27 févr. 2008

Sit in et grève des fonctionnaires à Rabat


· Grèves dans la Justice et les collectivités locales

Les fonctionnaires et employés du secteur public et des collectivités locales ont observé le 26 février, un sit-in d’une heure (de 09 h à 10 h) devant le siège du département en charge de la Modernisation des services publics à Rabat. A l’appel de l’Union syndicale des fonctionnaires (USF-UMT) et d’autres syndicats (FDT, UNTM, ODT, CDT), les fonctionnaires observent ce sit-in pour réclamer la réforme du statut de la fonction publique vieux de 50 ans (ndlr: adopté le 24 février, 1958 et jamais réformé).

Les personnels de la fonction publique et des collectivités locales avaient observé, le 13 février, une grève préventive de 24 heures. Mouvement qui a été suivi, selon les syndicats, par 80% des fonctionnaires et employés.

Dans les collectivités locales, le personnel a décidé de durcir son mouvement en appelant, cette fois-ci, à une grève nationale de 48 heures les 28 et 29 février.
Les syndicats entendent ainsi «protester contre la grave détérioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires de ces deux secteurs étatiques», conséquences «des augmentations continues des denrées et produits de première nécessités, de la cherté du coût de la vie, et du gel des salaires depuis plusieurs années», souligne un membre de la direction de l’USF-UMT .

Ils ne réclament pas moins qu’une «augmentation des salaires en fonction du coût de la vie, la revalorisation du système des salaires, de la grille indiciaire et indemnitaire avec un salaire mensuel minimum de 3.000 DH net, la révision des statuts des administrateurs et corps assimilés, ingénieurs, médecins, enseignants et professeurs de l’éducation nationale, infirmiers diplômés d’Etat et techniciens... ». Toutes ces revendications ont été présentées au Premier ministre lors des réunions qu’il a tenues avec les cinq principales centrales syndicales. Elles font, depuis mercredi dernier, «l’objet d’un examen approfondi par deux commissions interministérielles qui ont été créées à cet effet (cf. www.leconomiste.com). Leurs travaux prendront fin le 15 mars.

Pour sa part, le Syndicat national de la justice (SNJ-CDT) a lancé un mot d’ordre de grève nationale dans le département de la Justice pour aujourd’hui. Dans un communiqué, le SNJ a appelé les fonctionnaires et employés de ce département à observer le mouvement de grève pour «réclamer l’amélioration des conditions matérielles et sociales de toutes les catégories de personnels» du département de la Justice.

J. E. H.

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