30 oct. 2008

Projet Bouregreg : les premières infrastructures pour fin 2010

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Le calendrier respecté

· Près de 6 milliards de DH engagés


Colossal. L’aménagement de la vallée de Bouregreg est un chantier jamais vu au Maroc et qui devrait transformer la capitale du Royaume. Les engins tournent à plein régime et déjà les infrastructures et autres ouvrages prennent forme. Il s’agit en particulier du tramway, du nouveau pont Moulay Al Hassan et du tunnel des Oudayas.


Au total, près de 6 milliards de DH ont été engagés par l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB) dont 1,5 milliard de DH déjà réglés. Pour le moment, on ne signale aucun retard sur le calendrier. Les travaux avancent à bon rythme. Des visites régulières sont organisées pour la presse nationale. Afin que le public puisse suivre l’évolution de ce méga-chantier. «Les infrastructures seront opérationnelles au plus tard fin 2010», affirme Lemghari Essakl, directeur général AAVB. Sur l’avenue Alaouine, dans le quartier Hassan, les travaux de soudure des rails de la voie ferrée du futur tramway sont en cours, depuis quelques semaines. Rappelons que le réseau sera composé de deux lignes de 19,5 km. Les études sont presque finalisées à 80% et plusieurs marchés travaux sont adjugés ou en cours, représentant un engagement de 2,2 milliards de DH (HT). De même, la déviation des réseaux est bien lancée. Sur la ligne 1, le taux d’avancement avoisine les 95%, alors que les travaux sur la ligne 2 sont en cours. Pour la partie plateforme, 5 fronts ont été ouverts à Rabat et Salé pour une longueur de 5,5 km.

Pour le volet matériel, on attend la livraison de la première rame par Alstom en avril 2010. La même cadence est enregistrée également au niveau du chantier du nouveau pont Moulay Al Hassan. Pour les travaux de fondation de cet ouvrage de 1.215 mètres, 215 pieux ont été réalisés sur un total prévu de 610, soit un taux d’avancement de près de 35%. Sur ce point, il faut préciser que la profondeur de ces fondations varie entre 25 et 50 mètres. Le coût de l’ensemble de l’ouvrage est de 950 millions de DH (HT). Un ouvrage complexe situé dans une zone très sensible et accidentée. Les travaux de construction et d’équipement se déroulent sur trois fronts : océan, rocher et côté esplanade. Ainsi, du côté de l’océan, les travaux de soutènement des parois sont achevés à 100% et les fouilles correspondantes sont à 75%. Le taux d’avancement des travaux d’excavation au niveau du premier tube est de 70%, alors qu’il est de 10% pour le second. Le groupement italien conduit par Pizzarotti, adjudicataire du marché, estimé à 490 millions de DH, doit achever les travaux avant juillet 2010.


30.000 m2 de plancher


Par ailleurs, les travaux de développement de la zone de Bab El Bahr et d’Amwaj sont également bien lancés. Pour la première, les travaux de terrassement et de VRD sont en cours d’achèvement. La phase construction sera entamée la semaine prochaine pour réaliser une première tranche de près 30.000 m2 de plancher. «Nos relations avec nos partenaires émiratis Al Maabar International Investments pour le développement de cette zone sont très excellentes», précise Essakl. Sur cette zone, on prévoit la construction de 500.000 m2 avec un coût estimé à 4,5 milliards de DH non compris le foncier et les travaux d’aménagement qui ont nécessité la mobilisation de près de 1,3 milliard de DH. En principe, les plans d’exécution de cette zone seront prêts fin 2008. Et les travaux de construction devraient démarrer début 2009. Plus de la moitié, soit 261.566 m2, sera réservée au résidentiel. Les bureaux viennent en deuxième position avec une superficie de 122.280 m2. Le reste sera réparti entre les hôtels (30.330 m2), le commerce et les équipements. A noter que 100.000 m2 sont réservés pour les parkings.

Satisfaction également du directeur de l’AAVB en ce qui concerne la deuxième séquence du projet Amwaj. Ce dernier profitera de sa rencontre avec la presse pour faire taire la rumeur du retrait de Sama Dubai, partenaire émirati. «Pour ce genre de projet complexe et innovant, il faut s’attendre à des divergences au niveau de la vision et les approches à adopter notamment sur les plans urbanistiques et même commerciaux», explique Essakl. Et d’ajouter qu’il faut comprendre les investisseurs qui cherchent à rentabiliser leurs capitaux. «Mais tout ça relève du passé, car maintenant on est d’accord avec notre partenaire sur la vision pour développer le projet qui couvre une superficie de 112 ha», ajoute-t-il. La question de l’expropriation des terrains qui a suscité le mécontentement de certains propriétaires était également au menu. Sur ce point, Essakl a rappelé qu’une grande partie du foncier de la zone appartient aux domaines de l’Etat et des communes. «Les terrains privés concernés par le projet ne dépassent pas 700 ha», indique-t-il. Et de préciser que l’Agence a déjà procédé à l’acquisition, à l’amiable, de plusieurs lots auprès des particuliers. Pour les autres, des formules à la carte seront mises en place une fois le plan d’aménagement du site publié dans le Bulletin officiel.

Nour Eddine EL AISSI

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29 oct. 2008

43ème anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka -Rencontre commémorative à Rabat



43ème anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka
L’enquête est toujours au même point.

Il y a 43 ans que le martyr Mehdi Ben Baraka a été enlevé puis assassiné. Après 43 ans de sa disparition, la vérité n’est toujours pas dévoilée.
Pour cet anniversaire, nous avons contacté Bachir Ben Barka qui nous a déclaré que le dossier est en stagnation et que l’enquête est toujours bloquée au niveau des deux pays concernés, à savoir le Maroc et la France.
La Commission rogatoire internationale ayant demandé que des responsables marocains soient entendus, n’a pas eu de suite, et les autorités françaises n’ont pas daigné saisir les autorités marocaines par cette décision, a-t-il souligné.
Il y a des possibilités réelles pour découvrir la vérité, car de hautes personnalités qui ont vécu cette période sont encore en vie, et leurs témoignages peuvent faire avancer ce dossier qui n’a fait que trainer. C’est un manque manifeste de volonté de la part des deux pays de révéler au grand jour toutes les zones d’ombre entourant cette affaire.
D’un autre côté, Bachir Ben Barka a souligné que la demande de la famille formulée aux autorités marocaines pour effectuer des fouilles au PF3, lieu de torture dans la région de Rabat, pour retrouver, peut-être le corps de son père, n’a pas eu de réponse.
Et à Bachir de s’interroger : «Pourquoi le Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) dans sa quête de la vérité sur des disparitions forcées a-t-il effectué des fouilles dans certaines régions et pourquoi les autorités marocaines ne font-elles pas de même dans le cas de mon père?»
«Vu la situation actuelle qui est au point mort, notre combat se poursuivra, en France et au Maroc, par tous les moyens légaux pour connaître la vérité. Nous nous cramponnons au moindre filet d’espérance qui peut nous guider vers la vérité », a ajouté Bachir Ben Barka.
Concernant les déclarations des deux gouvernements relatives à ce dossier, Bachir qui a fait savoir qu’elles restent des déclarations d’intention et pas plus, a noté que sa famille et lui sont intéressés par du concret sur le terrain en mettant en œuvre les termes de la convention franco- marocaine qui fonctionne très bien dans d’autres cas, mais pas dans l’affaire de son père.

Faire éclater la vérité, toute la vérité sur cette affaire requiert une forte volonté politique. L’Etat doit s’impliquer dans toutes ses structures pour permettre à la justice d’avancer et de travailler de manière indépendante et courageuse.
« Si on veut vraiment parvenir à la réconciliation du Maroc avec son passé, la lumière doit être faite sur toutes les affaires liées aux années de plomb, notamment celle de mon père », nous a déclaré Bachir Ben Barka. Au lieu de faire progresser cette logique de réconciliation, on est en train de la faire reculer en occultant la vérité sur une affaire qui touche fondamentalement le peuple marocain et notre histoire.

Pendant longtemps, et avant 1999, on pensait qu’on cherchait à protéger certains amis au Maroc ou encore certains services français. Au bout de 43 ans, il est inimaginable, a-t-il indiqué, que l’on puisse encore invoquer cette protection alors qu’un certain nombre d’éléments d’analyse politique sont du domaine public. Aujourd’hui, il n’y a aucun tabou dans l’analyse de l’histoire politique marocaine.


Rencontre commémorative à Rabat


A l’occasion du 43ème anniversaire de l’enlèvement du martyr Mehdi Ben Barka, le Bureau de la section Agdal-Riad USFP organise aujourd’hui une rencontre à son siège, sis Rue Oued Souss, et ce à partir de 18 h.
Participeront à cette rencontre qui a pour thème « Mehdi Ben Barka, pensée et mémoire vivante… », Abdellatif Jabrou et Al Moussaoui Al Ajlaoui.

Larbi Bouhamida


43 ans d’attente

- 29 octobre 1965, 12h30. Mehdi Ben Barka est enlevé par deux policiers français, Louis Souchon et Roger Voitot, devant la brasserie Lipp, à Paris. L’opposant au régime marocain avait rendez-vous avec des cinéastes, Philippe Bernier, réalisateur, et Georges Figon, producteur, pour un projet de films sur la décolonisation. Il n'a pas réapparu et son corps n'a jamais été retrouvé.
- 30 octobre 1965. L’étudiant qui accompagnait Ben Barka avertit les autorités de l’enlèvement de l’opposant marocain.
- 2 novembre 1965. Deux journalistes de L’Express, Jacques Derogy et Jean-François Kahn, publient un article intitulé Les étranges coïncidences de l’affaire Ben Barka. Ses auteurs, qui ont mené l’enquête, ont rencontré Philippe Bernier, le frère de Mehdi Ben Barka et l’avocat de Georges Figon, Pierre Lemarchand.
- 5 novembre 1965. Le général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur, quitte la France.
- 10 janvier 1966. L’Express titre en Une : J’ai vu tuer Ben Barka, un témoignage de Georges Figon, recueilli par les mêmes Jacques Derogy et Jean-François Kahn. Le scandale est révélé. La France lance un mandat d'arrêt à l'encontre du général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur et chef des services secrets.
- 17 janvier 1966. Cerné par la police qui a ordre de le retrouver, Georges Figon se suicide. Sa mort confère à l’affaire sa dimension de scandale.
- 4 janvier 1966. Jean-Jacques Servan Schreiber, patron de L’Express, consacre à nouveau 18 pages à cette affaire, intitulées “A verser au dossier de l’instruction”. Le feuilleton de l’enquête fera la Une du journal cinq semaines d’affilée.
- 5 septembre 1966. Le procès des accusés dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka s’ouvre à Paris.
- 5 juin 1967. Le procès s’achève après le défilé de 167 témoins, dont l’équipe de L’Express. Il voit les seuls Antoine Lopez, chef d’escale à Orly et informateur des services secrets marocains (SDCE), et Louis Souchon condamnés à six et huit ans de réclusion. Le général Mohammed Oufkir et la bande à Georges Boucheseiche, un truand habitant à Fontenay-le-Vicomte, chez qui fut probablement exécuté Mehdi Ben Barka, sont pour leur part condamnés par défaut à la réclusion à perpétuité. Les relations franco-marocaines sont refroidies par cette affaire jusqu'à la retraite du général de Gaulle et l'élection à la présidence française de Georges Pompidou.
- 1972. L’affaire inspire un film à Yves Boisset, “L’attentat”.
Juin 2001. Des révélations d'un ancien membre des services de renseignement marocains, Ahmed Boukhari, publiées dans Le Monde (français) et Le Journal (marocain), relancent la polémique, confirmant l’implication du ministre de l'Intérieur de l'époque, Mohammed Oufkir.
- 2003. Un livre témoignage de l’ancien agent secret marocain Ahmed Boukhari accuse l'ancien ministre de l'Intérieur Mohammed Oufkir d'avoir poignardé Ben Barka et fait rapatrier son corps au Maroc pour le dissoudre dans une cuve d'acide.
- 2004. La famille de Mehdi Ben Barka souhaite une "décision définitive" de la France sur la déclassification du dossier couvert par le "secret défense" depuis 39 ans. Le fils de l’opposant marocain en fait la demande dans un entretien à Al Ittihad, journal de l'Union socialiste des forces populaires (USFP).
- 15 octobre 2004. La commission consultative française du secret de la Défense nationale approuve la déclassification des informations demandées par le juge Claude Choquet, chargé de l'enquête sur la disparition du leader de la gauche marocaine.
- 29 octobre 2008. 43e anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka. Pour la première fois au Maroc, une exposition sera organisée à Rabat à la mémoire du défunt.

Par Pauline Lecuit

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19 oct. 2008

Lancement des travaux du nouveau parc zoologique de Rabat

Aujourd'hui le Maroc

SM le Roi a lancé mercredi à Rabat les travaux de réalisation du nouveau parc zoologique et a inauguré la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé, mercredi, les travaux de réalisation du nouveau parc zoologique de Rabat, sur une superficie de 50 hectares, pour une enveloppe budgétaire de 430 millions DH. Le plan directeur d’aménagement de ce nouveau parc prévoit la mise en place d’un jardin zoologique du jour sur 20 ha. Ce jardin abritera diverses espèces animales africaines, sahariennes et marocaines.

D'autres photos du Zoo de Rabat dans son état actuel, prises par les écoliers de l'école Jean De La Fontaine de Fès
Le nouveau parc zoologique de Rabat sera également doté d’un Safari de nuit sur 10 ha permettant d’augmenter la durée de visite du zoo et présentant des animaux à activité nocturne, et d’un parc de jeux et d’attractions pour les jeunes centré autour d’activités éducatives et récréatives. Les travaux programmés portent également sur la réalisation d’un centre d’accueil et d’animation, pour une gestion active des événements, de shows en rapport avec les missions du zoo et d’un lieu de restauration principalement pour capter une clientèle ciblée, ainsi que d’infrastructures permettant de réunir tous les atouts à même d’augmenter l’attractivité et la rentabilité du jardin (village traditionnel, émotions fortes, rencontres sauvages).

Dans le but de concrétiser la volonté Royale de doter la capitale du Royaume d’un parc zoologique moderne, les pouvoirs publics ont créé en 2007 par décret la société «Jardin zoologique national (JZN)» avec un capital initial de 300.000 DH, détenu à 100 % par l’Etat. Cette société a été chargée de la conception, la réalisation et la gestion future de ce nouveau zoo. La réalisation du projet, dont les travaux s’achèveront fin 2010, se déroule en trois étapes. La première étape porte sur la formulation du pré-programme pédagogique à caractère éducatif et culturel, devant constituer la structure de conception du schéma directeur général. La deuxième étape consiste en la préparation du programme technique et architectural, ainsi que le cahier des charges, pour la consultation et le choix de la maîtrise d’œuvre, sur la base du scénario retenu, et la troisième sera marquée par la concrétisation du projet.

Par ailleurs, le Souverain a inauguré, le même jour à Rabat, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc. Celle-ci a été édifiée sur une superficie de 20.832 m2, pour un coût global d’environ 300 millions DH. La Bibliothèque nationale se décline en plusieurs espaces conçus selon les nouvelles techniques en la matière et adaptés aux différents besoins, dont le principal est celui réservé à l’accueil général.

Cet espace d’accueil comprend deux comptoirs, l’un de renseignements et l’autre d’enregistrements et abonnements, un auditorium de 300 places pour les activités culturelles et artistiques, une galerie d’expositions, une salle d’animation et de formation. Le nouvel établissement dispose aussi d’une entrée principale dotée d’un comptoir d’orientation et de contrôle du public, d’un service pour personnes aux besoins spécifiques.

Le 17-10-2008
Par : Laila Zerrour (Avec MAP)

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18 oct. 2008

Tramway Rabat-Salé - Démarrage de la première soudure des rails


Le démarrage de la première soudure des rails du Tramway Rabat-Salé, qui constitue une étape préalable à la circulation en essai des premiers véhicules, a été donné jeudi à Rabat.

La première soudure des rails, une opération qui marque le démarrage de la pose de la voie ferrée, s'étalera sur environ 14 mois et ce pour l'ensemble des deux lignes y compris sur le nouveau Pont Moulay El Hassan.

Cette phase constitue le prolongement des travaux de déplacement des réseaux d'eau, d'électricité et de téléphone sur toute la longueur de la ligne du Tramway.
La superficie exploitée pour la mise en place des deux lignes s'étend sur 19 km environ avec 32 stations tous les 500 mètres.

La première ligne de 11,7 km, s'étend de Hay Karima à Salé à Hay Agdal à Rabat alors que la deuxième ligne (7,8 km) dessert les quartiers de l'Océan et Yaâcoub Al Mansour à Rabat et le quartier Bettana à Salé.

L'avancement des travaux du projet de Tramway, dont la mise en service est programmée pour fin 2010, a atteint une étape importante, a affirmé le directeur général de l'Agence pour l'Aménagement de la Vallée du Bouregreg, Sakel Lamghari, dans une déclaration à la MAP.

Il a ajouté que ce projet, le premier du genre au Maroc, permettra l'allégement du trafic de la circulation dans les villes de Rabat et Salé.

Pour sa part, Mme Loubna Boutaleb, directrice du projet Tramway au sein de l'Agence, a indiqué que les travaux, lancés depuis deux ans, ont franchi une étape importance compte tenu des délais fixés.

Ont assisté notamment à la cérémonie du coup d'envoi de la première soudure des rails du Tramway, Hassan Amrani, wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, Mohamed Sabri, gouverneur de la préfecture de Salé, et Noureddine Boutayeb, wali, directeur général des Collectivités locales.

Par MAP

tout savoir sur le tramway de Rabat -Salé sur le site officiel.

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16 oct. 2008

Khalid Bayi, l'homme qui fait parler la lettre expose à Rabat


Peintre, calligraphe, décorateur d'intérieur, Khalid Bayi est un artiste accompli

Dans un océan de couleurs, émergent des lettres qui peuplent l'espace toile comme autant de symboles qui disent toute la passion de Khalid Bayi pour ces formes. Ils se présentent sous plusieurs aspects, prennent des dimensions diverses et occupent différentes parties de la toile.


Les caractères fusent et ne se ressemblent pas. Qu'ils soient en filigrane ou en relief, ces signes sont toujours chargés d'une spiritualité qui confère une sérénité apaisante au spectateur.

Devant le tourbillon de lettres qui sont en mouvement sur la toile, ces corps agiles sont libérés de toute contrainte. Ils se livrent à une danse enivrante, à une transe, serait-on tenté de dire qui emporte dans son sillage la personne qui se trouve face à l'œuvre. De cette fusion de la lettre et de la toile, naît un sentiment de quiétude et de bonheur. C'est que cette mise en scène bien agencée le permet amplement. Dans l'immensité de la toile, l'œil capte ces formes singulières, tantôts minuscules tantôt imposantes, mais jamais les mêmes. Les traits s'élancent avec désinvolture, déclarant leur totale indépendance de l'espace pictural. Elle sont souveraines et ne souffrent pas de règle.

Peinture, calligraphie, design graphique, décoration d'intérieur, vitrail, multimédia, … Khalid Bayi pratique toutes ce disciplines à la fois. Quand on regarde de près ses œuvres, on y décèle à chaque recoin une facette de ces spécialités diverses dont ce magicien sait si bien exploiter les ressources. Sous le pinceau de l'artiste, la lettre devient signe, symbole, un personnage à part entière qui tient la vedette dans la toile. Les traits n'en sont que plus captivants et plus lumineux. Jamais la lettre arabe n'a été aussi sublime et aussi fière. Une nouvelle esthétique nait des doigts de cet architecte de la lettre qui en interroge toutes les possibilités. « Ce qui m'intéresse dans ma démarche, c'est l'utilisation de la lettre dans la toile. C'est-à-dire la stylisation du signe et l'usage de la couleur. Les fonds en tourbillon expriment la colère et ce magma de sentiments qui foisonnent dans mon for intérieur. Et c'est justement ce cri qui crée cette atmosphère spirituelle de la toile », avoue le jeune artiste.

A la différence des calligraphes classiques, Khalid Bayi tente toujours de sortir des sentiers battus, d'aller plus loin et surtout de faire quelque chose de différent. Ce n'est pas qu'il pense que les calligraphes classiques sont dépassés mais il se soucie de la relève. Cette relève, il l'assure avec une peinture novatrice, résolument moderne et qui revalorise la culture arabe. Une peinture qui ne se confine pas dans les thématiques désuètes, mais qui exprime les préoccupations quotidiennes de l'homme moderne. Les ondulations et les mouvements des lettres sur ses tableaux ne sont que le prolongement de ce qui se passe dans sa tête et dan son coeur. « Animé par les forces génératrices de la vie, en réaction contre le machinisme grandissant, le langage plastique de Khalid Bayi développe le thème de la lumière inépuisable dans une inspiration mystique. Il s'agit d'un vocabulaire pictural qui utilise de nombreuses références aux éléments décoratifs arabo-islamiques en s'inspirant des formes simplifiées et des couleurs vives amplifiées», dit le critique d'art Abdellah Cheikh à propos de sa peinture.

Au milieu de ces nombreuses références, notre artiste se sent comme un poisson dans l'eau. Il passe d'un genre à l'autre et jongle avec en toute aisance. Sources d'énergie, ses différentes spécialités lui permettent de se forger un style.Pour ceux qui désirent voir de près les tableaux de cet artiste, rendez-vous leur sera donné le 23 octobre à la Minaudière des Arts à Rabat et par la suite à l'Ecole Hassania à Casablanca pour une nouvelle exposition.
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Le signe dans la peau


L'histoire de Khalid Bayi avec la lettre a commencé très tôt, dès son jeune âge quand il vivait à Agadir. Esprit créatif, le jeune homme n'avait pas la possibilité de faire des études d'art. Il s'est donc rabattu sur la calligraphie pour, vite, se découvrir une passion et un talent à reproduire les lettres arabes et latines. L'artiste en herbe perfectionnait également le dessin. Une fois au collège, il ajoute la caricature à sa panoplie de vocations. Après des études de lettres modernes et un baccalauréat obtenu dans cette spécialité, il se rend compte que son véritable amour c'était les arts plastiques. Ses études lui avaient déjà fait connaître la poésie et la lettre arabe.

Ce qui n'a fait que confirmer son penchant pour la calligraphie. D'une simple vocation, les arts deviennent sa spécialité. A Casablanca, il s'inscrit à l'Ecole des Beaux Arts et étudie l'histoire de l'art ainsi que ses canons. « Durant mes années d'étude dans cette école, j'ai essayé de concilier ce que je savais déjà avec la formation académique. Après avoir touché à l'art abstrait, impressionniste et bien d'autres styles, je ne me suis retrouvé dans aucun d'eux », avoue-t-il. Animé par la volonté de créer son propre style, il décide de faire un nouvel usage de la lettre sur la toile tout en profitant des expériences de ses prédécesseurs.



Par Kenza Alaoui | LE MATIN

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15 oct. 2008

SM Mohammed VI inaugure à Rabat la Bibliothèque Nationale du Royaume

Maghreb Arabe Presse

Rabat, 15/10/08 - SM le Roi Mohammed VI a inauguré, mercredi à Rabat, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, édifiée sur une superficie de 20.832 m2 pour un coût global estimé à environ 300 millions dh.

Après avoir coupé le ruban symbolique et dévoilé la plaque commémorative, SM le Roi a effectué une tournée à travers les dépendances de cette prestigieuse bibliothèque à l'envergure d'une institution scientifique moderne vouée résolument à la sauvegarde du patrimoine documentaire et culturel national, à la diffusion des connaissances et à la promotion de la recherche scientifique.

La Bibliothèque Nationale se décline en plusieurs espaces conçus selon les nouvelles techniques en la matière et adaptés aux différents besoins, dont le principal est celui réservé à l'accueil général.

SM Mohammed VI inaugure à Rabat la Bibliothèque Nationale du MarocCet espace d'accueil, qui établit le premier contact entre l'usager et les activités de la bibliothèque, comprend deux comptoirs, l'un de renseignements et l'autre d'enregistrements et abonnements, un auditorium de 300 places pour les activités culturelles et artistiques, une galerie d'expositions, une salle d'animation et de formation, ainsi qu'un espace réservé aux amis de la Bibliothèque.

Le nouvel établissement dispose aussi d'une entrée principale dotée d'un comptoir d'orientation et de contrôle du public, d'un service pour personnes aux besoins spécifiques offrant des prestations adaptées aux malentendants, aux non voyants et aux autres handicapés physiques.

Il comporte en outre des espaces consacrés aux revues, affiches, estampes, cartes postales, documents numérisés, microformes et aux imprimés en libre accès, ainsi qu'un espace multimédias réservé à l'image et au son (médiathèque).

Parmi ses autres dépendances, figurent un espace réservé aux manuscrits et aux livres rares, permettant l'exposition, la consultation et la recherche, une aire de recherche destinée aux chercheurs de haut niveau, des magasins de conservation du patrimoine documentaire de la Bibliothèque Nationale répondant aux critères de conservation des collections, en plus de services administratifs et de traitement scientifique des documents.

Le nouvel édifice se situe à l'angle des avenues Ibn Hazm et Ibn Khaldoun en plein centre de la capitale du Royaume, non loin d'importants sites historiques et culturels (Bab Erouah, Tour Hassan, ancienne médina) et institutions scientifiques et universitaires de la ville.

Mêlant bâti et jardin, il constitue un tissage tendu entre les alentours et la cité au cœur de laquelle il s'inscrit pour participer à la scénographie urbaine de la capitale.

La Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc a pour missions de collecter, traiter, conserver et diffuser le patrimoine documentaire national ainsi que les collections documentaires étrangères représentatives des connaissances de l'humanité.

A ce titre, elle est chargée d'assurer la réception et la gestion du dépôt légal, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, d'élaborer et de diffuser la bibliographie nationale, d'acquérir les documents nationaux et étrangers (manuscrits, imprimés, estampes, cartes, plans, partitions musicales, photographies, documents sonores, audiovisuels et informatiques, monnaies et médailles).

Elle veillera également à cataloguer, analyser et classer les documents dont elle a la garde et constituer des instruments de recherche bibliographique, à assurer la conservation de ses propres collections documentaires et proposer les mesures nécessaires en vue de préserver le patrimoine documentaire national, et à gérer le Numéro international normalisé des monographies (ISBN) et le Numéro international normalisé des publications en série (ISSN) au plan national.

En matière de promotion de l'accès à l'information bibliographique, la nouvelle institution oeuvrera à mettre ses collections documentaires à la disposition du public sous réserve de la législation relative à la propriété intellectuelle, à fournir un service d'information bibliographique en utilisant les nouvelles technologies, afin de faciliter l'accès aux documents des autres bibliothèques nationales et étrangères, à offrir un service d'information et de documentation à distance et à faire connaître ses collections au moyen de publications, d'expositions et de manifestations culturelles.

A cette occasion, SM le Roi Mohammed VI a décoré plusieurs hommes de lettres et de théâtre, des artistes peintres et des chanteurs de wissams royaux. Ainsi, l'écrivain et doyen du théâtre marocain, Abdellah Chekroun a été décoré du wissam de mérite national de l'ordre de commandeur, le critique et artiste, Mohammed Miftah, le romancier Driss Khoury, la poétesse Amina Mrini, les comédiens Mohamed Khalfi, Abdellatif Hilal et Aïd Mouhoub, les chanteurs Abdelhadi Belkhyat, Hayat El Idrissi et les artistes peintres Mohamed Chebaâ, Mohamed Melihi et Mohamed Benani ont été décorés du wissam de mérite national de l'ordre d'officier.

A Son arrivée, SM le Roi a passé en revue un détachement de la Garde royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances, Karim Ghellab, ministre de l'équipement et du transport, Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique et Mme Touria Jebrane Cryatif, ministre de la Culture. Le Souverain a également été salué par les ambassadeurs de France, d'Espagne, d'Allemagne et du Japon, le représentant de l'ambassade de Belgique, le représentant de la région de Wallonie-Bruxelles, le Wali de la région Rabat-Salé-Zemour-Zaër, l'ancien ministre de la culture, M. Mohamed Achaari, le secrétaire perpétuel de l'Académie du Royaume, M. Abdellatf Berbich, les présidents des Universités Mohammed V-Agdal et MohammedV-Souissi, le gouverneur chargé du secrétariat général de la wilaya de Rabat, le commandant de la place d'armes, les présidents des communes urbaines de Rabat et Agdal-Ryad, le corps de la magistrature, le président du Conseil local des Oulémas, les élus, les représentants des autorités locales et d'autres personnalités.

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9 oct. 2008

Rabat: La nouvelle Bibliothèque nationale opérationnelle

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc


· Elle a coûté plus de 280 millions de DH

· Une tour de 11 étages pour conserver la mémoire nationale



Le personnel de la Bibliothèque nationale du Royaume (BNRM) a passé un été chaud. Pas de vacances. Tout le monde a été mobilisé pour déménager le plus tôt possible vers le nouveau bâtiment de la BNRM situé près du stade du FUS de Rabat. Tous les documents et les objets sont rangés à leur place et la nouvelle structure est prête à accueillir ses visiteurs dans un cadre agréable. L’inauguration du nouvel édifice est imminente, on parle de vendredi prochain. «Le coût global du projet avoisine les 285 millions de DH», précise Driss Khrouz, directeur de la BNRM. «150 millions ont été accordés par le Fonds Hassan II et le reste financé par le budget du ministère de la Culture», ajoute-t-il. Le grand lot, soit 193,5 millions de DH, a été absorbé par les marchés de construction. Le mobilier et les études ont nécessité respectivement 40,2 millions de DH et 23 millions de DH. Il ne faut pas omettre de signaler également la contribution de certains pays amis pour la réalisation de ce projet culturel qui va jouer un rôle central dans la sauvegarde et le rayonnement du patrimoine national. Sur ce point, on doit retenir la participation de la France dans la formation du personnel ainsi que la mise en place du système de gestion informatisée de la bibliothèque. A cela s’ajoute un don d’un million d’euros, soit plus de 11 millions de DH, pour l’achat d’ouvrages. Une contribution de 7 millions de DH a été accordée aussi par l’Espagne pour l’acquisition d’équipements audiovisuels de pointe pour permettre aux non-voyants d’exploiter les fonds de la bibliothèque. Le Japon s’est chargé, pour sa part, de l’équipement audiovisuel de l’auditorium de la nouvelle structure. Sans oublier non plus de signaler la contribution de la Wallonie et la Fondation Mamda.

Le nouveau bâtiment, composé de deux niveaux, est construit sur une superficie de 20.832 m2. Il est doté d’équipements d’une technologie moderne permettant une meilleure exploitation de l’information et du savoir engrangé au sein de cet établissement par le public. Pour ce dernier, un grand espace, sur deux niveaux, a été réservé pour consulter près de 80.000 manuscrits et livres rares et un autre pavillon dédié aux périodiques. La capacité de cet espace est de près de 400 places.
Le développement de la recherche scientifique figure également parmi les ambitions de la BNRM. Une grande partie de l’édifice a été réservée pour accueillir les chercheurs dans des conditions très agréables en mettant à leur disposition des outils de consultation et de travail avancés. Il faut noter également qu’avec ses nouveaux équipements, la bibliothèque pourra assurer, dans de bonnes conditions, l’archivage et la sauvegarde des documents et des manuscrits datant des siècles passés. Pour Khrouz, il s’agit du patrimoine de la nation et qui est d’une valeur inestimable. Pour la sauvegarde de cette mémoire et trésor du pays, les architectes du projet ont prévu la construction d’une tour d’une hauteur de près de 35 mètres, sans compter une verrière de 9 mètres de hauteur. Dans ces 11 étages, on prévoit le rangement et la sauvegarde des manuscrits et documents rares. Pour ce faire, cet espace a été équipé de rayonnages mobiles et d’une climatisation spéciale permettant d’assurer la conservation des documents. A noter aussi la mise en place d’un système de déshumidification et un autre pour la détection d’incendies avec une extinction du feu par CO2. Cependant, la conception architecturale de cette tour commence déjà à soulever des critiques de la part d’habitants de la capitale. Ces derniers s’interrogent pourquoi on a limité le revêtement en marbre de ses parois uniquement jusqu’à un niveau de la tour. «Juste après l’inauguration officielle du projet, on va compléter les travaux de revêtement», rassure le directeur de la bibliothèque. Mais il faut dire que la conception et la construction de cette tour ont été pour quelque chose dans le retard de l’achèvement des travaux qui ont commencé au début de 2004. A souligner aussi la défaillance de certaines entreprises suite à l’augmentation des prix des matériaux.

Mais, selon d’autres sources, ils existent d’autres problèmes que le directeur n’a pas voulu évoquer comme ceux se rapportant à l’étude du sol par exemple. A part ces «erreurs» de parcours, on peut avancer dès maintenant que la BNRM va donner un nouveau souffle à la vie culturelle au niveau de la capitale. Pour ce faire, les concepteurs du projet ont prévu un grand espace public dans lequel on trouve un auditorium de 300 places pour les activités culturelles et artistiques ainsi qu’une galerie d’expositions et une salle d’animation et de formation. Sans oublier un cafétéria étendu sur une grande terrasse et une vaste esplanade aménagée pour accéder à la bibliothèque.

Nour Eddine EL AISSI

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7 oct. 2008

Rabat/tramway : Pose du premier tronçon de la voie

L'Economiste 1er quotidien électronique du Maroc

· Près de 300 mètres de voies ont été posées

· D’autres fronts seront attaqués prochainement


Le tramway de Rabat-Salé commence à prendre forme. Après l’achèvement des travaux d’infrastructures sur certains tronçons, c’est au tour de la pose des rails de la voie du futur tramway de la capitale. C’est le cas de l’avenue Al-Alaouine au quartier Hassan, où 300 mètres de doubles voies ont déjà été posées. Les travaux sont confiés au groupement formé de Colas Rail et GTR. Le premier s’occupe de la superstructure (voies, traverses béton…) et l’autre de la partie infrastructure. Le coût du marché est estimé à plus de 800 millions de DH, non compris la partie des travaux de déviations des réseaux d’eau et d’électricité ainsi que ceux des télécommunications. Durant les prochains jours, les équipes de Colas Rail vont attaquer d’autres tronçons au niveau des fronts où les travaux d’infrastructures sont terminés.

Le tramway Rabat-Salé : pose des premiers rails sur l'avenue Al-Alaouine
Il s’agit d’une ligne de 700 mètres à Bab Al Irfane à Agdal et une autre de 400 mètres à Hay Karima où est prévue la station de départ du tramway à partir de Salé. Depuis l’hiver 2007, les travaux de la plateforme de la voie ferrée sont en cours dans différentes zones aussi bien au niveau de Rabat qu’à Salé. Il faut signaler que ces travaux, qui ont coïncidé avec le lancement par la wilaya du chantier de la mise à niveau des voiries, ont sérieusement perturbé la circulation au niveau de Rabat et Salé. Une bonne gouvernance et coordination entre les différents opérateurs concernés pourront atténuer le calvaire des citoyens. A titre d’exemple, la circulation au niveau d’une partie de la rue Abou Inane (en face du siège de la Région de Rabat) a été suspendue plus d’une semaine, alors que l’entreprise n’a pas encore commencé les travaux. «Dans d’autres pays, on profite de la faible circulation pendant la nuit pour faire avancer les travaux», souligne un spécialiste dans le domaine. Cela pour permettre de respecter le délai de la mise en service du tramway avant fin 2010. Par ce projet, les responsables ambitionnent de trouver une solution au problème du transport urbain posé avec acuité au niveau de l’agglomération Rabat-Salé. Dès 2010, les deux villes voisines seront reliées par deux lignes de tramway totalisant 19 km.
C'est ici au pied de la Tour Hassan sur l'avenue Al-Alaouine qu'a eu lieu la pose du 1er rail de la ligne de tramway Rabat-Salé
La première partira de Hay Karima à Salé vers la cité universitaire située à Bab Al Irfane. Elle passera par les pôles émetteurs et attracteurs de l’agglomération comme l’avenue Mohammed V à Salé, les gares ferroviaires (Rabat ville et Salé), les facultés, les bibliothèques et les hôpitaux de Souissi. La seconde ligne desservira les quartiers denses de l’Océan, Yacoub Al Mansour et le quartier Bettana à Salé. Près de 400.000 personnes vont bénéficier des prestations de ce nouveau mode de transport dont le coût global avoisine les 4 milliards de DH.

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Travaux de développement


D’autres chantiers seront lancés dans le cadre du projet de Bouregreg. Il s’agit des travaux de développement prévus au niveau de la première séquence (Bab Al Bahr) qui seront entamés à partir du 10 octobre, selon Lemghari Essakel, directeur de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg. Près de 500.000 m2 de plancher seront construits en partenariat avec le holding émirati Al-Maabar. Le coût du projet avoisine les 7,5 milliards de DH. C’est une nouvelle ville qui sera érigée sur la rive de Salé. Outre la Citée des arts et des métiers, il est prévu, entre autres, la construction de 5 hôtels, des restaurants, des bureaux, des locaux de commerce et des résidences pour habitation.

Nour Eddine EL AISSI

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