31 janv. 2008

Rabat veut désenclaver son arrière-pays

· La mise à niveau des infrastructures au programme

· Routes, dispensaires, écoles… des chantiers dont les budgets restent à fixer


L'arrière-pays de Rabat est à la traîne. Le développement qui s’opère au niveau de la capitale ne profite pas aux zones rurales. Combler le déficit entre la ville et la campagne s’inscrit parmi les priorités du conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Un projet qui a été à l’ordre du jour de la réunion de la commission de planification et d’aménagement du territoire, tenue cette semaine.

«Pour réussir cette mission, il faut renforcer la coordination et la concertation entre les différents services et secteurs au niveau de la région», indique Abdelkébir Berkia, président du conseil. Aussi, chaque département a été invité à présenter le bilan des actions pour la période 1997-2007. Des actions qui ont mobilisé quelque 243 millions de DH pour la réalisation de projets de développement socioéconomique. La plus grosse part a été consacrée aux provinces de Khémisset (75,5 millions de DH) et Skhirat-Témara (63 millions). L’essentiel des projets a porté sur la mise à niveau des infrastructures et de la voirie. Le tout représente une enveloppe de 82 millions de DH. En 2006, une dotation de 4,2 millions de DH a été rajoutée pour renforcer la deuxième tranche du programme national des routes rurales. Mais cela ne suffit pas. Aussi, les élus ont-ils décidé de passer à la vitesse supérieure pour accélérer le désenclavement rural. Mais pour l’heure, les budgets des chantiers n’ont pas encore été déterminés.

Une chose est sûre, le ministère de l’Equipement confirme la construction d’un pont au niveau de la route 402, près de Sidi Yahia. A souligner aussi qu’une enveloppe de 16 millions de DH est réservée à la réalisation de 18 km de routes. «Mais avant de lancer ces travaux, il faut se concerter avec les autres secteurs, en particulier la santé et l’éducation nationale», rappelle à nouveau Berkia. Cette coordination préalable permet de bien choisir les sites pour la construction des infrastructures sanitaires et scolaires. Il s’agit d’en faciliter l’accès à l’ensemble de la population.

Par ailleurs, le représentant de l’académie régionale de l’éducation a soulevé le problème des classes surchargées. Pour lui, l’académie, avec ses moyens limités, ne pourra pas accompagner seule le développement urbain et l’accroissement démographique que connaît la région depuis une décennie. «Lors de la prochaine année scolaire, on estime que les classes accueilleront 50, voire 60 élèves, surtout dans la province de Témara», souligne le représentant du ministère. «A titre d’exemple, une seule école est en cours de construction dans la nouvelle ville de Tamesna dont la livraison des logements est prévue dans les trois prochains mois», avance le même responsable. Pour ce dernier, avec un budget de 176 millions de DH au titre de l’année 2008, on ne peut pas dépasser la construction de 12 établissements scolaires dans toute la région. Ce qui est en deçà des besoins réels.

Nour Eddine EL AISSI

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30 janv. 2008

Rabat/Transport urbain- Rififi autour de la ligne 55

. Des failles au niveau des procédures administratives

· Deux compagnies se disputent le gâteau


Le conflit qui oppose depuis plusieurs semaines les deux sociétés de transport Karama bus et STAB, s’enlise. Aussi, les autorités ont décidé de passer à l’action.

Lundi dernier, 60 bus appartenant à la première compagnie ont été arrêtés par les brigades de la police de circulation de Salé et mis en fourrière. Sans manquer de retirer les permis de conduire des chauffeurs opérant sur la ligne 55, objet du litige. Rappelons que l’exploitation de ce trajet a été dernièrement à l’origine d’un conflit entre les deux sociétés qui a dégénéré en de violents affrontements en pleine rue. Des personnes ont même été gravement blessées. La bagarre a pris des allures de guérilla urbaine avec la mise en place de barrages pour bloquer le passage des véhicules. Une situation déplorable qui prend en otage les usagers et qui trouve son origine dans une mauvaise gestion du dossier.

En effet, chaque société est, documents administratifs faisant foi, dans son bon droit. «Nous avions acquis d’une manière légale la société Raha bus à laquelle a été confiée la concession de l’exploitation des lignes 42 et 55», précise El Joumani Sidi Brahim, directeur de Karama Bus. Pour ce dernier, STAB ne veut pas de concurrent au niveau de Salé considéré comme son territoire protégé. «Notre tarif de 4 DH appliqué pour la ligne 55 a été apprécié par les habitants», souligne El Joumani. «Cette ligne, d’une longueur de plus de 76 km, facilite le déplacement des citoyens directement vers plusieurs quartiers de Rabat et de Salé, sans changement de bus», argumente-t-il. «Et jusqu’à présent, nous n’avions reçu aucun écrit de la wilaya nous interdisant expressément l’exploitation de cette ligne», conclut El Joumani. Autre son de cloche du côté du concurrent. Son patron, Abdellah Bouzid estime que «la concession est strictement personnelle, et, par conséquent, non partageable avec un autre exploitant». STAB est catégorique: la société Karama n’aurait jamais dû avoir l’autorisation de desservir la ligne 55.

Dans ce cas, qui a tort, qui a raison? En tout cas, une chose est sûre: depuis 2002, tous les opérateurs privés travaillent dans l’illégalité, car les contrats de concession n’ont pas été renouvelés. Ce conflit a permis également de révéler qu’une grande partie des opérateurs se trouvent en situation irrégulière vis-à-vis du fisc ainsi que des organismes sociaux. Des sommes colossales sont en jeu!

Des conditions dont devra tenir compte le futur délégataire des transports publics sur les agglomérations de Rabat, Salé et Témara. Rappelons que trois consortiums restent en compétition pour la gestion déléguée de ce secteur. Il s’agit de Keolis, National Express (maison mère d’Alsa) et Veolia. Les conditions de cet appel d’offres exigent la participation des opérateurs privés locaux dans le capital de la future société gestionnaire. Les compagnies de Bouzid et d’El Joumani ont rejoint Veolia. Mais la société Karama s’est retirée du groupe la veille de la remise des appels d’offres fin juin dernier. Ainsi, contrairement au groupe Bouzid, la société Karama ne pourra pas continuer ses activités à Rabat après la désignation du futur opérateur. «C’est ce qui explique le conflit autour de la ligne 55», selon certains observateurs.

Il est certain que les autorités devront au plus vite tirer les choses au clair et dénouer le problème. Sinon, la gestion déléguée du secteur risque de capoter. «Il s’agit d’un projet complexe qui porte sur des milliards sans oublier son importance pour l’avenir de la capitale», rappelle une personne proche du dossier. Les usagers attendent aussi impatiemment de savoir qui va assurer leurs déplacements quotidiens. Et dans les meilleurs conditions.

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Réserves



La wilaya et l’autorité délégante bouclent les dernières négociations avec chaque soumissionnaire pour examiner les conditions prévues dans les offres.
A titre d’exemple, Veolia soulève le problème des investissements pour l’aménagement des couloirs des futurs bus. Pour l’opérateur Alsa, il faut prévoir une clause en cas de pertes consécutives à la mise en service du tramway en 2010.

Aussi, le délégataire, pour éviter ce genre de problème, envisage de confier la gestion des bus ainsi que le tramway à un seul opérateur. Cela permettra également la mise en place d’un système de gestion efficace et faire bénéficier les habitants du système de l’intégration tarifaire.
Comme cela a été recommandé lors des travaux de la rencontre régionale de Skhirat sur les déplacements urbains, les 22 et 23 janvier (www.leconomiste.com).

Nour Eddine EL AISSI

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23 janv. 2008

Rabat: la réhabilitation des bâtiments scolaires s’impose


· Plus de 40% des écoles primaires concernées

· 6 établissements, à Salé, non raccordés aux réseaux d’eau et d’électricité


C’est lamentable. L’état des établissements scolaires au niveau de Rabat est désastreux. Une situation qui freine les objectifs de la réforme de l’enseignement. Ce constat a été soulevé lors des travaux du conseil d’administration de l’Académie régionale de Rabat, tenu récemment, sous la présidence d’Ahmed Akhchichine, ministre de l’Education nationale (www.leconomiste.com). Selon les données de l’Académie, en 2004, plus de 80% des écoles primaires de la région nécessitaient des interventions de réhabilitation.

Deux ans plus tard, ce taux atteint 45%. Le même constat est valable pour les établissements du cycle secondaire. Ainsi, la part des bâtiments concernés est de l’ordre de 30% en 2007 contre 60% en 2004. Mais l’effort de réhabilitation doit être plus soutenu, notamment au niveau des établissements du primaire. De fait, si plus de 90% des collèges et des lycées de la région sont dotés d’eau et d’électricité, près de la moitié des écoles primaires sont encore dépourvues de ce service de base.

Sur ce point, Tijania Fertat, directrice de l’Académie de la région de Rabat a soulevé le problème des arriérées réclamés par Redal, société chargée de la distribution d’eau et d’électricité. Une dette qui s’élève à 39 millions de DH. Un chiffre contesté par les services de l’Académie. «Dans tous les cas, on doit payer nos fournisseurs. Mais on souhaite que Redal, dans le cadre de la société citoyenne, nous applique des tarifs et des conditions de règlement préférentiels », avance Fertat. «Nous assurons un service social de premier ordre et nous présentons un client potentiel. La consommation annuelle de près de 600 établissements de la région avoisine les 20 millions de DH», ajoute-t-elle. En attendant de débloquer la situation, Redal refuse pour le moment de procéder à raccorder à son réseau certaines écoles.

Pour la directrice, il s’agit de 6 établissements scolaires à Salé. «A défaut de règlement jusqu’à présent de ses arriérés qui remontent à 2002, l’Académie est considérée pour nous en situation irrégulière», répond Jean Michel Tiberi, directeur de Redal. Pour la question des tarifs préférentiels, Tiberi rappelle que cela dépend du Conseil de la ville. Pour la direction de Redal, il faut trouver une solution à ce problème qui traîne depuis 2002. Plusieurs réunions ont été tenues entre les deux parties pour arriver à un terrain d’entente. Sur ce point, l’Académie propose un règlement de la dette étalé sur trois ans pour soulager le budget d’exploitation qui ne dépasse pas 76 millions de DH au titre de 2008.

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INDH: Le plan 2008 sur les rails


· Forte implication des équipes de quartiers

· Mobilisation d’une enveloppe de plus de 40 millions de DH

En matière d’Initiative nationale de développement humain (INDH), la région de Rabat passe à la vitesse supérieure pour l’année 2008. Une stratégie présentée dans le cadre d’une réunion du comité préfectoral de développement humain, tenue en fin de semaine dernière. Pour l’occasion, de nombreux responsables locaux ont été invités à participer aux travaux. En effet, les autorités compétentes misent sur l’implication des travailleurs sociaux et les acteurs associatifs. Le plan d’action devrait être opérationnel à partir de février.

Ainsi, cinq équipes réparties sur 10 quartiers de la capitale dépendant des arrondissements de Yacoub Al Mansour (4), Youssoufia (4) et Hassan (2) auront pour mission de créer des activités génératrices de revenus. Ceci pour permettre de faire face au problème du chômage et assurer une intégration socioéconomique d’une grande partie des jeunes de la capitale, surtout pour la catégorie des diplômés. La lutte contre la précarité figure également parmi les priorités du plan d’action 2008. Ainsi, sur une enveloppe globale de plus de 40 millions de DH, 14,5 millions de DH seront consacrés à ce chantier. Le reste sera réparti entre le programme urbain avec 24 millions DH et les actions transversales. Notons par ailleurs que cette réunion du comité préfectoral a été une occasion pour dresser le bilan de la période 2005/2007. Sur ce point, on retient le lancement de 160 projets durant cette période dont 80 initiés avec des ONG. Ceux concernant les années 2005 et 2006, soit 79 projets, sont presque achevés. Une partie des projets inscrits au titre de l’année précédente sont en cours de réalisation. Le coût de l’ensemble des ces projets s’élève à 178 millions de DH. La cadence de ce programme s’accélère après chaque année avec 81 en 2007 contre 67 en 2006.

Nour Eddine EL AISSI

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22 janv. 2008

Immobilier Rabat : le grand rush Emirati



Présent dans plusieurs pays, le groupe «Dubaï Holding» compte près de 40 sociétés opérant dans les secteurs des nouvelles technologies, des médias, du tourisme, du contrôle sanitaire, de l’immobilier, de l’énergie, de l’industrie et d’autres activités d’investissement. Bien entendu, le Bouregreg, c’est eux.

C’est le chantier qui aura permis à cet investisseur à la force de frappe financière titanesque de prendre pied, et par la grande porte au Maroc. Pour la réalisation de la première tranche de l’aménagement de la vallée de Bouregreg, baptisée «Amouaj», «Dubaï Holding» a confié cette mission à sa filiale Dubai International Properties (DPI). En chantier notamment, complexes résidentiels, hôtels et marinas.

Le groupe, présidé par Mohamed Gergawi, reste cependant très discret. «Nous parlons peu, mais nous concrétisons», avait-il confié en réponse à une question sur les chances de réussite du projet en comparaison avec d’autres investisseurs arabes qui ne tiennent pas leurs promesses.

Dubaï Holding illustre assez bien le challenge de ce petit pays du Golfe: assurer sa diversification économique et ne pas compter que sur les revenus du pétrole.

La réalisation d’Amouaj vient répondre aux directives du célèbre Cheikh Mohammed Bin Rachid Al Maktoum, prince héritier de Dubaï, qui parie fortement sur le développement des relations entre les Emirats et le Maroc.

Aujourd’hui, les hommes d’affaires émiratis sont à l’affût de la moindre opportunité au Maroc. Tous les secteurs les intéressent et particulièrement l’immobilier touristique ou l’aménagement. Toutes les villes aussi. A Marrakech, le projet Cherifia porte sur la construction d’un complexe immobilier sur 100 hectares pour près de 1,5 milliard de DH.

Tout aussi discret que Dubaï Holding, le groupe Emaar est un autre investisseur non moins important. On le retrouve dans des mégaprojets touristiques et immobiliers à Casablanca, Marrakech et Tanger comme en témoigne le projet Tinja.

Ce dernier projet cumule les superlatifs. D’abord, par sa superficie. Le projet s’étend sur plus de 230 hectares situés sur la côte atlantique. Il prévoit la mise en place d’un projet touristique intégré. Il comprendra une marina, plusieurs hôtels de haut de gamme ainsi que divers modules d’animation. En fonction des études, il est possible que le projet se voit adossé la réalisation d’un ou plusieurs parcours de golf.

Il sera complété par la réalisation de plusieurs centres commerciaux de haut de gamme dans la plus pure tradition des pays du Golfe à l’image des malls américains. Le coût total prévisionnel du projet avoisine les six milliards de DH (650 millions de dollars US).

Les Emiratis de Emaar en charge de la réalisation du projet avaient depuis quelque temps dans leur point de mire la côte atlantique de Tanger.

Les titans de l’Arabie

Créée en 1997, Emaar properties est l’un des plus grand promoteurs immobiliers des pays du Golfe. Le groupe est en pleine expansion sur les marchés internationaux: notamment en Arabie saoudite, Jordanie, Maroc, Pakistan et l’Inde. Son fer de lance est le concept de communauté architecturale, achat et vente de propriété, mais aussi le financement de projet immobilier. Introduite en Bourse, elle est très présente sur le marché financier de Dubaï. En huit ans, Emaar properties s’est imposée dans le marché financier émirati. Le groupe fait partie d’un indice boursier nouvellement créé: DIFC l’Index de Titans de l’Arabie.

Il représente actuellement 5,7% de cet index qui comprend 50 sociétés de premier ordre placées partout dans la région. Pour l’année fiscale 2005, ses bénéfices nets ont explosé pour atteindre plus de 12 milliards de DH, soit 180% d’augmentation par rapport à 2004. La société est implantée au Golfe et en Asie et compte de ce fait entrer en force au Maroc.

Bouregreg: Coup d’accélérateur

LA signature de la convention entre la CDG et Dubaï Holding est synonyme du démarrage des travaux pour la première tranche du projet, baptisée Amouaj. Cela devra modifier la configuration de la vallée et donner une autre tournure à ce mégaprojet. C’est Dubai International Properties (DIP), filiale du groupe Dubaï Holding, qui prendra en charge, en grande partie, la réalisation de la séquence Amouaj. Car l’agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg mettra également la main à la poche. Rappelons que le projet comprendra un port de plaisance pour les yachts, une série d’hôtels et de stations balnéaires de 5 étoiles, un centre de conférences internationales et un méga complexe immobilier haut de gamme sur 200.000 mètres carrés. L’aménagement de la vallée comprend d’autres séquences. Mais les chantiers prioritaires restent le nouveau pont Moulay Al Hassan, d’une longueur de 330 mètres, qui nécessitera quelque 450 millions de DH et 30 mois de travaux. Sa réalisation permettra de disposer de larges espaces aménagés en esplanade piétonne, le long de la rive gauche et de créer des aires de promenade entre les Oudayas et la rue des Consuls. Le projet de tramway entre aussi dans ce cadre. Les études prennent fin prochainement. Le coût global du projet de tram s’élève à 2,660 milliards de DH.

Des équipements publics (des écoles, un lycée…) et un pôle universitaire sont également programmés sur une superficie de 25.000 m2 chacun. La création de nouveaux espaces est de nature à dynamiser la vie autour du fleuve. Au menu également, la multiplication des centres d’animation et de loisirs et des complexes commerciaux au milieu de paysages verdoyants, y compris un parc culturel.

La dépollution de la vallée est en cours, y compris le transfert des décharges publiques vers une nouvelle située à Oum Azza. Le société qui sera chargée de cette opération a été sélectionnée

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21 janv. 2008

Après Kénitra : effondrement à Rabat du plafond de la cour d’un appartement



Effondrement à Rabat du plafond de la cour d’un appartement : un mort et un blessé grave

Une personne a été tuée et une autre grièvement blessée vendredi à Rabat, suite à l’effondrement du plafond de la cour d’un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation de trois étages, au quartier de l’Agdal, apprend-on de source policière.
Les deux victimes, des maçons, étaient en train d’achever les travaux d’édification du plafond de la cour de cet appartement, probablement sans permis de construire. Un homme âgé de 27 ans a été tué sur le coup sous la violence du choc de l’effondrement du plafond de la cour, précise-t-on de même source. La deuxième victime a été transférée à l’hôpital Ibn Sina de Rabat.

L’effondrement du plafond de la cour est survenu vers 10 heures du matin, selon la même source. Un enquête a été ouverte par la police pour déterminer les circonstance exactes de ce tragique accident.


Edité le: lundi 21 janvier 2008.

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17 janv. 2008

Guerre des bus à Rabat


La guerre des bus a éclaté récemment entre deux sociétés de transports urbains reliant différents points entre les villes de Rabat et Salé. Il s’agit des sociétés Bouzid et Raha-bus qui vient d’entamer l’exploitation de la ligne 55 (objet du conflit) reliant Sala al Jadida à Souissi.

A quelques jours du nouvel an, des accrochages ont opposé les employés des deux sociétés qui se disputent la légalité de l’exploitation de la ligne 55. Celle-ci a été attribuée en 1990 au nom de la défunte société al Ikhlass qui a été mise en liquidation judiciaire en 1995 suite à des difficultés financières.

La société protestataire Bouzid vient d’adresser des missives aux autorités pour faire part de l’inexistence d’agrément juridiquement valable permettant à la société Raha-bus d’exploiter la ligne 55 et également la ligne 42.

Face à la montée de la tension et aux manifestations de violences de part et d’autre qui se sont soldés dans un premier temps par de nombreuses arrestations, les autorités locales ont procédé au déploiement des éléments de la police et des CMI pour éviter le renouvellement des accrochages.

Surtout dans les principaux points chauds des circuits routiers de la ville de Salé. Cette mesure a été prise en attendant que les autorités préfectorales trouvent la solution à ce litige et manifestent un peu plus de volonté à mettre fin à l’inadmissible laisser-aller qui envenime le quotidien de nombreux habitants des deux cités voisines.

Hassan Laghcha

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Projet Bouregreg : les Emiratis ne se retirent pas !

La vallée du Bouregreg est partie pour devenir l’un des pôles touristiques les plus attrayants du Royaume. Les travaux d’aménagement des deux rives lancés le 7 janvier 2006 par le Souverain, vont bon train.



Dans le cadre du projet de réaménagement de la vallée du Bouregreg, le port de pêche sera finalisé d’ici trois mois. Et courant janvier 2008, la procédure de la promulgation des plans d’aménagement sera lancée, affirment les responsables de ce projet colossal.

Du reste, l’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg entretient d’excellentes relations avec Sama Dubaï, partenaire émirati qui participe à 50% dans la réalisation du projet « Amwaj ».

Les propos sont ceux de Lemghari Essakl, directeur de l’Agence, qui intervenait lors d’un point de presse à Rabat, le 7 janvier courant, à l’occasion du 2e anniversaire du lancement des travaux d’aménagement de la vallée par le Souverain. En effet, a-t-il assuré, contrairement aux rumeurs ayant été repris par un hebdomadaire francophone de la place, les émiratis ne se retireront pas du projet. Mieux, ils souhaitent fortement développer davantage de séquences dans ce méga-projet, indique Essakl. « Sama Dubaï tient au projet de bouregreg, plus que jamais », insiste-t-il. Et d’ajouter : « il y a des discussions entre Sabr aménagement et notre partenaire émirati. Certes, sur certains points nous ne sommes pas d’accord, mais sur d’autres nous partageons nos points de vue. Cela dit, aujourd’hui, il n’y a pas de difficultés dans notre relation avec les Emiratis », tient à souligner M. Essakl, s’adressant aux journalistes présents.

Par ailleurs, sur le terrain, les travaux de réalisation du projet vont bon train. La visite guidée organisée par Sabr Aménagement a permis aux représentants des média de s’informer des réalisations accomplies et des autres échéances en vue. Toute l’équipe Bouregreg était présente sur site pour faire le point, notamment sur l’état d’avancement de la séquence 1 « Bab al Bahr ». Développée à 100% par Sabr Aménagement, cette séquence repose sur divers aménagements hydrauliques et portuaires ainsi que sur la création de nouveaux espaces urbanistiques. Elle comprend en particulier de larges espaces de promenades et des jardins sur les deux rives. Une cité des arts et métiers sortira aussi de terre sur la rive droite.

Pour ce qui est des investissements, la réhabilitation des deux digues et la réalisation du port de pêche devront coûter quelques 110 millions de dirhams. « Des dizaines de milliers de m3 de rochement ont été nécessaires pour l’opération d’extension de la digue », explique Said Zarou, directeur des aménagements. Et de préciser : « actuellement, les travaux de réalisation de musoirs sont en cours, et la digue de l’estuaire, longtemps abandonnée, est en train d’être consolidée ». Actuellement en construction, le port de pêche sera fin prêt en mars 2008, a-t-il indiqué.

Autre projet d’infrastructure, la marina. Le coût global de ce port de plaisance s’élève à quelque 180 millions de dirhams. D’une superficie actuelle de 4,2 hectares pour le bassin, la marina fluviale de Salé devra connaître des extensions. Et ce, après la construction du nouveau pont Moulay EL Hassan. L’ouverture de cette marina est prévue pour février 2008, soulignent les responsables sur le chantier. La capitainerie en cours de réalisation, sera fin prête fin février 2008.

Les travaux d’aménagement de la vallée c’est aussi la réalisation de nouveaux ponts. Le premier à construire est le pont Moulay El Hassan, qui aura le mérite de permettre à de grands bateaux de naviguer facilement sur le fleuve. D’une hauteur de 10 mètres, cet ouvrage remplacera l’actuel pont qui relie les deux rives et devra être finalisé, en juin 2010. Les grands travaux de terrassement avec la pose des rails devront être lancés très prochainement, a-t-on affirmé. A noter qu’« une partie de l’ouvrage devra être livrée bien avant cette échéance pour permettre à l’équipe de Tramway de pouvoir monter les rails. Car, la première rame devrait normalement être livrée fin 2009 », fait savoir M. Essakl.

Autre composante principale de Bab al Bahr, le tunnel. Les travaux de construction de cet ouvrage, qui s’étend sur 1,200 km, sont en cours de réalisation sur la rive gauche. Ils seront finalisés, à l’horizon 2010, souligne l’Agence. Pour un montant d’investissement de 490 millions de dirhams, le tunnel servira à soulager la circulation urbaine dans cette zone. « Il permettra aussi de protéger les habitants de l’ancienne médina des nuisances de la population atmosphérique et sonore », souligne Omar Benslimane, directeur de la Communication.

Naïma Cherii

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16 janv. 2008

Un coup de jeune pour le Théâtre Mohammed V de Rabat



· La nouvelle direction dévoile son plan d’actions

· Ouverture d’un café-théâtre en mars prochain


«Le rôle du Théâtre national Mohammed V ne doit pas se limiter uniquement à une salle de spectacles et de manifestations de tous genres», a indiqué d’emblée Abdellatif Nassib El Mesnaoui, le nouveau directeur de cet établissement lors de sa première rencontre la semaine dernière avec les responsables des troupes théâtrales régionales.

Pour lui, ce lieu doit être utilisé particulièrement, et comme prévu par le dahir de sa création, pour la promotion du théâtre. «En 2006, la part de ce dernier dans les manifestations abritées par cet établissement ne dépasse pas 34% dont 7% pour le théâtre de l’enfant», explique El Mesnaoui. La grande partie restante est répartie entre le cinéma, les manifestations politiques et les expositions promotionnelles commerciales. Profitant de sa rencontre avec les professionnels, El Mesnaoui a présenté son plan d’action pour 2008 à travers lequel il ambitionne d’initier une gestion moderne et rationnelle du Théâtre national de Rabat.

Le premier travail à effectuer est de réglementer les procédures de son exploitation. La nouveauté sur ce volet est la fin de la gratuité pour l’utilisation des différents locaux du théâtre comme cela était le cas auparavant. Cette décision «provisoire» a été prise lors de la réunion du conseil d’administration de cet établissement qui s’est tenu en juillet dernier. Ainsi, à titre d’exemple, les tarifs par jour de réservation de la grande salle du théâtre oscillent entre 3.500 DH jusqu’à 45.000 DH. La fixation des prix varie selon plusieurs paramètres dont le plus déterminant est celui de la nature de la manifestation et le statut de l’organisme demandeur.

D’autres éléments sont pris en considération comme le jour du spectacle ainsi que la tranche horaire choisis. Outre le volet tarifaire, la direction de l’établissement prépare actuellement un manuel de procédure pour la réservation et l’exploitation des locaux du théâtre.

Pour le directeur de cet établissement, «l’amélioration de nos recettes est indispensable pour contribuer au financement des travaux de réhabilitation de ce complexe». Sur ce point, El Mesnaoui tire la sonnette d’alarme sur l’état de dégradation des équipements, en particulier la partie concernant la machinerie dont le fonctionnement pourrait présenter un danger pour les artistes. «Depuis 2004, le théâtre n’a pas reçu de budget d’investissement pour renouveler et moderniser ses équipements », rappelle-t-il.

Les deux nouveaux ministres des Finances et de la Culture ont été sensibilisés à la gravité de la situation, selon le responsable du théâtre national. « Pour cela, une enveloppe supplémentaire de 5 millions de DH a été accordée exceptionnellement au titre du Budget de 2008 pour attaquer ce problème de machinerie», avance-t-il. A cela s’ajoutent d’autres projets en cours de réalisation. Il s’agit de la construction d’un café-théâtre dont l’ouverture est prévue en mars prochain.
Cet espace, situé dans l’enceinte du théâtre, constituera un point de rencontres pour les artistes, les jeunes talents et le public.

La réalisation de ce bâtiment a nécessité la mobilisation de près de 1,7 million de DH. Les travaux d’aménagement d’un centre de formation pour les jeunes ont été entamés. Notons enfin que le budget de fonctionnement de cet établissement s’élève à 15 millions de DH avec 57 fonctionnaires en charge. Selon El Mesnaoui, le profil d’une partie du personnel ne répond pas aux besoins actuels du théâtre national. Pour cela, un plan de formation et de perfectionnement est au programme cette année. La direction envisage aussi de lancer un avis de candidature à travers la presse pour recruter trois techniciens spécialisés. « Fini les recrutements ne répondant plus aux besoins de l’établissement », conclut El Mesnaoui.

Nour Eddine EL AISSI

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Rabat : halte aux incivilités


Elles sont hélas fréquentes, les incivilités, bien entendu. Mais ce qui est plus grave pour une société, c’est le laisser faire, le laisser aller, et donc la banalisation. Les autorités qui ne font pas leur travail d’application des règles et des lois, sont autant responsables que ceux qui commettent des infractions sachant qu’ils ne courent aucun risque.

La vie en communauté exige des règles, des lois, des interdits, et surtout le respect par tous de ces exigences sans lesquelles une société se désorganise. Il ne peut en effet y avoir d’ordre, dans le désordre.

Ce que je vais décrire dans la capitale est hélas commun à de nombreuses villes de notre pays. Encore que Rabat est une ville particulière, ceux qui y habitent et qui se croient au dessus des lois, sont plus nombreux qu’ailleurs.

Dans une société organisée, les règles sont pour tous, les interdits pour tous, et les lois applicables à tous. Il ne peut y avoir de démocratie si la justice ne s’applique pas à tous, du bas de l’échelle, jusqu’à sa plus haute marche.

En matière de lutte contre les dérives écologiques et sociétales, j’ai vu des politiques de différents bords se succéder aux affaires locales. A l’analyse le constat est le même, pas de grands changements.

Je circule dans les artères et artérioles de la capitale, ayant un moteur dans ma voiture, je produis des gaz toxiques dans l’atmosphère, et je pollue.

Je dois dire que mon souci d’écologiste, m’incite à un usage limité de mon véhicule. Seules les contraintes professionnelles sont honorées, ma vitesse en ville est limitée, les consignes et règles de circulation, strictement respectées.

Ce n’est là qu’un devoir de citoyen, que je ne m’impose même pas, je le respecte pour marquer mon respect envers les autres et la nature, cette oubliée du monde moderne.

Les autres, ce sont les citoyens avec lesquels je partage le circuit urbain de la ville et les autorités qui ont imposé les règles et fixé les interdits qui en découlent.

Quelques exemples d’interdits vont me permettre de rentrer dans le vif du sujet.

Les arrêts aux feux rouges sont une obligation de sécurité d’abord et de priorité partagée pour les uns puis les autres. C’est la seule façon de pouvoir circuler sans paralyser le trafic. Hélas le nombre de conducteurs qui grillent les feux rouges est impressionnant.

Quant on peint les trottoirs successivement en rouge et en blanc, cela veut dire qu’il est strictement interdit d’y garer des véhicules. Le nombre de voitures en stationnement prohibé est colossal.

Fut un temps où les trottoirs étaient les lieux de passage pour les piétons.

Actuellement ce sont des parkings, et pour donner l’exemple on y trouve garées perpendiculairement et interdisant totalement le passage, des voitures officielles de couleur bleue.

Garer des voitures en double file sur la rive droite et la rive gauche d’une avenue mise en sens unique pour faciliter la circulation, cela est interdit aussi.

Occuper le réseau urbain comme le font les chauffeurs de taxis, sans aucun respect des règles, cela aussi mérite des corrections. L’éduqué respecte son lieu de travail.

Comme vous tous, je constate que tous les interdits sont bafoués, et que chacun fait ce qu’il veut où bon lui semble, c’est cela le désordre grandissant et grave qu’il faut corriger.

Pour diminuer la pollution, augmenter la sécurité, améliorer la fluidité du trafic en ville, il faut contraindre au respect des règles, et sanctionner sévèrement toutes les infractions.

C’est un devoir des autorités, car si on continue dans ce laisser-faire et ce laisser-aller, on banalise les infractions qui deviennent des actes normaux, puisque répandus et non réprimés.

Il faut des agents de la circulation avec des consignes strictes, des policiers intraitables puisque la sécurité dont ils ont la charge est en jeu. La collecte financière de toutes les infractions, permettrait de doubler les effectifs dans le recrutement des agents de la circulation.

La circulation à Rabat est dans un immense désordre, il est impératif de faire revenir l’ordre, pour lutter contre la « sur-pollution ». Quand des chauffards bloquent la circulation et contraignent aux arrêts et aux ralentissements, la pollution est bien entendu augmentée, c’est ce que j’appelle la « sur-pollution ». Nous respirons, et plus grave, nos jeunes enfants respirent un air de plus en plus toxique et de plus en plus agressif. Ne pas engager une lutte pour un air moins toxique relève d’une immense irresponsabilité. Prenons, tous, nos responsabilités et agissons.

Cette lettre est à lire par les responsables de l’Intérieur, par les responsables de la Santé, par les Walis et les maires des villes, mais aussi et surtout par tous ceux qui bafouent les lois et engendrent le désordre, l’insécurité, la pollution et la maladie.

Docteur Fayçal Bouhlal

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Opération Achoura 2008 : le sourire à des centaines d'enfants hospitalisés et orphelins.


Parler Achoura, c'est parler de coutumes qui se transmettent d'une génération à l'autre.

Pour les enfants, c'est une joyeuse célébration lors de laquelle ils se voient offrir de nouveaux jouets, et des fruits secs.

Pour les adultes, c'est une commémoration religieuse et un événement qui rappelle à la générosité pour aider ceux qui sont dans le besoin.

En cette occasion, nous souhaitons donc joindre l'utile à l'agréable en consacrant l' " Opération Achoura 1429 " pour deux causes :

• "Sourires d'enfants" : Apporter la joie et le sourire aux enfants qui n'ont pas la chance de vivre les festivités d'Achoura et de se voir offrir comme les autres enfants des jouets.
• "Aide Médicale" : Aider les enfants hospitalisés nécessiteux à couvrir les frais de leurs traitements médicaux.

Les montants collectés seront, à cet effet, réservés à hauteur de 30% pour Sourires d'enfants et de 70% pour l' Aide médicale.

Les cibles:

1/ Sourires d’enfants

2/ Aide médicale


Les cas les plus nécessiteux parmi environ 350 enfants hospitalisés aux CHU de Rabat et de Casablanca.

En 2007, Sourire d'Espoir a déboursé, grâce à vos dons, environ 200.000 DH dans l'aide médicale.

La collecte s'étalera du 07 au 25 janvier 2008.

Contacts :· Rabat :
Najat NASSIT : 061 08 85 51 ou najat.nassit@souriredespoir.org
Mourad ZEKRAOUI : 061 15 78 78 ou mourad.zekraoui@souriredespoir.org

· Casablanca :
Asmaa GHAZZAR : 060 81 55 04 ou asmaa.ghazzar@souriredespoir.org
Aziz Taous : 070 74 97 06 ou aziz.taous@souriredespoir.org

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11 janv. 2008

Célébration du 64ème anniversaire du Manifeste de l'Indépendance


Leçons de l’histoire

C'est dans un élan de fierté et de détermination que le peuple marocain célèbre ce vendredi le 64ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l'Indépendance. Le 11 janvier 1944, ce Manifeste a été, en effet, présenté à Feu SM Mohammed V.

Des copies en ont été également remises aux autorités du Protectorat et aux représentants des Etats-Unis et de Grande-Bretagne à Rabat ou envoyées au représentant de la défunte URSS.

Il a été signé par 67 personnes dont trois demeurent encore en vie, à savoir Haj Othmane Jorio, El Hachmi El Filali et Aboubakr El Kadiri.

Entre autres requêtes, ce document dont le plus jeune des signataires fut Abderrahim Bouabid et qui portait également le paraphe d'une seule femme; à savoir Malika El Fassi, comportait certaines revendications relatives à l'indépendance du pays, ainsi que les démarches qu'il fallait entreprendre auprès des pays concernés pour garantir celle-ci et permettre l'intégration du pays au groupe des Etats ayant approuvé la Charte de l'Atlantique.

Le document insistait, par ailleurs, sur l'intérêt Royal porté au processus de réformes et à la création d'un régime politique garantissant les droits et devoirs de toutes les composantes du peuple marocain. La présentation du Manifeste de l'Indépendance a été suivie par une vague de manifestations. Notamment le soulèvement du 29 janvier 1944 au cours duquel de nombreux martyrs sont tombés sur le champ d'honneur.

Dans ce climat de lutte que le Trône et le peuple menaient en parfaite symbiose, les autorités coloniales et leurs affidés ont tenté en vain d'empêcher le pays d'accéder à une indépendance devenue inéluctable.

Véritable défi à la puissance d'occupation, la visite historique, le 9 avril 1947, de Feu Mohammed V à Tanger, fut l'occasion pour le regretté Souverain, de réaffirmer dans son discours historique les aspirations du peuple marocain à l'indépendance et son attachement aux valeurs sacrées de la Nation, une position qu'il allait renouveler lors de sa visite en France en octobre 1950.

Face à l'action qu'il déployait dans ce sens, les autorités coloniales décidèrent, le 20 août 1953, de le déporter ainsi que les membres de sa famille.
Cet acte a servi de détonateur aux opérations de résistance qui se sont poursuivies crescendo jusqu'à la proclamation de l'Indépendance et le retour triomphal du Souverain légitime et de la famille Royale.

A son retour au Maroc, Feu Mohammed V a proclamé la fin du "petit Jihad" pour le recouvrement de la liberté et le début d'une nouvelle ère, à savoir celle du "grand Jihad" pour l'édification d'un Maroc nouveau, libre et indépendant.
L'esprit de cette épopée a marqué à jamais le Maroc, comme en témoigne la détermination sans failles affichée par notre pays pour parachever son intégrité territoriale et conforter son développement et son processus démocratique.


D'après MAP

la photo est celle du journal l'Istiqlal du 10 janvier 1959.

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10 janv. 2008

Projet Bouregreg : le timing des chantiers bien respecté



· Les règlements avoisinent un milliard de DH

· L’Agence entame l’opération du développement du site


Le projet de l’aménagement de la vallée de Bouregreg pourra constituer un modèle à suivre pour le respect des délais d’avancement des travaux. Certains chantiers ont même été livrés avant la date prévue. Pour se rendre compte de cette réalité, l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AMVB) a organisé pour la presse, lundi dernier, une visite de ce mégaprojet lancé il y a deux ans. « Après les travaux d’infrastructures, on passera au développement des zones aménagées de la phase 1 du projet », explique Lemghari Essakl, directeur général de l’Agence. Rappelons que la première phase du projet en cours est composée de deux tranches, Bab Al Bahar et Amwaj.



Pour l’heure, le montant total de règlement au titre de cette première phase avoisine un milliard de DH. L’ensemble des projets lancés dans le cadre de la première séquence est achevé ou est bien avancé. Il s’agit en premier lieu de la marina dont les travaux ont été terminés en juillet 2007. « Elle sera opérationnelle en mars prochain », affirme Essakl. La gestion de cette infrastructure sera confiée à une filiale de l’Agence qui détient 100% de son capital. Pour assurer une bonne gestion de la structure, l’Agence a fait appel à un professionnel international. Sa mission est de former les équipes qui travailleront sur le site. Même chose pour les quais et débarcadères de Rabat qui ont été livrés l’été dernier.

Par ailleurs, il faut retenir l’avancement des travaux de construction du port de pêche à Salé. « Les travaux seront achevés fin mars », selon Said Zarrou, directeur pôle aménagement au sein de l’Agence. « De grosses économies ont été réalisées dans ce projet. En effet au lieu de 200 millions de DH, l’Agence a déboursé 60 millions de DH », souligne-t-il avec fierté. Juste à côté de ce port, l’Agence a aussi mis les bouchées doubles pour le renforcement des digues. Notons également la fin de l’opération de dragage du chenal qui permettra d’assurer une parfaite navigabilité du fleuve. Les travaux vont bon train également pour les projets du pont Moulay El Hassan et du tunnel sous les Oudayas. Rappelons que le coup d’envoi des travaux du pont a été donné récemment par le Souverain (cf :www.leconomiste.com).

Pour le tunnel, et après l’achèvement des creusements, les responsables de l’Agence vont se pencher sur le développement du site. Pour ce faire, une société a été créée en partenariat avec le Consortium Al Maabar international afin d’aménager la zone de Bab Al Bahr.


Ce partenariat concerne uniquement 30 ha sur une superficie totale de 70 ha.
Le programme de développement vise la réalisation des projets résidentiels, touristiques et de loisirs sur une surface plancher d’environ 500.000 m2La construction de deux hôtels et des espaces bureaux figure au menu. Outre les hôtels et les locaux commerciaux, cette partie comprend également une cité des arts et des métiers, conçue comme un musée à ciel ouvert pour la promotion de l’artisanat local.

Enfin, notons la poursuite des travaux d’aménagement de la séquence Amwaj. Plus de 2 millions de m3 de déchets ont été enlevés.

Nour Eddine EL AISSI

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Plus de 44 projets de développement réalisés depuis 2003 à Rabat


Le Conseil de la préfecture de Rabat a réalisé de 2003 à 2007 plus de 44 projets de développement d'un montant global de plus de 277,48 millions de DH destinés au renforcement des infrastructures de base de la préfecture, a indiqué, mardi, le Chef de la Division de la planification, de l'aménagement et des affaires techniques à la préfecture.

Intervenant lors d'une rencontre d'information initiée par le Conseil préfectoral en présence des autorités locales, des élus, des chefs des services extérieurs et des représentants d'associations, le responsable a donné un aperçu sur les réalisations qui ont vu le jour durant le mandat de l'actuelle assemblée préfectorale dans les domaines des routes, de la mise à niveau des boulevards, des avenues, des places publiques de la ville et des périmètres urbains ainsi que dans d'autres secteurs qui ont concerné, entre autres, la restauration des monuments historiques de la capitale.

L'enveloppe financière allouée aux 13 projets de mise à niveau des principales avenues, des trottoirs, des places publiques, d'ouverture de routes et d'aménagement des périmètres urbains est estimée à 181,99 millions DH, a ajouté le responsable.

L'éclairage public (7 projets) a nécessité des crédits de 12,37 millions de DH, a-t-il dit dans son exposé axé, également, sur les efforts déployés dans le domaine des espaces verts qui ont coûté quelque 4,66 millions de DH.

Il a, en outre, présenté les principaux projets réalisés dans le domaine de la construction et de la rénovation des édifices publics administratifs, hospitaliers, sportifs et scolaires, indiquant à ce sujet que ces réalisations ont nécessité un montant de 13,79 millions de DH.

Intervenant à cette occasion, Hassan Amrani, wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, gouverneur de la préfecture de Rabat, a souligné l'importance de cette réunion qui a permis de donner une idée sur les différents projets qui ont vu le jour durant le mandat de l'actuel Conseil préfectoral.

Il a aussi évoqué les projets programmés durant la période 2008-2009 et s'est félicité de la coopération fructueuse manifestée par les membres du Conseil en ce qui concerne la gestion des affaires locales.

L'ordre du jour de cette rencontre comportait plusieurs points, dont des exposés sur le transport urbain à Rabat, les programmes réalisés dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et la gestion des ressources humaines.

Par MAP

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4 janv. 2008

A Rabat grâce à DOMAINE, les enfants découvrent la nature en s'amusant

matin Amener les enfants à découvrir, observer, manipuler, agir et interpréter la nature et l'environnement, tel est l'objectif du Centre d'éducation à l'environnement, le “D.O.M.A.I.N.E” créé dernièrement par l'Association marocaine des petits débrouillards (AMPD), qui a vu le jour en 2005.

En plus d'être un centre, ce lieu est également une ferme pédagogique destinée aux groupes scolaires et associatifs qui souhaitent développer des projets dans le domaine de l'environnement ou qui sont à la recherche de lieux de découverte et d'exploration de la nature. «Nous avons réalisé ce projet en collaboration avec Mounia Boga, une professionnelle de l'éducation. Cela va nous permettre de développer des activités pédagogiques avec la nature et l'environnement. Nous avons recruté deux animateurs pour travailler à temps plein: un licencié en biologie et un agronome. L'intérêt aussi de ce centre est de créer des outils pédagogiques sur la nature et l'environnement qui seront mis à la disposition des visiteurs. Les classes fonctionnent du lundi au samedi de 9h 30 à 16h 30 et l'accueil se fait uniquement sur rendez-vous», explique Badr Bellahcen, président de l'AMPD et membre de la Fédération international des petits débrouillards.

Situé sur la route d'Akrach, à 3 minutes des potiers de Salé, le “D.O.M.A.I.N.E”, dont la capacité d'accueil est de 60 élèves, est doté de quatre espaces: une salle de cours et d'exposition, une animalerie contenant des aquariums, des vivariums, une volière, une bergerie, une mare pédagogique et un potager. «Nous avons également prévu un espace de détente très verdoyant et une aire de pique-nique», souligne Badr Bellahcen. Plusieurs modules sont développés par les petits débrouillards tels que animaux, plantes, eau, irrigation, énergies, déchets, odeurs et parfums et enfin les cinq sens. D'autres thèmes sont également abordés à travers des visites de l'animalerie, de la bergerie, du vivarium, des expositions, des films documentaires, des ateliers d'expérimentation…. En plus de cela, un certain nombre d'activités sont proposés par le “D.O.M.A.I.N.E'' telles que des centres aérés, des mini-stages, des anniversaires, des fêtes et kermesses, des colonies de vacances, des randonnées autour de la ferme (vallée d'Oulja)… «Notre objectif principal est d'inciter les élèves à la curiosité, à la débrouille et au questionnement. Nous les poussons à se poser des questions sur la vie, la nature, le ciel…», insiste Badr Bellahcen.

En décembre 2006, l'association, en collaboration avec le Conseil d'arrondissement Agdal-Riad de Rabat, a ouvert le premier centre au Maroc de vulgarisation scientifique et technique «Espace Science». Depuis sa création, près de 1.600 élèves se sont initiés à des activités scientifiques d'une manière simple et amusante. Et parallèlement aux activités du centre, l'AMDP encadre et anime 8 clubs de “petits débrouillards'' à travers le Maroc et est présente au niveau de 15 écoles entre Rabat et Salé. De la même manière, elle organise des sessions de formation, des manifestations et des évènements afin de favoriser les échanges entre les jeunes. D'ailleurs, en février 2007, l'AMPD a lancé, avec le ministère du Développement social, «Sciences dans la rue, science citoyenne». Un événement qui avait pour objectif de réaliser douze animations au sein des maisons des citoyens dans douze régions. «Le but était d'interpeller les gens sur des questions de citoyenneté en utilisant des arguments scientifiques. Nous avons réussi notre pari puisque nous venons tout juste de boucler notre douzième formation à Boujdour, Smara et Dakhla», conclut Badr Bellahcen.

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Le “petit débrouillard”

Ce concept est né il y a près de 16 ans au Maroc. «Au départ, c'était de petits clubs au sein de quelques associations. Et en 2005, nous avons décidé de créer une association à part entière. Mais le concept est canadien», explique Badr Bellahcen. En effet, L'initiative des débrouillards est née en 1984 au Canada. Et depuis, de nombreuses associations ont été créées à travers le monde: France, Tunisie, Algérie, Maroc, Liban, République tchèque, République slovaque, Belgique, Allemagne, Russie, Mexique, Chili. Leur objectif : faire partager la curiosité scientifique et proposer aux enfants la science comme un loisir. Par Dounia Z. Mseffer | LE MATIN

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3 janv. 2008

Lignes de bus 42 et 55 de Rabat : le ministre de l’Intérieur interpelé au sujet de leur exploitation illégale


Dans une plainte adressée au ministre de l’Intérieur, la Société de Transport Bouzid (STB) dénonce "le refus d’obtempérer à la décision d’arrêt de l’exploitation non autorisée des lignes 42 et 55 par les sociétés Raha Bus, Karama Bus et Lux-Transport".

L’exploitation des deux lignes en question, attribuée initialement à une société qui a, par la suite, fait faillite devait, en principe, faire l’objet d’une nouvelle convention avec la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Au lieu de cela, assure le plaignant, un contrat a été établi directement entre les sociétés ce qui s’inscrit contre les termes de la convention stipulant expressément son caractère personnel.

STB précise dans sa doléance adressée au ministère de l’Intérieur que, lors d’une réunion tenue récemment au siège de la wilaya, les trois sociétés n’ont pu produire de documents justifiant le droit à la desserte des lignes objets du litige, en l’occurence une convention de concession établie en leur nom.

Cet abus de pouvoir, regrette STB, est pour elle source de préjudice vu l’énorme manque à gagner qui en découle. Car, précise ses représentants, l’exploitation de ces deux lignes, notamment la ligne 55, empiète sur d’autres lignes qu’exploite cette même société.

Selon ces représentants, l’ordre a bel et bien été donné par la wilaya pour que cesse l’exploitation, jugée illégale, de ces deux lignes d’où le refus d’obtempérer, signalé en objet dans la lettre adressée au ministre de l’Intérieur.

Enfin, les plaignants, tout en insistant sur le préjudice subi et les repercussions de l’exploitation outrancière des lignes objet de contestation sur la marche normale du secteur de transport urbain au niveau de la wilaya, demandent au ministre de l’Intérieur de donner ses instructions pour l’arrêt immédiat et définitif de l’exploitation de ces deux lignes.

M.S.

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