Rabat-Salé : le transport urbain n’apporte rien à la commune
· 10,5 millions de DH de redevances non recouvrés depuis 2002 selon la Cour des Comptes
Le transport urbain a été au centre des investigations des juges financiers de la Cour régionale des comptes. En tout, 10 sociétés concessionnaires ont été auditées.
Les aspects traités concernent le cadre juridique des contrats de concession et les manquements relevés au niveau de l’exécution des clauses. D’emblée, le périmètre desservi dans le cadre des concessions dépasse le ressort territorial de l’ex-commune urbaine de Rabat, signataire du contrat. Ainsi le montage institutionnel, base de la concession, n’a pas été respecté. En effet, l’itinéraire desservi s’étend de Rabat-Salé à Temara et Skhirate.
De plus, le reste à recouvrer, au titre des redevances, auprès de toutes les sociétés concessionnaires, s’élève à plus de 2,2 millions de DH. La situation arrêtée à fin 2006 fait ressortir un reliquat de l’ordre de 1,8 million de DH. Auquel s’ajoute le montant des pénalités pour non-respect des dispositions du cahier des charges. Mais plus important, les redevances non encore prises en charge.
Selon la situation établie par la division des Finances locales à la wilaya de Rabat-Salé, les sociétés concessionnaires demeurent redevables à la commune de 8,3 millions de DH non encore prises en charge par le trésorier communal. Le montant correspond à l’exploitation durant la période 2002 à 2006.
De ces irrégularités, le président de la commune urbaine de Rabat s’en défend bien entendu. «Le dossier de la gestion du transport urbain est géré par les services centraux du ministère de l’Intérieur, tant au niveau de l’élaboration des études et des programmes que de la préparation des cahiers des charges», est-il spécifié. Ceci étant, la commune n’a cessé de revendiquer la gestion de ces dossiers.
A. B.
Libellés : Economie, Vie de la cité


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