.

La victime, âgée de 30 ans et originaire de la ville de Salé, est morte sur le coup des suites de plusieurs coups à l'arme blanche que lui a assénés le mis en cause près du parc Nouzhat Hassane à Rabat.

Le meurtrier présumé, un quadragénaire originaire de Rabat, qui a lui aussi été blessé lors de cette rixe, a été arrêté et déféré aux services compétents pour enquête, ajoute-t-on de même source.

Selon la même source, les deux individus seraient des récidivistes.

MAP

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Ouverture du 6ème Festival national du théâtre des jeunes à Rabat

CASAFREE

Le 6ème Festival national du théâtre des jeunes, organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, s'est ouverte dimanche à Rabat.

Cette manifestation, organisée du 29 mars au 5 avril 2009 par le secrétariat d'Etat chargé de la Jeunesse, vise à consacrer la culture du théâtre au sein de la jeunesse et de l'enfance et à développer l'esprit créatif en la matière.

Dans une allocution à l'ouverture de cette édition, la ministre de la Jeunesse et des sports, Mme Nawal El Moutawakil, a rappelé que ce festival s'inscrit dans le cadre du plan d'action du ministère en matière d'éducation aux valeurs nobles du théâtre.

Cette manifestation est conçue pour la présentation des meilleures représentations qui se sont distinguées aux éliminatoires régionales et, ainsi, insuffler une nouvelle dynamique au rôle des jeunes dans ce domaine, a-t-elle ajouté.

Outre la compétition entre les troupes qualifiées aux éliminatoires régionales, le programme de cette édition prévoit des tables rondes, des colloques et des rencontres sur le théâtre, ainsi que des concours de musique, de chant et d'animation.

MAP

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Tamesna: Les premières clés promises pour avril

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· A fin mars, 2.850 logements achevés

· 11.540 unités en cours

· 7.700 mises en chantier prévues cette année


Finalement c’est en avril que la ville nouvelle de Tamesna accueillera ses premiers habitants. Soit avec un léger retard par rapport au calendrier prévisionnel. Initialement l’on annonçait, en effet, les premières livraisons pour décembre 2008. Soit un retard de trois mois. En cause, selon les responsables de Tamesna Al Omrane, des conditions climatiques particulièrement rudes cette année. Ce qui a occasionné des arrêts de chantier à plusieurs reprises. Mais aussi un déficit de main-d’œuvre dont le pic est enregistré pendant les périodes des fêtes religieuses. Autre cause, et non des moindres, la lourdeur des dossiers à instruire par la commission technique au niveau du guichet unique.

Le souci de fournir un produit de qualité exige un travail méticuleux. Or, «les dossiers comportent une multitude de plans qui doivent être étudiés avec minutie. Ce qui demande beaucoup de temps», explique-t-on à la direction technique de Tamesna Al Omrane. Mais, il faut dire que le programme de la ville nouvelle, bien qu’il soit important, ne dispose pas d’une équipe dédiée en permanence au suivi et à l’instruction de l’ensemble de ces dossiers. En effet, un ou deux représentants de chaque administration habilitée à statuer sur les permis de construire et d’habiter sont délégués pour travailler sur les dossiers.

Ceux-ci se réunissent uniquement deux fois par semaine. Ce qui, au vu du nombre des dossiers et de leur consistance, demeure insuffisant pour suivre le rythme de l’avancement du chantier. D’où fatalement du retard, évalué entre 5 à 6 mois, selon les informations mêmes des services de Tamesna Al Omrane. Toutefois, sur les 87 dossiers à instruire, une dizaine sont en cours d’autorisation. En termes de réalisation de logements, à fin mars, l’on parle de quelque 2.850 unités achevées dont 192 à faible valeur immobilière, 2.110 appartements et 290 villas économiques. A côté, ce sont 11.541 logements qui sont en cours de travaux. Et pour cette année, le calendrier prévoit 7.704 mises en chantier dont 1.979 unités destinées au relogement des habitants du bidonville Sidi Yahya Zaër.

Dès le départ, le projet de ville nouvelle à proximité de Rabat a suscité un véritable engouement qui ne s’est pas démenti tout au long de l’avancement des travaux. Au contraire, il s’est exacerbé, à en croire des responsables sur place. Ce qui s’explique par la proximité de la ville des grands centres urbains et également par les promesses en matière d’aménagement, d’urbanisation et de commodités incluses dans le programme.

A l’instar des nouveaux centres urbains, Tamesna est pensée en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, centres commerciaux, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeunes, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standings…). L’idée est de favoriser au maximum la mixité sociale et de couper court aux tendances d’antan qui ont engendré cloisonnement et ségrégation sociale.

Ainsi à Tamesna, les villas économiques et les appartements de standing jouxtent les logements sociaux. Mieux, soulignent les responsables de Tamena Al Omrane, outre la mixité sociale, la ville, telle qu’elle est conçue, permettra aux habitants des unités à faible VIT de bénéficier des mêmes équipements et infrastructures que ceux destinés aux propriétaires des autres produits. Rappelons que la nouvelle cité devrait accueillir quelque 250.000 habitants. C’est le holding Al Omrane (plus précisément sa filiale Al Omrane Tamesna) qui est en charge de ce projet dont le coût global est estimé à 15 milliards de dirhams. Sur les 52.000 logements programmés, 10.000 unités seront destinées aux ménages à faibles revenus.

K.E.H

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Tamesna : comment le chantier avance

· Infrastructures de viabilisation quasi achevées

· Des équipements de proximité opérationnels

· Des programmes ralentis ou arrêtés


Des programmes pratiquement achevés, d’autres en dernière phase de finalisation. Les contours de la ville nouvelle de Tamesna dans la banlieue de Rabat (8 km de Témara) se précisent. La dynamique imprimée à ce chantier depuis son lancement se poursuit et les travaux avancent à un rythme plus ou moins soutenu. Certes, comme tout méga-programme, celui-ci accuse quelque retard. Ce qui suscite des réactions de mécontentement et d’impatience aussi bien du côté acquéreurs que promoteurs. En effet, à en croire les responsables sur place, promoteurs et gestionnaires du projet ont dû composer avec des arrêts forcés de chantier imposés notamment par les conditions climatiques particulièrement sévères cette année. Ces suspensions de travaux, qui ont coïncidé avec des départs d’ouvriers pour les fêtes religieuses, ont engendré un retard cumulé de trois mois. Ceci dit, il faut reconnaître que la création d’une ville est un projet de longue haleine. Le cycle de production est généralement lent en raison de la multiplicité d’opérateurs qui rend la maîtrise du long terme difficile.

Il n’empêche, si l’on se réfère à ses initiateurs, la ville de Tamesna sera livrée dans les délais impartis. D’ailleurs, s’agissant des infrastructures de viabilisation, les travaux sont en dernière phase de finalisation, notamment en ce qui concerne le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité. L’infrastructure primaire in site est entièrement réalisée. «La ville s’est dotée de la quasi-totalité des infrastructures de viabilisation et les premiers équipements publics sont en cours de construction», est-il indiqué du côté de Tamesna Al Omrane. Ce qui permettra l’installation des premiers habitants. Parallèlement, les travaux pour la réalisation des autres tranches des programmes se poursuivront.

Rappelons que le plan d’urbanisme de Tamesna prévoit, en tout, 145 équipements collectifs dont 25 écoles primaires, 14 collèges et 6 lycées. Un campus universitaire, un hôpital multidisciplinaire, cinq centres de santé et deux cliniques privées sont également au menu. Le volet sport et culture n’est pas en reste avec la construction d’un complexe sportif, 5 terrains de sport, 4 salles omnisports, 2 centres de formation et 5 maisons de jeunes. L’ensemble de ces équipements est réalisé par les promoteurs partenaires et Al Omrane. A ce jour, sont déjà opérationnels sur le plan équipements de proximité, un centre commercial, une école et un poste de gendarmerie. Plus de 20 autres équipements seront lancés en 2009 dont 5 à achever la même année. L’objectif est d’arriver à une ville à part entière à l’horizon de 2016.

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Routes


Parallèlement à la finalisation des premiers logements, le programme s’accompagne de la réalisation des équipements. C’est le cas notamment pour les infrastructures hors site qui visent le renforcement de la voie liant Tamesna au réseau autoroutier. En effet, le lancement de ce chantier, prévu initialement pour fin 2008, est annoncé pour avril.

Khadija EL HASSANI

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30 mars 2009

Corniche de Rabat : démarrage des travaux prochainement

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Lancement de la première tranche sur 120 ha

· Le coût d’investissement avoisine les 13 milliards de DH


Depuis la signature de la convention en 2006 portant sur le projet d’aménagement de la corniche de Rabat, on n’en parle que très peu. A tel point que pour certains, il ne verra plus le jour surtout avec la crise actuelle qui a été un coup dur pour les secteurs de l’immobilier et du tourisme.

En principe les travaux devaient être entamés par le groupe Emirati Emaar au quatrième trimestre de 2008. Mais les initiateurs du projet ont, semble-t-il, décidé de prendre le temps nécessaire pour apporter les modifications aux plans d’aménagement en vue d’assurer la réussite de ce mégaprojet de la capitale dont le coût global d’investissement dépasse les 3 milliards de dollars.

Le respect du paysage de ce site maritime a été parmi les points qui ont nécessité une révision des plans. Objectif: ne pas prévoir de construction au niveau du front de mer (cf. www.leconomiste.com). Et ce, pour permettre de garder une vision panoramique et naturelle de ce site qui constitue la principale valeur ajoutée pour le projet. Donc, il a été décidé de réserver le côté mer aux activités tertiaires et de loisirs, alors que les programmes résidentiels seront réalisés côté terre. Selon une source proche du dossier, tout est prêt pour lancer les travaux dans quelques semaines. La direction de Emaar a été contactée plusieurs fois pour en préciser la date, mais en vain.

Rappelons que le projet comprend deux phases. Pour le moment, ce sont les composantes de la première baptisée Saphira qui sont ficelées. Le coût d’investissement de cette partie avoisine les 13 milliards de DH. Il est prévu la construction de 2.800 appartements et 16.000 m2 d’espaces commerciaux, d’animation et de restauration. La partie bureau figure également au menu avec une superficie de 72.000 m2. On retient aussi la construction de deux hôtels 5 étoiles d’une capacité totale de 510 chambres.

Marina et tour d’affaires

Cette première phase porte sur un programme de construction d’un million de m2 planchers à partir de la commune Harhoura sur une superficie de 7 ha. Le coût global de ce chantier de grande envergure avoisine les 30 milliards de DH. Etalée sur 11 km le long de la côte atlantique et une superficie de 330 ha allant de Bab El Bahr (près des Oudayas) à Harhoura (Témara), la corniche de Rabat fait l’objet d’un grand projet d’aménagement à vocation touristique et de loisirs.

Le projet consiste en la construction de 3 hôtels, 2 tours de 25 étages, des plateaux de bureaux, des zones résidentielles, des espaces de commerce, de loisirs et de restauration. Sur ce volet, on doit retenir la construction d’un centre commercial de 45.000 m2. En outre, dans le projet Saphira figurent une marina, une tour d’affaires de 50 étages ainsi que toutes les infrastructures d’animation destinées à réconcilier cette zone marginalisée dans le passé avec le reste de la ville. Le gouvernement a décidé de céder au groupe Emirati au dirham symbolique les terrains qui relèvent du domaine public de l’Etat. Outre l’engagement du promoteur pour la construction en contre-partie des infrastructures socio-économiques, à travers ce projet on table sur la création de près de 36.000 emplois directs.

Nour Eddine EL AISSI

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29 mars 2009

Rabat - Salé : six morts et 41 blessés dans un accident de la route

XINHUANET

RABAT, 28 mars (Xinhua) -- Six personnes ont été tuées et 41 blessées dans un accident de la route survenu samedi matin sur l'autoroute Kénitra-Rabat, rapporte l'agence MAP.

L'accident est survenu lorsqu'un autocar reliant Tanger à Casablanca, s'est renversé au niveau de Salé.

Parmi les blessés figurent une ressortissante canadienne, un Camerounais et quatre Burkinabé, précise la même source.

Selon des témoignages recueillis auprès des passagers, l'accident serait dû à un excès de vitesse.

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26 mars 2009

Drame à Rabat : un déséquilibré mental sème la terreur dans le quartier de Hassan

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

Un déséquilibré mental a semé la terreur hier en fin de matinée dans le quartier de Hassan, à Rabat en poignardant les passants dont un élève qui a succombé à ses blessures avant l’arrivée tardive de l’ambulance.

Le crime a été commis à côté de l’école spécialisées dans les classes préparatoires et située à quelques dizaines de mètres du ministère de la Santé. La victime, dont la famille est établie à Kénitra, comptait parmi les meilleurs élèves de l'établissement et excellait notamment en mathématiques.

Avant de commettre ce crime, ce détraqué mental a mis le feu dans la maison familiale. Il a par la suite poignardé trois autres passants dont un français, avant d’être arrêté par la police. Cet évènement soulève la question de la sécurité publique. Le meurtrier, qui a déjà séjourné dans l’hôpital psychiatrique de Salé, a pu déambuler plusieurs centaines de mètres et blesser les passant qu’il a croisé avant d’être arrêté.


L'Economiste - Jeudi 26 mars - 17h26

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Maroc Veolia futur concessionnaire des transports urbains de Rabat

WA BAYN.com

Le groupe Veolia à décrocher le contrat relatif à la gestion déléguée du transport urbain au niveau de l’agglomération de Rabat. Selon une source proche de l’autorité délégante, Veolia a présenté la meilleure offre en comparaison avec celles des deux autres candidats qui sont National Express (maison mère d’Alsa) et Keolis. Ce dernier vient en deuxième position.

Pour les tarifs, la concurrence entre les candidats a bien joué au profit des usagers. Les prix offerts par Veolia sont inférieurs par rapport à ceux pratiqués actuellement : le prix du ticket est compris entre 3,30 et 3,50 DH. La rentabilisation du projet tramway entre Rabat et Salé dont la mise en service est prévue pour fin 2010 figure aussi parmi les préoccupations des responsables de la capitale. « Il s’agit d’assurer l’intermodalité entre les deux types de transport », signale un membre de l’autorité délégante.

Sur le plan social, l’objectif est de veiller à l’intégration de la plupart des salariés appartenant aux différentes sociétés privées sans oublier ceux de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat. De même, il est prévu également la création d’un groupement réunissant le candidat sélectionné et les sociétés privées de transport en activité.

Sécurité

Les nouveaux bus seront équipés d’un système de communication à distance (GPS) ainsi que des caméras de surveillance et de contrôle. Histoire d’assurer la sécurité des passagers mais aussi de se prémunir contre la resquille. A noter aussi que 44 caméras sont déjà installées au niveau des grandes places de la capitale et de ses avenues. Ces équipements d’une technologie avancée permettent de contrôler avec une grande précision la circulation des véhicules et même des personnes. Elles seront opérationnelles à partir d’août prochain.

Source : L’Economiste - Nour Eddine El Aissi

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24 mars 2009

Tamesna: Premiers couacs sur chantier

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Des lenteurs administratives pointées du doigt

· General Contractor suspend provisoirement des travaux


La ville nouvelle de Tamesna prend forme. Néanmoins, le projet rencontre de nombreux obstacles. Des retards de livraison sont enregistrés dans ce mégachantier proche de Témara. En effet, les procédures administratives ne suivent pas le rythme des constructions. «L’Etat est devenu extrêmement prudent et pointilleux suite à l’effondrement de l’immeuble de Kénitra en janvier 2008», signale un promoteur (cf. www.leconomiste.com).

Du coup, des permis d’habiter n’ont pas été octroyés et les différents produits (villas, appartements, commerces...) ne peuvent être livrés dans les délais. On signale des retards d’une année, dans certains cas. Ce qui porte préjudice aux opérateurs. Parmi eux, General Contractor Maroc, qui a investi plus de 450 millions de DH sur 20 hectares. Compte tenu des retards dans les livraisons, ce promoteur estime aujourd’hui son manque à gagner à plus de 50 millions de DH. Aujourd’hui, la partie des villas du lot Oasis, sur 5 hectares, est disponible. Effectivement, depuis un mois et demi, les titres de propriété du lot Oasis composé de villas sont disponibles. L’entreprise a finalement pu livrer les clés aux premiers acquéreurs après l’obtention du permis d’habiter. «Nous avons réalisé 80 villas et elles sont livrables tout de suite», précise le management de General Contractor.

En revanche, les phases 2, 3, 4 et 5 du projet Hiba du même promoteur accusent jusque-là de sérieux retards. Les permis de construire tardent à être délivrés. Sur ces lots précis, il s’agit principalement d’appartements et de commerces. «La topographie du terrain impose que l’on procède à des modifications surtout pour la phase 1», souligne Benjamin Chetrit, vice-président de General Contractor Maroc. La commission technique chargée d’instruire le projet vient de donner son accord sur les modifications apportées au projet. La livraison des appartements et commerces de ce lot (phase 1) interviendra en juin 2009, pourvu que le permis d’habiter soit délivré dans les délais impartis. Mais là où le bât blesse, c’est la phase 5 du projet. Sur ce lot de 1.500 appartements, le promoteur vient de procéder à la suspension «provisoire des travaux». Si l’on a procédé à l’arrêt de ce chantier, c’est parce que, jusque-là, l’on manque de visibilité sur le permis de construire et autres autorisations, annonce Benjamin Chetrit. Là encore, les plans ne sont pas validés. «L’administration ne suit pas car elle n’est pas habituée à ce type de projet volumineux», signale le management de General Contractor.

Amin RBOUB

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«Rabat-chaîne inter» commence à émettre 24/24

Le Matin.ma

La chaîne nationale «Rabat-chaîne inter» émettra à partir de mardi 24h/24h, a annoncé lundi le directeur central de la production et des programmes radio, Jalal Aouatif.

Chaîne généraliste bilingue (arabe-français) qui s'adresse exclusivement à un public urbain, «Rabat-chaîne inter», l'une des quatre radios de la SNRT, a également adopté une nouvelle grille de programmes lancée, il y a quelques mois et qui se veut «plus proche de l'auditeur».

«Nous avons réorganisé notre travail pour être plus proche de l'auditeur et répondre au mieux à ses attentes», en ayant pour principal «souci de l'accompagner tout au long de la journée, à travers une grille transversale destinée à le fidéliser mais également à lui proposer un menu flexible adapté en fonction de son âge, ses besoins et ses préférences», ont souligné les concepteurs de la nouvelle grille au cours d'une rencontre avec la presse.

La nouvelle grille comprend trois grands carrefours de la rédaction. La matinale (06h00-09h00), la mi-journée (13h00-14h00) et la soirée (19h00-20h00), consacrés à l'info et autour desquels sont greffés des rendez-vous sous forme de magazines.

«Family-mag» (09-12h00), une émission exclusivement dédiée à la famille, suivie de l'espace jeunes (15h00-19h00), avec l'introduction de l'interactivité avec «Quitte ou double», une émission de jeu par SMS. «Tendance jeune», se propose de donner la parole aux jeunes qui viennent partager à l'antenne leurs projets et expériences dans divers domaines.

Chaîne de proximité, «Rabat Chaîne inter» reste en outre ouverte à tous les jeunes groupes ou artistes nationaux de toute tendance et diffuse au quotidien tous les derniers «tubes» et musiques internationaux, souligne le staff.

L'info reprend à partir de 19h00 avec le carrefour de la rédaction, suivi de la rediffusion des repères (matinales) et mag de la rédaction (mi-journée) où d'éminentes personnalités animent leurs chroniques dans des domaines aussi variés que le politique, l'économique, le culturel, le cinéma, la musique, le social.

Les magazines débats «EcoMag», «Quantara», «Pile et face», «Géoscopie» et «parlons vraiment sport» répartis tout au long de la semaine se proposent d'éclairer de 20h00 à 21h00, l'auditeur sur divers thèmes. L'espace interactivité, programmé jusqu'à 23h00, invite les auditeurs à débattre de sujets liés à leur quotidien.

A partir de 23h00 «Hadiya» dédicace, accompagne les nocturnes jusqu'à 01h00, suivie de la rediffusion des magazines et débats (01h00-02h00). A 2h00, «Rabat chaîne inter» entame sa programmation musicale de nuit jusqu'à 06h00.

Les grands rendez-vous sportifs sont réservés au week-end (samedi-dimanche 17h00 à 19h00). Le week-end, c'est aussi «Planète people», un tour d'horizon de la vie des grandes stars, «Marocains d'ailleurs», dédiés aux MRE, «Idée Fixe», une émission qui se propose de rompre le coup aux idées reçues et autres rumeurs (les médias disent-ils la vérité ? Les Djinn existent-ils ?à), «Evasion», une ouverture sur d'autres horizons où des invités de toutes nationalités résidant au Maroc, passent à l'antenne pour faire découvrir leurs us et coutumes. Les émissions culturelles, «Récital», «Silence on écoute» et «Boulevard Takafa», viennent enrichir la nouvelle grille 2009.

Ce n'est pas une grille statique, elle s'adapte à l'événement et prend la couleur des saisons et des grands rendez-vous politiques, culturels, économiques, insistent ses concepteurs.

Le principe de la grille est d'être une «fenêtre sur le Maroc d'aujourd'hui» et montrer que dans le cadre du service public, «nous accompagnons les changements sur tous les plans, notamment politique, économique, culturel», l'objectif étant de faire, selon M. Aouatif, que chaque auditeur rencontre «sa radio».

Par MAP

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23 mars 2009

Bouregreg : Sama Dubaï en difficulté, Amwaj à l’arrêt

La Vie Eco

Fin janvier, Sama Dubaï, en difficultés financières, a demandé aux entreprises prestataires d’arrêter les travaux.
Les entreprises chargées de la réalisation, Somagec et Besix, prises à partie par leurs sous-traitants.
L’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg envisage de prendre la relève en matière de gestion, mais quid du financement ?


Coup dur pour le méga projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Sama Dubaï, principal actionnaire de la joint-venture créée spécialement pour la réalisation du projet Amwaj et surtout gestionnaire du projet, vient d’ordonner à ses sous-traitants d’arrêter les travaux. Des sources concordantes parlent même d’une rupture de contrat de la maîtrise d’ouvrage intervenue le 29 janvier dernier. «L’ordre est tombé fin janvier dernier. Notre client, Sama Dubaï, nous a effectivement demandé l’arrêt du chantier jusqu’à nouvel ordre», confirme-t-on auprès de la direction de la Société marocaine de génie civil (Somagec). Celle-ci réalise le marché d’Amwaj avec un partenaire international : Besix, une société belge spécialisée dans les ouvrages maritimes complexes et les grands bâtiments et infrastructures. Les deux partenaires, qui interviennent également dans le projet de Tanger-Med, ne veulent pas pour autant parler de rupture de contrat et préfèrent s’en tenir à une suspension du chantier.


«Le chantier d’Amwaj a été suspendu en raison de la crise économique et immobilière que connaît le monde actuellement. Notre donneur d’ordre Sama Dubaï nous a signifié l’arrêt temporaire des travaux sans parler de rupture de contrat», explique pour sa part Bart Wuyts, responsable communication chez Besix Belgique.

Du côté de Sama Dubaï, c’est silence radio depuis quelques jours. Le représentant de la société au Maroc ne répond pas au téléphone et le directeur général Maroc du groupe, Khaled Sidki, qui se trouve actuellement à Dubaï, reste injoignable.

Qu’en est-il alors du côté marocain ? Contacté par La Vie éco, Lamghari Essakl, directeur général de l’Agence d’Aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) qui chapeaute tous les projets de la vallée, confirme lui aussi l’arrêt du chantier Amwaj tout en réfutant la thèse de rupture du contrat. «Notre partenaire Sama Dubaï qui a été affecté par la crise économique mondiale a entamé une restructuration qui nécessite le gel momentané des projets dans lesquels il est impliqué», explique M.Essakl. Selon lui, cette situation a poussé le management de l’AAVB à réfléchir d’ores et déjà aux solutions de rechange possibles au cas où Sama Dubaï ne pourrait plus assurer la conduite du projet Amwaj. «L’une des pistes que nous envisageons pour le moment est la récupération de la gestion du projet Amwaj au niveau de l’agence», assure M.Essakl. Signalons que si les Emiratis constituent le principal opérateur d’Amwaj, ils ne sont pas seuls sur ce projet. En effet, Sama Dubaï ne détient que 50% de la joint-venture créée pour la conception et la réalisation de ce projet. Les autres actionnaires sont l’AAVB (20%), le groupe CDG (20%) et la Caisse marocaine des retraites (10%).

Effet boule de neige sur les sous-traitants et les fournisseurs

Pourquoi cette répartition asymétrique ? Il faut savoir que lors de la signature du pacte d’actionnaires, qui a eu lieu le 29 mars 2006, devant le Souverain, les partenaires avaient alors décidé que le capital social de la société allait correspondre à 30% du total des investissements envisagés et serait libéré en trois étapes. En revanche, et compte tenu de l’expertise reconnue à Sama Dubaï dans le développement de grands programmes immobiliers et touristiques intégrés, il a été décidé de confier la gestion opérationnelle (management) du projet Amwaj au partenaire émirati, sous contrôle du Conseil d’administration, composé de six membres dont trois choisis par Sama Dubaï et trois par le groupement CDG - Agence du Bouregreg, la présidence du conseil ayant été confiée à Sama Dubaï.

Et c’est à ce niveau justement que l’AAVB compte intervenir pour éviter le pire. «Pour l’instant, l’opérateur émirati a seulement réclamé un arrêt du chantier. Aucun retrait n’a été évoqué. Par conséquent, la reprise de la gestion du projet par l’agence n’exclura pas Sama Dubaï qui restera actionnaire à hauteur de 50% dans Amwaj sans pour autant en assurer la gestion», ajoute le DG de l’agence.

Si elle est décidée, la solution qui est actuellement étudiée au sein de l’agence ne posera manifestement pas de problèmes de répartition des tâches puisque les partenaires avaient, au moment de la signature de la joint-venture, décidé également la mise en place d’un comité de pilotage. «Les différents partenaires avaient déjà préconisé l’adoption d’une organisation basée sur une approche concertée. Cette démarche a d’ailleurs abouti à la création d’un comité de pilotage et à la tenue de plusieurs ateliers techniques pour la mesure des impacts et implications opérationnels du projet et le cadrage de ses répercussions», apprend-t-on auprès de l’AAVB.

Sama Dubaï a-t-il les moyens d’apporter les 1,5 milliard de dollars promis ?

Sauf que…si techniquement la relève ne devait pas être compliquée, de sérieux doutes planent sur la capacité de Sama Dubaï, même à titre de partenaire financier, d’honorer ses engagements. Sur les 3 milliards de dollars (24 milliards de DH) que devrait coûter le projet Amwaj, il doit en fournir la moitié, soit 12 milliards de DH, dans un délai de 4 ans (d’ici fin 2012). Il est difficile de croire qu’avec la crise sévissant à Dubaï, il puisse mobiliser autant de fonds sur un seul projet… qui plus est au Maroc.

En attendant, l’arrêt, même temporaire des travaux, n’est pas resté sans conséquence et les répercussions de cette suspension commencent à se faire sentir, surtout au niveau des deux sociétés qui assurent la réalisation des ouvrages. «La suspension du chantier nous a posé quelques problèmes avec nos sous-traitants et nos fournisseurs», assure-t-on auprès de Somagec. La direction de cette société balaie d’un revers de la main les rumeurs qui courent sur des actions en justice engagées par les sous-traitants et les fournisseurs contre la société. «Tout arrêt non conventionnel d’un projet immobilier entraîne des conséquences plus ou moins négatives sur les sous-contractants et les fournisseurs. Et c’est justement ces problèmes que nous essayons de régler amicalement et de façon intelligente», confie-t-on auprès de Somagec.

Autant dire que même si l’AAVB pense actuellement à une solution qui mettrait fin aux doutes planant sur l’engagement de Sama Dubaï, le retard pris dans la réalisation du projet et la suspension de ce dernier par le principal investisseur risquent d’avoir des conséquences fâcheuses sur sa suite. Rappelons que le projet Amwaj consiste en un ensemble immobilier et touristique dont une cité lacustre avec un cachet architectural de type méditerranéen, au beau milieu de paysages verdoyants. Le projet couvre près de 200 hectares offrant une diversité en ensembles résidentiels, bureaux, hôtels de luxe et zones commerciales. Le site doit être doté, en outre, d’un palais des congrès, et d’une multitude d’espaces dédiés au divertissement et aux loisirs.

Faillite :460 milliards d’euros d’investissements gelés aux Emirats

Quels sont les deux points forts de l’Emirat de Dubaï ? L’immobilier et la finance. Les deux secteurs qui sont à l’origine de la crise économique mondiale n’ont manifestement pas épargné l’émirat qui a multiplié les sorties médiatiques relatives à un réexamen de ses nombreux projets immobiliers. Selon les dernières informations financières relatives à cet Etat, 460 milliards d’euros d’investissements auraient été gelés aux Émirats arabes unis même en raison de la crise. Ce chiffre correspond à 45 % de l’ensemble des projets de construction des EAU. De plus, la dette de l’Emirat de Dubaï est estimée à 55 milliards d’euros. Mais cette dette reste faible comparée aux réserves pétrolières d’Abou Dhabi. Selon les analystes internationaux, cet émirat voisin, qui détient la quasi-totalité des réserves pétrolières des Emirats Arabes Unis, soutient Dubaï et ses projets pharaoniques. Car même à moins de 50 dollars le baril, le pétrole reste une manne considérable pour le pays. En octobre, le gouvernement des EAU a mis à la disposition des banques locales 25 milliards d’euros pour accroître les liquidités. Il s’est également engagé à garantir les dépôts. Ces derniers mois, deux sociétés de prêts hypothécaires de Dubaï ont dû être sauvées de la faillite.

Focus :Le chantier n’en était encore qu’à ses débuts

«Amwaj» est le nom donné à la deuxième séquence du grand projet de réaménagement de la vallée du Bouregreg. Il devrait être réalisé sur la rive gauche du fleuve située juste derrière la grande surface Marjane. La réalisation de cette phase a été confiée à un groupement composé de Somagec (Société maghrébine de génie civil) et de Besix. Les deux entreprises devaient consolider le sol dans cette zone marécageuse sur une superficie qui avoisine les 180 000 m2. «Mais le chantier s’est arrêté au début des travaux. Nous en étions encore aux études et à la réalisation des gros œuvres. Ceux-ci concernent notamment la pose des voiles en béton pour la construction de deux immeubles témoins ainsi que l’aménagement d’un grand remblai le long de l’oued pour protéger le chantier», confie-t-on auprès de la Somagec.

La société n’en est pas à sa première collaboration dans la vallée du Bouregreg puisqu’elle a déjà réalisé des travaux lors de la première séquence du projet : Bab Al Bahr. «Cette première phase n’est pas affectée par ce qui se passe dans la deuxième séquence. Pour preuve, les travaux de Bab Al Bahr avancent bien et la commercialisation des logements est déjà lancée», assure-t-on auprès de l’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB).
Naoufal Belghazi
23-03-2009

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20 mars 2009

Génération Mawazine est de retour

Aujourd'hui le Maroc

Génération Mawazine invite les jeunes musiciens et artistes à participer au concours qui se poursuivra jusqu’au 30 mars 2009. Ce concours a ouvert les inscriptions à l’ensemble des ressortissants marocains ou étrangers résidents au Maroc, âgés de 15 à 30 ans.


Génération Mawazine est de retour pour la quatrième année consécutive. Créé en 2006 dans le cadre du Festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra du 15 au 23 mai prochain pour sa 8ème édition, Génération Mawazine s’est imposé comme un concours reconnu sur le plan national permetant de faire découvrir les talents les plus prometteurs du pays dans différentes catégories musicales.

Cette année encore, Génération Mawazine revient avec un jury composé d’artistes de renom, qui jugera et évaluera le talent et la créativité des groupes de la jeune génération. Jusqu’au 30 mars 2009, le concours a ouvert les inscriptions à l’ensemble des ressortissants marocains ou étrangers résidents au Maroc, âgés de 15 à 30 ans, qui partagent une passion pour la musique et souhaitent mesurer leur talent. Le jury parcourra les provinces du Royaume pendant un mois pour partir à la rencontre des jeunes talents. A l’issue de la présélection, les 30 demi-finalistes se produiront sur la scène Nouzhat Hassan à Rabat les 7,8 et 9 mai 2009. La finale du concours aura lieu du 15 au 17 mai 2009 et mettra en compétition dix finalistes durant la 8 ème édition du festival Mawazine, rythmes du monde qui se tiendra cette année du 15 au 23 mai. Génération Mawazine invite les jeunes musiciens et artistes à participer à ce concours qui, par son sérieux et la rigueur de ses critères de sélection, constitue un véritable gage de réussite artistique sur la scène musicale marocaine.

Les participants concourront dans les catégories musicales suivantes : Rap et Hip Hop, Rock, Fusion et musique néo populaire. Et les vainqueurs verront leur carrière musicale lancée grâce à l’appui de la Société national de radio télévision qui assurera la production d’un album et d’un vidéo clip et se chargera de sa diffusion à l’échelle nationale.

Les conditions d’inscription et de participation sont disponibles sur le site Internet de Génération Mawazine :
www.generationmawazine.ma

Par : Siham Jadraoui

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Rabat célèbre les théâtres du monde : première édition de la Biennale internationale des théâtres du monde jusqu’au 27 mars

Aujourd'hui le Maroc

La première édition de la Biennale internationale des théâtres du monde se poursuit jusqu’au 27 mars à Rabat et dans plusieurs villes du Royaume.

Les trois coups ont été frappés. Le rideau s’est levé sur la première Biennale internationale des théâtres du monde, mardi 17 mars à Rabat. Hommes de théâtre marocains et internationaux de grand calibre, spécialistes et penseurs, se sont rencontrés et ont été célébrés. Des artistes qui ont, durant cet hommage sur la scène du Théâtre National Mohammed V, joué leur vrai rôle, celui de héros de la cause artistique et de la promotion du théâtre au Maroc et dans le monde. Les grands comédiens marocains ont tous été au casting : Ahmed Tayeb Lâalaj, Abddellah Chakroun, Amina Rachid, Mohamed El Jem, Abedkader Badaoui, Naïma Lamcharki et la liste est encore longue.

Les pionniers du théâtre international étaient également à l’honneur, entre autre l’Egyptien Ezzat Alayli, l’espagnol José Monléon, et le Français Richard Martin. Et pour ces vétérans, ces artistes, il n’y a jamais de répit, de retraite quand il s’agit de leur passion, le théâtre. Ainsi dans les coulisses, de l’événement, ils ont échangé leur dialogue multiculturel et renforcer leur amitié. Ils ont profité de l’occasion de cet hommage inaugurant la première Biennale internationale des théâtres du monde qui se poursuit jusqu’au 27 mars dans plusieurs villes du Royaume, pour créer des synergies, donner et participer à ce nouveau souffle que veut insuffler cet événement au théâtre marocain.

«C’est le moment de changer la cadence. Peut-être qu’on a longtemps était en retard, mais il est temps d’aller à grands pas», a indiqué à ALM Saïd Bahadi, directeur artistique de cet événement organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, et initié par la direction du Théâtre National Mohammed V. Et d’ajouter : «Plusieurs facteurs se réunissent dans le Maroc d’aujourd’hui, pour voir beau le théâtre, belle la culture. Si toutes les énergies, acteurs culturels et artistiques se réunissaient pour reformuler les questions autour du théâtre et aller ensemble dans une même voie, on aura gagné le défi lancé par cette biennale». Ainsi, il s’agira lors de dix jours de spectacle de présenter au public les pièces de théâtre les plus originales qui circulent dans le monde .

On cite le spectacle «Cath d’impro» en provenance de France, le spectacle d’acrobatie «Taoub» qui vient de Tanger. La Georgie participe avec un étonnant théâtre de doigt, la Suisse avec un spectacle de danse, l’Espagne avec un spectacle de danse verticale, et le ballet de l'Italie. On note également des pièces venant d'Algérie, de Tunisie, d'Arabie Saoudite, et de Palestine. Tous ces spectrales seront représentés au Théâtre National Mohammed V de Rabat.

Et ce n’est pas fini. Les organisateurs de la biennale ont voulu élargir leur initiative à plusieurs villes du Royaume, notamment Mohammedia, Casablanca, El Jadida, Marrakech , Kasbat Tadla, Meknès, Tiznit, Zagora, My Driss Zarhoun, Fès, Khmiss Zemamra entre autres. Ces villes verront les spectacles de seize troupes nationales. Il y a des régions qui n’ont pas pu accueillir ces spectacles par manque de structures ou encore de coordination. Mais toutefois, il faut dire que cette première Biennale internationale des théâtres du monde augure d’un éventuel réveille du théâtre national. Un beau dénouement !

Par : Amine Harmach

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19 mars 2009

Marche nationale à Rabat le 22 mars, sous l'égide de quatre syndicats

ALBAYANE

Une première depuis l’indépendance du pays. Quatre syndicats coordonnent pour organiser, dimanche prochain à Rabat, une marche nationale, sous le mot d’ordre : «Pour l’amélioration de la situation des salariés et le respect des libertés syndicales». Les préparatifs vont bon train et la coordination syndicale est jugée «très positive».

Forts de deux récentes actions de grève communes et face à la hausse des prix et la baisse sensible du pouvoir d’achat, les syndicats UMT, FDT, ODT et UNMT semblent décidés à unir leurs forces afin de rassembler, le 22 mars dans la capitale, l’ensemble des travailleurs et salariés dans une marche revendicative sans précédent dans les annales du syndicalisme marocain.

Ils ont déposé une déclaration pour cette action revendicative auprès des autorités compétentes. Parallèlement, ils ont adressé une lettre au Premier ministre où ils proposent un agenda et un ordre du jour pour le dialogue social ainsi que la méthodologie préconisée à cet effet. Ils attendent la réponse d’Abbas El Fassi, de retour hier d’une mission à l’étranger.

Cette marche «sera historique», nous déclare M. Handouf, responsable de l’UMT au sein de la coordination syndicale. Car, mises à part les grandes marches nationales des années 90 du siècle dernier et les mobilisations lors de la fête du Premier Mai, «les Marocains n’ont jamais marché pour eux, pour leurs causes», souligne-t-il. Ce sera une première, après tant de peur et de phobie des dérapages des manifestations de masse. Mais les observateurs notent que cette marche, si elle n’est pas interdite par les autorités, marquera un tournant dans l’action et les rapports entre les centrales syndicales. Elle romprait avec une certaine pratique sectaire qui sapait tout effort d’union et d’action commune entre les principaux syndicats.

En tout cas, les initiateurs de cette action unitaire, las des querelles intestines et des rivalités nées de divisions, veulent enterrer la hache de guerre partisane et consacrer leurs efforts au service des travailleurs et salariés.
Les quatre syndicats veulent reprendre l’initiative, perdue il y a deux ans, pour mobiliser les salariés face à la cherté de la vie et le non respect du droit syndical, notamment dans le secteur privé.

Les organisateurs s’attendent à la participation de plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers, de participants venant de diverses régions du pays. Les organisations régionales travaillent d’arrache-pied pour assurer une représentation honorable à la marche, contribuer au succès et marquer l’événement.
L’espoir est que les autorités n’interdisent pas cette marche pacifique et légale, qui entre dans le cadre du droit de manifestation, garanti par le dahir sur les libertés publiques.

M.A.

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Parc zoologique de Rabat : Un projet qui s'intègre dans les grands chantiers structurants de la capitale

CASAFREE

La réalisation d'un nouveau Parc Zoologique dans la banlieue ouest de Rabat s'intègre dans la démarche globale de développement propulsée dans la capitale et va de pair avec les grands chantiers structurants, tel le plan d'aménagement de la vallée du Bouregreg, a estimé le Haut Commissaire aux eaux et Forêts et à la lutte contre la Désertification (HCELS), M. Abdeladim Lhafi.

Dans un entretien à la MAP, M. Lhafi a souligné que la capitale ne disposait pas d'un jardin zoologique.

Selon "la terminologie universelle" mais d'une "espèce de ménagerie dotée de certaines espèces animales", qui ne réunissait pas les conditions d'un éventuel réaménagement. Ce constat avait amené les pouvoirs publics à opter pour la réalisation d'un nouveau parc zoologique "d'une dimension conforme aux standards internationaux".

Le nouveau zoo "va de pair avec les grands chantiers en exécution à Rabat. Il était nécessaire de compléter ces chantiers par un grand projet d'égale valeur et d'égale qualité".

Cinq mois après le lancement officiel des travaux, le nouveau Parc Zoologique est en train de sortir de terre. Le chantier progresse et les infrastructures de base sont déjà visibles : la clôture délimitant le parc sur 50 ha est achevée, les fossés de sécurité, le terrassement et la voirie sont en cours d'achèvement.

L'échéancier pour le lancement des marchés a été tenu, a assuré le Haut Commissaire, soulignant que le Maroc s'est entouré dès le départ des "meilleures expertises aux références mondiales reconnues" et de spécialistes dans un "ensemble de métiers ayant une formation pointue" pour pouvoir respecter un calendrier "extrêmement serré".

Un projet conforme aux standards internationaux

Le projet devra être, en effet, terminé en 2010 avant l'ouverture du zoo au public début 2011. Mais au delà de l'expertise internationale, notamment celle de Singapour, qui a accompagné le Maroc jusqu'au démarrage des travaux, le Maroc a veillé à développer un "savoir-faire au niveau marocain".

Le Haut Commissaire relève avec fierté que le cabinet d'architectes et le bureau d'études et d'ingénierie et d'autres structures portant ce projet "sont tous marocains".

M. Lhafi a souligné la dimension moderne de ce projet "conforme aux standards internationaux", précisant que son implantation dans l'espace boisé de la "ceinture verte" à la sortie de Rabat près de l'autoroute menant à Casablanca en fera "un passage obligé" et profitera à près de 9 millions d'habitants résidant à 100 Kms à la ronde de la capitale (Casablanca, Témara, Mohammedia, Kénitra).

Son attraction sera d'autant plus grande qu'il bénéficie de plusieurs voies d'accès du fait de sa proximité de l'axe autoroutier, de la gare routière de Rabat, de la gare de train de Témara et des moyens de transports public.

Adjacent au complexe sportif Moulay Abdallah, le nouveau zoo profitera également des parkings spacieux du stade.

Une forme d'attractivité assez évoluée

Outre cette bonne desserte, ce zoo promet de "répondre vraiment à une forme d'attractivité assez évoluée" proche de celle du zoo de Singapour, une référence mondiale.

Le zoo "va être évolutif", assure M. Lhafi. Dans un premier temps, il sera ouvert au public pendant le jour avant de se transformer ultérieurement en "Night Safari" afin d'exhiber la faune qui ne sort que la nuit.

L'installation évoluera également en tant que destination d'un "tourisme d'affaires" avec l'implantation de motels, de centres de conférences et d'espaces de restauration dans un "espace ouvert" permettant de voir des girafes ou des éléphants à travers des terrasses.

Le haut commissaire insiste sur cette dimension ouverte du nouveau parc zoologique. Les animaux ne seront pas offerts à la vue du public dans des cages mais évoluant dans leurs milieux naturels.

Chaque zoo ayant son "pôle d'excellence, celui de Rabat aura une collection de faune saharienne, de faune africaine et de faune marocaine". D'où le gros travail de "reconstitution de cinq ou six grands écosystèmes" (zones humides, zones tropicales) et de "recomposition en miniature" de chaque faune pour favoriser son évolution dans le milieu naturel.

Pour la faune marocaine, il faudra, par exemple, reconstituer l'écosystème des montagnes de l'Atlas par des collines et des falaises d'une vingtaine de mètres de hauteur, faites de roches artificielles, pour abriter les "espèces énigmatiques" du Maroc, tels que le Lion de l'Atlas, le mouflon à manchettes et le singe magot.

Pour la faune saharienne (Antilopes Oryx et Addax, gazelles, autruches), la création de paysages arides, sablonneux et rocailleux s'impose.

La reproduction d'habitats marécageux ou de paysages de forêts denses est également prévue pour les espèces aquatiques (hippopotames...) ou d'origine tropicale (chimpanzés).

Des sensations fortes


En plus de présenter des animaux dans leurs milieux naturels, les concepteurs promettent une autre nouveauté pour garantir le frisson par l'effet de face à face avec des animaux.

Les sensations fortes seront au rendez-vous à la vue, à travers des baies vitrées ou des lames de verre ou d'eau, des crocodiles et des hippopotames.

Mais au delà de cet aspect récréatif du futur parc zoologique, M. Lhafi insiste sur le volet éducatif qui sera développé grâce à des parcs de jeux interactifs pour les enfants, d'évènements didactiques pour faire connaître la richesse du Maroc en termes de biodiversité de la faune et de la flore et contribuer à l'éducation à l'environnement et au développement durable.

Le Maroc est un pays "extrêmement riche en biodiversité et il est pratiquement placé en deuxième place après la Turquie" mais cette biodiversité, souligne le Haut Commissaire, est "très fragile" en raison de la pression qui s'exerce sur les milieux naturels à travers la croissance démographique et les usages agricoles.

D'où la nécessité de programmes de reconstitution et de restauration des écosystèmes dans leurs milieux naturels lancés à travers le Maroc et dont le futur parc zoologique de Rabat tirera profit.

Cette partie du zoo a son "prolongement sur le territoire national" à travers les aires protégées, les parcs nationaux, les réserves biosphères, où le Haut Commissariat aux eaux et Forêts et à la lutte contre la Désertification a franchi des étapes "extrêmement importantes pour la restauration de la faune marocaine".

Exemples. Le Parc Souss-Massa a une collection importante de gazelles et d'antilopes de même que les provinces du sud ont une aire protégée dans laquelle des animaux ont été relâchés dans leur milieu naturel et "commencent à s'y reproduire".

Dans la zone de Msissi, située entre Ouarzazate et Errachidia, le Haut Commissariat a procédé aussi au lâcher d'antilopes sahélo-sahariennes.

L'aire protégée située près de Taza est, de son côté spécialisée dans le cerf de Berbérie, un animal autochtone qui était "pratiquement en voie de disparition et qui est en train de se reproduire".

L'aspect recherche a été également intégré pour permettre une ouverture du zoo sur le monde universitaire et sur les gestionnaires des espaces en vue "d'initier un certain nombre de recherches sur les plan génétique et comportemental" de la faune.

Par Madani Mansour
MAP

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10 mars 2009

Procession des cierges de Salé pour l'Aid Mouloud

Le Matin.ma

La procession des cierges, organisée depuis quatre siècles par les Chorfa hassounis à l'occasion de l'Aid Al Mawlid, représente un symbole de l'attachement de la population de Salé aux préceptes de l'Islam.

Le Moussem des cierges remonte au règne du Sultan saâdien Ahmed El Mansour Addahbi, qui avait été très impressionné, lors de son séjour à Istanbul (Turquie) par les festivités marquant l'Aid Mawlid Annabaoui, particulièrement par la procession des cierges, dont la première remonte à l'an 986 de l'hégire.

En l'an 990 de l'hégire, Salé avait organisé son premier Moussem du genre, avec une procession de cierges en couleurs chatoyantes, dont la conception et la réalisation par les maîtres artisans requièrent finesse et originalité. Et c'est ainsi que naquit, sur la rive droite de Bouregreg, ce prestigieux et pittoresque Moussem des cierges de Sidi Abdellah Benhassoun, que les générations se sont relayées pour le faire revivre tous les ans.

Cette procession, organisée après la prière d'Al Asr, à la veille de l'Aid Al-Mawlid, prend son départ de Souk El-kebir pour sillonner les différentes artères de la ville jusqu'au mausolée de Sidi Abdellah Benhassoun Abou Mohamed Abdellah Ben Hassan Alkhaldi Al Hassani Al Idrissi, plus connu sous le nom de Benhassoun, né à Fès en 920 h/1515 et mort en 1013h/1604 à Salé.

Benhassoun, une sommité de son temps, avait puisé et affiné son savoir auprès de grands ouléma de Fés, tels Abdelouhad Al Ouencharissi et Abderrahmane Doukkali, deux Imams et prédicateurs de la Qaraouyine, ou Abdallah Habti, cheikh de la Zaouia du Jbel Lach'hab, dans les environs de Chefchaouen.

Dans une déclaration à la MAP, le doyen des Chorfa Hassouniyine, Abdelmajid El Hassouni, a mis en relief les activités la Tariqa Hassounia qui organise des soirées poétiques et artistiques, des concours de psalmodie du Saint-Coran et des soirées de Madih et Samaa.

La Tariqa Hassounia, qui adhère à la culture soufie universelle, a-t-il ajouté, prône les valeurs de cordialité, de fraternité, de solidarité et de tolérance, comme elle oeuvre pour la promotion des principes universels de citoyenneté et de dialogue entre les civilisations et les cultures.

Par MAP

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9 mars 2009

Rabat - Quel bilan du conseil de la ville ?

Le Matin.ma
La majorité se félicite, l'opposition crie à l'inaction.

Dresser le bilan du conseil de la ville de Rabat est une tâche délicate. A quelques encablures des élections communales, il est difficile de se livrer à cet exercice sans faire le jeu d'une partie au détriment de l'autre. Etre trop critique revient en quelque sorte à apporter de l'eau au moulin de l'opposition.

Dans le cas inverse, on risque d'offrir à la majorité des arguments pour réussir son marketing électoral. Il est primordial de ce fait de relever, d'une part les insuffisances de la gestion de la capitale mais sans tomber dans les pièges de ceux qui érigent l'opposition en principe. Et d'autre part montrer les réalisations mais tout en se gardant de verser dans la basse flagornerie.

Car, il est de notoriété publique que les conseillers de la majorité et ceux de l'opposition se sont toujours regardés en chiens de faïence. Plus que des adversaires politiques, certains se vouent une inimitié qui atteint le paroxysme. Le cas de Faouzi Chaabi, président de l'arrondissement de Rabat-Souissi et de Omar Bahraoui, maire de la capitale, est symptomatique. M. Chaabi estime que le conseil de la ville dont le mandat tire à sa fin incarne la mauvaise gouvernance. Il en veut pour preuve, les services municipaux concédés selon lui, " de manière absurde et au mépris du bon sens". Pour ce député PPS, Omar Bahraoui et sa majorité n'ont rien fait pour le développement socioéconomique de la ville. " Où est passé le fameux plan triennal annoncé en grande pompe en 2005! Je mets le conseil au défi d'en dresser le bilan" s'exclame-t-il.

De son côté, M. Bahraoui trouve que ceux qui le critiquent ne sont pas des modèles en matière de gestion de la chose locale et qu'ils ne sont pas aussi irréprochables qu'ils prétendent l'être. Il affirme aussi que Rabat a fait un saut qualitatif durant son mandat et qu'il n'a "jamais connu une telle dynamique dans son histoire". Et au passage, il ne se prive pas de décocher des pointes aux socialistes qui selon lui " ne lui ont jamais pardonné le fait d'avoir gagné la présidence de la mairie de Rabat, un fief qu'ils ont toujours considéré comme le leur". Mais les pourfendeurs du maire MP trouvent qu'il est indécent de se prévaloir des projets initiés par le Roi ou par le gouvernement. Pour eux, mettre des projets tels que le tramway à l'actif du conseil de la ville revient à s'arroger les mérite d'autrui.

A l'approche des communales, il devient plus difficile de distinguer ce qui relève de la surenchère électorale et ce qui relève de la critique constructive. Une chose est sûre, la bataille pour la mairie de Rabat sera sans merci où tous les coups sont permis.
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Les sabots bientôt généralisés

Le cas de Rabat Parking, la société qui gère le stationnement à Hassan a fait couler beaucoup d'encre, et pour cause. «On a permis à cette société délégataire d'immobiliser les véhicules des citoyens alors qu'en cas de litige, le plaignant gagne le procès sans coup férir», s'indigne F. Chaabi. M. Bahraoui affirme de son côté que «dorénavant, c'est la police administrative qui immobilise les véhicules.

C'est pourquoi, ceux qui cherchent à toucher les fameux 3000 DH d'indemnité seront déboutés». De plus, ajoute-t-il, il se trouve que l'avocat qui avait porté l'affaire devant la justice et qui a gagné le procès contre la société «n'est autre que l'avocat de quelqu'un, dont je tairai le nom, qui voulait racheter Rabat parking». Pa ailleurs, «aux gens qui trouvent anormal de payer leurs tickets pour garer leurs voitures, je leur rétorque que la rue c'est le domaine public et pour l'exploiter il faut payer!» Martèle le maire. Pour lui, tôt ou tard le stationnement payant sera généralisé. «Peut être, on n'en parle pas car les conseillers se gardent d'évoquer le sujet dans cette conjoncture électorale. Mais je pense que ce sera nécessaire pour fluidifier et organiser la circulation».

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«La ville est partie prenante dans les projets structurants»

Interview • Omar Bahraoui
Président du conseil de la ville de Rabat


Quel bilan dressez-vous du travail du conseil dont le mandat tire à sa fin ?

Ce qui a été réalisé est grandiose. Au début du mandat, on s'est attelé à la restructuration de la ville. Rabat était scindée en cinq communes. Après 2002, il fallait passer au système de «l'unité de la ville», donc à une seule commune. Il fallait gérer cette période transitoire. Car, chaque arrondissement avait ses spécificités, ses contraintes, ses problèmes et son mode de gestion. La première tâche donc est de développer une politique coordonnée, d'harmonier la vision et de refaire l'organigramme. Un travail titanesque. Mais on a pu le mener à bien malgré tout. Il fallait aussi procéder à une mise à niveau des services municipaux pour que certaines communes rattrapent leur retard par rapport à d'autres.

Pensez-vous avoir réalisé des choses que les habitants peuvent mettre à l'actif du conseil sortant ?

Nous avons fait des progrès énormes dans la lutte contre les bidonvilles. Nous avons pu résorber les douars les plus anciens d'habitat insalubre. Douar Koura est un exemple significatif à cet égard. A présent, plus de 70 % des bidonvilles ont été détruit malgré les obstacles notamment fonciers. Pour les jeunes, on a fait beaucoup de choses. Regardez ce complexe qui jouxte le conseil de la ville. Sans compter les maisons de jeunes qu'on a fait construire surtout dans les zones défavorisées. Et puis qui est derrière la création (prochaine) d'une école de football en partenariat avec le club de Réal Madrid ! Il y a aussi la réalisation de trois conservatoires de musique. Le quatrième est en cours de construction.

Mais, vos détracteurs disent que vous vous arrogez le mérite des projets que vous n'avez pas initiés ?

Rabat c'est la capitale de S.M. le Roi Mohammed VI. Cette ville lui est particulièrement chère. Elle bénéficie de son attention et de sa sollicitude. Dans tous les projets menés, que ce soit les projets initiés par le Roi ou le gouvernement, le conseil est partie prenante. Nous concédons des terrains, nous débloquons des crédits, nous mettons les moyens et la logistique de la commune au service de ces projets structurants. Par exemple, la commune de Rabat a offert un terrain de 100 hectares à l'Agence de Bouregreg. Ce faisant, elle contribue à ce projet pharaonique. Autre exemple, les travaux du tramway mettent la chaussée sens dessus-dessous et c'est la municipalité qui fait le ménage après. Puis sachez que le conseil de la ville est garant d'un prêt contracté par l'Agence d'aménagement du Bouregreg dans le cadre de ce projet.Ceux qui disent que la commune récolte les fruits des projets de S.M. le Roi ne vont pas donc jusqu'au bout de leur logique. Ils ne cherchent qu'à dénigrer les efforts du conseil. A des fins politiques, bien sûr.

En matière de gestion déléguée, on dit que le conseil a livré les habitants à des sociétés dont le seul souci est de rentabiliser leurs investissements !


Ce n'est pas vrai. Il fallait voir comment les services municipaux étaient gérés avant. Il fallait voir comment les camions de collecte des déchets étaient utilisés à des fins personnelles et comment on pillait le carburant des réservoirs des véhicules. Le mieux était donc de concéder ce service au privé sur la base d'un cahier des charges. Je pense que le résultat est probant. Idem pour le transport en commun. Avant c'était l'anarchie totale. On avait 20 opérateurs privés. Chacun faisait ce que bon lui semblait. On a fait un appel d'offres et on a choisi une société réputée pour son sérieux et la qualité de ses services.

Mais on a demandé aux opérateurs locaux de se regrouper pour faire partie d'un consortium. Il y en a qui ont opté pour un partenariat avec Veolia qui a remporté le marché et il y en a qui ont opté pour Kéolis. Quand cette dernière n'a pas été retenue, ceux qui l'ont choisie se sont mis à crier au complot. Concernant la Redal, je vous assure qu'elle est étroitement surveillée. A la moindre défaillance, les pénalités tombent. Idem pour la collecte des déchets. Il y a des commissions qui ne font que suivre le respect des clauses du cahier des charges. Le contrôle est étroit. On fait même appel à des sociétés étrangères pour auditer le travail des concessionnaires.

Propos recueillis par A. R.

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Communales de Rabat : l'opposition décoche ses flèches

Le Matin.ma

Le conseil de la ville accusé de manque de réalisations

Pour les prochaines communales, la présidence de la capitale est très convoitée par les partis politiques. Si le mouvement populaire a réussi en 2003 à décrocher la mairie de Rabat grâce à une alliance contrenature de presque toutes les composantes de l'échiquier politique, le poste demeure très prisé à présent par l'USFP qui veut reprendre la place qui lui a été retirée il y a six ans même si les urnes étaient favorables aux socialistes. Arrivés premiers aux élections communales de la ville, ces derniers ont essuyé une grande déception lors des tractations postélectorales.

Acculés à rejoindre les bancs de l'opposition, à côté du PPS, les conseillers du parti de la rose se livraient souvent à des bras de fer serrés avec la présidence. Depuis la mise en place du conseil, les guerres intestines n'ont, en effet, pas cessé. « En dépit de notre déception en 2003, nous voulions que notre opposition soit constructive même si les simples critères de l'action institutionnelle étaient absentes au sein du conseil car la présidence voulait préserver sa majorité. », tient à souligner le socialiste Driss Lachguer. Désormais, les usfpéistes gardent un œil très critique sur les réalisations du conseil municipal au cours du mandat d'Omar Bahraoui. Une commission s'attèle même à l'élaboration d'une étude détaillée des six dernières années et s'apprête à la publier.

On accuse le conseil de ne pas avoir pu contribuer au développement de la ville. Rabat connaît certes de grands projets tels que l'aménagement de la vallée de Bouregreg et celui de la corniche. Mais, toutes ces réalisations ne peuvent être mises à l'actif da la municipalité.

« On se demande quel est le seul chantier réalisé par la municipalité au cours des six dernières années ? Je n'en trouve aucun. », déclare D. Lachguer. Il tient à ajouter que les R'batis qui se réjouissent que leur ville a été transformée en chantiers sont conscients que les grands projets structurants ne relèvent pas de l'autorité du conseil municipal. Beaucoup de choses restent encore à faire. On fait référence au plan triennal (2005/2007) qui a enregistré des retards. Doté d'une enveloppe de 1,5 milliard de dirhams, ce plan est financé à 50 % par la ville. Il a pour objectif la restauration des monuments historiques, le ramassage systématique des ordures ménagères, l'assainissement des eaux usées, le développement des espaces verts, la disparition programmée des bidonvilles à l'horizon 2010 dans le cadre du programme national « Villes sans bidonville », l'organisation de festivals…

L'opposition décoche ses flèches en estimant que le plan, voté à l'unanimité, n'a pas abouti aux résultats escomptés. Si un grand intérêt a été accordé au centre ville et aux quartiers huppés de la capitale, les quartiers déshérités continuent de souffrir du manque de propreté, de la faiblesse des infrastructures, de la détérioration des chaussées…Un grand problème demeure également posé : l'habitat insalubre et anarchique qui continue de meubler le décor de certains quartiers de Rabat. Le transport urbain hante depuis des années les citoyens. Si l'appel d'offre a été gagné par Veolia qui a absorbé trois sociétés, les plaintes continuent de fuser de partout.

Le dernier rapport de la Cour des comptes met l'accent sur le sujet. Les juges financiers ont audité les ex-dix sociétés concessionnaires. Ils ont relevé les manquements au niveau de l'exécution des clauses des contrats de concession. La Cour constate que l'administration ne s'était pas préparée à l'échéance de la fin de la concession « contribuant à l'instauration d'un climat de doute sur la validité de l'exploitation du service de transport urbain et des débats sur la reconduction ou non des contrats de concession ». On signale que l'autorité délégante du service de transport urbain aurait dû prendre les mesures nécessaires pour le choix des concessionnaires avant l'arrivée à échéance des anciennes concessions ou, à défaut, procéder à la conclusion d'avenants approuvés par l'autorité de tutelle afin de donner une visibilité aux opérateurs du secteur pour les encourager à rajeunir leur parc et à mieux préparer leur candidature à l'attribution des contrats de gestion déléguée à la fin du contrat.

Selon le même rapport, la conception du réseau tel qu''il est prévu par le cahier des charges ne repose sur aucune étude préalable approfondie. La situation établie par la division des Finances locales à la wilaya de Rabat-Salé, les sociétés concessionnaires demeurent redevables à la commune de 8,3 millions de DH non encore prises en charge par le trésorier communal. Le montant correspond à l'exploitation durant la période 2002 à 2006.Bon nombre d'autres points sont soulevés notamment l'abandon de l'exploitation de lignes, le phénomène de surcharge, le non respect des obligations en matière d'équipement des itinéraires, dépassement du nombre des places assurées, vétusté du parc…

Le maire attribue la responsabilité à la wilaya : « Le dossier de la gestion du transport urbain est géré par les services centraux du ministère de l'Intérieur, tant au niveau de l'élaboration des études et des programmes que de la préparation des cahiers des charges. » Ce n'est pas la première fois que la Cour des comptes adresse des remarques à la municipalité de Rabat. Déjà le rapport, publié en 2007 et intitulé « Lettre d'observation relative à la gestion de la Commune urbaine de Rabat », était accablant. Il met en avant plusieurs faiblesses.

Le maire de la ville avait jugé ce rapport de positif puisqu'il apporte des critiques constructives et des remarques qui vont permettre d'améliorer la gestion de la communauté urbaine de Rabat.
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Réseau routier

Le réseau routier de la capitale ne peut pas être dissocié de celui de Rabat et de Salé. Selon la Cour des comptes, la conurbation de Rabat-Salé-Témara est insuffisamment dimensionnée pour accueillir l'ensemble des véhiculés motorisés en circulation, à savoir : 628 autobus exploités ; 325 autobus que compte le parc des administrations publiques ; 80 autobus affectés au transport scolaire ; 5443 taxis toutes catégories confondues. Le tout augmenté des véhicules utilitaires et des particuliers.

On note l'absence de couloirs d'exclusivité pour les bus et la répartition démographique inégale entre les différents quartiers de la ville conduisent au congestionnement du trafic routier. On propose entre autres de concevoir le réseau de transport sur la base d'études préalables, notamment à travers l'établissement d'un plan de déplacements urbains qui quantifie les besoins en déplacements actuels et futurs et trace les lignes directrices de la politique de transport selon une vision globale.


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«Les petits calculs l'emportent sur l'intérêt général»

Interview • Fouzi Chaab - Député et président de l'arrondissement de Rabat-Souissi

Quelle est votre évaluation du travail du conseil de la ville?

Le conseil de la ville n'a rien réalisé de concret pour le bien-être et pour le développement socioéconomique de Rabat. Les seules choses positives sont à mettre à l'actif du Souverain ou du gouvernement. Bizarrement, le conseil de la ville ne rate pas l'occasion pour s'en prévaloir.
Qu'il s'agisse du projet Bouregreg, du tramway, du transport en commun, de la décharge Oum Azza ou autre, le conseil ne faisait qu'applaudir.
Que les choses soient claires: la wilaya prépare et étudie les dossiers des grands projets, peaufine les détails et les procédures des marchés alors que les élus se contentent de voter suivant les directives qu'on leur donne.
Le maire ne gère que les choses courantes, les vrais dossiers sont entre les mains de la wilaya. Et c'est tant mieux! Les guéguerres entre le maire de Salé et celui de Rabat sur la décharge d'Oum Azza ont failli compromettre le projet. Lassé par tant de tergiversations, le ministère de l'Intérieur a donné ses consignes pour accélérer les choses. C'est un exemple parmi tant d'autres. Les petits calculs l'emportent sur l'intérêt des habitants!

Vous critiquez la mauvaise gouvernance. Concrètement, de quoi s'agit-il?

Pour commencer, il y a la concession de certains services qui se fait de manière absurde. Par exemple, la cession du droit d'exploiter le domaine public à la société Rabat Parking. On a permis à cette société délégataire d'immobiliser les véhicules des citoyens alors en cas de litige, le plaignant gagne le procès sans coup férir. A telle enseigne que certains rigolos, à l'approche de Aid Al Adha, faisaient exprès de stationner au-delà du temps autorisé afin de pouvoir intenter un procès à ladite société et obtenir les 3.000 DH de réparation. De quoi se payer le mouton de l'Aid, disent-ils, ironiquement.

Pour les jeunes, ils n'ont absolument rien produit. C'est un dossier qui me tient à cœur. Les rares projets (terrains de sports…) créés ont été initiés par S.M. le Roi. Je ne parle pas des millions de DH, destinés aux démunis, et qui sont détournés par les conseillers ou versés à ceux qui ne les méritent pas pour amadouer un certain électorat. Personnellement, j'ai toujours été contre l'approche consistant à distribuer des bons de denrées alimentaires pour combattre la pauvreté. Il fallait plutôt affecter ces millions de DH à des projets pour les jeunes.

A part Rabat Parking, que pensez-vous des autres concessions ?

Quand il était question de concéder la collecte des déchets solides, le conseil ne cherchait pas à défendre l'intérêt de la ville. Ce qui importait, c'est qui va devenir le président du comité de gestion. Personne ne se souciait du sort des employés qui vont se retrouver au chômage. S'agissant de la sélection de l'adjudicataire, la procédure n'état pas tout à fait transparente. Je peux dire que celui qui a remporté le marché est peut-être le moins disant mais pas le mieux disant. Je m'explique: les conseillers notaient sur la base d'un système absurde. Ils notaient suivant des considérations politiques et selon les consignes qu'ils ont reçues. La note était soit 20 soit zéro. Par contre, les techniciens notaient de manière raisonnable. D'ailleurs, la wilaya peut confirmer cela. Résultats: le moins disant et pas le mieux disant a gagné. Par exemple, on a proposé une meilleure offre que celle de Sita Beida, mais c'est cette société qui a eu le marché. Certes, celle-ci a proposé le meilleur prix mais à première vue seulement. Un autre soumissionnaire a proposé un meilleur prix compte tenu du nombre de tournées de collecte proposées.

Pensez-vous que le conseil de la ville fait son travail de contrôle en tant qu'autorité délégante ?

Il n'est que de voir les tas de déchets amoncelés partout pour comprendre qu'il n'y a aucun contrôle. Les sociétés délégataire font ce qu'elles veulent. Personnellement, je trouve que c'est logique: elles ont soudoyé les responsables pour avoir le marché, comment voulez-vous qu'elles soient contrôlées. Chacun a eu sa part du gâteau! Il faut être irréprochable pour demander à la société délégataire de respecter le cahier des charges! Donc, quand le marché a été attribué de manière opaque, on ne peut pas s'attendre à un service de qualité.

Propos recueillis par A.R.

Par Jihane Gattioui | LE MATIN

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Communales 2009 à Rabat : Omar Bahraoui ou Fathallah Oualalou ?

REPORTER

A un peu plus de 3 mois des communales, les salonards s’amusent à faire des pronostics sur les chances des prétendants dans telle ou telle ville. Sport favori d’une élite oisive…

A l’opposé des analyses politico-sceptiques faisant état de la pandémique désaffection générale vis-à-vis de la chose politique, devant laquelle la classe politique ne sait pas trop que faire et quel remède apporter, les spéculations sur les chances de tel ou tel parti dans telle ou telle principale ville du Maroc, vont bon train. Les compétitions pour les grandes mairies attisent les convoitises même si la fonction de maire reste encore à préciser notamment par rapport à celle, à effets plus visibles, du wali.

L’Istiqlal veut Casa

A Casablanca, et comme à l’accoutumée, la course pour la mairie s’annonce des plus rudes. Les noms des jeunes cadres istiqlaliens : Karim Ghellab et Yasmina Badou qui assurent les présidences de deux arrondissements de la métropole, sont les plus cités. D’ailleurs, le parti que dirige Abbas El Fassi a failli avoir cette grande mairie en 2003, s’il avait eu le soutien de son allié l’USFP. Les chances du candidat du parti de la balance sont d’autant plus consistantes que le mandat de l’actuel maire, Mohamed Sajid de l’UC, n’a pas été de tout repos face à une opposition très active. La preuve : les perturbations habituelles que connaissent les réunions du conseil de la ville notamment lorsqu’il s’agit de débattre du bilan et des perspectives de la gestion déléguée des services de base (eau, électricité, assainissement) ou des autres dossiers épineux tel le transport où Casablanca est désormais réputée être « un exemple à ne pas suivre ».

La gauche juge Sajid

L’initiative a été prise en perspective des prochaines communales par les partis de gauche, USFP, PPS, PSU, PADS, CNI et PS. Ces partis s’apprêtent à faire le procès de la gestion de Casablanca. Et ce, dans le cadre d’une séance portant sur le bilan des réalisations de l’actuel conseil de la ville qui sera appelé lors de ce « procès » à « apporter des arguments pour défendre son bilan ». Pour les promoteurs de cette démarche politique, les formations concernées saisiront l’occasion pour faire part de « leurs alternatives en matière de gestion des affaires communales ». Rappelons que lors des interminables débats nationaux sur les perspectives de l’action commune entre les formations de la constellation de la gauche et notamment depuis la débâcle des dernières élections législatives, les plus pragmatiques des participants concluaient qu’il faut laisser « la libre initiative aux instances locales des partis pour choisir les formules adéquates à l’action commune ». A Casablanca, parait-il, cette idée commence à porter ses fruits.

Oualalou rêve de Rabat

A Rabat, on annonce le nom du membre de la direction USFP, Fathallah Oualalou qui nourrit l’ambition de diriger les affaires communales de la capitale. « Ce poste lui va comme un gant », estime un des proches de l’ancien ministre des Finances. Mais selon nombre d’observateurs : « l’USFP devra aller voir ailleurs. Car, estiment-ils, le MPiste, Omar Bahraoui semble bien parti et surtout bien soutenu par les dirigeants influents de son parti qui jugent « très positif » le bilan des réalisations de l’actuel maire r’bati.

A Tanger et face à l’homme d’affaires, Dahman Derham, l’actuel maire usfpéiste, la compétition pour la mairie mettrait en lice l’homme d’affaires Abdesslam Larbâaine du RNI ainsi que Najib Boulif du PJD. Ce dernier s’estime en mesure de présider aux affaires de cette ville, en rappelant le classement de son parti (première place) en termes de nombre de voix lors des élections législatives de septembre 2007. On notera, à cet égard, les propos de son Secrétaire général, Abdelilah Benkirane, lors d’une rencontre organisée par la Jeunesse PJD à Tanger. «La ville ne doit pas nous échapper, montrez-moi ce que vous savez faire !», a-t-il lancé aux participants à cette réunion préélectorale.

Le PAM affectionne la ville ocre

A Marrakech, tout le monde s’attend à la manifestation d’intérêt de la part du PAM pour le poste occupé par le maire actuel Omar Jazouli de l’UC qui semble à l’aise et surtout bien soutenu pour décrocher un second mandat. On annonce le nom du député Hamid Narjiss comme étant le candidat probable de ce nouveau parti qui affectionne particulièrement la ville ocre, même s’il vient d’y essuyer un échec lors des élections partielles de septembre dernier.

A Fès, Hamid Chabat, semble être pratiquement sans rival sérieux « qui peut le déstabiliser », indique-t-on. Toutefois, les contestataires ne font pas profil bas. Après les escarmouches habituelles avec les islamistes du PJD menés par le polémiste Lahcen Daoudi, tout récemment, ce sont les élus du principal allié de l’Istiqlal (au niveau national bien sûr), en l’occurrence les socialistes de l’USFP, qui sont montés au créneau pour dénoncer des irrégularités. « Des joutes verbales ont opposé, rapportent-on, des élus socialistes et le président du conseil de la ville, lors de la dernière session de cette instance ». Les contestataires se plaignent d’avoir été mis à l’écart lors des préparatifs du plan d’action qui était à l’ordre du jour de cette session.

Voilà qui n’est pas de nature à baliser le terrain devant les actions de coordination entre les principales composantes de la Koutla à la veille des élections locales. Les responsables des deux partis se rappellent bien les « mauvais calculs de part et d’autre» lors des élections communales 2003, qui ont fait perdre à ce groupement politique des villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech. Lesquelles sont, en principe, acquises pour les principales composantes de la majorité gouvernementale actuelle.


Hassan Laghcha

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8 mars 2009

Transport public à Rabat : Veolia aura-t-elle les mains libres ?

REPORTER

Signature du contrat de la gestion déléguée du transport en commun de la région de la capitale. Le groupe franco-marocain mené par Veolia s’engage à satisfaire les attentes des habitants...

« Excusez le retard des présidents de communes », lance Hassan Amrani, wali de la région Rabat-Salé qui renvoie aux entraves à la circulation occasionnées par les chantiers à ciel ouvert que connaît, actuellement la capitale. Pour lui, le projet que les présidents des 14 communes de la région ont été invités à signer, ce jeudi 26 février, traduit la volonté de contrecarrer cette « urbanisation automobile » qui fait que 70% des voitures en circulation dans la wilaya sont souvent occupées par 1 à 1,5 personnes seulement ! ». Il fallait donc rendre « le transport public plus attrayant » pour les habitants « qui sont un peu fâchés avec le transport en commun », constate, de son côté, Abdelali Khalil, directeur de Veolia-Maroc. Cet opérateur vient de remporter l’appel d’offres pour la gestion déléguée de ce secteur dans la région.

Pour ce jeune cadre mis à la tête d’un staff marocain choisi, selon le directeur général de Veolia-Transport Cyrille du Peloux, « pour être le plus près du terrain», « il faut faire de Rabat une référence nationale ». D’autant plus, observe-t-il, non sans humour, que « la barre des exigences est mise très haut». « Les élus veulent des résultats immédiats », insiste-t-il.


Surtout pas de précipitation !


« Nous avons signé ce contrat et nous allons le faire respecter », lance le maire de Rabat, Omar Bahraoui, qui affirme que « nous ne voulons pas suivre les exemples de certaines villes qui ont fait montre d’un peu de prédication ». « Nous avons voulu que le nouvel opérateur ait les mains libres et qu’il soit seul responsable de la gestion de ce secteur », avance-t-il en confiant : « nous avons résisté aux pressions conservatrices exercées contre nous dans la conception de ce projet ». A l’adresse des responsables Veolia présents à cette cérémonie, le maire lance : « oui, nous allons vous soutenir, mais nous allons vous pénaliser s’il vous arrivait de faillir à vous engagements ». Car, rappelle-t-il, « le problème du transport a épuisé toutes les solutions possibles. Comme il a épuise énormément de ressources », indiquant que « la liquidation de la RATR (régie autonome de transport) a coûté 331 millions DH dont 51 millions ont été versés par la commune de Rabat ».

Des élus assez exigeants !

« Ce projet qui est le fruit de deux ans de travail prend forme à travers l’un des meilleurs contrats signés en matière de transport public dans tout le Maroc », se réjouit Hassan Amrani qui salue au passage « les efforts fournis par les présidents des 14 communes de la région qui ont exigé les meilleurs équipements et une meilleure tarification (moindre que celle en vigueur) ».

« Nous sommes parvenus au meilleur accord possible qui permet de mettre en place un nouveau système de transport dépassant le cadre classique des lignes de transport pour adopter la notion de réseau englobant toutes les lignes », précise, pour sa part, le maire de Salé, Driss Sentissi. Ce dernier affirme que les négociations continuent pour intégrer les autres sociétés de transport opérant dans le domaine. Lesquelles sociétés, depuis l’annonce de l’arrivée de ce nouvel operateur, n’ont de cesse de manifester leur désarroi et leur inquiétude en organisant, notamment le jour de la signature du contrat, des mouvements de protestations contre ce qu’elles appellent «la colonisation économique ».

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Principales dispositions du contrat

Le groupe délégataire franco-marocain mené par Veolia transport (51,04% du capital) et composé du groupe Bouzid (28,06%) et Hakam (20,90%) s’engage, selon les termes de ce contrat d’une durée de 15 ans renouvelables, à investir près de 2 milliards de DH pour la mise en place des structures et équipements conformes aux exigences du cahier des charges. Il s’engage également et à employer et à former 3.000 personnes, dont 370 employés de la défunte Régie autonomie de transport urbain (RATR).

Le réseau qui sera mis en place s'articule autour de six lignes structurantes couvrant l'agglomération Rabat-Salé-Témara-Skhirat en parfaite complémentarité avec le linéaire du tramway.

Pour ce qui est de la tarification, le groupement propose un tarif uniforme sur toute l'agglomération (3,5 DH). Selon le groupe adjudicataire, il n'y aura d'augmentation de tarifs (à 4 DH qui est le niveau actuel) qu'une fois que les usagers auront apprécié le progrès en matière de service. Le groupe s’engage également à ce que la durée maximale d’utilisation des bus ne dépasse pas 9 ans. La distance entre les arrêts sera fixée à 400 mètres et la durée d’attente ne dépassera pas 10 minutes, précise le contrat. L’environnement n’est pas en reste puisque le nouvel operateur s’engage à utiliser un carburant moins polluant.

Signalons que les autobus de ce groupement entreront en service en août prochain. Rentrée scolaire oblige. A ce propos, il est à noter que le même contact permet aux élèves et aux étudiants d’utiliser n’importe quelle ligne avec un abonnement global de 110 DH/ mois.

Hassan Laghcha

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4 mars 2009

Prix de Rabat : La troisième édition les 7 et 8 mars

Info Maroc News

Le club Flambeau des sports mécaniques organise, les 7 et 8 mars courant, la troisième édition du Prix de Rabat des courses automobiles.

Le programme de cette compétition, initiée en collaboration avec la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, comprend des épreuves de différentes catégories (M1, M2, M3, M4), en plus d’exhibitions de courses automobiles et des essais libres et de vitesse.

A travers ce Prix, le club Flambeau, présidé par la pilote marocaine Samira Bennani, vise à encourager la pratique des sports mécaniques et l’encadrement dans ce domaine, conformément aux règlements des fédérations concernées.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Rabat et consacrée à la présentation de cette troisième édition, Mme Bennani a souligné que cet événement s’est forgé une place importante dans le calendrier des activités sportives qu’abrite la capitale du Royaume, surtout après le succès qui a couronné l’édition précédente.

Elle a indiqué que son club mobilisera tous les moyens logistiques, techniques et humains afin d’assurer le succès de cette course qui marque le début de la saison sportive des courses automobiles et verra la participation une brochette de meilleurs pilotes nationaux et étrangers.

Elle a précisé que le programme de la troisième édition, qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la femme, comprend également une course féminine, ainsi qu’une autre réservée aux voitures de collection (Legend Cars), qui se tiendra au Maroc pour la deuxième année consécutive après plusieurs années en Europe, en présence de champions de France et d’Espagne et du champion marocain Mehdi Bennani.

Sur le plan technique, le directeur de la course, Jamal Zekri a fait savoir que cette édition réunira environ 80 pilotes marocains et étrangers, soulignant que le circuit habituel (avenue de la Victoire) sera modifié en raison des travaux en cours à Rabat.

Il a, par ailleurs, indiqué que toutes les démarches ont été prises pour le déroulement des différentes courses dans des conditions convenables, aux niveaux technique et de la sécurité des participants et du public.

Pour sa part, le représentant de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer s’est félicité des efforts consentis par le club Flambeau pour promouvoir les sports mécaniques, qui contribuent désormais à l’animation du secteur touristique.

Il a également appelé tous les intervenants à apporter leur soutien à cet événement qui est à même d’ouvrir de nouveaux horizons pour l’organisation de courses internationales à Rabat, assurant les organisateurs du soutien de la wilaya dans la perspective de faire de cette compétition un rendez-vous annuel

MAP

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3 mars 2009

Rabat/Transport urbain-Signature du contrat de concession

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Bénéficiaire: un groupement franco-marocain dirigé par Veolia

· Près de 2 milliards de DH seront investis en 15 ans



Après plus de deux rudes années de travail, la ville de Rabat est enfin arrivée à boucler l’épineux dossier du transport urbain par bus. «Le système d’exploitation soit par régie ou par les opérateurs privés a atteint ses limites», a souligné Omar Bahraoui, président du Conseil de la ville lors de la cérémonie de signature du contrat de gestion déléguée.

Le nouvel opérateur est composé d’un groupement franco-marocain avec comme chef de file Veolia Transport. Cette dernière détient 51,04 % du capital de la société. Les autres partenaires sont les groupes Bouzid et Hakam avec une participation dans le capital respectivement de 28,06% et 20,90%. Pour Hassan Amrani, wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, il s’agit de la meilleure opération de concession réalisée au Maroc dans le secteur du transport urbain où la concurrence a bien joué au profit des usagers. Selon le contrat de gestion, le nouvel opérateur doit assurer un service de qualité avec une tarification optimale. «Avec le projet de tramway, on vise à développer le transport de masse pour atténuer l’effet de l’urbanisation automobile», ajoute Amrani. Pour ce faire, le cahier des charges prévoit un investissement de près de 2 milliards de DH dont une grande partie sera consacrée au renouvellement du parc qui sera conforme aux normes internationales en matière de protection de l’environnement et de sécurité (cf. www.leconomiste.com).

Lors du démarrage effectif, attendu avant la prochaine rentrée scolaire, le parc sera composé de 634 autobus. A terme, pour répondre aux besoins du réseau, il est prévu de disposer d’un parc total de 563 véhicules dont 413 standards et 15 autobus articulés, selon Veolia Transport. En termes de tarification, le nouveau gestionnaire envisage de proposer un tarif commercial de démarrage très attractif, soit 3,50 DH, qui sera uniforme sur toute l’agglomération. Des augmentations légères sont prévues par la suite au fur à mesure de l’exécution du contrat. A noter également que le réseau sera articulé autour de six lignes structurantes de bus d’agglomération entre Rabat, Salé et Témara, en complément et en continuité du réseau du futur tramway. Donc, dans l’immédiat, on procédera à la construction de 6,8 km de voies dédiées aux bus pour atteindre à moyen terme 39 km. Pour assurer la fluidité de la circulation des bus, le réseau sera composé de 1.500 points d’arrêt dont 500 seront équipés d’abris. Alors que les autres seront identifiés par un poteau d’arrêt doté de tous les éléments nécessaires à l’information des usagers. Sur le plan du personnel, le nouvel opérateur s’engage à employer et former pendant la durée du contrat plus de 3.000 collaborateurs dont l’ensemble du personnel de la RATR (Régie autonome du transport de Rabat). Pour le reste, la priorité sera donnée aux employés des sociétés de transport locales.

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Contestataires


Depuis la sélection du groupement dirigé par Veolia, un collectif de 5 transporteurs privés locaux s’est dressé contre l’opération de concession. Il conteste la procédure de passation du contrat.

Deux arguments sont avancés: «Les contrats de concession sont encore valables jusqu’à l’horizon 2012» et «4 communes n’ont pas encore approuvé la concession avec Veolia». C’est Ali Motai, porte-parole des contestataires, qui l’affirme.

«On va continuer à exercer notre métier jusqu’à ce que la justice se prononce sur ce dossier», conclut Motai.

Noureddine EL AISSI

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