2 déc. 2009

Miloudi présente, à la galerie d'Art Nouiga, les facettes de la vallée de Bouregreg

Le Matin.ma

Connu pour son travail pictural à thèmes et styles très diversifiés, Miloudi Nouiga a abordé dans sa nouvelle exposition un sujet unifiant toute sa prestation : celui de la vallée de Bouregreg.

 
C'est une exposition qui allait se dérouler à l'Agence d'aménagement de la Vallée de Bouregreg. On s'était mis d'accord pour l'exposer au mois de novembre. Mais, il se trouve qu'on a fermé la galerie, à l'approche de la date fixée, pour cause de sa non-rentabilité financière. Alors que cette salle a été conçue au départ pour aider le citoyen à s'exprimer sur le plan artistique et culturel. C'est vraiment regrettable que de tels agissements viennent de personnes qui œuvrent pour le bien-être de la capitale. Le comble est que personne ne s'est donné la peine de se manifester le jour du vernissage, alors que je suis allé personnellement pour les inviter», s'est indigné l'artiste peintre, Miloudi Nouiga. Pour que le public profite de sa recherche, Nouiga a programmé l'exposition dans sa galerie d'Art à la Kasbah des Oudayas. Son vernissage s'est déroulé en présence du maire de Rabat, Fathallah Oualalou, et un public raffiné qui a énormément apprécié cette belle aventure au sein de la vallée de Bouregreg, traitant du même thème où la couleur et la technique ont joué un rôle important pour passer d'un tableau à un autre sans vraiment se lasser.

«Je me suis amusé à faire une exposition qui plaît à tout le monde. Je me suis basé surtout sur la technique que je maîtrise parfaitement, passant progressivement des petits tableaux crayonnés (esquisses), à l'encre de Chine avec la plume ancienne, puis l'aquarelle et enfin la pastelle», explique Nouiga qui est très satisfait de cette prestation. «A travers cette exposition, j'ai voulu faire plaisir aux autres et entamer un dialogue direct avec eux. Je n'aime pas peindre pour une certaine élite, mais pour tout le monde». Des tableaux immortalisant cette belle vue et la rendant aussi magique qu'elle l'est dans la réalité. On la voit tantôt survolée par ses mouettes, tantôt baignant dans son crépuscule ou bien illuminée d'un très beau coucher de soleil, avec son majestueux Oued Bouregreg qui a été offert sous ses multiples facettes. «Quand on habite la Kasbah des Oudayas, chaque matin on découvre l'Oued avec une nouvelle couleur.

Donc, cette vision de multiplicité de couleurs est une réalité que les habitants de la Kasbah vivent quotidiennement», souligne l'artiste, dont cette manifestation figure parmi tant d'autres projets de son agenda, notamment deux qui lui tiennent à cœur. Sa prochaine exposition aux «Belles Images» (première galerie à Rabat), le 10 décembre. Un travail post-orientaliste qu'il a intitulé «Mauresque», vu qu'il traite du thème du Sahara, avec une vision plus moderne et réelle et une touche personnelle. Un voyage poétique, prenant comme support la poésie hassanie. Cette exposition lui a demandé beaucoup de recherches, durant les 5 années de son élaboration.Le second projet, mais dans un autre registre, sera réalisé à l'Institut du monde arabe de Paris, le 2 février 2010, sur les enfants du Haut Atlas, où différentes scènes du vécu des enfants d'Ait Hamza, ce village du Maroc profond, sont immortalisées par l'artiste.
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Tranche de vie de l'artiste

Natif de Casablanca en 1947, Miloudi Nouiga a suivi une formation à l'Ecole de graphisme Etienne de Paris, puis entamé ses premiers pas dans le monde de la photographie en exposant ses photos artistiques en France, notamment à Angoulême, Grenoble, Aix en Provence et Paris. En retournant dans son pays natal et plus précisément à Rabat en 1986, il redécouvre la peinture et se passionne pour l'aquarelle.

Il présente, ainsi, plusieurs expositions à Rabat, Casablanca, Tanger, Fès et Marrakech et se fait connaître au Maroc comme aquarelliste.En parallèle de sa carrière d'artiste peintre et photographe, Nouiga crée sa maison d'édition où il produit des livres porte-folio, illustrés de ses aquarelles, dont «La graine enchantée», un livre pour la jeunesse qui lui vaut le prix St Exupéry en 1998, «Espaces intérieurs», «Sud», «Cheval de vent» (1 et 2), «Le Coiffeur». En 2001, Miloudi Nouiga ouvre la galerie d'Art Nouiga à Kasbah des Oudayas à Rabat tout en continuant son périple artistique avec succès.



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