Rabat : les socialistes reviennent dans la capitale
· Oualalou détrône Bahraoui de la mairie
· Grâce à la coalition de plusieurs partis politiques
L’élection, hier en fin de matinée, de Fathallah Oualalou, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), à la tête du Conseil de la ville a mis fin à un suspense qui a duré quelques semaines. Quelque 47 voix en faveur de l’ex-ministre des Finances ont suffi à détrôner Omar Bahraoui du Mouvement populaire (MP). Les 39 voix obtenues par ce dernier ne lui ont pas permis de rempiler pour un deuxième mandat à la tête du Conseil de la capitale. Il faut préciser que le succès d’Oualalou est le fruit d’une alliance qui a commencé à se constituer juste après la proclamation des résultats du scrutin du 12 juin. Coalition qui comprend notamment les partis les mieux classés dans ces élections communales au niveau des 5 arrondissements de Rabat.
Outre l’USFP, on y trouve également une grande partie des élus sous l’étiquette du Parti authenticité et modernité (PAM) avec comme chef de file Sidi Brahim Joumani. Ce dernier a payé le prix pour son choix non apprécié par la direction du PAM qui a décidé son expulsion du parti. Rappelons que les candidats de la formation de Fouad Ali El Himma ont raflé la mise lors de ces élections. Ce qui a permis au PAM d’occuper la deuxième position avec 41 sièges juste après le MP, classé premier au niveau du Conseil de la ville avec 42 postes. Cette alliance comprend également le Parti de la justice et du développement (PJD) qui se trouve en troisième position avec 38 sièges et le parti de l’Istiqlal (PI) avec 20 sièges.
Au début de la formation de cette majorité, Lahcen Daoudi, membre de la direction du PJD, était annoncé comme prétendant au poste de président. Car le parti islamiste est mieux classé que l’USFP qui a réalisé un score médiocre par rapport aux élections précédentes de 2003. Il n’a même pas pu dérocher un siège dans l’arrondissement de Yacoub Al Mansour. Mais pour garder l’unité de cette alliance contre toute tentative de déstabilisation de la part du clan Bahraoui, le PJD a décidé de soutenir le candidat socialiste au poste de président de la commune de Rabat. Cela n’a pas empêché le maire sortant de garder l’espoir de sortir gagnant de cette bataille décisive. «Il a mené des négociations la veille du vote avec les élus du PI pour les rallier à son clan mais en vain», selon une source qui suit de près ces tractations. Car l’autre clan a promis aux conseillers du parti du Premier ministre le poste de premier vice-président du maire.
Effectivement, le conseil a élu à ce poste Hassan Charkaoui, responsable au PI, qui a été candidat unique. Idem pour le poste de deuxième vice-président: un seul candidat en la personne de Madani, un responsable du PJD. On doit signaler que ce dernier et Cherkaoui figuraient parmi l’équipe de Bahraoui dans le précédent mandat. Par ailleurs, on doit noter que la presse a été interdite par le représentant de la wilaya de suivre les travaux d’élection des membres du bureau du Conseil de la ville. Cela, devant une grande foule d’habitants de la capitale qui s’étaient regroupés devant la salle de fête de la wilaya.
Nour Eddine EL AISSI
Libellés : Vie de la cité


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