8 avr. 2009

Le doute plane sur le projet Emaar de la corniche de Rabat

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

C’est le très officiel Centre régional d’investissement (CRI) de Rabat qui tire en quelque sorte la sonnette d’alarme.

Ce projet du groupe émirati Emaar sur la corniche devait démarrer au quatrième trimestre 2008. Or jusque-là, rien n’a été fait. Le CRI parle «de peu de visibilité». Mis à part ce cas, le reste des projets prévus est soit finalisé, soit en cours de réalisation.

Corniche de Rabat

«Peu de visibilité de façon générale sur ce projet aussi bien en termes de consistance que d’avancement effectif». C’est en ces termes que le Centre régional d’investissement (CRI) de Rabat évalue l’état de ce projet annoncé en grande pompe en 2006. En principe, le démarrage des travaux était prévu par le groupe émirati Emaar pour le quatrième trimestre 2008 avec les premières livraisons en 2010. Mais aucune avancée à relever à ce jour.

Ce projet consiste dans la réalisation en deux séquences d’un nouveau plan d’aménagement sectoriel sur le littoral de Rabat comprenant le relogement de 1.000 ménages bidonvillois ainsi que la mise à niveau des infrastructures de base et des équipements. La première séquence, Saphira, s’étalera sur 144 hectares et nécessitera 13 milliards de dirhams d’investissement. Elle portera sur 2.800 appartements, 16.000 m² d’espaces commerciaux, d’animation et restauration, 72.000 m²d’espaces bureaux et deux hotels 5* (300 et 210 chambres). Pour la deuxième séquence, 3,1 milliards de dollars d’investissements sont prévus. Elle reste à définir.

Université internationale de Rabat


Le projet consiste dans la construction d’une grande université. Le terrain de 20 hectares est mis à disposition par l’Etat dans le cadre d’un accord avec MedZ. Les premières formations seront dispensées à partir de septembre 2009 en informatique. Il s’agit d’une phase transitoire de 2 ans en attendant la livraison des locaux définitifs en 2011. A terme, l’université comptera un département de sciences politiques, une école de tourisme, une école d’architecture, un institut d’aéronautique, un département d’agro-industrie, une école d’études pétrolières…

D’autres pôles sont en cours de réflexion tels que la santé, l’environnement et le développement durable.

L’investisseur est la société «Université internationale de Rabat privée». Ce projet nécessitera 185 millions d’euros (sur 5 ans) dont 50 millions d’euros à lever dès 2009.

Aménagement de la corniche de Bouknadel

Ce projet, dont le maître d’ouvrage est Douja Promotion (Groupe Addoha), nécessitera un investissement global de 6 milliards de dirhams. Sa mise en service est prévue pour 2013. Il se décline en deux phases dont la première s’étale sur 113 hectares. Elle consiste en une zone résidentielle comprenant 2.517 villas dont 140 villas ryads et 6.578 appartements. Des commerces et animation, des hôtels, des golfs ainsi que d’autres équipements y sont prévus. La deuxième tranche porte sur 260 ha. Un village des pêcheurs de 1.365 appartements, des commerces, un yacht club, une marina de 500 anneaux, et un parking de 2.600 places en sous-sol y sont prévus.

Aménagement de la Vallée du Bouregreg

L’aménagement de la vallée qui s’étend sur 6.000 hectares vise à réhabiliter le site et promouvoir l’espace dans le respect de l’environnement. Ce projet se décline en six séquences : Bab Al Bahr, Amwaj, Kasbat Abi Raqraq, Sahrij Al Oued, El Menzeh Al Kebir, Bouhayrat As Souhoul. La première séquence est la plus avancée. Le port de plaisance de Salé est achevé ainsi que les quais et débarcadères. Le tunnel des Oudayas est en cours ainsi que le pont Moulay Al Hassan, le tramway ainsi que le programme d’aménagement hôtelier et immobilier.

Riad Al Andalous

Il s’agit d’un ensemble immobilier et d’un projet touristique. Le complexe sera bâti sur 53 hectares. Il se trouve à l’emplacement de l’ancien zoo et le maître d’ouvrage est Douja Promotion (Groupe Addoha). L’investissement global est de 4,650 milliards de dirhams. Les livraisons ont démarré fin 2007 et s’étaleront sur 4 ans en fonction de la vitesse de vente.


Ville nouvelle de Tamesna


Ce projet, dont le maître d’ouvrage est Al Omrane, consiste dans la réalisation de 250.000 logements à l’horizon 2016 ainsi que 145 équipements collectifs (voir aussi L’Economiste du 31 mars 2009 n° 2993).

K. M.

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