31 août 2007

28ème édition du "Bocal agité" à l'Institut Français de Rabat


Rencontre théâtrale à Rabat

L’Institut français de Rabat accueille la 28ème édition du « Bocal agité ». Une rencontre culturelle qui réunira, en l’espace de trois jours, les 20, 21 et 22 septembre prochains, un groupe d’auteurs, de metteurs en scène et de comédiens autour d’un concept dont le principe consiste à produire des pièces de théâtre improvisées. Et ce, sur des contraintes d’écriture proposées par un auteur promu «agitateur de service».

La rencontre, organisée en partenariat avec la Compagnie de la Gare et le Goethe Institut, s’ouvrira le 20 septembre à Rabat. Elle se poursuivra le lendemain pour s’achever le 22 du même mois par la représentation d’une pièce théâtrale co-écrite par six auteurs : Youssouf Amine El Alamy, Hamid Faridi, Hicham Lasri, Driss Ksikes, Yassime Zizi et Nora Squalli.Au cours de cette rencontre, déclinée en trois phases, des acteurs marocains et leurs vis-à-vis français proposeront des textes qu’ils auront co-écrits in situ à un groupe de metteurs en scène du Maroc et d’ailleurs et une vingtaine de comédiens. Dans la première phase, et après écriture, les textes seront lus et commentés avant de passer aux cribles de tous les auteurs participants.

Les textes produits seront soumis, dans la seconde phase, à l’appréciation d’un groupe de metteurs en scène composé de Jouad Essounami, Abdelmajid el Haouass, Samia Akariou, Latefa Aherrar, Mohamed Hassouni, Imane Zerouali et Mustapha Aouar. Ces derniers rejoindront plus tard la vingtaine de comédiens conviés à cette rencontre pour donner une cohérence à ce travail.Enfin, la troisième phase interviendra au troisième jour de la rencontre avec la représentation de la pièce devant le public. Ce dernier appréciera une œuvre particulière puisque différente des autres pièces conçues à travers le chemin classique de production théâtrale.«Les artistes de Rabat et de Vitry-sur-Seine se donneront rendez-vous, simultanément, à distance, pour écrire, traduire, mettre en espace, jouer, discuter et partager », soulignent les organisateurs. Les participants tenteront donc de produire et reproduire, sans se voir, les mêmes pièces traduites et composées par des artistes d’horizons différents, mais qui « se découvriront à travers ces mêmes mots écrits pour eux et dits par les autres », précise-t-on."L’idée du Bocal est de bousculer les choses et les habitudes, de faire se rencontrer des auteurs, des metteurs en scène et des comédiens. C’est aussi l’occasion d’attirer le public sur une forme nouvelle d’expression, issue d’un processus très condensé de création. Le Bocal permet de faire sortir des textes débridés", confia en 2002 Mustapha Aouar, de Gare au théâtre à Vitry-sur-Seine, au site culturel Yaquoi.com.

Plusieurs comédiens participeront également à cette aventure. Il s’agit notamment de Nadia Benayad, Landri Hillairet, Aïcha Aoub, Saïd Amil, Hichma Ibrahimi, Amal Setta, Adil Abatourab, Farida Bouazzaoui, Jamila El Aouini, Lamine Ennaji, Saïd Bay et Imane Reghaye.Soulignons enfin que les textes issus de cette rencontre bocaliste seront publiés par les Editions de la Gare et diffusés sur le net.

Bocal Agité : 20, 21 et 22 septembre 2007 à l'Institut Français de Rabat.


ALAIN BOUITHY

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Rabat: reprise des travaux sur l’avenue Allal Benabdallah

. Le remplacement du dallage à l’origine d’un gros retard

· Une décision qui permet de réaliser 20 % d’économie


La ville de Rabat s’est lancée dans un vaste chantier de mise à niveau urbaine. Partout, on creuse, on réajuste, on peaufine. Il s’agit de donner à la capitale du Royaume l’image qu’elle mérite. Mais pour l’heure, les designers urbains ne savent pas quel type de dallage il faut adopter pour préserver la propreté des rues.

En effet, la majorité des revêtements réalisés à ce jour sur les grandes places de la ville ont été de mauvaise qualité et gardent la saleté. Le cas du boulevard Mohammed V en est un exemple éloquent. Aussi, les aménageurs ont pris la précaution de ne pas faire la même erreur sur l’avenue Allal Benabdallah. Lancés en avril dernier, les travaux ont été interrompus après quelques jours de coups de pioche.

Le temps d’arracher le revêtement existant. Ainsi, un nouveau dallage sera posé. Au départ, ce dernier devait être importé de Chine mais la Wilaya a changé d’avis et a procédé en conséquence à la modification des clauses du cahier des charges. «Nous avions décidé de remplacer les carreaux de Shanghaï par un revêtement local fabriqué à partir de la pierre du Shoul», précise Mohamed Regraga, secrétaire général de la wilaya. Cette décision permet de réaliser une grosse économie: ainsi, pour 22.000 m2 de revêtement, le coût sera de 22 millions de DH au lieu de 27.

Plus précisemment, les carreaux chinois reviennent à environ 1.050 DH/m2 contre 700 pour le revêtement marocain. Par ailleurs, l’utilisation d’une matière locale ne pose pas de problème en matière d’approvisionnement quand il faudra remplacer les carreaux abîmés. Mais pourquoi cette décision n’a pas été prise dés le début pour éviter un retard de plus de deux mois? «C’est le bureau d’étude qui a opté pour l’importation de carreaux chinois», répond la Wilaya. A noter que ce type de revêtement a déjà été utilisé dans le cadre du réaménagement de la place Moulay Hassan devant le siège de la CDG. Mais pour un spécialiste, le problème des dallages posés à Rabat revient à deux éléments. Le premier concerne les travaux de maintenance qu’il faut assurer régulièrement. Ces derniers sont relativement onéreux et difficilement supportables par les budgets de la ville.

« Il faut donc avoir une vision globale et harmonieuse au moment de la conception des aménagements des travaux de dallage dans les différents zones de la ville», précise le spécialiste. Pour ce dernier, on peut avoir de jolis revêtements, très pratiques, et réalisés à partir de matériaux simples et économiques. Comme c’est le cas dans de grandes villes occidentales, à Paris notamment. Enfin, signalons que la Wilaya a promis de mettre les bouchées doubles pour rattraper le retard et livrer le chantier en novembre. Afin que les travaux d’aménagement de l’avenue Hassan II, prévus sur une longueur de 11 km, puissent, à leur tour, démarrer.

De notre correspondant,Nour Eddine EL AISSI

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30 août 2007

Peu de fidèles aux obsèques de Driss Basri à Rabat





Après l'arrivée de sa dépouille mortelle, mardi en provenance de Paris où il s'était éteint lundi suite à une grave et longue maladie, l'ancien ministre d'Etat à l'intérieur, Driss Basri, a été inhumé hier au cimetière des Chouhada à Rabat, en présence de plusieurs centaines de citoyens, mais d'un seul membre du gouvernement, en l'occurrence Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur. Sa famille, notamment ses deux fils Hicham et Taoufik, d'anciens ministres de son temps, ses proches collaborateurs de l'époque, ses camarades de classe, ses étudiants, et une foule de citoyens ont accompagné le défunt à sa dernière demeure.

Après la prière d'Addohr, le cortège funèbre s'ébranla vers le cimetière où sa dépouille reposera désormais. On a noté la présence d'anciens collaborateurs et hauts responsables du Département de l'Intérieur, notamment Mohamed Fenjiro, ancien directeur de la MAP, Mohamed Hajjaj, ancien Secrétaire général du ministère de l'Intérieur, Driss Toulali, ancien directeur des collectivités locales, Hassan Ouchen, ex-wali des provinces sahariennes, Benkirane, wali responsable des walis et gouverneurs, Bouabid, ancien membre de son cabinet, Allabouche, gouverneur et ancien patron de la DST, Rachidi Ghazouani, ancien ministre du plan et Mohamed Allal Sinaceur, ancien ministre et conseiller de SM le Roi.

Parmi les responsables de partis politiques, on a relevé la présence de Mahmoud Archane, Secrétaire général du Mouvement démocratqiue et social (MDS), Abdellah Kadiri, leader du parti national démocrate (PND). Abdelilah Benkirane et Abdellah Baha, dirigeants du Parti justice et développement (PJD) ont également rejoint le cortège, parti du domicile du défunt, sis sur l'Avenue Imam Malik (ex Route des Zaers). On a également relevé la présence du chanteur Abdelhadi Balkhayate et de Mohamed Mjid, president de la Fédération du tennis. Celui-ci a suivi le cortège en voiture, pour des raisons de santé apparemment.

H.S

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27 août 2007

Bouquiniste à Rabat, un métier en voie d'extinction


La profession mise de plus en plus sur la rentrée scolaire pour sa survie. Malgré un marché du livre plus ou moins déprimé, les bouquinistes de Rabat ne lâchent pas. Ils sont rares à pratiquer réellement ce métier et ils résistent tant bien que mal. Les bouquinistes n'ont pas vocation de vendre des nouveautés, ni de faire des lancements d'auteurs, mais grâce à eux on retrouve «des livres d'expérience», des œuvres anciennes qui ont marqué une époque, une génération, un peuple.

Pour inciter les gens à lire et stimuler l'accès aux livres à un public plus large, les bouquinistes de la capitale sont installés dans des endroits très fréquentés par la population (Agdal, les Orangers, la médina…), qui retrouve ainsi facilement le goût du livre.Malheureusement, les Marocains lisent très peu, et le livre est loin d'être un produit de consommation courante. Les meilleures ventes dépassent rarement les deux mille exemplaires. Les libraires, ainsi que les bouquinistes, doivent leur survie à la rentrée scolaire. «Je ne sais pas si je pourrais continuer à exister dans ce contexte» nous confie Hassan, bouquiniste depuis bientôt dix ans. «Je vends à15 et 20DH des livres qui se vendent neufs à plus de 300DH. Au fait, je ne gagne pas grand-chose», ajoute-t-il.

Néanmoins, ce passionné de lecture refuse de céder à la tentation d'exercer un autre commerce. En effet, plusieurs bouquinistes de Rabat ont changé de métier pour devenir vendeurs de matériel informatique ou de portables. Dans une boutique riche en livres, et malheureusement vide quant à la clientèle, se trouve Hassan. Fier de son métier et de sa clientèle, il affirme : «J'ai une clientèle fidèle : des professeurs, des médecins, des étudiants, des retraités….Bref, ce sont des gens qui ont du goût. Ils choisissent soigneusement ce qu'ils lisent». Ainsi, l'objectif principal de Hassan est de présenter à ses clients les livres dont ils ont besoin.

Un grand choix de livres de tous genres : dictionnaires, encyclopédies, manuels scolaires, livres de sciences, romans, revues … tout cela pour inciter les gens à lire. «Ce qui se vend le plus, ce sont les œuvres qui se rattachent aux sciences sociales : philosophie, sociologie… les livres d'écrivains marocains tels que Driss Chraïbi. Les livres d'histoire sont aussi très demandés», explique le jeune bouquiniste. A Bab El Hadd, se tient la boutique de Ba Ahmed.Cet octogénaire est bouquiniste depuis près de 50ans. Il évoque avec douleur et nostalgie le passé. «Ma clientèle a disparu. Les gens qui lisaient n'existent plus». Du temps du protectorat, les Marocains lisaient beaucoup, même plus que les Français. Malheureusement aujourd'hui, les Marocains ne connaissent plus l'importance de la lecture. Ils la considèrent comme un passe-temps, mais la réalité est différente. Depuis l'apparition des cyber-cafés, même la petite minorité qui lisait a disparu.

Les jeunes préfèrent surfer sur le net, regarder la télévision… plutôt que de lire. Les Marocains lisent très rarement a contrario des autres pays arabes. La majorité des livres présentés dans les librairies sont des livres universitaires et scolaires. En effet, la vente des romans classiques représente un faible pourcentage dans le chiffre d'affaires des bouquinistes, ainsi que des libraires. Cette situation s'explique de plusieurs façons. Déjà, près de 70% des Marocains sont analphabètes. Reste 30%. Pour un grand nombre d'entre eux, l'accès au livre est quasi impossible vu les conditions de leur vie. S'ajoute à cela la faiblesse du pouvoir d'achat chez les jeunes et plus encore, l'influence des médias, ainsi que de l'Internet. Pour ces raisons, malheureusement, le métier de bouquiniste disparaît jour après jour. Pourtant, il offre un grand choix de livres à un prix abordable.

•Journaliste stagiaire

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L'union fait la forceDernièrement les bouquinistes de Casablanca ont pu constituer «l'association des bouquinistes», un projet qui leur tenait à cœur. Cette association organise plusieurs activités culturelles et conférences, ainsi que des débats où ils invitent des intellectuels. Ba Ahmed a toujours rêvé de voir les bouquinistes de Rabat se rassembler dans une association. Comme leurs confrères casablancais, ils pourront, à travers cette association, organiser des activités culturelles.

Pour le moment, ce rêve n'est toujours pas réalisé, mais les espoirs des bouquinistes ainsi que des professionnels sont portés sur une action pour mettre en avant les bouquinistes ainsi que les livres, d'autant plus qu'il s'agit d'un métier qui risque de disparaître si les responsables ne font pas d'effort. Car seule l'union fait la force.

Hala Lahlou * LE MATIN

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24 août 2007

L’aménagement de Bouregreg avance

L’aménagement de Bouregreg avance


L’agence d’aménagement du Bouregreg a tenu mercredi son Conseil d’administration.



Le conseil d'administration de l'Agence d'aménagement de la Vallée du Bouregreg s'est tenu mercredi à Rabat sous la présidence du Premier ministre Driss Jettou. Dans une déclaration à la presse, le directeur général de l'Agence, Lemghari Essakl, a indiqué que le conseil a passé en revue les réalisations accomplies depuis le lancement de ce méga chantier en janvier 2006, notamment les travaux d'aménagement et de mise en place de l'infrastructure des rives du Bouregreg, ainsi que les grands projets programmés pour la période 2007-2008. Ces projets portent, notamment, sur le tunnel des Oudayas et le nouveau pont Moulay El Hassan, qui seront réalisés en partenariat avec des investisseurs étrangers, notamment du Golfe ou d'Europe et des Etats-Unis.

Le conseil, auquel ont assisté plusieurs membres du gouvernement, s'est également penché sur l'état d'avancement du projet de transport urbain Rabat-Salé par tramway, a ajouté M. Essakl, rappelant qu'il s'agit d'un projet qui nécessite d'importants fonds, estimés à trois milliards DH. L'agence intervient pour 35% dans le financement de ces projets, le reste devant être couvert par des prêts internationaux destinés à la réalisation de l'infrastructure, a-t-il précisé. Pour sa part, le directeur du Pôle aménagement de l'Agence, Saïd Zarrou, a évoqué les projets en cours de réalisation ou en phase de finalisation, notamment le port de pêche, l'aménagement de l'embouchure et la construction de la digue de Salé.

Le 24-8-2007

Par : MAP

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23 août 2007

Rabat, capitale culturelle




La ville parie également sur la culture pour sa renaissance économique


D'ici une décennie, Rabat sera sûrement l'une des plus belles et attractives capitales du monde avec les grandioses aménagements concernant la zone du littoral allant des Oudayas jusqu'à Al Harhoura et le gigantesque projet du Bouregreg où les gros travaux de la marina sont déjà achevés. Le port de plaisance s'apprêtera bientôt à accueillir les yachts, les grands voiliers et divers bateaux de plaisance venant de toutes les régions du globe.

Après la belle réalisation de l'esplanade de Bab El Had (où, malheureusement, les deux stations d'essence constituent deux vilaines verrues absolument à extirper pour compléter l'espace vert), l'embellissement du centre-ville s'accentue avec les travaux en cours à l'avenue Allal Ben Abdallah, la place Piétri, le boulevard Hassan II et dans les grandes aires de Hay Riad.

Cependant, ce qui nous réjouit ce sont les constructions d'importants édifices qui positionnent la capitale parmi les grands centres culturels du bassin méditerranéen.Très bien situé, non loin de la belle mosquée Essouna, le grand Musée national des arts contemporains tant attendu par nos grands artistes plasticiens sera bientôt achevé et, à quelques encablures, la Bibliothèque nationale sera un endroit phare de la capitale avec son ambitieuse architecture d'où émergera une grande tour qui abritera de précieux manuscrits et de considérables ouvrages.

Ces deux importantes réalisations relèveront certainement l'activité culturelle dans notre belle cité qui, à vrai dire, est devenue prépondérante ces temps-ci avec les divers festivals devenus rituels et les nouveaux espaces réservés aux expositions et à la musique tels que la magnifique Villa des arts conçue par l'ONA et les galeries de la CDG qui s'ajoutent aux monumentales salles de Bab Rouah et des Oudayas.

Espérons aussi que le CCM (Centre cinématographique marocain) consentira à transférer la cinémathèque au centre-ville et qu'une réalisation comme le Mégarama de Casablanca ravivera le 7e Art dans la capitale et ne laissera pas le monopole uniquement au mythique Théâtre National Mohammed V qui, incontestablement, a contribué efficacement à la préservation de l'activité théâtrale à Rabat. Juste à sa proximité, sera édifié l'Institut de musique et des arts chorégraphiques qui, espérons-le, accueillera des professeurs et des chorégraphes très compétents qui élèveront l'enseignement au diapason des pays développés.

Aussi, la ville de Rabat, qui a longuement végété, se métamorphosera en une cité moderne, une capitale où prédominera la vie culturelle. En effet, cette belle cité impériale, avec ses magnifiques monuments tels que la Casbah des Oudayas, le Chellah et le site enchanteur de la Tour Hassan, a une propension indéniable pour devenir une ville lumière où brilleront la culture et les arts.

El Hassan Belcadi (membre de l'Association culturelle de Rabat-Agdal)

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22 août 2007

Etre juif à Rabat (2ème partie)


Entre sentiment d’insécurité et contraintes économiques, l’immigration des Juifs marocains ne discontinue pas. Le Judaïsme marocain est dans l’impasse et ses adeptes craignent de voir leur communauté s’éteindre avec le temps et donc rayer de la carte du royaume chérifien. Seconde et dernière partie de notre reportage.



Les juifs revenant au Maroc sont soit des jeunes qui ont une vie aisée et ne veulent pas l’abandonner, ou bien d’autres qui éprouvent du mal à intégrer une nouvelle société. Léa, trentenaire, secrétaire, révèle qu’une fois diplômée en France, elle est retournée au Maroc par nostalgie. Quant à Mme Azuelos (épouse du plus grand bijoutier du Maroc), elle raconte avoir envoyé ses deux fils, Serge et Patrick, en France pour poursuivre leurs études à l'issue desquelles ils étaient revenus au pays pour gérer leur fortune.

« Ainsi, il y a ceux qui ont des liens métaphysiques comme Esther et Léa, une autosatisfaction comme Dahan ou encore une vie aisée comme la famille Azuelos. D’autres sont restés pour se perpétuer sur le territoire de leurs ancêtres », révèle Toledano.En fait, ces exemples de citoyens affirment qu’après les attentats terroristes survenus en 2003 à Casablanca, dont deux visaient la communauté juive, celle-ci s’était réunie dans la synagogue de Rabat dans l’objectif commun de réaffirmer son attachement à son pays face à ce phénomène dont aucun pays n’est à l’abri.Selon les citoyens et les dirigeants juifs marocains, aucun cas d’immigration n’avait été enregistré à cause de ces actes.

« Si nous voulions quitter le Maroc nous l’aurions fait durant les moments les plus difficiles, » confie Mme Azuelos sur un ton plus discret.Selon Berdugo, près de 3000 Juifs vivent actuellement à Casablanca, la plus grande ville industrielle au Maroc. Ils sont des citoyens respectés qui jouissent de tous leurs droits. Lévy rappelle : «Nous avons des synagogues, des associations, nos clubs, nos maisons de retraite, nos Lycées et même des tribunaux avec des juges juifs et une loi judaïque».

Liberté de culte unique

En effet, les Marocains évoquent avec fierté la liberté de culte qui règne dans leur pays. Ils se flattent d'être les seuls arabes à avoir cohabité en paix avec les Juifs, en admettant qu’ils sont Ahl El-Ketab et qu’il s’agit d’une religion et non pas d’une race. « Je suis fier d’être marocain juif.

Le Maroc est un cas unique pour avoir su maintenir et consolider, malgré les vicissitudes des conjonctures, une coexistence sereine et mutuellement respectueuse entre citoyens juifs et musulmans », affirme pour sa part André Azoulay, conseiller du roi Mohamed VI. Cet ancien banquier ajoute que chaque fois qu'un juif marocain quitte le Maroc« nous perdons un citoyen et nous gagnons un ambassadeur à l’étranger ». Toledano rappelle la paix dans laquelle vivaient les juifs depuis deux millénaires en terre marocaine et la protection qui leur a été accordée par le Commandeur des croyants, le sultan Mohamed V, grand-Père du souverain Mohamed VI.

«Ce ne sont ni l’insécurité ni la discrimination qui ont poussé les nôtres à quitter leur pays» répond rigoureusement Sh. Cohen, directeur du Lycée juif de Maimonide à Casablanca.Doté d’un regard pénétrant et d’un air imposant, Kippa à la tête, il a ajouté derrière son bureau prestigieux. « Si un juif marocain dans tout les pays du monde souhaite retourner au royaume, il lui suffit de se diriger vers l’ambassade du Maroc. Mais est-ce qu’un un juif égyptien, syrien ou irakien pourrait agir de la sorte ? » se demande Cohen, confus sous des émotions diverses, apparentes dans des larmes furtives.

Si, le rêve d’une meilleure vie pousse certains à s’expatrier, le sentiment de peur et d’insécurité demeure depuis toujours l’une des raisons majeures derrière leur immigration. « Je suis arabe marocain avant d’être juif, le Maroc est mon pays que j’aime tant, mais si je sens que ma sécurité est en danger je ne voudrais pas y rester », confie Mikaël, élève de 15 ans au lycée de Maimonide, kippa à la tête assis dans la cour de l’école en compagnie de trois camarades musulmanes.

Injures racistes

Mohamed ben Alaoui, commerçant au quartier de «Mellah Rabat» estime que l’assimilation entre le judaïsme et le sionisme provoquent le sentiment d’insécurité et encourage la tendance à l’immigration.

Latifa Bouchoua, membre de la commission administrative de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) affirme que la confession juive est classée comme deuxième religion au Maroc, mais cela n’empêche pas qu’une minorité déclare ouvertement sa discrimination dans les slogans anti-juifs scandés dans les manifestations de soutien aux Palestiniens assortis d’injures comme «sale juif», a t-elle dit. « Notre association perçoit comme discriminatoire toute insulte à caractère religieux»Toledano explique que lorsque la communauté juive a progressivement baissé, les juifs sont devenus moins visibles dans les rues et le judaïsme marocain est devenu méconnu face au panarabisme qui gagnait du terrain.

Parallèlement les médias audiovisuels et la presse faisaient, à leur tour, une sorte d’amalgame entre juifs et sionistes. Ces préjugés se sont glissés« mais sans pour autant tourner en racisme ».Quant à Berdugo, il rétorque que le racisme existe partout dans le monde même à l’intérieur d’Israël dont la création au départ avait pour but de rassembler et protéger les Juifs et réaliser leur aspiration a la sécurité durable.

La paix

Les Juifs marocains assurent que la politique de l’Etat hébreu affecte leur vie, étant convaincus que leur sécurité est tributaire du processus de paix israélo-arabe. Dahan relève que leurs craintes grandissent en constatant que les attentats anti-juifs ne sont pas suffisamment médiatisés à l’instar de ceux perpétrés contre les Palestiniens dont des extraits passent en boucle une vingtaine de fois en longueur de journée. « C’est à ce moment là que les regards des musulmans marocains font peur », reconnaît le rabbin.

«Il y a des marocains qui ont une culture très conservatrice et il leur est difficile de faire cette distinction. Il n’y a que les élites et les plus ouverts qui font la différence entre sionisme, Israël et judaïsme», défend le directeur de l’Institut Marocain des Relations Internationales, Jawad Kerdoudi.M. Azoulay estime qu’un jour la paix s’établira au Proche-Orient et Israël se trouvera enclin à s’intégrer culturellement et socialement au Monde Arabe. A ce moment les Israéliens d’origine marocaine seront des passerelles entre les juifs de l’Occident et ceux de l’Orient à l’intérieur d’Israël.«Et lorsque on cessera de rater les rendez-vous de la paix et que l’établissement de deux États, israélien et palestinien, vivant côte-à-côte verra le jour, les conditions seront réunies pour que les juifs marocains rentrent au pays parce qu’il faudra toujours que quelqu’un viennent allumer une bougie sur la tombe de son grand-père », conclut Toledano.


Mahitab Abdel RAOUF

Reportage parrainé par la Fondation Anna Lindh

www.lepetitjournal.com - Casablanca. Mardi 21 août 2007

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21 août 2007

Rabat : bientôt un parc zoologique moderne

La capitale du Royaume sera dotée d'un parc zoologique moderne répondant aux normes et standards internationaux, indique un communiqué du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification.



Pour assurer la réalisation de ce projet, les pouvoirs publics ont créé une société anonyme dénommée "Jardin Zoologique National" qui siège au niveau du haut commissariat. Au-delà de ses missions principales de conservation des espèces menacées, de recherche et d'éducation du public sur le respect de l'environnement, le nouveau parc zoologique constituera un pôle de récréation et de loisirs. L'emplacement de ce projet "prometteur", porté sur une parcelle mitoyenne du complexe sportif Prince Moulay Abdellah, a été choisi, selon le haut commissariat, en prenant en considération les différents atouts de ce site.



le complexe sportif Moulay Abdellah sur le plan Google Maps

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Etre juif à Rabat






Entre sentiment d’insécurité et contraintes économiques, l’immigration des Juifs marocains ne discontinue pas. Le Judaïsme marocain est dans l’impasse et ses adeptes craignent de voir leur communauté s’éteindre avec le temps et donc rayer de la carte du royaume chérifien. Première partie de notre reportage.


Il est 13 h 30 à la rue «Moulay Ismail» à Rabat. Esther Peretz, une vieille dame de 80 ans, est assise toute seule dans un coin sur les marches de la plus grande synagogue de Rabat «Talmud Torah». Echarpe à la tête, visage buriné, pâle et triste, elle parait inquiète, troublée et ne cesse d’observer les passants dans leur va-et-vient. A chaque fois que quelqu’un s’approche des marches, elle se met debout et prend un air affolé bien qu’elle reste inaperçue pour les gens. Elle attend que la synagogue ouvre ses portes à 15h00. «Esther habitait au quartier El Mellah et lorsque le plafond de sa maison s’est effondré elle a cherché refuge chez nous», indique Marie, la secrétaire de la synagogue sur un ton irrité. Cette vieille dame juive est née à Salé, une ville séparée de la capitale du royaume par le fleuve Bou Regreg. «Je n’ai jamais trouvé une forte raison qui me pousse à quitter mon pays natal comme tous mes proches partis en Israël », murmure l'octogénaire dont les yeux se sont embués de larmes.

La communauté juive au Maroc s’est réduite avec les années et compte aujourd’hui moins de 5.000 personnes dont moins de deux cents à Rabat, selon les chiffres du Conseil des Communautés Israélites du Maroc.
Tout près de la synagogue «Talmud Torah», se trouve El Mellah de Rabat. C’est un ancien quartier entouré de murs, à plusieurs accès, autrefois réservé aux juifs, qu'ils ont déserté par la suite. C’est une sorte d'enclave ayant son propre cachet en comparaison avec les autres quartiers en raison de son ambiance animée par des commerçants, des marchands ambulants et autres activités qui sont disséminés dans ses ruelles qui grouillent de chalands.

280 000 personnes

Des petites échoppes se jouxtent un peu partout, les boulangers, volaillers, poissonniers, vendeurs de tissu, de légumes etc. s’époumonent pour attirer la clientèle. Une odeur répugnante se dégage de ce quartier populaire dont les bâtiments ne dépassent pas trois niveaux. «Nous étions les rois du Mellah mais tout a changé pour nous et nous ne sommes aujourd’hui que deux familles dans notre ex-quartier», regrette Menahem Dahan rabbin de la synagogue de Mellah.
Suspicieux au départ, il nous ouvre enfin la porte de sa maison. Des ornements et photos de figures du judaïsme couvrent les murs. Au centre d’une table est posée une Torah richement décorée. La servante, les meubles, les corbeilles de fruits sur les tables du salon et son costume élégant montraient bien qu’il mène une vie aisée par rapport aux habitants de son quartier.
Kippa à la tête, il prend place sur un canapé arabe et commence à raconter son histoire. Natif de Mekhnès, Dahan poursuivit ses études universitaires en France avant de se rendre en Israël ou il a décroché un diplôme. Ce n'est qu'après qu’il décida de rentrer au pays, laissant derrière lui son père et ses frères qui ont émigré en Israël dans les années 60.

«Israël n’était pas le luxe dans le temps. C'est pourquoi j’ai préféré rester tout seul dans mon pays où j’ai enseigné l’Hébreu dans les écoles», explique le rabbin.
Le quinquagénaire David Toledano, Secrétaire général de la communauté hébraïque de Rabat, explique qu’avant les années quarante la population juive marocaine comptait près de 280.000 personnes. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, plus de 90.000 sont parties pour «la terre promise» par la Bible et le rêve de tous les juifs. La deuxième vague est intervenue avec l’indépendance du pays en 1956, le départ des Français étant perçue comme une menace à leur sécurité.

Exode

Au début des années soixante, les Etats-Unis en collusion avec le Maroc ont exploité la famine qui sévissait dans le pays pour inciter à l’immigration vers Israël, ce qui d’ailleurs s’est traduit par le départ de 10.000 juifs marocains, fuyant la misère. «En 1961, la fameuse visite du leader égyptien Gamal Abdel Nasser à Casablanca, s'était accompagnée de manifestations antijuives qui ont entraîné l’exode de juifs craignant la montée du nationalisme arabe» se rappelle le directeur du Musée du Judaïsme Marocain de Casablanca et Secrétaire général de la Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain, Simon Lévy.
Puis vint la guerre des Six jours (1967) qui s’ensuivit d’un exode de la moitié des quelque 70.000 juifs marocains. Le Secrétaire Général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc et Président du Rassemblement Mondial du Judaïsme Marocain, Serge Berdugo, souligne que les juifs marocains n’ont jamais été forcés à quitter le pays mais c’était Israël qui s’est employé à les séduire par les promesses d’une vie meilleure. «La diaspora marocaine compte un million de personnes, dont 600.000 en Israël et 400.000 autres à travers le monde, a t-il précisé, les plus aisés partaient en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.»
Aujourd’hui ce sont surtout les problèmes économiques qui poussent à l’immigration. «Je ne peux pas dire à un jeune de s’attacher à son pays natal s’il a trouvé mieux ailleurs», déplore Berdugo dont le fils s’est établi en France.
Après le bac, les juifs marocains partent étudier à l’étranger, épousent de nouvelles cultures et ne rentrent au Maroc que pour retrouver leurs proches. "Même ces retrouvailles familiales se font rares maintenant" se plaint Dahan, attristé de voir les synagogues quasi-désertées, «J’ai mal au coeur de voir qu’il s’annonce difficile de réunir le nombre minimum de dix fidèles pour l'accomplissement de la prière».
(Seconde partie demain)

Mahitab Abdel RAOUF

Reportage parrainé par la Fondation Anna Lindh
www.lepetitjournal.com - Casablanca lundi 20 août 2007

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20 août 2007

le maire de Rabat Bahraoui accuse


· Il pointe du doigt ses concurrents
· La défense réclame l’ajournement pour «étudier le dossier»

La première audience de l’affaire Omar Bahraoui ressemblait au procès d’une star hollywoodienne. Le maire de Rabat, qui est accusé de fraude au code électoral (cf.www.leconomiste .com), s’est présenté jeudi 16 août au TPI de la capitale accompagné de plusieurs de ses collaborateurs et surtout de ses sympathisants.

A la sortie de la séance, ceux-ci ont scandé des slogans en l’honneur de «leur candidat préféré».L’audience, qui a démarré à 13h15, n’a duré que quelques minutes. Le temps pour les quatre avocats de Bahraoui de réclamer «le report afin d’étudier le dossier». Après consultation du ministère public, la Cour accède à la demande de la défense et le procès est renvoyé sine die. «La Cour s’est basée sur l’article 299 du code de procédure pénale qui ne l’oblige pas à fixer un jour précis pour la prochaine audience. Cela lui permettra, ainsi qu’à toutes les autres parties, d’étudier le dossier sans pour autant être tenue par un délai qu’elle risque de ne pas respecter», explique une avocate présente dans la salle.
«Le procès aura peut être lieu après les élections législatives», ironise un collaborateur du maire de Rabat. Celui-ci n’a pas hésité à accuser ses concurrents en lice dans la circonscription de Chellah-Rabat, «d’avoir fomenté cette opération afin d’affecter son image».

«L’issue de ce procès déterminera la position du gouvernement par rapport à la démocratie. Nous saurons alors si les autorités veulent le multipartisme ou bien si elles défendent la politique du parti unique», souligne Bahraoui, qui paraissait très décontracté à la sortie de l’audience. Allusion faite à l’USFP, et à son ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ. Même si le maire se refuse à citer des noms, beaucoup de ses collaborateurs accusent nommément Driss Lachguar, candidat Usfpéïste dans la circonscription Chellah-Rabat et concurrent direct de Bahraoui.

«Les infractions au code électoral doivent normalement être constatées et traitées par un ministère de souveraineté comme l’Intérieur. Les candidats aux élections ne doivent pas être à la merci d’un parti justement parce qu’il est au ministère de la Justice», ajoute le maire. Me Abdelfettah Zahrach était également présent lors de l’audience du 16 août. Il confie à L’Economiste qu’il représente le parti de gauche Attaliâa (Avant-garde démocratique), et qu’il intervient en tant que contrôleur dans ce procès. «Nous comptons suivre ce procès de très près afin de s’assurer du bon déroulement des élections et de l’absence de fraude», souligne Me Zahrach.

A la sortie du tribunal, de nombreux partisans de Bahraoui se sont donnés rendez-vous au domicile du maire «afin de célébrer cette victoire sur les concurrents». Reste à savoir si les autorités profiteront de cette occasion pour faire une seconde descente au domicile du maire afin de l’attraper à nouveau en flagrant délit de campagne électorale prématurée!

Naoufal BELGHAZI

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Enquête sur des "mutations abusives" des agents de police de Rabat


Le préfet de police de Rabat et le directeur des ressources humaines "n’ont pas été relevés de leurs fonctions" L’inspection générale de la sûreté nationale a ouvert une enquête sur des mutations abusives dont des agents de police de la ville de Rabat auraient été l’objet, au cours de ces dernières années, apprend-on de sources informées auprès de la DGSN.

Les mêmes sources ajoutent, d’autre part, que le préfet de police de Rabat ainsi que le directeur des ressources humaines à la DGSN "n’ont pas été relevés de leurs fonctions et qu’ils continuent d’exercer, de façon ordinaire".
Dans ce même cadre, elles indiquent que les rumeurs "faisant état de l’ouverture d’une enquête au sujet d’un réseau de prostitution et de trafic de drogue, ne sont pas, jusqu’ à ce jour, étayées par des données réelles et que la police judiciaire compétente, matériellement et territorialement, n’a été saisie jusqu’à présent d’aucune plainte, ni d’instructions judiciaires à ce sujet".

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le 20 Août 1953, le roi Mohammed V est arrêté à Rabat et exilé : 54ème anniversaire de la révolution et du peuple







Mohammed V, une vie d'engagement et de sacrifices


Le Roi qui par son courage et sa détermination incarna la résistance et mit fin au régime du protectorat«La Révolution du Roi et du Peuple » ! Peut-être n'a-t-on pas suffisamment pris la mesure de cette appellation en trois déclinaisons, en même temps constellation de trois grands concepts.

Illustrant en effet les tragiques événements du 20 août 1953, marqués par la déposition «manu militari » par une camarilla de généraux coloniaux, du Roi Mohammed V, elle déclencha dans la matinée de ce même jeudi 20 août une quasi insurrection vite réprimée dans le sang et accompagnée de milliers d'arrestations à travers les villes du Royaume. Pas moins que le peuple marocain, certains milieux libéraux français eux-mêmes comme aussi d'importantes personnalités dont François Mitterrand, Alain Savary, François Mauriac, Louis Massignon, Charles-André Julien s'étaient révoltés pour dénoncer le « coup de force contre le Sultan », le « forfait », voire la « honteuse trahison ».

Si les soudards de sous-préfecture – les généraux Guillaume et Juin notamment - avaient trouvé en un certain Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères de son état, un soutien complice, en revanche le président de la République Vincent Auriol a exprimé nettement sa réserve et ne manqua pas de rappeler les félons à l'ordre.En vain.Le « pronunciamiento » était préparé de longs mois avant par des généraux français dont le parcours , en Afrique et en Indochine, pouvait forcer pourtant l'admiration. Pour accomplir leur forfait, ils s'étaient appuyés d'une part sur des féodalités locales et tribales et, d'autre part, sur un lobby colonial implanté sur les terres marocaines et enfin sur un groupe ultra réactionnaire au sein même du gouvernement français.

Ces trois composantes en concevaient de la haine à l'égard du Souverain, traité d'agent communiste, d'agitateur et de son fils Moulay El Hassan, harcelé et accusé d'être le coordinateur entre son père et le mouvement nationaliste.Ils avaient décidé d'encercler le Palais Royal le jour de Aïd al-Kébir, sommé le Roi et sa famille de sortir pour les embarquer – sans ménagement aucun et avec une brutalité de soudard – dans un petit avion à destination de la Corse, ensuite à Antisrabé (Madagascar) pour un exil de plusieurs longs mois. Une page sordide venait d'être tournée, mais une autre s'était ouverte.

La politique de répression systématique insaturée par l'administration coloniale n'a pas empêché, en revanche, une coordination de s'affermir entre le Roi résistant et le mouvement patriotique. A son retour d'exil en novembre 1955, Mohammed V incarnait le mouvement de libération à l'échelle planétaire, il devenait le leader des peuples d'Afrique et du monde arabe. Les colonialistes de l'époque en auront pour leur grade…


Hassan Alaoui LE MATIN




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17 août 2007

Sur les traces de Châïbia… à la villa des arts de Rabat


Nouvelles révélations de la peinture naïve à la Villa des arts de Rabat Malika Hajjami et Zahra Jmiji, deux femmes au passé malheureux qui ont trouvé la réconciliation dans la peinture. Ces deux artistes, présentées comme des révélations de la peinture naïve au Maroc, exposent leurs œuvres dans la Villa des arts de Rabat du 10 août au 3 octobre.

« Tout ce que je peins, c’est moi, moi et toutes les sensations qui me traversent, moi, ma vie mes secrets et mes souvenirs » telle est la définition que donne Malika Hajjami à ses œuvres. Entièrement autodidacte, cette quadragénaire « baigne ses peintures d’une symphonie » de couleurs variées.

Inspirée de son passé douloureux et de ses souffrances, elle a pu aujourd’hui exprimer ses pensées à travers chacune de ses toiles. « Enfance », « Armes », « Séparation », « Malgré le mal qu’on m’a fait »…Chacun de ces tableaux révèle un des secrets qu’elle a su garder jalousement au profond d’elle-même. Ce n’est que sur la feuille blanche qu’elle a divulgué ses confidences. En effet, les peintures de M. Hajjami sont articulées autour de sa personne. Issue d’un milieu social pauvre, elle n’a pas pu bénéficier d’une éducation scolaire. Pendant des années, elle a exercé divers métiers pour subvenir aux besoins les plus élémentaires de sa famille. Elle nous confie : « Aujourd’hui, je peux dire que je suis satisfaite de moi-même, j’ai pu réaliser mon rêve, j’ai pu prouver mon existence… ». Son rêve le plus cher, c’est le dessin.

Elle appréciait l’art depuis sa jeune enfance, elle aimait la musique, la danse et le théâtre. Cependant, elle n’a jamais imaginé qu’elle allait devenir artiste-peintre. « Toutes les couleurs s’accordent dans l’obscurité », avait dit un jour le peintre irlandais Francis Bacon. Comme ces grands peintres, Malika Hajjami, chaque soir dans sa petite maison transformée en atelier, fait de la peinture. Inspirée par le silence, l’obscurité et le calme, elle a pu réaliser, pendant 7 ans de sa carrière, des œuvres qui resteront témoins d’une nouvelle révélation de l’art naïf marocain.

Malgré leur beauté et leur originalité, ces toiles ont dû être cachées des regards des étrangers. Et pour cause, le manque de moyens pour exposer et la méconnaissance de ses capacités. Avec des couleurs vives qui dominent la toile au point de la rendre abstraite, les deux nuances « noire et rouge », toujours présentes dans l’œuvre de M. Hajjami, délimitent les formes, donnant ainsi au tableau d’art toute sa profondeur et sa richesse. Si les peintures de cette artiste sont axées autour de sa personne, celles de Zahra Jmiji, en revanche, donnent à voir les scènes de la vie quotidienne.

Après quelque 35 expositions dans différents espaces, Z. Jmiji récidive cette fois-ci à la Villa des arts. Divorcée et mère de deux filles, cette femme a dû faire face à ses conditions sociales et son vécu pour devenir artiste. « Il n’était pas question pour moi d’aller à l’école ou d’apprendre un métier, mes parents ne voyaient pas d’autres rôles pour une fille que de s’occuper des tâches ménagères. Je n’avais pas l’occasion de faire ce qui me tenait à cœur, mais je ne me suis pas laissée faire. », explique l’artiste. Une fois mère, Z. Jmiji a dû se battre pour bien élever toute seule ses filles. Pour elle, l’éducation était la seule arme qu’elle pouvait leur donner.

D’un métier à l’autre, elle a tout fait pour améliorer sa condition et celle de sa famille avant de découvrir la peinture. Cet art est pour elle une thérapie qui aide à surmonter les aléas de la vie. « C’est une activité qui me permet d’oublier mes problèmes. Une fois dans mon petit monde, personne ne pourra m’en sortir, c’est là où je me sens véritablement moi-même. », nous confie-t-elle.

A travers ses tableaux, elle exprime ses sentiments, ses opinions, sa vision sur nos traditions et nos coutumes. « Coutumes marocaines », « L’école coranique », « Jamaâ El Fna »… sont autant de travaux qui nous plongent dans le monde traditionnel marocain vu par cette artiste.

Il est à rappeler que beaucoup de traits rapprochent ces deux artistes. Non seulement ce sont de vraies battantes mais elles sont aussi très unies par leur spontanéité, la vivacité que dégagent leurs toiles et la sincérité de leurs dessins. Cependant, de nombreuses choses les séparent.
Alors que Z. Jmiji revendique un engagement militant et reste à l’écoute de toutes les grandes causes nationales et internationales, l’univers de M. Hajjami reste, en revanche, traversé par des questionnements existentialistes.

•Journaliste stagiaire

Pour l’histoire… La peinture naïve est faite par des gens qui n’ont pas appris à dessiner et s’appliquent à reproduire la réalité avec « maladresse ». C’était en 1885 qu’on a parlé pour la première fois de l’art naïf dans le monde à propos du “Douanier Rousseau” en France, qui ne comprenait rien à la perspective et était stupéfait que les chefs de file de l’art moderne le révèrent, alors que les peintres académiques avaient du mépris à son égard.
Au Maroc, la « peinture de chevalet » a été introduite dès 1912 par des peintres européens qui y ont développé une peinture académique portée sur l’exotisme orientalisant. A leur contact, des pionniers se sont lancés, comme El Mnebhi à Tanger, Ben Larbi El Fassi à Marrakech, Ben Chelan à Rabat. Ils se sont multipliés par la suite.
Ahmed Louardighi, Châaïbia, Fatima Hassan El Farouj, Mohamed Ben Allal, Moulay Ahmed Drissi, Radia Bent Lhoucine, Rahma Laroussi et Hamid Kalmoune…sont tous des artistes qui ont découvert le monde de la peinture de façon imprévue et surtout spontanée.

Hala Lahlou LE MATIN

L’affaire de proxénétisme de Rabat fait tomber de hauts cadres de la DGSN


Une grosse affaire de drogue et de proxénétisme a éclaté ces derniers jours à Rabat. Un scandale qui commence à faire tomber de hauts cadres de la DGSN.

L'affaire rappelle curieusement l'histoire de "Madame Claude", célèbre maquerelle qui fournissait de très jolies filles aux personnalités du monde politique et des affaires pour satisfaire leurs fantasmes sexuels dans la plus grande discrétion. Le nom de "Madame Claude", qui a fait l'objet de films et de romans infinis, est resté lié à l'univers glauque du proxénétisme, du trafic de drogue, des passe-droits et des liaisons douteuses avec de hauts responsables.On se retrouve avec le même schéma ou presque dans l'affaire qui secoue Rabat depuis quelques jours. Au centre de cette affaire, une dame qui n'est autre que la fille d'un ancien ministre. Elle est accusée d’être à la tête du réseau démantelé. Maria de son nom, s'est déjà illustrée en 2003 par un forfait qui a failli coûter la vie à un agent de la circulation.

En effet, cet agent, une femme policier, voulait l'arrêter pour avoir commis une contravention mais a failli passer sous la roue de la "dame de fer" qui, comme si cela n'avait pas suffi, était descendue de sa voiture pour infliger à l'agent une véritable "correction" (une gifle !). Quatre ans plus tard, le nom de cette même dame est cité dans une affaire qui commence à faire tomber de hauts responsables de la police à Rabat.Soupçonnée de diriger un réseau de "prostitution qualifiée" dans la capitale, d'écouler de la cocaïne au profit de ses "clients", marocains et non marocains, dont de grandes personnalités de la politique et du milieu des affaires, Maria Benjelloun aurait bénéficié de la "protection" de hauts gradés des services de la sécurité, dont notamment le préfet de police de Rabat, Mustapha Moufid, et du directeur des ressources humaines Abdelaziz Samel.

Des accusations qui font l’objet d’une enquête judiciaire. Une enquête qui a pour but de déterminer la nature des relations que des cadres de la police entretenaient avec la principale accusée. C’est ce qui a poussé la DGSN à prendre la décision de suspendre le préfet de la capitale de ses fonctions jusqu’à la fin de l’enquête judiciaire. Une mesure normale dans ce genre d’affaires.Des instructions ont été données par le directeur général de la Sûreté nationale de la DGSN, Charki Draïss, pour procéder à une enquête administrative interne afin de recenser tous les cas des éléments de la police nationale que la "dame de fer" aurait fait transférer pour pouvoir se livrer à ses présumées activités délictuelles en toute liberté et impunité.

Une bonne quantité de de cocaïne aurait d'ailleurs été saisie au domicile de celle qui a été à l’origine de l’éclatement du scandale, une ceratine Loubna « Chinouiya ».Maria Benjelloun, qui se trouve actuellement à la prison civile de Salé, a été arrêtée au lendemain de "révélations" faites aux services de sécurité par « Chinouiya » qui est accusée d’être la gérante de tout le circuit de proxénétisme à Rabat.Elle aurait eu la charge d'amener les "clients" étrangers dans une villa située dans le quartier "Ryad" à Rabat, dont de grandes personnalités des affaires en provenance des pays du Golfe. Elle aurait également été derrière un réseau de prostitution qui opérait aux Emirats arabes unis. À ce propos, une enquête serait en cours pour faire la lumière sur la dimension internationale du réseau démanyelé.

Mardi dernier, les services de sécurité ont procédé à l'arrestation d'un deuxième complice de la dame en question, tandis qu'une confrontation entre l'accusée principale et deux autres filles arrêtées dans la villa de Hay Ryad, en possession de photographies de personnalités prises dans des positions jugées compromettantes. En ce qui concerne le préfet de police, il aurait jusqu'ici été entendu à quatre reprises au sujet des "mutations forcées" infligées à des policiers dont le "délit" aurait été de vouloir simplement accomplir leur devoir professionnel.Dans ce sens, des sources policières relèvent que le mouvement des "mutations disciplinaires" avait augmenté de manière notoire durant les derniers mois de mars à juillet. L'enquête en cours risque de faire tomber d'autres "têtes" qui auraient trempé dans l'affaire dite de "la dame de fer", à qui certains milieux voudraient prêter des "problèmes psychiques" pour la tirer d'affaires, évoquant, à l'appui de cette thèse, ses voyages répétitifs aux Etats-Unis pour "se faire soigner".

La saga de Madame ClaudeDans les annales des femmes « puissances » qui ont fait tomber des têtes, celle de Mme Claude fait partie des histoires qui ont défrayé la chronique mondiale. L'histoire vraie de Madame Claude et de son réseau de jeunes filles a inspiré auteurs et des cinéastes. De son vrai nom Fernande Grudet, cette Française était, dans les années 1960-1970, patronne d'un réseau de call-girls qui dévoilent leurs talents pour de hauts dignitaires et fonctionnaires du gouvernement.Élevée chez les sœurs d’Angers dans le Maine-et-Loire, Mme Claude a mené une vie où la chasteté est un mot qui n’existe pas. C’est à Paris qu’elle a créé le premier noyau de son réseau de prostitution de luxe.

De grosses pointures, du monde politique et des affaires, ont sollicité ses services taillés sur mesure. La liste de clientèle comprendrait le président américain John F. Kennedy, le neveu du roi Farouk, des célébrités du grand banditisme et même des membres de l'administration policière assurant sa propre protection.En 1976, Mme Claude quitte la capitale française pour s’établir aux Etats-Unis, fuyant ainsi des accusations judiciaires sur son réseau. Dans les années 1980, elle revient pour en créer un autre, encore plus développé, avant de finir dans les geôles de Fleury-Mérogis, en 1992, pour proxénétisme. La chute de l’empire de Madame Claude a entraîné avec elle des personnalités dans divers domaines. En tombant, la proxénète avait ouvert la boîte de Pandore.

M’Hamed Hamrouch Source : Aujourd'hui le Maroc

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Rabat: Inauguration du théâtre Al Mansour







Le théâtre Al Mansour a été inauguré, jeudi au quartier Yaacoub Al Mansour à Rabat, avec la présentation de la pièce "Jamra" jouée par la troupe casablancaise "Liwae Al Ibdaâ".


Le théâtre Al Mansour (ex cinéma Al Mansour) comprend notamment une salle de présentation, qui répond aux normes techniques en vigueur. Elle a une capacité d'accueil de 830 places assises, une salle de régie, un espace d'accueil et un autre réservé aux expositions.

Dans une déclaration , le ministre de la Culture, M. Mohamed Achaâri, a indiqué que la réalisation des travaux de réaménagement ont nécessité une enveloppe budgétaire de 8 millions de dhs, soulignant que son département a veillé, en accord avec le conseil municipal, à ce que cet espace garde son aspect culturel.

Le ministère de la Culture a pris en charge la construction et l'aménagement de cet espace en tenant compte des normes techniques pour en faire une salle dédiée aux présentations théâtrales et aux spectacles (musique, cinéma...), a ajouté M. Achaâri.Cette expérience, a poursuivi le ministre, peut être un exemple à suivre pour les autres villes du Royaume qui connaissent au fil du temps la disparition de leurs cinémas.

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16 août 2007

Affaire Bahraoui : les zones d’ombre des chefs d’accusation


· Hormis «l’utilisation des bus de la collectivité», le Parquet n’a retenu aucune charge «claire»

· Absence de définition de la notion de «campagne électorale prématurée»



«Nicolas Sarkozy criait à qui voulait l’entendre qu’il allait se présenter aux élections présidentielles en France alors qu’il était encore ministre de l’Intérieur. Est-ce que la justice française l’a poursuivi pour campagne prématurée?», fait mine de s’interroger Abderrahim El Bouhmidi, professeur de droit à l’université de Rabat.



Sa question est une réponse à l’accusation dont est l’objet Omar Bahraoui, maire de Rabat, poursuivi pour «campagne électorale prématurée, utilisation de moyens appartenant à la Commune pour influencer les électeurs, promesses électorales et non-respect de la réglementation électorale». Au-delà de la dimension politique et des querelles entre les partis, le procès de Bahraoui qui démarre aujourd’hui au TPI de la capitale, pose quelques questions d’ordre strictement juridique: Comment peut-on assurer qu’il s’agit d’une pré-campagne frauduleuse? Quelle est la définition exacte de l’infraction «campagne électorale prématurée»? Où commencent les promesses électorales frauduleuses et ou s’arrêtent les programmes électoraux qui sont publics depuis quelques mois? Doit-on poursuivre un chef de parti qui communique sur son programme politique? Auquel cas, le Parquet est certainement pas près de prendre ses vacances judiciaires…



Hormis «l’utilisation de moyens appartenant à la Commune pour influencer les électeurs» qui est une infraction clairement définie par l’article 54 du code électoral (voire encadré), les autres chefs d’inculpation en laissent perplexe plus d’un. El Bouhmidi, qui est également l’ex-avocat du maire de la capitale, estime que cette accusation pourrait avoir de graves conséquences. «Si le tribunal condamne Bahraoui, tous les autres candidats devraient alors s’isoler jusqu’au début officiel de la campagne électorale. Dans le cas contraire, ils risqueront de tomber sous le coup de la loi et surtout de la jurisprudence».



El Bouhmidi explique que l’expression «campagne prématurée» renvoie à l’utilisation des espaces publics, et plus précisément ceux réservés à l’affichage des tracts, avant le début officiel de la campagne. Sinon, poursuit-il, tous les candidats seraient en situation de fraude, puisque tous les partis politiques communiquent sur leur programme et leurs têtes de liste.


«Pire encore, ils font des promesses à longueur de journée, sans jamais être inquiétés», s’indigne El Bouhmidi. Allusion est faite à un autre chef d’inculpation qui pèse sur Bahraoui: «Promesses électorales». Celui-ci est prévu par l’article 102 du code électoral. La disposition prévoit un emprisonnement d’1 à 5 ans et une amende de 50.000 à 100.000 DH à quiconque offre, pendant la campagne électorale, des dons, libéralités, des promesses de libéralités ou de faveur administratives soit à une collectivité locale, soit à un groupe de citoyens. Et ce, en vue d’influencer le vote d’un collège électoral. Quoi qu’il en soit, le procès qui s’ouvre aujourd’hui devrait apporter les premiers éléments de réponse et surtout clarifier la position de l’appareil judiciaire sur ce sujet…

Entre six mois et un an de prison

De tous les chefs d’inculpation retenus contre Bahraoui, un seul semble être clair et tranché: utilisation des moyens apparentant à la Commune pour la campagne électorale. Cette infraction est réprimée par l’article 54 du code électoral. «Est interdite, l’utilisation, sous quelque forme que ce soit, au profit de la campagne électorale d’un candidat, du matériel et des moyens appartenant à l’Etat, aux collectivités, locales ou aux établissements publics ou semi-publics, à l’exception des lieux de rassemblement mis à base égalitaire, à la disposition des candidats et des partis politiques par l’Etat et les Collectivités locales». L’article 84 du même texte punit d’un emprisonnement de six mois à un an et d’une amende de 5.000 à 10.000 dirhams, toute personne qui contrevient aux dispositions de l’article 54 du code précité».


Naoufal BELGHAZI

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Le procès du président de la commune urbaine de Rabat reporté à une date ultérieure


RABAT (MAP) - Le procès du président de la Commune urbaine de Rabat, Omar El Bahraoui, a été reporté, jeudi, par le tribunal de première instance de Rabat à une date ultérieure.

Le report du procès a été décidé par la Chambre correctionnelle du tribunal, suite à une requête de la défense qui a demandé à la cour un délais supplémentaire pour préparer ses plaidoiries.L'Instance nationale pour la protection des biens publics s'est constituée partie civile dans cette affaire.

Omar El Bahraoui (du Mouvement Populaire) et trois autres membres de la commune, impliqués dans cette affaire, tous présents lors de cette première audience, sont poursuivis par le parquet, chacun en ce qui le concerne, pour ""campagne électorale prématurée"", ""utilisation de moyens appartenant à la commune pour influencer les électeurs"", ""promesses électorales"", ""non respect de la réglementation électorale"" et ""participation"" à ces délits.
Quelque 81 autres personnes présentes jeudi dernier au domicile du président de la commune (sis au quartier Souissi à Rabat), perquisitionné par les forces de l'ordre, avaient été auditionnées par le procureur du Roi.Des forces d'intervention rapide ont été mises à la disposition du parquet général pour constater les ""cas de flagrants délits en matière de violation des lois électorales"".Les mesures prises par le Parquet s'inscrivent dans le cadre des recommandations adoptées lors de la réunion de la commission mixte regroupant les ministères de la Justice et de l'Intérieur pour garantir le bon déroulement des prochaines élections législatives.

Publié le: 16/08/2007 à 14:22:31 GMT
Source : MAP

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13 août 2007

Bahraoui la main dans le sac!


· L’affaire devant la justice

· Ses concurrents jubilent

Depuis le week-end dernier, à Rabat, on ne parle plus que de la walima de Bahraoui qui a pris fin dans les locaux du commissariat de police de Hay Annahda. En effet, dans la soirée de jeudi dernier, le domicile du maire de la capitale a fait l’objet d’une descente de police.
Plus de 80 de ses invités ont été conduits manu militari au commissariat de police, tandis que d’autres ont réussi à prendre la fuite.On reproche à Omar Bahraoui, maire MP de Rabat, de mener une campagne électorale avant terme. Mais le plus grave dans cette affaire est l’utilisation des moyens de la Ville. En effet, deux autocars de la Commune urbaine ont été utilisés pour le transport des «invités» à la résidence du maire.
A cela s’ajoute la mobilisation d’un certain nombre de responsables et du personnel de la Commune pour l’organisation de cette cérémonie. Pendant une bonne partie de la nuit, les agents de la police à Hay Annahda ont été obligés de mettre les bouchées doubles pour procéder à l’interrogatoire des personnes appréhendées et dresser par la suite les procès-verbaux. Vendredi matin, c’était au tour de Bahraoui.
Ce dernier a été convoqué et entendu par le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat. Selon plusieurs sources, il est fort possible que les dossiers de Bahraoui et de ses invités soient transférés à la justice. Les mêmes sources ont indiqué que les audiences commenceront le 16 août. Contacté plusieurs fois pour connaître son point de vue sur les tenants et les aboutissants de cette affaire, le maire de Rabat a été injoignable. Même chose pour certains élus de la ville appartenant à la même mouvance politique que celle de Bahraoui, en l’occurrence le Mouvement populaire.
En revanche, ses principaux concurrents, dans la circonscription de Rabat Chellah pour le rendez-vous du 7 septembre prochain, ont accueilli la nouvelle avec satisfaction. «L’Etat a fait son devoir, il s’agit d’un message fort et sérieux aux autres candidats», souligne Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du Parti travailliste. Pour lui, par cette action, les pouvoirs publics confirment leur engagement à garantir une concurrence loyale entre les différents candidats. Même constat chez Fawzi Chaâbi, «ennemi juré» de Bahraoui, membre du Conseil de la Ville et candidat du Parti du progrès et du socialisme (PPS) dans la circonscription de Rabat Chellah. Pour certains, il pourrait même être derrière ce coup.
Chaque fois que l’occasion se présente, en particulier lors des sessions du Conseil de la Ville, Chaâbi attaque d’une manière virulente la méthode de gestion du maire. Les mauvaises langues disent que le candidat du PPS a été derrière la diffusion, auprès de la presse, du rapport de la Cour régionale des comptes de Rabat, qui a mis à nu un certain nombre d’irrégularités et de dysfonctionnements dans la gestion des affaires de la Ville. Fawzi ne cache pas qu’il n’a cessé ces derniers temps de saisir les autorités sur l’organisation par Bahraoui de plusieurs réunions dans le cadre de sa campagne «électorale illégale».
Nour Eddine EL AISSI

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Omar El Bahraoui déféré jeudi devant le tribunal de 1ère instance de Rabat


Rabat, 13/08/07- Le président de la commune urbaine de Rabat, Omar El Bahraoui, comparaîtra, jeudi prochain, devant le tribunal de première instance de Rabat pour "campagne électorale prématurée", "utilisation de moyens appartenant à la commune pour influencer les électeurs" , "promesses électorales" et "non respect de la réglementation électorale", a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Outre Omar El Bahraoui (Mouvement Populaire), trois autres mis en cause de la même commune comparaîtront dans le cadre de cette même affaire devant le tribunal, précise-t-on de même source.
Quelque 81 personnes présentes jeudi soir au domicile du président de la commune (sis au quartier Souissi à Rabat), perquisitionné par les forces de l'ordre, seront convoqués par la cour en tant que témoins, ajoute-t-on.
Des groupes d'intervention rapide ont été mis à la disposition du parquet général pour constater les "cas de flagrants délits en matière de violation des lois électorales".
Les mesures prises par le Parquet s'inscrivent dans le cadre des recommandations adoptées lors de la réunion de la commission mixte regroupant les ministères de la Justice et de l'Intérieur pour garantir le bon déroulement des prochaines élections législatives.
Le Procureur du Roi avait auditionné vendredi le président de la commune de Rabat et 84 autres mis en cause

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12 août 2007

Seisme au Maroc de magnitude 4,8







Il y a quelques minutes, une légère secousse a été ressentie par plusieurs personnes dans la ville de Rabat. L'incident a d'abord été signalé par les internautes dans plusieurs forums marocains.Le séisme était de magnitude 4,8, l'épicentre se situe à 23 Km au nord est de la ville de Kasba tadla et à 190 Km de la Capitale Rabat.Le tremblement de terre a eu lieu le Samedi 11 août à 20h46 Gmt.Nous ne disposons d'aucune autre information concernant les dégâts qu'aurait causé ce séisme.
Le Maroc a connu dans son histoire deux importants séismes. Le premier à Agadir en février 1960, avec plus de 5000 victimes, et le second le même mois (février) à Al Hoceima en 2004. Ce dernier avait fait 628 morts, des milliers de blessés et de très importantes pertes et dégâts matériels.


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Le Maire de Rabat Bahraoui en flagrant délit





La «walima» du maire de Rabat a fini aux locaux du commissariat de permanence.

Voilà comment les habitants de la capitale du pays qualifient la descente jeudi soir de la police au domicile du président du Conseil de la ville de Rabat Omar Bahraoui, arrêtant plus de quatre-vingts personnes parmi les convives de la réception du maire juste après une réunion de propagande électorale tenue avec les moyens de la ville. Parmi les personnes arrêtées, figurent des employés de la commune de Youssoufia, 29 femmes, des élus, des salariés de l¹Entraide nationale et autres...

Omar Bahraoui a été convoqué, vendredi, au Parquet. Après ces interpellations des «invités» à la fête du président du conseil de la ville, des véhicules appartenant aux deniers de la commune, qui étaient exploités pour leur transport, ont été conduits aux fourrières de la ville. L¹interrogatoire des personnes appréhendées a duré jusqu¹à minuit aux locaux du commissariat de Hay Annahda (quatorzième arrondissement).

Vendredi matin, le procureur du Roi auprès du tribunal de première instance de Rabat a convoqué le président du Conseil de la ville. Au moment où nous mettions sous presse, nous ignorons les chefs d¹accusations qui seraient retenus contre cet élu habitué à l¹impunité. Selon des sources concordantes, les parages de la résidence du maire ont été jeudi soir le théâtre de scènes on ne peut plus spectaculaires lors de la descente de la police.

Les personnes qui étaient à bord de deux bus communaux ont été arrêtées au moment où plusieurs autres ont pris la fuite, les uns à pieds et les autres en voiture. Voilà, juste quelques jours après le discours royal et au moment où tout le monde appelle à ce que les prochaines élections législatives prévues le 7 septembre se déroulent dans la transparence, l¹honnêteté et la crédibilité, le président du conseil de la ville de Rabat fourbit ses armes pour battre en brèche les principes de la démocratie et de l¹Etat de droit.

Dans le collimateur Ce même président de la ville vient d¹être épinglé par la Cour régionale des comptes. Au début de cette année, l¹enquête menée par des équipes de la Cour régionale des comptes de Rabat avait révélé plusieurs irrégularités et dysfonctionnements. Dans un rapport de cette Cour (quelques dizaines de pages sous forme de lettre d¹observation), il est reproché au maire de Rabat sa gestion opaque de plusieurs dossiers et marchés de la ville.

On y parle de privilèges accordés aux siens, comme des logements pour certains, alors que ces logements, selon des sources concordantes, étaient destinés au recasement de certaines familles au quartier Yacoub Al Mansour et d¹autres obtenus du projet «Jnane Nahda», sans parler des services téléphoniques et autres avantages, comme les dotations en carburant aux proches dont la valeur est estimée à entre 1000 et 3000 dirhams par mois.

Et ce en violation des lois de la charte communale. Le rapport des équipes de la Cour régionale des comptes est devant les services compétents au ministère de tutelle. Rappelons que ce membre du bureau politique du parti de l¹épi, était responsable au ministère de l¹Intérieur (services des collectivités locales) et président de la commune urbaine de Youssoufia pendant longtemps, avant d¹être parachuté aux commandes de la gestion de la chose locale de la capitale du Royaume.

B. Amenzou - 08/08/2007

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7 août 2007

Rabat ne résiste pas à l'attrait des investissements en provenance des pays du Golfe

(MAP) Afrique Magazine - Au Maroc, ""pas une ville ne semble résister à l'attrait"" des investissements, notamment en provenance des pays du Golfe, souligne le mensuel francophone ""Afrique Magazine"" dans sa dernière édition.


Dans un article intitulé ""Dubaï : offensive sur le Maghreb"", le magazine indique que ""les capitaux émiratis s'intéressent enfin à l'Afrique du Nord"" et que de ""Casablanca à Tunis, en passant par Alger, les projets quasi pharaoniques dans le domaine de l'immobilier se multiplient"".

Le Maghreb se trouve dans la ligne de mire des Emiratis qui y multiplient leurs opérations, ajoute-il, faisant remarquer que ""tous secteurs confondus, 30 pc des 5.397 millions d'euros placés au Maroc et 80 pc des 3.869 millions d'euros +partis+ pour la Tunisie proviennent des Emirats arabes unis, qui sont ainsi devenus les premiers investisseurs étrangers dans la région en valeur"".


Dans les capitales nord-africaines, l'arrivée de cette ""déferlante"" venue du Golfe représente ""une véritable manne"" pour cette région, estime la publication, soulignant que ""dans cette course aux investissements, le Maroc se trouve en pole position"".

Pour Wasseem Kabbara, directeur du cabinet casablancais ""Mor Consult"", le PIB marocain ""devrait croître de 5 pc au cours des prochaines années"" et le gouvernement table sur dix millions de touristes d'ici 2010 grâce notamment aux compagnies aériennes ""low-cost"". ""C'est donc un marché à fort potentiel, d'autant que les coûts de réalisation des projets s'élèvent à 20 pc de ce qu'ils seraient en Espagne par exemple"", note-il.

Le magazine rappelle dans ce cadre que le groupe ""Al-Qudra"" avait signé, l'an dernier, un accord avec ""Addoha"" et ""Somed"", ""les plus importants opérateurs immobiliers locaux"", et annoncé des investissements de plus de deux milliards et demi de dollars dans divers projets.

Le premier concernera la construction de villas de haut standing, de terrains de golf et d'un port de plaisance à Bouznika, précise-t-il, faisant savoir que des programmes suivront à Larache, Marrakech et Agadir.

Le projet ""Amwaj"" de ""Sama Dubaï"", avec pour objectif l'aménagement de la vallée de Bouregreg autour de canaux navigables, représente, quant à lui, un investissement de deux milliards de dollars, relève la revue pour qui le groupe s'est engagé à investir 12 milliards de dollars dans le pays.

De son côté, le groupe ""Emaar"" déboursera plus de trois milliards de dollars pour ""Saphira"", ""future vitrine du groupe au Maghreb"", poursuit la publication qui fait remarquer que l'objectif de cet ambitieux projet est de transformer la corniche de Rabat en ""une véritable côte d'Azur marocaine"".

La société ""Emaar"", qui a réussi un joli coup marketing avec la construction d'une station de ski en plein désert d'Arabie, investira également dans celle de l'Oukaïmeden, conclut ""Afrique Magazine"".


Publié le: 06/08/2007 à 10:24:54 GMT Source : MAP

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3 août 2007

Rabat-transport urbain : le nouveau gestionnaire connu fin août


Les offres des soumissionnaires toujours à l’examen

Le transport urbain de Rabat suscite beaucoup d’intérêt. Après une gestion « désastreuse » de la Régie autonome du transport de Rabat (RATR), la Ville a lancé un appel d’offres pour confier la mission au secteur privé. Les offres sont actuellement en cours d’examen. Après le désistement du groupe français Transport Dev, trois consortiums restent en compétition. Le premier est mené par Keolis, opérateur de référence du transport public en Europe. Il comprend également la CDG et Somed (Société maroco-émiratie de développement). Les deux autres sont Veolia et National Express.
L’étude des plis a été confiée au bureau Cadtech, spécialisé en la matière. Ce denier travaille sur le dossier depuis juillet dernier. Une réunion est prévue le 14 août pour présenter les résultats. Cela permettra à la commission de prendre une décision et d’annoncer fin août la société qui a remporté le marché.
«Il ne s’agit pas d’un cahier des charges bien défini, mais plutôt un concours d’idées. Ce qui rend la décision encore plus difficile», est-il souligné. L’offre des candidats est évaluée selon une grille très précise. Le programme prévisionnel d’investissement et la tarification représentent les parties clés pour gagner ce marché. Sur le premier volet, les soumissionnaires doivent présenter leur proposition sur le parc qui sera mis en exploitation ainsi que leur programme en matière d’aménagement d’infrastructures. Pour garantir une qualité des prestations du nouvel opérateur, ce dernier aura une année pour la mise en circulation de bus neufs. Le parc affecté à l’exploitation du service doit comprendre également des véhicules de réserve.
Pour le volet infrastructures, il faut noter que l’autorité délégante se chargera de l’aménagement de couloirs réservés exclusivement aux bus. Ces travaux sont programmés dans le cadre du plan triennal d’investissement de la ville, dont l’enveloppe avoisine 1,6 milliard de DH.

Nour Eddine EL AISSI

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2 août 2007

Salé se met au rap





“Génération”, le premier festival conçu par des jeunes et dédié aux jeunes

Du rap non stop dans nos villes cet été. Dernier évènement en date, «Génération» qui commence aujourd'hui à Salé. Les fanatiques slaouis du rap pourront vivre, durant ce week-end, au rythme de la première édition de leur festival local «Génération».
A l'origine de cette manifestation, le jeune groupe de rap de Salé, Naja Système, en partenariat avec la préfecture de Salé et l'association du Bouregreg. D'autres organismes se sont joints à l'aventure.

Le portail dédié à la ville de Salé, Selwane.comet le premier portail des rappeurs marocains Raptiviste.net, ont participé à la promotion du festival à travers la toile.

«Génération», avec son programme riche, sera sans doute l'occasion pour les jeunes groupes de Salé de montrer leur talent et de se faire connaître en se produisant devant un large public.
Au menu de cette première édition, des spectacles qui accueilliront les meilleurs rappeurs de la scène urbaine actuelle, mais aussi une compétition à l'issue de laquelle seront connus les trois meilleurs groupes de Salé.

Pour le premier jour, des invités de marque viendront animer la scène de Bab lmrissa. Parmi eux, on retrouve le vainqueur de la dernière édition du L'Boulevard en catégorie hip hop, le fameux rappeur Sharman, alias Would sha3b, le talentueux Moby Dick, ainsi que les groupes Amer et Fatiwiz et Dance Crew. Tous ont accepté d'animer la soirée du vendredi bénévolement.

La compétition entre dix jeunes groupes de rap, quant à elle, sera au menu du 2e jour. C'est sur la scène de Sala Al Jadida que chaque groupe essayera de donner son meilleur pendant 10 minutes devant son public.

Les dix groupes participants ont été choisis lors d'un casting réalisé en juillet dernier. Chacun des groupes a dû exposer le meilleur de son talent devant un jury composé de professionnels du chant et de la danse, ainsi que des membres du comité d'organisation de «Génération».
Les groupes retenus pour la compétition ont été sélectionnés selon la qualité de leur musique et des paroles chantées, ainsi que de leur présence sur scène.

A la fin du festival, les gagnants remporteront un enregistrement avec instruments offert par des rappeurs locaux, ainsi qu'une promotion sur le web offerte par Selwane.com et Raptiviste.net. Autre sacre pour les heureux gagnants, ils seront les invités de choix lors de la deuxième édition du festival de Salé, Babart, qui connaîtra cette année l'introduction du hip hop, du rock et de la fusion.

Pour finir en beauté, Essofey, le groupe vainqueur du Tremplin L'Boulevard 2007, catégorie hip hop, sera de la fête également, pour mettre le feu sur les scènes de Salé. Soyez donc au rendez-vous!

REPÈRES

Naja Système
en dates
> 1998 : création du groupe
> 2004 : adoption du groupe par l'association du Bouregreg.
> 2006 : organisation de la première édition de ‘Babart 100% hip hop'
> 2007 : Enregistrement de «Lahkaya»,
> Mai 2007 :participation et organisation à Salé du spectacle ‘Talents Show'.
> Août 2007:organisation de la première édition du festival ‘Génération'.



Fatima Zahra Ennda * | LE MATIN
•Journaliste stagiaire

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