Régie du transport en commun de Rabat-Salé
Le personnel sans salaire depuis plus de trois mois
Le calvaire du personnel de la régie autonome du transport urbain de Rabat-Salé est loin d’être terminé. Et pour cause, les salariés de « la défunte » régie, qui s’élèvent à plus de trois cents, n’ont pas perçu leurs salaires depuis le mois d’avril dernier. Ces derniers qui n’aspirent plus à partir en vacances faute de moyens, espèrent aujourd’hui obtenir leurs émoluments pour faire face à des dépenses plus contraignantes, celles relatives à la rentrée scolaire et au mois de ramadan qui pointe du nez.
Afin d’obtenir justice, le syndicat des ouvriers et salariés de la régie autonome a frappé à toutes les portes, dont celle de l’un des responsables de ce dossier, qui n’est autre que la mairie de Rabat, mais en vain. Toutes les démarches entreprises n’ont pas réussi en effet à faire évoluer le dossier d’un iota.
Fort de cet échec, le syndicat a décidé, dans un ultime recours, de frapper à la porte du premier ministre. La lettre adressée à Abbas El Fassi sous l’objet « souffrances », et dont des copies ont été adressées au ministre de l’Intérieur et aux maires de Rabat et de Salé, est revenue sur les résultats « de la politique de marginalisation, de discrimination et d’exclusion» dont ont été victimes les salariés de la régie. Ces derniers, qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans travail suite à la fermeture de la régie, doivent logiquement prendre part au projet de restructuration du secteur du transport en commun de Rabat-Salé. Mais en attendant la mise en place de cette solution alternative, les autorités de tutelle devaient poursuivre le versement des salaires du personnel durant cette période transitoire.
Mais cette opération est loin d’être automatique.L'on rappelle en effet que les derniers émoluments reçus par les salariés durant le mois d’avril ne l’ont été qui suite à de longues semaines de lutte et de souffrance. L’histoire se répète à nouveau après le retard enregistré dans le versement des sommes dues au personnel. Aujourd’hui, et en tirant la sonnette d’alarme sur les retombées sociales de ce retard, le syndicat demande la résolution définitive de ce problème et d’être associée au débat et aux concertations qui se tiendront dans l’avenir afin de défendre les droits et préserver les acquis du personnel.
Amina SALHI
Libellés : Aménagement du Bouregreg, Economie, Vie de la cité


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