18 févr. 2008

Agence du Bouregreg-La marina, opérationnelle en mars


· L’avancement du chantier à l’ordre du jour

· Conseil d’administration aujourd’hui

· Les relations avec Sama Dubaï «sans nuages», selon l’Agence


Aujourd’hui, à Rabat, l’attention sera focalisée sur le conseil d’administration de l’Agence de l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB). De fait, ce chantier colossal suscite de nombreuses interrogations, notamment sur l’engagement du groupe émirati, Sama Dubaï, dans la deuxième séquence du projet Bouregreg dénommée Amwaj. Pour expliquer le retard d’avancement des travaux dans cette zone par rapport à Bab Al Bahr, des rumeurs circulent, avançant le retrait du partenaire émirati. «Tout va bien avec Sama Dubaï», affirme Lemghari Essakl, directeur général de l’AAVB. Et d’ajouter «qu’il y a eu seulement quelques divergences de point de vue quant à l’architecture et la gestion du projet».

En clair, il n’y pas de problème, et cette quatrième réunion ne devrait être qu’une occasion de faire le point sur les chantiers. D’une manière générale, on peut dire que l’ensemble des projets inscrits dans le cadre de la première tranche d’aménagement de la vallée, à savoir celle de Bab Al Bahr, sont achevés ou presque. En effet, certains sont bien lancés comme ceux du tramway, du pont Moulay El Hassan, du tunnel sous les Oudayas. D’autres, comme le port de Salé (www. leconomiste. com), sont bouclés. La marina sera en effet livrée en mars prochain. «On attend juste de recevoir l’agrément de gestion de ce complexe de la part de l’Agence nationale des ports», explique le responsable de l’AAVB. En ce qui concerne le tramway et le pont Moulay Hassan, ces ouvrages visent à assurer la fluidité du trafic entre les deux rives. Selon une étude réalisée en 2003, près de 470.000 personnes se déplacent chaque jour entre Rabat et Salé. Et 70% d’entre elles empruntent l’actuel pont Moulay El Hassan.

Le nouvel ouvrage est conçu de manière à développer un transport de masse. Ainsi, trois tabliers sont prévus pour supporter les voies du tramway, dont le marché de construction a été confié à l’opérateur français Alstom, et celles des véhicules, ainsi qu’un passage sécurisé réservé aux piétons et aux deux roues. Le coût de cet ouvrage s’élève à 350 millions de DH et pourra dépasser un milliard de DH si on prend en considération l’aménagement des voies d’accès..

Nour Eddine El Aissi

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