Tamesna s'apprête à accueillir ses premiers habitants
Avec l'émergence un noyau central et l'installation des raccordements aux réseaux de viabilité, la configuration du centre urbain de la nouvelle ville de Tamesna prend forme, ouvrant la voie à une toute proche installation des premiers habitants.
Les différentes infrastructures devant desservir le premier noyau de 840 ha, sur un total de 4.000 ha dédiés au projet de nouvelle agglomération, sont opérationnelles. Il s'agit d'équipements à l'intérieur du site: réseau d'assainissement, routes, réseau d'eau potable et d'électricité, liaison téléphonique.
«Nous attendons les premiers habitants pour mars 2009», a affirmé le directeur général de la société d'aménagement Al Omrane Tamesna, Mohamed Najib Benyahya, dans un entretien à la MAP.
«La ville est désormais une réalité, beaucoup d'ensembles immobiliers sont dans un stade avancé et plusieurs quartiers résidentiels sont prêts pour l'habitation», a-t-il indiqué.
«Au rythme actuel, nous prévoyons d'avoir une ville pratiquement construite vers 2012», a ajouté le DG de la filiale du Holding Al Omrane, précisant que 16.000 logements, sur les 54.000 prévus dans le projet, sont en chantier, et que 3.000 unités devraient être livrées courant 2009.
Quant à l'engouement pour ce vaste projet, M. Benyahya ne cache pas sa satisfaction : La plupart des 16.000 logements en chantier ont déjà trouvé acheteur. «La demande va s'exprimer de plus en plus au fur et à mesure de l'installation des habitants et du développement de la ville», a-t-il affirmé.
Les travaux d'infrastructures «hors site» vont également bon train. Les équipements d'approvisionnement du premier noyau de la ville nouvelle en eau potable, ont été achevés fin 2008. Il s'agit de tous les réservoirs et des conduites depuis le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah.
La liaison avec le réseau électrique national est aussi opérationnelle, grâce à la mise en place d'une quinzaine de kilomètres de câbles. Il en va de même pour le raccordement téléphonique.
Selon M. Benyahya, d'autres travaux hors-site seront nécessaires lorsque le nombre d'habitants dépassera 100.000 habitants, notamment le renforcement de la connexion avec le réseau électrique national.
Le budget prévisionnel global de Tamesna est de 22 milliards de DH, dont 1,8 milliard de DH pour les travaux d'aménagement et de viabilisation. Réalisé en partenariat entre le secteur public d'une part, et des promoteurs immobiliers privés, ce nouveau pôle urbain contribuera à l'allégement de la pression urbanistique aux niveaux des villes de Rabat, Salé et Témara.
Situé aux environs de Rabat, près du centre Sidi Yahya Zaërs, relevant de la préfecture de Skhirat-Témara, le gigantesque chantier deTamesna a été conçu pour assurer l'équilibre du marché de l'immobilier et résoudre le problème de l'habitat insalubre, à travers la création d'espaces d'habitat modernes et une meilleure gestion du cadre urbain.
La nouvelle ville, qui accueillera environ 250.000 habitants, est dotée d'un espace de 70 hectares pour les services publics structurés, 120 ha pour les services de moyenne dimension, 50.000 logements, outre 78 ha qui devront abriter des activités économiques génératrices d'emplois.
En effet, selon M. Benyahya, il s'agit de mettre en place «une ville durable» qui détienne son propre potentiel d'emploi et qui puisse ainsi contribuer au développement économique de la conurbation de la capitale.
A cet égard, plusieurs zones d'activités ont été lancées à l'intérieur du premier noyau, en plus d'une zone industrielle non polluante de 18 ha, qui s'inscrit dans la vocation de Tamesna comme ville respectueuse de la nature. Le projet d'une autre grande zone de 350 ha est encore à l'étude.
Pour M. Benyahya, la plupart des emplois qui seront créés au niveau de Tamesna seront liés aux activités de services et de loisirs : le site offre de grandes potentialités touristiques avec 120 ha d'espaces verts, grâce notamment à la forêt de chêne-liège avoisinante. Pour le moment, les efforts des responsables de ce grand chantier sont plutôt concentrés sur le court terme : Il faudra suivre de près l'installation des premiers ménages tout en veillant au bon déroulement des travaux sur le site. Du succès de cette période transitoire dépendra l'avenir de ce projet d'envergure, qui préfigure les contours des villes marocaines de demain.
Par MAP
Libellés : Economie, Social et Habitat


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