12 déc. 2009

Projet Bouregreg : Al Maâbar confirme son engagement dans la séquence Bab Al Bahr



Voilà qui met fin aux supputations. L'opérateur émirati Al-Maâbar maintient ses engagements

Le consortium émirati d'Abou Dhabi, Al Maabar International Investments, confirme son engagement dans la première séquence du projet Bouregreg, dit Bab Al Bahr.

Youssef Al Nowais, le président du Conseil d'admission du groupe Al Maâbar Inernational Investments, a été on ne peut plus clair, jeudi 10 décembre 2009, à Rabat : « Notre partenariat avec l'Agence de Bouregreg se porte à merveille. Il n'y a aucun problème de quelque nature que ce soit. Le projet de développement de Bab Al Bahr avance à pas sûrs comme vous pouvez le constater sur le terrain. Je voudrais par-là dissiper toute amalgame à ce sujet.
Bab Al Bahr Development Company
Les fonds prévus sont toujours disponibles. Il n'y a pas de souci à se faire à ce niveau. Le véritable défi n'est pas d'ordre financier mais il est plutôt lié à l'échéancier de réalisation. Les directives que nous avons vont dans le sens de l'accélération des travaux pour être prêts dans les délais». M. Al Nowais, qui a dissipé ainsi toute ambiguïté quant au maintien de l'engagement d'Al Maabar à Rabat, a même évoqué la possibilité d'un futur partenariat avec l'Agence dans le cadre des autres séquences du projet Bouregreg.

«Tout en réitérant l'engagement d'Al Maâbar à Bab Al Bahr, j'affirme que nous sommes disposés à examiner sérieusement toute proposition qui nous sera faite par l'Agence du Bouregreg. Si nous estimons que la proposition est faisable économiquement, nous ne voyons pas d'inconvénient à nous y engager», a-t-il précisé lors d'un point de presse. Pour le haut responsable émirati, la présence d'Al Maabar au Maroc est «stratégique» et s'inscrit dans une «logique de long terme». Car «le climat des affaires y est bon et présente plusieurs avantages».

Pour sa part, Lemghari Essakel, le directeur général de l'Agence Bouregreg, a mis l'accent sur l'excellence des rapports que les deux partenaires entretiennent, sur la solidité de leur partenariat et du montage financier du projet. « Il y a une confiance mutuelle entre nous deux.

Le capital de notre société se monte à 1 milliard 500 millions DH, détenus à parts égales par l'Agence et Al Maabar. Je rappelle que jusqu'à présent nous n'avons pas eu recours aux banques. Bien au contraire, ce sont les banques qui demandent à s'impliquer dans ce projet en tant que partenaires. Mais nous ne sommes pas pressés. Nous prenons le temps qu'il faut pour cela », a-t-il expliqué. Fruit d'une joint-venture Bab Al Bahr Development Company, ce partenariat porte sur le développement de 560 000 m2 pour un coût global de l'ordre de 6 milliards de DH (hors frais d'équipement).

Le partenariat, signé le 23 juillet 2006, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, porte sur le développement du projet Bab Al Bahr et concerne la réalisation d'un programme immobilier mixte (hôtels de luxe, résidences, commerces, habitations…). Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid et Son Altesse le Prince Héritier de l'Emirat d'Abu-Dhabi Cheikh M'hamed Ben Zaïd Al Nahyan ont procédé le 12 mai 2009 à la pose de la première pierre sur le site Bab Al Bahr, marquant le lancement officiel du projet.

Par Abdelwahed Rmiche
LE MATIN

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