29 nov. 2007

TELEGRAMME de l' OPINION du 28 NOVEMBRE 2007

Il y avait le provisoire qui dure, voici le provisoire qui ne dure pas plus que ne dure une rose chère au poète Assaâdi, un persan aux mots perçants. Recruté dans le chantier de l’Oued Bouregreg sur recommandation de la wilaya, un jeune homme a été remercié après 2 mois de travaux forcés. En fait on fait plaisir, en recrutant un sans formation, à Flane ou Flana qui prend la peine de recommander tel ou tel, mais après un laps de temps, on envoie paître le pauvre demandeur d’emploi, qui a cru trouver l’eldorado sur la rivière du renouveau et de l’espoir. stop.

Dans les serres de salades et de tomates sur le vieux continent, on recrute des femmes immigrées provenant du Nord du Maroc pour 3 mois, et pas un seul jour de plus, en procédant à une sélection qui donne froid au dos : Pas de citadine, que des ouvrières agricoles qui viennent du bled. Condamner automatiquement des femmes, venue de la ville capable de travailler, autant que des manutentionnaires, originaires de la campagne, cela s’appelle de la discrimination. Bruxelles qui est au four et au moulin, ne doit pas se taire sur le diktat des recruteurs d’Alméria ou de Santa Maria. Surtout que l’offre d’emploi ne dépasse pas 3 mois et qu’il n’est pas nécessaire d’être une femme musclée pour ranger des pommes ou des poires dans un cageot en plastique. Les ouvrières recrutées en Roumanie subissent-elles la même discrimination que les ouvrières de la région de Chefchaouen, Tidas ou Nador. Enfin que nos recruteurs patentés sachent que l’exode rurala rempli les villes... stop.

Dans un grand hôpital de la capitale on vole de tout, les couvertures - Kouach et Kacha comme on dit dans l’armée et les prisons - les provisions et les portables des malades, etc. Sans compter qu’il arrive souvent que les escaliers - quand ce n’est pas les dortoirs - soient plongés dans les ténèbres. Dimanche dernier, une pauvre dame hospitalisée, s’est aperçue qu’on lui a volé sa robe de chambre toute neuve. Les voleurs minables qui pénètrent dans les hôpitaux, croient qu’ils sont en terra nulus. Il est vrai que, souvent, dans ces lieux de soins on ne prend pas toujours le soin de recruter des agents de sécurité surtout dans le secteur public où l’hôpital, ressemble à un moulin à vent. stop.

A la prison de Salé, une jeune fille munie d’une photocopie d’une fausse carte d’identité, a réussi à rendre visite à son amant, qu’elle a fait passer pour son frère... Malheureusement dans la foule des visiteurs, elle s’est mise à flirter avec son frangin. Il n’a pas fallu longtemps aux gardiens, pour se rendre compte de la supercherie. De l’inceste à Hay Salam qui allait défrayer la chronique des journaux à scandale qui rafolent en ce momentdes pauvres pétasses dans la mélasse... stop.

A la suite de notre flash sur le chauffe-eau vendu sans emballage chez Bricoma-Rabat, nous avons reçu le maïl suivant : « Faisant suite à votre télégramme, nous tenons à vous informer que notre magasin, ne vend aucun article sans emballage, sauf si le client insiste. Ces articles qui sont destinés à l’exposition sont des articles en bon état de marche, et ne sont vendus aux clients que s’ils ne sont plus disponibles en stock, et sur demande de celui-ci. En général, et comme c’est la pratique dans toutes les grandes surfaces, les articles non emballés sont vendus avec une petite remise, vu leur état ». Note de la rédaction. Au téléphone de Bricoma on nous avait confirmé que des chauffe-eau qui arrivent en grandes quantités ne sont pas emballés. D’autre part qui a dit que ces articles n’étaient pas en bon état de marche ? Quant à l’histoire de la remise on peut repasser... stop.

Quand on nous dit que la cocaïne fait une entrée ravageuse dans le milieu populaire alors que le fixe coûte entre 400 et 700 DH le gramme et selon le calibre, on reste perplexe. Du coup, on se demande si le peuple est devenu subitement riche ! En fait, les paumés, pauvres de surcroît, servent de courroie de transmission. Des repris de justice, incorrigibles, à qui il arrive de toucher à ces saloperies, livrent la came sur leur moto ou en taxi dans les quartiers de luxe. Ceux qui tirent les ficelles en prenant les commandes sur leur portable, sont aussi des repris de justice qui travaillent souvent sous couvercle de parapluies dont les noms ne sont pas inconnus des services compétents. Le reste n’est que bla-bla et poudre aux yeux. Alors, qu’on cesse d’en remettre à chaque fois, une couche. stop.

Vaisselle de 1er choix volée dans Dar El Kbira. Il a fallu 2 ans de procédure avant la clôture du dossier qui a permis finalement à la Justice de pardonner aux touches à tout, mêlés à cette affaire qui a traversé la ville comme un ouragan. Mais durant les 2 ans de procédures, ceux qui ont acheté les verres et les cuillères signés - et pas n’importe quelle signature - ont passé des nuits blanches, comme si on les avait condamnés à 2 ans de sursis. Il n’y a pas plus pénible que d’attendre un verdict qui met du temps, avant d’annoncer la couleur... stop.

Quartier les Orangers et un peu partout. L’arbre qu’on trouve le long des lycées et dans les cours de récréation qu’on appelle, réthusas, perd ses branches sans que personne, ne s’en aperçoive. Quel est ce mal qui ronge ces arbres ? Si Benadir était encore là, il nous l’aurait dit. A suivre. stop.

Le reportage sur les champions de jet ski d’ici, qui ont participé au championnat à Disneyland, a été diffusé la semaine dernière, alors qu’il s’était déroulé au Ramadan. Les classements furent peu brillants et le commentateur de service nous a précisé que les as du jet ski de Casa et de Mohammédia ont fait le carême pendant les compétitions. Une boutade pour justifier leurs maigres performances. Mieux encore, les champions, qui ont pourtant du mérite, ont raconté au micro de Karim Dronet, qu’ils manquaient d’entraînement... comme ça tout de go... devant des milliers de téléspectateurs. Mais alors pourquoi participer quand on n’est pas en forme ? A moins de le faire pour la forme, et se taper un aller-retour à Paris. Dans la même émission sportive, du reste bien alimentée avec un montage express sans trop de lenteur, on a filmé Karim Dronet en long et en large avec son compagnon de la télé les yeux cachés par une casquette pour faire pêcheur à la ligne, pendant qu’on a laissé des paysages magnifiques tout autour. Qu’un cameraman filme n’importe quoi c’est une chose, mais qu’on laisse passer des futilités au montage, voilà qui est dommage... stop.

Lors de la réunion des parents d’élèves du collège Mouaâd Bno Jabal, le samedi 24 novembre, qui fut une réunion marathon sur les divers problèmes, machakil interminables, un ténor qui ne paie pas ses cotisations a été prié de prendre le large... La nouvelle équipe de l’Association du collège M. B. Jabal, s’engage à défendre les droits des élèves et non plus à payer uniquement les frais de tabachir et autres craies en couleurs... stop.

C’est un cas désespérant qui mérite d’être entendu par la CNSS de Rabat. Il s’agit d’un retraité décédé il y a 5 ans, dont la femme, n’a toujours pas touché la pension alimentaire. Rabah Haroui dossier 34.058. Le service concerné de la CNSS peut joindre la pauvre retraitée au 037-72-00-97. stop.

Potes potins. Pendant les travaux du tramway, la Pagode, adresse mythique, reste ouverte nous précise Philippe qui ne veut rater ni le coche, ni le tramway... stop.

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28 nov. 2007

Un policier blessé à l'arme blanche lors d'une intervention contre deux agresseurs à Rabat

Un policier a été blessé à l'arme blanche, mercredi matin à Rabat, lors d'une intervention contre deux individus qui agressaient les passants dans le quartier Lakouas, apprend-on de source policière.

Lors d'une patrouille motorisée, dans le cadre de la mission de surveillance des environs des établissements scolaires, l'agent de police et son collègue sont intervenus pour neutraliser deux individus en train d'agresser, près du collège Halima Saadia, une mineure et un ouvrier, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale.

"Au moment de l'intervention, l'un des malfaiteurs a brandi un coutelas et blessé l'un des policiers au niveau de l'abdomen", poursuit-on de même source.


Et de préciser: "au cours de l'intervention, le second policier a fait usage de son arme en tirant 5 balles dont deux ont atteint l'un des agresseurs au niveau de la jambe gauche".

Le policier blessé et le malfaiteur ont été évacués vers les urgences hospitalières pour soins.

Le co-auteur de cette agression a été identifié et est activement recherché, précise le communiqué.



MAP

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26 nov. 2007

Bertolt Brecht, version marocaine au théâtre Mohammed V



«Al Fijta» portée au Théâtre national Mohammed V par des comédiens de talent

La troupe régionale de Rabat-Salé-Zemmour-Zaïërs a ouvert sa saison artistique par la pièce théâtrale «Al Fijta». Une soirée de mariage pas comme les autres malgré un départ tout à fait normal, digne des festivités marocaines.
En effet, c'est dans une ambiance de fête que débute le déroulement de l'histoire, avec une première entrée magistrale des mariés sur scène, suivis de quelques amis qui se sont réunis pour la circonstance.


Aux premiers temps, les choses allaient bon train, mais à mesure que la soirée avance, le comportement, très galant, des invités commencent à se ‘'désaltérer'', mettant en exergue leur vraie personnalité dans une mise en scène qui n'est autre que l'effritement du petit monde bourgeois ‘'grimpé'' sur ses cothurnes branlants. Les masques tombent et les règlements de comptes commencent à s'étaler.

Chaque personnage dévoile, ainsi, ses quatre vérités, transformant cette «Fijta» en une soirée qui chavire puis s'effrite, devenant ainsi le théâtre d'une machine qui ‘'vole en éclats''. L'hystérie et la lourdeur remplacent la détente et la bonne humeur. Les gens changent complètement de caractères et redeviennent ce qu'ils sont naturellement.

En dehors du père, raseur et radoteur, la meilleure amie de la mariée multiplie les allusions blessantes, l'ami du mari courtise la mariée, qu'on découvre enceinte de cinq mois, l'effritement continue jusqu'à ce que la soirée bascule complètement.
Cette adaptation bien réussie de Mohamed Zouhir, d'après «La noce chez les petits bourgeois» de Bertolt Brecht, a fait bouger le public du Théâtre national Mohammed V, qui s'est trouvé emporté par les événements de la pièce et l'interprétation des comédiens. Celui-ci n'a pas manqué de montrer sa grande satisfaction en applaudissant fort à la fin de la présentation.

Les comédiens, à leur tour, ont été à la hauteur de ce Brecht du «4e mur» adapté à la marocaine, notamment le rôle du père de la mariée, incarné par Abdou El Mesnaoui, qui a élevé le ton de la pièce. Abdou a fait montre de sa capacité d'un grand comédien, dont aucun rôle ne peut lui résister. Il a su emporter le public par ses anecdotes qu'il a cherché à placer à tout prix. «Sans Abdou, la pièce n'aurait pas pris cette valeur. C'est la cerise sur le gâteau. Comme on dit en arabe, il a ajouté du sel à la pièce», commente une dame du public.

Toutefois, il ne faut pas oublier de rappeler que la réussite des travaux de Mohamed Zouhir repose, essentiellement, sur son choix minutieux des comédiens. Cette fois-ci encore, il n'a pas raté le coche, puisque tout le reste des membres de la troupe, à savoir Houda El Oufir, Loubna Maski, Noura Qoraichi, Imane Reghay, Yassine Ahjam, Mustapha Howari, Jamal Noaman et Bouselham Adaif, étaient à leur place et ont bien incarné chacun son rôle.

Les personnages ont bougé sur scène avec beaucoup de délicatesse et de naturel. On se sentait devant des professionnels, dont le théâtre fait partie de leur âme et n'a plus de secret pour eux. Ils ont mené leur mission à bon port en satisfaisant leur âme et en faisant plaisir au public, sorti, cette fois-ci content avec l'idée qu'il n'a pas perdu son temps en se déplaçant, un soir pluvieux, pour voir un Brecht en arabe.


«Le théâtre de Brecht est universel»


Interview : Mohamed Zouhir

Le metteur en scène explique le choix d'«Al Fijta»

Qu'est-ce qui vous a poussé à choisir cette pièce de théâtre de Brecht?
C'est la seconde fois que j'adapte Brecht en arabe. J'aime beaucoup cet expressionnisme allemand de ce jeune dramaturge, dont l'écriture donne beaucoup de possibilités au comédien pour s'exprimer. Le comédien se retrouve bien sur scène.

Est-ce que c'était simple de transposer «Les noces des petits bourgeois» dans la société marocaine?
C'est beaucoup de travail, mais ce n'était pas vraiment difficile de le faire. Brecht fait partie d'un théâtre universel, dont les correspondances au niveau de la langue sont très possibles. C'est un dramaturge qui puisait ses pièces du vécu du peuple, dont les comportements se répètent un peu partout dans le monde. Donc, ce n'était pas difficile de le transposer dans notre dialectal.

Quel est le message que vous voulez transmettre à travers cette pièce ?
Je voudrais transmettre le fait que les gens du peuple, ces petits bourgeois, ont une grande insouciance vis-à-vis de leur environnement, ce qui conduit à la falsification de leurs pensées.



Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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56 pilotes participent au 1er trophée de Rabat

Automobile :56 pilotes participent au 1er trophée de Rabat.

Le club Flamme des Sports Mécaniques a organisé le week-end le 1er Trophée automobile de Rabat sur un circuit fermé sur l'avenue "La Victoire", avec la participation de 56 pilotes marocains et étrangers.

"Cinquante six pilotes s'étaient alignés dans ce trophée. Des voitures de haute puissance étaient présentes. Le choix de l'avenue La Victoire a pour but de faire renaître le circuit des années 1960", a déclaré à la MAP la présidente de l'Association Flamme des sports mécaniques, Mme Samira Bennani.



Ce trophée automobile, ouvert à toutes les catégories M1, M2, M3 et M4, s'inscrit dans le cadre du Championnat national et constitue une opportunité pour les pilotes marocains de démontrer l'étendue de leurs talents et se mesurer à leurs homologues étrangers, a souligné le président de la Fédération royale marocaine des sports automobiles (FRMSA), Adil Fellous.

Le grand champion Marocain Mehdi Bennani n'était pas en veine lors de la prestigieuse course M3. Sa voiture s'est renversée dans les derniers tours après une tentative échouée de rouler sur un parcours étroit et s'élancer de la deuxième à la première position.

"J'ai trouvé des problèmes techniques dès le départ de la course. J'ai essayé de prendre les devants dans les derniers mètres mais la voiture a touché les pneus présents le long du parcours", a expliqué Bennani.

"Je suis un pilote qui aime gagner. Le circuit était très court (2km/12 tours) par rapport à la capacité de ma voiture", a lancé le Champion marocain qui s'est montré en bonne forme après la course, interrompue à la suite de cet incident.

"La concurrence était acharnée" et les voitures nécessitaient un "circuit long d'au moins 5 km pour permettre aux pilotes de se produire dans de bonnes conditions", a ajouté la maman du champion marocain, Mme Samira Bennani.

Selon le directeur de la course Jamal Zakari, cet incident "peut intervenir dans toutes les courses internationales. Mehdi a tenté d'obtenir la première place mettant les bouchées doubles dans le neuvième tour".

Au terme de cette manifestation des sports mécaniques, des coupes et des prix ont été remis aux vainqueurs en présence du wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, Hassan Amrani.

Les participants à cette manifestation, initiée en collaboration avec la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, avaient effectué samedi des essais chronomètres destinés à mettre au point les grilles de départ pour les courses officielles de 12 tours.

Le programme comprenait, pour la première fois au Maroc, des démonstrations de la Formule 3000 de Mehdi Bennani qui a fait découvrir aux mordus des sports automobiles les qualités de sa voiture de vitesse.

Cette voiture de "haute gamme" a été ramenée au Maroc, accompagnée de ses ingénieurs et de ses mécaniciens.

Ci-après les résultats techniques :

Course M1
1- Nocolas Ferrera.
2- Jacques Paulain.
3- Mohammed Mannan.

Course M2
1- Ahmad Fadli.
2- Eric Parlanti.
3- Samir Bennani.

Course M4
1- Michel Bennigui.
2- Essahraoui Abdelhak.
3- Hicham Mannan.

Par MAP

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23 nov. 2007

La place Moulay El Hassan (ex-Pietri) se fait une beauté

Rabat sera dotée du plus grand écran d'Afrique.

Rabat mérite un haut lieu d'animation et c'est déjà fait. L'ancienne place Piétri, connue dans le passé par ses fleuristes et baptisée aujourd'hui place Moulay
El Hassan, s'est métamorphosée. Un projet réalisé dans le cadre de la rénovation et de la revalorisation des sites de Rabat transforme ce lieu de la capitale en un amphithéâtre urbain entouré de galeries commerciales. Il sera inauguré probablement avant la fin de l'année.

Quant aux fleuristes déplacés provisoirement derrière le Théâtre Mohammed V, ils peuvent revenir sur leurs "anciennes terres". Des kiosques ont déjà été commandés pour les accueillir, mais ils devront respecter les nouvelles conditions. "Les responsables du projet se sont engagés à faire revenir les fleuristes dès la fin des travaux de réaménagement. Ils retrouveront leur ancienne place, mais ils doivent s'engager à respecter un cahier des charges. Nous ne plaisanterons pas avec l'hygiène, car ce lieu est très symbolique et deviendra d'une grande importance. Déjà plusieurs enseignes internationales veulent y s'installer.

Cette place abritera des services de restauration, d'animation avec installation du grand écran d'Afrique pour permettre au public de suivre en direct les grandes rencontres sportives ou les concerts
de musique", indique Adnane Sebbata, directeur général de la Compagnie générale des parkings (CGP), filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Sur place, des ouvriers mettent la main aux derniers travaux avec l'installation du fer forgé. Par ailleurs, une grande horloge y sera prochainement installée.

Sur le sol, des centaines de lampadaires multi-couleurs ont été implantés. "Avec ces lumières, les visiteurs assisteront à un spectacle magique. La place va danser avec ces lumières", ajoute M. Sebbata.

Pour égayer davantage la place, de petits arbres viennent d'être plantés, tandis que quatre grands poteaux équipés chacun de sept projecteurs éclairent ce lieu. Pour ce qui est de la vie des habitants des quartiers limitrophes, la nouvelle place transformera certainement leur quotidien.
Mais selon des témoignages, il semble que la mariée est trop belle pour pouvoir bien cohabiter avec les boutiques riveraines: boucher, rôtisserie, laiterie, etc. "Aujourd'hui, il y a de petits commerces qui n'ont rien à voir avec l'image moderne que veut se donner cette place.

Les responsables doivent se déplacer pour voir de près comment celle-ci se transforme dès midi. Les odeurs des huiles de poisson, des frites et autres produits… vous montent dans le nez. Tout cela se passe sans que personne ne bouge. On se demande des fois s'il y a vraiment dans la ville des services d'hygiène", explique amèrement un témoin. Le petit bistrot du coin est également pointé du doigt. Souvent, des clients ivrognes viennent vomir aux environs de la place. " Il y a des gens qui quittent ce bar complètement ivres pour aller vomir pas loin de là. Contre ces personnes, il faut agir avec sévérité, tout en veillant à la sécurité de la place tard le soir, sinon, il y aura risque de voir ce lieu devenir un endroit de rassemblement des clochards de la ville", ajoute-t-il.

Si la construction de ce grand projet urbanistique apporte indéniablement des avantages, certains commerçants se plaignent déjà de l'eau de pluie qui s'accumule devant les boutiques après chaque averse. "La chaussée a été mal construite. Elle n'est pas équilibrée. Dès qu'il commence à pleuvoir, l'eau se dirige vers nos locaux. Les responsables doivent trouver une solution à ce problème ", proteste un gérant d'un petit commerce.

Autre réalisation sur cette place, un parking souterrain pour alléger la pression sur les rues avoisinantes en raison des problèmes de stationnement. Cet ouvrage peut accueillir quelque 300 voitures. Il est doté des meilleurs équipements modernes : vidéosurveillance, système de détection incendie, etc. Il apporte relativement une solution aux problèmes de stationnement que connaît actuellement la capitale. Ces difficultés vont encore s'accentuer dans l'avenir, en raison de facteurs conduisant à un accroissement de la mobilité dû principalement à la concentration des populations dans les zones urbaines, l'étalement des périphéries qui entraîne une augmentation des distances entre domiciles et lieux de travail et le développement urbanistique très fort dans certaines zones à l'intérieur des villes: Anfa à Casablanca, le bord de mer à Tanger, Hay Riad à Rabat, etc.
Il faut dire que face à ces problèmes, il n'existe pas de politique de gestion du stationnement public.
Ce dernier est essentiellement perçu, aujourd'hui, comme une ressource financière et non comme un élément-clé de gestion de la circulation.
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Jardins suspendus
La Compagnie générale des parkings (CGP), filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), vient de réaliser deux grands parkings.
Le premier, composé de deux niveaux, se situe sous la place Moulay El Hassan peut accueillir quelque 300 voitures. Le deuxième parking, divisé en deux niveaux également, construit sur un terrain de 17.524 m2, est situé à Hay Ryad et peut recevoir 600 véhicules. Mais l'originalité de ce dernier, c'est qu'il est doté de jardins suspendus.

Selon les responsables, la rentabilisation de ces deux ouvrages, attendue sur les cinquante prochaines années, est d'environ 3,5% pour le premier parking et de 6,5% pour le second. Toujours d'après la CGP, cette expérience pourra être utilisée au service de l'aménagement dans les autres villes du Royaume. Fès a déjà demandé de bénéficier de l'expertise de cette compagnie.


Par Rachid Tarik | LE MATIN

le marché aux fleurs de l'ancienne place Pietri

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22 nov. 2007

Sur la tombe du fils de Léon Tolstoï, l'auteur de Guerre et Paix, au cimetière européen de Rabat



Mort il y a près d’un siècle, le grand écrivain russe dont le monumental Guerre et Paix est actuellement diffusé sur France 2, demeure une référence littéraire et philosophique majeure. Et un nom qui a laissé sa trace au cimetière européen de Rabat.

Le comte Michel Lvovitch Tolstoï repose au cimetière européen de Rabat (photos Christian NICOLAS).

Doit-on rappeler qu’avec Norman Mailer, récemment disparu, auteur de "Les nus et les morts" (Albin Michel), Léon Tolstoï (1828-1910) incarne par excellence, l'écriture sur la guerre et le décalage surréaliste entre ceux qui la commandent et ceux qui la font. Un des principaux penseurs occidentaux précurseurs de la non-violence, Léon Tolstoï a largement inspiré Gandhi (1869-1948) : "La Russie m'a donné en Tolstoï un maître qui m'a pourvu d'une base raisonnable pour ma non-violence". Le mahatma entretenait une correspondance avec l’écrivain qui, quelques jours avant sa mort, résumait ainsi sa conviction profonde : "Il n'y a qu'une solution, celle de la reconnaissance de la loi d'amour et du refus de toute violence".

Léon Tolstoï ne devait pas connaître la grande révolution de 1917 qui poussa de nombreux de ses compatriotes intellectuels à fuir leur pays pour émigrer vers des cieux plus cléments. Son propre fils, le comte Michel Lvovitch Tolstoï, trouva asile à Rabat où il meurt en 1944. Il repose au cimetière européen de la ville, près du carré militaire, comme nombre de ses compatriotes.
Le Maroc, fidèle à son hospitalité légendaire, accueillait les réfugiés politiques d’alors. On trouve encore des quartiers au nom évoquant la Russie dans certaines villes du Royaume ainsi qu’une communauté russe, essentiellement basée à Rabat.

Pour revenir à l’actualité, Guerre et paix", c’est aussi la méga-production TV européenne diffusée ces 4 mardis de novembre par France 2. Dans une mise en scène élégante et soignée tournée dans de très beaux décors, on y retrouve avec plaisir les personnages de l’histoire, en particulier Pierre, double de Tolstoï, révolutionnaire avant l’heure et le vieux renard de maréchal Koutousov, ainsi que d’impressionnantes scènes de bataille.
La production littéraire récente, elle aussi, aime à se référer à Tolstoï. Le roman à succès de Muriel Barbery, "L’Elégance du hérisson" (Gallimard) dépeint une concierge lettrée qui voue une admiration sans borne à l’écrivain et laisse passer, ça et là, dans la conversation, des citations qui finiront par la trahir, "Tout est venu en son temps (…) Tout vient à son heure pour qui sait attendre". Daniel Pennac, prix Renaudot pour "chagrin d’école" (Gallimard), confie : "en lisant, je me suis physiquement installé dans un bonheur qui dure toujours", bonheur déclanché par la lecture de "Guerre et Paix" que son frère lui offrit.
Le grand Bernard-Henri Lévy, lui-même, cite Tolstoï dans "Ce grand cadavre à la renverse" (Grasset) dans lequel il évoque les "cadavres vivants" de la gauche française. Trois excellents livres. Que de bonnes raisons pour nous précipiter pour lire ou relire de toute urgence le célèbrissime roman !

Isabelle GIRAUDET. (www.lepetitjournal.com-Casablanca) jeudi 22 novembre 2007


 

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19 nov. 2007

Omar El Bahraoui a fait main basse sur la capitale



Lors des travaux de la session du Conseil de la ville de Rabat tenue vendredi dernier, le maire de la capitale, Omar El Bahraoui, a une nouvelle fois abusé de ses pouvoirs. Il a effet exclu de la séance, et de façon illégale, un membre de la commune urbaine suite à une simple divergence de points de vue. En outre, il a fait appel au Parquet de la ville pour enquête.

Cette divergence de point de vue entre le maire et Fawzi Chaâbi a commencé lors des interventions de plusieurs conseillers dans le cadre des «points d'ordre». Des éléments de «la machine» du président entravaient les interventions de ces conseillers de l'opposition. Ils manoeuvraient pour ne pas laisser les autres critiquer la gestion désastreuse de leur président. Dans ce sens, l'intervention de Fawzi Chaâbi était la goutte qui a fait déborder le vase en soulevant une question que se posent les habitants de la ville : le fait que le président reste aux commandes de la capitale alors qu'il est poursuivi en justice pour dépravation électorale.

Cela était suffisant pour que le maire de la ville perde son sang froid, et profère des insultes à l'égard de Chaâbi et de sa famille, tout en l'empêchant de poursuivre son intervention. Pire, El Bahraoui a recouru à l'article 63 de la Charte communale qui lui permet d¹expulser tout membre qui «perturbe l'ordre public».

Or l'application d'une telle sanction devrait d'abord être précédée par un avertissement adressé au conseiller en question, chose que le président n'a pas faite. En plus, d'après des sources concordantes, il n'y avait pas lieu d'invoquer cet article qui a été abusivement utilisé par le maire.

Le différend entre les différents membres d'un Conseil est chose courante et se règle en général le plus démocratiquement du monde. Mais à Rabat, la réaction du maire de la ville, soutenu par le représentant du wali qui assistait aux travaux de ladite session, en faisant appel au Parquet, pose un tas de questions sur la l'impartialité, voire la collusion, des autorités de tutelle. Ce questionnement est d'autant plus légitime que Bahraoui était auparavant responsable au ministère de l'Intérieur (services des collectivités locales) et président de la commune urbaine de Youssoufia durant de longues années, avant d'être parachuté aux commandes de la gestion de la chose locale de la capitale du Royaume.

À rappeler que les déboires actuels du maire de Rabat ont empiré en août dernier, lorsqu'il a été pris en flagrant délit par la police lors d'une descente à son domicile, arrêtant plus de quatre-vingts personnes qui étaient conviées à une réception visant à mettre au point son programme de campagne électorale avant terme et avec les moyens de la ville. L'affaire est toujours devant la justice. Quelques mois auparavant, il a été épinglé par la Cour régionale des comptes. L'enquête menée par des limiers de la Cour régionale des comptes de Rabat a révélé plusieurs irrégularités et dysfonctionnements. Il est reproché dans un rapport de dizaines de pages (lettre d'observation) de cette Cour régionale des comptes au maire de Rabat sa gestion opaque de plusieurs dossiers et marchés de la ville.



B. Amenzou<

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Rabat a célébré le 18 novembre la fête de l'indépendance


Le Maroc célèbre la Fête de l'Indépendance

Le peuple marocain célèbre ce dimanche 18 novembre l'un des événements majeurs de son histoire contemporaine. La Fête de l'Indépendance dont c'est le cinquante deuxième anniversaire, lui offre, en effet, l'occasion de se remémorer le contexte historique de cette grande épopée dont l'aboutissement n'a pas été chose aisée, mais plutôt le fruit d'énormes sacrifices et prises de position historiques dont le détonateur a été la Révolution du Roi et du Peuple le 20 août 1953.
Elle est également une manière de revisiter ce tournant précipité que furent les mois et les semaines qui ont précédé ou suivi la libération et la mise en place des premiers jalons du Maroc indépendant qui sera d'ores et déjà marqué par sa nature libérale et progressiste, par ses valeurs de pluralisme et de démocratie, par son ouverture et sa tolérance, ainsi que par sa solidarité avec les causes justes et son engagement ferme en leur faveur.
Le soulèvement qui avait suivi le départ en exil du Souverain était tel qu'il avait conduit le gouvernement français à s'engager à rompre le traité du protectorat conclu à Fès et à accorder la pleine souveraineté au Maroc.
Antoine Pinay, président du conseil français à l'époque, après qu'il eut engagé des négociations à Antsirabé avec S.M. Mohammed V par l'intermédiaire du général Catroux, a annoncé, à cet effet, que "la France entend donner au Maroc le visage d'un Etat moderne, démocratique et souverain".
Ce "visage d'un Etat moderne", ce sera Mohammed V qui le conférera au pays, balayant du coup les turpitudes de tous les colonialistes et leurs affidés qui s'étaient ligués contre lui lors de la conspiration du 20 août 1953. Après les négociations de Saint-Germain en Laye, notamment l'entretien du 6 novembre ayant réuni S.M. Mohmmed V et Antoine Pinay, la libération du Maroc était acquise.
Le Souverain pouvait regagner le Royaume. Son retour a eu lieu le 16 novembre 1955. S'ensuivirent trois jours de liesse intense et de ferveur indicible à travers tout le pays.
Le 18 novembre 1955, jour de la Fête du Trône, Sidi Mohammed Ben Youssef, qui a été intronisé le 18 novembre 1927 a donc célébré la prière du vendredi à la mosquée Hassan à Rabat et y a prononcé le discours du Trône où il a officiellement proclamé l'indépendance du Maroc.

Mohamed Sakhi

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17 nov. 2007

Obsèques à Rabat de Feu Mohamed Bouzoubaâ, ancien Ministre de la Justice et avocat du barreau de Rabat

Rabat, 17/11/07- Feu Mohamed Bouzoubaâ, ancien ministre de la Justice et membre du conseil national de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), décédé vendredi matin à Rabat à l'âge de 68 ans à la suite d'une longue maladie, a été inhumé samedi au cimetière Chouhada à Rabat.



Les obsèques du défunt, marquées par la présence de SAR le Prince Moulay Rachid, se sont déroulées dans une ambiance de recueillement et de piété en présence également du Premier ministre, M. Abbas El Fassi, de membres du gouvernement, d'anciens ministres et de plusieurs personnalités.

Après la prière du Dohr et la prière du mort à la mosquée Chouhada, la dépouille a été inhumée au cimetière Chouhada où l'assistance a prié Dieu d'avoir le défunt en Sa sainte miséricorde et d'accorder aux siens patience et réconfort.

L'assistance a également prié le Très Haut de préserver SM le Roi Mohammed VI et de combler le Souverain en les personnes de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moualy Rachid et de l'ensemble de l'illustre famille Royale.
Au terme de la cérémonie, le conseiller de SM le Roi, M. Mohamed Mouatassim a donné lecture au message de condoléances adressé par le Souverain à la famille de feu Mohamed Bouzoubaâ, dans lequel SM le Roi exprime Ses condoléances et Sa compassion à la respectable famille du défunt ainsi qu'à sa grande famille politique de l'USFP, ses camarades et ses amis "pour la disparition de cette illustre personnalité marocaine qui a consacré sa vie à la défense des droits de l'Homme et au soutien des causes de la justice dans tous les forums et à partir des différents postes et responsabilités qu'il a assumés".

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11 nov. 2007

Nostalgie : les passeurs du Bouregreg

Formant une corporation séculaire, les barcassiers du Bouregreg ont disparu du fleuve depuis de longs mois. Prévu pour l’été 2008, leur retour s'annonce triomphal.

“L’Oued”.

C'est ainsi que Slaouis et Rbatis ont toujours appelé le Bouregreg, fleuve large d'une centaine de mètres et long de 240 kilomètres qui sépare leurs deux cités. Une appellation rustique, qui cadre de moins en moins avec la transformation que connaît le site. Deux années après le démarrage du projet de réaménagement de la vallée qui le borde, le Bouregreg a subi une véritable métamorphose.

Palmiers et pelouses verdoyantes bordent sa rive gauche, dotée désormais d'une fringante corniche et de nouveaux quais. Sur la rive droite, du côté slaoui, une marina flambant neuf attend les premiers bateaux de plaisance. Un bateau dragueur racle jour et nuit les fonds, pour majorer la profondeur des eaux, afin qu'elles puissent accueillir dans l'avenir voiliers et navires de croisière. Mais malgré ce relooking spectaculaire, quelques nostalgiques de l'Oued ne cachent pas leur déception devant son nouveau visage. Parmi eux, le cinéaste Daoud Aoulad Syad. “L'Oued que j'ai aimé, que j'ai filmé et photographié n'est plus. Il a perdu son âme. Même ses enfants l'ont déserté”, lance ce Marrakchi et Rbati d'adoption, faisant référence à la disparition de barcassiers du paysage actuel du fleuve.


Cela fait plusieurs mois que ces canotiers, qui transportent depuis des siècles les passagers entre les deux rives, n'ont pas mouillé. Amarrées au beau milieu de la rivière, leurs fameuses embarcations bleues frappées d'une bande blanche ou jaune, se balancent au gré des marées, visitées de temps à autre par quelques mouettes. Le va-et-vient des barcasses s’est interrompu en mai 2006. L'Agence de l'aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) avait alors conclu, au bout de longues et tumultueuses tractations, un accord avec les barcassiers pour le gel de leur activité, qui gênait l'avancement du méga chantier entamé quelques mois plus tôt. En guise de compensation, l'agence s'engageait à leur verser des indemnités mensuelles, dont le montant varie en fonction des statuts : 900 DH pour les barques non autorisées et exploitées à temps partiel, le double pour les barques non autorisées travaillant à plein temps, et 2500 DH pour les barques immatriculées auprès de la Marine marchande (au nombre de 43 sur les 73 recensées). Aujourd’hui encore, les barcassiers continuent à percevoir ces indemnités, en attendant la reprise de leur activité, prévue pour juin 2008.



Ce qui ne les empêche pas de venir régulièrement rôder autour de leur ancien lieu de travail, qu'ils ne peuvent plus admirer que de loin. Natif de Salé en 1930, le bien nommé El Haj Mohamed El Bahri fait justement partie de ceux qui ne peuvent résister à l'appel de l'Oued. Comme magnétisé par cette eau qui l'a vu vieillir, il vient chaque jour s’y ressourcer. “L'Oued, c'est ma vie, ma maison et ma source de jouvence”, lance, dans un éclat de rire, ce grand gaillard dont la joie de vivre a résisté au poids des ans. De sa mémoire intacte surgissent les récits fabuleux de pêches miraculeuses à l'alose, ce poisson noble autrefois abondant dans le Bouregreg et qui a subitement disparu à la création du barrage de Akreuch en 1974. El Haj se souvient également avec nostalgie de l'époque où le fleuve faisait trois fois sa largeur actuelle. "Il en fallait du souffle et des muscles pour rallier les deux rives à la rame. Le trajet commençait à Bab El Bahr côté rbati, et se terminait à Bab Lmrissa, côté slaoui", explique-t-il en bombant le torse. Un récit corroboré par Mohamed Semmar, historien et archéologue, spécialiste de la vallée du Bouregreg et cadre au sein de l'AAVB. “C’est la largeur du Bouregreg qui a imposé la mise en place d’un système de transport fluvial. Mais des siècles durant, les gens ont dû se débrouiller avec les moyens du bord pour effectuer cette périlleuse traversée. Il faudra attendre le douzième siècle pour qu'un tel service soit instauré”.

Une corporation puissante


Prenant naissance dans les montagnes du Moyen-Atlas, le Bouregreg traverse à l'époque le Maroc dans toute sa largeur et rend malaisée les liaisons entre les parties nord et sud du royaume. Situation que ne pouvaient tolérer les sultans almoravides, soucieux depuis leur avènement d'unifier le Maroc. Ali Ben Yousouf, fils de Youssouf Ben Tachfine, décrète alors la création d'une nouvelle corporation, chargée de transporter les hommes et les marchandises entre les deux rives du fleuve. À peine née, la corporation des barcassiers prend vite conscience de son rôle vital et monte très vite en puissance, pour devenir l'un des corps de métier les plus respectés de la région. Vêtus d'un Mahsour, costume traditionnel inspiré de la mode ottomane, ses membres paradent fièrement entre les rives du Bouregreg, dont ils détiennent désormais la clé. Au seizième siècle, les barcassiers, qui héritent leur métier de père en fils, sont investis d'une nouvelle mission qui ne fait qu'accentuer leur aura. Chaque année, à l'occasion de l'Aïd Al Mawlid, ils ont l'insigne honneur de porter les cierges lors de la fameuse procession des bougies vers le mausolée de Sidi Abdellah Ben Hassoun, saint patron de Salé et de ses barcassiers. La construction de plusieurs ponts - chaque fois détruits par les crues ou sabotés par quelques canotiers soucieux de maintenir leurs privilèges - ne réduit en rien le prestige de la corporation, qui résiste même à l'avènement des redoutables corsaires. Durant cette période difficile, où les côtes marocaines sont assiégées par les Espagnols et les Portugais, le port fluvial du Bouregreg est le seul qui permettait de ravitailler le pays. Forcément, ce statut ne manque pas d'influer sur celui des barcassiers. Chargés de transporter diverses marchandises, dont des armes, ils utilisent des embarcations beaucoup plus grandes que celles que l'on connaît aujourd'hui. Et au 17ème siècle, à la naissance de la république de Salé, entité autonome dirigée par les pirates, la corporation renforce encore sa puissance. C’est d’ailleurs au cours de cette parenthèse historique, interrompue par l'avènement de la dynastie alaouite, qu’elle se dote de son propre code légal et de son propre tribunal. Des deux côtés du Bouregreg, les barcassiers slaouis et rbatis établissent des règlements communs pour gérer le trafic des barques. Et, fait étonnant, certaines de ces lois sont toujours en vigueur. “Nous disposons encore d'un véritable droit coutumier pour gérer les conflits entre barcassiers et sanctionner les contrevenants”, affirme Mohamed El Haïmer, président de l'Association des barcassiers du Bouregreg. Selon ce représentant de la nouvelle génération, les jugements se déroulent lors d’une assemblée siégeant en plein air, à même le fleuve. Les verdicts sont prononcés aprèsapprobation de tous les membres de la corporation, et les sanctions varient, selon la gravité de la contravention, entre un et trois jours d'interdiction d'exercer. Les conflits les plus fréquents surviennent au moment de l'embarquement des passagers, lorsque des canotiers “oublient” de respecter la file d'attente. Mais des sanctions peuvent également être prononcées à cause de simples altercations orales ou d'insultes proférées en public. “Ce sont des règles que nous avons héritées de nos ancêtres. Ces derniers ont toujours veillé à ce que notre linge sale soit lavé en famille. Aujourd'hui, ces lois visent surtout à maintenir le prestige des barcassiers”, précise El Haïmer. Mais peut-on encore parler de prestige, vu l’état actuel de la corporation ?

Grandeur et décadence

Car depuis l’avènement du protectorat français, celle-ci n'a cessé d'encaisser coup sur coup. En 1919, la construction du premier véritable pont routier, enjambant le Bouregreg, réduira sensiblement leur influence, sans pour autant les priver de toute utilité. Situé en amont de l'estuaire, ce pont reste peu fréquenté par les Slaouis et les Rbatis. En revanche, l'installation, quelques années plus tard, d'un bac à vapeur réduira réellement l'aura des canotiers, qui se retrouvent privés d'une activité lucrative : le transport de marchandises.



Le bac à vapeur, emporté par une crue durant les années trente, est vite remplacé par un pont mobile érigé sur des flotteurs. Mais c'est l'inauguration du pont Moulay El Hassan, en 1954, qui sonnera le glas de la prestigieuse corporation. De professionnels du transport fluvial, les barcassiers se transforment, à partir des années 60, en simples passeurs. Plusieurs barques sont ainsi abandonnées par leurs anciens propriétaires, issus de grandes familles rbaties et slaouies, soucieuses de préserver leur “respectabilité”. Le tarif des traversées fond comme neige au soleil et les barcassiers qui résistent ne trouvent plus leur salut que dans les excursions que s'offrent quelques clients fortunés. Leurs fiers costumes d’antan ne sont plus qu'un lointain souvenir et le métier, plus dévalorisé que jamais, s'ouvre à des nouveaux venus, issus des couches défavorisées de la population. Puis en 2006, alors même que la profession agonise, le miracle se produit. Le lancement des travaux d’aménagement de la vallée du Bouregreg, que beaucoup interprétèrent comme la fin de la corporation des barcassiers, signe paradoxalement le début d'une réelle réflexion sur son avenir. “Les barcassiers font partie de l'identité culturelle du Bouregreg. Nous avons consenti des efforts pour ménager les sensibilités sociales liées à leur dossier, et nous ferons de même dans l’avenir pour les insérer dans la nouvelle configuration du Bouregreg”, assure Lemghari Sakel, le directeur de l’AAVB. En clair, loin d’être menacée par le méga projet, la corporation pourrait bien au contraire en tirer bénéfice, en jouant un rôle important dans son animation culturelle et touristique. Dans les cartons de l’AAVB, les projets se précisent : il est question que les barques soient totalement relookées, et que le fameux costume du barcassier d'antan soit ressuscité.

Bouregreg, vingt siècles d'histoire

Bouregreg, pêcheurs et barcassiers

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2 nov. 2007

Inauguration à Rabat d'un laboratoire informatique spécialisé dans la multi-core


Le Groupe "Intel Corporation", leader mondial dans le domaine informatique, a inauguré, jeudi à Rabat, un laboratoire informatique spécialisé dans la multi-core technologie à l'Institut national des postes et télécommunications (INPT).

Ce laboratoire, inauguré par le président du Conseil d'administration du groupe "IntelL Corporation", Craig Barrett, permettra l'organisation de sessions de formation dans les technologies d'information de la communication (TIC) en vue de mieux préparer les élèves ingénieurs pour le marché du travail.

L'inauguration de ce laboratoire, don d'Intel, coïncide avec la mise en œuvre du programme Genie, lancé par le ministère de l'Education nationale, visant la généralisation des TIC dans l'enseignement et la mise en place de salles multimédia connectées à Internet dans tous les établissements scolaires.

Le groupe Intel a formé 4.500 enseignants marocains et envisage de former quelque 25.000 autres à fin 2008 à travers son programme Intel Teach, axé sur l'intégration des nouvelles technologies dans le système de l'enseignement dans le but de développer les outils pédagogiques.

Il a également formé 120 formateurs chargés d'encadrer les enseignants concernés en matière d'utilisation des nouvelles technologies dans les approches pédagogiques.

A travers son programme "World Ahead", Intel ambitionne de contribuer à l'amélioration des systèmes éducatifs et de la santé, et au renforcement de l'entreprenariat et des services gouvernementaux dans les pays en voie de développement en favorisant l'accès aux ordinateurs et à Internet.




| MAP

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Alstom remporte le contrat de tramways de Rabat



RABAT (Reuters) - Alstom a remporté un appel d'offres international pour des tramways destinés à la capitale marocaine Rabat et dont le groupe français assurera également la maintenance, annonce l'agence gouvernementale chargée du projet.

Alstom fournira une première tranche d'une quarantaine de rames Citadis pour 1,2 milliard de dirhams (environ 105 millions d'euros), puis une seconde tranche de 15 en fonction de l'évolution du trafic, a ajouté l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bou Regreg dans un communiqué.

Deux lignes de tramways, d'une distance totale de 19 kilomètres avec 32 stations, doivent être opérationnelles d'ici 2010.



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Tramway de Rabat-Salé
Alstom Transport France déclaré adjudicataire


L'offre du groupe français porte sur un montant d'environ 1,2 milliard de dirhams

Le chantier du tramway de Rabat-Salé enclenche sa vitesse de croisière. Le nom du constructeur habilité à participer à sa concrétisation a été annoncé hier jeudi à Rabat. A l'issue d'un appel d'offres international en effet, l'Agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg a déclaré la société Alstom Transport France adjudicataire du marché de matériel roulant pour la réalisation des deux premières lignes du tramway pour l'agglomération de Rabat-Salé.

L'offre du poids lourds français a été considérée la plus avantageuse, portant en cela sur un montant d'environ 1,2 milliard de dirhams pour la première tranche. Elle aurait ainsi dépassé celle de trois autres mastodontes qui se sont bousculés au portillon. Le groupe français devrait ainsi fournir des prestations de maintenance pour une durée de 5 ans.

A signaler que le réseau de Tramway de Rabat-Salé qui comportera deux lignes totalisant un parcours de 19 km et 32 stations est prévu pour relier les deux villes de l'agglomération par le biais du futur pont Moulay El Hassan. La mise en service de ce réseau est programmée pour fin 2010. Cette opération porte sur la fourniture d'un parc de la gamme Citadis d'une quarantaine de rames de 30 mètres chacune et d'une quinzaine de rames supplémentaires à moyen terme en prévision de l'augmentation du trafic sur le futur réseau.

Le Tramway offrira au citoyen de l'agglomération de Rabat-Salé, une solution de transport urbain écologique, rapide et économique, devenant ainsi un partenaire quotidien indispensable à l'activité urbaine et au développement de territoire communautaire.
Il est à rappeler qu'Alstom Transport est un des leaders mondiaux dans les infrastructures d'énergie et de transport ferroviaire, ainsi que dans les systèmes de véhicules légers sur rails et les tramways, avec plus de 1.000 véhicules en circulation à travers le monde de la gamme Citadis.

Présent dans plus de 70 pays, Alstom Transport est présent au Maroc depuis plus de 40 ans à travers sa filiale Alstom Maroc S.A, basée à Casablanca et à Rabat.



Abdelali Boukhalef | LE MATIN

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