31 déc. 2008

Rabat/transport urbain : le détail du contrat de concession

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le tarif ne dépasse pas 4 DH

· Près de 2 milliards de DH à investir par le délégataire

· Le personnel de la RATR sera intégralement repris

Le contrat de concession du transport urbain au niveau de l’agglomération de Rabat est prêt. Il devrait être validé par le Conseil de la ville lors d’une session extraordinaire. Mais faute de quorum (même le président était absent!), le dossier a été reporté à une réunion prévue pour début janvier. Une fois validé, on passera à la signature du contrat avec le groupe dirigé par Veolia Transport et comprenant trois opérateurs locaux. Il s’agit de la société de transport Bouzid (STB), celle de Ajmal Bus (STAB) et la société de transport Hakam Ben Aissa (STHB). L’opérateur français détient 35,04% du capital de la future société d’exploitation (SA) qui s’élève à 100 millions de DH.

La durée du contrat est de 15 ans à compter de la date de son entrée en vigueur. Elle peut être prorogée à l’initiative de l’autorité délégante pour une durée supplémentaire ne dépassant pas 7 ans. Selon les dispositions du contrat, des prestations de transport seront mises à la disposition de l’ensemble des usagers contre le paiement d’un ticket donnant droit à un ou plusieurs voyages. Le système d’abonnement est également prévu notamment au profit des élèves et des étudiants.
En ce qui concerne les tarifs, le contrat n’apporte aucune précision. Mais selon un responsable proche du dossier, le tarif sera inférieur à celui pratiqué actuellement soit 4 DH. Toujours selon notre source, le tarif durant les deux premières années sera de 3,5 DH dont 0,20 DH destiné à alimenter un fonds pour financer l’aménagement des couloirs où vont circuler les nouveaux bus qui seront dotés de châssis bas. La première augmentation sera appliquée à partir de la 3e année d’exploitation pour porter le tarif à 3,6 DH pour atteindre 4,6 DH la dernière année du contrat. Pour le transport scolaire, les élèves et les étudiants doivent s’acquitter de 114 DH pour profiter d’un abonnement mensuel.

Sur le plan technique, le nouveau opérateur doit mettre en service un parc constitué d’autobus neufs, dont 400 doivent être mis en circulation au cours des 18 premiers mois de la gestion déléguée. Et que le parc doit être renouvelé tous les neuf ans d’exploitation. Dans le contrat, on précise les caractéristiques techniques de ces véhicules et les conditions de leur maintenance pour assurer un transport de qualité avec la sécurité requise. A titre d’exemple, 10% des sièges de chaque bus seront réservés aux femmes enceintes, aux personnes âgées et à celles à mobilité réduite. Pour ce faire, le délégataire doit réaliser un programme d’investissement durant les 15 années de gestion qui s’élève à près de 2 milliards de DH dont presque la majorité est destinée à l’acquisition d’autobus. 49% de ce programme seront engagés durant les cinq premières années. A cela s’ajoute une redevance à verser chaque année à l’autorité délégante qui sera reversée au compte de développement du transport urbain au niveau de la région. Le montant de cette redevance avoisine 1,8% du chiffre d’affaires réalisé chaque année.

Concernant la question du personnel, le contrat impose au groupe dirigé par Veolia de reprendre la totalité des employés de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat (RATR). Selon les besoins du service, le délégataire s’engage à recruter en priorité les employés opérant chez «les concessionnaires locaux assurant le transport par bus avant la mise en vigueur de ce contrat».
Notons par ailleurs, que plusieurs organes seront mis en place pour assurer une bonne exécution des termes de ce contrat. Il s’agit en particulier d’un service permanent de contrôle qui sera désigné par l’autorité délégante. Toujours dans le même cadre, il est prévu la création d’un comité de suivi de l’exécution du contrat. Il sera composé de membres représentant l’autorité délégante ainsi que le délégataire avec un nombre égal de sièges. Dans ce comité, on trouve également des représentants du ministère de tutelle. Plusieurs missions ont été confiées à ce comité. Parmi elles, son avis en ce qui concerne la passation des marchés et des contrats directement ou indirectement avec les actionnaires du délégataire ou avec leurs filiales. De même pour toute question concernant la tarification ainsi que les modifications à apporter aux programmes d’investissement. Extension ou aménagement du réseau figure également au menu. Sur ce volet, une partie du contrat a été réservée aux dispositions garantissant une complémentarité entre les bus et le futur tramway de Rabat. «Le délégataire s’engage à redéployer son parc d’autobus et à modifier son réseau en fonction des extensions futures du tramway et ce, dans le respect de la non concurrence», lit-on dans le contrat.

Nour Eddine EL AISSI

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26 déc. 2008

Rabat/Transport urbain-Le bras de fer entre wilaya et privés continue

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Création d’un groupe de transporteurs en vue

· Risque de perturbations ce vendredi


C’était prévisible, la mise en œuvre de la gestion déléguée du transport urbain dans l’agglomération de Rabat se heurte à une résistance de la part de certains opérateurs privés. En effet, juste après la signature de la convention de délégation avec le groupe dirigé par Veolia et comprenant deux autres transporteurs locaux (Bouzid et Hakem), le clan des contestataires s’est renforcé. Elles sont actuellement cinq sociétés à se regrouper afin de contrecarrer «l’appétit de Veolia» pour le transport urbain dans la capitale. Il s’agit d’Ahssan Bus, Latrabus, Socotrab, Latra Bus, Lux Transport et Karama Bus. Ces deux dernières sociétés appartiennent au Groupe Joumani. «Ces opérateurs veulent avorter ce projet qui a nécessité deux rudes années de travail pour la sélection du futur gestionnaire et sortir avec le meilleur contrat dans le pays concernant ce secteur», souligne un responsable de la wilaya. Selon ce dernier, «les patrons de ces sociétés manipulent leurs personnels en leur faisant croire qu’avec l’opérateur étranger ils vont perdre leurs emplois». En guise de protestation, des sit-in ont été organisés la semaine dernière, ce qui a provoqué l’arrêt de la circulation des bus sur plusieurs lignes.

Une réunion s’est tenue hier à la wilaya pour déloquer la situation. Selon un responsable de cette dernière, on ne peut revenir en arrière, mais la porte reste ouverte pour que les opérateurs contestataires engagent des négociations avec le groupe dirigé par Veolia pour examiner la possibilité de leur introduction au tour de table de ce groupement. «Notre souhait est l’implication de l’ensemble des opérateurs de la ville dans la réussite de ce projet», rappelle le responsable. Mais le groupe des cinq contestataires rejette catégoriquement cette proposition. «Les opérateurs marocains seront marginalisés dans la gestion de ce groupe surtout en ce qui concerne les questions financières», explique El Joumani. Pour ce dernier, la marge bénéficiaire de ces opérateurs sera réduite par rapport à l’état actuel. «On est en train de mettre les dernières retouches pour créer une grande société de transport qui va regrouper les cinq opérateurs», ajoute-t-il. Pour le patron de Karama Bus, le président de ce groupement a déjà été désigné. Il s’agit de Mothai Mohammed, propriétaire de la société Ahssan Bus. «Mais si la wilaya refuse de nous autoriser à exercer notre métier de transporteurs urbains, on peut partir dès maintenant pour limiter les dégâts», conclut El Joumani.

Cependant, une question, et non des moindres, restera posée: bien que constitués en groupe, ces opérateurs peuvent-ils offrir un service de qualité à un prix abordable? Déjà, pour l’autorité de tutelle, la convention avec Veolia est le meilleur contrat de gestion déléguée pour le transport urbain réalisé dans tout le Maroc.

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Prix et GPS


La concurrence va donc bien jouer au profit des usagers. Les prix proposés par le délégataire seront inférieurs à ceux pratiqués actuellement, indique-t-on.
Sur le même chapitre, il faut noter qu’un délai d’une année a été accordé au futur gestionnaire pour renouveler son parc de matériel. Les bus qui seront mis en circulation devront être d’une meilleure qualité et respectant les normes internationales en vigueur dans le secteur. Ces véhicules seront équipés d’un système de communication à distance (GPS) ainsi que de caméras de surveillance et de contrôle.

Nour Eddine EL AISSI

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24 déc. 2008

Bab Rouah accueille les œuvres de K. Bennani

Le Matin.ma

Donation au «Musée des arts contemporains de Rabat»

La galerie Bab Rouah accueille, jusqu'au 15 janvier 2009, l'œuvre inestimable de l'artiste-peintre Karim Bennani, à travers ses « carnets de voyages » où il immortalise sa vision sur les multiples pays qu'il a eu l'occasion de visiter et découvrir avec l'œil artistique et scrutateur d'un bon observateur.


Une exposition grandiose au vrai sens du terme, vu l'étendue de l'événement et sa valeur culturelle, rehaussée par le geste combien généreux de l'artiste à faire une donation au « Musée des Arts Contemporains de Rabat ». Beaucoup d'amis de Karim Bennani et de passionnés de sa peinture sont venus apprécier l'œuvre caractéristique de l'un des pionniers de l'univers plastique marocain. « Carnets de voyages » est l'intitulé choisi pour cette œuvre monumentale s'étant étalée sur une quarantaine d'années de professionnalisme, basée sur le trio indissociable : formes, couleurs et mouvement.

«Ce n'est pas une rétrospective, car celle-ci se trouve en permanence dans ma Fondation. Ici, c'est plutôt une donation que j'ai aménagée avec quelques œuvres à côté pour avoir une idée de ce qui se passe actuellement chez moi. C'est une période, parmi tant d'autres, qui est là devant vous ou un petit regard si vous voulez», explique l'artiste Karim Bennani.

En effet, pour connaître toute l'œuvre de K.Bennani, il faut faire une visite à sa Fondation pour les Arts et la Culture se trouvant à Rabat C'est l'un des rares peintres qui garde ses toiles avec une grande jalousie et ne s'en sépare que difficilement. Toutes ses œuvres sont répertoriées et possèdent une fiche technique bien complète, des années cinquante à nos jours. «Mes œuvres sont comme mes enfants, c'est toujours difficile de m'en séparer et un plaisir de les revoir». Karim B.est, aussi, un homme qui produit tous les jours et ne se lasse jamais de son atelier. Cette intense activité lui permet d'évoluer continuellement dans son travail et de satisfaire son besoin de découvrir d'autres formes picturales. Le soir du vernissage de l'exposition de Bab Rouah, il a tenu à faire une surprise à ses amis, en apportant une impressionnante sculpture dorée. « Dans mon travail, comme vous l'avez bien remarqué, il y a beaucoup de lumière, des contrastes, du relief dans un sens. Cela veut dire qu'il y a déjà eu une naissance d'un regard de sculpture, il fallait seulement qu'il se débloque. Le temps est arrivé pour le faire sortir, car dans le domaine de l'art, il ne faut jamais forcer les choses, mais les laisser venir d'elles-mêmes. Maintenant que le moment est arrivé, j'ai tout un programme de sculptures pour l'année prochaine. Ma vision pour cette pièce de sculpture est surtout culturelle.

Je la vois dans des grands organismes ou des manifestations artistiques comme le Festival International d'Asilah qui est tout à fait indiqué pour ce genre de travaux. Je veux que beaucoup de gens en profitent. C'est comme le cas des « Carnets de Voyages » pour lesquels j'ai eu beaucoup de propositions intéressantes que j'ai refusées. Je ne veux pas déchirer toute une vie artistique pour de l'argent. J'ai préféré faire cette donation pour le ministère de la Culture au profit du « Musée des Arts Contemporains de Rabat ». Je veux l'offrir au grand public et au Maroc ».

Très satisfait de ce qu'il fait, Karim Bennani ne provoque jamais les choses, mais attend qu'elles viennent vers lui «Je ne cherche pas, mais je trouve. J'attends toujours que les choses viennent vers moi. Je ne fais qu'observer, contempler et le reste se fait le plus naturellement possible. Puis, la satisfaction en soi est passagère et limitée. L'être a tendance à aller vers l'avant et faire mieux que ce qu'il a déjà fait. On ne peut pas évoluer en exerçant un travail qui nécessite une chose spécifique. Il faut que le travail soit continuel. C'est pour cela que mon œuvre n'a pas de limite.

C'est comme par exemple le cas des cadres. Je n'aime pas cadrer un tableau. Pour moi, il bloque l'espace de l'œuvre. Une œuvre doit parler d'elle-même», souligne l'artiste-peintre, Karim Bennani qui aime toutes les périodes par lesquelles il est passé, du fait qu'elles reflètent toutes une sensation de beauté. «Normalement, un artiste doit aimer tout ce qui est beau. Donc, c'est un sentiment qui ne me quitte jamais dans la vie et qui m'apporte beaucoup pour mon existence, mon esprit et mon travail, dans une moralité propre et sûre. L'art est un élément interne que nous possédons tous, mais il y a des choses qui se déclarent et d'autres qui restent enfouies en nous. L'artiste sait bien les mettre en valeur ».
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Un parcours des plus élogieux

Après des études en Arts Plastiques à l'Académie des Arts de Fès, suivies par l'obtention d'autres diplômes à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris et à l'Académie Julian, puis des stages aux ateliers Charpentier, c'est le monde de la célébrité qui s'ouvre devant le talentueux artiste-peintre, Karim Bennani, et ce depuis l'année 1957. Ses prestations et les pays où il a exposé ne se comptent plus, en Orient comme en Occident. Plus d'une quarantaine d'années de carrière plastique furent couronnées par la réalisation de fresques murales monumentales, l'édition des deux livres «Karim Bennani, 30 années de peinture» et «Carnets de Voyages», puis d'un folio de onze sérigraphies, ainsi que de tapis muraux «Empreintes sur Tapis». Karim Bennani a, également, participé à plusieurs congrès et ses œuvres figurent dans de prestigieuses collections privées et publiques. Pendant 20 ans, K.Bennani a occupé le poste de président de l'Association Marocaine des Arts Plastiques.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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23 déc. 2008

L'association «Ni Putes Ni Soumises» s'installe à Rabat en 2009

Aujourd'hui le Maroc

Lors de la rencontre «Marocaines d’ici et d’ailleurs», Zineb Doulfikar, fondatrice et présidente de «Ni Putes Ni Soumises» dans les Alpes-Maritimes, a révélé à ALM que l’association implantera bientôt une antenne au Maroc.

ALM : Avez-vous l’intention de créer une antenne de l’association au Maroc?

Zineb Doulfikar : Je suis heureuse d’annoncer qu’une antenne de l’association sera prochainement créée à Rabat et qui coïncidera avec la Journée de la femme qui se tiendra le 8 mars. A l’occasion des deux journées des «Marocaines d’ici et d’ailleurs», j’ai pu rencontrer quelques présidentes d’association à Rabat. Nous avons discuté d’une éventuelle implantation de «Ni Putes Ni Soumises» au Maroc. Je reviendrai au mois de mars prochain au Maroc, afin d’organiser une grande réunion avec plusieurs associations marocaines. L’implantation officielle de l’association au Maroc se fera en 2009.

Est-ce que vous vous attendez à des réactions notamment des courants islamistes au Maroc suite à l’implantation de l’association ?

L’association «Ni Putes ni Soumises» a été créée suite à des violences. Une jeune fille marocaine a été brûlée vive en France en novembre 2002. «Ni Putes Ni Soumises» lutte contre les violences à l’égard des femmes. Au Maroc, plusieurs associations œuvrent contre les violences conjugales, notamment les mariages forcées qui se manifestent comme étant une violence en soi, et malheureusement cela existe également en France. Je pense que «Ni Putes Ni Soumises» peut exister au Maroc tout en tenant compte des spécificités du pays.

Pensez-vous que l’association est en mesure d’adapter des programmes singuliers pour traiter des problématiques particulières relatives à la femme marocaine et sa famille ?
Malgré les efforts déployés par les associations marocaines, il existe encore beaucoup de problèmes relatifs aux femmes. Je salue à cette occasion les efforts menés par l’association «Touche pas à mon enfant» contre la pédophilie, qui est une problématique qui touche la femme en tant que mère. Il faut travailler davantage sur ce sujet. Des problématiques telles que la pédophilie doivent être dévoilées sur la place publique pour que monsieur tout le monde puisse identifier la gravité de ces phénomènes.

Avez-vous l’intention de créer des antennes dans d’autres pays arabes ?
L’ouverture d’une antenne au Maroc prouve qu’il y a une avancée considérable concernant les droits de l’Homme. Nous voudrions que la femme marocaine puisse avoir le droit à l’avortement. Il est temps que les femmes choisissent le nombre d’enfants qu’elles souhaitent avoir et qu’elles puissent vivre librement leur sexualité au sein du couple. Je souhaite également que les jeunes femmes marocaines puissent poursuivre ce mouvement féministe.

L’association en bref

«Ni Putes Ni Soumises» est un mouvement féministe français, fondé officiellement en 2003 par Fadela Amara. Le mouvement «Ni Putes Ni Soumises» compte aujourd’hui des comités dans plusieurs pays européens (Belgique, Espagne, France, Suède et Suisse). Depuis 2007, l’association est membre consultatif du conseil économique et social de l’ONU. Ce mouvement lutte contre les violences faites aux femmes : viols collectifs, racisme, discriminations, violences physiques, morales et psychologiques , atteintes à la mixité (séparation des genres et des cultures), pressions pour porter le voile, pressions pour empêcher les personnes de vivre librement leur vie sexuelle et affective …


Le 23-12-2008
Par : Hafsa Benmchich
DNCR à Marrakech

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Pleins feux sur le quotidien des enfants de l'Atlas à la galerie NOUIGA

Aujourd'hui le Maroc

Culture et solidarité s’associent lors de l’exposition «Les enfants de l'Atlas» initiée par l’artiste Miloudi Nouiga. Une manifestation dédiée aux enfants du village Aït Hamza qui se poursuit jusqu’au 18 janvier 2009 à Rabat.

Culture et solidarité s’associent lors de l’exposition «les enfants de l‘Atlas». Les enfants d'Aït Hamza, un village perché dans les montagnes de l’Atlas, sont les vedettes de cette exposition de photographies de l’artiste Miloudi Nouiga. Montée dans les locaux entièrement réaménagés pour l’occasion, du cabinet français «AG Conseil» à Rabat, mécène de cette exposition, cette dernière se poursuit jusqu’au 18 janvier 2009. Elle montre le quotidien des enfants qui vivent dans la joie et la liberté que procure la splendeur de la nature montagneuse (et tout aussi rude) du village d’Aït Hamza. Outre leurs sourires dans les photographies de Miloudi Nouiga, les enfants de l’Atlas sont aussi les auteurs de plusieurs œuvres picturales exposées dans la galerie Nouiga aux Oudayas de Rabat.

«C’est en faisant une randonnée que j’ai découvert la beauté du village d’Aït Hamza et de ses habitants. A chaque fois que je faisais mes aquarelles dans ce village, il y avait une trentaine d’enfants curieux qui m’entouraient. J’ai pensé alors qu’il serait très intéressant de leur faire découvrir la peinture en mettant à leur disposition du matériel», a expliqué M.Miloudi. Et de poursuivre : «Ces enfants qu’on a tendance à oublier ont beaucoup de choses à nous apprendre. Ils sont doués d’une imagination et d’une liberté d’expression inouïes. S’il leur sont donnés les moyens, ils pourraient faire des miracles. Ces enfants nécessitent tout l’intérêt des Marocains».

«L’exposition va associer culture et solidarité», souligne Alexis de Campou, commissaire de l’exposition de photographies : la totalité des bénéfices des deux expositions sera reversée à l’association «Aït Hamza» pour le développement du tourisme, créée par les villageois afin d’assurer des perspectives meilleures à leurs enfants qui sont près d’une centaine. «Une école a déjà été construite. Outre son fonctionnement qui a été ralenti par le manque d’infrastructure et de matériels, l’école a besoin d’un enseignant», a indiqué à ALM Bourarag Youssef vice-président de l’association. «Notre village manque de plusieurs choses mais la priorité pour nous est que nos enfants aient droit à la scolarité à l’instar des autres enfants du pays», ajoute-il. Ainsi en plus de la collecte des fonds, l’objectif de ces deux exposition toutes deux complémentaires est de créer un lien entre les enfants de l’Atlas et le reste du Royaume. Pour l’artiste, «il est essentiel et même vital que tous les enfants aient conscience de la valeur de leur environnement et soient sensibilisés à sa préservation. Et cela ne pourrait se faire pour les enfants de ce village sans l’accès à l’école.»

Ces œuvres exposées ont nécessité deux ans de travail à l’artiste Miloudi Nouiga qui s’est lié aux enfants du village d’Aït Hamza. Réalisées pendant différentes périodes, les oeuvres de ces deux expositions présentent l’expression de la vie pleine de joie de ces enfants dans leur village durant les quatre saisons. Ainsi il sera proposé aux visiteurs des deux expositions des photos, des produits dérivés (agendas, cartes postales, cartes de vœux) pour contribuer à la réussite de l’opération de collecte de dons. Le village d’Aït Hamza est situé à près de 100 km de la commune de Demnate. La route goudronnée, la plus proche du village est à 20 km. Ces deux expositions constituent pour ces enfants un moyen de communiquer et de faire connaître leur univers à un large public.

Le 23-12-2008
Par : Amine Harmach

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22 déc. 2008

Rabat/Transport urbain - L’opération de concession contestée

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Bras de fer entre la wilaya et certains privés

Jeudi et vendredi derniers, les habitants de Rabat ont rencontré de sérieux problèmes pour trouver un moyen de transport. La majorité des bus sont restés immobilisés et le personnel s’est dirigé vers le siège de la wilaya pour participer à des sit-in en guise de protestation contre l’opération de concession du transport urbain au groupe dirigé par Veolia. Rappelons que l’offre de ce dernier a été jugée meilleure par rapport à celles des deux autres concurrents qui sont National Express (maison mère d’Alsa) et Keolis.

Outre Veolia, le groupe comprend des opérateurs locaux qui sont Bouzid et Hakem qui apportent 65% du capital du groupe. Le président de ce dernier a été déjà désigné selon un responsable de la wilaya. Il s’agit de Khali Abedelali. «Un pacte d’actionnaires a été conclu faisant ressortir un actionnariat de référence stable et des décisions ont été votées à la majorité», souligne notre source. «Ce sont les opérateurs qui ne faisaient pas partie de ce groupe qui montent la pression en manipulant leur personnel pour faire avorter ce projet», ajoute un responsable de la wilaya. Pour ce dernier, avant de lancer l’appel d’offres pour la gestion déléguée, la wilaya a consulté tout d’abord les onze sociétés locales y compris les contestataires, et ce pour former un groupe entre eux et qui serait en mesure de répondre à un cahier des charges proposé par les services de la wilaya. Mais cette initiative n’a pas abouti suite à un manque de coordination entre les opérateurs dont une grande partie souffre d’un manque de professionnalisme, estime notre source. «Nous n’avons reçu aucun cahier des charges de la part de la wilaya», rétorque Sidi Brahim El Joumani, directeur général du groupe Joumani qui fait partie du collectif des contestataires comprenant trois autres opérateurs. Il s’agit des sociétés Ahssan Bus, Latrabus et Socotrab. Ces derniers rejettent la responsabilité sur les autorités qui n’ont pas pu créer l’environnement favorable pour le développement du secteur. «Depuis 2006, nous travaillons avec un contrat non renouvelé», rappelle El Joumani. «En dépit de ce manque de perspectives, mon groupe a investi près de 200 millions de DH pour renouveler plus de 70% de notre parc qui dépasse les 300 véhicules», ajoute-t-il. La wilaya reconnaît les efforts déployés par ces opérateurs qui disposent d’un potentiel humain et financier. Pour cela elle a sollicité du nouveau gestionnaire du transport urbain d’examiner la possibilité d’intégrer ces opérateurs. Cela va permettre notamment de sauvegarder l’emploi de leurs salariés réguliers. L’effectif avancé par les sociétés dépasse 4.000 personnes.

Cette tâche ne sera pas facile sur le terrain, car il faut tout d’abord réinsérer les 350 agents de l’ex-Régie autonome de transport urbain de Rabat qui sont en chômage technique depuis des années. Ils attendent de recevoir leurs salaires des huit mois passés. Mais à la wilaya, on reste optimiste, car outre les bus, des possibilités d’emploi seront fournies par le centre de maintenance du tramway à Salé. Ce dernier permettra la création de 800 postes d’emploi. «La formation d’une partie de ce personnel est prévu à partir de février 2009», indique-t-on auprès de la wilaya.

Nour Eddine EL AISSI

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Selon le Ministre de l'équipement, le projet Bouregreg offre toutes les garanties nécessaires aux ayants droit en matière d'expropriation

Actualités du Maroc

Rabat - Le ministre de l'Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab, a affirmé, mercredi à Rabat, que le projet de loi relatif à l'aménagement et la mise en valeur de la vallée du Bouregreg confère à l'Agence pour l'aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB) le droit d'exproprier les fonds fonciers nécessaires au projet, tout en respectant les droits des citoyens, propriétaires et ayants droit.

En réponse à une question orale à la chambre des représentants sur "le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg", M. Ghellab a indiqué que le législateur a décidé d'introduire des garanties additionnelles à la procédure ordinaire, contraignant ainsi l'Agence à informer individuellement les propriétaires et les ayants-droit des mesures entreprises et de toutes les étapes découlant de l'application de la procédure d'expropriation.

Ces nouvelles mesures, a ajouté le ministre, ont permis aux propriétaires et aux ayants-droit de faire part de leurs observations, par voie d'inscription sur les registres usuels ou par correspondances adressées aux collectivités locales concernées.

M. Ghellab a, en outre, affirmé que l'Agence est contrainte d'appliquer les dispositions de la loi en vigueur, en l'occurrence l'évaluation administrative de la valeur des fonds fonciers objets de l'expropriation et le dépôt des dossiers de jouissance et de transfert de la propriété auprès des tribunaux administratifs compétents, soulignant que la justice est le plus grand garant des droits des populations concernées en cas d'opposition.

MAP

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20 déc. 2008

La Cour d'Appel confirme l’innocence de Bahraoui

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Il était accusé de campagne électorale prématurée

· Le jugement n’a pas été apprécié par ses adversaires


Omar Bahraoui, président du Conseil de la ville de Rabat, a eu gain de cause au grand dam de ses adversaires politiques. En effet, la cour d’appel de Rabat a confirmé, mercredi dernier, le jugement prononcé en sa faveur par le tribunal de Première instance l’été dernier. Rappelons que Bahraoui était poursuivi pour campagne électorale prématurée lors des élections législatives de septembre 2007 avec utilisation des moyens de la commune. Il s’agit de véhicules ayant transporté des citoyens au domicile de Bahraoui. Quel était l’objet de cette visite? Pour ses adversaires, il s’agit d’une réunion qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne électorale tenue avant le délai réglementaire. «Une simple rencontre avec les citoyens, car mon agenda de la journée ne me permet pas de les recevoir dans mon bureau», rétorque Bahraoui. «En ma qualité de président du Conseil de la ville, il est de mon devoir de recevoir les citoyens pour examiner avec eux leurs problèmes», précise-t-il.

Omar Bahraoui estime qu’il s’agit simplement «d’un complot fomenté par ses adversaires politiques qui n’arrivent pas à l’affronter sur le terrain». «Ces derniers ont utilisé les moyens et les médias de leur parti pour instruire le dossier et activer le jugement dans un délai record: 48 heures», se rappelle-t-il. Et d’ajouter que malgré cette pression partisane, la justice est restée au-dessus de la mêlée et a démontré son indépendance.

Chez ses adversaires politiques, c’est un autre son de cloche. «On respecte la décision de la justice, mais ce jugement ne peut en aucun cas convaincre l’opinion publique que Bahraoui n’a pas mené une campagne électorale avant le délai réglementaire», commente Faouzi Chaâbi, député du PPS et considéré comme farouche adversaire du président du Conseil de la ville. Il avance que ce dernier «continuera à utiliser les moyens de la commune pour la préparation des élections de juin 2009». En ce qui concerne la procédure judiciaire, Chaâbi s’interroge sur «la présence uniquement de 8 témoins sur les 84 qui ont été appréhendés par la police». «Dans les PV, ces derniers reconnaissaient avoir été transportés par les cars de la commune au domicile de Bahraoui. «Tout ce que je demande, c’est que le contenu de ces PV et le jugement soient publiés pour bien informer l’opinion publique sur ce dossier», souligne pour sa part Driss Lachgar, conseiller de la ville (USFP).
Enfin, on peut dire que ce dossier a été clos sur le plan judiciaire, mais ses retombées vont sûrement attiser la confrontation entre Bahraoui et ses adversaires politiques lors des élections de juin prochain.

Nour Eddine EL AISSI

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Coopération décentralisée-Signature d'une convention entre Rabat et Lyon

Le Matin.ma
Le président de la commune urbaine de Rabat, Omar El Bahraoui et le maire de Lyon, Gérard Collomb ont procédé, mardi à Rabat, à la signature d'une convention de coopération décentralisée dans les domaines des transports et déplacements urbains, de l'éclairage public, du développement durable, de la formation des personnels techniques et administratifs et du développement économique.

La convention a pour objet d'arrêter le programme de coopération décentralisée pour une durée de trois ans entre les villes de Lyon et de Rabat, à compter du 1er janvier 2009, précise un communiqué conjoint des deux collectivités.

La convention, qui s'inscrit dans le cadre des relations de partenariat et de coopération qu'entretiennent la commune urbaine de Rabat et la communauté urbaine de Lyon , depuis 2002, vise à renforcer les capacités des services de la ville de Rabat dans le domaine des déplacements urbains et des infrastructures de transport, assister la ville de Rabat et ses partenaires dans la création et le renforcement d'une autorité de gestion du secteur des transports et à mettre en harmonie les objectifs des différents outils stratégiques et opérationnels.

Bon courage à ceux qui vont archiver ces conventions originales !
La convention a également pour objectifs d'accompagner la ville de Rabat dans sa politique de soutien aux jeunes entrepreneurs, et d'encouragement des activités économiques innovantes, de favoriser les échanges d'expertises pour l'évaluation et l'accompagnement des projets, d'étudier toutes les voies possibles pour une meilleure implication dans la politique de soutien au développement économique et la mise en place de sociétés d'économie mixte.

La convention porte aussi sur les échanges techniques en matière de gestion du réseau d'éclairage public, la rationalisation de l'utilisation des équipements, l'économie d'énergie et le développement durable.

S'agissant de ce domaine, la convention concerne plus particulièrement la qualité de l'air, la dimension environnementale de l'urbanisme, le mécanisme pour un développement propre (MDP), la création de bases de données et de cartographies de la qualité de l'air et la mise à profit de l'expérience acquise dans le domaine relatif à la pollution atmosphérique par la ville de Lyon.

En vertu de la convention, la mairie de la ville de Lyon s'engage à accueillir, chaque année, dans ses services ou dans des organismes de formation locaux, des élus ou des agents des services techniques et administratifs de la ville de Rabat et à organiser des missions d'expertise et d'appui technique auprès de la ville de Rabat dans les domaines retenus dans la convention.

Dans une déclaration à la MAP, Le président de la commune urbaine de Rabat, a expliqué que la municipalité de la capitale mettra à profit l'expérience internationale de la ville de Lyon, deuxième plus grande ville de France qui dispose d'atouts économiques, financiers, agricoles, touristiques majeurs, pour développer la qualité des services dans les domaines d'éclairage public, des transports urbains, des déplacements, ainsi qu'en matière de formation.

La mairie de la ville de Lyon va créer un centre culturel marocain à l'intention des Marocains résidant dans cette cité millénaire, centre de la soirie et capitale mondiale de la gastronomie, a-t-il indiqué.

Le Maroc et la ville de Lyon pourraient, bientôt, signer un accord de partenariat aux termes duquel la ville française abritera un centre culturel marocain : la «Maison du Maroc» ayant pour objectif de rapprocher davantage les jeunes des deux pays et de permettre à la communauté marocaine résidant dans la région Rhône-Alpes (centre de la France) de maintenir vivaces les liens avec son pays.

L'établissement d'un partenariat pour concrétiser le projet précité a été au centre des entretiens du ministre chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, Mohamed Ameur et du sénateur-maire, président de la communauté urbaine de Lyon, Gérard Collomb.

Dans une déclaration, mardi, à la première chaîne de télévision nationale, M. Ameur a dit souhaiter la réalisation très prochainement du centre culturel marocain.

«Je souhaite voir le projet se réaliser dans les meilleurs délais afin que le centre culturel soit un lieu où se rencontrent les membres de la communauté marocaine et un espace de dialogue et de connaissance avec les autres communautés», a souligné Mohamed Ameur.

Pour sa part, Gérard Collomb a affirmé que la réalisation du projet permettra «aux Marocains de retrouver leurs traditions et leur identité».

Jacques Gerault, préfet de la région Rhône-Alpes où résident près de 180 000 ressortissants marocains dont 3000 étudiants à l'université, s'est félicité, lui aussi, de la réalisation d'un «projet magnifique. C'est par la culture que les êtres humains se rassemblent et se retrouvent», a-t-il assuré, faisant valoir que la réalisation du centre culturel marocain pourra avoir des effets positifs sur les jeunes des deux pays.

La délégation française, en visite au Maroc, est composée notamment de représentants de 50 entreprises intéressées par l'investissement dans la capitale du Royaume, notamment dans les domaines du développement durable, des transports urbains, des voyages, s'est félicité Omar El Bahraoui.

De son côté, le président de la communauté urbaine de Lyon, Gérard Collomb a expliqué, dans une déclaration à la MAP, que la signature d'une convention de coopération décentralisée entre la commune urbaine de Rabat et la communauté urbaine de Lyon s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord de partenariat signé par les deux parties, en 2002, soulignant que les domaines de coopération engloberont le développement durable, le soutien à la municipalité de la ville de Rabat pour renforcer le réseau des transports urbains et l'établissement d'une coopération entre l'Agence urbaine de Rabat-Salé (AURS) et l'Agence d'urbanisme de Lyon dans le domaine de l'urbanisme.

M. Gérard Collomb a, en outre, affirmé que la visite qu'il effectue à Rabat, offre l'opportunité d'établir des partenariats entre les chefs des entreprises des deux collectivités.

Le sénateur-maire de la ville française de Lyon séjourne du 16 au 19 décembre à Rabat, à la tête d'une importante délégation composée d'élus, de représentants d'institutions et d'entrepreneurs.

Cette visite s'inscrit dans le sillage de «la journée de rencontres économiques» organisée par les villes de Rabat et Lyon dans le cadre de leur nouvelle convention de coopération signée, mardi, par les deux parties.

Par MAP

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18 déc. 2008

Mega Mall abrite la 10e édition de Créa'femmes

Le Matin.ma

Une manifestation qui rend hommage à la créativité féminine
Toutes étaient là, très contentes de présenter leurs travaux à la 10ème édition de l'événement « Créa'femmes ».

Certaines sont des habituées de la manifestation et d'autres sont conviées pour la première fois à participer avec leurs sublimes créations. C'est le cas de Mme Schmid, passionnée par la peinture sur verre, ayant choisi de remplir son temps libre en exerçant un travail qui lui tient tant à cœur. Un travail d'orfèvrerie avec un choix de couleurs et de design très minutieux sur des articles que tout un chacun aimerait avoir chez lui. «C'est une occupation doublement bénéfique, puisqu'elle me permet de ne pas rester les mains croisées, puis de faire plaisir aux autres en leur offrant des articles faits à la main avec beaucoup d'amour et de passion. Ce n'est pas comme le travail industriel. Là, il y a des sentiments, de la créativité et une expression tout à fait personnelle», nous dit Mme Schmid. Passionnée par la peinture, Aicha Schmid a appris la technique de peindre sur verre grâce à son mari, lui-même féru de cette discipline, constituant ainsi un beau couple d'artistes.

Un autre coin d'abat-jour et luminaires attire notre attention avec son apparence moderniste et ses formes futuristes conçues par le designer Caroline Peyron qui exerce dans ce domaine, depuis trois ans, en compagnie de son mari. Cette exposition est pour elle une opportunité pour toucher plus de gens.
« Je trouve que c'est bien de mettre les femmes en valeur, surtout dans ce pays où il est difficile pour la gent féminine d'être reconnue au même titre que l'homme. Moi, par exemple, je travaille avec mon mari, qui est marocain, et on a tendance à m'oublier et le mettre en avant place», souligne Caroline Peyron.
Le son de cloche de son agent marketing, Hakim Daoudi, est plus encourageant. « Cet événement permet aux femmes de faire valoir leur créativité. Ce sont des femmes-artistes qui présentent leurs œuvres créées et fabriquées par elles-mêmes. Là, c'est la femme seule qui travaille et réussie toute seule, sans forcément avoir recours à l'homme ».

La maison de Bilima est aussi présente avec ses objets de décoration et accessoires. Un univers gai et coloré proposant une collection d'objets usuels décoratifs pour adulte et enfant. Des créations originales associant savoir-faire traditionnel et design contemporain, utilisant différents types de matières, dont le lin, la toile enduite, le nylon et des tissus imprimés typiques du Sud marocain, transformés en coussins, pochons, sac épaule, albums photos trousses à frange et beaucoup d'autres articles aussi originaux les uns que les autres, revisitant, de manière moderne, des symboles marocains.

Une richesse créative et très diverse se dévoile à nous, honorant la femme talentueuse en premier lieu, montrant qu'elle peut se réaliser et faire beaucoup de choses. La femme au foyer y trouve son compte, car elle y découvre un refuge passionnant et un passe-temps gratifiant, donnant naissance à la conception et la fabrication d'articles de valeur. Ikram Sefiani en fait partie et se fait un grand plaisir dans ce qu'elle entreprend. « Je crois qu'une femme productive est plus valorisée dans la société. C'est pour cela que j'ai pensé remplir mon temps avec un travail que j'aime faire. On sent qu'on est plus utile et plus importante. Modéliste de formation, mon intérêt s'est porté sur tout ce qui concerne la femme et l'enfant, comme le linge de maison, la layette pour bébé,… ».

Quant à Bouchra Zniber, spécialiste dans la broderie et le linge de table, celle-ci est plutôt pour une prestation mixte où femme et homme sont côte à côte. « J'aurais aimé qu'on soit ensemble pour partager nos passions et échanger nos points de vue ». Une opinion à respecter. Un autre beau coin qui nous a interpellés, parmi les stands présentés, est celui de Mme Rouchdi, conceptrice de bijoux modernes à bases de pierres semi-précieuses. Un mélange qui a donné une belle collection de joaillerie. « Je viens de rentrer d'Espagne et cela me fait plaisir d'exposer dans ce salon. Je vois que la femme marocaine a beaucoup de talent dans diverses disciplines. J'espère que cette manifestation puisse voyager un peu partout dans le Maroc et pourquoi pas dans d'autres pays. Ce sera très intéressant pour exporter notre produit ailleurs », nous confie Mme Rouchdi.


La plus fidèle à la manifestation « Créa'femmes » est Mme Nouzha Bennani, présentant kaftans, bijoux et accessoires d'art. « C'est une manifestation que toute femme créative ne peut qu'encourager et y participer avec son style propre à elle. On voit que la femme marocaine est très talentueuse possédant beaucoup de goût et d'imagination, montrant sa capacité et ses compétences dans tout ce qui est traditionnel et en rapport avec sa culture. Elle fabrique des choses très enracinées dans sa civilisation.

Il y a un mélange entre la culture, andalouse, arabe, sahraouie et amazighe. Donc, cet événement nous permet de ressortir tout ce métissage éblouissant de cultures et voir en même temps les travaux de nos collègues, d'échanger les idées et les techniques. A chaque fois, il y a de nouvelles femmes qui se joignent à nous et d'autres découvertes de plus en plus intéressantes», précise Mme Nouzha Bennani. En effet, Mme Mina El Glaoui, organisatrice de l'événement, fait appel, à chaque fois, à de nouvelles recrues dans le souci de renouveler les articles de ce salon, devenu une tradition pour les R'batis. Elle fournit des efforts considérables pour dénicher les trésors cachés et les présenter au grand public qui témoigne du succès de cette noble initiative.

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Un événement devenu une tradition

Arrivé à sa dixième édition, l'événement « Créa'femmes » s'est imposé dans l'univers de la créativité féminine, répondant à un besoin crucial de ces femmes artistes en leur offrant une plate-forme adéquate pour faire rayonner leur talent. Pendant ses sept années d'existence, passant d'une édition par an à deux, «Créa'femmes» est arrivé à faire valoir la créativité d'environ soixante-dix artistes de différentes disciplines, (de la peinture au stylisme, en passant par le design, la sculpture, la poterie,…) leur permettant de mettre en valeur leurs travaux riches et très inspirés.
Accueilli pour la quatrième fois au Mega Mall, ce 10e salon se poursuivra jusqu'au 21 décembre avec la participation d'une vingtaine d'artistes ayant, elles-mêmes, invité, comme à l'accoutumée, deux artistes masculins. Un beau foisonnement artistique qui a bénéficié d'une recherche minutieuse de talents, travaillant chacune avec son propre style, sa technique personnelle et ses muses distinctes aux côtés d'une sélection de beaux livres de la librairie casablancaise «Le Carrefour des Arts».

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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11 déc. 2008

L'enfance volée de Fatima, petite bonne de Rabat

TOUS LES JOURS, TOUTE L'INFO

Malgré les lois interdisant le travail des enfants, le royaume marocain compte encore des milliers de Cosette.

Elle est née il y a vingt-sept ans dans un village proche de Sidi Bennour, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Casablanca. Fatima (1) avait 7 ans lorsque sa famille a reçu la visite d'un oncle et d'une tante venus de Rabat. En partant, ils l'ont emmenée avec eux. En ville, lui disaient-ils, elle aurait de plus jolis habits, elle pourrait apprendre la couture...

La petite fille les a suivis sans savoir qu'elle avait fait l'objet d'un marchandage. C'est plus tard qu'elle apprendra que son père, un commerçant, s'était endetté et que l'oncle, pour débloquer la part d'héritage qui lui était due, avait en échange exigé qu'elle devienne sa servante. "Au début, j'étais plutôt heureuse d'aller à la ville, mais j'ai vite déchanté. Il fallait trimer du matin au soir. Je n'avais pas le droit de jouer, ni d'avoir des copines. J'ai passé quinze ans à Rabat sans jamais voir la mer!" confie la jeune femme, qui est aujourd'hui encore employée de maison dans la capitale.

Une enfance volée pour des milliers de Cosette

Sa tante la frappe parfois, lorsqu'elle ne travaille pas assez vite. Les insultes pleuvent aussi. "Je ne touchais aucun salaire. Au mieux, un tee-shirt pour l'Aïd. Alors que rien n'était trop beau pour ma cousine." A 14 ans, elle est placée dans une autre famille, mais continue à tenir la maison de son oncle et de sa tante. Elle a 16 ans lorsqu'elle trouve le courage de refuser à son père l'argent qu'il lui réclame. "J'étais outrée. Je lui ai demandé si j'étais sa fille! Il l'a mal pris. C'est la dernière fois que je l'ai vu. Il est mort peu après et j'ai toujours regretté cette dispute."

Aujourd'hui encore, Fatima hésite à dénoncer ceux qui l'ont détruite. Elle dit qu'on lui a "volé son enfance". Mais elle ajoute aussitôt qu'elle ne veut pas critiquer son père ou sa mère, car "ce serait pécher". Dans le quartier où elle est employée, il y a une toute petite bonne que sa patronne fait parfois entrer dans la maison. Elle s'appelle Mahjouba, elle a 7 ans, elle pleure souvent et dit que son papa lui a promis de venir la chercher... "C'est moi quand j'étais petite", dit Fatima.

Au Maroc, elles sont des milliers de Cosette, comme Mahjouba. Pendant longtemps, le sujet est resté tabou. Les employeurs se donnaient bonne conscience en prétendant que les petites étaient mieux chez eux que chez leurs parents. Souvent, les choses se passaient en famille. Les citadins ramenaient de la campagne une petite cousine pour s'occuper des tâches ménagères. Lorsque le recrutement passait par un intermédiaire, il s'agissait fréquemment d'un proche. Depuis quelques années, ces agents recruteurs ou semsars sont de plus en plus souvent des professionnels. Selon une enquête réalisée l'an dernier par l'institut Sunergia Etudes, ils seraient aujourd'hui les principaux agents de propagation du phénomène.

Parrainner la scolarisation des jeunes filles en milieu rural

La quasi-totalité des petites bonnes sont analphabètes. Plusieurs associations tentent de leur offrir, comme plus généralement aux enfants qui travaillent, une éducation informelle, adaptée à leur condition. Bien qu'elle soit soutenue par l'Unicef, cette approche est critiquée par les défenseurs de l'Etat de droit. Eux considèrent qu'il faut appliquer les textes, qui rendent l'école obligatoire et prohibent l'emploi de mineurs.

C'est le cas de l'Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse (Insaf). Cette association est engagée depuis quelques années, avec le soutien des ONG suisses Smiling Children et Drosos, dans un programme de lutte contre le travail des petites filles domestiques. Dans un premier temps, il s'agissait surtout de faire campagne auprès des employeurs potentiels et des familles rurales: messages radio, affiches, dépliants distribués, grâce au soutien des autorités, avec les factures d'eau et d'électricité, projections dans les villages du film L'Enfance volée, de Hakim Noury, qui raconte la vie d'une petite bonne.

Depuis 2006, l'Insaf agit sur le terrain dans la province de Chichaoua, près de Marrakech. Avec un objectif: convaincre les parents de reprendre leurs filles et de les scolariser. Les petites bonnes sont d'abord repérées, grâce aux associations. Une fois qu'elles ont été localisées, leurs parents se laissent généralement assez facilement persuader. L'Insaf prend en charge les fournitures scolaires de la petite fille. Elle offre en outre, le plus souvent, un "parrainage" qui se traduit par le versement aux parents de 250 dirhams (22,50 euros) par mois. Au total, depuis 2006, 47 fillettes ont ainsi été réintégrées dans leur famille et dans le système scolaire, dont 36 sont "parrainées" par l'association.

"Les mentalités commencent à évoluer. Pour les plus jeunes, il est devenu impensable d'employer une petite fille", se réjouit la présidente de l'Insaf, Mériem Othmani. L'enquête de Sunergia réalisée à la demande de l'Insaf montre en effet que la quasi-totalité (91 %) des employeurs ont plus de 40 ans.

(1) Le prénom a été modifié, à la demande de la jeune femme.

Les textes

Le Maroc a ratifié en 2001 deux conventions internationales sur le travail des enfants. Le Code du travail entré en vigueur en 2004 interdit l'emploi de mineurs "avant l'âge de 15 ans révolus" et prohibe, entre 15 et 18 ans, les travaux dangereux. Le texte prévoit une amende de 25 000 à 30 000 dirhams (de 2 260 à 2 700 euros) pour ceux qui violent la loi. Par ailleurs, la loi du 25 mai 2000 rend l'enseignement primaire obligatoire pour les 6-15 ans. Il est aujourd'hui question de durcir les dispositions punissant la traite des enfants afin de pouvoir agir contre les semsars. Avec un objectif: avoir définitivement éradiqué le travail des enfants à l'horizon 2015.

envoyée spéciale, Dominique Lagarde, Khrouz Myriem

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7 déc. 2008

Aïd Al-Adha : les transports pris d’assaut

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· De gros pics attendus dès ce week-end

· Renforts de trains et autocars, billetterie à l’avance, assistance…

· Des horaires cadencés chez l’ONCF


Gros rush sur le transport routier et ferroviaire dès ce week-end. Des pics exceptionnels sont attendus dès aujourd’hui vendredi et tout au long de la semaine de l’Aïd El Kébir, qui sera célébré le 9 décembre. Compte tenu de la forte pluviométrie, de nombreux voyageurs optent plutôt pour le réseau ferroviaire. Mais le transport via autocar enregistre déjà une forte demande, surtout au départ des grands centres urbains, Casablanca, Rabat, Marrakech, etc.

A noter que le nombre de voyageurs augmente considérablement pendant cette période. Le volume dépasse les 210.000 pendant la semaine de l’Aïd El Kébir. Ce qui représente plus de 4.000 voyages supplémentaires en quelques jours.
La demande est inégalement répartie, selon les villes de départ ou de destination. Mais la plus grande part des départs concerne principalement Casablanca, Agadir, Tanger, Rabat, Meknès, Tétouan, Nador, Fès… Pour les arrivées, ce sont plutôt les villes de Zagora, Taroudant, Essaouira, Tiznit… qui enregistrent des flux massifs.

Pour la circonstance, le département de l’Equipement et du Transport a procédé à l’organisation d’un programme pour les déplacements des voyageurs. L’intérêt est d’éviter les bousculades coutumières dans les gares routières pendant les fêtes religieuses. Mais aussi par souci de sécurité et de disponibilité des moyens de transport. Ainsi, l’opération cette année consiste à mobiliser des moyens de transport supplémentaires avec la possibilité d’acquérir la billetterie plusieurs jours à l’avance. «Mais il faut absolument que le billet comporte le cachet du guichet, la destination, la date et l’heure du départ», avertissent les responsables des gares routières afin de déterminer les responsabilités respectives en cas d’éventuelles contestations ou de vente de billets fictifs.

Dans le même souci de vigilance, il est recommandé aux voyageurs par autocar d’éviter l’achat de billets en dehors des guichets ou encore emprunter un véhicule en dehors de l’enceinte des gares routières.

Car souvent, les autocars opérant en dehors des gares routières sont dans un état mécanique défectueux et sont donc les plus exposés aux accidents.Pour le réseau ferroviaire, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a également mis en place un programme spécial de déplacements avant et après l’Aïd El Kébir. «En prévision du grand nombre de voyageurs, l’Office a mis en place un plan Spécial Aïd. Il est destiné à assurer les meilleures conditions de transport et de sécurité», annonce-t-on auprès de la direction de l’établissement. Plus concrètement, l’ONCF a mis en place des «horaires cadencés» pour la période allant du 5 au 14 décembre. Une opération qui mobilise des trains spéciaux programmés sur les principaux axes du réseau (notamment Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Tanger). Là encore, des facilités ont été mises en place pour la billetterie afin d’éviter les longues files d’attente. L’Office invite sa clientèle à se procurer les billets aller-retour à l’avance. Il vient à cet effet de renforcer le nombre de guichets de vente de billets en plus de services d’assistance dans les gares pour faciliter l’accès aux quais.

Côté aérien, il n’y a pas d’ajustement de la capacité chez Royal Air Maroc. Pour la simple raison que la compagnie n’enregistre pas des pics inhabituels pendant cette période.

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1 million de voyages/jour!

En situation normale, les déplacements quotidiens de personnes avoisinent 1 million de voyages par jour! Par moyen de transport, les véhicules privés arrivent en tête (42,3%). Ils sont suivis par les autocars (35,4%), les grands taxis (15%). Quant au train, il absorbe 2,5% des voyages journaliers. Le reste est assuré par le transport mixte. Durant la fête du mouton, les flux tendent quasiment à doubler. Par ailleurs et compte tenu du risque élevé d’accidents pendant cette période, des moyens de secours supplémentaires ont été mis en place en coordination avec la Protection civile.

Amin RBOUB

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5 déc. 2008

Rabat/transport urbain: Signature du contrat avant fin décembre

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc


Le contrat de gestion déléguée du transport urbain au niveau de l’agglomération de Rabat-Salé sera signé avant la fin de ce mois avec le groupe Veolia, selon la wilaya de Rabat. A rappeler que l’offre de Veolia a été jugée meilleure par rapport à celles des deux autres candidats. «Mais il faut que le contrat soit approuvé par le conseil de la ville», souligne Omar Bahraoui, maire de la capitale. Cette question sera examinée donc en session extraordinaire du conseil de la ville prévue le 19 décembre. Toujours dans le domaine du transport, lors de cette session, sera examineé une question se rapportant à la création d’une société pour la gestion du tramway.

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3 déc. 2008

Tamesna : les premiers habitants fin décembre

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Livraison prévue de 3.000 logements

· Et lancement des chantiers de 27.000 autres unités


Tamesna prend forme. Les contours de cette ville nouvelle dans la banlieue de Rabat et près de Témara se précisent. Si le programme est encore en chantier, la configuration d’un centre urbain commence déjà à se profiler. Des édifices sont pratiquement achevés, d’autres sont en dernière phase de finalisation. Des avenues sont tracées et même «nommées» et un début de signalétique est déjà mis en place.

Les travaux d’infrastructure de viabilisation, dont notamment le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité, sont également en cours de finalisation. De même pour le téléphone et l’assainissement ainsi que la voirie. Selon les affirmations des responsables sur place, ils seront totalement achevés en fin d’année. C’est, en effet, ce timing qui est annoncé pour la livraison des premiers logements. Il s’agit de 3.000 unités dont des villas économiques, des appartements et des logements sociaux (faible valeur immobilière totale, VIT), ainsi que des commerces. C’est en tout cas ce que promet Mohamed Najib Benyahia, directeur général de la société d’aménagement Al Omrane Tamesna, filiale du groupe Al Omrane. Une bonne nouvelle donc pour les futurs habitants de la ville nouvelle qui, depuis quelque temps, commençaient à s’impatienter. Et pour cause, leurs logements étaient prêts mais ils ne pouvaient y accéder. En effet, explique-t-on auprès du management de Tamesna, bien que des logements soient achevés, ils ne pouvaient être ouverts à l’habitation tant que les travaux de viabilisation (notamment le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité) n’étaient pas terminés.

Rappelons que la ville a, dès le départ, suscité un véritable engouement qui ne s’est pas démenti au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Au contraire, il s’est exacerbé, à en croire des responsables sur place. Ce qui s’explique par la forte demande et le déficit en matière de logement. Mais aussi par la proximité de la ville des grands centres urbains et les promesses en matière d’aménagement, d’urbanisation et de commodités incluses dans le programme. En effet, à l’instar des nouveaux centres urbains, Tamesna est pensée en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, centres commerciaux, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeune, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standing…). L’idée est de favoriser au maximum la mixité sociale et de couper avec les tendances d’antan qui ont engendré cloisonnement et ségrégation sociale.

Ainsi, à Tamesna, les villas économiques et les appartements de standing jouxtent les logements sociaux. Mieux, souligne Benyahia, outre la mixité sociale, la ville, telle qu’elle est conçue, permettra aux habitants des unités à faible VIT de bénéficier des mêmes équipements et infrastructures que ceux destinés aux propriétaires des autres produits. Rappelons que le plan d’urbanisme de Tamesna prévoit, en tout, 145 équipements collectifs parmi lesquels 25 écoles primaires, 14 collèges et 6 lycées. Un campus universitaire, un hôpital multidisciplinaire, cinq centres de santé et deux cliniques privées sont également au menu. Le volet sport et culture n’est pas en reste, un complexe sportif, 5 terrains de sport, 4 salles omnisports, 2 centres de formation et 5 maisons de jeunes sont prévus.

Parallèlement à la livraison des premiers logements, le programme se poursuivra avec la finalisation progressive du reste des équipements et infrastructures. «Au fur et à mesure de l’avancement des chantiers, nous poursuivrons les autres travaux d’infrastructure». Les premiers habitants devront donc faire avec les aléas de la vie dans une ville en chantier. «Nous ferons en sorte de limiter les nuisances et de renforcer la signalétique pour réduire les perturbations», promet le DG de la filiale d’Al Omrane. Mais il va sans dire que les habitants doivent s’armer de patience pour vivre au quotidien dans une ville en chantier où travaillent quelque 10.000 ouvriers. Il faut savoir que pour réussir ce programme de grande envergure et respecter les délais, il faut maintenir la même cadence. L’objectif, souligne le DG de Al Omrane Tamesna, est d’arriver à «une ville achevée à l’horizon de 2016». En effet, explique-t-il, la création d’une ville est un projet de longue haleine. «Le cycle de production est lent. Il y a un nombre de paramètres à contrôler et une multiplicité d’opérateurs qui rend la maîtrise du long terme difficile», reconnaît le DG.

En effet, dès le départ, le but était de réaliser la ville Tamesna dans les règles des villes nouvelles. C’est pourquoi la réalisation s’est faite en îlots intégrés. Ainsi, après livraison de ce premier lot de 3.000 unités, le processus se poursuivra progressivement avec la réalisation de quelque 15.000 logements répartis entre promoteurs publics (Al Omrane et CGI) et promoteurs privés. Le management de la ville nouvelle annonce par ailleurs le démarrage des chantiers de 27.000 autres logements.

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Voisinage


Parallèlement à l’édification de la ville nouvelle de Tamesna, la mise à niveau du centre de Sidi Yahia des Zaërs, le village mitoyen, est prévue. Selon Mohamed Najib Benyahia, le DG d’Al Omrane Tamesna, l’ambition est de requalifier ce centre pour le hisser au même standard que la ville nouvelle. L’idée est d’éviter la juxtaposition d’une ville flambant neuve et d’un village sous- intégré. L’Etat prévoit une enveloppe de 120 millions de DH pour sa restructuration.

Khadija EL HASSANI

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Pas de GPS à Rabat en 2009

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le lancement en juin n’était qu’un effet d’annonce

· Il devrait être opérationnel après mi-2009


Il va falloir attendre encore un an avant de bénéficier de l’assistance à la navigation embarquée (GPS). De source sûre, cette solution ne sera opérationnelle qu’à partir du second semestre de l’année prochaine. Pourtant, le projet avait été promis pour juin 2008. La couverture annoncée de 5 villes dans un premier temps (Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Fès) n’a pas été possible. «C’était plutôt un effet d’annonce, sans plus», estiment de nombreux spécialistes de géolocalisation. Une situation qui inspire l’humoriste Gad El Maleh, dans son dernier one-man-show.

«L’implémentation ne sera possible qu’à partir du 1er semestre 2009. Mais il va falloir attendre jusqu’à 2010 pour que le déploiement soit opérationnel à 100% aux normes européennes», souligne Fadel Abdellaoui de la société Efficient Technology, entreprise spécialisée dans la géolocalisation et partenaire du leader européen Data & Mobiles.

Le blocage n’est ni juridique, ni réglementaire. Le projet souffre de l’absence d’une base de données et d’une cartographie aux normes internationales. Face à ce déficit, les opérateurs n’ont d’autre alternative que de développer leurs propres cartes numériques. A noter que les principaux intervenants à l’échelle mondiale dans le domaine de la cartographie sont Novateq et Tele Atlas. Ils détiennent à eux deux 95% du marché mondial. Le premier vient d’être racheté par Nokia alors que le second appartient depuis peu à Tom Tom. Marque qui devrait commercialiser les appareils d’entrée de gamme GPS entre 1.000 et 1.500 DH. Pour le haut de gamme, il va falloir débourser quelque 4.000 DH.

C’est à Tele Atlas que revient le développement au Maroc de la carte numérique. Rappelons que l’entreprise marocaine de géolocalisation Cadtech et le concepteur de cartes digitales et de contenu Tele Atlas ont signé un accord de partenariat pour mettre à la disposition des pays du Maghreb des bases de données de navigation. Le marché marocain devait être le premier de la sous-région à bénéficier de la couverture. Il est le plus avancé en la matière. L’Algérie devait suivre juste après. Sauf que les opérateurs ont préféré donner la priorité aux pays de l’Est après leur adhésion à l’UE. Le marché y est, selon eux, plus porteur.

Par ailleurs, la flambée des produits pétroliers en 2008 a réorienté les investissements en GPS vers les petits pays du Moyen-Orient. «Ce qui explique en partie les retards au Maroc», expliquent des professionnels.
En tout cas, les premiers essais de repérages et de zoning par quartier butent encore sur des problèmes de fond: des contraintes de jalonnage, double et triple appellations de rues si ce n’est pas une absence de nom. Dès début 2009, des vans équipés de traceurs GPS sillonneront les rues des principales villes pour constituer la base de données. Une fois opérationnelle, la navigation embarquée devra aussi relancer l’activité télécoms via la commercialisation de cartes SIM. Un marché à fort potentiel auquel se préparent déjà les 3 opérateurs nationaux.

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Tracking


Au-delà de l’assistance à la navigation embarquée, une autre application de géolocalisation est commercialisée. C’est le volet tracking (gestion et suivi de flotte des entreprises) qui est le plus développé au Maroc. L’on parle à ce jour de plus de 2.000 véhicules équipés de boîtiers avec un potentiel de développement et une croissance à 3 chiffres jusqu’à 2010. Le marché est appelé à doubler d’une année à l’autre. Comme le boîtier est un équipement télécoms doté d’une carte SIM, chaque entreprise qui souhaite acquérir un récepteur GPS doit faire une déclaration à l’ANRT. C’est le fournisseur qui fait la déclaration auprès du régulateur.

A. R.

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2 déc. 2008

L’Agence urbaine de Rabat-Salé se dote d’un système de management qualité

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Une démarche visant la satisfaction du client

· Et d’accompagner l’ouverture de 15 zones d’urbanisation


L’Agence urbaine de Rabat-Salé (AURS) vient de franchir une étape importante pour améliorer son système d’organisation et de fonctionnement. Elle a décroché le certificat ISO 9001-version 2000. La cérémonie de remise de cette distinction a eu lieu, vendredi dernier, en présence de Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat. «Cette certification vient couronner deux années de travail de 90 cadres et agents de l’agence pour améliorer les méthodes d’organisation et de fonctionnement de leur établissement», souligne Hejira. La mise en place de ce système de management de la qualité a touché 22 processus couvrant la totalité des missions relevant de la compétence de l’agence avec comme objectif ultime la satisfaction du client. Ces missions sont résumées en trois tâches: planification, contrôle et aménagement foncier. «La démarche adoptée par l’AURS permettra, non seulement d’améliorer la satisfaction des citoyens et des partenaires, mais aussi de leur donner confiance dans notre mode de gestion et d’administration», précise Mohamed Aouzai, directeur de l’AURS.

«Le grand défi à relever est d’assurer la pérennité de cette excellence sur le terrain et la généraliser aux 25 autres agences», indique le ministre. Pour ce dernier, cette certification permettra à l’AURS de passer d’un rôle traditionnel limité particulièrement à la délivrance des autorisations de construction à celui d’accompagner le développement socioéconomique dans la région. Sur ce point, il convient de rappeler que l’agglomération de Rabat, Salé et Témara connaît une dynamique urbaine concrétisée par le lancement de grands projets structurants. Il s’agit en particulier de l’aménagement de la vallée du Bouregreg et de la corniche ainsi que la ville nouvelle de Tamesna. Pour accompagner cette dynamique, l’agence a mis en place un plan d’action dans le cadre d’une stratégie d’intervention pour la période 2004-2010. Une grande partie des actions de ce plan a été réalisée. En effet, une couverture totale en documents d’urbanisme (22 plans d’aménagement) de toutes les zones de l’agglomération a été réalisée. Cette couverture concerne à la fois le milieu urbain sur une superficie de 294 km2 et le monde rural avec plus de 1.600 km2. La grande partie se trouve dans la région de Skhirat-Témara, avec une superficie d’urbanisation de 4.370 ha. Salé vient en seconde position avec 1.980 ha. A signaler également que trois plans sectoriels (PAS) sont en phase d’homologation. Il s’agit des PAS de Akrach à Rabat, Hay Salam (Salé) et Sidi Larbi (Aïn Aouda-Oum Azza). L’AURS procédera également à la révision des plans d’aménagement qui aboutiront à leur échéance en 2010. Il s’agit des plans concernant les communes de Harhoura, Skhirat et Bouknadel.

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Nouveaux pôles urbains




AU niveau de toute la région, l’ouverture de 15 zones d’urbanisation nouvelles (ZUN) sur une superficie de 7.750 ha est prévue. 70% de la superficie sera réservée à l’habitat y compris le programme «villes sans bidonvilles» et celui du logement social à 140.000 DH.
Parmi ces ZUN, 8 ont été déjà ouvertes en 2007 d’une superficie totale de 3.500 ha (Tamesna, Al Mohit à Salé, Fouarat à Témara….). Alors que les 7 zones restantes seraient ouvertes à l’horizon 2009. La capacité de l’ensemble de ces zones est estimée à 200.000 logements pour abriter une population d’un million de personnes.

Nour Eddine EL AISSI

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