Elections communales de Rabat : Entrée en force du PAM
· En seconde position juste après le MP
· Net recul des partis de gauche
Avec les élections communales du 12 juin, la configuration de la carte politique au niveau de la capitale est en train de changer de forme. Elle est maintenant complètement différente de celle des années 1980 où l’Union socialiste des forces populaires (USFP) dirigeait la majorité des communes de Rabat.
Pour ces élections, le parti de la rose n’a pu dérocher aucun siège au niveau de l’arrondissement de Yacoub Al Mansour et difficilement deux sièges dans celui de Hassan. Le terrain a été cédé au nouvel arrivant, le Parti authenticité et modernité (PAM) qui a fait une entrée en force dans sa première participation aux élections communales. Ce qui va lui permettre de jouer un rôle déterminant dans les négociations avec les autres forces qui constituaient la majorité sortante. Il s’agit en particulier du Mouvement populaire (MP) parti de Omar Bahraoui, maire de la capitale, ainsi que le Parti de la justice et du développement (PJD). Selon les résultas globaux définitifs, ces trois partis occupent les premières places. Le MP avec 42 sièges, suivi du PAM et du PJD avec respectivement 41 et 38 postes. On trouve par la suite le Parti de l’Istiqlal (PI) avec 20 places et le Rassemblement national des indépendants (RNI) qui a pu obtenir 15 sièges. Quant aux candidats «sans appartenance politique», ils se sont contentés de 11 postes.
Au niveau des arrondissements, on constate que le parti de Fouad Ali El Himma a raflé la mise au niveau de l’arrondissement de Yacoub Al Mansour où il a pu dérocher 12 postes dont 2 pour la liste des femmes. Il est suivi par le PJD et le MP avec chacun 10 sièges y compris ceux obtenus par les femmes. La liste du RNI a obtenu 4 postes. On trouve presque la même configuration dans les arrondissements de Hassan et de celui de Youssoufia. Dans le premier, le PAM et le PJD se trouvent en première position avec pour chacun un nombre de 10 postes. Viennent par la suite le PI, le RNI et l’USFP. Au niveau de l’arrondissement de Youssoufia, fief de Bahraoui, la liste MP a été classée en tête avec 15 sièges, dont 7 pour le Conseil de la ville. En deuxième position, on trouve le PAM avec 12 sièges. Le PJD, pour sa part, est bien placé avec près de 8 postes, suivi du PI. Ce dernier a été classé en tête dans l’arrondissement de Souissi en compagnie du MP avec 6 postes chacun. La liste de l’USFP, conduite par Driss Lachgher, a pu obtenir dans cet arrondissement 3 sièges. La liste de son camarade Fathallah Oualalou, présentée dans l’arrondissement d’Agdal-Hay Ryad, a pu réaliser la meilleure performance de l’USFP au niveau de la capitale. Elle a été classée en deuxième position avec 9 sièges après celle du PJD en tête avec 10 postes. On trouve par la suite le MP (7), le PI (4), le PAM et le PPS avec 3 sièges chacun.
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Le MP et le PJD à Salé
A Salé, la confrontation a été rude entre le PJD et Driss Sentessi, le maire sortant. Ce dernier est très confiant de revenir à la direction de la commune de cette ville. Son parti, le MP, a obtenu la première position avec 23 sièges dans le conseil de la ville. Alors que le PJD et le PAM viennent par la suite avec respectivement 20 et 17 postes, selon Sentissi. Ce dernier compte beaucoup sur son alliance avec le Front des forces démocratiques (FFD) qui dispose de 5 sièges dans le Conseil de la ville. Toujours dans la région de Rabat, il faut signaler que la liste du PJD a été classée en tête à Témara-ville avec 15 postes dont 2 pour les femmes. Elle est suivie par la liste du PAM. Juste à côté, dans la commune de Harhoura, c’est la liste du PI qui a raflé la mise.
Nour Eddine EL AISSI
Libellés : Vie de la cité


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