Rabat: Réouverture du marché couvert d’Al Akkari /
· 220 marchands de fruits et légumes
· Un local de 2.000 m2 fermé depuis des années
Encore une fois, les autorités reviennent à la charge pour instaurer de l’ordre au quartier Al Akkari et précisément au niveau de la zone proche du marché. Cela entre dans le cadre d’une campagne menée contre les marchands ambulants qui portent préjudice aux commerçants patentés. «A partir de ce vendredi, on va procéder à la réouverture du marché couvert construit en 2000 par la commune», souligne Driss Razi, président de l’arrondissement de Hassan. Pour ce faire, la commune vient d’achever les travaux de réhabilitation et de peinture de ce local d’une superficie de près de 2.000 m2.
Pour rappel, la commune a mobilisé près de 2,5 millions de DH pour la construction de ce marché au profit de 220 marchands. Chacun a bénéficié d’une place aménagée d’une superficie de 5 m2, moyennant une redevance trimestrielle de 800 DH. Mais selon les termes de la convention de bail, ils ne doivent plus pratiquer leur commerce à l’extérieur du marché. Ce qui n’a pas été le cas par la suite, car les nouveaux locataires avaient commencé à quitter le bâtiment l’un après l’autre quelques semaines après son ouverture. Ils ont squatté à nouveau les alentours du marché pour revenir à la pratique du commerce en plein air. La cohabitation entre commerce ambulant et commerce sédentaire n’a jamais réussi. «Pour éviter la faillite, j’étais obligé de revenir vendre à l’extérieur du marché qui n’est plus fréquenté par les clients. Ces derniers cherchent la proximité et les bas prix», explique un marchand de légumes. Dans l’indifférence des autorités, la place Al Akkari, ainsi que les rues et les artères proches du marché sont envahies par les marchands ambulants vendant différents produits (légumes, fruits, articles en plastique…).
Le désordre et l’anarchie règnent sur les lieux. Ce qui cause de multiples désagréments aux citoyens ainsi qu’aux commerçants patentés. La situation atteint son paroxysme tous les samedis matin et à la fin de chaque journée à partir de 17 heures. La circulation, que ce soit pour les piétons ou les automobilistes, devient un calvaire. La place est alors le théâtre de bagarres et d’accrochages. Depuis près de huit ans, la plupart les locataires ont cessé de régler les redevances locatives ainsi que les taxes afférentes, en particulier la patente. Les montants dus sont énormes et hors de portée pour les locataires. C’est la raison pour laquelle le président de l’arrondissement, un enfant du quartier, a adressé dernièrement un courrier au maire lui demandant l’annulation de ces dettes pour faciliter le retour des marchands au bâtiment du marché. Razi envisage également de répondre à d’autres réclamations des locataires. Il s’agit en particulier de la diversification des activités du marché, notamment la vente de poisson, en vue d’attirer plus de clients.
«En cas d’échec de cette dernière initiative, je militerai pour la transformation de ce marché en un complexe sportif. Il est inadmissible de rester indifférent à ce gâchis qui n’a que trop duré», souligne le président. La balle est donc dans le camp de l’autorité qui devrait combattre sans relâche les marchands ambulants.
Nour Eddine EL AISSI
Libellés : Economie, Vie de la cité


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