15 déc. 2009

Rabat/Bab Al Bahr - L’opération de commercialisation débute en janvier

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le prix du mètre carré à partir de 15.000 DH

· La gestion d’un hôtel confiée à Rotana International


La crise financière qui a secoué dernièrement la région de Dubai n’aura pas d’effet sur l’avancement du chantier de Bab Al Bahr, première séquence du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. C’était le message que voudrait passer Yousef Al Nowais, manager directeur du Groupe Al Maabar, partenaire du projet, lors d’une rencontre avec la presse tenue vendredi dernier. A rappeler que la réalisation de ce chantier est assurée par la société Bab Al Bahr, fruit d’un travail de partenariat entre le groupe Emirati et l’Agence du Bouregreg.

Sur une zone de 70 ha, on prévoit la construction de 560.000 m2 de planchers concernant des projets résidentiels, touristiques, commerciaux et de services. «Pour le résidentiel, 500 appartements, sur un total de 2.000 unités, sont en cours de construction», souligne Lemghari Essakel, directeur général de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Selon lui, la livraison est programmée à partir de 2012. L’opération de commercialisation sera ouverte début janvier prochain. Pour le prix de vente, il est estimé par Essakel entre 15.000 et 25.000 DH le m2.

Le groupe Maabar a déjà versé sa quote-part

La construction de quatre grands hôtels figure également au menu. Un établissement, 5 étoiles, d’une capacité de 250 chambres sera, dans ce cadre, aménagé côté façade atlantique. Le coût de l’investissement est estimé à plus de 1,5 million de DH par chambre. «La gestion de ce grand hôtel a été confiée à Rotana International, un opérateur renommée dans la zone du Moyen-Orient», indique le directeur de l’Agence. Et d’ajouter que pour les autres établissements hôteliers prévus sur le site, la société Bab Al Bahr dispose déjà de demandes de gestion formulées par d’autres groupes touristiques. On apprend des deux partenaires que la question de la commercialisation des différents produits du projet ne se pose pas. De même pour son financement. Sur ce volet, Essakel tient à signaler que son partenaire respecte ses engagements notamment ceux financiers. «Le groupe Maabar a déjà versé sa quote-part (50%) dans le capital de notre société qui s’élève à 1,5 milliard de DH», avance le directeur de l’agence. Cela a permis de renforcer la trésorerie de Bab Al Bahr qui a pu pour le moment engager près d’un milliard de DH sans avoir recours aux crédits bancaires.

La réussite de cette coopération a poussé le responsable marocain à inviter son partenaire à participer dans les autres phases du projet de l’aménagement de la vallée de Bouregreg. Y compris le projet Amwaj dont les travaux ont été suspendus depuis presque une année? Une question que le directeur de l’agence a essayé d’esquiver intelligemment. «On attend toujours la réaction de Samaa-Dubai, notre partenaire dans ce projet», indique une source proche du dossier. Et d’ajouter: «Dans tous les cas, le projet sera réalisé avec des partenaires locaux ou étrangers».

Nour Eddine EL AISSI

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