3 avr. 2008

Aménagement de la vallée du Bouregreg - "Nous respecterons le timing" : entretien avec M. Lemghari Essakl, DG de l’AAVB


· Une filiale pour l’exploitation du tramway

· Une cité lacustre en projet


Le chantier est colossal. Et pour la région de Rabat, il constitue un levier de développement local. En effet, l’aménagement de la vallée du Bouregreg, lancé en 2006, rythme désormais la vie des habitants. Et, selon Lemghari Essakl, directeur général de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB), les ouvrages seront livrés dans les délais.

· L’Economiste: L’aménagement de la vallée du Bouregreg est mené sur plusieurs fronts. Les chantiers sont-ils dans les temps?

- Lemghari Essakl: Tout à fait. Le pari est de taille et nous avons l’intention de le gagner.
La plupart des chantiers sont en cours de réalisation comme la marina, le pont Moulay El Hassan, le port de pêche, le tunnel sous les Oudayas et le tramway. Pour ce dernier volet, rappelons que le dernier conseil d’administration a donné son accord pour la création d’une filiale qui sera chargée de sa réalisation et de son exploitation, annoncée pour 2010.

· Le financement de ces projets ne pose-t-il pas un problème pour la trésorerie de l’Agence?

- Pas du tout. Pour l’heure, nous disposons d’une trésorerie confortable permettant d’honorer les décaissements prévus en 2008.
Toutefois, il faut noter qu’en 2009 et 2010, la cadence va s’accélérer. Mais on pourra recourir à des emprunts pour assurer la mobilisation d’une partie des fonds nécessaires pour financer l’achèvement des travaux. L’Agence compte par ailleurs sur ses partenaires publics et privés pour tenir ses engagements.

· A propos de partenariat, comment sont vos relations avec la société Sama Dubaï, chargée de l’aménagement de la séquence 2 du projet?

- Leurs engagements sont tenus à tous les niveaux. C’est formidable, eu égard à la complexité du projet qui consiste à construire une cité lacustre sur un site de 112 ha. La conception est donc différente de celle de la première partie Bab Al Bahr. Il s’agit d’une ville piétonnière dont l’essentiel de la circulation se fera en sous-sol.

Propos recueillis par N.E.A.

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