26 déc. 2007

Rabat : le Boom du BTP


· L’effet Bouregreg et Tamesna

· Les services et le tourisme également dynamiques

· La région prépare sa monographie


Depuis une dizaine d’années, la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (RSZZ) est le théâtre de grands chantiers structurants. La locomotive est certainement l’aménagement de la vallée de Bouregreg, qui donne une nouvelle dimension à la capitale administrative. Aujourd’hui, elle est en phase de devenir un pôle des affaires et de compétence d’importance. Tous les domaines sont concernés: services, nouvelles technologies de l’information, tourisme et industrie. Sur ce point, il faut noter que près de 2.340 entreprises ont été crées en 2007 contre 1.778 l’année précédente. Sans oublier de signaler une prédominance des services avec un taux de 48%. Toujours dans le même registre, il faut noter l’ouverture de 45 restaurants, durant ces 36 derniers mois. Le programme Moukawalati porte également ses fruits. Depuis son lancement, 894 projets ont été déposés à fin novembre 2007. 422 dossiers ont été retenus dont 180 déposés au niveau des banques. Pour l’heure, seulement 70 projets ont bénéficié d’un financement.

Il faut reconnaître qu’avec cette dynamique économique, la région est devenue une destination privilégiée pour les investisseurs nationaux et étrangers. A ce propos, il faut retenir que le volume des investissements enregistrés au niveau de la région au terme du premier semestre 2007 est estimé à 13,5 milliards de DH dont 85% destinés pour le secteur BTP. Ce montant représente quatre fois le volume des investissements réalisés durant toute l’année précédente, soit 3,22 milliards de DH. Cette performance est naturellement liée aux chantiers du Bouregreg et de la réalisation de la ville de Tamesna.

Pour attirer encore plus les investisseurs, le Centre régional d’investissement a démarré, en 2006, la préparation d’une monographie dont les données seront disponibles début 2008. Les opérateurs pourront trouver, dans un CD-Rom bien documenté, de nombreuses informations sur la région. «C’est une base de données très complète», précise Nabil Kharroubi, directeur du CRI. Pour lui, cette monographie est un outil de travail pour les investisseurs, les chercheurs et les institutionnels publics. «Avec ce travail, on pourra avoir une vision par secteur et les opportunités offertes ainsi que les contraintes auxquelles on peut être confronté», ajoute Kharroubi. Cette première édition va subir un deuxième traitement afin de sortir avec un outil de décision pratique pour les investisseurs leur permettant de découvrir les niches et les opportunités d’affaires chacun selon sa spécialité. Ce deuxième travail sera finalisé à fin mars prochain et le public pourra le consulter sur le site web du CRI.

Nour Eddine EL AISSI

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25 déc. 2007

Rabat : un nouveau pont pour le Bouregreg



· Un investissement d’1 milliard de DH

· L’ouvrage Moulay El Hassan livré dans 30 mois


Le Souverain a donné, dimanche dernier à Rabat, le coup d’envoi des travaux de construction du nouveau pont Moulay El Hassan (www.leconomiste.com). Un projet d’envergure qui s’élève à un milliard de DH. Les travaux ont été confiés à l’entreprise marocaine SGTM. Outre le pont, on trouve la culée creuse de Rabat, le pont de la base nautique et la rampe d’accès du tramway. La dernière composante, à savoir le viaduc de Salé d’une longueur de 611 mètres, est en cours d’adjudication.
Ce nouvel ouvrage, dont les travaux devront être achevés d’ici 30 mois, vise à faciliter la circulation dans cette zone critique située entre la capitale et Salé. Sur ce point, il convient de noter que le trafic entre les deux rives du Bouregreg est estimé à près de 420.000 personnes par jour.


Pour répondre à la demande des usagers, l’aménagement de deux triples voies est prévu. A cela s’ajoutent la ligne de tramway et un passage sécurisé pour les piétons. Il faut rappeler que pour la conception de cet ouvrage, les responsables de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg ont fait appel à des spécialistes de renommée internationale. En effet, c’est le projet du bureau d’études Marc Mimram, concepteur de la passerelle Solferina à Paris, qui a été retenu. Outre la circulation terrestre, ce nouveau pont doit assurer également la navigabilité du fleuve Bouregreg jusqu’aux limites du pont de l’Office national des chemins de fer (ONCF) à l’amont du fleuve.

Selon les responsables de l’agence, la réalisation du pont Moulay El Hassan nécessitera 67.000 m3 de béton, 140.000 m2 de coffrages ainsi que 9.500 tonnes d’acier. Il sera haut de 12,8 m et s’étirera sur une longueur de 1,215 km. Ceci permettra d’offrir un tirant d’eau allant jusqu’à 11 mètres, hauteur suffisante pour l’accès des bateaux à la future marina, qui sera opérationnelle en février prochain. Toujours dans le cadre de l’amélioration de la circulation dans la capitale, le Conseil de la ville a validé le dédoublement du pont El Fath situé à l’entrée de Rabat, sur l’axe de Casablanca. Ce projet vise à décongestionner le trafic routier au niveau des quartiers de Yacoub El Mansour et Hay Ryad. Le projet est estimé à 37 millions de DH. La grande partie sera supportée par la commune, soit 12 millions de DH. Le reste sera pris en charge par l’ONCF (10 millions de DH) et la direction régionale de l’équipement (7 millions de DH). La préfecture et la région participent à hauteur de 4 millions de DH chacune.

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Premiers coups de pioche pour le tramway



· Au programme, deux lignes de 19,5 km

· Le matériel roulant commandé à Alstom


LE tramway reliant Rabat et Salé n’est plus qu’un simple projet sur le papier. Aujourd’hui, ce dernier entame sa phase de réalisation. Les premiers coups de pioche ont été donnés par le Souverain, dimanche à Salé. Ainsi deux lignes d’une longueur de 19,5 km, avec un tronc commun de 2,9 km sur le pont Moulay El Hassan devraient être livrées en 2010. Rappelons que les travaux de mise en place de la plateforme du tramway Rabat-Salé s’inscrivent dans le cadre du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg (www.leconomiste.com).

La première ligne (11,7 km) s’étend de Hay Karima à Salé au quartier de l’Agdal à Rabat via les universités et le centre-ville; alors que la seconde ligne (7,8 km) va desservir les zones denses de Rabat, en l’occurrence l’Océan et Yacoub El Mansour. Elle atteindra aussi le quartier Bettana à Salé. En tout, 32 stations sont prévues à raison d’un arrêt tous les 500 m. La durée moyenne du parcours sera de l’ordre de 35 minutes avec une fréquence de passage de 4 minutes aux heures de pointe et de 8 minutes en temps normal. Les véhicules ont une capacité de 580 passagers. La population desservie est estimée à plus de 800.000 personnes.


Le coût de cet investissement, qui sera réalisé par l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB) en partenariat avec les communes de Rabat et Salé, est réparti entre 1, 02 milliard de DH pour l’acquisition du matériel roulant, 210 millions pour les études, 200 millions pour les travaux de déviation des réseaux et 614 millions pour les infrastructures. La construction d’un centre de maintenance, les travaux sur le pont Moulay El Hassan et les équipements représentent des enveloppes de 220, 350 et 650 millions de DH.


A noter que le matériel roulant sera fourni par l’opérateur français Alstom. On doit retenir également l’avancement remarquable des travaux de déviation des réseaux d’assainissement et de télécommunications. Ils sont menés par Redal, Maroc Telecom et Méditel avec la coordination de l’AAVB. Enfin, l’agence prévoit d’améliorer le paysage de certaines avenues et places emblématiques tout au long du tracé du tramway.

Nour Eddine EL AISSI


Tout sur l'aménagement du Bouregreg sur le site officiel

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24 déc. 2007

Gestion privée du service de propreté: le cas de Rabat




Depuis maintenant cinq ans, le service public de propreté de la ville de Rabat est confié à plusieurs opérateurs privés. Un choix de gestion déléguée qui permet de professionnaliser le service, au bénéfice de la population et de la propreté de la ville.


En 2002, la Wilaya de Rabat Salé Zemmour Zaër a choisi de confier le service public de collecte des déchets ménagers et de nettoyage au secteur privé. Plusieurs opérateurs ont été sélectionnés pour gérer ce service public de proximité, chacun s’occupant d’un ou plusieurs quartiers de la Rabat. Objectif : garantir la propreté de la Capitale du Royaume en faisant appel à des professionnels aux compétences reconnues, et en veillant à ce que chacun d’eux respecte les clauses du contrat de gestion déléguée.

Arrondissement Yakoub el Mansour : un service modernisé

Pour assurer la collecte des déchets ménagers et le nettoiement urbain du quartier populaire de Yakoub el Mansour, c’est la société Nicollin Maroc Environnement qui a été choisie. Filiale du Groupe français Nicollin, qui gère ces mêmes services pour les villes de Paris, Marseille ou encore Montpellier, l’opérateur a su adapter son savoir-faire aux problématiques locales. Modernisant le système de collecte et de gestion auparavant appliqué par les services municipaux, Nicollin Maroc Environnement a surmonté les difficultés du démarrage, allant même au-delà de ses obligations contractuelles pour garantir à la population une bonne qualité de service.

Installation de nouveaux équipements de propreté

C’est dans cet objectif d’amélioration de la qualité de service que Nicollin Maroc Environnement a décidé d’installer des poubelles à deux et quatre roues dans tout le quartier, répondant ainsi à la demande des syndics et de certaines associations. Démarrée pendant le Ramadan, cette opération s’intensifie actuellement pour rapidement couvrir 100% des besoins. Inédite dans l’arrondissement et représentant un investissement non prévu dans le contrat, cette opération va faciliter l’implication des populations dans la propreté de leur quartier, pour un résultat visuel optimal.

Un système de fixation des poubelles et de gardiennage sera également mis en place, en association avec les autorités de la ville, pour garantir la bonne utilisation de ces nouveaux équipements et éviter ainsi le retour de « points noirs ».

Une nécessaire sensibilisation de la population

Cette opération s’accompagnera également d’une campagne de communication, sensibilisant à nouveau la population à l’importance de sortir les poubelles domestiques aux horaires prévus (20h, 24h). Dans les actions à venir, Nicollin Maroc Environnement renouvellera également l’opération de remises de sacs-poubelles à l’occasion de l’Aïd el Adha. Illustrant la volonté de l’opérateur d’offrir un service de qualité, l’ensemble de ces actions confirme la pertinence du modèle de gestion déléguée, issu de la volonté politique et bénéficiant directement au confort de la population.


M.M

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S.M. le Roi Mohammed VI lance les travaux de construction du nouveau pont Moulay El Hassan sur l'oued Bouregreg



Ouvrage majestueux, inscrit dans le cadre de l'aménagement de la vallée du Bouregreg, il s'étend sur 1.215 mètres de longueur et 12, 8 mètres de hauteur, doté de deux triples voies, une plateforme de tramway et renforcera la liaison entre Rabat et Salé.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné, dimanche à Rabat, le coup d'envoi des travaux de construction du nouveau pont Moulay El Hassan sur l'oued Bouregreg, qui s'inscrit dans le cadre du grand projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg.

A cette occasion, le Souverain a suivi des explications sur cet ouvrage majestueux de 1.215 mètres de longueur et de 12,8 mètres de hauteur, qui vise à fluidifier le trafic routier par la construction de deux triples voies, outre une plateforme du tramway, qui reliera les villes de Rabat et Salé, et un passage sécurisé pour les piétons.

Ce nouveau pont, dont la réalisation nécessitera 30 mois de travaux, permettra de faciliter également l'accès des bateaux aux marinas du projet Amwaj et permettra la navigabilité du fleuve Bouregreg jusqu'aux limites du pont ONCF en amont. Dessiné par un Cabinet d'architecte et d'ingénierie de renom, ce pont permettra de décongestionner le trafic routier et celui des poids lourds, tout en protégeant les sites historiques et les populations des nuisances des pollutions atmosphérique et sonore.

La réalisation de cette infrastructure de transport nécessitera 67.000 m3 de bétons, 140.000 m2 de coffrages, 9.500 tonnes d'acier et des fondations profondes de 30 à 40 mètres. Le nouveau pont Moulay El Hassan fait partie des projets de la première séquence du grand projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg, dite "Bab Al Bahr" (environ 70 hectares), qui porte également sur la construction d'un tunnel sous la Casbah des Oudayas et la mise en service du tramway Rabat-Salé. Cette séquence porte sur divers aménagements hydrauliques et portuaires et sur la création de nouveaux espaces urbanistiques et résidentiels en harmonie avec la civilisation et l'histoire du site.

Bab Al Bahr, dont les travaux d'infrastructures sont terminés, comprendra en particulier une cité des arts et métiers sur la rive de Salé, avec des espaces de promenade et de divertissement, des jardins de part et d'autre du fleuve et un quartier d'affaires abritant bureaux et diverses prestations de service. Le site sera également agrémenté par des établissements touristiques et commerciaux.
Le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg, qui compte cinq autres séquences, est de nature à redonner une nouvelle vocation à un site chargé d'histoire par l'enclenchement d'une nouvelle dynamique économique et à placer la capitale du Royaume au rang qu'elle doit occuper parmi les grandes villes du bassin méditerranéen et du Maghreb.

Elément d'union entre deux villes historiques, le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg, qui s'étend sur une superficie de 6.000 ha, allant de l'embouchure au barrage de Sidi Mohammed Ben Abdellah, respecte les valeurs de modernité, d'invention et de respect de l'histoire et de l'environnement.

Outre "Bab Al Bahr", ce projet de grande envergure comprend également les séquences "Amwaj" qui s'étend du pont Moulay El Hassan au pont ONCF, "Kasabat Abi Raqraq", entre le pont ONCF et la rocade autoroutière, "Sahrij Al Oued", qui va de l'amont du pont Mohammed V à la rocade, "El Menzah Al Kabir", le plateau qui domine la vallée dU Bouregreg au Sud et "Bouhayrat As Souhoul", la partie de la vallée qui donne sur le lac du barrage Sidi Mohammed Ben Abdallah.

Depuis le lancement officiel du projet par S.M. le Roi Mohammed VI en janvier 2006, les travaux d'aménagement ont pris un tournant décisif sur la voie de la concrétisation de ce projet ambitieux, avec le lancement de l'aménagement des deux premières séquences, dont l'investissement global est estimé à quelque 3,75 milliards de dollars.

A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par le conseiller du Souverain, Abdelaziz Meziane Belfekih, le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab, le Wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, Hassan Amrani et le directeur général de l'Agence pour l'aménagement de la vallée dU Bouregreg, Lemghari Essakl.

Le Souverain a été également salué par le président du conseil de la région, le commandant de la place d'armes, des cadres de l'Agence pour l'aménagement de la vallée dU Bouregreg et par plusieurs autres personnalités.



Par MAP

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19 déc. 2007

Pour fêter l'Aïd El Kébir, Rabat va être désertée ...


La ville se vide comme on vide une coquille. Dans quelques jours, Rabat sera calme comme un vieux marabout dans la campagne. Plus de fumée, plus de gaz carbonique. Chauffeurs de taxi, livreurs, serveurs et prolétaires, rejoindront leur région natale où ils fêteront comme il se doit Aïd El Kébir qui porte bien son nom.

Bien avant le jour « J », des ouvriers du bâtiment, abandonnant les chantiers dans un décor surréaliste, ont déjà pris le car, à l’heure où nous mettons sous presse, pour Zagora, Imintanout ou Sidi Frej. Dès le dimanche dernier, on a vu des femmes au foyer, revenir avec leur fille aînée avec des sacs de mica noire - pourquoi renoncer au panier ! - plein de provisions. Cette « liqama » qui fait danser les plats : sel, poivre, cumin, piment, skinjbir et autre tête de l’épicier - traduisez SVP - Bien après l’aïd, 10 à 15 jours, il y aura encore un air de fête. Comme l’après Ramadan, les chauffeurs de taxi ne reprendront leur service qu’une semaine, voire une dizaine de jours après, le « boulfaf », les tripes maison et « lamroziya ». Et dire qu’avec les pluies insuffisantes, on a raconté qu’on allait se passer du mouton. Tu parles ! On l’aurait fait venir de Nouvelle-Zélande ou de Normandie... On ne badine pas avec la fête des pauvres. stop.

4 fonctionnaires de la Cour d’Appel ont été présentés à la justice pour détournements de deniers publics - on parle encore de deniers comme du temps de la monnaie romaine - ces serviteurs de l’Etat se servaient sans modération, dans les tiroirs de la justice croyant que ça passerait inaperçu. A la prison de Salé où ils attendent leur jugement, les gardiens leur ont réservé un accueil froid. Quand la justice juge les siens c’est bon signe. stop.

« Vie carcérale » titre d’un quotidien de la place. Bonne initiative que celle, d’accorder une bonne place, aux prisons, un sujet longtemps ignoré. Le Maroc est devenu un pays exemplaire depuis trois ans, la presse n’oublie pas la détresse des détenus quelque soient les motifs qui les ont jetés dans les geôles. Reste le cas du champion Boulaïche, enfermé pour une sale histoire qui n’a pas reçu l’autorisation de se marier. Un problème humain qui sera certainement résolu par le nouveau ministre de la Justice. stop.

Bir Kacem. Rue Zerhoun. Après le départ du gardien du jour il n’y aucune relève. Résultat : la rue devient un repaire pour les agresseurs à pied ou en moto. D’autant plus que les candélabres n’éclairent rien du tout. stop.

Rue Jazirat El Arabe ex-Poitiers - quel cynisme d’avoir baptisé cette rue ainsi sous le protectorat ! - il y a toujours obscurité. De plus, le collège At-Tadili, avec ses fenêtres grillagées, ressemble à une maison de redressement du début du siècle. Après ça, on veut que les élèves évoluent dans une atmosphère saine ? stop.

A force de boire du lait sans le goût de la ferme, bien des enfants ne connaissent pas exactement ce que peut donner une vache. Actuellement il y a sur le marché des berlingots de lait qui n’ont même pas le goût d’un semblant de hlib, celui qui donne l’impression de se nourrir réellement avec cet arrière goût de crème onctueuse. Heureux le fellah qui offre à ses enfants, chaque matin, du lait sans eau et sans youyou. Heureux également l’enfant de la ville qui attend chaque matin, le porteur de lait qui arrive tous les jours de bonne heure avec ses bidons de hlib frais recueilli dans les dernières fermes autour de Rabat. De Sidi Allal El Bahraoui où le m2 n’a pas encore subi les assauts des promoteurs immobiliers à Aïn Atig où il y a encore des petites zribates à prix abordables. stop.

Beau retour de « l’éternelle » Hajja Hamdaouia qui a su traverser les générations sans rien perdre de son aura, ni de sa prestance. Vendredi dernier à l’Amphitrite à Skhirat, la diva, qui avait fait les beaux jours du Farah à l’Hôtel Tour Hassan pendant les années 60 et 70, a ébloui une assistance particulièrement charmée par cette artiste hors pair qui a toujours sur faire aimer et apprécier la chanson populaire par les jeunes et moins jeunes. Opération réussie par Ahmed Gharbaoui, gérant de la boîte de nuit de l’Amphitrite. stop


Potes potins. A l’Alsace sans la Lorraine, Lahcen Afif, batteur des seventies, musicien militant, propose son et musique de 14h à 18h30. De quoi passer un bon après-midi. C’est une nouveauté à Rabat, les après-midi sont mornes. Les cafés et tout le reste devraient offrir à leurs clients des journaux, des magazines, de la musique, des films - le satellite n’offre que l’embarras du choix - des petits gâteaux voire des spectacles, poésie ou luth - c’est pas interdit etc. etc. pour en finir avec la stupéfiante oisiveté et « taassar »... stop.

Comme le taximan de Zagora qui quitte Rabat pour quelques jours, « Télégramme » part en congé. On a encore beaucoup de choses à se dire en cette fin d’année mais votre humble serviteur va s’occuper un peu de ses rhumatismes. Il y a un temps pour tout. Il reviendra en forme dans la 2ème semaine de l’année 2008...nordine ben mansour.

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Transport urbain : la fiche technique du Tramway de Rabat-Salé


Fiche technique du Tramway de Rabat-Salé



Le budget alloué à la réalisation de l’opération Tramway (réseau prioritaire 2010) est estimé à quelque 3.110 millions de DH, dont 1.035 millions dh pour l’achat du matériel roulant, 846 millions dh pour l’équipement, et 64 millions dh pour l’infrastructure, selon l’agence pour l’aménagement de la Vallée du Bouregreg.

Le réseau sera configuré en deux lignes : la première reliant Hay Karima à Salé, aux quartiers de l’Agdal et des Universités à Rabat avec un tracé au centre ville par l’avenue Al Alaouiyine. Elle devra ainsi relier les pôles émetteurs des deux villes.

La seconde ligne doit desservir le quartier Bettana à Salé, allant au quartier de l’Océan et Yacoub El Mansour à Rabat, passant par l’hôpital Moulay Youssef, en longeant la Médina.

En outre, un tronc commun de 3 km permettra de relier le centre ville de Salé au centre ville de Rabat, en traversant la vallée du Bouregreg, au niveau du futur pont Moulay Al Hassan.

En tout, le tramway sera développé sur un linéaire de 19 km avec 31 stations dans une première phase, et possibilité d’extension en fonction des besoins de la population et de l’élargissement de l’agglomération.

Le tramway comptera un matériel roulant de 23 rames de 60 m (2x30) pour une capacité de 580 voyageurs, dont le fournisseur a déjà été choisi suite à un appel d’offres, et présentera un temps de parcours de 35 mn, avec une fréquence de 4 minutes en heures de pointe et 8 mn en heures creuses.

L’appel d’offre international pour la fourniture du matériel roulant a été adjugé fin octobre 2007 en faveur d’Alstom Transport France et Alstom Maroc, pour la fourniture d’un parc de 23 rames de 60 m, en 1ère tranche ferme, de 7 rames en tranche conditionnelle, et d’une 2ème tranche conditionnelle d’un contrat de maintenance de 5ans.

Cette opération porte sur un montant global d’environ 130 millions d’Euros.

Elle est accompagnée d’une offre de financement concessionnel, accordée par le gouvernement français, dans le cadre des accords bilatéraux.

Ce financement entre dans le cadre de RPE, (Réserve Pays Emergents) qui couvre le financement de 100 pc du marché avec un élément don de 40 pc, avec une garantie de l’Etat marocain.

Alstom est un des grands constructeurs mondiaux dans le domaine ferroviaire, et plus particulièrement dans le domaine des tramways et qui a à son actif l’installation de plus de 1000 véhicules de la gamme ""Citadis"", qui sera utilisée à Rabat Salé.

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17 déc. 2007

Rabat : les 50 ans de l'Université Mohammed V-Agdal



L’université Mohammed V-Agdal célèbre son 50-ème anniversaire avec un programme d’activités qui s’étale sur toute l’année en cours comprenant une centaine d’événements, des festivités et des conférences nationales et internationales au sein de tous les établissements de l’université.

Ces festivités, qui ont été lancées en mars dernier, notamment à travers l’émission timbre-poste commémoratif, seront officiellement clôturées vendredi par une grande cérémonie qui sera l’occasion de récompenser les meilleurs chercheurs et les meilleures thèses préparées durant les 5 dernières années dans les domaines des sciences humaines et sociales, des sciences économiques, juridiques et de gestion, des sciences et des sciences de l’ingénieur.

Cette cérémonie sera également marquée par la remise du titre de doctorat honoris causa à une personnalité politique arabe de premier rang, a indiqué à la MAP, le président de l’université Mohammed V-Agdal, le Pr Hafid Boutaleb, rappelant que le premier titre a été attribué par l’université au président sénégalais, Me Abdoulaye Wade. L’université Mohammed V-Agdal, baptisée aussi l’université-mère puisqu’elle a été à l’origine de l’apparition et de l’extension de noyaux universitaires dans d’autres villes du Maroc, notamment Casablanca, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan, a l’actif de toute une génération de professeurs et chercheurs qui ont su la marquer de leur empreinte et contribué à son rayonnement culturel et scientifique à l’échelle nationale et internationale.

Créée le 21 décembre 1957 par Feu SM Mohammed V, l’université Mohammed V-Agdal propose 25 filières -dont deux professionnalisantes- et 28 masters et masters spécialisés.

La recherche et la valorisation des résultats de 125 Unités de Formation et de Recherche (UFR), 33 laboratoires, 64 équipes de recherche indépendantes, 7 centres d’excellence et 9 pôles de compétence, sont au coeur de la mission de cette institution.

Née au lendemain de l’indépendance, elle a été d’un grand apport à l’édification de l’Etat moderne, notamment à travers la formation de nombreux hommes d’Etat, professeurs, médecins et ingénieurs et jouit à l’échelle nationale d’un grand prestige.

L’université, qui enregistre des brevets à l’échelle nationale ou internationale, publie des articles portant sur différents domaines des sciences, des lettres et du droit dans des revues nationales et internationales et édite des revues et des ouvrages spécialisés.

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A Aïn Atiq près de Rabat, Safran utilise "la finesse et la tendresse de la femme" pour produire des pièces destinées à Airbus

Au bord de la longue route cabossée de Rhboula, à l'entrée d'Aïn Atiq, cité pauvre du Maroc, des enfants sortis de classe font du stop. A quelques mètres d'eux, une usine de bois et de verre. Rien de clinquant, mais la modernité de ce bâtiment tranche avec le dénuement du lieu.



Sous la tôle "high-tech" de Labinal Maroc - filiale du groupe Safran, née du mariage entre l'électronicien Sagem et le motoriste Snecma - c'est le royaume des femmes. Sur les 410 employés de ce site, à 20 minutes à peine de Rabat, à peine 10 % d'hommes. Plus de 300 ouvrières, âgées de 18 à 30 ans, s'attellent méticuleusement à la tâche. Relier, fixer, souder, dénuder, vérifier, assembler d'interminables câbles électriques, aux nombreuses ramifications. Ils sont destinés aux tableaux de bord des avions A320 ou A400M d'Airbus.

En cette fin d'après-midi, les "filles" sont dissipées. Ça discute. Un peu trop fort, même. Une musique arabe commence à couvrir les bavardages. C'est le signal pour baisser le ton. Parfois, c'est une sirène qui retentit. Malgré cette agitation, les ouvrières restent concentrées. Elles répètent les mêmes gestes, neuf heures par jour, 45 heures par semaine, du lundi au vendredi. Le tout au Smic du pays (9,66 dirhams de l'heure - un peu moins d'un euro). Et elles ont, en plus, une mutuelle. "Ce n'est pas parce que nous sommes dans un pays "low cost" que nous devons faire du "low social"", note Patrick Gaillard, directeur général de Labinal Maroc.

Dans cette unité de production de haute technicité, il n'y a qu'un seul Français : le patron. "Je n'ai pas besoin de compatriotes, insiste M. Gaillard. Je ne veux surtout pas de Français." Les onze ingénieurs - sept hommes et quatre femmes - sont pratiquement tous diplômés de grandes écoles de Casablanca.

Quant aux ouvrières, la majorité ont au moins leur bac + 2. Des diplômes universitaires malheureusement encore infructueux dans ce pays. C'est le cas de Nadia Moujahib, 25 ans. Licence de droit privé en poche, elle se voyait avocate. "Je me suis rendu compte un peu tard qu'il n'y avait pas de travail dans ce domaine", explique-t-elle tout en connectant de minuscules fils à une prise. Leila Moukit, 26 ans, ancienne institutrice, dit ne pas avoir eu d'autre choix que de devenir ouvrière pour gagner plus d'argent.

L'entreprise ne veut pas d'hommes à la production. "Notre travail demande de la finesse et la tendresse de la femme", explique Rachida El Atbani, 38 ans, chargée de la formation. Elles sont aussi moins contestataires, "plus faciles à diriger et plus enclines que les hommes à comprendre le français", estime M. Gaillard. La maîtrise de cette langue est d'ailleurs exigée si l'on veut avoir une chance d'être embauché.

Et pas seulement. Il faut aussi réussir trois épreuves "psychologiques" difficiles. Un test d'intelligence, notamment, mis en place il y a plus de trente ans par le professeur Raymond Bonnardel. Il s'agit de reproduire seize images en dix minutes à l'aide de cubes.

Puis il y a "les rondelles de Piorkowski", un test de dysfonctionnement fonctionnel. L'ouvrière doit placer des tranches d'acier dans une tige. Il n'existe qu'une possibilité. Il faut trouver l'astuce.

Enfin, l'examen d'entrée se termine par un exercice de dextérité manuelle et de rapidité.

La candidate est notée, et doit avoir au moins huit sur vingt pour espérer être recrutée. Si elle est embauchée, elle rejoindra "une classe" où, pendant cinq semaines, elle se formera au monde du câblage électrique.

"Nous n'avons pas le droit à l'erreur, souligne M. Gaillard. C'est pour cela que nous sommes si exigeants lors de l'embauche." Rachida El Atbani ajoute : "Nous leur faisons comprendre qu'il y a des vies en jeu. Elles ne construisent pas des jouets, mais de vrais avions qui volent."

Et est-ce que "construire" des avions donne envie à ces ouvrières de quitter le Maroc ? "Non, lâche Wissa Dahoudi, 19 ans. L'avenir du pays, comme disent nos parents, c'est l'aéronautique."

Depuis son installation dans le royaume en 2004, Labinal Maroc a vu son chiffre d'affaires passer de 350 000 euros à 20 millions en 2007, et ses effectifs de 42 salariés à 410. La société prévoit 150 nouvelles embauches en 2008.

Mustapha Kessous

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15 déc. 2007

Le Tramway de Rabat: une approche pour régler la problématique du transport



Le projet du Tramway de Rabat-Salé traduit la volonté des pouvoirs publics d'améliorer les conditions de transport en commun et répond au souci de contribuer au développement durable de la région et aussi de conférer à la capitale et à sa ville jumelle, Salé, un cachet de modernité et d'embellissement.

Grâce à ce projet structurant, la capitale du Royaume va connaître une véritable mutation qui enclenchera indubitablement une nouvelle dynamique, tant au niveau des transports urbains qu'à celui du renouvellement et du renforcement des infrastructures, a affirmé à la MAP le Wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani.

"Ce nouveau moyen de transport en commun s'inscrit dans le cadre de grands projets structurants de la région, impulsés par SM le Roi Mohammed VI, dont celui de la réhabilitation et du réaménagement de la vallée du Bouregreg", a-t-il précisé.

A cet effet, une mise à niveau du transport urbain a d'ores et déjà été entamée à travers deux composantes complémentaires, l'autobus et le tramway, a-t-il dit, soulignant que cette "nouvelle approche offre modernité, fiabilité et confort pour les concitoyens dans leurs déplacements quotidiens, et ce, à travers un tarif modique et des formules diverses privilégiant les étudiants et lycéens et d'une manière générale toutes les familles, y compris celles à revenus limités".

La réalisation du tramway s'inscrit dans l'objectif de mise à niveau du transport urbain de la capitale, puisqu'il permet de développer, en complémentarité avec l'autobus, un système de transport collectif adapté, alliant confort, fiabilité et écologie, a ajouté le Wali.

Le tramway sera développé sur un linéaire de 19 km dans une première phase, avec possibilité d'extension en fonction des besoins de la population et de l'élargissement de l'agglomération, a-t-il expliqué.

Pour la Direction du tramway, qui relève de l'Agence pour l'aménagement de la Vallée de Bouregreg, ce projet, qui ambitionne d'améliorer les conditions de transport, en offrant un système moderne et performant, adapté à la demande et qui est à la hauteur de la capitale du Royaume, entend assurer un transport de masse confortable, moderne, régulier et respectueux de l'environnement.

Le réseau du tramway, conçu pour l'agglomération de Rabat Salé, représentera un axe structurant dans la vie urbaine, car il va permettre une relation pérenne et forte entre les centres d'activités des deux villes (Rabat et Salé), tout en desservant les principales structures de l'agglomération (hôpitaux, administrations, écoles et université, gares routières et ferroviaires,à), ajoute la même source.

Comme pour tout projet ambitieux, la réalisation du Tramway de Rabat-Salé a nécessité la mobilisation de grands moyens aux plans financier, technique et de gestion.

Ainsi, ce grand projet, dont le coût est estimé à environ 3 milliards de dirhams, a reçu la contribution de plusieurs opérateurs autres que l'agence.

Le volet opérationnel a également constitué un autre défi posé par cette entreprise d'envergure, selon les initiateurs du projet, qui expliquent que l'un des enjeux majeurs consiste à assurer une coordination avec la multitude d'intervenants pour faire aboutir un tel projet en milieu urbain dans le respect des plannings prévus.

S'agissant de l'état d'avancement des travaux, les responsables à la direction du projet Tramway ont fait remarquer que la phase de déviation des réseaux des différents concessionnaires (Redal, Itissalat AlMaghrib, Méditel et Wana) était une opération assez critique, car il s'agissait de déplacer tous les tuyaux enterrés, là où ils ne gêneront pas les interventions pour l'installation de la plate-forme du tramway.

Ces travaux sont très complexes et mettent à contribution de nombreux acteurs, ce qui implique une coordination à tout moment, ont-ils indiqué rappelant, pour ce qui est du volet technique, que l'Agence s'est dotée d'une Assistance à Maîtrise d'ouvrage et d'un Maître d'£uvre qui sont les deux plus grands bureaux d'ingénierie pour les projets de Tramway en France.

Une coordination a également été mise en place avec les deux villes concernées et avec les autorités pour la mise en place d'une commission permanente chargée du suivi de ce chantier.

Ce projet aura sans nul doute des retombées positives puisqu'il va contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des populations et permettre la requalification des espaces urbains, par le réaménagement des quartiers traversés par le tramway.

Conçu dans le cadre d'une stratégie globale de transports urbains, le futur tramway de Rabat-Salé aura en outre un rôle structurant dans le système des déplacements de l'agglomération, ont ajouté les responsables du projet. Ce projet impose en retour une réorganisation du réseau des bus dans sa zone d'influence pour assurer une complémentarité dans l'offre globale des transports urbains, et afin de desservir l'ensemble de l'agglomération.

La complémentarité avec le réseau des autobus est favorisée par l'organisation de pôles d'échanges tout au long du tracé.



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Le budget alloué à la réalisation de l'opération Tramway (réseau prioritaire 2010) est estimé à quelque 3.110 millions de DH, dont 1.035 millions dh pour l'achat du matériel roulant, 846 millions dh pour l'équipement, et 64 millions dh pour l'infrastructure, selon l'agence pour l'aménagement de la Vallée du Bouregreg.

Le réseau sera configuré en deux lignes : la première reliant Hay Karima à Salé, aux quartiers de l'Agdal et des Universités à Rabat avec un tracé au centre ville par l'avenue Al Alaouiyine. Elle devra ainsi relier les pôles émetteurs des deux villes.

La seconde ligne doit desservir le quartier Bettana à Salé, allant au quartier de l'Océan et Yacoub El Mansour à Rabat, passant par l'hôpital Moulay Youssef, en longeant la Médina.

En outre, un tronc commun de 3 km permettra de relier le centre ville de Salé au centre ville de Rabat, en traversant la vallée du Bouregreg, au niveau du futur pont Moulay Al Hassan.

En tout, le tramway sera développé sur un linéaire de 19 km avec 31 stations dans une première phase, et possibilité d'extension en fonction des besoins de la population et de l'élargissement de l'agglomération.

Le tramway comptera un matériel roulant de 23 rames de 60 m (2x30) pour une capacité de 580 voyageurs, dont le fournisseur a déjà été choisi suite à un appel d'offres, et présentera un temps de parcours de 35 mn, avec une fréquence de 4 minutes en heures de pointe et 8 mn en heures creuses.

L'appel d'offre international pour la fourniture du matériel roulant a été adjugé fin octobre 2007 en faveur d'Alstom Transport France et Alstom Maroc, pour la fourniture d'un parc de 23 rames de 60 m, en 1ère tranche ferme, de 7 rames en tranche conditionnelle, et d'une 2ème tranche conditionnelle d'un contrat de maintenance de 5ans.

Cette opération porte sur un montant global d'environ 130 millions d'Euros.

Elle est accompagnée d'une offre de financement concessionnel, accordée par le gouvernement français, dans le cadre des accords bilatéraux.

Ce financement entre dans le cadre de RPE, (Réserve Pays Emergents) qui couvre le financement de 100 % du marché avec un élément don de 40 %, avec une garantie de l'Etat marocain.

Alstom est un des grands constructeurs mondiaux dans le domaine ferroviaire, et plus particulièrement dans le domaine des tramways et qui a à son actif l'installation de plus de 1000 véhicules de la gamme "Citadis", qui sera utilisée à Rabat Salé.

MAP

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14 déc. 2007

Rabat: Bahraoui et Chaâbi à couteaux tirés


· Leur différend nuit à l’image de la capitale

· L’affectation du budget a attisé les rancoeurs


Le différend opposant Omar Bahraoui, maire de Rabat, à Faouzi Chaâbi, président de l’arrondissement de Souissi, pose de nombreux problèmes. Et les choses se sont sérieusement dégradées après les dernières élections législatives. Depuis la dernière session, tenue en octobre dernier, les deux hommes sont littéralement «à couteaux tirés». Lors de cette rencontre, les «ennemis jurés» ont échangé insultes et grossièretés devant un parterre d’élus.

Le problème, c’est qu’à cause de ce conflit, les travaux du conseil bloquent. Les tâches inscrites à l’ordre du jour ne sont pas menées à terme. Une session extraordinaire a été programmée, au début de ce mois, pour essayer d’avancer. Seulement, Chaâbi n’était pas au rendez-vous. Et, encore une fois, la séance a dégénéré lorsque la question du budget a été abordée. Les élus de l’USFP et du PPS se sont opposés à toutes les propositions.

Il faut rappeler que la question du budget fait partie des points de discorde existant entre Bahraoui et le président de l’arrondissement de Souissi. Ce dernier -soutenu par les présidents des arrondissements de Hassan, Agdal-Riyad et Yacoub Al Mansour- reproche au maire de la capitale une réduction drastique (plus de 50%) sur les dotations budgétaires. «Comment peut-on ainsi faire face aux besoins des habitants», demande un élu de Yacoub Al Mansour.

Pour Bahraoui, la situation financière de la ville implique une gestion rationnelle des dépenses. De plus, le maire critique ces derniers d’avoir refusé de justifier les dépenses engagées durant ces quatre dernières années. Et pour le cas de Chaâbi, «celui-ci est souvent absent des réunions», précise Bahraoui. Pour lui, la mairie a hérité d’une situation financière fragilisée par des dettes colossales.
«On ne peut pas faire autrement. Le ministère de l’Intérieur nous a sommés par écrit de régler ces arriérés», déclare-t-il. Pour preuve, il présente une facture de 110 millions de DH que la ville doit à Rédal.

A cela s’ajoutent 20 millions de DH en guise de frais de téléphone. Les dettes remontent aux années 1980. Et c’est la même chose vis-à-vis des différents fournisseurs de la commune. «Il faut retenir également une chute de près de 30% au niveau des recettes et impôts», ajoute Bahraoui.


«Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour assainir la situation», demande le clan Chaâbi. Pour certains, Bahraoui veut s’accaparer le budget de la ville et l’exploiter dans la perspective de la préparation des élections de 2009. De telles accusations n’arrangent naturellement pas les choses. Et c’est l’image de la capitale qui en souffre. Pour y remédier, plusieurs actions de médiation sont menées par la wilaya et le ministre de tutelle.

Nour Eddine EL AISSI

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13 déc. 2007

Chute mortelle d'un automobiliste dans le Bouregreg depuis le pont Moulay Hassan


Une personne décède après la chute de son véhicule dans l'Oued Bouregreg.

Une personne a trouvé la mort, mercredi à l'aube, après la chute de sa voiture du pont Moulay Al Hassan, reliant les villes de Salé et Rabat, dans l'Oued Bouregreg.
La voiture, une Mercedes 190, en provenance de la ville de Salé, a indiqué une source policière, précisant que le véhicule a dévié après avoir dépassé la barrière de fer.
Les éléments de la protection civile ont pu repêcher le corps de la victime et retirer la voiture du fleuve deux heures après l'accident.

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12 déc. 2007

RABAT : Transport en commun, ces bus qui nous font voir de toutes les couleurs !


Précédemment, on a traité sur cette rubrique le cas de chauffeurs de taxi à Témara et de leur irresponsabilité dans l’exercice de leur travail. Aujourd’hui, il s’agit d’un machiniste de bus qui a fait des siennes sur le trajet Bab El Had -Val d’Or. Vous l’avez deviné vous-même, c’est la compagnie Lux Transport qui dessert cette ligne 23.

Samedi dernier, le chauffeur du bus, parti vers 19H de Bab El Had, a mené « ses » passagers comme bon lui semblait. S’arrêtant où il voulait, faisant fi des passagers qui se voyaient obligés de descendre soit avant soit après l’arrêt où ils descendaient d’habitude. Mais le comble, c’est quand une femme a voulu protester contre le machiniste parce qu’il s’est arrêté plus loin de l’arrêt, ce dernier n’a pas trouvé mieux que de répondre à la dame par un lexique de vulgarités que la décence nous oblige à vous épargner les détails.

Plusieurs passagers de ce « voyage » affirment que durant tout le trajet, le chauffeur les a gratifiés de son langage abject et d’une bassesse inouïe, ne souciant guère des parents et de leurs progénitures qui étaient du trajet. Et pour couronner le tout, ce machiniste s’est offert le luxe d’abréger sa course et de s’arrêter au niveau de la plage des Sables d’or, obligeant les résidents de Val d’Or à se taper 3 kilomètres à pied, dans le noir, sans se soucier de la sécurité des femmes.

Il est vrai que ces chauffeurs travaillent dans des conditions pas très orthodoxes. Mais cela ne justifie aucunement qu’ils se défoulent sur les passagers, encore moins que de les invectiver par toutes sortes de grossièretés et mots vulgaires.

Mais le calvaire des usagers avec les bus n’est pas propres à « Lux transport ». Ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Il suffit d’évoquer ce sujet avec son entourage, que ce soit au café, au bureau ou autres, ce ne seraient pas les exemples qui manqueraient sur l’endurance des usagers. Et c’est valable pour toutes les compagnies

Il y a lieu de citer la surcharge. Puisque les chauffeurs auraient pour consigne de « remplir » le véhicule au maximum. Et tant pis pour le confort des passagers. Et si quelqu’un parmi ces derniers rouspète, il s’entend répondre « qu’il n’a qu’à descendre ».

Ensuite la vétusté du parc de bus desservant la wilaya et ses régions est indigne de la capitale du royaume. Carrosseries brinquebalantes, échappement polluant, des toits qui laissent passer l’eau en temps de pluies, et on vous grâce du reste.

En attendant la mise en activité du tramway qui pourrait améliorer les choses, ne faut-il pas penser d’abord à améliorer le parc des transports en commun de la wilaya ? Ne faut-il pas aussi réfléchir à une formation spécifique des employés, en particulier les machinistes, comme cela se faisait du temps de la défunte RATR ?

A.B.

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Le centre intercommunal de traitement des déchets d'Oum Azza opérationnel

Le président du Groupe Pizzorno Environnement Segedema-Maroc, Francis Pizzorno, a annoncé mardi que le Centre intercommunal de traitement des déchets d'Oum Azza sera opérationnel à partir du 17 décembre.

M. Pizzorno a indiqué, dans une déclaration à la presse, au cours d'une visite organisée par la wilaya de Rabat au site, que cette installation, dotée d'un matériel ultrasophistiqué, comprend un centre de tri de valorisation, un centre de stockage et une zone administrative et technique.

La décharge recevra durant les 20 prochaines années quelque 13,5 millions de tonnes de déchets par an. Il a ajouté que le projet, dont le coût est estimé à 1,26 milliard de DH, concernera 13 communes de Rabat, Salé et Skhirat-Témara.

Ce centre permettra de remédier aux conséquences négatives de l'ancienne décharge située à Akrech, qui constituait un danger pour la population avoisinante, la nappe phréatique et les eaux de l'Oued Bouregreg.

M. Pizzorno a indiqué que le centre sera alimenté par 3 centres de transfert dans les préfectures de la wilaya, notant que le Groupe Pizzorno Environnement Segedema-Maroc encadrera un personnel qualifié qui aura pour mission de trier les déchets à l'intérieur du site d'Oum Azza, à 20 km de Rabat.

Pour sa part, Omar El Bahraoui, président de la commune urbaine de Rabat, a indiqué que la réalisation de ce site a nécessité sept ans de travaux et constitue un des plus importants projets aux niveaux régional et national.

Il a relevé que la réalisation et l'acquisition des installations modernes de traitement de déchets est le résultat d'une collaboration efficace entre toutes les parties concernées.

De son côté, le président de la commune urbaine de Témara, Moh Redjali, a souligné que le centre intercommunal de traitement des déchets aura un impact positif sur la préservation de l'environnement.

Driss Sentissi, président de la commune urbaine de Salé, s'est, pour sa part, félicité de la création de ce centre qui permettra de remédier aux répercussions négatives des anciennes décharges, qui menaçaient en permanence la nappe phréatique de la wilaya et constituaient un danger pour la santé des citoyens.

Par MAP

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10 déc. 2007

Hanouty ouvre son plus grand magasin à Rabat


· Il est situé en plein centre du quartier Ryad

· Coût du projet: 2 millions de DH

· 250 magasins en tout, dont 60% déjà opérationnels


Hanouty renforce son réseau en ouvrant son plus grand magasin à Rabat. D’une superficie de 200 m2, celui-ci est situé en plein centre du quartier d’affaires et résidentiel de Mahaj Ryad. «Le choix de l’emplacement est déterminant dans la réussite de ce genre de magasins dédiés au commerce de proximité», a précisé le président du directoire de Hanouty, lors d’un point presse vendredi dernier à Rabat, à l’occasion de l’inauguration du magasin. Abdeljalil Likaimi a aussi insisté sur les avantages de ce nouveau système de commerce lancé par le groupe Finance.com en septembre 2006. Sur ce volet, Likaimi rappelle que le concept Hanouty est basé sur une offre de proximité avec une multitude de services.

Ainsi, aux côtés des produits de consommation courante, l’enseigne propose des services de téléphonie (publiphone ou recharge) et met à disposition des clients des guichets automatiques de la banque du groupe. A noter aussi le lancement d’une carte de fidélisation qui se substitue au traditionnel «carnet» de crédit auprès de l’épicier. Cette carte électronique sera utilisable dans l’ensemble du réseau avec un plafond mensuel, permettant au client de régler à la fin du mois ses achats sans intérêts. A cela s’ajoute la possibilité de payer par carte de crédit et de commander de l’électroménager sur catalogue.

«Tout cela revient à la performance du système informatique mis en place, qui permet une gestion automatisée des stocks et des approvisionnements en temps réel entre les différents magasins et la plateforme de distribution située à Médiouna à Casablanca», est-il souligné. Pour le patron de la chaîne, la nouveauté du magasin de Hay Ryad est l’aménagement d’un coin de découpe de fromage et de charcuterie et la commercialisation de 15 types de pain sectionnés qui sont pour le moment destinés à l’exportation.

Tous les moyens sont mis pour rentabiliser ce projet dont l’investissement s’élève à 2 millions de DH. «Pour cette nouvelle unité, on table sur un chiffre d’affaires annuel dépassant les 7 millions de DH», avance Likaimi.

Notons par ailleurs que l’enseigne Hanouty est actuellement présente dans plus de 13 villes du pays avec 250 magasins dont 60% ouverts. Le reste sera opérationnel prochainement. Les deux tiers de ces magasins appartiennent à des tiers qui sont des franchisés de Hanouty. «Notre ambition est de porter cette part à 80% à l’horizon 2008», indique le président du directoire. C’est pour cela que la stratégie de communication est axée pour le moment sur les investisseurs et partenaires considérés comme les futurs franchisés.

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Ticket d’entrée: A partir de 205.000 DH



Pour devenir franchisé Hanouty, il faut disposer d’un local entre 20 et 120 m2 et régler le ticket d’entrée au réseau qui démarre à 205.000 DH. Ce montant inclut les frais d’aménagement et d’équipement du local (mobilier et matériel). Et également le stock de démarrage, comprenant la marchandise rayon pour une durée de 2 semaines et la réserve.

Nour Eddine EL AISSI

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Arrondissements de Rabat : baisse de près de moitié des budgets

L’opposition crie au scandale

C’est un budget mutilé de près de moitié qui a été adopté par le Conseil de la ville pour les quatre arrondissements de Rabat. Le conseil municipal de Rabat qui a tenu sa session, jeudi dernier, a réussi à faire passer le budget par 36 voix pour, 10 contre et une abstention, et ce, en dépit des voix qui s’y sont soulevées contre.

L’opposition a en effet reproché au Conseil d’avoir gratté près de la moitié le budget alloué aux arrondissements de Youssoufia, de Souissi, d’Agdal Ryad et de Yacoub El Mansour. Ces derniers héritent respectivement d’une dotation de 3,91 millions de DH, 1,49 millions de DH, 3,67 millions de DH et 3,37 millions de DH.

Les conseillers de l’opposition dont ceux de l’USFP et du PPS ont revendiqué des dotations similaires à celles de l’année précédente et ont demandé à ce que ces nouvelles propositions soient réexaminées par la commission des finances du Conseil de la ville.

La demande de l’opposition, rejetée par la majorité, est animée par le souci de continuer à assurer le service public et à offrir des prestations de proximité (attestations, éclairage, propreté, routes, etc). L’opposition qui a vu en la baisse de son budget, une manière d’entraver voire de paralyser son action, loin de toutes considérations citoyennes, a fini par se retirer de la séance. « On ne peut pas travailler dans ces conditions où la loi est violée d’une manière flagrante », a souligné en substance le conseiller Usfpéiste Abdelhak Mantrach, ajoutant que dans le cadre de l’unité de la ville, les arrondissements constituent une partie prenante de l’action de la ville.

Il est donc injustifié, selon l’opposition, que le Conseil de la ville puisse empiéter sur le budget des arrondissements en sa faveur. D’un autre côté, pour justifier cette baisse, le Conseil de la ville « avance » une situation de déficit qu’aurait engendrée la régularisation du problème des salariés de la Régie autonome du transport en commun.

S’agissant justement de la gestion du transport en commun, qui était également à l’ordre du jour de cette réunion, le Conseil de la ville affirme avoir reçu 9 offres suite à l’appel international qu’il a lancé. Trois sociétés ont été sélectionnées dans un premier temps par la commission concernée. Cette dernière poursuivra l’examen de ces offres avant de trancher définitivement en faveur de l’une d’entre elles. Dans ce cadre, la Mairie assure que les intérêts des salariés seront pris en considération et qu’ils pourront rejoindre les rangs de la nouvelle entreprise qui prendra en charge la gestion de ce service public à Rabat.

Amina SAL

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7 déc. 2007

Télégramme de l'Opinion : la Marina et l'assemblée municipale



L’année se termine à Rabat sur l’air de la Marina qui fait déjà rêver à partir de la terrasse du Golden Tulip qui se retrouve avec une vue superbe sur le port de plaisance fin prêt. A la wilaya on ne cache pas que les premiers plaisanciers seront les mieux servis et que la vocation maritime de Rabat-Salé prendra forme dès le mois de janvier 2008. Reste maintenant à voir un rush sur les 2 rives. Que des restaurateurs prennent la marina comme une opportunité à saisir. Plutôt que de se concentrer sur la rue Fall Ould Oumeir saturée ou Ibn Sina. Du côté des barcassiers, les pontons ont été installés de part et d’autre des 2 rives, ce qui va permettre aux habitués de la traversée en barque de renouer avec une tradition ancestrale. Depuis le début du renouveau de l’Oued, le wali et le directeur de l’agence de développement du Bouregreg, suivent, au jour le jour, l’avancement des travaux dont tout le monde attend la fin heureuse. Les habitants des 2 rives, en manque de projets durant des décennies, ne peuvent qu’applaudir des 2 mains. A suivre. stop.

Aujourd’hui 6 décembre, l’assemblée municipale doit se prononcer sur les futurs ponts entre l’ex-ville des corsaires qui va retrouver le goût des embarcations sur une eau bleue dépolluée et la ville des bahara, qui n’avaient peur ni des vagues, ni des tempêtes. De même qu’elle étudiera à la loupe l’ouverture nouvelle d’une zone d’urbanisation proposée par la wilaya dans le prolongement du Souissi qu’on ne peut que applaudir encore une fois si elle agit sur une éventuelle baisse des prix des terrains. Enfin pour la Daoura 2007, Bahraoui qui continue à défrayer la chronique va-t-il signer les dotations des 5 communes ? C’est une question de temps. Incessamment, dit-on, mais avec Bahraoui on ne sait jamais. A suivre. stop.

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Rabat/Zones Industrielles - Les communes s’impliquent davantage




· Création d’une société d’économie mixte pour le parc Aïn Johra

· 17 millions de DH pour la réhabilitation de la zone de Takdoum


Bonne initiative pour une meilleure exploitation du futur parc industriel régional Aïn Johra dont les travaux sont en cours. Dans ce cadre, un projet de création d’une société d’économie mixte a été lancé. Cette entité se chargera dans un premier temps de la promotion de la zone en assurant la commercialisation des lots aménagés. Par la suite, elle s’occupera de la gestion du site, surtout la partie des services communs à fournir aux investisseurs. L’accord de principe a été donné par les parties concernées par cette convention. Il s’agit des Conseils régional, préfectoral et celui de la ville de Rabat, ainsi que les communes d’Aïn Johra et de Tiflet. Pour passer à l’acte, il faut que le projet de convention de la création de cette société soit entériné par les cinq Conseils avant de le transmettre au ministère de l’Intérieur pour approbation. Rappelons que l’objectif de ce projet est de promouvoir l’investissement industriel dans la région en offrant aux opérateurs un foncier à prix attractif. Et également le maximum de services et de prestations sur le site, nécessaires pour le bon fonctionnement de leur entreprise. Outre l’équipement de proximité, la zone sera dotée également d’un pôle administratif et d’un parc de logements pour les employés. Une station de traitement des déchets liquides et des parkings sont aussi programmés.

Mais en attendant la réalisation de ce projet, les communes de la région s’attaquent à la réhabilitation des zones industrielles (ZI) déjà existantes. Pour Rabat, le Conseil de la ville, réuni aujourd’hui en session extraordinaire, doit approuver, entre autres, une convention de partenariat pour l’aménagement de la ZI de Takadoum. Plusieurs parties sont impliquées dans le financement de ce projet dont le coût global avoisine 17 millions de DH. Ainsi, la Commune participera à hauteur de 6 millions de DH, 2 millions provenant de la Région, et les 4 restants mobilisés par le ministère du Commerce et de l’Industrie et le Conseil préfectoral. Il ne faut pas oublier de souligner la construction d’un bâtiment multiservices destiné aux équipements communs qui sera géré et animé par l’association des industriels de la zone en coopération avec la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de Rabat. Cette dernière a été désignée par le ministère de tutelle pour accompagner la mission du maître d’ouvrage délégué.

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Subventions
Pour le projet Aïn Johra situé à 50 km de la capitale, 30 hectares - sur une première tranche de 200 ha - sont en cours d’aménagement. A long terme, le parc, dans sa totalité, est prévu sur une superficie de 400 ha avec un coût d’investissement estimé à 1,2 milliard de DH. Pour son financement, le projet bénéficie de deux subventions: la première de 63,54 millions de DH du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, la seconde de 20 millions accordés par la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Nour Eddine EL AISSI




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4 déc. 2007

Concert à l'If de Rabat :«Voce», un Quatuor à découvrir



Le public rbati est invité à découvrir le Quatuor «Voce». Organisé par l'institut français de la capitale administrative, ce concert aura lieu le 12 décembre 2007 à 20h00 au Temple Protestant.

Les quatre membres composant cette formation à savoir Sarah Dayan, Guillaume Becker, Cécile Roubin et Julien Decoin feront le déplacement pour porter aux nues leurs fans. Cette formation, qui fait un tabac depuis sa création, n'a que quatre ans d'existence. Pourtant, elle a, déjà, à son actif, une victoire remportée lors du 61ème Concours international de Genève. D'autres consécrations sont venues couronner le groupe qui se fait un devoir d'enrichir et de renouveler son répertoire. Les quatre artistes ont, effectivement, glané le troisième prix du Concours international de musique de chambre de Crémone, le Grand prix et le prix « Héritage musical » pour leur interprétation du Quatuor de Debussy au Forum Musical de Normandie et un troisième prix au Concours international de musique de chambre «Joseph Haydn» à Vienne. Et ce n'est pas fini. Car, il y a, à peine, quelques mois, ils ont fait parler d'eux encore une fois en obtenant haut la main les prix d'interprétation pour un quatuor de W. A. Mozart et un quatuor de N. Bacri, au Concours International de quatuor à cordes de Bordeaux.
Sa renommée ascendante lui a valu une intense sollicitation pour animer des concerts et participer aux festivals en France et au-delà tels que le Festival de Radio France et Montpellier, les Flâneries musicales de Reims, le Festival de musique de chambre de Divonne, le Konzerthaus de Vienne, le Grand Théâtre de Bordeaux, le Théâtre de Crémone, l'auditorium de la radio algérienne d¹Alger, le Théâtre Mogador et la Maison de la Radio à Paris.
Sarah Dayan, 1er violon, Cécile Roubin, 2e violon, Guillaume Becker, alto et Julien Decoin, violoncelle et Sébastien Van Kuijk, violoncelle jetteront l'ancre à Rabat le 12 décembre 2007 à 20h00. Très attendus, les quatre virtuoses délecteront les mélomanes et autres férus de musique de chambre.

I. S

programme du quatuor au Maroc :


11 décembre Casablanca Institut français 20h
Beethoven Quatuor op 18 n°6
Mozart Quatuor les dissonances
Ravel Quatuor

12 décembre Rabat Institut français 20h
Beethoven Quatuor op 18 N°6
Mozart Quatuor les dissonances
Ravel Quatuor


14 décembre Meknes Institut français 20h
Beethoven Quatuor op 18 n°6
Mozart Quatuor les dissonances
Ravel Quatuor

15 décembre Fes Institut français
Beethoven Quatuor op 18 n°6
Mozart Quatuor les dissonances
Ravel Quatuor
A. Dvorak Quintette

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le quartier de l'Obéra voué à la démolition ?

Que les habitants du haut de la Médina, de Sidi M’hamed Daoui et du Mellah se rassurent. Il n’y aura pas de démolition. Seul le quartier de l’Obéra sera rasé gratis. Les plans sont prêts et il n’y aura ni rush, ni spéculation immobilière puisque les ventes ont été gelées durant ces derniers mois. Reste maintenant à espérer que les expropriations soient justes : à égalité pour tous les habitants.

Enfin, on se rappellera de ce paté de maison sans grand intérêt architectural mais si attachant, de la petite « Bosta de Bab El Alou » qui en a vu passer du monde quand il n’y avait que 2 ou 3 personnes dont le receveur qui faisaient marcher la boîte, du marchand de beignets, le défunt Hamouda, qui a fait ses classes dans la farine avant de devenir couturier, du café de Bâ Mustapha, le club des anciens, du café Guillaume victime de l’usure du temps, etc... Qui pensera à prendre les photos avant la chute de l’empire de l’Obéra ? stop.

La Marina du Bouregreg est fin prête. A deux pas du pont Moulay El Hassan, à côté de l’ex-terrain de l’ASS, elle s’étend sur 8 hectares. Sur les 350 anneaux, 150 ont déjà été réservés par des particuliers pas spécialement de Rabat. Le wali Si Hassan Amrani aux anges et le directeur de l’Agence de réaménagement du Bouregreg non moins ravi, veulent faire venir à la nouvelle Marina des bateaux de toute la région, d’autant plus que les tarifs sont exceptionnels par rapport au port de Tanger, Gibraltar, Kabila ou Marbilla.

Dimanche dernier au Fouquet’s de Hay Riad, dont la sono et les derniers travaux sont revenus à 1 million le dh, il y avait déjà pour une première prise de contact 150 propriétaires de Yacht et de bateaux à qui on a présenté les avantages de la Marina Slaouia : sécurité, équipement, voirie, voie de communication, etc... Il faut dire aussi que l’accès au port de Rabat-Salé est maintenant accessible pour tous les bateaux après les années de dragage du chenal, une fierté de la wilaya. La dépollution est en phase finale. Aussi, il importe de rappeler que des bancs de poisson passent de nouveau de l’Océan Atlantique à l’Oued qui devient du coup un bras de mer plutôt qu’un fleuve d’eau douce pour le plaisir des pêcheurs. A suivre. stop.

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1 déc. 2007

Être voilée aujourd'hui : enquête à Rabat

D'un choix religieux, le hijab est aujourd'hui un simple code vestimentaire

«Les jeunes voilées ont beaucoup de difficultés à définir clairement le hijab. En fait, le port du voile est souvent un choix non réfléchi», explique le sociologue Driss Bensaïd. Tel est le constat qui ressort de la dernière étude réalisée par le groupe des jeunes de l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) avec le soutien de l'Unifem. Les objectifs de cette recherche qualitative sont de : connaître les différentes perceptions du hijab chez les jeunes citadins des deux sexes et appartenant à différentes couches sociales ; comprendre les raisons profondes qui poussent un nombre croissant de jeunes à adopter le voile comme mode vestimentaire ; saisir les diverses significations et perceptions du hijab et enfin en percevoir l'impact sur la participation des jeunes filles aux activités politiques et associatives. «En réalisant cette étude, notre but était de faire un état des lieux et non pas de prendre position ni de porter des jugements.






























C'est une enquête qualitative qui a été menée auprès de jeunes citadins âgés de 15 à 25 ans choisis parmi les élèves, les lycéens, les membres des associations et les ouvrières de la région de Rabat», précise Rabéa Naciri, présidente national de l'ADFM.

Ainsi, l'enquête a révélé que la mode est le principal critère de choix du type de hijab, de sa coupe et de ses couleurs. Un autre constat fait est que la plupart de ces jeunes ont des connaissances fragmentaires et perturbées des versets coraniques et des hadiths relatifs au hijab. Et souvent, le hijab de la jeune fille, particulièrement l'adolescente, est négocié par la famille comme une condition préalable à la scolarité de la jeune fille au-delà du cycle primaire. Ce choix vestimentaire est représenté par les familles comme un important rempart contre les «risques» de la mixité dans les lieux publics (écoles, usines…).
















En fait, cette étude constitue sans aucun doute une première. Puisque étant dans un pays musulman, la question du port du voile ne se pose pas. D'ailleurs, lors de cette enquête, Driss Bensaïd a relevé chez une bonne partie des jeunes non voilées l'existence de sentiment diffus de culpabilité. «Elles cherchaient absolument à justifier le fait qu'elles ne portaient pas de voile», dit-il. Quant aux jeunes garçons, ils sont plus exigeants que les filles en ce qui concerne la sobriété du voile qui est perçu comme l'une des principales preuves de la bonne moralité de la future épouse. «Ils estiment que le voile n'est pas là pour contrôler les filles mais plutôt pour qu'ils se contrôlent eux !», souligne Driss Bensaïd.

Autre conclusion faite : le corps de la femme et sa présence dans l'espace public font encore l'objet d'enjeux et de débats politiques déterminants. Et si la mouvance islamiste revendique pleinement le hijab et considère les jeunes voilées comme le résultat et le prolongement naturel de son projet, le mouvement démocratique et associatif reste encore influencé par certaines représentations du hijab qui sont largement dépassées par la réalité, ce qui se traduit par un double cloisonnement des jeunes femmes voilées. D'ailleurs, nombreuses sont celles qui déplorent la discrimination dont elles font l'objet en milieu de travail. Elles se considèrent victimes de l'image négative des mouvements islamistes les plus extrémistes. Une perception qui existe notamment chez les jeunes qui revendiquent la modernité et pour qui la tolérance est, en principe, le mot d'ordre !
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Elles restent coquettes
«Le port du voile est l'objet d'un véritable engouement chez les jeunes marocaines. Par contre, et en parallèle avec cette dynamique, le hijab passe pratiquement chez la grande majorité des jeunes, du registre sacré et du militantisme très présent chez les jeunes des années 80 au registre profane de la mode. Aujourd'hui, le hijab est considéré comme un simple choix vestimentaire qui obéit en premier lieu aux inclinations personnelles et aux exigences de la mode et non comme une identification.

A ce titre, exception faite du port du foulard, les autres parties du corps sont habillés et traitées selon les mêmes normes de la mode et de l'habillement», souligne Driss Bensaïd. Sur ce point, les jeunes voilées expliquent que le fait de porter le foulard ne veut pas dire être moches. Elles estiment qu'elles ont tout à fait le droit d'être jolies. Et c'est justement pour cette raison, qu'elles se bichonnent et se maquillent !

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Rabat-Sale-Zemmour-Zaërs : la région connaît un important développement économique

La région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs connaît un important développement économique grâce au lancement de grands projets structurants tels que l'aménagement de la vallée du Bouregreg, la création d'une cité touristique à Bouknadel, la mise sur pied de zones industrielles et la prochain lancement du tramway reliant Rabat et Salé, a souligné mercredi le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, Ahmed Chami.

Intervenant lors d'une journée sur l'investissement à Salé placée sous le thème "1ère rencontre économique de Salé : ville en mutation", initiée par la préfecture, le ministre a ajouté que le projet de création d'une zone industrielle intégrée à Ain Jouhara (près de Tiflet) aura un impact positif sur l'économie régionale car il permettra la création de nombreux emplois et sera un espace dédiés aux industries de transformation.

Il a également relevé le rôle du projet "Technopolis" de Rabat-Salé a dans le but de favoriser la promotion de nouvelles potentialités créatrices dans de nombreux secteurs technologiques et de servir d'espace réservés aux développements de projets prometteurs.

M. Chami a poursuivi que l'artisanat connaît un net développement à Salé grâce aux produits variés et diversifiés que les artisans de cette cité ont su préserver et améliorer notamment dans les domaines de la poterie, de la céramique, de la vannerie et des pierres sculptées.

Le ministre a souligné que l'organisation d'une telle journée vise à faire connaître les propositions du ministère à tous les partenaires pour dynamiser l'action commune participative et faire face aux défis de la mondialisation. Pour sa part, le gouverneur de la préfecture, Mohamed Sabri, a souligné la nécessité d'une contribution plus importante de l'ensemble des acteurs sociaux et économiques de la ville dans le processus du développement de la cité et a donné un aperçu sur le programme de mise a niveau urbaine de la ville (2005-2009). Ce programme a pour objectif de renforcer les infrastructures économiques et sociales de la ville pour répondre aux attentes des habitants.

De son côté, Driss Sentissi, président de la commune urbaine de Salé a rappelé le rôle de la commune dans la réhabilitation de la ville, la promotion de l'investissement, la création d'emplois, la dotation harmonieuse des quartiers de la ville d'infrastructures de proximité et l'encouragement des entreprises. Il a rappelé les principales réalisations qui ont vu le jour dernièrement à Salé (ponts, zones industrielles, routes...).

Par MAP

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