28 sept. 2007

Urbanisme : des plans d'aménagement unifiés pour Rabat-Salé



Rabat et Salé se dotent de nouveaux plans d'aménagement unifiés, en symbiose avec les chantiers de la ville. Le bureau d’étude chargé de cette mission sera connu le mercredi 17 octobre prochain.

Sur le plan urbanistique, Rabat et Salé seront désormais unifiées. Les deux villes n’évolueront plus séparément, comme il était le cas dans les anciens plans d'aménagement.

Face à des documents d’urbanisme caducs, l’Agence urbaine de Rabat Salé (AURS) a lancé, juillet dernier, un appel d’offres pour la présélection d’un bureau d’étude pour la réalisation de nouveaux plans d’aménagement, à la hauteur des ambitions de la capitale. Trois bureaux ont passé ce test les 22 et 23 août dernier. Il s’agit du Cabinet Bagdouri, d’Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) et de Daniel Arbour & Associés (DAA). L'ouverture des plis pour la désignation du bureau finaliste, qui sera chargé de l'élaboration de ces études, est prévue le mercredi 17 octobre 2007.

D’ici-là, l’oued Bouregreg, qui séparait les deux cités, deviendra dorénavant le lien qui cimentera la relation ancestrale des deux villes voisines. Le tramway représente l’un des éléments majeurs de cette nouvelle vision urbanistique qui se veut cohérente et globale. Rabat Technopolis, urbanisation du Plateau d’Akrach, création de la ville nouvelle de Tamesna… Les nouveaux plans d’aménagement de cette région doivent suivre les multiples chantiers de cette agglomération.

Depuis ces quatre dernières années, le prix de l’immobilier à Rabat est sur un trend haussier. Une tendance qui fait suite à l’ouverture de grands projets structurants que connaît cette métropole, notamment l’aménagement des berges du Bouregreg et de la corniche.

«Actuellement, la conurbation fait face à une évolution urbaine et démographique effrénée caractérisée par la densification du tissu urbain ancien, une forte urbanisation du littoral et l’étalement de l’espace urbain sur les zones périurbaines», explique un responsable au sein de cet agence urbaine.
Dans ce même objectif, on met aussi en exergue la répartition des fonctions et des groupes sociaux donnant naissance à une grande disparité entre Rabat et ses flancs Salé et Témara.

«Salé, ville populaire, fonctionne comme un réceptacle des populations de Rabat. Elle souffre de la dégradation de son paysage urbain trop fragmentaire résultat, des opérations dispersées au gré des opportunités foncières», indique la même source. Ces évolutions socio-économiques n’ont pas été prévues par les actuels documents d’urbanisme.

En phase d’expiration, l’AURS a lancé donc cet appel d’offres. Dans ce sens, cet établissement veut établir de nouveaux documents «dans le cadre d'une vision prospective reposant sur un aménagement global et cohérent des espaces de la conurbation».


Le 27-9-2007
Par : Atika Haimoud

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Enquête nationale sur la mendicité : Rabat au 1er rang des régions touchées

Présentation des résultats de l'enquête nationale sur la mendicité.
Les résultats de l'enquête nationale sur la mendicité ont été présentés, jeudi à Casablanca, en présence de M. Abderrahim Harouchi, Ministre du développement social, de la famille et de la solidarité.


Evoquant la motivation première de cette étude faite à l'initiative de son département, le ministre a indiqué qu'il s'agissait de recueillir les données démographiques, socio-démographiques et socio-économiques sur les modes de vie des mendiants, sur les principales causes de mendicité ainsi que sur les facteurs directs et indirects à l'origine de son ampleur.

Et d'ajouter que cette étude sur 3400 mendiants, présente la spécificité d'une enquête sur une réalité sociale banale à priori mais complexe, concernant des populations relativement minoritaires, vulnérables de par leur nature sociale et qui sont de surcroît mobiles.
Relevant la pertinence de l'enquête, il a fait remarquer que les études menées dans le passé sur le sujet sont plutôt des réflexions théoriques qui, certes, ont le mérite de poser le problème de la mendicité mais se référent, cependant, à des évaluations sans fondement statistique méthodique dont l'utilisation peut même être d'une conséquence préjudiciable.

Présentant les résultats de l'enquête, M. Ahmed Lamrini, secrétaire général au ministère du développement social, de la famille et de la solidarité a indiqué que les femmes représentent 51,1 % des mendiants au Maroc et les hommes 48,9 % d'entre eux.

Abordant la répartition géographique des mendiants, il a précisé que la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer se place au premier rang avec un pourcentage de 21,8 %, suivie de la région du Grand Casablanca (17,8 %) alors que la région de Chaouia-Ouardigha-Abda Doukala enregistre le taux le plus faible avec 6, 8 %.

Concernant la répartition par âge, les mendiants âgés de 40 à 59 ans représentent 34,6 % alors que les jeunes âgés de 18 ans et moins représentent seulement 11,5%. Les mendiants mariés viennent en tête du tableau (35,2 %) ce qui, explique-t-on de même source, signifie que le recours à la mendicité est motivé par la nécessité de subvenir aux besoins de la famille.

L'enquête révèle aussi que 66,7 % des personnes qui font la manche sont analphabètes. Le nombre de mendiants ayant un niveau d'instruction du 1er cycle fondamental est prépondérant avec 20,1 %, suivis de ceux qui ont un niveau coranique (6,6 %) et seulement 0,4 % ont un niveau d'enseignement supérieur.

Les mendiants ayant déjà exercé un emploi sont estimés à 69,9 % parmi lesquels figurent même d'anciens fonctionnaires (1,4 %). Parmi ces mendiants, 58 % ont déclaré être réduits à la mendicité depuis plus de 5 ans tandis que 13, 9 % se sont présentés comme étant des débutants.

En ce qui concerne le mode d'exercice de la mendicité, la grande majorité (93,7 %) préfère faire la manche en solitaire, selon la même source qui révèle que la pauvreté est citée comme la raison principale motivant la décision de ces personnes de mendier (51,8 %), suivie par l'handicap (12,7 %), la maladie (10,8 %) et le manque d'opportunités d'emploi (9,3 %). Et à ce propos, 42 % des mendiants déclarent avoir l'intention de ne plus mendier s' ils parviennent à décrocher un boulot.

S'agissant de la stratégie de lutte contre la mendicité à Casablanca, M. Zine Elabidine El Azhar, directeur des affaires économiques et sociales à la Wilaya du Grand Casablanca a plaidé pour une approche globale intégrée avec en priorité une prise en charge institutionnelle, une insertion familiale et socio-économique, une application de la loi surtout contre les récidivistes et ceux qui exploitent les enfants ainsi que la sensibilisation de la population et aussi une communication ciblant les mendiants.

A propos du bilan de la campagne de lutte contre la mendicité lancée à Casablanca en mars dernier, il a indiqué que 440 mendiants ont été placés dans le centre social de Tit Melil dont 195 hommes, 209 femmes et 36 enfants.

En outre, 361 des mendiants appréhendés à Casablanca ont été réinsérés dans leurs familles alors que 34 ont été placés à l'extérieur de la structure familiale.

Fait révélateur de la prospérité de certains mendiants professionnels, la saisie, selon lui, d'une somme de 942.496 dirhams appartenant à certains d'entre eux dont un qui a pu amasser la coquette somme de 300.000 dirhams.

Il a tenu à faire savoir que ce programme de lutte contre la mendicité sera étendu à toutes les régions du Royaume.

MAP

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26 sept. 2007

48ème anniversaire de la disparition de feu SM Mohammed V : Commémoration du décès du libérateur de la nation


SM le Roi Mohammed VI s’est recueilli, dimanche soir au Mausolée Mohammed V à Rabat, sur la tombe de feu SM Mohammed V, en commémoration du 48ème anniversaire de sa disparition qui coïncide avec le 10ème jour du mois sacré de Ramadan.


Sa Majesté le Roi MohammedVI, Amir Al Mouminine, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, s'est recueilli, dimanche soir, sur la tombe de feu SM MohammedV en commémoration du 48ème anniversaire de sa disparition survenue le 10ème jour du Ramadan de l’année 1380 de l’hégire (26 février 1961).
Le héros de l'indépendance, s'était éteint alors qu'il venait, à peine quelques années plus tôt, d'affranchir la patrie du joug du colonialisme.
Le défunt Souverain avait consacré toute sa vie à la lutte pour la libération du pays du colonialisme, consentant tous les sacrifices, y compris l'exil auquel il avait été forcé en compagnie de la famille royale par les autorités coloniales.
Feu SM Mohammed V n’a ménagé aucun effort pour redonner au pays sa liberté et dès son indépendance, le projet d’édification a entamé son chemin vers la concrétisation. Pour le Souverain défunt, qui s’y s'était personnellement engagé, il s’agissait de «Grand Jihad», dont les piliers restent la démocratie et le développement basé sur un vaste programme d'actions pour assurer l'indépendance économique du Royaume. Le Maroc s’était résolument tourné vers l'avenir.
Nationaliste corps et âme, feu SM Mohammed V était aussi un leader africain. Pour les peuples du continent, il était devenu l’exemple d’un combat, leur combat contre le colonialisme et le racisme, pour l'unité, l'indépendance et la consolidation de la paix dans le monde. Connu pour sa sagesse et sa clairvoyance, le Souverain défunt est, pour l’ensemble des Marocains, un symbole de la persévérance pour la liberté. De son combat, les Marocains s’en souviennent tous de ses principes contenus dans le discours historique du Souverain à Tanger.
Si le Maroc a retrouvé sa souveraineté, c’est en raison de la lutte acharnée de feu SM Mohammed V, sur la scène internationale, mais aussi du mouvement nationaliste que considéraient les forces coloniales comme un défi et une menace constante.
Après avoir mis en place le chantier du développement économique et social, aujourd'hui, SM le Roi Mohammed VI, digne successeur de Feu SM Hassan II, a poursuivi cet engagement en jetant les bases d'une économie moderne et compétitive, de modernisation du Royaume et de consécration des valeurs de démocratie et de citoyenneté.


Le 25-9-2007
Par : Bachir Hajjaj (avec MAP)

Le mausolée de feu S.M. Mohammed V

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L’ensemble Ibn Arabi se produit à Rabat vendredi 28 septembre


Une soirée qui exalte le soufisme

Dans le cadre de l’événement " L’inter-religieux aujourd’hui au Maroc " et à l’occasion du mois de Ramadan, l’Agence " Par Chemins " et l’Institut français de Rabat organisent une soirée musicale soufie de l’ensemble Ibn Arabi. Et ce, vendredi 28 septembre courant à partir de 20h à la Cathédrale de Rabat.

Cet ensemble se veut le gardien et le propagateur de l’esprit soufi du plus érudit de ses maîtres dont il porte le nom. Puisant dans le tréfonds du spiritualisme le plus exacerbé, ce groupe de musique et chant soufis originels n’a pas cessé, lors de cette soirée, de mettre au premier plan les beautés incommensurables de cet art raffiné, finement expressif et hautement onirique. Cette musique trouve ses sources dans des civilisations et cultures multiples allant de l’Orient à l’Occident en traversant l’Afrique du Nord pour s’ancrer dans la rayonnante Andalousie.

Un ensemble qui a participé à plusieurs festivals et rencontres à travers le Maroc et l’étranger. Il demeure néanmoins le seul catalyseur des chants soufis au Maroc. Les confréries soufies accordent une place essentielle à la musique. Contrairement aux pratiques de l’islam orthodoxe, celles des rites soufis donnent aux musiques le rôle moteur, indispensable. Et, ce pour atteindre une union mystique avec Dieu " Allah ". Le groupe confirme cette pratique et propose une audition mystique et une expérience musicale extatique. Sa philosophie soufie, en effet, bien plus que tolérer la musique, s’en sert pour chercher une communion et donc une union solide avec le Tentateur. Une mystique qui va sans équivoque se ritualiser au fil des années pour devenir une séance ou cérémonie sacrée englobant d’autres rites. Le groupe s’est appuyé sur ce point culminant dans la plupart des confréries selon les lieux et les croyances pour mener un cheminement vers une lumière divine.

Tous les membres d’Ibn Arabi ont montré qu’ils sont des maîtres-chanteurs qui détiennent le répertoire, la voix et la façon de se servir de l’un comme de l’autre au point d’emporter l’adhésion de la foule. Leur répertoire est un ensemble d’hymnes et chants religieux, poèmes et autres quasidas. Ils ont entonné toutes ces composantes au-dessus des invocations des participants. Leurs chants ont été tout au long de leurs concerts des maîtres de ces mots et de ce que la voix peut en faire de la même façon qu’un instrument peut se servir de notes ou de phrases musicales. C’est sans doute une puissance exceptionnelle. Toutefois, le groupe a pu emmener ses auditeurs à travers une dédale de sons vocaux et de jeux subtils entre la voix et le texte à la fois diseurs, chanteurs hurleurs ou pleureurs de Dieu. Les membres du groupe plongent toujours dans l’océan de la liberté itinérante de l’approche du divin. Et leurs textes forment un ensemble de poésie, invocations et mythes sous la forme de chants sacrificiels adressés à Allah.

Il s’agit d’une subtilité rythmique et mélodique, une musique très spirituelle. Pourtant, ce n’est plus une musique de transes ou de possessions faite pour atteindre une extase religieuse. Mais, c’est tout simplement un acte de foi, une longue transmission. Et si on ne peut pas séparer musique et religion, elle ne sera à jamais esthétique. On ne peut la rejoindre que dans le monde des sentiments et des émotions. Bref, cette musique classique reste une belle illustration des textes sacrés où les idées les plus simplistes dérivent d’une religion rendue aujourd’hui très complexe.


Ayoub Akil

Pour écouter et télécharger l'album d'Ibn Arabi "les Chants Soufis Arabo-Andalous" .

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23 sept. 2007

Elections 2007 : Vers la reprise du procès Bahraoui


L'affaire Omar Bahraoui revient sur scène. L'Instance nationale pour la protection des biens publics a de nouveau saisi le parquet sur le cas du maire de Rabat, poursuivi pour «campagne électorale prématurée». Un goût de victoire doux-amer pour le vainqueur de la circonscription Rabat-Chellah,Omar Bahraoui.


Le tribunal de première instance de Rabat annoncera lundi prochain la date de la reprise du procès du maire MP, a indiqué à ALM le président de l'Instance nationale pour la protection des biens publics au Maroc. Mohamed Tarek Sbaï, également responsable de l'Observatoire national pour l'observation des élections, a affirmé avoir saisi le président du tribunal de première instance de Rabat, qui l'aurait assuré que le procès reporté à une date indéterminée, jeudi 16 août dernier, en vertu de l'article 299 du Code pénal, reprendra incessamment. Le report du procès a été décidé par la chambre correctionnelle du tribunal, suite à une requête de la défense qui a demandé à la Cour un délais supplémentaire pour préparer ses plaidoiries.


M. Bahraoui, et trois autres membres de la mairie de Rabat, sont poursuivis par le parquet, chacun en ce qui le concerne, pour "campagne électorale prématurée", "utilisation de moyens appartenant à la mairie pour influencer les électeurs", "promesses électorales", "non respect de la réglementation électorale" et "participation" à ces délits. Deux autocars de la mairie ont été utilisés pour le transport des "invités" à la résidence de M. Bahraoui,ajouter à cela la mobilisation d'un certain nombre de responsables et du personnel de la mairie, dont deux traiteurs communaux, pour l'organisation de la cérémonie. Les détracteurs de M. Bahraoui, dont des candidats concurrents à la même circonscription de Rabat-Chellah, étaient montés au créneau pour lui reprocher d'avoir eu recours à des moyens de l'Etat pour organiser une soirée destinée à "influencer" les électeurs avant même le lancement de la campagne électorale qui était prévue fin août. Pour rappel, le député USFP Driss Lachgar avait saisi le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa sur plusieurs cas de "violations" qui auraient été perpétrées par le président du conseil de la ville de Rabat, dont l'organisation d'un meeting illégal au profit de centaines d'élèves accompagnés de leurs parents, la construction de l'étage supérieur d'une mosquée au douar El Hajja ... M. Bahraoui n'en sera pas toutefois pas à bout de ses peines.


En mai 2007, la Cour des comptes a élaboré un rapport d'enquête qualifié d'"accablant" pour la gestion du maire. Un rapport d'une dizaine de pages a été soumis au ministère de l'Intérieur, où il est reproché à M. Bahraoui une gestion marquée par"le manque de transparence" de plusieurs dossiers de la capitale. Le rapport cite, entre autres griefs, "les privilèges indus" dont le maire aurait fait bénéficier sa garde rapprochée composée d'un groupe de conseillers de la ville, les dotations en carburant octroyées gracieusement à des proches ... Face à ces "dépassements", l'Instance nationale pour la protection des biens publics au Maroc ne compte pas rester les bras croisés. En se constituant partie civile dans le procès, elle entend mener une bataille rude pour obtenir gain de cause contre le maire de Rabat. Elle affirme détenir des preuves de cas de violations perpétrées par M. Bahraoui, dont la présentation de cadeaux aux électeurs, des promesses d'emploi, sans oublier l'abus de pouvoir et l'utilisation des moyens appartenant à l'Etat pour l'organisation d'une campagne électorale prématurée.



Le 21-9-2007 Par : M’Hamed Hamrouch

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22 sept. 2007

Les projets structurants en cours de réalisation à Rabat


Les projets structurants en cours de réalisation à Rabat et leur impact sur la ville, son environnement et ses habitants, ont été au centre d'une table-ronde organisée, vendredi soir dans la capitale, par l'Association maroco-américaine (MAC) à Rabat en partenariat avec l'Agence pour l'aménagement de la vallée de Bouregreg.



le Bouregreg avant les travaux d'aménagement

Initiée sous le thème "Rabat : vision 2010", cette rencontre a réuni autour de la table de l'Iftar (rupture du jeûne), les membres de MAC-Rabat et plusieurs étudiants et lauréats de l'Université Al Akhawayne, venus s'informer de ces projets et particulièrement du projet phare de l'aménagement de la vallée de Bouregreg.

Cette rencontre a été animée par le directeur général de l'Agence pour l'Aménagement de la Vallée de Bouregreg, M. Lemghari Essakl, le directeur de l'Urbanisme au ministère chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme, Abderrahman Chorfi et le président de l'Université Al Akhawayne, Rachid Belmokhtar, en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Thomas Riley.

Intervenant à cette occasion, M. Essakl a mis l'accent sur l'importance du projet et son impact positif sur l'environnement et le cadre de vie des habitants des deux villes jumelles, Rabat et Salé. Il a précisé que la géographie du site, ses paysages, son histoire et son occupation humaine lui confèrent une "personnalité" forte, dont les éléments essentiels doivent être soulignés et mis en valeur.

Ce projet, dont les travaux avancent régulièrement selon les délais impartis, est de nature à réconcilier l'endroit avec son fleuve, son environnement et son histoire et lui redonner une nouvelle vocation par l'enclenchement d'une nouvelle dynamique économique.

Elément d'union entre deux villes proches, qui se tournaient le dos, le projet d'aménagement de la vallée de Bouregreg, qui s'étend sur un espace de 6.000 ha, allant de l'embouchure au barrage de Sidi Mohammed Ben Abdellah, respecte les valeurs de modernité, d'invention et de respect de l'histoire et d'esthétique.

Il est réparti en six séquences : "Bab Al Bahr", en amont du pont Mohammed V et de la rocade "Amwaj" qui s'étend du pont Moulay Hassan au pont ONCF, "Kasabat Abi Raqraq", entre le pont ONCF et l'autoroute, "Sahrij Al Oued", qui va de l'amont du pont Mohammed V à la rocade "El Menzah Al Kabir", le plateau qui domine la vallée de Bouregreg au Sud et "Bouhayrat As-Souhoul", la partie de la vallée qui donne sur le lac du barrage Sidi Mohamed Ben Abdallah.

Pour sa part, le représentant du ministère chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme a mis l'accent sur l'histoire de la ville de Rabat et son évolution urbanistique, ainsi que sur les autres projets en cours de réalisation dans la capitale.

Il a, notamment, cité, dans ce sens, le projet d'aménagement de la façade maritime de la ville (la corniche), le projet du tramway, et les nouvelles zones d'urbanisation qui seront ouvertes prochainement, dont celles situées à Rabat, Aïn Aouda et Skhirat.

Ces projets, a-t-il souligné, constituent une solution aux problèmes liés à l'immobilier et à l'aménagement urbaine de la ville, qui, avec ces réalisations, pourrait retrouver la place qui est la sienne parmi les grandes capitales mondiales.




| MAP

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20 sept. 2007

Vallée du Bouregreg : Bab Al Bahr sortira de terre en 2008

Le projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg avance.







L’Emirati Al Maabar vient d’y investir pour en développer la première tranche en créant une société commune avec l’Agence de Bouregreg. La réalisation de la première tranche du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg débutera en janvier 2008. Et c’est la société Bab El Bahr S.A, société commune créée suite à la signature d’un pacte d’actionnaires jeudi 6 septembre à Rabat entre l’agence de Bouregreg et le consortium émirati « Al Maabar International LLC », qui sera en charge du développement de la tranche Bab Al Bahr.

Dans le capital de la nouvelle structure qui sera détenue, à parts égales, par l’Agence de Bouregreg et Al Maabar qui regroupe quatre des prestigieuses sociétés émiraties dont Al Qudra, le consortium émirati participera à hauteur de 100 millions de DH.Les deux associés seront équitablement représentés dans le conseil d’administration. La société Bab Al Bahr sera chargée de la gestion et la supervision des travaux de construction dans les terrains aménagés. Mais la présidence sera assurée par la partie marocaine. Le premier conseil d’administration est annoncé pour après le Ramadan en vue du lancement des premiers appels d’offres internationaux pour les travaux de construction.

La tranche Bab Al Bahr est située entre l’estuaire du fleuve Bouregreg et le prochain nouveau pont Moulay Al Hassan, sur une superficie d’environ 70 hectares. Le site recèle une forte charge symbolique et constitue un projet novateur permettant à la capitale de se tourner vers sa façade maritime et fluviale.

L’objectif de cette première partie est de réussir le développement et le positionnement pérenne d’un ensemble de projets touristiques, immobiliers et de loisirs érigés sur une surface plancher de près de 500.000 m2. 70% de cette superficie sera allouée au résidentiel (Riads, immeubles...), tandis que le reste sera réservé à l’immobilier touristique et de loisirs. La réalisation du projet nécessitera un budget de 4 milliards de DH et sera étalée sur une durée de 3 à 4 ans.
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IED : 3 milliards de dollars en 2007

Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc devraient s’élever à quelque 3 milliards de dollars pour la seule année 2007, contre 500 millions de dollars par an au milieu des années 90.

Les pays du Golfe sont parmi les grands investisseurs au Maroc durant les dernières années. A noter que les deux tiers d’investissement étranger qui affluent vers le Maroc proviennent toujours des pays de l’Union européenne, la France et l’Espagne en particulier.

Les analystes avancent que les deux régions, le Golfe et l’UE, seront à égalité à partir de l’année prochaine quant au volume des investissements. Et pour cause : la cadence des investissements actuels de ces pays et surtout la hausse des cours du pétrole et la liquidité qu’elle génère, laissent penser que les flux des investissements des pays du Golfe vont se maintenir.

Des grands comptes notamment des Emirats, du Qatar et du Bahreïn, ont participé à des mégaprojets immobiliers et touristiques. Parmi ces projets figurent le port de Tanger Med, et d’autres stations touristiques dans les plus grandes villes du Royaume.

Marouane Kabbaj


Mis en ligne le 19 septembre 2007

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Abbas El Fassi : du barreau de Rabat à la primature





Secrétaire général du parti de l'Istiqlal depuis 1998, M. El Fassi, qui est natif de Berkane (18 septembre 1940), a fait ses études primaires et secondaires à Kénitra et à Tanger. En 1963, il a obtenu une licence en droit à l'Université Mohammed V de Rabat. Au cours de son cursus universitaire, il a été président de l'Union générale des étudiants du Maroc (UGEM) en 1961.

Il a débuté sa carrière professionnelle en tant qu'avocat au barreau de Rabat en 1964 avant d'être élu bâtonnier de Rabat en 1975 et 1977. Il a été désigné secrétaire général de la Ligue marocaine des droits de l'Homme en 1971.

M. El Fassi, ministre d'Etat dans le gouvernement sortant, a occupé plusieurs postes ministériels, à savoir ceux de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire (1977-1981), de l'Artisanat et des Affaires sociales (1981-1985) et de l'Emploi, de la Formation professionnelle, du Développement social et de la Solidarité (2000-2002). Au sein de son parti, il a été élu membre du Conseil national en 1962 (réélu à tous les Congrès nationaux successifs), avant d'accéder au Comité exécutif en 1974, 1978, 1982 et 1989.

En 1998, M. El Fassi a été porté à la tête du Parti de l'Istiqlal. Cinq ans plus tard, il a hérité d'un nouveau mandat en tant que secrétaire général du parti. Au plan diplomatique, M. Abbas El Fassi a été désigné ambassadeur du Maroc en Tunisie et délégué permanent du Maroc auprès de la Ligue Arabe (1985-1990), puis ambassadeur du Royaume en France (1990-1994).

Le nouveau Premier ministre a été député à plusieurs reprises. Au cours des législatives du 7 septembre dernier, M. El Fassi a remporté l'un des sièges à pourvoir au niveau de la circonscription de Larache.


| LE MATIN

la biographie de Abbas El Fassi

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19 sept. 2007

Inauguration de la mosquée Anas Ben Malik près de la gare de l'Agdal



La mosquée Anas Ben Malik, située au quartier de l'Agdal à Rabat, a été inaugurée mardi après-midi par Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques qui était accompagné notamment de Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport.

Cette mosquée, édifiée sur une superficie de 3.636 m2, dont 1.771 couverts, a fait l'objet de travaux d'agrandissement et de rénovation ayant duré 15 mois et nécessité une enveloppe de 10 millions de DH, financée par l'Office national des chemins de fer (ONCF).

L'édifice comprend deux salles de prière pour hommes (892 m2) et pour femmes (277 m2), des sanitaires, une bibliothèque, des commerces et des logements de fonction destinés à l'Imam et au muezzin de la mosquée.

L'inauguration de cette mosquée s'inscrit dans la cadre d'un plan du ministère des Habous et des Affaires islamiques visant la mobilisation des acteurs locaux pour répondre aux attentes des habitants en matière d'édification des mosquées et les doter d'Imams et de prédicateurs qualifiés, à même d'assumer convenablement leur mission sur les plans religieux et culturel.

M. Toufiq a souligné, à cette occasion, que la contribution des établissements publics à l'édification d'infrastructures telles que les mosquées répond aux besoins de la population, dans le respect du cachet architectural et des spécificités urbanistiques marocains. Il a relevé que la construction de cette mosquée, près de la gare ferroviaire de Rabat-Agdal (arrondissement urbain d'Agdal-Riad), vise à rapprocher les lieux de culte des voyageurs.
| MAP

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18 sept. 2007

S.M. le Roi donne à Rabat le coup d'envoi officiel de la rentrée scolaire


«La famille et l'école, ensemble pour promouvoir le comportement civique» est le thème retenu pour cette nouvelle rentrée.

Quelque 698.298 inscrits au préscolaire, soit une hausse de 9,5%, et 4 millions au primaire (+1,3%). L'enseignement secondaire accueille, quant à lui, 1.486.777 élèves, soit 6,4% en plus.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné, lundi à l'école Allal Benabdallah au quartier Akkari à Rabat, le coup d'envoi officiel de la rentrée scolaire 2007-2008 qui a cette année pour thème "La famille et l'école, ensemble pour promouvoir le comportementcivique".

A cette occasion, S.M. le Roi s'est enquis des conditions dans lesquelles se déroule la nouvelle rentrée scolaire. Des explications, chiffres à l'appui, ont été à cet effet fournies au Souverain sur l'évolution du nombre global des élèves. Ainsi, au titre de l'actuelle année scolaire, 698.298 élèves ont été inscrits à l'éducation préscolaire (soit une hausse de 9,5 % par rapport à l'année précédente), et 3.983.940 élèves ont intégré l'enseignement primaire (hausse de 1,3 %).L'enseignement secondaire a accueilli cette année 1.486.777 élèves (hausse de 6,4 %), alors que 733.550 élèves (hausse de 9,5 %) ont été inscrits à l'enseignement secondaire qualifiant.

D'autre part, la capacité d'accueil a été renforcée par la création de 51 nouvelles écoles dont 16 en milieu rural, 155 unités scolaires dont 151 en milieu rural et 99 lycées-collèges dont 75 en milieu rural, ainsi que de 18 lycées qualifiants dont 4 en milieu rural. Le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique a pris plusieurs dispositions en vue d'améliorer le système éducatif et les capacités de gestion de l'administration pédagogique et placer l'institution de l'enseignement au cœur des préoccupations de la réforme.

Dans ce contexte, le ministère œuvre pour que l'actuelle année scolaire soit celle d'une mobilisation générale dans le but de promouvoir le comportement civique et l'esprit de citoyenneté au sein des espaces scolaires. Il s'agit également pour ce département de faire de la consolidation du comportement civique une préoccupation quotidienne et une perspective renouvelée, et ce en collaboration avec le Conseil supérieur de l'enseignement et la contribution de l'ensemble des partenaires et acteurs éducatifs.

La rentrée scolaire 2007-2008 sera également marquée par l'application de nouveaux programmes et l'utilisation de nouveaux manuels au niveau de la 2e année du cycle du baccalauréat, l'intégration de la langue amazighe en 5e année de l'enseignement primaire, outre la mise en oeuvre de nouveaux programmes de l'enseignement secondaire qualifiant. L'actuelle année scolaire se caractérisera également par la sortie de la première promotion dans le cadre de la réforme pédagogique, qui sera parachevée cette année à travers l'instauration des branches de la deuxième année du cycle du baccalauréat, comme troisième et dernière étape de la mise en place du nouveau génie pédagogique au niveau de l'enseignement secondaire qualifiant.

Au terme de l'actuelle année scolaire, les lycées et collèges ainsi que 75% des écoles primaires bénéficieront d'équipements informatiques acquis dans le cadre du projet "Génie". Une enveloppe budgétaire de 1 milliard 24 millions DH a été allouée à ce projet durant la période 2006-2009. Au titre de l'année scolaire 2007-2008, 3.977 établissements scolaires (3.123 écoles primaires, 673 collèges et 181 lycées) ont été dotés de 57.237 ordinateurs. A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, Habib El Malki; le wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, Hassan Amrani; la directrice de l'Académie régionale de l'éducation et de la formation; les délégués régionaux de l'éducation nationale; le directeur de l'école ainsi que par d'autres personnalités.

MAP

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Législatives 2007 : le PJD 1er parti à Rabat.

Pour qui les régions ont voté!
· Le PJD: 1er à Casablanca, Rabat, Meknès-Tafilalet, Tanger-Tétouan…

· Zéro siège dans les provinces du Sud et à Marrakech· Le plus faible taux de bulletins nuls au Sahara

Le langage des chiffres est souvent plus parlant que la réalité. C’est le constat que l’on peut faire à la lecture des détails des résultats du scrutin du 7 septembre qui viennent d’être rendus publics par le département de l’Intérieur. Certes quelque 5,7 millions d’électeurs sur 15,55 millions d’inscrits s’étaient rendus aux urnes le 7 septembre.

Mais sur le total des voix exprimées, l’on a enregistré 19% de bulletins nuls, soit plus de 1 million de voix écartées. Reste à savoir quelle est la part des votes blancs et celle des bulletins annulés parce que mal remplis. La tutelle n’en pipe pas mot pour l’instant. En tout cas, le taux de participation qui a été jugé en deçà des attentes des partis politiques et des pouvoirs publics a de quoi susciter l’inquiétude. Par région, c’est l’extrême sud (Oued Eddahab-Lagouira) qui a indéniablement enregistré le plus fort taux de participation (62%), mais aussi le plus faible taux de bulletins nuls (13%).

Le nombre d’inscrits dans cette région ne dépasse pourtant pas 30.478 électeurs. Ils ont été 4.143 à élire 2 députés de l’Istiqlal, 2.774 ont favorisé un député de l’USFP et 2.190 autres ont opté pour un candidat du MP. Curieusement, la métropole casablancaise s’est inscrite aux antipodes de cette tendance. Ils n’ont été que 27% sur près de 1,91 million d’inscrits à avoir fait le détour le jour du scrutin par un bureau de vote. Mieux encore, Casablanca a également enregistré le plus fort taux de bulletins nuls (28%). A Casablanca, l’abstentionnisme a profité, semble-t-il, au Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui a raflé 7 sièges devenant ainsi la 1er force politique au niveau du Grand Casablanca. Près de 73.000 personnes ont crédité la formation islamiste avec quelque 19,8% des voix. L’USFP, qui comptait ratisser large dans la métropole n’a pu obtenir que 2 sièges (près de 26.000 voix, soit 7%) au même titre que le FFD qui a pu en obtenir autant avec seulement 18.235 voix.

Dans la région de Rabat-Salé, Zemmour-Zaërs, la formation islamiste (PJD) a également frappé fort en remportant 7 sièges (sur 23). Ce qui en fait le premier parti en termes de sièges également dans la capitale.Dans le Nord, la formation de Othmani a cartonné en remportant 6 sièges (64.756 suffrages, soit 20%). Dans cette région, le taux des bulletins nuls a été parmi les plus élevés (21%) et le taux de participation a été en dessous de la moyenne nationale (soit 34%).Le PJD s’est ainsi taillé la part du lion sur l’axe Casa-Rabat et au Nord.

En revanche, il n’a obtenu aucun siège ni dans les provinces du Sud ni dans la région de Marrakech Tensift-El Haouz. Dans cette région, 3 partis ont décroché le même nombre de sièges (4). Il s’agit dans l’ordre de l’UC (61.075 voix), suivi du MP (44.063 voix) et du FFD avec 39.412 voix. Un surprise, l’Istiqlal n’a recueilli qu’un seul siège. Et pourtant, la région a toujours été considérée comme un fief historique de la formation de Allal El Fassi. Deux défaites importantes y ont été enregistrées chez l’Istiqlal: Mhamed L’khalifa et Boucetta fils n’ont pas eu les faveurs des électeurs.

A Meknès-Tafilalet, encore une fois c’est le PJD qui a raflé la mise au même titre que l’Istiqlal (4 sièges chacun). Dans cette région, l’on a enregistré l’un des plus forts taux de participation (40%). En revanche, le taux d’abstention est le même que celui enregistré à l’échelle nationale (19%). Non loin, dans Fès-Boulemane, la bataille PJD/PI a tourné à l’avantage de l’Istiqlal. Ce dernier a réussi à remporter 4 sièges contre seulement 2 pour le PJD. Le taux de participation dans cette région a avoisiné celui enregistré à l’échelle nationale, soit 36%. Le nombre de bulletin nuls a par contre été très élevé (22%). Quant à l’Oriental où a été constaté l’un des plus faibles taux de bulletin nuls (15%), c’est le MP qui a recueilli le plus grand nombre de suffrages (32.928 voix et 4 sièges). Vient juste après l’Istiqlal avec 3 sièges et 30.046 voix.

Enfin le parti de Mansouri (RNI) a obtenu 3 sièges avec quelque 27.417 voix. Par ailleurs, dans le Souss-Massa, un taux fort de participation a été enregistré le 7 septembre. Quelque 42% d’électeurs sur près de 1,6 million se sont rendus aux urnes. En même temps, 20% des voix exprimées ont été annulées. Et c’est l’Istiqlal qui a remporté le plus grand nombre de sièges (5 sur la base de 82.662 voix). Il est suivi du RNI, du PJD, de l’USFP et de l’UC qui ont obtenu 4 sièges chacun.

A. R. & J. E. H.

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Collecte des déchets - Rabat réexamine ses contrats

· Un nouveau cahier des charges à l’étude
· Objectif: Améliorer les prestations

Bientôt, la ville de Rabat devra renouveler ses contrats de concession pour la collecte des ordures ménagères. Aussi depuis plusieurs semaines, les responsables locaux planchent sur un nouveau cahier des charges. «Ces contrats arriveront à terme en mars 2008 et il s’agit de bien s’y préparer », affirme Hassan Amrani, wali de la Région de Rabat Salé Zemmour Zaer. Rappelons que le service de la collecte des déchets ménagers est assuré par quatre sociétés privées.

Rabat a été parmi les premières villes du pays qui a procédé à la privatisation de ce service public. C’est la commune d’Agdal-Ryad qui a ouvert le bal en confiant à partir de janvier 2001 la collecte des déchets à Segedema. Une année après, des appels offres ont été lancés par les trois autres communes de la ville. Les adjudicataires ont été Onyx pour la commune urbaine de Rabat-Hassan, Tecmed pour Youssoufia et le groupement Nicolin-SOS NDD pour Yaâcoub Al Mansour (cf.www.leconomiste.com)...

Le contrat qui lie Agdal-Ryad à Segedema arrive à échéance en décembre prochain. Pour les trois autres, le dead-line est fixé pour mars 2008. « Toutefois les communes concernées peuvent reconduire directement les sociétés actuelles pour une durée de 2 à 3 ans », précise une source proche du dossier. Dans l’ensemble les différents partenaires – autorités locales et opérateurs privés – se disent satisfaits de leur collaboration. De fait, la gestion de ce dossier durant ces dernières années a permis de relever certaines lacunes qui seront prises en considération lors du renouvellement du contrat. L’efficacité des opérations de contrôle est parmi les points visés.

Il s’agit de contraindre les opérateurs à accomplir leurs prestations conformément aux dispositions du contrat. La simplification et la clarification des prix de la convention sont également envisagées. L’objectif est de faciliter le règlement des décomptes établis par les concessionnaires. Pour les contrats actuels, on constate deux types de tarification selon chaque société : des prix forfaitaires ou des redevances selon le tonnage transporté et collecté. A côté de l’amélioration de la qualité de la prestation, il faut réfléchir également à la réduction de son coût.

«Cela est possible si on arrive à confier le service de collecte des déchets pour l’ensemble des arrondissements de la capitale à un ou deux concessionnaires maximum», est-il indiqué. Dans ce cas, les opérateurs, grâce aux bienfaits de l’économie d’échelle, peuvent enregistrer des baisses des coûts au niveau de leurs charges fixes. A ce propos, il convient de noter que l’enveloppe annuelle débloquée pour assurer la prestation de la collecte des déchets ménagères et le nettoiement des rues de Rabat s’élève à près de 110 millions de DH. A titre indicatif, quelque 24.500 tonnes de déchets par mois sont enlevées. Les arrondissements de Youssoufia et Yaâcoub Al Mansour sont les plus grands producteurs de déchets avec un tonnage mensuel avoisinant les 6.500 tonnes par chaque commune.

Sensibilisation

La propreté de la ville de Rabat est l’affaire de ses habitants. Le travail des sociétés de collecte des déchets reste insuffisant. Aussi est-il question d’une campagne d’information qui sera entamée très prochainement. Il s’agit d’inciter la population à ne plus se débarrasser des sacs poubelle n’importe où. Des actions de sensibilisation de la population au tri des déchets sont également envisagées.

Nour Eddine EL AISSI

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17 sept. 2007

Latifa Jbabdi, une femme députée pour représenter Rabat

De nouvelles députées au parlement marocain.

Le prochain parlement, comme celui formé en 2002 comptera parmi ses rangs une trentaine de députées. Mais pas seulement. En plus des trente femmes élues dans le cadre de la liste nationale, quatre autres l’ont été grâce à leur présentation en tête de liste dans différentes circonscriptions (elles étaient cinq en 2002).


Il s’agit de Yasmina Baddou qui a pu obtenir le plus grand nombre de voix dans la circonscription d’Anfa. Elle a surclassé le candidat du RNI, l’architecte Ouadie Benabdellah, l’usfpéiste Mustapha Ibrahimi et en quatrième position le prêcheur Abdelbari Zamzami (d’Annahda wal Fadila).

D’autres candidats de taille n’ont pas pu obtenir de sièges dans cette circonscription. C’est le cas D’abderrahim Lahjouji, secrétaire général du parti Forces Citoyennes, de l’homme d’affaires, Ahmed Nassrddine Doblali, représentant le Mouvement Populaire, du membre du bureau politique du PPS et directeur des publications du parti, Ahmed Zaki.

L’autre dame qui a pu s’imposer dans une autre circonscription de la mort, Rabat-Océan, est celle qui s’est présentée en lieu et place de Mohamed El Yazghi : Latifa Jbabdi. Certes, elle a eu de la peine à s’imposer, mais elle a quand même été classée quatrième après les deux premiers candidats du PJD (Mohamed Reda Benkhaldoun et Abdessamad Abouzahir) et le candidat du MP, Mohamed Tattou. Elle a pu ainsi devancer de gros calibres de la trempe de Mohamed Sassi, adjoint du secrétaire général du PSU, Ahmed Benjelloun, secrétaire général du PADS, Abdelhamid Aouad, ex-ministre et membre du comité exécutif de l’Istiqlal, Mohamed Grine, membre du bureau politique du PPS...

La deuxième femme à avoir eu le plus de voix dans sa circonscription est Fatna El Khiel et qui rempile au parlement. Elle représente le MP dans la région d’El Gharba (province de Kénitra). La seule femme qui ne représente aucun parti politique et qui a trouvé un siège au parlement est Fatiha Layadi. Elle a décroché son siège en qualité de troisième candidate de la liste SAP conduite par Fouad Ali Al Himma.

En ce qui concerne les trente nouvelles députées, elles sont en majorité de nouvelles figures au Parlement. C’est le cas de Aicha Guallaâ, une jeune avocate choisie parmi les membres de la Chabiba de l’USFP. C’est le cas aussi de Saloua Karkri Belakziz, l’ex-présidente du patronat des femmes et qui vient d’être gratifiée pour avoir rallié les rangs de l’USFP.

C’est le cas aussi des cinq femmes qui représentent le RNI qui sont toutes nouvelles au Parlement. Parmi elles Najima Tay Tay, ex-secrétaire d’Etat chargée de l’alphabétisation. Trois autres sont des femmes entrepreneurs et la cinquième est médecin dentaire. La nouvelle figure présentée par le PPS est la syndicaliste de l’UMT Amal Omari...

Les grandes absentes dans le prochain Parlement seront Nazha Skali du PPS qui avait refusé d’être placée après Guajmoula Bent Bé. C’est le cas aussi de Khadija Moufid du PJD et de Milouda Hazib du PND dont le parti n’a pas pu atteindre le taux de 6 %...

Brahim Mokhliss

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L'offre des facs se modernise : Rabat en tête des villes universitaires pour les propositions de diplômes à dominante économique


· Des formations spécialisées pour coller à la mutation économique

L’enseignement de l’économie au Maroc se professionnalise d’une année à l’autre.Si de par le passé, les filières spécialisées en gestion, management ou marketing étaient l’apanage des écoles privées, l’université est en train de rattraper son retard. Mieux, elle innove plus rapidement que ses rivaux privés. L’enseignement supérieur public propose aujourd’hui pas moins de 168 diplômes aux intitulés «tendance»: communication financière, marketing du tourisme et comptable normes françaises et IFRS pour exemple. Les licences professionnelles sont prédominantes avec 61 formations sur les 168. Accréditées pour quatre ans, «cette année sera pour les licences professionnelles celle de l’évaluation», affirme El Bachir Kouhlani, directeur de l’enseignement supérieur.Les Masters, instaurés il y a à peine un an, font autant avec 33 à orientation recherche et 28 spécialisés (professionnels).

Signe de la mutation, les licences d’économie classiques sont devenues marginales. En effet, on en dénombre à peine 21. La répartition par région des formations reproduit les décalages habituels entre zones économiquement riches et régions à la périphérie de l’économie nationale. Ainsi, l’axe Casablanca-Mohammédia-Rabat-Kénitra concentre à lui seul plus du tiers des formations avec 61 diplômes. Cette portion passe à près de 30% lorsqu’on intègre la ville de Settat.

En termes de ville, c’est Rabat qui caracole en tête avec 30 diplômes devant Fès (21) et Marrakech (18). La capitale économique arrive cinquième avec seulement 14 diplômes à dominante économique. Mais si on ajoute les diplômes préparés à la faculté de Mohammédia le nombre grimpe à 28.En bas du tableau, l’on retrouve El Jadida et Kénitra avec respectivement 5 et 3 diplômes.Dans le privé, les formations proposées sont au même nombre que celles de l’université publique soit 168 diplômes. Ces derniers varient en termes de niveau et vont de bac+2 à bac+5 en passant par bac+3 et bac+4. Les écoles privées ne peuvent pas utiliser les appellations Master et Licence. La procédure d’accréditation est en attente de décret d’application.

Ce dernier «hiberne encore au Secrétariat général du gouvernement», déplore-t-on au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur. Rappelons que le ministre sortant, Habib El Malki, avait annoncé les premières accréditations pour la rentrée 2007-2008 (cf.www.leconomiste.com).Côté offre, l’étiquette management revient 26 fois sur les 168 diplômes proposés. C’est, visiblement, le «sésame ouvre-toi» pour convaincre une clientèle de plus en plus large d’étudiants. Sans être aussi présentes, les spécialisations marketing, finance, commerce et gestion complètent le spectre des formations.Néanmoins, on peut constater, qu’à la différence de l’université, le privé ne joue pas du tout la carte «nouveaux métiers du Maroc», du moins au niveau des appellations des diplômes. Par exemple, certaines licences professionnelles affichent clairement cette orientation avec la mention «offshoring». Ce n’est le cas d’aucun des diplômes privés.

Nabil TAOUFIK
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16 sept. 2007

Rentrée scolaire et ramadan : scènes de la vie R'batie

Opportunités d’affaires pour les uns, sacrifices et privations pour les autres

Un monsieur d’âge moyen est venu m’acheter des habits pour enfants. Il avait deux fils et voulait quatre chemises de couleur bleu ciel et deux pantalons bleu marine, l’habit scolaire unifié. Quand je lui ai annoncé le prix, il s’est mis à me prier de lui faire une remise de manière insistante. Il jurait ne pas pouvoir tout payer et devoir sacrifier un article en privant l’un de ses enfants. J’étais gêné.

Il m’a expliqué qu’il avait commis une erreur en achetant des chemises blanches à ses fils en été, pour pouvoir bénéficier de meilleurs prix que pendant la rentrée scolaire. Les années précédentes, la couleur de la chemise « scolaire » était blanche. Seulement, les responsables de l’établissement scolaire ont changé d’avis, la nouvelle couleur « réglementaire » de la chemise est le bleu ciel.

Voici l’argument avancé : Le blanc étant une couleur facile à salir, nombres d’élèves ne portent la chemise de couleur réglementaire qu’un jour sur deux, l’autre jour étant pour la laver et la sécher. Le bleu ciel serait plus résistant à la saleté. Les enfants pourront peut-être porter leurs chemises bleu ciel deux jours sur trois, ou trois jours sur quatre, pas toute la semaine de toute manière. A ce compte là, dans quelques années, ils passeront au noir ». Et combien a payé ce client ?

« Je lui ai vendu ces habits au prix coûtant. Je n’ai pas fait de bénéfice avec lui. Peut-être que vous ne me croirez pas, mais je vais vous dire pourquoi je l’ai fait. J’étais en cours moyen 2ème année et c’était le début de l’année scolaire. Le jour de la rentrée, je m’étais battu à la sortie de l’école. J’avais déposé mon cartable par terre et après la rixe, je ne l’ai plus retrouvé. Je me l’étais fait volé !

En rentrant, mon père m’a donné la raclée de ma vie, d’abord pour savoir où été passé le cartable et tous les livres, cahiers et autres fournitures qu’il venait juste de m’acheter, ensuite, quand il a appris ce qui s’était passé, il en a conclu que je ne voulais pas étudier ou que je n’étais pas fait pour les études. Comme il était commerçant, il m’a pris avec lui et fait mon apprentissage. C’est comme ça que je me retrouve là aujourd’hui ».

Hassan, 32 ans, apprentis vendeur à 12 ans et maintenant commerçant confirmé dans un quartier populaire à Rabat, ne dira pas à quel prix exactement a-t-il vendu ces habits. « Je n’ai pas envie de m’attirer la colère des autres commerçants de la kissaria ».

Les vaches grasses de la rentrée scolaire

De toute manière, la rentrée scolaire est une véritable aubaine pour nombre d’activités commerciales et l’encombrement des librairies en cette période dénote avec le reste de l’année. « C’est notre période de vaches grasses. C’est grâce à la rentrée et aux fournitures scolaires que nous arrivons à tenir le reste de l’année », avoue un libraire dans un quartier de la capitale habité essentiellement par des fonctionnaires.

Dans une vieille librairie qui a pignon sur rue de la Médina de Rabat, parents et élèves se bousculent devant le comptoir, listes des manuels à la main, la maison ne faisant pas dans les fournitures scolaires. Les agents de sécurité peinent à maîtriser la masse bouillonnante. Pour obtenir réponse à nos questions, il faut s’adresser au responsable commercial, dans les bureaux sis à l’arrière boutique. En fait, il s’agissait des magasins où s’effectuaient également les ventes en gros et les clients ne manquaient pas, là non plus. Le responsable commercial de la maison étant débordé, nous fûmes reçu par un employé qui connaissait très bien son affaire.

A combien revient la rentrée scolaire pour un élève en première année de l’enseignement primaire ? « Cela dépend si l’élève est dans l’enseignement public, privé ou à la mission française. En ce qui concerne le secteur public, les manuels reviennent de 70Dhs à 100Dhs.Dans le cas du secteur privé, cela varie de 400Dhs à 600 Dhs ».

A l’autre bout du système d’enseignement, le baccalauréat. Combien devront débourser les parents d’un élève en terminal pour acheter tous les manuels ? « Cela dépend des branches ».
Cette année, le ministère de l’éducation nationale a instauré de nouveaux manuels. Tous les manuels, de toutes les branches, ont changé. Tous les manuels du Baccalauréat lettres modernes sont à 300Dhs, ceux du Baccalauréat sciences mathématiques sont à 450Dhs. Les plus chers sont les manuels demandés aux élèves du secteur d’enseignement privé. Les prix cumulés de tous les livres peuvent aller de 3.000Dhs à 5.000Dhs ! »

Profitant de l’occasion, l’employé libraire insiste sur un fait, il est vrai, peu connu. « Certain manuels du programme de l’enseignement marocain sont imprimés à l’étranger. Les éditeurs sont marocains et les imprimeurs, espagnols ou italiens ».

Des manuels au prix des vacances

Des ouvrages en français imprimés en Espagne ou en Italie ? « Des ouvrages en arabe aussi ! » Il rentre dans le dépôt des livres et en sort avec un la main. « C’est le manuel « Economie et organisation administrative des entreprises » pour la 2éme année du baccalauréat sciences économiques. Il a été imprimé en Espagne ». « Chaque rentrée scolaire est l’occasion de faire de bonnes affaires, souligne un vendeur de vêtements. Il est vrai, toutefois, que les gens achètent surtout les habits scolaires unifiés et les tabliers, les autres vêtements sont beaucoup moins demandés que d’habitude.

Cette année, la coïncidence du mois de Ramadan avec la rentrée scolaire s’est répercutée sur le volume de nos activités depuis un certain temps déjà. Nous avons fait moins de chiffres en juillet et août que la même période les années d’avant ». Assumer les coûts des vacances d’été, pour ceux qui peuvent se les permettre, puis ceux de la rentrée scolaire des enfants et les frais exceptionnels du mois de Ramadan, beaucoup de ménages marocains n’en ont pas les moyens. Il faut alors faire des choix, des sacrifices.

« Ramadan qui coïncide avec la rentrée scolaire, alors que les vacances viennent à peine de se terminer, Kassha chioua. J’ai trois enfants et nous sommes, mon mari et moi, de simples fonctionnaires. Je ne peux pas laisser les enfants sans leurs fournitures scolaires. Je ne contracte pas de crédit, mais je fais des économies en prévision. De toute façon, ce n’est pas suffisant. A la fin, il faut sacrifier quelque chose. Cette année, je n’ai pas pris de vacances, c’est-à-dire que je n’ai pas voyagé. C’est à cause de mes enfants, pour payer leurs frais de rentrée scolaire », indique une femme d’âge mûr, la déception au regard.

Inutile de lui dire que sa privation est toute relative, que d’autres, encore moins bien lotis, font de plus grands sacrifices. Une vieille bâtisse de la Médina de Rabat n’accueille pas moins de dix familles, une dans chacune des dix petites pièces qui la composent. Un patio pas très grand sert d’espace de sociabilité...et, occasionnellement, de scène de rixes entre voisines ! Un simple coup d’œil révèle l’extrême modestie du niveau de vie des habitants.

Ramadan, bach ma âta Allah

« « Je suis femme de ménage, je travaille occasionnellement, et mon mari est couturier. J’ai trois enfants scolarisés. Ayoub a 17 ans, Farah 16 ans et Kawtar 8 ans. D’habitude, les dépenses du mois nous reviennent à 1.000Dhs. Avec la rentrée scolaire, le mois du Ramadan et le loyer, il faudrait compter 2.000Dhs à 2.500Dhs. Nous ne savons plus où donner de la tête.
Ma hiltek elremdan, ma hiltek elmedrasa, ma hiltek ellekra. J’accorde la priorité à la rentrée scolaire, ensuite le loyer et enfin ramadan. Ramadan, bach ma âta allah taïdouz », déclare, résignée, une jeune femme résidente de la ville bâtisse.

Même les ménages de la classe moyenne, s’il en existe véritablement une au Maroc, semblent peiner à supporter le cumul des frais de la rentrée scolaire et des achats du Ramadan, la hausse des prix étant la cerise sur le gâteau. « Nous sommes, moi et mon mari, des enseignants. Sans être aisés, nous arrivons à nous en tirer tant bien que mal », précise une femme voilée.
« J’ai deux enfants, tous les deux scolarisés dans l’enseignement privé. Par chance, j’ai payé tous les frais d’inscription, y compris les prix des manuels, à la fin de la précédente année scolaire. L’inscription du plus jeune a coûté 300Dhs, les manuels 430Dhs, outre les frais mensuels qui remontent à 430Dhs. Le plus âgé a coûté à peu près la même chose.

Pour Ramadan, j’ai une astuce. Comme tous les produits sont chers, je regroupe tous mes achats avec ma mère et ma sœur pour obtenir de bons prix. Nous préparons sfouf et zamita ensemble et nous partageons entre les trois familles. Avant, une famille pouvait se permettre de faire seule chez soi les préparatifs du Ramadan. Actuellement, cela revient trop cher ».

« Ce qui est certain, c’est qu’il y a une hausse très prononcée des prix au cours de cette rentrée. Alhamdoulillah, nous arrivons à rester à flot. Il est tout aussi sûr que le Ramadan de cette année, on ne va pas dépenser autant que les années d’avant. Ce sera le minimum. De toute manière, Ramadan est un mois sacré qui n’est pas destiné à faire des festins le soir », argumente une dame très francisée, fonctionnaire retraitée rencontrée devant une échoppe, dans un marché de Rabat. « Tous les produits ont renchéri. Il y a dix jours, j’ai acheté des dattes à 28Dhs le kilo. Aujourd’hui, elles sont à 34 Dhs » ajoute une autre cliente qui a entendu notre conversation.

Les prix s’emballent... à l’international ! La question est alors posée au vendeur qui trônait au milieu des étalages colorés de dattes, de figues sèches et autres épices aux odeurs agréables. « Oui, c’est vrai que les prix des dattes ont augmenté, mais il faut savoir que c’est un produit importé. Nous vendons des dattes tunisiennes. Quand les dattes algériennes rentraient sur le marché marocain, elles concurrençaient un peu les dattes tunisiennes et tiraient les prix vers le bas. Ce n’est plus le cas ».

Est qu’en est-il du volume des activités à l’approche du Ramadan, qui coïncide cette année avec la rentrée scolaire ? « Avec la rentrée scolaire, les gens se font moins dépensiers pour pouvoir acheter les fournitures scolaires de leurs enfants. De toute manière, tout le monde se sent obligé d’effectuer des achats plus conséquents que d’habitude pour le mois de Ramadan ».
Un commerçant en ustensiles de cuisine, mieux informé, donne une explication « mondialisée » de la montée des prix, du moins en ce qui concerne son domaine d’activités. « Il y a une hausse nette des prix des produits que je vends. Les cours des matières premières ont grimpé à l’échelle internationale, à l’exemple de celui de l’aluminium. Si les activités commerciales étaient beaucoup plus importantes au Maroc, cette hausse se serait fait beaucoup plus ressentir. En Europe, le renchérissement des prix des matières premières est déjà palpable pour les consommateurs ».

Il est vrai que les tendances des cours des matières premières sur les marchés internationaux se sont emballées ces dernières semaines, que ce soit les métaux et autres intrants des industries ou les produits alimentaires. Une baisse de la production de lait est signalée à l’échelle planétaire, les plus gros producteurs et exportateurs mondiaux que sont l’Australie, l’Allemagne et la France, ne pourront pas, cette année, inonder les marchés de leurs surplus. Tout semble indiquer que les prix des aliments vont connaître, les prochains temps et au niveau mondial, des augmentations que les consommateurs marocains auront, dans leur majorité, de la peine à supporter. Les pères de famille marocains en savent déjà quelque chose avec les 10 centimes de hausse du prix du pain. Mais comment feront pour survivre les gens comme Aziz, 45 ans, qui habite la vieille bâtisse aux dix locataires ? . « Je suis chômeur et ma femme également. J’ai deux enfants, le premier a dix ans, le second huit ans. Tous les deux sont scolarisés »

Une pensée pour les plus démunis De quoi et comment vivez-vous ? « N’importe comment. Je passe ma journée à circuler au marché aux puces, achetant et vendant de vieux objets ». Que ferez-vous pour venir à bout des charges cumulées de la rentrée scolaire et du mois de Ramadan ? « Vous avez oublié Aïd Seghir. C’est aussi l’obligation d’acheter de nouveaux habits aux enfants. Enfin, quand les moyens le permettent.

La coïncidence de la rentrée scolaire et du mois de Ramadan est un véritable calvaire. Pour rendre les choses plus difficiles, le cartable qu’avait mon fils l’année dernière est déchiré. Il faut compter dans les 1.000Dhs entre fournitures scolaires et les habits unifiés. Heureusement, mes enfants sont de bons élèves et obtiennent d’excellents résultats. Ils sont parmi les premiers et bénéficient à l’école de quelques facilités pour les manuels scolaires, stylos et cahiers. Il n’y a pas d’aide concernant l’habit scolaire unifié. Il faut un pantalon, une chemise et une veste et autant pour rechanger, sachant que les enfants salissent facilement leurs habits. Un habit scolaire revient à 250Dhs. Deux enfants et deux habits par enfant, faites le compte. Jat chouia kasha ».
Recevez-vous des aides ? « Jusqu’à présent, nous n’avons jamais rien vu ».

Cette situation misérable, qui n’étouffe pourtant pas l’espoir de ceux qui la subissent, nous a rappelé les propos de la dame retraitée précitée, rencontrée dans un marché de la capitale. « Dans tous les cas de figure, nous pouvons nous estimer heureux. Imaginez un peu le sort des pauvres ayant des enfants, ceux qui n’ont même pas de quoi se payer un repas conséquent. Comment feront-ils pour assumer les charges de scolarité de leurs enfants et ceux du mois de Ramadan ? C’est vers eux que vont mes pensées. Allah ikoun fâouanhoum ! »

Asmâa RHLALOU et Ahmed NAJI

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14 sept. 2007

S.M. Mohammed VI distribue des aides aux nécessiteux à Salé à l'occasion du ramadan



SM le Roi procède au lancement de l'opération de distribution de denrées alimentaires, à l'occasion du mois de Ramadan

Salé, 14/09/07- SM le Roi Mohammed VI a remis, vendredi au quartier Al-Inbiâat à Salé, des paniers d'aide alimentaire à des personnes issues de familles démunies, marquant ainsi le lancement de l'opération de distribution de denrées alimentaires au profit des démunis, à l'occasion du mois sacré de Ramadan, et dont le coût global s'élève à près de 53 millions de DH.

Ces fonds ont été mobilisés dans le cadre d'un partenariat entre la Fondation Mohammed V pour la Solidarité (13 millions de DH), la Direction Générale des Collectivités Locales relevant du ministère de l'Intérieur (30 millions de DH) et le ministère des Habous et des Affaires islamiques (10 millions de DH).

Réalisée annuellement par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, cette opération humanitaire marque un moment fort de son action de proximité avec les démunis et traduit sur le terrain et à grande échelle les valeurs de solidarité ancrées parmi toutes les composantes de la société marocaine.
Au niveau de la ville de Salé, 3.550 ménages bénéficieront de cette opération, dont 400 au quartier Al-Inbiâat.

Destinée à apporter une aide aux personnes démunies, notamment les veuves, les personnes âgées et les handicapés, l'opération "Ramadan 1428" profite, au niveau national, à une population de 2.340.000 personnes, regroupées au sein de 467.000 ménages, à travers 71 provinces et 805 Caïdats.

Les bénéficiaires se répartissent en 407.883 ménages en milieu rural (plus de 2 millions de bénéficiaires) et 59.117 ménages en milieu urbain (près de 300.000 bénéficiaires). Les denrées distribuées sont constituées de 4.670 tonnes de farine, 1.868 tonnes de sucre, 116,75 tonnes de thé et 2.335.000 litres d'huile. Pour mener à bien cette opération, plus de 5.000 personnes sont mobilisées.
Elles proviennent de différents départements soutenus comme à l'accoutumée par des bénévoles (étudiants membres du réseau de bénévolat de la Fondation, de l'Université Al Akhawayne, ESG et ISCAE), qui sont rejoints cette année par les représentants des Clubs de Solidarité créés au sein des collèges et lycées de la Région de Rabat-Salé.

Dans le même contexte, deux comités ont été mis sur pied aux plans provincial et local. Le comité Provincial est composé du délégué de l'Entraide Nationale, en qualité de président, un représentant du ministère des Habous et des Affaires islamiques, le délégué du ministère de la Santé, le chef de la Division économique et sociale de la province ou de la Wilaya, le représentant de la Direction générale des services sociaux des FAR, le représentant de la Gendarmerie Royale et un bienfaiteur proposé par le président.
Quant au Comité local, il comprend le président du comité, le représentant de l'autorité locale, un représentant de la Gendarmerie Royale, l'Imam d'une mosquée, un représentant du ministère de la Santé, un représentant du ministère de l'agriculture et du développement rural ou de l'ONEP et un bienfaiteur.

L'opération est soumise à un contrôle interne et externe auxquels participent le Groupement Professionnel des Banques du Maroc, la Trésorerie Générale du Royaume et Barid Al-Maghrib.


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Rabat/INDH: La wilaya rectifie sa stratégie

· Priorité à la promotion des actions génératrices de revenus
· Ouverture du premier centre multiservice

La page des législatives tournée, les élus locaux reportent maintenant leur attention au suivi des chantiers en cours. Ainsi, le programme de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a fait l’objet d’une réunion marathon, mercredi dernier, à la wilaya de Rabat. L’objectif est d’accélérer la cadence de réalisation des différents programmes. 80 projets ont été retenus pour l’année 2007 contre 67 l’année précédente et 12 en 2005. A côté de cette évolution quantitative, la wilaya annonce aussi un changement de stratégie pour les trois prochaines années.

Celle-ci sera axée sur deux objectifs principaux. Le premier concerne la promotion des actions génératrices de revenus. Le second vise la société civile. Les travaux de mise à niveau des infrastructures seront réalisés par le budget de la ville et celui de la région. Une stratégie détaillée par Hassan Amrani, wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, à ses collaborateurs et aux représentants de 70 associations de la capitale. «Durant les trois prochaines années, 70% du budget seront consacrés pour promouvoir l’emploi en particulier en faveur des jeunes», promet le wali. Les activités ciblées sont l’agriculture, le commerce, l’informatique et l’électronique. «Plus de 1.100 lauréats des centres professionnels cherchent à monter leur entreprise, et notre devoir est de les aider», ajoute-t-il.

Dans ce sens, un complexe multiservice a été ouvert jeudi dernier au quartier Akkari au profit de 32 jeunes promoteurs. Une enveloppe de 4,5 millions de DH a été mobilisée pour l’aménagement et l’équipement de ce complexe. Dans le cadre de ce projet, un local équipé sera affecté à chaque porteur de projet pour y héberger son entreprise. Tous les services nécessaires à la bonne marche d’une entreprise seront mis à disposition des jeunes promoteurs. En contre-partie, les locataires doivent régler une redevance mensuelle raisonnable. Autre condition, les entrepreneurs ne pourront profiter de cette offre que dans deux mois, le temps de mettre sur les rails leur projet. Il s’agit en effet d’aider le maximum de jeunes promoteurs.

Selon le wali, cette expérience sera généralisée à d’autres quartiers de la capitale comme Hassan, Youssoufia, Hay Riad et Yacoub Mansour. Par ailleurs, il faut noter que la volonté des élus locaux est d’impliquer davantage la société civile dans ce programme. Ainsi, sur les 80 projets retenus en 2007, 45 ont été proposés par des associations et dont le coût s’élève à plus de 8,5 millions de DH. Pour la mise en œuvre de ces projets, 15 conventions ont été signées entre les associations et les autorités concernées. Ainsi, 15 projets d’un coût de près de 2 millions de DH sont programmés pour la promotion des activités génératrices de revenus au profit de 362 personnes. La formation, la santé, le sport et l’environnement figurent également au menu. Les fonds seront débloqués aux associations d’ici trois semaines. Enfin, la commission provinciale de l’INDH doit se réunir très prochainement pour examiner de nouveaux projets proposés par d’autres associations.

Projets associatifs

La wilaya de Rabat a profité de l’occasion pour présenter un bilan d’étape de l’INDH. Ainsi, 12 projets, dont 4 menés par des associations locales, ont été réalisés en 2005, pour un montant de plus de 10 millions de DH. Le nombre des bénéficiaires s’élève à 29.600 habitants. En 2006, sur 67 projets, 31 ont été préparés par le tissu associatif. Le coût global avoisine 35 millions de DH avec un taux d’avancement de 70%.

Nour Eddine EL AISSI

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10 sept. 2007

Allal Benabdallah, l'homme qui a signé le 11 septembre 1953, à Rabat, une page glorieuse


Le peuple marocain et la famille des anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération commémorent, mardi, le 54e anniversaire de la disparition du martyr Allal Benabdallah, un homme qui n'avait pas hésité à consentir le sacrifice suprême pour la défense de la devise éternelle des Marocains : Dieu, la Patrie, le Roi.

Le geste de Allal Benabdallah fut la preuve d'une grande conscience nationale et d'un sens aigu du patriotisme face aux menées des autorités coloniales qui avaient osé, le 20 août 1953, envoyer en exil le symbole de la souveraineté nationale, feu S.M. Mohammed V, que Dieu l'ait en Sa Sainte Miséricorde, et Son illustre famille, souligne à cette occasion le Haut commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération.

Le colonisateur pensait qu'en agissant comme il l'avait fait, il pourrait éteindre la flamme du patriotisme et de la résistance, mais ce fut agir sans compter la communion profonde entre le Peuple et son Souverain et leurs capacités de déjouer les manœuvres qui se déroulaient alors autour de l'identité marocaine et de la souveraineté du pays.

Contrairement aux attentes du pouvoir colonial, son coup de force n'avait fait que renforcer la résistance dans sa conviction qu'il fallait en finir avec la présence coloniale par un Combat Sacré du peuple marocain.

C'est ainsi que le 20 Août s'est transformé, au grand dam des autorités coloniales, en date symbole de l'attachement indéfectible du Peuple au Trône et en tournant décisif sur le chemin de la libération.

Dans ce contexte, feu Allal Benabdallah s'est hissé au rang des martyrs qui, bravant la répression et la tyrannie coloniales, s'étaient investis corps et âmes dans le combat pour la liberté des hommes et de la terre des ancêtres.

Allal Benabdallah est né en 1916 à Guercif (tribu des Haouara), dans la province de Taza. Il avait commencé par pratiquer le métier de peintre dans sa ville natale avant d'emménager à Rabat, au quartier Akkari. Il était réputé pour son attachement aux nobles valeurs, aux bonnes manières et à l'esprit patriotique, ce qui lui avait permis de tisser des relations avec de nombreux nationalistes.

Le vendredi 11 septembre 1953, le commun des mortels que fut Allal Ben Abdallah avait accompli un acte héroïque, qui le fit passer dans la postérité, en s'attaquant au cortège officiel de Mohamed Ben Arafa, l'homme que les autorités coloniales avaient mis illégitimement sur le trône.

La sécurité du sultan fantoche a certes empêché Allah Ben Abdallah d'arriver au bout de ses intentions d'en finir avec la marionnette qui usurpait le trône, mais elle ne pouvait rien contre l'onde de choc de l'idée que le martyr portait en son sein, à savoir l'idée de consentir le sacrifice suprême pour la patrie.

Après lui, cette idée avait fleuri partout en terre du Maroc, en en faisant un territoire invivable pour le colonialisme. Dopés par le geste du martyr et du courage de leur Souverain, les hommes des organisations et cellules de la résistance ne se privèrent pas de l'usage de tout ce qui est de nature à convaincre le colonialisme de cesser de nourrir le rêve d'une pérennité de sa présence sur le sol marocain.

A cet égard, feu S.M. Mohammed V avait dit : "la patrie, reconnaissante, perpétue la mémoire de résistants tels que Mohamed Zerktouni, Allal Ben Abdallah, et leur réservera dans ses Fêtes, une grande journée anniversaire digne de leur glorieux combat".

Depuis, la Famille des anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération consacre, chaque année, le 11 septembre à la mémoire du martyr Allal Ben Abdallah et à la réflexion des multiples significations de son geste et de son effet sur le déroulement ultérieur de la lutte pour l'indépendance.

MAP

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9 sept. 2007

Spécial Election - Rabat-Salé-Zemmour-Zaër: Le PJD rafle la mise

· Les islamistes remportent 7 sur 23 sièges
· Le MP suit avec 4 parlementaires
· Benabdellah, Benatiq, Aouad, Sassi… les grands perdants

La bataille de Rabat a finalement eu lieu. Et ses victimes sont nombreuses. A Chellah, circonscription à trois sièges parlementaires, beaucoup de «grosses» têtes sont tombées. A commencer par Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du Parti travailliste qui a perdu dans son fief. «Ces élections ont été caractérisées par deux phénomènes: le taux effarant d’abstention et l’utilisation de l’argent», souligne Benatiq. Selon lui, le Maroc ne doit pas être gouverné par une minorité. «Seuls 37% déclarés ont participé à ces législatives, cela veut dire que les formations gagnantes ne disposent que d’une majorité mathématique et non sociale.

C’est anti-démocratique, puisque la démocratie suppose justement un gouvernement issu de la majorité», s’insurge le secrétaire général du Parti travailliste. Celui-ci propose de rendre le vote obligatoire afin de combattre l’abstentionnisme et la corruption. «Le faible taux de participation ne pousse pas seulement à la corruption, puisque seuls les corrompus passent, il menace aussi la démocratie», dénonce-t-il. L’un des plus grands gagnants dans cette circonscription n’est autre que Omar Bahraoui du MP. Le maire de Rabat a pu se reposer sur plusieurs quartiers entièrement acquis à sa cause (Takadoum, Maâdid, Douar Lhaja, Jbel Raissi…).

Toutefois, l’élection de Bahraoui n’est pas encore définitive puisque le maire devra se présenter aujourd’hui 10 septembre devant le TPI de la capitale pour répondre à des accusations de fraude électorale. S’il est condamné, Bahraoui risque tout simplement de perdre son statut de parlementaire, chèrement acquis. Les deux autres gagnants dans cette circonscription sont Abdellah Baha, le vice-secrétaire général du PJD, et Faouzi Chaâbi, du PPS. Si la réussite du premier coule presque de source eu égard les performances de son parti (deuxième après l’Istiqlal), la consécration du second (PPS) constitue une grosse performance. Surtout si l’on sait que son parti n’a obtenu que 14 sièges à l’échelon national.

Le parti du défunt Yata n’a même pas réussi à élire ses cadors tels qu’Ismail Alaoui, son emblématique secrétaire général. Dans la circonscription de Rabat-Océan, la bataille électorale n’était pas moins enflammée et elle a également laissé sur le carreau de grands noms de la politique. Ainsi, sur les 4 sièges réservés à cette circonscription, le PJD en a raflé deux. Mohamed Réda Benkhaldoun ayant largement remporté les faveurs du scrutin. Ce qui a permis à Abdessamad Abouzahir, deuxième de liste des islamistes «modérés» d’être élu. Conjuguée à la victoire de Latifa Jbabdi de l’USFP (le quartier Océan est connu pour son appui historique aux socialistes) et à celle d’Abdekader Tattou du MP, la main basse du PJD a barré la route à deux gros calibres: Abdelhamid Aouad, membre du bureau exécutif de l’Istiqlal, et ex-ministre au Plan, et Mohamed Sassi, vice-secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU).

A l’heure où nous mettions sous presse, Sassi présidait une réunion de crise. «Il s’agit de la première réunion du bureau politique après les élections», confie-t-il. A Salé, bastion des islamistes, le PJD a tenu ses promesses en élisant trois sur les sept sièges réservés aux deux circonscriptions de la ville (Salé-médina 4 et Sala Al Jadida 3). Toutefois, la réussite du PJD, qui a été représenté par le très controversé Abdelilah Benkirane, n’a pas empêché le maire MP de la ville, Mohamed Sentissi, de remporter aussi un siège parlementaire à Salé-médina. Mieux encore, Omar Sentissi, frère du maire, s’est également frayé un chemin vers l’hémicycle avec la même formation politique (MP) dans la circonscription de Sala Al Jadida.

La bataille de Rabat a également fait une victime parmi les ministres-candidats: Nabil Benabdellah. Le ministre de la Communication a perdu à Skhirat-Témara. Une circonscription qui a connu la victoire du PJD, du Parti de l’environnement et du développement et du parti Al Ahd. Ce «petit» parti qui n’a élu que trois parlementaires dans tout le Royaume a quand même réussi à évincer le fringant porte-parole du gouvernement. Et pour cause, son candidat, un certain Brahim Chkayli, qui est également le maire de Skhirat, a pu compter sur les milliers de voix de son arrondissement.

Naoufal BELGHAZI

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8 sept. 2007

Projet Bouregreg ; 3,5 milliards de dirhams pour développer la séquence Bab Al Bahr



Accord avec la firme émiratie Al Maabar

Le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg avance à pas sûrs. Après la finalisation de l'aménagement de la première séquence dite Bab Al Bahr, les travaux de développement et de construction, à proprement parler, seront lancés début 2008 par la firme émiratie Al Maabar.




Un pacte d'actionnaire a été signé jeudi dernier à Rabat dans ce sens entre le l'Agence pour l'aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB) et le Consortium émirati Al Maabar international LLC. Ce pacte fait suite au mémorandum d'entente que les deux parties avaient conclu en juillet 2006 sous la présidence de S.M. le Roi Mohammed VI et du président émirati, Cheikh Khalifa Bin Zayid Al-Nahyan.La séquence Bab Al Bahr concernée par l'accord est située entre l'estuaire du fleuve Bouregreg et le prochain nouveau pont Moulay Al Hassan, sur une superficie d'environ 70 hectares, dont 30 hectares pour le présent partenariat. Les travaux relatifs à cette séquence portent sur le développement et le positionnement pérenne d'un ensemble de projets touristiques, immobiliers et de loisirs sur une surface de près de 500.000 m2.

Dans une déclaration au Matin, le président du conseil d'administration d'Al Maabar, M. Yousif Mohamed Ali Al-Nowais a souligné que l'investissement relatif à ce projet se montait à quelque 3.5 milliards de dirhams et que les travaux devraient prendre fin d'ici trois ou quatre ans. " Nous allons commencer les travaux début 2008. Une société au capital de 100.000 DH a été créée entre les deux parties pour la réalisation de ce projet", explique le responsable émirati, qui tient d'ailleurs à souligner "la transparence et le professionnalisme" qui caractérisent le travail de l'équipe marocaine de l'Agence d'aménagement de la vallée du Bouregreg."

La partie marocaine a pu réaliser les travaux d'aménagement du site avant les délais fixés. Franchement je suis heureux de pouvoir travailler avec des gens aussi compétents et aussi rigoureux et qui maîtrisent parfaitement toute l'ingénierie relative à ce genre de projet sur les plans technique et administratif. J'espère qu'Al Maabar va apporter sa valeur ajoutée et contribuer ainsi au développement de ce projet"." Les 75 hectares concernés par ce projet abriterons des espaces de loisirs, une marina, des zones résidentielles, le tout respectant parfaitement les spécificités géographiques, historiques et culturelles du site", ajoute pour sa part Essakl Lemghari, directeur général de l'Agence mettant lui aussi l'accent sur "les principes et les valeurs qui animent les deux équipes, marocaine et émiratie.Signé par, M. Lamghari Essakl et le président du conseil d'administration du groupe Al Maabar international LLC, M. Yousif Mohamed Ali Al-Nowais, ce nouveau partenariat "concrétise l'amorce d'une coopération stratégique autour d'un projet innovant, inscrit d'emblée dans une logique de développement durable".

Al Maabar international LLC, dont le capital s'élève à 500 millions de dirhams (émiratis ) est présent dans plusieurs pays arabes comme l'Egypte, la Lybie et la Tunisie. Selon son président du conseil d'administration, elle entend développer de nouveaux projets au Maroc autre celui relatif au développement de la première séquence de Bouregreg. "Le site exceptionnel de ce projet qui donne sur la mer nous a poussés à investir à Rabat. De nos jours les projets en bordure de la mer connaissent beaucoup de succès. C'est pourquoi nous avons choisi de travailler en partenariat avec l'Agence de Bouregreg", conclut Yousif Mohamed Ali Al-Nowais. -

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Forte présence des Emiratis

Les firmes émiraties sont présentes en force dans les grands projets structurants de la capitale du Royaume. Visiblement, pour ces firmes le Maroc est un pays où il est bon d'investir.Après Sama Subaï, Emaar et Al Qudra Holding qui ont engagé de gros investissements dans l'aménagement de la vallée du Bouregreg et de la corniche de Rabat, le consortium Al Maabar International LLC manifeste son intérêt pour l'investissement dans la capitale du Royaume. Un pacte d'actionnaires a été signé jeudi dernier à Rabat avec l'Agence pour l'aménagement de la vallée de Bouregreg (AAVB).

La séquence Bab Al Bahr concernée par l'accord est située entre l'estuaire du fleuve Bouregreg et le prochain nouveau pont Moulay Al Hassan, sur une superficie d'environ 70 hectares.Le Maroc commence à récolter les dividendes de sa politique d'ouverture et de ses efforts d'assainissement du climat d'investissement. Al Maabar International LLC le prouve de manière claire. Tout comme Sama Dubaï et Emaar qui ont fait confiance au Royaume en engageant plus de 9 milliards de dollars dans des projets immobiliers et touristiques, cette firme entend selon le président de son conseil d'administration lancer d'autres projets dans d'autres villes.

Abdelwahed Rmiche LE MATIN

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Coopération maroco-italienne pour la réhabilitation du site de Chellah





Une délégation italienne a effectué du 4 au 7 septembre, une visite à Rabat, dans le cadre de la convention liant le consortium universitaire Archimède de Syracuse à l'institut universitaire de la recherche scientifique (IURS) de l'Université Mohammed V- Souissi, la Direction du patrimoine et l'institut national des sciences du patrimoine du ministère de la culture, indique un communiqué de l'IURS.

Cette convention signée le 20 mars dernier pour l'étude, la restauration et la valorisation du site du Chellah, a été conclue sous les auspices de la région de Rabat-Salé-Zemmour- Zaër et de la région de Sicile, avec le soutien du Comité permanent pour le partenariat euroméditerranéen des Pouvoirs locaux et régionaux (COPPEM), précise la même source.

Cet accord vise la réhabilitation et la mise en valeur de ce site prestigieux grâce à la collaboration d'universitaires et de chercheurs marocains et italiens qui souhaitent ainsi apporter leur contribution au formidable chantier que représente le réaménagement de la Vallée du Bouregreg.

Des visites sur le terrain et des séances de travail ont eu lieu dans l'objectif d'établir le programme d'action pour 2007-2008 comportant les dimensions de prospection, de diagnostic pour la restauration et d'étude documentaire (publication de brochures et élaboration d'un site Internet), souligne le communiqué.

Le président de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaers, M. Abdelkebir Berkia, qui a reçue l'équipe supervisant le projet, a souligné l'intérêt que représente ce projet au moment où l'agglomération de Rabat-Salé est en voie de restructuration par le biais de travaux de la vallée du Bouregreg. Il a, à cet égard, appelé au renforcement de la coopération méditerranéenne pour la défense de la paix et de l'amitié entre les peuples.

M. Taieb Chkili, qui a pour sa part reçu jeudi les chargés du projet, s'est félicité de l'excellence de la coopération entre l'université Mohammed V-Souissi et les universités italiennes.

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7 sept. 2007

Grâce au cirque, l'AMESIP resocialise les enfants des rues de Rabat et Salé

Le cirque redonne des ailes aux piafs
Aidée de l’académie Fratellini, une association locale resocialise les enfants des rues.

Par SONYA FAURE


Hier, ils se battaient. Ils en portent les cica­trices. Ils s’échauffent aujourd’hui, juste avant de se donner en spectacle. Dans la rue, certains sniffaient la colle pour fuir la faim, la vie au ras du trottoir. Désormais, on les voit marcher sur un fil, plusieurs mètres au-dessus du sol. Pendant un an, en 2006, le cirque Shems’y a sillonné le Maroc avec son spectacle Bartal. Au jonglage, à la bascule, en haut des échasses ou aux aériennes, une vingtaine de ­jeunes des rues de Rabat passés par une école de ­cirque réservée aux enfants en difficulté, montée il y a huit ans par l’Association maro­caine d’aide aux enfants en situation précaire (Amesip) et l’académie Fratellini.

On dit bartal pour dire moineau, petit piaf. Et Bartal, c’est l’histoire d’un enfant fasciné par l’idée de grandir. Et qui s’épuise et s’isole, à vouloir devenir grand par la force ou par l’argent. Jusqu’au jour où un djinn, esprit tour à tour bienveillant et maléfique, ­trace des signes dans le sable que Bartal ne comprend pas. C’est pourtant son nom. Il grandira le jour où il accédera à la connaissance. Ce conte, écrit par Laurent Gachet, directeur de l’académie Fratellini, et traduit en arabe dialectal, c’est l’histoire des enfants perdus de Rabat.

Grimés.

Salé, la ville industrielle et laborieuse, n’est séparée de Rabat l’administrative que par le fleuve Bouregreg. En longeant la piste vers Sidi Moussa, son quartier le plus pauvre où vivent 8 000 familles, on voit le chapiteau bleu dépasser des murs des murs ocre de la casbah des Gnaouas. Des enfants de 5 à 7 ans sont grimés et déguisés. Des adolescents chantent l’hymne national. Ils font trois heures de cirque par jour, puis cours d’arabe, de français… Cette école informelle ramène chaque année des dizaines d’enfants dans l’enseignement public. La plupart des jeunes errants de Rabat venait de Sidi Moussa. L’Amesip a retrouvé leur famille. «Le travail de réinsertion doit se faire avec ­elles, explique Touraya Bouabid, la présidente de l’asso­ciation. Elles sont souvent seules, ­rejetées car leur enfant est né hors mariage ou abandonnées par le père, au chômage, qui pense ne plus pouvoir tenir son rôle de chef de famille.» Beaucoup n’ont pas déclaré leur enfant à l’état civil. Le service juridique de l’association y remédie, des pédopsychiatres les suivent, un centre de désintoxication est monté.

Music-hall.

Ils sont venus de la rue avec des maladies de peau, des infections, une respiration coupée. A l’école du cirque, ils se sont remusclés. Ont réappris à manger, à respirer . «Ces enfants n’avaient aucune notion de sécurité, témoigne Touraya Bouabid. Sous un chapiteau, vous ne pouvez rien faire sans cela. Quand ils parviennent à marcher sur un fil, c’est qu’ils trouvent leur équilibre. Jongler, c’est la concentration qui revient. Grimper à une ­corde qu’un autre vous tient, c’est faire confiance à nouveau.» En tout, 1 200 enfants sont passés par le centre. Une poignée a fait du cirque son métier : dix-sept viennent d’être recrutés par le Français Claude Thomas pour monter le premier music-hall marocain qui devrait ouvrir en décembre, à Marrakech. Les autres, rescolarisés ou apprentis chez des artisans, reviennent chaque semaine s’entraîner. Sous le chapiteau, on prépare le prochain spectacle, pour 2008. Et dans les rues de Rabat, le nombre d’enfants des rues venus des quartiers pauvres des alentours a régressé. D’autres sont venus, de Fès ou de Meknès. Dans la casbah des Gnaouas, on lève souvent la tête vers le chapiteau, à observer la peinture qui pâlit. «Il faut sans cesse se battre ­contre l’érosion et le soleil.»

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Pour relancer le tourisme, Rabat se donne des airs de Côte d'Azur




C'est le plus gros chantier du Maroc. D'ici à 2010, Rabat devrait avoir perdu son image de belle endormie, de cité administrative un brin ennuyeuse. Perdra-t-elle son âme au passage ? Les Rabati purs et durs le redoutent. Avec ses larges avenues, ses espaces verts, ses quartiers résidentiels, ses ministères et ses chancelleries, Rabat est au Maroc ce que Washington est aux Etats-Unis : une ville paisible et familiale, où il fait bon vivre, surtout si l'on est fonctionnaire ou diplomate. Les jeunes, eux, lui préfèrent Casablanca, son bruit, ses embouteillages, ses bars et son animation.

Si Rabat a été priée de sortir de sa torpeur dans l'espoir d'attirer un million de touristes par an, contre 500 000 actuellement, c'est parce que "Sa Majesté l'a souhaité", vous dit-on de tous côtés. Et comme toujours au Maroc, lorsque le roi marque son intérêt pour un projet, les choses vont vite. En un an et demi, l'estuaire du Bouregreg, ce bras de mer qui sépare Rabat (1,8 million d'habitants) de sa ville jumelle, Salé (900 000 habitants), a été totalement aménagé.
On a "civilisé" les deux rives, construit des berges et commencé à donner à la capitale marocaine un petit air de Côte d'Azur. Des tonnes de sable ont été draguées pour rendre le chenal à nouveau navigable. Des habitations, un bidonville et une décharge ont été rasés. Trois millions de mètres cubes de déchets et de gravats ont été évacués. Un nouveau pont va être construit sur l'estuaire. Sous la colline des Oudayas, il est prévu un tunnel de plus d'un kilomètre de long, pour fluidifier la circulation.

MARINA FLAMBANT NEUVE

Et surtout, un tramway - le premier du Maroc indépendant - verra le jour d'ici trois ans. Il reliera Rabat à Salé et desservira vingt kilomètres. C'est sans doute le changement le plus attendu par les habitants des deux agglomérations, 650 000 personnes faisant chaque jour, péniblement, la navette d'un côté à l'autre de l'estuaire.
Sur la rive droite (côté Salé), une marina flambant neuve attend d'ores et déjà des bateaux de plaisance. Un quart des 350 anneaux seraient déjà réservés par des Espagnols, des Italiens et des Moyen-Orientaux. Sur la rive gauche (côté Rabat), une immense esplanade et une "promenade des Anglais" d'un kilomètre et demi, bordée de lampadaires et de palmiers, ont été aménagées. Rabat-Salé va devenir "un lieu de prédilection de la plaisance et du nautisme", annonce l'agence d'aménagement de la vallée du Bouregreg, qui gère ces travaux. "Il faut réhabiliter l'identité maritime de Rabat. La capitale doit cesser de tourner le dos à son fleuve et à la mer", insiste Lemghari Essakl, le directeur général de cette Agence, rappelant que Rabat était, au début du XXe siècle, le premier port du Maroc, et que Salé était autrefois "une cité corsaire".
L'eau est donc au coeur de ce gigantesque projet qui a une conséquence immédiate : faire exploser les prix du foncier et de l'immobilier dans tout le secteur. Et ce n'est pas fini. D'ici 2017, un lac et une île artificiels vont naître dans l'estuaire et bien d'autres choses encore : des jardins suspendus, des quartiers résidentiels de grand luxe, des hôtels de standing, des restaurants sur pilotis, des commerces, un palais des congrès, une cité des arts et métiers... Côté Atlantique, la corniche de Rabat devrait connaître, elle aussi, des bouleversements comparables, mais le projet n'a pas encore été rendu public.

La capitale du Maroc va-t-elle se transformer en nouveau Dubaï ? Même s'ils reconnaissent que Rabat avait besoin "d'un sérieux coup de neuf", beaucoup s'en inquiètent, d'autant que ce sont des entreprises du Golfe qui assureront l'exploitation de ces nouveaux espaces - en partenariat avec la Caisse marocaine des dépôts et de gestion. "L'écologie et la valorisation de notre patrimoine culturel font partie intégrante du projet", réplique Lemghari Essakl, en parcourant le site archéologique de Chellah qu'il rêve de faire sortir de son état d'abandon.
Du haut du célèbre Café maure de la kasbah des Oudayas, on voit les enfants se baigner sur la petite plage de Bergama. En face, de l'autre côté du fleuve, on distingue la plage de Salé et ses parasols colorés. Une plage populaire où les femmes entrent dans l'eau toutes habillées. L'ensemble est d'une sérénité incomparable. Mais voilà que, sur l'estuaire, passent soudain en pétaradant deux jet-skis...
Florence Beaugé

Article paru dans l'édition du 07.09.07.

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6 sept. 2007

Au bout du fil à Rabat, Fatim devient Sophie









A 22 ans, opératrice dans un centre d’appels vers la France, elle a gagné en salaire et en liberté.

Par Sonya Faure
QUOTIDIEN : jeudi 6 septembre 2007
Rabat envoyée spéciale

Quand elle veut dire que c’est à la fois ceci et ­cela, elle dit : «C’est tout le package.» «Ce qui fait qu’on me respecte, c’est ma façon de parler, ma manière de m’habiller. C’est tout le package.» Avec son chignon et sa frange en diagonale, un noir charbonneux tiré haut sur la paupière, Fatim Zahra, 22 ans, ressemble à Audrey Hepburn. ­Elle se tient bien droite, elle est vive et décidée.

Six jours sur sept, de quarante à quarante-huit heures par semaine, Fatim passe des coups de fil, un ­casque sur les oreilles. Elle n’est pas représentative de la jeunesse marocaine, pas ­même de toutes les filles qui travaillent dans les centres d’appels ; seulement de ces citadines qui ont gagné un peu d’indépendance avec un métier relativement bien payé. Son travail lui a donné confiance en elle. «Parce que j’ai toujours été à l’objectif.» Celui du nombre quotidien de boules à lessive ou de cartes de fidélité vendues par télé­phone à des Français. Depuis «un an et trois mois», elle travaille chez Webhelp, à Rabat, un sous-traitant français gérant les appels de fournisseurs d’accès à Internet ou de magasins de vente par correspondance.

«Pistonné». Il y a un an, Webhelp employait 1 850 salariés. Il en compte aujourd’hui 3 500 au Maroc, 60 % de filles, de 20 à 26 ans surtout, de niveau bac à bac + 4. Le métier est pénible, les pauses régentées, les communications écoutées et analysées. Mais pour limiter le turnover (25 % par an), Webhelp joue les patrons modèles, assurant des prestations qui n’ont rien d’habituel : une ­crèche, un centre de soins, une mutuelle.

Fatim, tout juste promue superviseur, s’estime chanceuse parce que dans la boîte de l’autre côté de la rue, «les téléopérateurs n’ont pas le droit à l’ascenseur, réservé aux superviseurs» . Sa chance, c’est surtout de gagner plus que le Smic marocain (1 800 dirhams - 180 euros - mensuels pour quarante-quatre heures par semaine). Webhelp paie un ­débutant 3 200 dirhams (320 euros), auxquels s’ajoutent primes d’assiduité, de comportement, de résultats…

La jeune femme a un bac en sciences expérimentales et un Deug d’économie. «Je pensais que le centre d’appels, c’était juste pour les vacances. A la fin de l’été, je me suis dit que je n’allais peut-être pas réussir ma licence, que le sa­laire était vraiment pas mal. Et puis la fonction publique, avec la li­cence, c’est pas possible, il faut être pistonné, c’est grave.»

Quand on parle de l’indépendance gagnée, elle répond d’abord : «C’est sûr, je peux aider mes parents.» Son père est chauffeur de bus, sa mère ne travaille pas. Elle vit chez eux. «Mais je peux sortir la nuit…» En réalité, elle va en boîte à Rabat une fois par mois. Sur les deux jeans de marque et les sandales qu’elle vient d’acheter, elle avoue : «J’ai un peu exagéré.» Depuis le dernier ramadan, Fatim sortait avec un garçon. Il l’a quittée, elle affirme s’en moquer. Elle en a parlé qu’à sa mère. Travailler, gagner un salaire, «ça change tout vis-à-vis des garçons. Ça change la manière dont tu parles, dont tu t’habilles. Ils se disent : C’est quelqu’un de cultivé. »

Choucroute. Vendredi, «bien sûr que je voterai aux législa­tives. C’est important pour le développement de notre pays.» Elle ne dira pas pour quel parti.

Fatim, c’est aussi le portrait qu’elle fait, par téléphone interposé, des Français . «Chaque client, c’est comme si tu ­vivais avec lui.» Une vie commune qui a commencé avec le Guide du parfait francophile distribué aux nouvelles recrues. Où l’on parle de la choucroute d’Alsace, de l’Epiphanie et du RMI. Où l’on explique le sens de l’expression «j’es­père que ça va faire avancer le schmilblick» . Quand elle téléphone, Fatim n’a pas le droit de dire qu’elle est marocaine. Elle se présente : «Bonjour, je m’appelle Sophie.»

Ce qui la frappe surtout, c’est le nombre de fois où elle ­tombe sur un enfant qui lui dit que ses parents sont absents . «Je trouve que les Français ­travaillent beaucoup.» Mais quand on lui dit qu’en France, la ­durée de travail légale est de trente-cinq heures, elle est soudain désorientée. Ça n’était probablement pas précisé dans le Guide du parfait francophile.

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5 sept. 2007

Rude compétition entre les candidats dans la 'circonscription de la mort' de Rabat-Chellah


Rabat - A quelques jours des élections législatives du 7 septembre, la compétition est de plus en plus rude entre les candidats en lice dans la circonscription de Rabat-Chellah, qualifiée à juste titre de "circonscription de la mort", en raison du poids des candidats, presque tous de formation universitaire et siégeant au sein des instances centrales de leurs partis.

Depuis le lancement le 25 août de la campagne électorale, les regards sont, pour ces raisons, en effet, focalisés sur cette circonscription, où 57 candidats, représentants 19 partis politiques, s'affrontent pour briguer les trois sièges à pourvoir. Pour expliquer leurs programmes électoraux, les candidats, qui sont tous des professionnels de la politique et qui ne sont pas à leur première campagne électorale, ont eu recours aux différentes techniques de la communication.

En plus de l'affichage et de la distribution des tracts, les candidats ont opté pour la politique de proximité et les meetings, pour approcher l'électorat et séduire les 155 000 électeurs. Les candidats en lice dans cette circonscription de la région de Rabat Salé-Zemmour-Zaers sont à 99 pc des universitaires, mandataires de listes et professionnels de la politique puisque membres des bureaux politiques de leurs formations politiques respectives. En outre, 60 pc de ces prétendants avaient été déjà candidats aux précédentes élections législatives dans cette même circonscription. De là découle la difficulté pour les observateurs d'établir un pronostic sur l'issue du scrutin dans cette circonscription, étant donné le "poids" des candidats en lice, tous considérés comme de "gros calibres".

Ils n'excluent pas en conséquence des "surprises", compte tenu des moyens utilisés par les candidats pour persuader et convaincre les électeurs, dont de grands concerts, animés par des stars de la chanson marocaine, des gadgets, frappés du signe du parti. Une vingtaine de partis sont en lice dans cette circonscription : le Parti Travailliste, l'Union socialiste des Forces populaires, le Parti du Progrès et du Socialisme, le Parti de la Justice et du Développement, le Mouvement Populaire, le Parti de l'Istiqlal, le parti de la Renaissance et de la Vertu, le Parti Socialiste, le Front des Forces Démocratiques, l'Alliance du parti de l'Avant-garde démocratique socialiste et le Congrès national Ittihadi, le Parti socialiste unifié, le Parti de la Réforme et du développement, le Parti de la liberté et de la justice sociale, l'Alliance du Parti national démocrate et le parti Al Ahd, l'Alliance des libertés, le Parti marocain libéral, le parti du Centre social, le Parti de l'Initiative citoyenne et du développement, le Rassemblement National des Indépendants et l'Union constitutionnelle. Deux formations politiques ont présenté deux têtes de liste femmes: le Parti marocain libéral et le parti du Centre social.

MAP

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4 sept. 2007

La plage de Mehdia : berceau du surf marocain

Les vagues ensoleillées du Maroc sont aujourd'hui des spots de surf prisés par de nombreux adeptes marocains et étrangers. Le pays compte de nombreux pratiquants, avec des formateurs experts soucieux d'accompagner le développement de ce sport-loisirs devenu un pilier du développement touristique du Royaume .

Plus de 1.500 km de côtes secouées par les vagues et le soleil brillant garantissent la pratique du surf toute l'année au Maroc. Impossible de ne pas apercevoir une planche sur la côte atlantique du pays qui est devenu l'une des références internationales de cette pratique en plein essor. Elle génère aujourd'hui un surf Business vestimentaire dont la marque Quiksilver en est l'illustration dans beaucoup de boutiques de Casablanca. La plage de Mehdia à Kénitra, ville de 850.000 habitants située à 30 km au nord de Rabat, figure comme le berceau du surf marocain.

La localité, appelée Port Lyautey au temps du protectorat français, a accueilli une base aérienne américaine de l'OTAN après l'indépendance du pays à la fin des années 1950. Les pratiquants américains et des sportifs français établis pendant la colonisation ont donné naissance au premier spot de Médhia, toujours réputé. L'Atlantic Mehdia Surfing est aujourd'hui l'une des Ecoles de surf et de bodyboard du Maroc les plus actives du Royaume.

Une flopée de structures se sont installées face aux plus beaux spots du pays, de Tanger au nord jusqu'au provinces du sud ; une région de plus en plus prisée et convoitée.SouplesseYoussef El Amarani, 38 ans, est un enfant de la plage de Médhia (notre photo). Il est devenu l'un des nombreux formateurs diplômés du Royaume . Pour lui, les spots du Maroc rivalisent avec les meilleurs des côtes atlantiques du sud-ouest de l'Hexagone. "En hiver, beaucoup de pratiquants français viennent au Maroc s'entraîner grâce à la qualité de notre climat et de nos vagues", affirme Youssef. Nombreux sont les jeunes expatriés à se lancer sur les flots marocains en passant par des écoles de surf. "C'est un sport qui se pratique dès l'âge de 4 ans, et jusqu'à la cinquantaine, voire plus".

Ce sport de glisse recquiert comme principale qualité la souplesse, celle qui vous faire prendre rapidement la vague avant qu'elle ne s'écrase. Une bonne condition physique et le sens technique de la vague sont aussi des conditions obligatoires pour apprécier le surf sans souffrir. La sécurité est aussi ce qu'enseigne Youssef aux jeunes, notamment la bonne longueur du leash, le cordon reliant la cheville à la planche, et qui est le lien de survis du surfeur. Car perdre sa planche au large, c'est se mettre en difficulté pour regagner la plage.

Youssef veut accompagner le développement de ce sport. Pour lui, les régions du sud du Maroc sont dotées d'un fort potentiel naturel du fait de la qualité des vagues et du climat, avec une température de l'eau supérieure à 20 degrés en hiver. "Des 'investisseurs sont déjà sur la place, dont beaucoup d'étrangers". Le surf est devenu l'un des piliers du développement touristique du Royaume. Et certains ont déjà choisi cette bonne vague économique.

Didier BOUVILLE. (www.lepetitjournal.com - Casablanca) mardi 4 septembre 2007

Un Royaume de spots

Les plages les plus adaptées aux surfeurs sont celles de Dar-Bouazza (à 20 km au sud de Casablanca), où ont eu lieu les premiers championnats de surf du Maroc en 1993, de Mehdia (Kenitra), la plage des Nations (Rabat), et celle située au pied de la casbah des Oudaïa, la plage de Safi, celle de Taghazout (à 15 km d'Agadir), la plage de Minleft (près de Tiznit), et celle de Sidi Bouzid (El Jadida). A 30 km au sud d'Essaouira, la plage de Sidi-kaouki est un spot mondialement connu par les planchistes et surfeurs, mais conseillé aux initiés car les courant sont très forts.

Quelques liens web :


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3 sept. 2007

Bahraoui convoqué devant le tribunal après les élections

· 716 plaintes déposées en période électorale
· Plus de la moitié dénoncent des campagnes prématurées

Les campagnes électorales ont leur lot d’imprévus. Certains candidats risquent de voir leur agenda perturbé. Le maire de Rabat Omar Bahraoui et porte-drapeau du Mouvement populaire (MP) à la circonscription de Rabat-Chellah, en fait partie. Il devra comparaître, pour la 3e fois, devant le tribunal de première instance (TPI) de la capitale. Bahraoui est accusé de fraude au code électoral (cf.leconomiste.com).

«Une convocation lui a été envoyée par les instances judiciaires. Il devrait la recevoir dans les prochains jours», a déclaré Mohammed Nabaoui, membre de la commission ministérielle mixte (Intérieur et Justice) chargée de suivre les élections. Cette déclaration a été faite lors du 2e point de presse, tenu le 31 août à Rabat. La date de la prochaine audience n’a pas été précisée. Le procès de Bahraoui «reprendra après les élections», poursuit Nabaoui, qui est aussi directeur des affaires pénales au ministère de la Justice.

Il est à rappeler que durant l’audience du 16 août, le tribunal s’est référé à l’article 299 du code de procédure pénale «qui ne l’oblige pas à fixer un jour précis pour les prochaines audiences». Le maire de Rabat n’est pas le seul à faire l’objet de poursuites judiciaires. «Jusqu’à jeudi dernier, pas moins de 716 plaintes ont été déposées», affirme le directeur des affaires pénales au ministère de la justice. Plus de la moitié des dénonciations portent sur des campagnes électorales prématurées, et 10% des plaintes pour corruption. Une quarantaine concernent l’utilisation du matériel et moyens de l’Etat. Les instances judicaires se sont prononcées dans 300 dossiers, soit près de 42% de l’ensemble des plaintes.Parmi elles, 289 ont été classées, notamment pour manque de preuve.

Une dizaine de plaintes ont débouché sur des poursuites. Tandis qu’une seule est en cours d’instruction. Aucune information n’a filtré sur l’identité des candidats impliqués. Les responsables ministériels invoquent le «secret de l’instruction et la présomption d’innocence». Il y a de quoi! Quatorze plaintes ont été déposées contre 6 ministres. Ainsi, «trois d’entre elles ont été classées». Et les «onze qui restent, font l’objet d’enquête auprès du parquet», précise Nabaoui. La circonscription de Ben Guerir en fait partie, suite à une plainte déposée par le candidat du PJD. La campagne n’a connu que deux cas d’agression. «Le premier à Laâyoune et le second à Mohammédia», selon le représentant du ministère de la Justice. La commission chargée du contrôle des élections «n’a pas eu recours aux écoutes téléphoniques, cette fois-ci», indiquent ses représentants.

Podium

La commission ministérielle chargée du contrôle des élections souligne qu’au total 716 affaires d’infractions électorales ont été soumises, au 30 août, au Parquet général qui a tranché jusque-là sur 300 cas (41,89%), dont 289 ont été classées faute de preuves. Par ailleurs, 10 plaintes ont donné lieu à des poursuites et un dernier dossier a été présenté au juge d’instruction. Sur les 716 affaires recensées, 180 infractions ont été soulevées par la presse. Sur un autre registre, les statistiques sur les listes électorales montrent que, par région, c’est Meknès-Tafilalet qui se taille la part du lion (25). Elle est suivie par Tadla-Azilal avec 24 listes. Quant au plus grand nombre de listes par circonscription, il ressort que Bzou-Ouaouizeght arrive en premier (33 listes). Vient juste après Chefchaouen (30), suivie de Khouribga-Ouled Labhar Lakbar ou Sghar (29). Par ailleurs, 55 accréditations aux listes locales ont été décrochées par des femmes auprès de 24 partis. Ce sont les Istiqlaliennes qui occupent le haut du podium, avec 5 accréditations. En termes d’âge, 46% des candidats ont moins de 45 ans. Les sans-diplôme, eux, sont de 19%, contre 45% qui ont suivi des études supérieures.

F. F.

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2 sept. 2007

Association Al Amana- M. Jettou inaugure le nouveau siège à Rabat.

Le Premier ministre, Driss Jettou a inauguré, vendredi à Rabat, le nouveau siège de l'"Association Al Amana pour la promotion des micro-entreprises" en présence du conseiller de S.M. le Roi, André Azoulay et du ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Abderrahim Harouchi.

Intervenant lors de cette cérémonie, M. Jettou a indiqué que le nouveau siège "est l'aboutissement d'un engagement sans faille et d'un travail de longue haleine", notant que l'Association "tient pleinement sa place sur la scène publique et financière". Il s'est félicité de l'ampleur des avancées réalisées par le Maroc dans le domaine de la microfinance grâce à "l'engagement sans faille des associations agréées", ajoutant que "les prestations du secteur bénéficient actuellement à plus d'un million de citoyens, dont deux tiers de femmes notamment en milieu rural".

Le Premier ministre a, en outre, précisé que la gestion rigoureuse du secteur "permet aux associations nationales de micro-crédit de maintenir des seuils de remboursement avoisinant les 100%". Par ailleurs, M. Jettou a affirmé que le bilan d'Al Amana est "impressionnant avec ses 2.200 salariés, ses 430 agences et un portefeuille de crédit qui dépasse les deux milliards de DH". Saluant les performances enregistrées dans le secteur de la microfinance, le Premier ministre a appelé à "prendre davantage conscience de l'ampleur des efforts à consentir pour maintenir et renforcer cet élan de développement et de la portée des défis à relever pour une microfinance intégrée".Situé au quartier Yacoub Al Mansour (CYM), le nouveau siège de l'Association Al Amana s'étale sur une superficie de 1.100 m2. Le coût de sa construction s'élève à 25 millions de DH. Créée le 13 février 1997, Al Amana a reçu l'agrément du ministère des Finances en tant qu'association de micro-crédit en mars 2000.

Elle contribue à l'intégration sociale et au développement économique par la micro-finance et la promotion des micro-entreprises, le but étant d'améliorer les conditions de travail et de vie personnelle et familiale des clients et de promouvoir leurs compétences.

MAP

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Près de Rabat, les collines oubliées d'Oum Azza attendent la ville nouvelle de Bab Zaers



Le site est splendide. Un paysage de collines cuites par le soleil, des champs de blé qui attendent d'être retravaillés. Au loin, la touche verte d'une forêt d'eucalyptus. Pas un bruit, sauf celui d'un vent chaud. Pas une habitation hormis, deux fermes et un haras oublié. Pas un être humain mais des centaines de sangliers qui déambulent en groupes sur les rares chemins de terre.

Nous sommes sur la commune d'Oum Azza, à moins de 30 kilomètres de Rabat, la capitale marocaine, et de son agitation. Et cette proximité va bouleverser le destin de cette terre oubliée d'Oum Azza : une ville nouvelle va surgir ici, sur ce domaine agricole de plus de 3 000 hectares, soit la moitié environ de la surface de Paris. Elle s'appellera Bab Zaers.

Les plans de masse en sont déjà dessinés. L'administration a donné un premier feu vert de principe. Les capitaux devraient suivre. "L'été prochain sera donné le premier coup de pioche. Les habitants commenceront à s'installer dans trois ans. Et d'ici quinze ou vingt ans, 80 000 personnes vivront ici", assure celui qui est le coordinateur du projet, l'économiste Benabderrazik El-Hassan.

SOUCI D'AUTONOMIE

La démographie commande. Posée en bord de mer, corsetée par le chapelet de villes qui l'entoure, Rabat est à l'étroit. Les loyers y sont devenus prohibitifs tandis que l'agglomération n'en finit pas de s'étaler. Sa population a plus que doublé en une décennie. D'où les projets de villes nouvelles. Bab Zaers n'est pas le seul. Sur le même axe, l'Etat a lancé les travaux de Tamesna, une ville-champignon qui, à terme, accueillera 250 000 habitants. Qu'est-ce qui fera l'originalité d'Oum Azza ? Peut-être ce souci de ne pas être une cité-dortoir, mais une ville autonome. "On ne veut pas que la transhumance soit la règle. Près de 70 % de la population vivra sur place", assure M. El-Hassan.

Le futur parc industriel - orienté vers les services - en emploiera une partie. D'autres travailleront sur les exploitations agricoles qui nourriront la population locale. Souci d'autonomie aussi en matière d'eau, une denrée de plus en plus rare. En 2008, commencera la construction d'une douzaine de petits barrages qui recueilleront l'eau de pluie pour permettre à Bab Zaers d'être autosuffisante. "On veut peser le moins possible sur les services publics, dont les moyens dans les pays du tiers-monde sont limités. On a travaillé dans ce but avec des cabinets indiens. Dans leur pays, ils sont confrontés au même problème", dit l'architecte du projet, Tarik Oualalou, présent au Maroc, en France et aux Etats-Unis.

Hormis l'élargissement de la route qui mène à Rabat et le renforcement du réseau électrique, l'Etat n'aura pas un dirham à débourser. Les travaux d'infrastructures sont pris en charge par la société d'aménagement privée, tout comme les bâtiments publics de la future ville (école, centre de santé, poste de police et de gendarmerie). Ils seront soit loués à l'Etat soit cédés à titre gratuit (mosquées).

"Nous avons offert plusieurs dizaines d'hectares pour une future université. Le site se prête à l'installation d'un campus convivial", ajoute M. El-Hassan. Pour le reste, le schéma est plus classique. Une fois les infrastructures de base achevées (routes, réseau d'eau, d'assainissement...), la société d'aménagement du site va progressivement vendre des parcelles que lotiront des promoteurs.
"Le cahier des charges sera strict", affirme M. Oualalou. Il y aura beaucoup de verdure, pas de barre de béton ni d'immeubles de plus de quatre ou cinq étages. "Il fera bon vivre dans cette ville où toutes les couches sociales seront représentées", dit-il.

"PRINCE ROUGE"

Le côté piquant de l'affaire tient à l'identité du père du projet, qui n'est autre que le "prince rouge", Moulay Hicham, le cousin germain du roi Mohammed VI, avec qui il entretient des relations distantes et compliquées. Propriétaire des terrains de la future ville avec d'autres membres de sa famille, Moulay Hicham assure qu'il n'aura guère de mal à mobiliser des investisseurs marocains et étrangers pour financer les travaux d'aménagement (150 millions de dollars pour la première tranche) et faire venir des promoteurs. Il sait que rien ne pourra se faire contre la volonté de son royal cousin. Si la ville nouvelle sort de terre, elle scellera peut-être la réconciliation entre les deux hommes.

Jean-Pierre Tuquoi

Article paru dans l'édition du 02.09.07.

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