Communales - le PPS en meeting à Rabat
· Le SG du parti rappelle les défis à relever par le pays
· Les citoyens doivent assumer leur responsabilité
A Rabat la campagne électorale pour les élections communales a commencé à chauffer, à partir du week-end dernier. Après les contacts de proximité pendant toute une semaine, les partis politiques passent aux grands rassemblements publics.
Dans ce cadre, un meeting a été organisé par le Parti du progrès et du socialisme (PPS) samedi dernier en plein air dans une place à Agdal proche du Lycée Descartes. Les camardes de Ismail Alaoui ont trouvé beaucoup de difficultés à mobiliser leurs troupes et drainer suffisamment de public à cette rencontre. Mais cela n’a pas découragé le secrétaire général du parti de faire son discours électoral.
«Il faut aller voter, car le sort de la ville de Rabat durant les 6 prochaines années dépendra des résultats de ces élections», annonce d’emblée Alaoui. Pour lui cela va permettre de «mettre un terme à la mauvaise gestion au niveau de la capitale ». Le message du secrétaire général du PPS est également valable pour une grande partie des communes du pays.
Pour le responsable du PPS, «il ne faut pas rater ce rendez-vous, car le pays passe par une phase cruciale qui nécessite de faire face à plusieurs défis». Le premier est l’intégrité territoriale du Royaume. Cette bataille nationale nécessitera une mobilisation du front intérieur avec une amélioration des conditions de vie des populations. «On doit militer pour atténuer les inégalités entre les différentes régions du pays», souligne Alaoui. Et d’ajouter que, «dans les villes, des efforts ont été déployés dans ce sens, mais beaucoup de travail reste à faire dans le monde rural». Pour l’orateur, ces régions affichent encore un déficit énorme en matière d’infrastructures de base. De même pour les services publics élémentaires particulièrement ceux se rapportant à l’éducation et à la santé.
Comment affronter les conséquences de la crise économique internationale sur notre pays est un autre défi à relever, estime le SG du parti du livre. Pour ce dernier, les retombées de cette crise commencent à être ressenties par l’économie nationale. Sur ce volet, Alaoui rappelle les baisses enregistrées dernièrement au niveau de nos exportations. Le même constat serait valable pour les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE).
Rappelons par ailleurs qu’au niveau de Rabat le PPS a réalisé une percée lors des élections communales de 2003. Ce qui lui a permis d’être présent dans le Conseil de la ville et également au niveau des cinq arrondissements de la capitale, notamment à Agdal-Ryad et Souissi. Le président de ce dernier a été Faouzi Chaabi qui s’était présenté sous l’étiquette du PPS. Mais pour les échéances du 12 juin, la tâche ne sera pas aisée pour les camarades d’Ismail Alaoui d’atteindre au moins le seuil des 6%.
Sur ce volet, il faut noter que le PPS n’a pas pu présenter sa liste au niveau de l’arrondissement de Youssoufia. A Yaâkoub Al Mansour, le candidat du PPS, Grin Labyed, figure dans la deuxième position sur la liste présentée par l’alliance de la Gauche unifiée dirigée par Mohammed Sassi.
Dans l’arrondissement d’Agdal Hay Ryad, le jeune Anas Doukali, membre du Conseil de la ville, aura la difficile mission de concurrencer les listes des partis disposant d’un réseau électoral solide. Il s’agit en particulier de celles du Parti de la justice et de développement (PJD) et du Mouvement populaire (MP). Sans oublier la liste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) dirigée par Fathallah Oualalou, membre du bureau politique du parti.
J. R.
Libellés : Vie de la cité


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