25 août 2009

Exposition insolite d'un artiste Rbati à la Villa des Arts de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Des personnages burlesques, imaginaires, étranges…

· Un intérêt particulier pour la récupération


L’exposition «I Mage» se poursuit à la Villa des Arts de Rabat. Les artistes Azzedine Baddou et Ahmed Hajoubi y présentent leurs œuvres jusqu’au 30 septembre. Ayant démarré le 21 juillet dernier, elle a déjà attiré pas mal de visiteurs. Mais les organisateurs prévoient un pic de fréquentation à l’occasion de la quatrième édition de la Nuit des Galeries, escapade nocturne, qui aura lieu le 16 septembre, pour favoriser et multiplier les rencontres avec l’art. Au cours de cette soirée, la plupart des galeries d’art à Rabat et Casablanca resteront ouvertes jusque tard dans la nuit, pour permettre au public intéressé de se promener de l’une à l’autre, dans une ambiance agréable et conviviale.

Ahmed Hajoubi, 37 ans, expose une soixantaine de toiles sur «La cicatrice des villes». Grâce à l’utilisation de pigments et de matériaux naturels, il réalise des peintures inspirées des gravures rupestres primitives. Le rêve se mêle à la réalité, avec la présence de mages, de visages et de petits voiliers noirs et blancs… Ses peintures, semi-abstraites, montrent des dessins très simplifiés, avec des personnages imaginaires et étranges. Il expose aussi une série d’installations, avec les mêmes personnages magiques et les mêmes petits bateaux noirs et blancs. Ce natif de Guercif a fait son apprentissage à l’Institut national des beaux-arts de Tétouan. En parallèle à son travail d’artiste peintre, il exerce en tant que directeur artistique dans une agence de publicité.

Azzedine Baddou, 52 ans, est, quant à lui, architecte de formation. Il présente une trentaine de tableaux où il s’exprime en se libérant de toutes les contraintes de l’architecture. «Je donne libre cours à ma créativité sans obéissance à aucune règle prédéfinie. C’est très reposant et c’est un excellent antidépresseur», confie-t-il.

Toujours à la recherche de nouvelles techniques, de nouvelles matières et de nouvelles couleurs, Azzedine Baddou présente des tableaux originaux, insolites... L’artiste expose aussi une vingtaine d’installations burlesques. Sa démarche laisse voir un intérêt particulier pour la récupération. Il utilise des galets recueillis au gré des chemins empruntés et les transforme en personnages intrigants et en présences cocasses qui suscitent tantôt le rire, tantôt l’étonnement. Natif de Rabat, cet artiste est lauréat de l’Ecole spéciale d’architecture de Paris. Avec ses créations et ses sculptures, il inscrit le regard à mi-chemin entre profondeur et humour.

N. B.

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