Brahim Joumani tête de liste PAM à Rabat exclu de son parti
· Brahim Joumani à Rabat et Rafouch à Marrakech
· Les raisons d’un succès
A peine quelques jours après la proclamation des résultats des élections communales qui ont placé le PAM en première position, voilà que le secrétaire général, Mohamed Cheikh Biadillah, annonce l’exclusion de deux têtes de liste qui avaient réussi haut la main le 12 juin dernier. Le premier est Brahim Joumani, dont la liste a raflé une dizaine de sièges à Youssoufia à Rabat. Il est l’ennemi juré de Omar Bahraoui, maire sortant de la capitale et qui cherche, à travers des alliances notamment avec le PAM, à rempiler. L’autre est Najib Rafouch à Marrakech. En tout cas, on reproche aux deux membres du PAM de ne pas avoir observé les consignes du parti au niveau des alliances. Selon le secrétaire général qui a donné une conférence de presse à Rabat, le PAM est en train de préparer une femme, Fatéma Zahra Mansouri, au poste de maire de Marrakech. Si ce projet aboutie, le PAM aura marqué un grand coup dans la promotion de la femme.
Sur le chapitre des alliances, le parti reconnaît avoir des contacts avec l’Istiqlal, le MP et le RNI, mais ne cherche pas à avoir coûte que coûte la présidence des villes. « D’ailleurs, les alliances se font et se défont dans certaines villes au gré des jours », notera en substance Cheikh Biadillah. Pour lui, ces élections sont une étape importante pour préparer 2012, voire 2017. Mais, elles ne sont pas stratégiques.
Sur le chapitre de l’attractivité de son parti et les raisons du succès qui l’a mis en tête des élections, Biadillah a avancé quelques arguments. Pour l’ancien ministre de la Santé, la structure du parti, basée sur la régionalisation, ajoutée à un discours nouveau accrochent de larges couches de la population. En effet, les sorties des responsables du parti au cours de la campagne électorale avaient suscité des débats. Les critiques adressées à certains gouverneurs et walis avaient attiré quelques sympathies au sein de l’opinion publique. Ces mêmes responsables n’avaient pas hésité à aborder des questions qui fâchent comme la drogue dans le nord ou les limites du Plan vert de l’Agriculture. Au poids des mots s’est greffé le choc des photos. Celle de Kawtar Benhamou, tête de liste à Bouknadel, posant sur un tracteur, est encore dans les mémoires. Avec un décolleté comme en portent les femmes marocaines l’été, elle a fait une irruption dans la campagne électorale.
M. C.
Libellés : Vie de la cité


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