30 oct. 2007

Rabat capitale du cinéma


Rabat a vécu au rythme des grandes productions cinématographiques. Elle vient d’accueillir une pléiade de figures du cinéma américain pour le tournage du film « Body of Lies », réalisé par Ridley Scott et dont le premier rôle est incarné par le célébrissime Leonardo DiCaprio.

Cette ville en mal d’animation artistique a ravi la vedette à Ouarzazate ; qui est habituellement la destination préférée de grandes œuvres cinématographiques internationales.

Les rbatis ont assisté à cœur joie, la semaine dernière, aux premières phases de tournage dans les grandes artères de la capitale. C’est une aubaine pour cette cité aux milles charmes pour faire valoir son potentiel humain, naturel et matériel ; quitte à drainer d’autres projets de tournage de films à dimension universelle.

Après le succès du « Black Hawks down » (la chute du faucon noir) à Salé, vint le tour de « Body of Lies », où Leonardo Di Caprio joue le rôle d’un ancien journaliste, devenu agent de la CIA, parti en Jordanie à la traque de leaders d’Al Qaida qui préparaient un grand attentat contre les Etat Unis.

Ce film s’inscrit parmi une série de productions, qui relate l’angoisse du terrorisme qui a envahi les américains après les attentas du 11 Septembre 2001, portée à l’écran par plusieurs réalisateurs, pour devenir une thématique de choix pour les cinéphiles toutes tendances confondues.

Il est devenu de coutume que le Maroc abrite en plein mois du Ramadan, ce genre de tournages, est-ce que la fermeture des commerces et le peu d’activités, sont derrière ce choix ? Ou ce n’est que pure coïncidence avec le début de l’année artistique ? Peu importe, il faut encourager ce type d’initiatives, qui nécessite une opération marketing bien orchestrée pour nos autres villes. A qui sera le tour pour le prochain tournage après Rabat et actuellement Kinétra ? et les gens de Kinétra, vont-ils les sentir comme les rbatis ? …



Ahmed TAZI

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29 oct. 2007

Sit-in devant la gare ferroviaire de Rabat-ville pour le 42ème anniversaire de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka

- A la recherche de la vérité sur l'affaire Ben Barka

À la veille de la célébration de la Journée nationale du disparu, coïncidant avec la date de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka devant les Brasseries Lip en plein centre de Paris, le 29 octobre 1965, le mouvement des droits humains monte au créneau pour appeler à dévoiler la vérité totale sur cette affaire et de faciliter le travail conduit par le juge français, Patrik Ramael.



L'Organisation marocaine des droits humains (OMDH) et l'Institut Ben Barka ont appelé, samedi, à la constitution d'une commission judiciaire maroco-française d'investigation sur «le crime d'enlèvement et assassinat» de Mehdi Ben Barka sur le territoire français le 29 octobre 1965 et de «lever le secret» sur tous les documents spécifiques concernant ce crime aussi bien en France qu¹au Maroc.

Affirmant qu'il est de l'«intérêt» des deux pays de «dévoiler la vérité sur ce crime dans le cadre d'un partenariat réel et de concrétiser la volonté politique d'élucider ce dossier de manière juste et équitable», les deux instances ont exprimé leur «surprise» face aux «entraves» imposées aux justices marocaine et française pour effectuer «sérieusement les investigations et recherches et l'audition de toutes les parties participant au crime (Š) parmi les responsables marocains et français».

A ce propos, les deux organisations considèrent que ledit crime est une «responsabilité maroco-française» et dont des «questions préliminaires» n¹ont pas encore trouvé de réponses portant sur les circonstances du crime, ses responsables et les exécutants et le lieu de dissimulation du cadavre.

Cet appel vient à un moment ou le juge d'instruction Patrick Ramael, en charge de l'enquête, aurait signé des mandats d'arrêt (ou d'emmener ?) internationaux contre cinq anciens sécuritaires marocains, invités à témoigner sur l¹affaire.

Les cinq personnes visées sont le général Hosni Benslimane, actuel chef de la gendarmerie royale marocaine (à l'époque membre du cabinet du colonel Dlimi), Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires ) et attaché militaire à l¹ambassade du Maroc à Paris au moment des faits, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l¹un des membres présumés du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, Boubker Hassouni, infirmier et agent du Cab 1, une des unités secrètes des services marocains et Abdlekader Achaachi, également agent du Cab 1.

«Ces mandats d'arrêt sont un coup de semonce et j'espère qu'ils feront bouger les autorités marocaines. Je ne souhaite pas que ces personnes soient arrêtées mais uniquement qu'elles parlent», avait déclaré Bechir Ben Barka à l'agence Reuters.

Interrogé sur cette question vendredi par l'AFP (Agence France presse), le ministre de la Justice Abdelouahed Radi a fait savoir que son département n'a rien reçu de la part des autorités à propos des dits mandats d'arrêt.

Signalons, enfin, que l'Association marocaine des droits de l'Homme et le Forum marocain pour la vérité et la justice organisent, aujourd¹hui à 18 h 30, un sit-in devant la gare ferroviaire de Rabat-ville.



Mustapha Znaidi

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26 oct. 2007

Aménagement de la vallée de Bouregreg, le projet de la réconciliation

RABAT (MAP) - L'aménagement de la vallée de Bouregreg est un projet structurant qui va transformer les deux bords du fleuve en pôle touristique et urbain et ""réconcilier"" aussi bien le site avec sa rivière, son environnement et son histoire, que les deux villes ancestrales voisines, Rabat et Salé, qui se tournaient le dos.



Ce projet, dont les travaux avancent régulièrement selon les délais impartis, est de nature à redonner une nouvelle vocation à un site chargé d'histoire par l'enclenchement d'une nouvelle dynamique économique et à placer la capitale du Royaume au rang qu'elle doit occuper parmi les grandes villes du bassin méditerranéen.

Elément d'union entre deux villes historiques, le projet d'aménagement de la vallée de Bouregreg, qui s'étend sur une superficie de 6.000 ha, allant de l'embouchure au barrage de Sidi Mohammed Ben Abdellah, respecte les valeurs de modernité, d'invention et de respect de l'histoire et de l'esthétique.


Il est réparti en six séquences: ""Bab Al Bahr"", en amont du pont Mohammed V, ""Amwaj"" qui s'étend du pont Moulay Hassan au pont ONCF, ""Kasabat Abi Raqraq"", entre le pont ONCF et l'autoroute, ""Sahrij Al Oued"", qui va de l'amont du pont Mohammed V à la rocade, ""El Menzah Al Kabir"", le plateau qui domine la vallée de Bouregreg au Sud et ""Bouhayrat As Souhoul"", la partie de la vallée qui donne sur le lac du barrage Sidi Mohamed Ben Abdallah.

Depuis le lancement officiel du projet par SM le Roi Mohammed VI en janvier 2006, les travaux d'aménagement ont pris un tournant décisif sur la voie de la concrétisation de ce projet ambitieux, avec le lancement de l'aménagement des deux premières séquences, dont l'investissement global est estimé à quelque 3,25 milliards de dollars.

Les travaux dans la séquence de ""Bab Al Bahr"" sont menés avec le groupe Al-Maabar d'Abou Dhabi pour un coût de 750 millions de dollars, alors que l'aménagement de la séquence ""Amwaj"" est mené en partenariat avec le groupe Sama Dubaï avec un investissement total de l'ordre de 2,5 milliards de dollars. Ces deux projets seront prêts à l'horizon 2010.

Outre l'aménagement de plusieurs espaces publics (places, esplanades, jardins, citée culturelle, plages) et de zones spécifiques (cités des arts et métiers, zones commerciales, zones touristiques et de loisirs àetc), le projet porte notamment sur la réalisation du port atlantique et de la marina et la construction du tunnel des Oudayas et de plusieurs ponts, ainsi que la réhabilitation de ceux déjà existants.

Il est prévu également, dans le cadre de ce méga-projet, la construction de deux lignes de tramway, d'une longueur totale de près de 20 km avec 36 stations.

La première ligne part du nord de Salé pour terminer à Madinat Al Irfane (campus universitaire) en passant par le centre Rabat, alors que la deuxième ligne reliera la Gare routière de Salé au quartier Yaacoub Al Mansour à Rabat en longeant la Médina de la capitale.

Ce système de transport de masse, dont la réalisation nécessitera environ 2,5 milliards de dirhams, va desservir les quartiers d'habitations, les centres villes et les universités. Ce projet, dont la réalisation a déjà commencé, contribuera sans doute à résoudre le problème de transport et de la circulation dans l'agglomération Rabat-Salé, qui connaît un accroissement important de la demande en transports du fait de sa croissance démographique.

Le projet de Tramway, qui s'inscrit dans le cadre d'une politique urbaine de transport fortement renouvelée, présente plusieurs avantages dont le décongestionnement des zones centres de Rabat et Salé, l'amélioration des conditions de circulation, la participation aux rénovations urbaines dans les deux villes, la préservation de la vallée du Bouregreg d'une extension incontrôlée de la circulation et le respect de l'environnement.

Le projet d'Aménagement et de mise en valeur de la vallée de Bouregreg changera sans nul doute le visage de l'agglomération Rabat-Salé, en enclenchant une forte dynamique économique par la réalisation et l'exploitation des infrastructures, qui seront érigées sur un site, qui dispose d'une géographie, d'un paysage et d'une histoire, lui conférant une ""forte personnalité"".


Publié le: 26/10/2007 à 12:50:35 GMT Source : MAP

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Développement : Bab Al Bahr, pour dynamiser la vallée du Bouregreg

L’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg a reçu l’accord de participer pour 50% dans la société Bab Al Bahr, aux côtés du consortium émirati Al Maabre International.


La région de Rabat a de beaux jours devant elle. Le but étant de la dynamiser du point de vue économique et de la tourner vers l’océan, l’agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg a été «autorisée à prendre une participation de 50% dans le capital de la société anonyme à créer dénommée Bab Al Bahr», tel qu’annoncé par le dernier Bulletin Officiel n°5566.
Au-delà d’une simple prise de participation, en fait, il s’agit d’une autorisation accordée sur la base de la loi autorisant le transfert d’entreprises publiques au secteur privé. Bab Al Bahr, la société anonyme qui verra le jour suite à cette opération, sera dotée d’un capital initial de 300.000 dirhams.

En termes d’objectifs, la priorité est donnée au «développement durable». La tranche réservée à cette société, étendue sur quelque 70 hectares, offrira à la région de Rabat une panoplie de complexes résidentiels, une cité des arts et des métiers, des hôtels, des résidences touristiques, en plus l’un quartier d’affaires réunissant des plateaux de bureaux et «diverses prestations du secteur tertiaire», cite la même source. À ce projet de taille, l’Agence de développement de la vallée du Bouregreg a choisi un partenaire de taille. Ainsi, pour le développement de la séquence de Bab Al Bahr, l’agence a opté pour le consortium Al Maabre International, représenté pour ses négociations par le célèbre groupe Sourouh, «dont la nature et l’expertise, reconnues, constituent un gage pour la mise en œuvre réussie dudit projet», explique l’agence en question dans sa requête. Dans ce sens, il s’agira pour la future société de mettre au point et veiller sur la réalisation de tous les projets à effectuer, qu’ils soient touristiques, commerciaux, immobiliers ou industriels. Il s’agira, également, pour la société d’offrir «le conseil et l’expertise des ensembles immobiliers et touristiques, la commercialisation et la promotion de biens et d’ensembles touristiques et immobiliers réalisés, l’acquisition, la location, l’échange et la vente de tous terrains, de tous droits ou biens immobiliers», selon la même demande. Sur le registre des perspectives, le business plan de la société est prometteur. Dès la quatrième année, le chiffre d’affaires de Bab Al Bahr devrait atteindre près de 5 milliards de dirhams.

De même, il est prévu que «la société commencera à réaliser un résultat net positif à partir de la même année», est-il annoncé sur ledit document. Par ailleurs, sur les cinq années qui ont été estimées nécessaires pour l’achèvement du projet en question, les taux de rentabilité interne et des fonds propres ont été évalués, respectivement, à 32% et 40%.
Le plus important à souligner étant la valeur ajoutée de ce projet. La création de logements et les infrastructures nouvelles à vocation commerciale, hôtelière, culturelle et de loisirs, aideront sûrement la région à faire de plus grands pas sur son chemin de développement du secteur touristique. Sans oublier les emplois à créer, ce qui est un aspect non négligeable au vu de toutes les composantes qu’il présente.




Le 26-10-2007
Par : Meriem Allam

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Nostalgie. Les sept vies de Balima

En ce mois d'octobre 2007, l'hôtel Balima souffle sa soixante-quinzième bougie. Trois quarts de siècle durant, il a été au centre de la vie mondaine, politique et culturelle de la capitale.

Retour sur l'histoire trépidante du doyen des palaces rbatis
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Vendredi 12 octobre 2007, le Boulevard Mohammed V à Rabat est quadrillé par les représentants de divers corps de sécurité. Rentrée parlementaire oblige, policiers en civil et en uniforme, agents de la DST et éléments de la sécurité royale ont pris leurs positions depuis les premières lueurs de l'aube. Et comme l'exige le protocole en pareille circonstance, ils veillent à ce que les fenêtres et terrasses de cette avenue restent fermées, le temps que la cérémonie présidée par le roi arrive à son terme. La plupart ignorent que parmi les bâtiments condamnés par leurs soins, figure un certain hôtel Balima, qui fêtait ce jour-là son soixante-quinzième anniversaire !

L'histoire du Balima commence au beau milieu du protectorat français. Louis Mathias, un aventurier originaire de la Bourgogne, en France, et vivant au Maroc depuis 1909, décide de fonder avec quelques amis une société de promotion immobilière. La Balima voit le jour en mai 1928 à Rabat. Son nom est la contraction des deux premières lettres des patronymes des trois associés. En l'occurrence Lucien Bardy, André Liorel et Louis Mathias. Une année après sa création, alors que le monde est en pleine crise économique, la nouvelle société devient une référence en matière de transactions immobilières, mais aussi et surtout dans la construction d'immeubles. Et au bout de quelques années, la Balima se retrouve à la tête d'un véritable empire immobilier couvrant l'ensemble du centre-ville de Rabat, et bien au-delà.

Dans ce riche patrimoine, figure l'hôtel éponyme Balima, dont les travaux ont été lancés en 1930. Inauguré le 12 octobre 1932, il s'impose très vite comme le fleuron de l'hôtellerie marocaine de l’époque. “Peu de Rbatis savent aujourd'hui qu'il existait deux hôtels Balima au Maroc. Celui de Rabat et un autre à Ifrane, qui ont été construits et inaugurés en même temps. Aujourd'hui, il ne reste que le Balima de Rabat, puisque son grand frère d'Ifrane a été fermé au début des années 60”, explique Louis Bernard Le Chartier, petit-fils de Louis Mathias et directeur général de la société Balima. Situé au centre-ville de la capitale, sur l'emplacement de l'ancien Institut chérifien et juste en face du Palais de justice (qui sera transformé après l'indépendance du Maroc en Parlement), le Balima de Rabat jouit d'une situation stratégique. Dès son inauguration, il devient un lieu privilégié des rendez-vous d'affaires, politiques et galants. Hommes d'affaires et décideurs politiques prennent leurs quartiers dans le salon et la brasserie de l'hôtel, tandis que la terrasse héberge une foule joyeuse, constituée de colons français et d'expatriés de diverses nationalités. On y venait pour un traditionnel “apéro”, ou simplement pour déguster des crêpes-suzette, réputées parmi les plus savoureuses de la capitale. Les noctambules, quant à eux, se retrouvent dans le Briquay, le “dancing” couru par la jet-set de l'époque. Ce côté glamour, l'hôtel le gardera de longues années durant.

Pendant les années 40 et 50, l'hôtel Balima accueille l'essentiel des délégations officielles qui séjournent dans la capitale du Maroc sous protectorat. Hommes d'Etat, gradés des armées américaine et française, ministres ou députés y élisent domicile régulièrement. Parmi ces illustres clients, Pierre Mendès France atterrit au Balima avec sa femme et ses deux fils au beau milieu de la Deuxième guerre mondiale. Il y séjourne pendant plusieurs semaines, entre juin et août 1941, avant d'être arrêté pour désertion et extradé vers la France vichyste sur ordre du Résident général Noguès. De retour au Balima en mars 2004, son fils, Michel Mendès France, laisse un mot émouvant sur le livre d'or de l'hôtel, où il raconte une partie de la vie de son défunt père. Un livre d'or qui grouille d’écrits élogieux à l'égard du Balima et de son personnel et signés par des célébrités issues du monde de la politique et des arts. Parmi ces célébrités, l’artiste américaine Joséphine Baker, qui insistait, à chacun de ses fréquents séjours au Maroc entre 1941 et 1954, à descendre à la même suite du Balima.

La suite du Che
Une suite qui sera également occupée par le célèbre chansonnier Charles Trenet lors de son séjour au Maroc en 1956 et l'actrice Annie Girardot pendant son passage à Rabat en 1958. A l'époque, le Maroc vient tout juste d'accéder à l'indépendance. Autrefois fief attitré de la communauté étrangère établie à Rabat, le Balima s'ouvre peu à peu aux autochtones, tout en gardant son aura élitiste. Etablissement haut de gamme, l'hôtel continue en effet à accueillir une clientèle de marque, dont le fameux Pacha El Glaoui, qui en avait fait son pied-à-terre rbati. “Même après sa disgrâce, le Pacha continuait à occuper plusieurs suites à la fois. Tel un sultan, il débarquait à l'hôtel en compagnie d'une véritable cour, dont chacun des membres exigeait d'être servi comme un roi”, se remémore un ancien employé de l'hôtel. Le 28 août 1959, le Balima reçoit un hôte très spécial, en la personne d'Ernesto Che Guevara. Répondant à une invitation de Abdellah Ibrahim, le premier chef de gouvernement du Maroc indépendant, le révolutionnaire argentin sera assigné à résidence dans cet hôtel, où il séjourne malgré lui, deux jours durant, sur instructions du prince héritier Moulay Hassan. Libéré, le Che sera par la suite logé dans une villa du Souissi où, diplomate, il racontera à ses amis marocains avoir gardé un excellent souvenir de son séjour forcé au Balima. Personne ne le croira. Car entre-temps, le palace s'était transformé en base arrière des services de sécurité marocains et les Oufkir, Dlimi et autre Laghzaoui, comme leurs employés en costumes sombres et lunettes, comptaient parmi ses clients les plus fidèles. C'est le temps des barbouzes !

“La plupart des chambres et toutes les suites étaient truffées de micros et mises sur écoute. Et de nombreux membres du personnel étaient tout simplement des agents en service”, confie un vétéran de la DGSN. Principale cible de cette espionnite aiguë : les diplomates et journalistes étrangers établis dans la capitale, qui fréquentent assidûment la terrasse et la brasserie du Balima. “Dans le temps, tout se passait et tout se décidait au Balima. C'est d'ailleurs pendant cette époque que l'expression ‘Radio Balima’ a fait son apparition”, se souvient Abdellah Stouky, journaliste et chroniqueur, ancien président de l'Union internationale des journalistes francophones. Le Parlement nouvellement inauguré apporte également son lot de clients, puisé dans le personnel de la Chambre des représentants, mais également parmi les députés, nombreux à venir s'y restaurer.

Hôtel des arts avant l’heure
En 1973, le Balima échappe miraculeusement à la politique de marocanisation décrétée par Hassan II, grâce à l'esprit visionnaire de son fondateur et propriétaire, Louis Mathias. “Mon grand-père avait eu la judicieuse idée d'introduire la société Balima en Bourse au milieu des années 60”, raconte Bernard Le Chartier. Mais ceci n'empêche pas l’hôtel d'entamer la pente descendante, poussé par un jeune aux dents longues. Le Hilton venait en effet d’ouvrir ses portes, qui ont rapidement happé l'essentiel de la clientèle huppée de la capitale.

Faisant de la résistance, le Balima maintiendra son prestige grâce à une autre famille de clients, celle composée d’artistes, d’hommes de lettres et de théâtre, nostalgiques de la belle époque, qui ont transformé sa terrasse en café littéraire. “Tayeb Seddiki était un inconditionnel de la terrasse. Il venait chaque jour prendre un café avec ses amis journalistes, écrivains et artistes”, raconte Suzanne Harroche, la directrice commerciale du Balima. Mais c'est surtout l'écrivain et poète Mohamed Khaïreddine qui marquera de sa présence le Balima. L'enfant terrible de la littérature marocaine passera en effet de longues années dans cet hôtel, à la fin des années 70, juste après son retour de France. Puis au début des années 90, juste avant son décès. “C'était un client difficile, excessivement coléreux, mais tellement généreux. Une fois, au comble de sa fureur, il a même failli blesser le concierge de l'hôtel avec son canif. Mais il se faisait pardonner sa mauvaise humeur avec de bons pourboires”, relate un employé du Balima. Avant sa mort en 1995, Khaïreddine logera même deux années dans l’hôtel… aux frais du ministère de la Culture. Il sera chouchouté par le personnel de l’établissement, auquel il a légué en héritage ses modestes affaires.

À partir de la seconde moitié des années 90, le Balima commence à perdre de sa superbe. La clientèle huppée n’est plus qu’un souvenir et la terrasse, autrefois lieu de rencontres et de convivialité, rentre dans le rang et rejoint la cohorte des classiques cafés à “noss noss”. Quant à sa proximité du siège du Parlement, elle n’est plus une bénédiction. Diplômés chômeurs, handicapés et militants de droits de l’homme remplissent régulièrement l'horizon direct de l'hôtel, qui devient une loge de choix pour suivre en direct les vagues de contestations qui secouent le Maroc de la “nouvelle ère”. Parmi ces manifestants, peu savent que l'hôtel, qui leur sert de décor de fond, avait un jour accueilli le Che, l'icône révolutionnaire par excellence.

Personnage. Qui est Soltane Balima ?

À Rabat, tout le monde se souvient de lui, mais personne ne connaît son nom. Lui, c'est Soltane Balima, parfois également appelé le Prince de Balima. Parmi la faune bigarrée qui fréquentait l'hôtel, cet ancien gendarme radié au milieu des années 60 marquera de son empreinte l'imaginaire collectif des Rbatis. Reconverti dans l'escroquerie professionnelle, l’homme sévissait sur la terrasse du Balima. Constamment vêtu d'un burnous et doté d'un phrasé et d'une gestuelle maniérés, il se faisait passer pour un membre de la famille royale (d’où le sobriquet “soltane”). En matière d'escroqueries, la légende lui attribue plusieurs faits d'armes, dont la fameuse vente des canons de la Kasbah des Oudayas à des collectionneurs étrangers. La réalité est cependant moins glorieuse. “Le Sultan de Balima était un escroc à la petite semaine. Il passait son temps à pigeonner des petites gens en leur promettant des agréments de transport ou la libération de proches emprisonnés, raconte Abdellah Stouky. Le reste du temps, il vivotait en demandant l'aumône à quelques clients fortunés, dont l'ancien ministre d'Etat, Moulay Ahmed El Alaoui”. À la fin des années 70, ses frasques s'étant multipliées, le Sultan de Balima est contraint, sur ordre express du général Dlimi, d'abandonner ses habits makhzéniens. Dépourvu de son uniforme, il ne quitte pas pour autant la terrasse du Balima, qu'il continuera à fréquenter jusqu'à sa mort !

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25 oct. 2007

Construction d'une Université internationale à la Technopole de Salé



Répondant aux attentes exprimées par SE Monsieur le Président Nicolas Sarkozy, devant le parlement, pour la construction d'une université internationale au Maroc, le Royaume du Maroc, sur Hautes instructions de Sa Majesté le Roi, a décidé de mettre un terrain à la disposition de la France, a annoncé mardi à Tanger Taieb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Dans une déclaration à la MAP, à l'issue d'un discours du Président Sarkozy sur le projet de l'Union méditerranéenne, prononcé au Palais Marshan, le ministre a assuré que le Maroc et la France vont poursuivre leurs discussions pour la réalisation de cet établissement d'enseignement supérieur.

Il a indiqué que ce projet devrait concrétiser la volonté et les attentes du Président français pour développer la coopération bilatérale dans le secteur de l'éducation, en particulier l'enseignement supérieur.

Dans une allocution, mardi matin, devant le Parlement, M. Sarkozy s'était réjoui, en interpellant son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, du projet d'une Université internationale de Rabat, ainsi que de la création de grandes écoles marocaines, en liaison avec plusieurs grandes écoles françaises, comme Sup de Co ou Sciences Po.

"C'est en formant ensemble les cadres de demain que nos deux pays répondront le mieux aux défis et aux opportunités de la mondialisation", avait souligné le chef de l'Etat français. Il avait également fait part de sa volonté de développer des partenariats novateurs dans l'enseignement supérieur.

Grâce à la décision du Royaume du Maroc, l'Université Polis verra ainsi le jour au niveau de la Technopole de Salé.


| MAP

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Quatre arrondissements de Rabat privés de leur dotation annuelle


Quatre arrondissements de Rabat montent au créneau.

Ce vendredi, le Conseil de la ville de Rabat tient session sur fond de contestation. En effet, quatre présidents d’arrondissements de Rabat sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié « d’abus de pouvoir » du maire de la ville, Omar Bahraoui. Et pour cause, ces derniers affirment avoir « été privés de leur dotation de fonctionnement au titre de l’année 2008».
Laquelle dotation, devant être versée avant le premier septembre 2007, est destinée à la gestion des services de proximité (attestations, éclairage, propreté, routes, etc).

Lors d’une rencontre avec la presse, les présidents des arrondissements de Youssoufia, de Souissi, d’Agdal Ryad et de Yacoub El Mansour se sont tour à tour relayés pour mettre au clair une situation qu’ils jugent «des plus arbitraires». Selon ces derniers, le Conseil de la ville connaît divers dysfonctionnements, notamment au niveau des méthodes de recrutement, de la relation avec le gestionnaire délégué des services d’eau et d’assainissement, l’octroi illégal de logements, l’utilisation abusive des bons d’essence, mais la goutte qui a fait déborder le vase, selon eux, est la question de la subvention.

Conformément à l’article 115 de la Charte communale, la dotation, dont une part de 60% est réservée aux services et 40% aux équipements, devait être versée avant le 1er septembre. « Omar Bahraoui en a décidé autrement et grâce à la majorité dont il dispose au sein du Conseil de la ville, il a réussi à faire adopter ce report, somme toute illégal», ont souligné, unanimes, les responsables concernés. Une illégalité qui a incité ces derniers à tenter une instruction en justice. Mais là encore, la procédure s’avère, d’après eux, compliquée, voire impossible. Il faut en effet passer par la wilaya pour obtenir un reçu avant d’accéder à la justice. Une procédure qui piétine toujours.

Pour justifier ce report, le maire a adressé une lettre aux présidents des arrondissements dans laquelle il les somme de rendre des comptes sur leur dotation pour les quatre dernières années. Une demande que ces arrondissements ont vraisemblablement contestée puisque «les comptes administratifs ne sont rendus qu’en janvier et l’audit des comptes est géré par des organismes spécialisés dont le Conseil régional des comptes», indique l’un des présidents.

En attendant le déblocage de cette situation, les protestataires font savoir que leurs arrondissements ont été privés des aides sociales au titre du Ramadan et de la rentrée scolaire. Pire encore, confient-ils, en l’absence de cette dotation, ces arrondissements ne seront plus dans la possibilité d’offrir leurs services aux citoyens à partir de janvier 2008.

Amina Salhi

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Quatre présidents d'arrondissement portent plainte contre Bahraoui


L'épisode du conflit opposant quatre présidents d'arrondissement de Rabat au Conseil de la ville, sur la dotation annuelle, se poursuit. Mercredi après midi, ils avaient envisagé de communiquer sur le sujet lors d¹une conférence de presse, prévue à la Salle de l'agence MAP, avant d'en être interdits par les autorités locales. Apparemment, l'absence de démarches administratives nécessaires serait la cause de cette interdiction.

Faouzi Châabi, président de l'arrondissement de Soussi, Saâd Benmbarek (Hassan), Abdelilah Bouzidi (Agdal- Ryad) et Hussein Kerroumi (Yaacoub El Mansour) se plaignent de la violation par le Conseil de la ville de l'article 115 de la Charte communale concernant l'octroi de dotations annuelles de fonctionnement dédiés aux arrondissements.

Après des démarches entreprises auprès des autorités de la Wilaya de Rabat et du ministère de l'Intérieur, ils ont décidé de porter plainte contre Omar Bahraoui, maire de la ville et représentant légal de son Conseil. En dépit de l'interdiction de la conférence de presse, ils ont tenu à s'expliquer sur cette affaire devant les journalistes qui étaient contraints à suivre leurs propos, debout, du fait de la fermeture de la salle de conférences de la MAP dont les frais de location ont été versés d'avance.

Selon les plaignants, le Conseil de la ville conduit par Bahraoui devait approuver les montants des dotations annuelles au titre de l¹année 2008. Mais, lors de la session ordinaire de juillet, il a décidé le report de ce point, figurant pourtant à l'ordre du jour, à une future session extraordinaire.

L'article 115 de la charte communale charge le Conseil communal d'allouer annuellement des crédits de fonctionnement consacrés aux arrondissements. Ces montants globaux proposés doivent figurer au budget de la commune au titre de l'année suivante. Cet article stipule que le montant de chaque subvention doit être allouée au président de l'arrondissement avant le premier septembre de chaque année.

Mais les arrondissements de Hassan, Souissi, Agdal-Ryad et Yaacoub El Mansour, n'ont rien reçu à ce jour, affirment leurs présidents. Non seulement la session extraordinaire promise n'a pas eu lieu, mais celle tenue en septembre, consacrée légalement à l'approbation du compte de dépenses prélevées de dotations allouées aux arrondissements au titre de l¹année 2008, n'a pas pu en débattre, vu que ces entités n'ont pas reçu le montant global de subventions devant y être affecté.

Les plaignants accusent également le conseil de la ville de «fautes graves» illustrées à travers des «violations légales et de gestion» pratiquées depuis sa mise en place. Il s'agit, notamment, de «la privation» des Conseils d¹arrondissement de s'acquitter de leurs devoirs de proximité en faveur de la population en plus de l' «entrave» aux prérogatives qui leur sont légalement assignées.

Les quatre présidents d¹arrondissement, qui appellent à une «intervention urgente» des autorités de tutelle, dénoncent la gestion de la ville, marquée par le « clientélisme touchant aussi bien l'embauche que la répartition des appartements, l'essence et les téléphones portables ». Leur appel à l'intervention du Wali et du ministre de l'Intérieur, n'ayant pas trouvé d'échos, ils ont alors passé à la justice pour obtenir gain de cause.

Aux accusations qui lui sont adressées, le maire de la ville de Rabat ne manque pas de moyens de défense. Dans des courriers adressés aux présidents d¹arrondissements, il leur demande de fournir à la cellule chargée d'audit et d¹inspection, les documents comptables relatifs aux dépenses provenant des dotations allouées au titre des exercices de 2004, 2005, 2006 et 2007, en plus d¹autres pièces justificatives de la gestion de chacun des arrondissement.



H.S.

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24 oct. 2007

Tramway Rabat: Pas encore d’adjudicataire



Tramway Rabat: Pas encore d’adjudicataire

Alstom ne délivrera pas les 46 locomotives du tramway de Rabat. En tous cas pour l’heure. C’est ce qu’à confié à L’Economiste l’agence du Bouregreg précisant que l’appel d’offres était toujours en cours. Plusieurs entreprises se sont portées candidates dont l’espagnole CAF et la canadienne Bombardier.

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Tanger-Rabat en 1h20 avec le futur TGV Marocain


Désormais on ne se contentera plus d’envier les TGV aux Français, on aura les nôtres!
En effet, le Maroc a signé le 22 octobre le très médiatisé protocole d’accord avec la France (cf. www.leconomiste.com)


A l’issue de cela, Alstom, un des leaders mondiaux dans les infrastructures d’énergie et de transport ferroviaire, s’est vu confier la conception, la réalisation, l’exploitation et l’entretien de la liaison à très grande vitesse Tanger-Casablanca. Ainsi, ce choix permet l’ouverture des négociations commerciales de ce méga- projet qui devraient aboutir d’ici 2008. La livraison de 18 rames de TGV à deux niveaux est également prévue.

Ce projet, qui a fait l’objet d’études approfondies depuis 2004, vient accompagner les prévisions d’augmentation du trafic de voyageurs, de l’ordre de 10 à 15% par an. Ainsi, la construction de quelque 1.500 km de voies ferrées à grande vitesse à l’horizon 2030-2035 permettra de transporter 120 millions de voyageurs sur deux axes. Un axe «Atlantique» pour Tanger-Marrakech-Agadir et un axe «Maghrébin» pour Rabat-Fès-Oujda.


Les temps de parcours, jusque-là très longs et pas souvent respectés vont considérablement être réduits, pour le bonheur des voyageurs marocains. Dès lors, la liaison Tanger-Casablanca ne nécessitera que 2h10 au lieu de 5. Pour Tanger-Rabat, le trajet durera 1h20 contre 4h45 initialement et seulement 1h15 pour Casablanca-Marrakech au lieu de 3h30. Que du bonheur avec le TGV!

Par ailleurs, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a signé un contrat avec Alstom pour le pactole de 74 millions d’euros concernant la livraison de 20 locomotives Prima électriques de nouvelle génération. Ces dernières, munies d’une très forte puissance de tractation, seront utilisées sur l’ensemble du réseau marocain à compter de 2010 pour les opérations de fret à une vitesse de 120 km/h et pour le transport des passagers à une vitesse de 160 km/h. Le contrat comprend aussi, service complet oblige, la maintenance des locomotives pour une période de deux ans.

Cette nouvelle génération de locomotives électriques Prima repose sur une plate-forme modulaire aux composants standardisés. Elle traduit ainsi la volonté de Alstom d’assurer la fiabilité d’exploitation du matériel roulant, la facilité de maintenance et d’évolution du produit. L’énergie n’est pas sans reste. Alstom a donc signé un autre contrat dans le domaine de la génération de l’électricité. Elle participe ainsi à l’équipement de la future centrale d’Aïn Béni Mathar, située à une centaine de kilomètres d’Oujda. Cette centrale sera l’une des premières à cycle combiné dans le monde à utiliser également de l’énergie solaire.

Alstom au Maroc depuis 40 ans


Avec la signature de cet accord, le Maroc deviendra le premier pays d’Afrique à se doter d’une infrastructure ferroviaire high-tech. Pour Alstom, c’est le prolongement d’une longue histoire qui a commencé voilà 40 ans de cela. Le géant de l’infrastructure ferroviaire et de l’énergie s’est imposé en tant que l’un des principaux fournisseurs de l’Office d’électricité marocain (ONE), avec en particulier, la réalisation de la centrale thermique de Jorf Lasfar et d’un des complexes hydrauliques les plus sophistiqués du monde à Afourer.
Rappelons aussi que Alstom, la Société nationale des chemins de fer (SNCF) et RFF ont battu conjointement le 3 avril 2007 le record du monde de vitesse sur rail à 574,8 km/h.



Sara Badi
Source: L'Economiste

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23 oct. 2007

Le Président Sarkozy au Mausolée Mohammed V


Le président Sarkozy au Mausolée Mohammed V et s'informe sur le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg

RABAT (MAP) - Le président français Nicolas Sarkozy, en visite officielle au Maroc, s'est rendu mardi en fin de matinée, au Mausolée Mohammed V où il s'est recueilli sur les tombes de feu SM Mohammed V et feu SM Hassan II.
A son arrivée au mausolée, M. Sarkozy a été accueilli par MM. Abdelouahab Benmansour, Conservateur du mausolée, et Hassan Amrani, wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, gouverneur de la préfecture de Rabat, ainsi que par plusieurs autres personnalités.

Dans l'enceinte du mausolée, le chef de l'Etat a déposé une gerbe de fleurs sur les tombes des regrettés Souverains, SM Mohammed V et SM Hassan II et signé le livre d'or du mausolée.

Le président français a été salué à son entrée du mausolée par un détachement de la Garde royale qui rendait les honneurs.

M. Sarkozy s'est rendu par la suite à la Place du 16 Novembre surplombant la vallée du fleuve Bouregreg.


A cette occasion, le directeur général de l'Agence d'aménagement de la vallée du Bouregreg, M. Mghari Sakel, a donné au président français un aperçu sur l'état d'avancement des travaux de mise en valeur de la vallée qui hisseront dans les cinq prochaines années la ville de Rabat au rang de capitale internationale.

Ce projet structurant, dont le coût global est estimé à 500 millions de DH, modifiera profondément le paysage des cités de Rabat et de Salé et aura un impact bénéfique sur le développement socio-économique de la région et du Maroc. Ce grand chantier est mis en oeuvre avec la participation de plusieurs entreprises françaises.

Le président Sarkozy était arrivé lundi après-midi à Marrakech pour une visite officielle de trois jours au Maroc, à l'invitation de SM le Roi Mohammed VI.


Publié le: 23/10/2007 à 13:00:14 GMT Source : MAP

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Devant le Parlement Marocain à Rabat, Nicolas Sarkozy salue l'exemple Marocain



Nicolas Sarkozy salue l'exemple marocain

Le président français en visite d'État au Maroc a signé de nombreux contrats tout en insistant sur les valeurs que la France et le Maroc ont en partage.
«Oui, le Maroc bouge et va de l’avant et la France est à ses côtés » : cette phrase-là, Nicolas Sarkozy l’a répétée à maintes reprises lors du deuxième jour de sa visite d’État au Maroc dans son discours devant le Parlement marocain à Rabat. Un discours sans cesse entrecoupé d’applaudissements.



Le chef de l’État, resté silencieux toute la journée du lundi 22 octobre à Marrakech, a préféré aux réunions officielles un dîner avec ses deux fils Pierre et Jean, alors qu’était annoncée une avalanche de contrats.

Il a ensuite tenu à montrer « la différence marocaine » fondée « sur le dialogue des cultures ». « Les liens humains qui sont le socle de nos relations sont exceptionnels !, a martelé Nicolas Sarkozy. De plus en plus de Français vivent au Maroc. De plus en plus de Marocains sont formés par des entreprises françaises ».

Le chef de l’État a insisté sur cette « exemplarité marocaine », pays « où l’islam a toujours été conçu comme un facteur de paix, de conciliation et d’ouverture. Au Maroc, les partis ne font pas de prédications et les prédicateurs ne font pas de politique. Les mosquées accueillent des imams bien formés aux sciences musulmanes, pas des agitateurs. Au Maroc, les oulémas (religieux) sont formés dans un institut qui aujourd’hui enseigne l’histoire du judaïsme et du christianisme. »

«L’islam c’est aussi une partie de la France»

Et de rappeler « ce geste exceptionnel » accompli par les autorités marocaines au lendemain du 11 septembre 2001 : « Elles organisèrent dans la cathédrale de Rabat – j’ai bien dit dans la cathédrale de Rabat, à quelques des dizaines de mètres d’ici –, une cérémonie de prières et de recueillement œcuménique à laquelle participèrent des prêtres, des rabbins et des imams. C’est cela, cette tolérance qui nous rapproche et que nous avons en partage », a insisté le président français.

En France, aussi, a-t-il rappelé, « j’ai voulu que la diversité des religions ait toute sa place. L’islam est, par le nombre des pratiquants, la deuxième religion de notre pays. » La France, a-t-il souligné, est aujourd’hui le pays d’Europe où réside le plus grand nombre de personnes de confession musulmane.

« N’en déplaise à quelques-uns que je combats, s’est-il exclamé, l’islam c’est aussi une partie de la France. C’est pour cette raison que j’ai offert à l’islam en France les moyens d’une transformation en un islam de France. »

Le chef de l’État a alors émis un vœu sur lequel il a clos son discours devant le Parlement marocain. À la stupéfaction de certains parlementaires, qui y voient une sorte de leçon donnée aux autres pays musulmans du monde : « Je souhaite que dans les pays majoritairement musulmans, on ait le même respect de la différence et de l’identité de l’autre qu’au Maroc. Si la diversité, l’ouverture et la tolérance sont bonnes en France et au Maroc, alors convenons qu’elles devraient être bonnes dans toutes les autres sociétés à travers le monde. »



Nathalie LACUBE, à Marrakech, Rabat, Tanger

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22 oct. 2007

Mixité sociale : avec les démolitions en série des immeubles - jamais Rabat n’a été aussi dévastée


TELEGRAMME DU 22 OCTOBRE 2007

Il serait temps de redonner la place qu’il faut à la mixité sociale.
Avec les démolitions en série des immeubles - jamais Rabat n’a été aussi dévastée - des familles entières se retrouvent dans les périphéries quand ce n’est pas à Témara ou à Tamesna qui n’a pas encore donné le ton.

L’exil est si général que des quartiers au centre-ville sont en train de perdre leur population initiale. La mixité sociale comme la pollution visuelle, tardent à entrer dans le langage de nos technocrates. Ceci dit, il y a des cas aberrants où on bloque les autorisations de démolir mais là c’est pour empêcher la spéculation dans des quartiers concernés de près par le projet de la corniche. Ainsi, des immeubles à l’Océan dont les habitants ont été indemnisés à trois sous se sont retrouvés vides. Il n’y a même pas de rats. Ces « batémates » occupés par des fantômes n’ont pas reçu le droit de démolition. On a dit aux promoteurs qui s’étaient frottés les mains pour rien, qu’ils n’obtiendraient pas d’autorisation de démolition avant 10 ans... Mais alors, pourquoi a-t-on autorisé ces mêmes promoteurs à obliger les familles de quitter leur appartement où il y avait des habitudes de proximité précieuses ? Ecole, travail et équipement socio-éducatif ? stop.

Bus.

El Joumani comme Bahraoui, fait parler de lui alors qu’au début il n’avait pas d’appétit aussi spectaculaire. Après Raha Bus, il s’est accaparé de Karam, Luxe Transport et s’apprête à agrandir son parc autobus. Mais ce qui énerve ses concurrents c’est que notre cher Joumani - que Dieu entoure le père de Sa Sainte Miséricorde, le défunt un homme généreux et jovial - se permet de tracer ses propres itinéraires à Rabat comme à Témara où Aâzaoui du service économique ne voit pas les extensions qui donnent le vertige aux sociétés concurrentes. Décidément, El Joumani a les bras longs mais il s’est trompé de ville. A Rabat, rien ne se cache même quand on est habile dans le jeu de cache-cache. Les cahiers de charge sont applicables pour tous. stop.

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Rabat : Qui contrôle les classes préparatoires ?



Au cours des 10 dernières années, les Classes préparatoires du secteur privé ont proliféré.

Actuellement, en plus du Lycée Moulay Youssef qui est un établissement public, il y a 5 écoles privées à Rabat qui dispensent un enseignement uniquement pour les Classes Préparatoires, et ce suite à la grande demande. Malheureusement, certaines écoles privées ne respectent pas le cahier des charges imposé par le ministère de l'Education Nationale.

Les faits

Une ancienne école privée au quartier d'El Youssoufia a déménagé vers un immeuble pour installer les élèves dans des salles au sous-sol en violant toutes les normes : ces salles ne sont pas aérées, absence de cours pour les récréations. Pire, le cahier des charges stipule qu'en cas d'extension ou de déménagement il faut une nouvelle autorisation. Or, cette école a fait tout cela sans la moindre autorisation.

Du point de vue pédagogique, l'enseignement au sein de toutes les écoles privées est assuré par des professeurs agrégés qui travaillent au sein du public. Le cahier des charges stipule de recruter des enseignants appartenant à la même Académie. Or, cet établissement a recruté des enseignants qui travaillent à Meknès et à Casa. Autre irrégularité: le cahier des charges met l'accent sur le fait que l'enseignant ne doit pas dépasser 8 heures de travail par semaine et dans un seul établissement. Par contre, la plupart des enseignants travaillent entre 16 et 20 heures par semaine, ce qui se répercute négativement sur leur rendement au sein des établissements publics.
Les Travaux Pratiques au sein des Classes Préparatoires sont obligatoires. Or, la majorité des écoles privées à Rabat n'assurent pas de TP.

La majorité des écoles privées ont des effectifs allant jusqu'à 38 élèves par classe, ce qui est contradictoire aux normes pédagogiques imposées par le ministère.
Toutes ces violations du cahier des charges nous pousse à poser la question suivante: y-a-t-il un moyen de contrôler ces dérapages?

Surtout que les Classes préparatoires préparent les meilleurs élèves aux Grandes Ecoles tant au Maroc qu¹à l'étranger. Les lauréats de ces Classes préparatoires ont été toujours considérés au Maroc comme ailleurs grâce à leurs compétences. Or, dans l'état actuel des choses, le niveau des lauréats de ces Classes Préparatoires va baisser, car certaines institutions privées ne cherchent que leur profit au détriment de l¹intérêt général.



El Mostafa Yassine

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18 oct. 2007

Rachida Dati avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite au chantier du tramway de Rabat

PARIS (AFP) — La ministre française de la Justice Rachida Dati accompagnera le président Nicolas Sarkozy au Maroc pour une visite d'Etat de trois jours à compter de lundi, a indiqué jeudi un porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier.

Rachida Dati, née en France il y a 41 ans de père marocain et de mère algérienne, se rendra au Maroc à partir de lundi après-midi, a précisé le porte-parole qui n'était pas en mesure de préciser le programme de la ministre, en cours de préparation.




Première personnalité d'origine étrangère à diriger un ministère régalien en France, Rachida Dati est l'un des symboles de l'ouverture du président de la République à la "diversité".
M. Sarkozy effectuera à partir du 22 octobre au Maroc une visite d'Etat de trois jours, la première depuis son élection le 6 mai, au cours de laquelle il se rendra successivement à Marrakech, Rabat et Tanger.
Des contrats commerciaux pourraient être signés entre la France et le Maroc lors de cette visite, a annoncé le porte-parole de l'Elysée David Martinon. "La France est le premier fournisseur et le premier client du Maroc", a-t-il souligné.


Une délégation de quelque 70 chefs d'entreprise accompagnera le président de la République. Le chef de l'Etat visitera mardi le chantier du tramway de Rabat "auquel plusieurs entreprises françaises participent", a annoncé le porte-parole.

Par ailleurs, M. Sarkozy évoquera avec le roi du Maroc Mohammed VI "le projet d'Union méditerranéenne", présentée comme "un espace de solidarité et de coopération" pour lequel "le Maroc a déjà fait part de son intérêt", a souligné M. Martinon.

"Ce n'est pas un projet tout fait, clés en mains qui serait à prendre ou à laisser. L'idée c'est de faire cheminer ce projet", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy prononcera un discours sur ce thème mardi à Tanger, "ville symbolique car elle incarne l'ouverture du Maroc sur la Méditerranée", a précisé le porte-parole.

Le chef de l'Etat sera accueilli par le souverain marocain lundi après-midi à Marrakech. Mardi, il prononcera un discours devant les parlementaires à Rabat.

Le même jour, il se rendra dans la capitale au Mausolée Mohammed V pour déposer une gerbe sur la tombe de ce dernier ainsi que sur celle de Hassan II.

Mercredi, le président français doit inaugurer les nouveaux locaux de consulat général de Marrakech et doit prononcer à cette occasion un discours devant la communauté française.

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16 oct. 2007

L'avocate Rbatie Yasmina Baddou reconduite au gouvernement

Parti de l’Istiqlal : Hejira, Ghellab et Baddou reconduits

L’Istiqlal mise sur ses valeurs sûres. Taoufiq Hejira, Karim Ghellab, Yasmina Baddou et Saâd Alami reprennent des fonctions. Nizar Baraka accède au gouvernement pour la première fois.

Certaines valeurs sûres reviennent au gouvernement. Et en force. Le parti de l’Istiqlal n’a pas voulu laisser de côté des noms à qui il doit, en partie, sa performance lors du scrutin du 7 septembre. Les ministres qui ont su marquer leur passage au gouvernement de Driss Jettou reprennent des fonctions. Il en est ainsi pour Karim Ghellab, ministre sortant de l’Equipement et du Transport. Ce natif de Casablanca en 1966, ville dans laquelle il s’est assuré un siège de député.

M. Ghellab qui est titulaire du baccalauréat série E, ingénieur diplômé de l'école des Ponts et Chaussées de Paris promotion 1990, devrait s’occuper du même département dans lequel il a passé ces cinq dernières années. Un autre nom est non des moindres revient en force. Ahmed Taoufiq Hejira, natif d’Oujda en 1959, troque son ancien poste de ministre délégué dans le gouvernement sortant pour celui de ministre. Ce titulaire d'un doctorat de 3ème cycle en Urbanisme de l'Université de Montréal en 1983 et d'une licence en sciences économiques de la Faculté de Droit de Rabat en 1980, prendra la tête du département de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Yasmina Baddou qui vient d’arracher haut la main son siège de député dans la très difficile circonscription de Casablanca-Anfa reprend des fonctions. Elle a été reconduite pour un département beaucoup plus important que celui du secrétariat d’Etat chargé de la Famille, de la Solidarité et de l’Action sociale. L’avocate, native de Rabat en 1962, cumule ainsi et pendant deux législatures le mandat de député et un poste au gouvernement.

Mohamed Saâd Alami, né en 1948 à Chaouen, plusieurs fois député, garde son poste de ministre chargé des relations avec le Parlement qu’il a assuré au sein du gouvernement sortant. Ce titulaire d'une licence en Droit en 1967, d'un DES en sciences politiques en 1976, d’un autre DES en relations internationales en 1978 et du diplôme supérieur en journalisme de l'Institut national de journalisme au Caire en 1969, sera l’interface entre le gouvernement et une opposition parlementaire renforcée par l’arrivée, dans ses rangs, du Mouvement Populaire et ses alliés.

Outre les quatre ministres sortants, l’équipe choisie de Abbas El Fassi compte un nouveau venu. Nizar Baraka, haut cadre du ministère des Finances, petit-fils de Allal El Fassi et gendre du Premier ministre, jeune espoir et étoile montante du parti, se voit désigné dans un département d’une grande importance. Nizar Baraka s’est distingué, il y a quelques années, par une sortie remarquable lors d’un débat organisé par la Fondation Abderrahim Bouabid sur le bilan du gouvernement de l’Alternance. Il a dénoncé à la fois la corruption la non-communication et la mauvaise gestion des affaires publiques. Aujourd’hui ce cadre de l’Istiqlal qui incarne la tendance des jeunes réformateurs du parti se voit confier pour la première fois la responsabilité de la gestion des affaires publiques. La liste des ministres qu’il vient de produire le montre, l’Istiqlal qui s’est réservé aussi bien des grands départements que sont l’Equipement et l’Urbanisme que le pôle veut miser sur ses valeurs sûres. Ses ministres ont su se démarquer au sein du gouvernement de Driss Jettou. La continuité des grands chantiers gérés par leurs départements, que ce soit dans le domaine des grandes infrastructures que de l’urbanisme et l’habitat, est assurée.


Le 16-10-2007
Par : Tahar Abou El Farah

La biographie de Yasmina Baddou

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13 oct. 2007

S.M. le Roi accomplit la prière de Aïd al-Fitr à la mosquéee Ahl Fès de Rabat et reçoit les vœux



Dans son prêche, l'imam indique que les causeries religieuses du Ramadan reflètent les spécificités civilisationnelles du Maroc

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accompagné de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de S.A. le Prince Moulay Ismaïl a accompli, samedi matin, la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée Ahl Fès, au Mechouar à Rabat.


Le cortège royal, venant du Palais Royal, s'est dirigé vers la mosquée Ahl Fès au milieu des vivats et des acclamations des citoyens venus nombreux exprimer, en cette occasion bénie, leurs meilleurs vœux à S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, et partager avec le Souverain la joie de cette heureuse fête, qui couronne le mois sacré de ramadan.

Les citoyens, qui se sont massés à la Place Méchouar, ont souhaité en ce jour de fête, longue vie à S.M. le Roi, Amir Al Mouminine et à S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan et réitéré leur indéfectible attachement au glorieux Trône Alaouite et à l'auguste personne du Souverain. S.M. le Roi, qui était à bord du carrosse royal, répondait de Ses mains aux vivats des citoyens, qui se sont massés tout au long de l'itinéraire emprunté par le cortège royal.

A Son arrivée à la mosquée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par le Premier ministre, les conseillers du Souverain, les membres du gouvernement, les hauts commissaires, le premier président de la Cour suprême, le procureur général du Roi près cette Cour, le président du Conseil constitutionnel, le président de la Cour des comptes, le procureur général du Roi près cette Cour, le Président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, les directeurs des Cabinets Royaux, les officiers supérieurs de l'Etat-Major général des Forces Armées Royales, le Directeur général de la Sûreté nationale, le Directeur général des Etudes et de la Documentation et par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Après la prière de l'Aïd, l'Imam de la mosquée a prononcé son prêche dans lequel il a souligné les profondes significations et les vertus du ramadan, que le Très-Haut a choisi pour qu'il soit un mois sacré de prières et de purification des âmes et durant lequel le Tout-Puissant comble les croyants de Ses bienfaits et de Sa bénédiction divine.

L'imam a rappelé que Dieu a recommandé que soient célébrées deux grandes fêtes liées à deux rites fondamentaux, à savoir Aïd Al Fitr, qui couronne le mois sacré de ramadan et Aïd Al Adha, qui suit l'accomplissement du rite du pèlerinage, soulignant que la célébration de la fête religieuse constitue une occasion pour rappeler les bienfaits du Très-Haut sur les croyants.

Le mois béni du ramadan, a dit l'imam, est marqué par les causeries religieuses présidées par SM le Roi, Amir Al Mouminine, et qui réunissent une pléiade d'ouléma et d'érudits de la Oumma islamique, ajoutant que ces causeries reflètent les spécificités civilisationnelles de la nation marocaine, puisées dans son authenticité séculaire.

L'imam a conclu son prêche en implorant le Tout-Puissant de préserver S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, de couronner de succès les actions du Souverain pour le bien de Son peuple fidèle et de combler S.M. le Roi en la personne de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan, de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre Famille Royale.

L'imam a également élevé des prières pour le repos de l'âme des regrettés Souverains feu S.M. Mohammed V et feu S.M. Hassan II. S.M. le Roi Mohammed VI a été salué, par la suite, par les chefs des missions diplomatiques de pays islamiques accrédités au Maroc qui ont présenté leurs félicitations et leurs meilleurs vœux au Souverain. S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, a ensuite regagné le Palais Royal au milieu des acclamations et des vivats de Ses fidèles sujets venus exprimer leurs marques de fidélité et de loyalisme au Souverain et réitérer leur indéfectible attachement au glorieux Trône Alaouite, alors que des coups de canon retentissaient célébrant l'avènement de ce jour béni.

Au Palais Royal, S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a reçu les vœux du Premier ministre, des conseillers du Souverain, des membres du gouvernement, des directeurs des Cabinets Royaux, des beaux-frères du Souverain, des officiers supérieurs de l'Etat Major général des Forces Armées Royales et de plusieurs hautes personnalités civiles et militaires. S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, avait adressé, à l'occasion de l'Aïd Al-Fitr, des messages de vœux aux chefs d'Etat des pays islamiques frères dans lesquels le Souverain leur a notamment exprimé Ses vœux de santé et de bonheur, en souhaitant à leurs peuples frères la réalisation de leurs aspirations à davantage de progrès et de prospérité. "C'est une occasion bénie que celle que nous célébrons aujourd'hui, en ayant pleinement conscience des atouts dont dispose notre Oumma et qu'elle tire essentiellement de son unité scellée par la foi, la mission civilisationnelle et les nobles idéaux qui l'animent", a souligné S.M. le Roi. "Ces atouts, a ajouté Amir Al-Mouminine, sont autant de facteurs qui nous incitent à soutenir l'Action islamique commune et à renforcer la solidarité et la coopération, dans la complémentarité entre nos Etats.

Ils nous engagent à œuvrer pour resserrer nos rangs et à agir en conformité avec les enseignements et les prescriptions de notre religion qui prône la paix, la coexistence et la fraternité, tout en récusant la violence, la haine et le terrorisme sous toutes ses formes.

C'est à ce prix que nous pourrons être effectivement la meilleure des communautés humaines, celle du juste milieu, ayant à cœur de consolider et d'ancrer les valeurs de paix, de dialogue et de coexistence entre les religions et les civilisations". Sa Majesté le Roi a réaffirmé, également, la solidarité absolue du Royaume du Maroc avec la lutte pacifique menée par le peuple palestinien frère pour l'instauration d'une paix juste, durable et globale dans la région du Proche-Orient, qui garantirait les droits palestiniens légitimes, soulignant, de même, que le Maroc se tiendra toujours aux côtés des peuples irakiens et libanais frères et apportera son appui à tous les efforts et initiatives louables visant la sauvegarde de leur unité nationale et leur intégrité territoriale.

Dans ces messages, Sa Majesté le Roi a élevé des prières au Très-Haut pour que "nous parvenions, dirigeants et peuples confondus, à concrétiser nos aspirations pour un monde islamique uni, digne et prospère, œuvrant de concert, dans la foi et la piété, pour assurer l'essor de l'humanité sur terre, et combattre les pêchés, les agressions et toute velléité destructrice. C'est dans cet engagement que réside le message de l'Islam et que se révèlent le sens profond et la raison d'être de la création de l'Homme et de l'hommage dont Dieu l'a honoré".



| MAP

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11 oct. 2007

Omar Bahraoui, maire de la capitale, bloque les budgets des arrondissements de Rabat


Les présidents des arrondissements de Rabat accusent le maire Omar Bahraoui de les avoir privés des dotations financières qui leur sont dues au titre de l'année 2008, en annonçant leur intention de saisir les autorités de tutelle pour obtenir gain de cause.

Le maire de Rabat Omar Bahraoui se trouve au cœur d'une nouvelle affaire. Les présidents des quatre arrondissements que compte la capitale l'accusent d'avoir privé leurs départements des dotations financières que le Conseil de la ville doit leur octroyer au titre de l'année 2008. Le Compte de dépenses sur dotations, CDD, - une sorte de «budget» versé sur le compte des arrondissements -, n'a pas été voté cette fois-ci par le Conseil de la ville, contrairement aux dispositions de la Charte communale. Contacté par ALM, le président de l'arrondissement Yacoub El Mansour, Lahcen Karoumi, en veut pour preuve et exemple l'article 115, qui fixe clairement la procédure appliquée pour l'octroi des dotations aux arrondissements. Or, dénonce M. Karoumi, «c'est toute cette procédure légale qui se trouve violée». Plus explicite, Fawzi Chaâbi, président de la commune Souissi, explique, dans une déclaration à ALM, que la règle veut que le Conseil de la ville se réunisse avant le mois de septembre pour déterminer le montant de la dotation à octroyer au Conseil des arrondissements. Or, s'alarme M. Chaâbi, «on est au mois d'octobre, et le maire Bahraoui n'a pas envoyé ni voté la dotation à octroyer aux arrondissements». Les présidents des arrondissements affirment n'avoir jamais été saisis au sujet de la dotation, ce qui constituerait une «infraction à la loi». Que va alors faire le président du Conseil de la ville ? Contacté hier par ALM, le maire Bahraoui était resté injoignable.

Mais des sources proches de la mairie invoquent la disposition 118 de la Charte communale. «Le maire de Rabat peut prendre place dans l'éclatement en rubriques de proximité et voter si les arrondissements refusent de voter le Compte de dépenses sur dotations», affirment-elles. Mais voilà, riposte Lahcen Karoumi, «les arrondissements n'ont rien refusé du moment qu'ils n'ont rien reçu. De toutes les façons, c'est trop tard», martèle M. Chaâbi, qui a annoncé la volonté des présidents des quatre arrondissements de s'en remettre à «l'arbitrage Royal», ajoutant que c'est le seul recours qui leur reste «sinon les arrondissements se trouveront sans aucun sou durant l'année 2008. Tout sera bloqué par la faute du Conseil de la ville», fulmine M. Chaâbi, qui dénonce une «campagne électorale prématurée» contre les présidents des arrondissements pour la simple raison qu'ils voudraient se présenter aux élections municipales de 2009. «M. Bahraoui veut priver de budget ses prochains rivaux à la présidence du Conseil, alors qu'il s'est tout permis pour financer une campagne électorale prématurée», critique le président PPS de la commune Souissi, rappelant une récente distribution de cartables par le maire de Rabat au profit d'élèves déshérités.

«Si les choses continuent de cette manière et que rien n'est fait pour stopper cette mainmise sur la ville de Rabat, il ne faut pas s'étonner qu'on ait en 2009 un taux d'abstention encore plus important qu'en 2007», prévient M. Chaâbi. Même tonalité relevée chez les autres présidents des arrondissements de Rabat, le RNI Saâd Ben M'Barek (Hassan), le PI Abdelilah Al Bouzidi (Agdal Ryad), Lahcen Karoumi (Yacoub El Mansour), un SAP (sans appartenance politique), lesquels crient à une «manipulation électoraliste avant terme».

Le 11-10-2007
Par : M’Hamed Hamrouch

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9 oct. 2007

Leonardo DiCaprio à Rabat sur les traces d'Al-Qaïda



Le réalisateur Ridley Scott tourne son dernier film «Body of lies» au Maroc.



Leonardo DiCaprio est à Rabat. La star américaine aurait été vue en train de courir sur la grande place Al Barid, au centre-ville de la capitale. Le héros du Titanic n'était pas tout seul. A ses côtés, il y avait un certain Russell Crowe qui n'est autre que la vedette de «Gladiator».


Tous les deux sont venus pour le tournage du film «Body of lies» dont le premier coup de manivelle a été donné lundi dernier. Derrière cette nouvelle aventure du cinéma américain au Maroc, on retrouve encore une fois Ridley Scott.

Après «Gladiator» en 2000, «La chute du faucon noir» en 2002 et «Le royaume du paradis» en 2006, le réalisateur est de retour au Maroc pour le tournage de son dernier opus. Sur ses nombreuses expériences, Ridley Scott avait déclaré lors d'une conférence de presse donnée à Paris «J'ai déjà filmé «Gladiator» au Maroc. Puis, l'année suivante, j'y suis retourné avec 12 hélicoptères Black Hawk et 120 rangers chargés de les surveiller pour les besoins de "La chute du faucon noir".

Tout ce cortège parcourait quotidiennement Rabat et tout s'est merveilleusement bien passé. « Lorsque j'ai annoncé que je voulais filmer "Le royaume du Paradis" au Maroc, j'ai été reçu par le Roi qui m'a assuré son soutien et ses encouragements.»
D'après le réalisateur, le bon déroulement des tournages précédents, ainsi que les facilités administratives et le soutien dont il a bénéficié l'ont poussé à revenir travailler au Maroc.

"Body of lies" sera ainsi le quatrième film de Ridley Scott tourné au Royaume.

Le thriller politique est en fait une adaptation du roman "Pénétration" de David Ignatus. L'intrigue est celle d'un ancien journaliste qui est devenu un agent de la CIA. Roger Ferris incarné par Leonardo DiCaprio se rend en Jordanie pour traquer l'un des leaders d'Al-Qaïda. Pour atteindre son but, ce dernier fait équipe avec un patron de la CIA, Ed Hoffman interprété par Russell Crowe.

Les deux agents piègent le dangereux terroriste en propageant une fausse rumeur selon laquelle le poseur de bombe est de mèche avec les Américains…

Le héros du Titanic qui plonge dans ce film au coeur du Moyen-Orient se retrouve pour la première fois devant la caméra de Ridley Scott. Après Martin Scorsese dans «Gangs of New York», «Aviator» et «Les infiltrés», Steven Spielberg dans «Attrape moi si tu peux», James Cameron dans «Titanic», Woody Allen dans «Celebrity»…c'est au tour du grand Ridley Scott de le guider sur le plateau. Habitué aux grosses pointures de Hollywood, Leonardo DiCaprio est désormais le chouchou des grands cinéastes. Dans ce film, il partage l'affiche avec Russell Crowe qui est devenu au fil des années l'acteur fétiche du cinéaste anglo-américain.

Depuis son rôle de Maximus dans «Gladiator», qui a valu au comédien l'Oscar du meilleur acteur et au cinéaste celui du meilleur film, les deux hommes ne se quittent plus. Ils ont travaillé ensemble sur le tournage d'«Une grande année» puis d' «American gangsters» qui sortira en décembre prochain et collaboreront après «Body of lies» dans Nottingham, un Robin des Bois nouvelle génération dans lequel l'acteur incarnerait le shérif de Nottingham.

Les deux agents de la CIA ne se donnent cependant pas la réplique pour la première fois, puisqu'ils avaient déjà joué ensemble, il y a treize ans, dans le western «Mort ou vif» avec Sharon Stone. Pour leur dernier film, Crowe a été sollicité dès que Dicaprio a signé en avril dernier mais il a tenu, avant de s'engager formellement, à ce que le scénariste Steven Zaillian, retravaille le script proposé par William Monahan, le scénariste oscarisé des «Infiltrés».
Produit par Warner Bros, le film s'est vu allouer un gros budget. Après Rabat, «Body of lies» sera tourné en seconde partie à Ouarzazate avant de partir en Europe, à Washington et au Moyen-Orient.

Il verra par ailleurs la participation de quelque 1.500 figurants et acteurs. Avec cette méga production, le Maroc confirme sa place de terre de prédilection pour les cinéastes américains.
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Silence, on tourne !
Pour une fois, cette expression souvent répétée par les réalisateurs lors des tournages de leur film s'applique véritablement dans le cas de «Body of lies».
Depuis son début, le tournage du film est entouré de secrets. Toutes les informations sont et restent confidentielles.

En effet, un grand mutisme règne autour du film, de son casting, ainsi que les conditions et les lieux de tournage. Aucune rencontre ni conférence de presse n'ont été accordées jusqu'à l'instant à la presse marocaine, contrairement à d'autres pays où les acteurs parlent ouvertement aux journalistes.

Les mesures de sécurité sont draconiennes et les plateaux de tournage sont impénétrables. Ces mesures ne seraient-elles pas des conditions imposées par les producteurs pour le bon déroulement du travail ?


Khadija Smiri | LE MATIN

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8 oct. 2007

Calligraphie: Hassan Mégri expose ses toiles à Rabat



L'artiste pluriel Hassan Mégri expose à la galerie Nouiga (Kasbah des Oudayas) à Rabat ses toiles d'art sur la calligraphie iconographique persane.


Placée sous le thème "Calligraphie iconographique persane ou le pouvoir des lettres ", cette exposition offre une récente collection d'£uvres inédites parmi lesquelles la plus grande planche coranique du monde, représentant une scène biblique dont les acteurs ne sont autres que Moïse et le Pharaon.

Dans une déclaration à la MAP, Hassan Mégri confie que son "option pour la calligraphie iconographique persane ne date pas d'hier. "Elle a de tout temps évolué dans ma carrière artistique qui a été couronnée par une double médaille d'Or de l'Académie des Arts-Sciences et Lettres de Paris pour avoir créé la "World Music du monde Arabe" et rénové la Calligraphie Iconographique Persane", rappelle-t-il.


Selon l'artiste, cet art rarissime et vital pour la pensée islamique doit renaître et s'épanouir à sa juste mesure pour porter le message coranique. Il note, à ce titre, que l'art de la calligraphie iconographique persane est basé sur les versets du Coran.

L'artiste relève que plusieurs projets sont en voie de réalisation à travers des festivals soufis, des ateliers, des expositions itinérantes pour conquérir des disciples (calligraphes et peintres) et les rassembler autour de cet art.

Médaille d'Or de l'Académie des Arts-Sciences et Lettres de Paris (2007), Hassan Mégri est spécialiste de la calligraphie iconographique persane dont il découvre les vestiges à Téhéran, tel un archéologue, lors de son voyage aux Indes via Kathmandu (Népal ) en 1969.

Depuis ce pèlerinage aux sources, Hassan Mégri s'est consacré à cet art mystique.

Saisissant son inspiration créative dans le monde de l'art arabo-islamique, puis pénétrant l'univers du soufisme et de la spiritualité, à travers les versets coraniques, l'artiste en perce les mystères, les symboles et les trésors insoupçonnés de la calligraphie iconographique persane.

Hassan Mégri choisit alors comme support de créativité la planche coranique, en voie de disparition, dans le but de lui redonner un souffle nouveau, mystique, métaphysique, artistique et culturel, transmettant ainsi des messages divins et de paix pour l'humanité.

Artiste-peintre-calligraphe, aux talents multiples, Mégri fait une première apparition à la galerie le " Manoir ", il y a quelques années, puis au Festival " Les Cultures du Monde " de Gannat-France en 1997, partageant ainsi avec l'Occident sa passion et son intérêt pour cet art.

Lancée à l'occasion du mois sacré de Ramadan, l'exposition "Calligraphie iconographique persane ou le pouvoir des lettres " se poursuivra jusqu'au 18 octobre.



MAP

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35e édition du Trophée Hassan II de golf

La 35ème édition du Trophée Hassan II de golf sera organisée du 24 au 28 octobre au Royal Golf Dar Es-Salam de Rabat, par l'Association du trophée Hassan II (ATH).

Une conférence de presse se tiendra le 8 octobre (20h30) au Royal Golf d'Anfa à Casablanca pour la présentation de cet évènement majeur du Golf national.

Le Trophée Hassan II, qui accueille chaque année des grands joueurs professionnels de la planète golf, est aussi une occasion pour des rencontres entre des hommes d'affaires, du sport, des arts et de la littérature qui participent au concours Pro/Am (3 amateurs + 1 professionnel).

Les joueuses professionnelles seront, elles aussi, en compétition pour la Coupe de SAR la Princesse Lalla Meryem et le concours Pro/Am.

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Ouverture de nouveaux Masters spécialisés à l'Université Mohammed V-Agdal de Rabat

Ouverture de nouveaux Masters spécialisés à l'Université Mohammed V-Agdal de Rabat

08-10-2007

De nouveaux Masters spécialisés ont été ouverts par l'université Mohammed V-Agdal de Rabat, au titre de l'année universitaire 2007-08.
Le lancement de ces nouvelles formations s'inscrit dans le cadre de la diversification de l'offre de formation de l'université Mohammed V-Agdal pour le cycle Master, afin de mieux répondre aux attentes du monde socio-professionnel, indique un communiqué de l'Université.

Il s'agit d'un nouveau Master intitulé "Economie de la protection sociale et de l'assurance" ouvert à la faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales-Agdal et de six Masters spécialisés en "physique médicale", "géologie multidisciplinaire appliquée", "sciences analytiques", "génie et gestion de l'eau et Environnement", "Mathématiques financières" et "Cryptographie, sécurité de l'Information" à la faculté des sciences de Rabat.

Un nouveau Master spécialisé en "Communication des organisations, qualité et développement durable" a été, également, ouvert à la faculté des Lettres et des Sciences humaines-Agdal.

L'Ecole Mohammadia d'Ingénieurs offre pour sa part un Master spécialisé en "Circuits intégrés et systèmes embarqués".

MAP

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5 oct. 2007

Une ville verte à l’orée de Rabat



· Bab Zaër recevra ses premiers habitants en 2010

· 1,2 milliard de DH pour la première tranche


En ligne de démarcation, une forêt d’eucalyptus sur des plaines douces inclinées vers l’océan, couvertes au tiers par les forêts de la Maâmora au nord et de Témara au Sud. Un domaine agricole de plus de 3.000 hectares, avec fermes et écuries à l’abandon. Nous sommes sur la commune d’Oum Azza, à moins de 30 kilomètres de Rabat. Et bientôt sortira de cette terre une «ville verte». Les prestigieux promoteurs de ce projet, qui ne sont autres que SAR le prince Moulay Hicham et sa famille, veulent une ville idéale, ex nihilo, loin des modes standardisés des prototypes urbains d’habitat qui ne correspondent pas à la structuration sociale marocaine. La nouvelle ville portera le nom de Bab Zaër et l’été prochain sera donné le premier coup de pioche. Les habitants, eux, commenceront à s’installer à partir de 2010. A terme, en 2030, près de 82 000 personnes devront y vivre.
Etudes de marché, études urbaines et architecturales, études financières et contrôle qualité, le tout chapeauté par la société d’aménagement de Bab Zaër (SDBZ), c’est un véritable chantier en branle. Pour l’heure, la phase de conceptualisation architecturale n’est pas encore lancée, mais les plans de masse sont déjà dessinés. L’administration a donné son feu vert de principe. Premier défi: financer les travaux d’aménagement à hauteur de 150 millions de dollars (l’équivalent de 1,2 milliard de DH) pour la première tranche et attirer les promoteurs.
Ancrée dans une conception écologique dans la gestion urbaine, Bab Zaër ne sera pas une cité dortoir, comme nombre de ses semblables sur la périphérie de la capitale, mais une ville autonome, assurent les promoteurs. Une faible densité globale d’habitants respectant la connotation rurale de la cité, un découpage parcellaire sans hiérarchisation des voies et loin de tout zonning et lotissement seront de mise. «Il y aura beaucoup de verdure, pas de barre de béton ni d’immeubles de plus de quatre ou cinq étages», affirme une source travaillant sur le dossier. Une ville qui revendique donc sa ruralité et qui autorise l’agriculture urbaine intégrée. Les déplacements y seront essentiellement piétons, grâce à la proximité des équipements collectifs. Apparemment, il fera bon vivre à Bab Zaër.
Un souci d’autonomie qui se ressent aussi dans la gestion de l’énergie. L’eau sera obtenue grâce à un système de rétention, de récolte des eaux de pluie, de drainages superficiels et de recyclage. En 2008, demarrera la construction d’une douzaine de petits barrages qui recueilleront l’eau de pluie pour permettre à Bab Zaër d’être autosuffisante. L’électricité verte ne pouvant se substituer entièrement au réseau classique, le solaire sera néanmoins installé pour la production domestique d’eau chaude sanitaire ainsi que l’éclairage public. Les déchets ménagers feront l’objet d’un tri sélectif, puis de compostage organique pour produire de la biomasse, elle, réutilisable pour l’agriculture et la production d’énergie d’appoint. Un futur parc industriel orienté vers les services emploiera une partie de la population.
SDBZ entend peser le moins possible sur les services publics. C’est donc sur un montage de type «concessionnaire» que SDBZ table pour produire et gérer les services essentiels (énergie, eau, assainissement voirie…). Un partenariat public/privé inédit au Maroc, selon les promoteurs. Des cabinets indiens ont d’ailleurs été sollicités pour conseil. Leur pays étant confronté au même problème, ils disposent d’une expertise dans ce genre de montage.
Hormis l’élargissement de la route qui mène à Rabat et le renforcement du réseau électrique, l’Etat n’aura donc pas un dirham à débourser. Les travaux d’infrastructures sont pris en charge par la société d’aménagement privée, tout comme les bâtiments publics de la future ville (écoles, centres de santé, poste de police et de gendarmerie). Ils seront soit loués à l’Etat soit cédés à titre gratuit comme c’est le cas des mosquées et de la future université avec son campus. Pour le reste, le schéma est plus classique. Une fois les infrastructures de base achevées (routes, réseau d’eau, d’assainissement...), la société d’aménagement du site va progressivement vendre des parcelles que lotiront des promoteurs.

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La capitale et sa banlieue

Enserrée par une kyrielle de villes qui l’entourent, Rabat est à l’étroit. Les loyers y sont devenus prohibitifs tandis que la capitale n’en finit pas de s’étaler. Sa population a plus que doublé en une décennie. D’où les projets de villes nouvelles. Bab Zaër n’est pas la seule. Déjà en 1996, le projet de Sala Al Jadida inaugurait la politique des nouvelles villes au Royaume. L’ensemble du parc de logement comprenant 15.096 logis en grande partie sociaux, sera réalisé jusqu’en 2005. En 2004, seulement 54% des équipements collectifs étaient réalisés. Dernièrement et sur le même axe, l’Etat a lancé les travaux de Tamesna, une ville-champignon qui, à terme, accueillera 250.000 habitants. Sur les 52.000 logements programmés, 10.000 seront destinés aux ménages à faible revenu. La nouvelle ville en cours de réalisation à Sidi Yahya Zaër couvrira ainsi «30% du déficit global de la région en matière d’habitat estimé à 171.000 unités à l’horizon 2015. Les 42.000 logements restants seront de standings variés.



A.B.


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3 oct. 2007

''Lire en Fête'' du 17 au 20 octobre à Rabat


L'événement littéraire "Lire en Fête" de l'institut français de Rabat célèbre les 17,19 et 20 octobre la lecture et la création littéraire sous le signe "Une ville, une oeuvre".

Le choix de ce thème ambitionne de mettre en valeur la richesse du patrimoine littéraire en soulignant les liens entre les auteurs et leurs lieux de création, de référence ou d'inspiration, indique l'institut dans un communiqué.

Le programme prévoit ainsi un concours de nouvelles tout public "Rabat ville nouvelle (s)" ouvert du 19 octobre au 30 novembre. La nouvelle gagnante sera publiée avec les nouvelles primées de l'ensemble des médiathèques des instituts français du Maroc.

Le comité de lecture et de sélection sera composé d'auteurs, d'enseignants et de bibliothécaires, précise le communiqué.

Au menu figure, également, une rencontre avec Robert Chastel prévue le 19 octobre à 19h00 autour de son ouvrage " Rabat-Salé, vingt siècles de l'oued Bouregreg " (Editions Chastel).

Les amateurs du 7ème art seront au rendez-vous le 17 octobre à 15h00 avec la diffusion du long métrage "Métropolis" de Fritz Lang (1927) Métropolis, film muet en noir et blanc, interroge le spectateur sur l'avenir de nos villes et de leur expansion tentaculaire.

Plusieurs autres rendez-vous sont proposés au public de Rabat autour de la thématique "Une ville, une oeuvre" notamment une exposition et un atelier de dessin.

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Vernissage de l'exposition de l'artiste peintre André Elbaz à la salle Mohamed El Fassi de Rabat



La Salle Mohamed El Fassi à Rabat a abrité mardi soir le vernissage d'une exposition de l'artiste peintre André Elbaz, initiée par le ministère de la Culture à l'occasion de la mise à disposition par cet artiste d'une partie de ses oeuvres au profit du Musée national d'art contemporain, actuellement en cours de construction.

Cette exposition, dont la cérémonie de vernissage s'est déroulée en présence notamment du ministre de la Culture, Mohamed Achâari, et du conseiller de S.M. le Roi, André Azoulay, constitue une opportunité pour présenter des œuvres artistiques appartenant à la famille Elbaz, qui, en répondant au voeu de l'artiste, a accepté de souscrire à l'hommage qu'il veut rendre au Musée national d'art contemporain de Rabat.

Dans une déclaration à la presse, M. Achâari a indiqué que l'organisation de cette exposition s'inscrit en droite ligne avec la volonté du ministère de la Culture d'ouvrir le Musée national d'art contemporain aux artistes peintres marocains de renom pour diversifier la collection dont recèlera le Musée et donner à ces artistes l'occasion de contribuer à l'enrichissement de la collection du Musée.

L'initiative louable d'André Elbaz sera imitée par d'autres grands artistes marocains qui envisagent de faire don d'une partie de leurs £uvres au Musée national, a dit le ministre, ajoutant qu'à travers l'organisation de cette exposition, le ministère de la Culture vise à annoncer le lancement de ce processus de dons de collections privées en faveur du Musée national d'art contemporain de Rabat.

Pour sa part, le conseiller de S.M. le Roi a indiqué que André Elbaz, l'un des plus grands artistes peintres du Maroc, se distingue par son œuvre qui ne ressemble à aucune autre sur la scène artistique.

L'œuvre de cet artiste "a fait date sur l'holocauste, sur les camps de la mort et sur le nazisme", a indiqué M. Azoulay, ajoutant qu'en même temps il a été le peintre de la liberté et de la fidélité "parce que sa sensibilité marocaine ne l'a jamais quitté". "Je trouve très émouvant et en même temps très réconfortant qu'il ait décidé à cette période de sa vie de faire don au Maroc d'une très grande partie de son £uvre qui sera dans le Musée national", a-t-il dit.

"André Elbaz ouvre là une voie et une brèche qui j'espère crée un précédent et permettra à tous nos grands peintres de venir témoigner et enrichir le patrimoine national", a ajouté M. Azoulay.

Ce don comprend quinze œuvres, qui peuvent revendiquer une place à part au sein du mouvement artistique marocain tant par leur spécificité technique et créative que par le souffle existentiel et spirituel qu'elles dégagent.

Natif d'El Jadida (1934), André Elbaz, qui a quitté le Maroc vers la fin des années soixante pour s'établir en France, est resté attaché à son identité marocaine.

Elbaz, considéré comme l'un des acteurs importants de la naissance de la peinture moderne au Maroc, fait partie des premiers peintres qui ont exposé à la galerie nationale Bab Rouah.


| MAP


le site officiel du peintre André Elbaz

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2 oct. 2007

Les métiers occasionnels du Ramadan à Rabat



De nombreux Marocains au chômage durant le reste de l'année profitent du Ramadan pour se livrer à un commerce informel, en vendant de la nourriture et d'autres marchandises dans les rues du pays.


Alors que le Ramadan bat son plein, le Maroc voit fleurir un grand nombre de petits commerces informels, en particulier dans les quartiers résidentiels. Les jeunes au chômage ainsi que des femmes au foyer saisissent l’occasion de ce mois de fête pour vendre des marchandises dans des lieux et à des heures avancées de la nuit. Les rues de la plupart des villes sont remplies toute la nuit d'un mélange de senteurs subtiles et d'arômes exquis. Les propriétaires des snacks et des épiceries aménagent dans leurs commerces des espaces pour y vendre les friandises du Ramadan les plus prisées par les consommateurs.

Tarik Mhidia vend de la chebbakia (un gâteau de miel marocain) depuis le début du Ramadan dans un quartier de Temara. C’est la troisième année de suite que ce jeune homme de 29 ans pratique ce métier occasionnel en cette période pour vaincre momentanément le chômage. Il a choisi un endroit stratégique pour placer sa marchandise afin d’attirer le maximum de clients. "Mon père m’a encouragé en me donnant l’argent nécessaire et ma mère m’aide à préparer la chebbakia. J’arrive à gagner parfois 200 dirhams par jour. Le commerce de la chebbakia et des autres gâteaux au miel marche très bien pendant le Ramadan. Mais ce n’est qu’une activité temporaire, qui ne dure qu’un mois", affirme-t-il non sans un brin de tristesse.

Son cas ressemble à celui de Mohamed Beljebbar, âgé de 25 ans, qui transforme chaque année le garage de son père en un magasin de vente de poisson frais, que les Marocains consomment en grande quantité durant le ftour. "Je suis licencié en droit et je n’ai aucune expérience du commerce. Mais je suis toujours sûr que je ne perdrai pas l’argent de ma famille ainsi que mon temps, car la demande dépasse l’offre en cette période. Mais une fois le Ramadan fini, je dois retourner à d’autres petits boulots", explique-t-il tout en servant un client.

Les jeunes ne sont pas les seuls à s’adonner à des gagne-pains occasionnels durant le mois sacré ; les femmes de tous âges n’hésitent pas non plus à retrousser leurs manches pour préparer et vendre toutes sortes de friandises marocaines. Les plus connues sont celles qui vendent des crêpes baghrir et harcha, qui rivalisent d'ingéniosité et de création artistique pour attirer des clients affamés.

Ces vendeurs occasionnels s'attirent les critiques des professionnels, qui estiment que leurs concurrents d'un mois utilisent des méthodes déloyales en modifiant leurs activités au gré des circonstances. El Hajja Halima occupe depuis vingt ans la même place dans la souika de Rabat. Ses clients adorent ses crêpes et elle est fière de sa réputation, mais se dit déçue de ne pas gagner plus. "A mon âge, je ne peux plus rien espérer. Depuis des années, je vends des baghrirs. Je me réveille à l'aube pour tout préparer. C'est une pâtisserie qui nécessite du temps et de la patience, sinon on ne le réussit jamais. Regardez-moi toutes ces petites qui veulent maintenant tout s'accaparer, disant que notre temps est révolu", déclare-t-elle avec un air ironique, montrant une jeune fille vêtue de la djellaba et se cachant le visage avec un foulard, feignant de ne pas entendre la vieille femme.

"El Hajja répète toujours la même chose", réplique la jeune femme. "Je ne réponds jamais. C'est une vieille femme qui ne veut pas comprendre que nous aussi, les jeunes, nous n'avons pas d'autre activité que celle-ci. D’ailleurs, ce n’est que l'affaire d’un mois, pour acheter mes livres pour l’université."


[Sarah Touahri]

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1 oct. 2007

Télégramme du 1er octobre : la couleur de Rabat, la rue Ghaza, la fontaine de Rabat-ville, la maternité de Souissi, les nouveaux bus ...


TELEGRAMME DU 1ER OCTOBRE 2007

Lotissement Vita, route de Casablanca. On vient d’interdire à une entreprise de peindre sa façade avec la couleur de Marrakech en ocre, de plus en plus utilisée dans les grandes demeures du Souissi et au zafaté, loin de la route des Zaërs. Sous prétexte que la couleur de Rabat c’est le blanc. OK, mais pourquoi on n’a rien dit, à une société sur la même avenue Hassan II qui a pignon sur rue, qui a peint sa façade en noir tout en noir ? Rabat serait bicolore, deux couleurs, deux mesures ? Il y a quelque chose qui cloche. En tous les cas on en parle, dans les entreprises des lotissements Vita. stop.

On avance. Rue Ghaza, ex 18 Juin, rue Alexandrie, ex Ivry, le stationnement n’est plus autorisé que sur un seul côté. C’est une nouvelle de taille. A Rabat, on a enfin compris qu’il ne fallait plus céder la voie, toutes les voies, au « hdid », ces automobiles qui gâchent notre quotidien. L’effet est saisissant à tel point qu’on ne reconnaît plus ces rues qui relient l’avenue Allal Ben Abdallah à l’avenue Mohammed V. Quant au passage piétonnier qui part du Majestic à la Comédie, les travaux avancent. Là encore l’effet est grandiose. Nous ne sommes pas des rabat joie quand il y a des innovations qui font chaud au chœur on applaudit des deux mains. stop.

Pour participer à une radio FM d’ici, un auditeur naïf devait appeler un numéro surtaxé, vite dit vite fait, mais il a dû attendre cinq bonnes minutes. Lorsque quelqu’un à l’autre bout du fil lui a répondu « Allo c’est qui ? » on lui racrocha au nez... question : qui contrôle ces jeux de l’arnaque où les auditeurs se font plumer ? C’est même pas la peine de nommer cette radio. stop.

Un téléspectateur séduit par les spots publicitaires s’abonne à la TV par ADSL pensant qu’il allait profiter d’un bouquet alléchant et passer d’agréables soirées ramadanniennes. Il fut servi... En plus des coupures fréquentes, il s’est retrouvé sans image depuis 2 semaines. Il a bien appelé un technicien qui a enregistré sa requête, transmise, paraît-il, au service concerné mais il n’a rien vu venir toute une journée où on l’a laissé poireauter... Il attend depuis le 15 septembre 2007. Qui dit mieux ? Le « service après vente » se porte bien. Plusieurs cas de ce genre sont signalés. stop.

Durant la prière des « taraouihes », un imam d’une mosquée de la rue qui porte le nom d’une grande ville de Thaïlande, a failli agresser le jeune imam envoyé par le ministère de tutelle. Il a même arrêté la prière après la takbira (Allahou Akbar) pour ordonner au jeune imam qui possède une voix en or, de quitter le masjid et ne plus y remettre les pieds. Rien que ça ! Comment peut-on interdire à quelqu’un la maison de Dieu ? Le correspondant qui nous a confié son portable est prêt à témoigner devant qui de droit. A suivre. stop.

La fontaine en face de la gare Rabat-ville ne fonctionne plus depuis 3 semaines. L’eau attend certainement Lilla Kbira pour rejaillir de nouveau. Ramadan passe vite cette année... quoi qu’il en soit en arrivant par train, le voyageur voit en premier, les jets d’eau qui apportent une note de fraîcheur. La fontaine en face de la mosquée Assouna est aussi en deuil. Elle attendra peut-être l’aïd qui pointe à l’horizon. stop.

La maternité Souissi de Rabat. Une visite dans cet établissement hospitalier nous a permis de constater que l’histoire du cafard n’était qu’une mauvaise plaisanterie. Cette maternité a, en effet, changé de fond en comble, pour le mieux cela s’entend. Grâce au savoir-faire et à la perspicacité de la nouvelle équipe dirigeante menée par Dr Houcine Maouni, la maternité de Souissi retrouve sa renommée d’antan au point de rivaliser avec des cliniques et hôpitaux privés. Du bon travail. stop

La vie des entreprises. Monsieur Mohamed El Kettani a été nommé président-directeur général d’Attijari wafa bank ce qui a fait dire à des vieux de la vieille voilà une bonne chose qui va redonner le sourire à la maison comme si elle l’avait perdu... En fait, cet ancien de BCM du temps de Alami qui ne fait plus parler de lui, un mécène qui encourageait l’édition et la poésie, est un vieux routier malgré son âge, 49 ans. Si El Kettani a, lui-même, évoqué le retour du sourire lors de sa prise de fonction. C’est vrai que bien des employés de Attijari wafa bank ne comprennent pas pourquoi on a fermé le guichet de l’agence du Minaret qui assurait une permanence sympathique le samedi matin jusqu’à l’été dernier. stop.

En voilà des contrefaçons ! Des tee-shirts affichent Vittion oui avec un i au lieu de Vitton. Après le coup du crocodile de Lacoste qui a tantôt la gueule ouverte, tantôt la gueule fermée... en voilà une nouvelle « chouha »... stop.

Septembre se termine et on n’a toujours pas vu à Rabat la couleur des nouveaux bus promis, climatisés, aérés et confortables comme on nous l’a promis en juin. Il y a certainement un contretemps quelque part. A suivre. stop.

Rupture du jeûne sur les radios. On s’y perd, les unes se déchaînent sur de la disco-music, les autres nous barbent avec des infos déplacés à l’heure où le corps a besoin de recueillement et les autres en rajoutent avec leur bla-bla. Finalement il n’y a pas mieux que la chaîne nationale qui retransmet le Moghreb avec la formule « Er-ribat wa majawarahouma... » qui ouvre l’appétit et l’esprit...



Edité le: lundi 1er octobre 2007.

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Ridley Scott tourne à Rabat «Body of Lies» avec Russell Crowe et Leonardo Di Caprio



Le réalisateur américain Ridley Scott a entamé lundi à Rabat le tournage de son film «Body of Lies», dans lequel Russell Crowe et Leonardo Di Caprio se partagent l’affiche.

Le coup de manivelle de ce long métrage a été donné sur la grande place Al Barid de Rabat, dans le centre-ville, fermé à l’occasion à la circulation du public.

Le film est une adaptation du roman de David Ignatius, «Pénétration». Il raconte l’histoire d’un ancien journaliste -interprété par Leonardo Di Caprio- devenu agent de la CIA. Ce dernier se rend en Jordanie pour traquer un leader d’Al Qaïda qui prépare des attentats contre les Etats-Unis.

Dans ce film, Russell Crowe, 43 ans incarne un chef de la CIA.

L’acteur néo-zélandais avait été élu meilleur acteur en 2001 pour son rôle dans le péplum «Gladiator», réalisé par Ridley Scott.

Le tournage, dans sa seconde étape, se poursuivra à Ouarzazate (500 km au sud de Rabat), «Body of Lies» devant nécessiter la participation de plus de 1.500 figurants et acteurs, selon la même source.

Ouarzazate a réussi à développer ces dernières années une industrie cinématographique devenue parmi les plus performantes du bassin méditerranéen.

Ridley Scott a déjà tourné plusieurs films au Maroc dont «Gladiator», «Salaheddine El Ayoubi» et «La chute du faucon noir».

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La mendicité à Rabat - Du sécuritaire à l’humanitaire ? Enquête


Ils sont devenus omniprésents, suscitent la compassion par leur état déplorable ou agacent par leur insistance, voir certaines attitudes agressives. Ce sont les mendiants et ils ont gagné en visibilité. Certains n’ont pas eu le choix, d’autres ont fait de la mendicité un gagne pain facile, sans effort. Que font les autorités pour venir à bout de ce fléau ? Pour répondre à cette question et à d’autres sur ce sujet, L’Opinion s’est adressé aux fonctionnaires quotidiennement confrontés au phénomène et à quelques mendiants rencontrés au cours de ce reportage. Misérablement vôtre !


« J’ai été embarqué par la rafle devant le jardin public, à côté de l’ancienne Médina de Rabat. C’est la sixième fois. ‘’Hania !’’. Ils me ramènent ici puis ils me relâchent. J’ai pris l’habitude ! » Le mendiant ne semble nullement gêné par sa situation. Il vient d’être interné au centre social de Aïn Atiq et le directeur de l’établissement, flairant le « professionnel », n’est pas prêt de le laisser partir.

Certains, moins fiers, se trouvent des justifications d’une rationalité douteuse, qui donnent toutefois des sueurs au dos. « Je suis de Rabat, plus précisément du quartier Takkaddoum, Hay Elkifah. Non, je ne suis pas mendiant. Je n’ai pas de travail. Je n’ai personne qui peut me venir en aide.

Voulez-vous que je vole ?... Je demande, donc, aux gens de m’aider... Ce n’est pas de la mendicité ! » C’est avec un air qui ne manque pas d’effronterie que le jeune homme répond. Il ne cache pas les cicatrices le long de ses bras, plus pathétique que menaçant.

« Celui qui sort mendier est soit dans le besoin, soit un professionnel. La mendicité et l’exclusion sont des phénomènes produits en premier lieu par la pauvreté, explique Mr. Fezouani Mustapha, chef du service des affaires sociales et culturelles à la Wilaya de Rabat. Au sein de la Wilaya, partant des années d’expérience que nous avons acquis dans le traitement de ce phénomène, principalement à travers le centre social de Aïn Atiq, où sont accueillis depuis des années les mendiants ramassés dans les rues de la capitale, il nous est apparu que la mendicité professionnelle est apparue suite à l’extension de la mendicité due réellement à la pauvreté. Il ne faut pas oublier les années de sécheresse pendant lesquelles beaucoup de migrants se sont déversés sur Rabat. La plupart des mendiants raflés viennent des quartiers périphériques de Salé, de la ceinture de pauvreté qui cerne la capitale, du côté de Taqaddoum, Akrach et Aïn Khalouia. Ils appartiennent à des catégories sociales pauvres, dans le grand besoin, et n’ont d’autres choix que de s’adonner à la mendicité ».

Le goût de l’argent facile

Le Dr. Boukhari Khamlichi est un médecin de formation, plus exactement un légiste. Il est aussi titulaire d’un master en management des services publics, obtenu en France. « J’ai eu le privilège de travailler avec Monsieur le Wali comme chargé d’études. Au cours de cette période, il m’avait chargé de faire un diagnostic du centre social de Aïn Atiq. Suite à quoi, il m’a confié la direction de ce centre depuis mars 2006 ». En privé, le Dr. Boukhari ne cache pas que diriger ce centre n’est pas un cadeau. La confrontation au triste sort des exclus de la société et la pauvreté des moyens pour faire ce qui doit être fait, annoncent le crépuscule de bien nobles ambitions.

« La mendicité est un problème structurel. Il est dû en partie à la sécheresse et à la crise économique. Mais il y a aussi certaines personnes qui cultivent la paresse, préférant vivre en tendant la main. Comme notre religion incite les gens à donner l’aumône, ces derniers profitent des largesses et de la générosité des gens. C’est un problème difficile à résoudre ».

Est-ce à dire que c’est une maladie incurable, docteur ? « Une fois qu’ils goûtent à l’argent facile, ils deviennent incapables de se réveiller tôt pour chercher un emploi, aller travailler ou effectuer des tâches durs. J’ai un exemple actuel à vous donner. Le chantier à côté est celui du futur centre social financé par des dons émiratis. Les mendiants du centre refusent d’aller y travailler et restent toute la journée sans rien faire. Je dirai que ce sont des acteurs qui savent toucher la fibre sensible des gens, ce qui ne leur coûte qu’un peu de salive. Un mendiant récolte quotidiennement 70 dirhams au minimum. Et ça peut aller jusqu’à 300 dirhams par jour ! Un médecin dans la santé publique ne touche même pas autant. Certaines personnes sont vraiment dans le besoin, mais toutes ne tendent pas la main. Il y en a qui ont trop de dignité pour en arriver là ».

En tout cas, ceux qui s’adonnent à la mendicité « professionnelle » semblent, selon plusieurs témoignages, bien gagner leur vie. Assia est propriétaire d’une vieille maison dans la Médina de Rabat, héritage de ses parents, dont elle loue les chambres à des familles démunies. « Je suis propriétaire d’une grande maison constituée de 14 pièces au Mellah. Parmi les locataires, deux sont des mendiants. Ils payent régulièrement leur loyer en respectant les délais. Parfois, ils payent jusqu’à trois mois d’avance et leurs enfants sont inscrits dans des écoles privées renommées ! »

Du sécuritaire à l’humanitaire

Que font les autorités ? Réponse de Mr.Fezouani : « Auparavant, il y avait une faille dans le raisonnement concernant le traitement du phénomène de la mendicité. Le seul souci était de savoir comment débarrasser la voie publique de ces mendiants. Une approche sécuritaire, ni plus ni moins. C’est-à-dire que l’on se disait qu’il y a un certain nombre de mendiants dans les rues et que de temps en temps, il fallait en réduire le nombre. Il fallait arriver à une certaine moyenne, tolérable pour nous et pour les visiteurs étrangers.

Il nous est arrivé de mener des campagnes de ramassage de grande ampleur et nous étions étonnés du nombre de mendiants et de clochards raflés. Nous ne pouvions pas les garder longtemps. Ce fût le cas au cours de la conférence du Gatt à Marrakech et nous avons relâché les gens raflés en cette occasion juste après. Nous avons souffert pour les loger et les nourrir pendant toute cette période, le Maroc n’étant pas doté des infrastructures nécessaires pour prendre en charge toutes les personnes victimes de l’exclusion ».

Le « ramassage » était-il l’unique solution ? « Nous ne pouvons quand même pas laisser les mendiants occuper la voie publique ! C’est la contrainte qu’ont les autorités. Quand il y a un événement, nous devons « assainir » la voie publique. Mais voilà, où emmener ces gens ?

Pourquoi croyez vous que nous avons privilégié, depuis quelque temps une nouvelle approche ? Cela fait près de 18 ans que j’assiste à ces campagnes de ramassage. Il y a des mendiants que je connais depuis mes débuts dans ce service. Ce que je veux dire, c’est que le centre social est un espace où l’on emmène les mendiants que nous ramassons pour un certain temps.

Après, nous les retrouvons à nouveau entrain de mendier. Ces mendiants n’entrent jamais dans un chemin différent de la vie susceptible de transformer leur existence. Je ne connais jusqu’à présent pas de mendiant qui ait changé de mode de vie. Cela veut dire qu’il y avait un problème quelque part dans notre système ».

Un refuge pour les exclus


« Le centre social de Aïn Atiq a été construit en 1977, sur une superficie de 5 hectares et il est divisé en trois pavillons, indique le directeur, le Dr. Boukhari. C’est le plus grand centre du Maroc, de par sa capacité. Nous avons, aujourd’hui, 620 pensionnaires. Les profils des pensionnaires sont hétérogènes. Nous avons des SDF, des vieillards, des mères célibataires et des handicapés mentaux. Notre vision et notre objectif sont de rendre ce centre plus humain, d’en faire surtout un endroit où la dignité humaine des pensionnaires est respectée. Je vous emmène faire une visite de la face cachée du Maroc ».

Prêt pour une immersion dans les limbes de la misère ?

Le centre est spacieux, les bâtiments propres, mais un simple coup d’œil aux pensionnaires reflète toute l’étendue de l’exclusion dont souffrent ces personnes. Les visages sont vides de toute expression, ni joie, ni tristesse.

Presque tous les dix pas, un pensionnaire qui vient croiser notre chemin, sourire affiché, « un dirham, s’il vous plaît ! » Difficile de croire que ces personnes sont internés ici pour mendicité. Cela semble être une seconde nature.

Rien de surprenant de toute manière, nous étions prévenus avant de venir.

« N’oubliez pas de prendre quelques pièces sur vous », avait prévenu un cadre de la Wilaya.

Les chambres sont grandes et comptent une dizaine de lits chacune. De jour, elles sont presque vides. « Nous les laissons profiter du soleil dans les jardins », précise le directeur. Un vieil homme, enroulé dans sa couverture, répond aux questions sans sortir la tête.

De quelle région venez-vous ?

« Je suis venu à Rabat, il y a 15 ans »

D’où exactement ?

« De la région de Marrakech. Rabat, c’est juste à côté de Marrakech ( ?!) ». Est-ce que vous avez de la famille ?

« Non, je n’ai personne ».

Le vieil homme est âgé d’environ 70 ans, selon les estimations des fonctionnaires du centre. Un marrakchi venu chercher du travail à Rabat.

N’en trouvant pas, il s’est mis à mendier. Une rafle l’a ramassé, il y a plus de dix ans, à Akkrach (banlieue de la capitale). « Je suis resté dans le centre parce que je n’ai plus personne. Je ne suis plus jeune, je préfère rester ici jusqu’à ce que Dieu ait mon âme ».

Faire la manche, un métier

Hemmadi est un jeune homme qui a trouvé ce qu’il voulait. « Je suis de Kénitra. Je ne voulais pas mendier dans ma ville, j’ai préféré venir à Rabat, il y a 2 ans. Une rafle m’a ramené à ce centre. A l’extérieur, je n’avais ni toit ni nourriture, j’ai préféré, donc, rester ici. Je mendiais, jadis, dans le but de me nourrir. Comme le centre me permet cela, pourquoi vais-je le quitter ? ».

L’handicapé de Missour n’en pense pas moins. « Je suis de la province de Missour. Je suis handicapé, mon pied gauche est plus court que l’autre de 10 centimètres. Ça fait un an que je suis au centre. Je suis venu de ma propre volonté chercher un toit et de quoi manger dans ce centre. Je ne veux ni dormir dans la rue, ni mendier. Mes parents sont morts, ils ne m’ont laissé ni maison, ni terrain. Je n’ai ni épouse, ni enfants. Je n’ai que Dieu et le Roi, que Dieu le glorifie ».

Certains, après avoir essayé la vie au centre, ont cherché à y revenir. « Je suis venue de mon propre chef. C’est la deuxième fois que je viens à ce centre. La première fois, c’était la rafle qui m’avait ramené ».

En fait, rares sont les mendiants qui avouent exercer ce « métier ». Quelques uns, toutefois, en font presque un sujet de fierté. Un mendiant, muet, retrousse son pantalon pour montrer sa jambe portant une grande plaie, enduite de mercurochrome, avec toute une colonie de mouches autour.

« C’est un professionnel » précise le directeur. « Il refuse de faire soigner son pieds pour pouvoir mendier avec ! ». Le muet pose devant le photographe tel un héros de la guerre.

A l’étage des malades mentaux, l’air est irrespirable, une forte odeur d’urine prend à la gorge. « L’hygiène est notre souci premier, mais nous ne pouvons rien pour ceux qui se laissent aller. C’est frustrant », s’insurge le directeur.

Certains pensionnaires se sont retrouvés au centre par la force des choses.

« J’étais en Espagne où j’avais immigré clandestinement. Je me suis fait arrêter et expulser. Je n’ai pas pu supporter de retourner chez moi les mains vides. J’ai honte de retourner chez ma famille. Je suis parti au nord, à Ketama, pour me faire un peu d’argent avant de rentrer chez moi. Mais là encore, je n’ai pas réussi. Je suis venu à Rabat ou j’ai commencé à mendier, devant le théâtre Mohammed V. C’est là-bas que j’ai été arrêté ».

La mendicité, une manière d’être

Les histoires se ressemblent, racontant la même déchéance. « Je suis venu de Nador. Je n’ai que ma mère qui est âgée. Quand je me suis fait arrêter, je mendiais pour payer mon ticket d’autocar afin de retourner chez moi ».

Certains s’y retrouvent vraiment par hasard, parce qu’ils ne payent pas de mine. « Je suis de Ouarzazate, mais je travaille dans un chantier de construction à Rabat. Je me suis fait arrêter et j’ai été ramené ici par erreur, je ne suis pas mendiant ». Le directeur ordonne qu’on le relâche.

Donne-t-on une formation professionnelle aux mendiants internés ?

« Il existe, au profit des enfants non scolarisés, des ateliers de formation en construction, en menuiserie, etc, précise Mr. Fezouani. Mais, cette formation se fait sans aucune autre forme d’accompagnement. Rien ne vient aider à faire de ce mendiant un citoyen qui réfléchit et conçoit la vie différemment, qu’il ressente que le fait de tendre la main pour mendier est une atteinte à sa dignité. Même si l’on arrive à lui apprendre les rudiments d’un métier, nous le retrouvons, quelque temps plus tard, entrain de mendier dans un carrefour. Le fait d’apprendre un métier à un enfant mendiant ne lui permet pas pour autant de sortir du milieu où il a grandi. Il finit par y retourner. Ma kaïna faïda (aucun intérêt) ».

Comment parvenir à un résultat ? « Une nouvelle vision de cette problématique pourrait avoir un effet bénéfique à l’avenir, une vision qui privilégierait le qualitatif plutôt que le quantitatif, souhaite M. Fezouani. En d’autres termes, chercher à donner un autre cours à la vie des mendiants. Nous devons faire des efforts. Je pense que l’administration n’a pas encore fourni suffisamment d’efforts pour participer à donner un autre cours à la vie des gens. L’expérience de l’association de soutien aux enfants en situation difficile a changé la vie de plusieurs enfants des rues qui sniffaient de la colle.

Lorsqu’un enfant en arrive à sniffer de la colle, cela veut dire qu’il va quitter son foyer et sa famille, qu’il est perdu. Mais, l’association les a rendu à la vie, en a fait des citoyens normaux qui peuvent réussir, que ce soit les enfants qui font du cirque, les sportifs, ceux qui font du théâtre de marionnettes, etc.

Cette association a donc prouvé que cette approche était fiable et l’on devrait réfléchir sur la manière d’en faire de même avec les mendiants adultes ».

Nouvelle approche

« Mais, renchérit-il, pour en faire de même avec les adultes, nous devons mobiliser les ressources humaines nécessaires, des personnes qui disposent d’une formation adéquate, qui ont conscience de l’ampleur du fléau à combattre et, donc, de l’importance de la mission qui leur est confiée. Ces fonctionnaires devront savoir que leur tâche consistera à apporter une aide à des citoyens qui, pour une raison ou une autre, ont adopté un mode de vie qui leur est nuisible autant qu’aux autres. Ce n’est pas un simple travail administratif rémunéré en fin de mois. C’est une mission humanitaire qui doit être perçue avec un esprit patriote.

Nous avons eu espoir avec la constitution du ministère du développement social. Il s’agit d’un département gouvernemental qui est consacré à la réflexion et à la mise en œuvre de solutions à un phénomène qui a pris une dimension inégalée à travers le Royaume.

Il a donc été question d’une stratégie globale pour faire face à ce phénomène.

Le début de conception de ce projet remonte à l’année 2005. Une première expérience a été menée à Casablanca et c’est à partir de la fin de l’année 2006 que la stratégie a commencé à être partiellement appliquée dans la capitale.

Cette nouvelle stratégie est basée sur une approche scientifique, des sondages et études ont été menés à ce sujet par des équipes multidisciplinaires. Ces équipes ont identifié les points noirs, calculé approximativement le nombre de mendiants. Sur le plan théorique, le département du développement social a fait un effort conséquent et louable.

En passant à l’étape pratique, ce département a appelé à la création de centres sociaux. Même s’il est question de privilégier l’approche de réintégration familiale et d’intégration professionnelle, il faut quand même construire ces centres pour tous ceux qui n’ont pas où aller. Il existe pas mal de personnes qui sont dans cette situation, des personnes avec lesquelles aucune des approches susmentionnées ne peut marcher. L’Etat doit nécessairement prendre en charge ces personnes, ne serait ce qu’à court terme, deux ou trois ans à les préparer à réintégrer la société sur une base différente ».

Changer de manière d’être

« Quand il a été question d’assistantes sociales pour cette tâche, poursuit M. Fezouani, j’en ai été satisfait. Je me disais qu’à travers leur formation, ces personnes sont les mieux placées pour mener à bien ce genre de travail, qu’elles ont à l’esprit cette dimension humanitaire de leur fonction. Actuellement, ces ressources humaines ne sont pas disponibles. Quand ces ressources humaines seront disponibles, la stratégie en question a de fortes probabilités de donner un résultat.

Monsieur le Wali a demandé à ce que les agents de l’ordre chargés de mener les rafles avec les assistantes sociales bénéficient d’une formation spécifique.

L’objectif est de changer les mentalités de ces agents (de police et des forces auxiliaires), qu’ils ne soient plus dans le même état d’esprit qu’à leur sortie de la caserne. Nous leur demandons d’effectuer une rupture avec leur manière d’agir préalable. Nous leur expliquons qu’ils auront à faire un travail de nature sociale, qu’ils doivent comprendre ce qui est attendu d’eux et d’agir selon ce qui leur a été inculqué au cours de la formation.

Nous avons constaté en début de cette formation une certaine réticence des agents, ce qui est tout a fait compréhensible. La manière dont nous leur demandons de se comporter n’a rien à voir avec la formation initiale d’agents des forces de l’ordre qui leur a été inculquée. Avec le temps, ils ont fini par être convaincus et sentaient qu’ils allaient prendre part à quelque chose d’important. Nous avons beaucoup discuté la question avec eux et cherché à leur expliquer que l’objectif recherché n’était pas quantitatif, mais qu’il fallait aider des mendiants à changer de mode de vie, en faire des citoyens dignes et fiers d’eux-mêmes.

C’étaient ces assistantes sociales qui devaient avoir le contrôle des opérations sur le terrain. Elles devaient identifier les mendiants et clochards à embarquer avec l’aide des agents de l’ordre, s’adresser à eux sous protection et rédiger une première fiche d’identification, puis les remettre à une autre assistante sociale au centre de Aïn Atiq. Ce ne devait pas être le cas de tous les mendiants, nous comptions là aussi sur les assistantes sociales pour s’adresser à eux, tenter d’établir des relations de confiance et essayer, dans un premier contact, de les sensibiliser. Seuls devaient être « ramassés » les cas qui doivent l’être, c’est-à-dire les professionnels ».

Plus d’ambitions que de moyens

Toujours selon M. Fezouani, « ces derniers devaient être internés pour deux à trois jours, maximum une semaine, période pendant lesquelles les assistantes sociales pourraient communiquer avec eux, trouver le moyen de les faire changer de mode de vie, ce qui est l’essentiel de la démarche. Il aurait fallu, donc, en premier lieu, tenter de savoir les raisons exactes qui ont amené la personne à mendier. Ces informations devaient nous être transmises pour effectuer une enquête complémentaire sur la famille de cette personne et le milieu dans lequel elle évolue.

Nous aurions alors pu tracer des profils plus fins des personnes qui s’adonnent à la mendicité, une approche plus rationnelle, porteuse de plus grandes chances de réussite que l’ancienne manière de faire, qui consistait tout simplement à les retirer de la circulation temporairement, le temps de les retrouver et le cycle vicieux se perpétue. Il faut d’abord bien saisir les raisons premières qui ont poussé cette personne à tendre la main, à accepter la perte de dignité qu’un tel geste entraîne. Il est nécessaire de savoir s’il s’agit d’un professionnel, appartenant à un réseau, comme il en existe, ou d’une personne réellement dans le besoin à qui il faut apporter un soutien.

C’est la deuxième assistante sociale, celle qui devait prendre en charge le mendiant emmené au centre social, qui devait prononcer ce verdict.

Dans la conception du ministre du développement social, le Dr Harrouchi, cette étape devait être suivie par une orientation du mendiant interné. Il y a des associations de bienfaisance qui ont reçu des subventions de son département pour accueillir ces mendiants. Nous devions les regrouper et les envoyer vers une association donnée, selon ses capacités d’accueil. Ses associations devaient étudier la situation de ces gens au cas par cas et leur trouver une activité génératrice de revenus pour les sortir de la mendicité.

Malheureusement, les premiers projets, si l’on peut les appeler comme ça, ont porté sur des « commerces » dans la rue, comme la vente de beghrir, d’escargots et autres innovations du genre ! A croire que tous les Marocains vont se transformer en vendeurs ambulants ! ».

Quand compétences et volonté font défaut

« Ce que nous n’avions pas prévu, poursuit-il, c’est que les assistantes sociales allaient poser problème. Au terme de la période de formation, il s’est avéré qu’aucune des assistantes sociales présentes n’était prête à mener ce genre de travail. Une seule d’entre elles a effectué des tournées sur le terrain, les autres estafettes ont continué à sortir faire leur tournée de ramassage sans assistantes sociales.

Nous avons, alors, remarqué que les vieilles habitudes ont recommencé à ressurgir. C’était prévisible, en quelque sorte, puisque le principal instrument du changement était absent à l’appel. Plus encore, nous comptions sur ces assistantes sociales pour signaler d’éventuels abus de la part des agents de l’ordre qui les accompagnent.

Le saut qualitatif tant espéré ne s’est, donc, pas produit. Nous avons même ressenti de la part du département du développement social un certain relâchement. Ils n’avaient plus leur motivation du début. C’est un département qui oeuvre avec des moyens très limités, alors que la stratégie qu’ils ont proposée exige des moyens considérables.

Ils auraient pu, après l’échec constaté de l’expérience des assistantes sociales, adopter une autre démarche qui consiste à mobiliser des fonctionnaires des collectivités locales à cet effet. Il est bien question de redéploiement des fonctionnaires plutôt que de nouveaux recrutements et les collectivités locales disposent d’un large personnel qu’il est possible d’affecter à d’autres tâches. Il suffit de les former à leurs nouvelles fonctions.

Bien sûr, ils ne remplaceront pas les assistantes sociales qui ont reçu une longue et spécifique formation. L’essentiel est de trouver une solution. Comment appliquer la stratégie du département du développement social sans les ressources humaines nécessaires ?

Le problème dont souffre le Maroc est le manque d’infrastructures sociales et l’absence d’une vision spécifique au sujet des mendiants.

Il faut nous poser la question pour savoir ce que l’on veut faire de ces gens.

La constitution d’une marge d’exclusion sociale ne devrait-elle pas susciter notre inquiétude ? Ne craint-on pas de voir quelques personnes malintentionnées chercher à l’exploiter ? ».

Centre fourre-tout


« Tout le processus que je viens de vous décrire, de la première assistante sociale qui va chercher le mendiant dans la rue pour le remettre au centre social, jusqu’à sa prise en charge par une association qui doit le réintégrer dans la société, n’est toujours pas entré en œuvre. On peut dire, donc, que nous n’avons toujours pas commencé à mettre réellement en œuvre la stratégie tracée. Le département qui a conçu cette stratégie ne semble pas avoir pris suffisamment en considération la question des ressources humaines nécessaires à sa réussite ».

Tous les pensionnaires du centre social de Aïn Atiq ne sont pas des mendiants. « Parmi les gens raflés et emmenés dans ce centre, il y a des malades mentaux. Le problème est que le ministère de la santé n’a pas les moyens de prendre en charge ces malades », ajoute Mr. Fezouani. « Les malades mentaux pris en charge par le centre de Aïn Atiq constituent actuellement près de la moitié de la population accueillie. Le ministère de la santé n’a pas une capacité litière hospitalière suffisante pour les recevoir.

L’hôpital psychiatrique Al Razi de Salé ne peut pas les accueillir tous. Dans le cadre d’un accord avec le département de la santé, des médecins rendent visite périodiquement à ces malades installés au centre de Aïn Atiq et leur prescrivent des médicaments. Nous avons un budget consacré à l’achat de ces médicaments qui sont administrés par des fonctionnaires du centre aux malades pour les calmer.

Nous avons aussi des handicapés, mais en faible proportion et des personnes âgées qui se trouvent dans le centre de leur plein gré. Ils viennent au centre parce qu’ils n’ont pas où aller, n’ayant plus de proches parents ou ayant été abandonnés par ces derniers. Ils vivent au centre et seront déplacés quand la maison de bienfaisance pour personnes âgées verra le jour ».

Des situations de ce genre ne manque pas à Aïn Atiq. Une vieille dame, qui se contente de suivre ce qui se passe, nous a beaucoup marqué par un regard chargé de toutes les peines du monde.

« C’est l’une de nos plus ancienne pensionnaire. Elle est là depuis la création du centre », indique un fonctionnaire du centre. C’est-à-dire depuis 1977.

« J’étais à la maison de bienfaisance de Souk Tahti (ancienne médina de Rabat) depuis 1962. Je suis l’une des victimes du tremblement de terre d’Agadir. Je me suis réfugiée dans ce centre de ma propre volonté. Je n’ai jamais mendié », ajoute t-elle d’un air digne.

Sa voisine piaffe d’impatience de pouvoir nous parler. « Cela fait 20 ans que je suis dans ce centre. J’y suis venue après ma sortie de l’hôpital Avicenne ou j’étais hospitalisée. J’ai été raflée à ma sortie de l’hôpital. J’étais assise sur un banc et les agents de la préfecture ont cru que je mendiais ».

Regrettes-tu d’être là ?

« Non, pourquoi vais-je le regretter ? Je me suis habituée ».

N’avez-vous pas d’enfants ?

« Non, réponds elle, un sourire timide au visage. Je ne me suis jamais mariée, je suis une vieille fille ».

Avis aux intéressés !

Sans famille

L’histoire de cette autre vielle dame qui n’a même pas eu envie de nous parler est vraiment triste et témoigne à quel point les Marocains ont perdu leurs valeurs d’antan.

« C’est moi qui suis partie à la Wilaya et j’ai dit aux responsables que je n’ai pas de toit, ni de quoi vivre. C’est la Wilaya qui m’a ramené ici ». Pas de famille ?

Réponse gênée, tête baissée. « Je n’ai que ma nièce qui est mariée ». Pourquoi ne pas habiter avec elle ?

« J’ai été chassée de la maison ».

Votre nièce vous a chassé ?

« Non, c’est sa mère, ma sœur qui m’a chassé ». Elle détourne le regard pour signifier qu’elle ne voulait pas en dire plus, préférant rester seule à ruminer son chagrin.

« Il y a les enfants ramassés dans les rues au cours des rafles et qui disposent aussi d’un pavillon au centre social d’Aïn Atiq, souligne M. Fezouani. Il y a également les enfants qui résident au centre avec leurs mères qui les ont eu de façon naturelle. Ces enfants sont scolarisés dans une école environnante. Je connais l’un de ces enfants qui est maintenant en 1ère année du bac. Je me rappelle quand sa mère a été prise en charge au centre, une jeune femme originaire du Sahara, fuyant sa tribu après être tombée enceinte. Elle vit au centre depuis lors et son enfant est maintenant un jeune homme ».

Le retour aux vielles méthodes

« J’ai toujours dit à mes supérieurs que l’on ne pouvait réussir aucun programme de réhabilitation du centre social de Aïn Atiq, un programme pour accueillir les mendiants dans des conditions humaines digne de ce nom, tant que ce centre, prévu pour 300 personnes en accueille plus du double, s’insurge M. Fezouani. A peine va-t-on entamer un programme de ce genre avec 300 pensionnaires, qu’une campagne de ramassage en rapportera 300 autres ! Nous n’avons pas où emmener ces gens ! Pour Rabat, Salé et Témara, il n’y a que le centre social de Aïn Atiq.

Même si la loi pénalise la mendicité, le procureur du Roi ne les ferait pas incarcérer, parce qu’il y a aussi surpeuplement des prisons.

Nous avons besoin d’infrastructures d’accueil et de ressources humaines spécialisées. C’est incontournable.

Il est demandé à chaque wali et gouverneur de chercher à créer, en partenariat avec le ministère du développement social, des centres sociaux pour accueillir les mendiants, les exclus et les vielles personnes sans soutien. Nous, dans la Wilaya de Rabat, dans le cadre de l’INDH, nous avons trouvé une vieille école dans la Médina dont nous ferons un hospice pour vieillards, avec tous les services qui vont avec.

C’est dans le programme du département du développement social, reste que ce département doit prendre les mesures qu’il faut pour former les ressources humaines nécessaires à la bonne marche de ce genre d’établissement. Les personnes âgées ont besoin d’un encadrement formé spécifiquement à cet effet, des infirmiers, des aides de santé, etc. C’est un problème auquel nous sommes confrontés quotidiennement au centre social de Aïn Atiq. Dans ce centre, ceux qui s’occupent des personnes âgées sont des agents journaliers ».

En fin de compte, quelle est la démarche adoptée actuellement avec les mendiants et les exclus ?

« Malheureusement, pour toutes les raisons que je vous ai explicité, nous continuons, jusqu’à présent, à faire du « ramassage », comme avant. Je vous le dis en toute honnêteté et j’en ressens une grande déception. Nous avions vraiment cru en finir avec cette manière de faire, que l’on sait sans perspective à terme, pour l’avoir longtemps essayée. Nous avons vraiment cru pouvoir traiter autrement ces mendiants, de manière plus humaine et avec une méthode scientifique qui leur offrirait plus de chance de réhabilitation ».

M. Fezouani lève les bras en l’air, écoeuré. Les années passées à « assainir » la voie publique et l’espoir déçu de pouvoir faire mieux lui ont donné, en ce bref instant, un sacré coup de vieux.

« Nous aurons toujours la fierté d’avoir tenté de faire de notre mieux » conclu pour sa part le Dr. Boukhari.



Enquête réalisée par Ahmed Naji et Asmâa Rhlalou

Edité le: samedi 29 septembre 2007.

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