30 juil. 2007

Huit ans de règne: Royalement audacieux






· Des idées nouvelles transforment en profondeur la société

· Concept de l’autorité, Moudawana, INDH, IER…

· Le Maroc, un vaste chantier


Depuis son accession au Trône, le Souverain a régulièrement lancé de nouvelles idées, souvent annoncées à l’occasion de grands discours. L’une des dernières en date est la proposition d’autonomie pour sortir le dossier du Sahara marocain de l’impasse. En effet, la nouvelle approche pour une solution au conflit qui dure plus de 30 ans, basée sur la participation de toutes les composantes de la société, est considérée comme innovante et sérieuse par la communauté internationale. C’est pour cela qu’elle est soutenue par les grandes puissances.
Dans ce dossier comme dans d’autres, l’anticipation royale est incontestable. En effet, le Souverain a pris des décisions politiquement audacieuses. Elles constituent de véritables sauts qualitatifs qui remettent en cause des dogmes et des idées reçues considérées comme définitives. Loin d’être des décisions techniques, ce sont des avancées dont on ne perçoit pas encore aujourd’hui l’impact réel. Il faudra attendre des années pour mesurer l’ampleur des changements à venir. En d’autres termes, ces idées transforment en profondeur une société marquée par un conservatisme qui ne dit pas son nom.
Le statut de la femme ou le domaine social sont autant d’exemples. Quel est le chef d’Etat arabe qui a exigé la carte de la pauvreté de son pays, pour localiser les points noirs, les communes rurales les plus pauvres et les quartiers périurbains les plus démunis. Tout cela publiquement. L’engagement pour traiter le mal à sa racine a été fort avec notamment l’Initiative nationale pour le développement humain. Depuis longtemps handicapé et déboussolé par ses problèmes de pauvreté, d’éducation ou encore de croissance, le Maroc cherchait un grand projet de société mobilisateur il l’a trouvé. D’ailleurs, au début de son règne, le Souverain a été surnommé le «Roi des pauvres» par la presse française. Tout cela dénote d’un changement de nature du système de gouvernance, très bien perçu par le monde des affaires.
Avec S.M. le Roi, les femmes ont pris du galon. Il avait ainsi placé des dames à la tête de grandes entreprises publiques.
Le summum de cette attention royale à l’égard des femmes sera la nomination de Zoulikha Nasri, conseiller du Souverain. Mais c’est l’adoption de la nouvelle Moudawana qui sera la révolution tranquille qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. Ce poids lourd est qualifié de premier projet de société de l’Histoire du Maroc. Comme l’a souligné le Souverain dans son discours d’octobre 2003, le nouveau code «ne doit pas être perçu comme une victoire d’un camp sur un autre, mais plutôt comme des acquis au bénéfice de tous les Marocains». Et c’est là toute l’avancée qui est imprégnée à la volonté de réforme.
Aujourd’hui, le Maroc est un chantier ouvert. Le tourisme, l’habitat, les infrastructures, le complexe portuaire Tanger-Med, l’aménagement de la vallée du Bouregreg, la corniche de Rabat… Pour tous ces projets structurants, c’est le Souverain qui donne l’impulsion. Et les investissements se comptent en dizaines de milliards de dirhams, souvent le fruit des visites royales dans les pays du Golfe. Ces montants injectés sont la preuve vivante de la confiance que les investisseurs étrangers placent dans le système politique en place. L’option franche de l’ouverture économique et la signature de l’accord de libre échange avec les Etats-Unis sont autant de décisions ayant une dimension politique. Cet accord a été conclu dans un contexte régional des plus hostiles aux Américains. Aujourd’hui, le Maroc a commencé par récolter les premiers fruits avec l’arrivée de grands groupes, notamment dans le domaine du textile, qui veulent profiter des opportunités que représente le marché américain. Là encore, c’est l’audace royale qui en a été le levier. C’est le Souverain lui-même qui avait nommé les membres et le chef de la commission chargée des négociations avec les Américains.
Autre idée novatrice: le nouveau concept d’autorité. Sa mise en œuvre avait commencé par la nomination de walis et gouverneurs ayant un nouveau profil. Souvent des managers, rompus à la gestion moderne et tournés vers le développement. Désormais, l’action des ces agents d’autorité est mesurée à l’aune du volume des investissements mobilisés et des infrastructures réalisés dans leurs régions. Dans ce même mouvement, les tournées royales à travers le pays, jusque dans les régions les plus reculées, ont l’avantage de s’accompagner de projets de toutes sortes. On l’a bien vu, le déplacement du souverain génère des investissements qui se comptent parfois en milliards de DH. S’il donne le coup d’envoi à un projet dans une ville, il reviendra sur les lieux l’année suivante, pour s’enquérir de l’état d’avancement. Dans la gestion des projets, le mode de gouvernance royale semble basé sur le suivi et l’évaluation, avec un respect strict du calendrier. Indirectement, c’est une pression qui s’exerce sur ceux chargés de la conduite des projets. Une nouveauté de taille à laquelle les Marocains, y compris l’administration publique, n’étaient pas sensibles. C’est pourquoi l’on remet les clés d’appartements, l’on ouvre des tronçons d’autoroute, des centres de santé dans les campagnes…
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Les droits de l’homme en tête

A peine arrivé aux commandes, le Souverain donne le ton: retour d’Abraham Serfaty après 8 ans d’exil forcé en France, et levée de l’assignation à résidence du Cheikh Abdeslam Yassine, leader d’Al Adl Wa al Ihssane, qui aura duré 10 ans. La suite s’inscrira dans la volonté royale de clore définitivement le dossier des droits de l’homme. Avec la création de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), c’est une nouvelle ère qui s’ouvre dans le règlement de ces affaires noires des Années de plomb.
Ainsi, les séances d’audition publiques des victimes des Années de plomb ont été des moments forts dans l’Histoire du Maroc moderne. Cette expérience, considérée internationalement comme une première dans le monde arabo-musulman, avait suscité l’adhésion et l’enthousiasme de différentes composantes de la classe politique. A cela s’est ajouté le processus d’indemnisation des victimes.
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La question amazigh

Si en Algérie, on écrase la contestation kabyle, au Maroc, l’approche est différente. Le Souverain avait décidé la création d’un Institut royal de la culture amazigh. Depuis, l’amazigh prend de l’ampleur. Une chaîne de télévision amazigh en préparation sera lancée en octobre prochain. Auparavant, les partisans de cette cause ont finalement opté pour le tifinagh dans l’enseignement de la langue amazigh, qui n’est pas encore généralisé. Certains d’entre eux attendent l’introduction de l’amazigh dans la Constitution lors d’une prochaine révision.

Mohamed CHAOUI

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23 juil. 2007

TELEGRAMME DE L'OPINION DU 23 JUILLET 2007 : la corniche, le Borj, la place Pietri etc.


TELEGRAMME DU 23 JUILLET 2007


Vendredi dernier, un jeune sapeur-pompier s’est suicidé en se jetant dans l’Océan atlantique non loin du phare. Apparemment, il n’a pas expliqué à quiconque le geste qu’il l’a poussé à mettre fin à sa vie. stop.

La Corniche de Rabat. Si la société Emaar communique peu pour ne pas dire qu’elle a coupé les ponts comme si nous étions dans une jungle où le courant ne passe pas, la wilaya a pris les dessus. Elle vient de créer une structure dédiée au projet du siècle afin de répondre à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la corniche. Le directeur du CRI, celui de l’agence urbaine ainsi que l’architecte municipal sous la férule du wali, sont aujourd’hui en mesure de décerner ce dossier qui préoccupe bien des habitants de Rabat, surtout ceux qui se demandent : qu’est-ce qu’on va démolir et qu’est-ce qu’on va épargner sur la route côtière ? Questions essentielles. D’autre part, Si Hassan Amrani, pour qui ce projet est du pain béni qui lui a permis d’entrer dans l’Histoire de Rabat, confirme que « les autorisations de construire ne dépasseront pas quelques jours, les plus brefs délais », dit-il. Quant aux travaux, ils débuteront officiellement vers la fin août. Rappelons que l’hôtel Saphira sur les lieux de l’ex-hôpital Marie Feuillet, deviendra la Mamounia de Rabat. La résidence royale qui date de 1870 qui se trouve dans l’enceinte de l’Hôpital Mohammed V et que les habitants de la capitale ne connaissent pas, sera entièrement préservée. Enfin, sur l’ex-terrain de Dar Soltane, une galerie d’art, show room apportera la note de modernité tant attendue dans la région. A suivre. stop.

Pollution visuelle. Le Borj est toujours défiguré par la présence de deux chantiers qui continuent à faire la sourde oreille. Certes, le pacha Si Hassani s’est déplacé sur les lieux, mais il s’est contenté d’évacuer la partie où les ouvriers de la SNEC ont érigé un début de bidonvilles. Il faudrait que cette société débarrasse carrément le plancher afin que les riverains retrouvent la vue sur la mer, un vis-à-vis longtemps préservé. Le pacha qui combat le « aachwaï », doit revenir sur le terrain pour superviser l’évacuation de ces 2 chantiers installés sur une zone maritime qui a ses règles. A suivre. stop.

Enfin, une coopérative de taxis à Rabat. Taxi-com, tél : 075-00-00-01. Mais jusqu’ici son président M. Raji, n’a pas encore estimé qu’il fallait organiser une campagne de communication. Seuls deux périodiques ont rapporté l’arrivée de cette coopérative qui a emballé une cinquantaine de taximen alors qu’ils sont des centaines à Rabat. Dans tous les cas, on peut appeler ce numéro qui va aider certainement le vieux légendaire 205-18 du « boste » Galieni. stop.

La nouvelle eau de source « Aïn Soltane » provenant de la nappe phréatique de Imouzer a un goût appréciable. Légèrement moins chère que la bouteille de Sidi Ali qui est entrée dans les habitudes, l’eau de Aïn Soltane qui, d’après des consommateurs du pays du vin (France)... et des eaux de source à gogo... ressemble à Volvic qui est l’une des meilleures eaux d’Europe. A suivre. stop.

Vient de paraître (avec un peu de retard) « La Colline de papier de Ali Tizilkad ».
Le regard de cet ancien journaliste, traducteur de Jean Genet, Laâbi et El Maleh, sur son terroir, Hassi Blal et autres terreaux, la nature et les hommes, ne manque pas d’intérêt. Mais Ali Tizilkad qui est passé de l’underground parisien des années 80 à l’overground de la « idara » des années 2000, devrait ressortir ses chroniques où il a raconté comme personne ses escapades dans le zinc de Belleville quand Paris était une belle ville où bistrots maghrébins n’étaient ni à la mode ni mal-famés. Des chroniques de haut voltige que les mordus de macadam n’ont pas oubliées. stop.

Potes potins. Le Fouquet à Hay Ryad vient d’ouvrir son restaurant gastronomique au 2ème étage, dédié à la musique orientale avec le chanteur Jamal Al-Amjad. Au rez-de-chaussée, le jazz et le blues attirent un public connaisseur. stop.

L’esplanade de la CDG continue à faire rêver des riverains et des habitants en général qui aimeraient qu’on couvre tout ce béton froid de verdure. Bakkoury Mustapha qui rêve de dépasser Addoha - rien n’est impossible - devrait nous éviter la « dokha » du bureau de réaménagement de la Place Piétri qui voudrait nous faire oublier qu’il y avait des fleurs et de la verdure partout - rappelez-vous du jardin en surface avec ses roseaux et ses plantes vertes !- sur cette « saha » livrée aujourd’hui à la « borsslana » et au granit qui atteint cette fois le zénith. Rendez nous les charmes de cette place qui appartient, certes, à la CDG, mais aussi aux riverains et aux passants. stop.

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Salé prépare au Tramway de Rabat


Vendredi dernier s'est tenue une réunion au sein de la mairie de Salé. L'objet de cette réunion, qui s'est déroulée sous la présidence de Driss Sentissi, maire de la ville de Salé, était de discuter du prjet de tramway dont les travaux devraient démarrer en décembre 2007.
Selon les premières estimations, comme ce projet nécessitera un financement de quelque 2,5 milliards DH, la ville de Salé devra débloquer une part de 12 millions DH pour sa participation aux travaux. L'assistance à la maîtrise d'ouvrage pour le projet a été confiée par marché public au groupement Systra-Ingerop-Ingema.

Les études préliminaires et d'avant-projet, entamées en novembre 2005 par le groupement Semaly-CID-STIB, sont actuellement finalisées. Le coût d'exploitaion annuel du projet serait de 117 millions DH, tandis que la recette annuelle atteindrait quelque 152 millions DH pour près de 172.000 voyageurs par jour ouvrable ou encore 51 millions de voyageurs par an.

Le prjet comportera dans une première phase deux lignes de 18 km qui relieront toutes les localités de Salé à l'hôpital Ibn Sina de Rabat.

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20 juil. 2007

Salé peaufine sa propreté



Sous le thème «Pour un futur de Salé à l’image de sa vallée », une campagne de propreté et de sensibilisation à l’environnement sera prochainement lancée.
Une conférence de presse est prévue le 27 juillet 2007 en fin d’après-midi pour lancer officiellement cette opération « Salé ville propre » qui vise une amélioration de la propreté sur l’espace public pour le développement de l’ecocitoyenneté. Elle mobilise simultanément plusieurs types d’actions (aménagements, actions de nettoyage, campagnes d’informations) et plusieurs composantes de la société slaouie (autorités, conseils élus, associations professionnelles, entreprises étatiques et privées, associations des jeunes, des quartiers). Cette campagne de communication a pour objectif de développer le geste propreté chez les Slaouis. Se sentir responsable de la propreté de la voie publique par un comportement adéquat étant avant tout une affaire d’éducation, la sensibilisation, la prévention et la valorisation des actions positives seront ainsi renforcées.
La localisation des points noirs, indiquent les organisateurs de cette campagne induit une présence accrue sur le terrain. Après une analyse quartier par quartier, les endroits où se posent des problèmes récurrents seront indentifiés. Il s’agit, entre autres des dépôts clandestins, des véhicules abandonnés, des endroits inaccessibles aux moyens classiques de ramassage, des graffitis, autocollants et autres affiches sur des façades, des salissures des chemins de promenade et de trottoirs, des panneaux de signalisation endommagés, des pavés détachés, des chaussées déformées, des poubelles, conteneurs ou bancs publics abîmés, des branches d’arbres, d’arbustes gênant les piétons, etc.Sans coûts trop importants, l’amélioration de l’environnement immédiat des gens sera poursuivie et amplifiée. Espaces verts, coins de jeux, peinture monumentale, illumination des monuments, fleurissement des fenêtres, aucun lieu ne sera négligé pour améliorer le sentiment d’appartenir à une ville agréable en associant la population aux choix et actes. La conviviabilité et le cadre de vie agréable passant par le respect des normes citoyennes et la lutte contre toute forme de pollution, l’écoute des habitants, quartier par quartier, sera accentuée pour favoriser le dialogue, accroître la compréhension mutuelle entre acteurs directs de cette activité et la population.
La sensibilisation « ciblée » sera également accentuée pour changer les comportements dans les ménages, dans les écoles, dans les bureaux et dans les entreprises.
Les organisateurs espèrent faire en sorte que des clauses « environnementales » soient les dans les marchés publics à réaliser dans la ville de Salé pour favoriser le choix de matériaux et de techniques « propres ». L’instauration de partenariat plus intensif entre autorités, communes et associations et population en ce domaine, est donc à l’ordre du jour
Pour une meilleure collecte des déchets et un meilleur recyclage, les objets recyclables feront l’objet d’une attention particulière lors de toute la campagne (vulgarisation de la connaissance, et explication de la procédure pour favoriser le tri à grande échelle).
Pour les déchets organiques, le compostage individuel ou par quartier sera encouragé par une information complète.
Afin que toutes ces opérations soient menées à bien, un site web sera confectionné, plusieurs dizaines d’affichettes et de dossiers seront distribués et des centaines de conteneurs et de corbeilles à papiers seront mis en place.

Abdelhakim DAHI

19 juil. 2007

Pauvre Corniche


S’il y avait des responsables d’ici qui défendraient la côte comme leur jardin privé, on ne verrait pas les chantiers sauvages s’installer sur une zone maritime, de surcroît touristique. Les occupations de terrain illégales sont une première dans la région. Le wali, selon des riverains, n’aurait jamais dû laisser Bahraoui délivrer des autorisations d’envahissement à la SNEC et à la filiale de Ina Holding qui pourtant, défend l’environnement...
La Corniche qui dispose d’une convention claire, ne défend pas ces espaces. Si on se tait aujourd’hui sur ces sociétés qui font des occupations de terrain à la maoiste, demain on aura du mal à démarrer les travaux qui n’ont d’ailleurs toujours pas débuté et annoncés officiellement, le 21 juin 2007, jour de la musique qui apparemment n’a pas porté chance à cette Corniche, victime d’un mauvais sort.

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Le Bac à Rabat: 400 cas de triche et 1.800 certificats de maladie





· Les candidats libres pas très sérieux

· Un taux de réussite de 47,63%


PLUS de 32.300 candidats ont été présentés cette année aux épreuves du baccalauréat dans l’Académie de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer. Le taux de réussite a été de 47,63%, légèrement supérieur à celui enregistré l’année dernière (47,02%). L’enseignement public s’accapare toujours la part du lion avec 22.841 candidats dont 51,59% ont pu décrocher leur baccalauréat. La contribution du secteur privé reste encore timide avec uniquement 616 candidats dont la majorité a réussi (94,94%). Le faible taux de succès, soit 20,61%, a été enregistré par les candidats libres dont le nombre dépasse les 8.800. Selon un responsable, cette mauvaise performance revient au manque de sérieux de la part de cette catégorie qui commence à présenter de sérieux problèmes pour les organisateurs de cet examen.
Le premier concerne le taux d’absentéisme. En effet, pour les deux sessions, moins de la moitié, soient 48,21%, a participé aux épreuves. Ce comportement est anormal car, il faut souligner les efforts déjà déployés par les services de l’Académie en vue de réserver les salles et mobiliser le personnel nécessaire pour les opérations de contrôle et de correction. Selon la même source, lors de la première session, la majorité des candidats libres veut quitter la salle d’examen dans les 10 premières minutes de l’épreuve. Ils misent beaucoup sur la session de rattrapage. En vue de garantir donc leur droit pour y participer, ils ont recours aux certificats de maladies dont le nombre à atteint 1.824.
Un autre aspect dénote du manque de sérieux même chez les candidats qui tiennent le coup jusqu’à la fin des épreuves. Certains remettent leurs copies pleines de plaisanteries qui n’ont aucun rapport avec le sujet posé. «Le champ est vaste: du sport et des blagues en passant par les programmes télé pour finir avec le religieux. Tout cela est présenté bien entendu par la langue que maîtrise le narrateur: arabe, français ou le dialectal», déplore un professeur. Pour ce dernier, il faut réfléchir à des mesures pratiques permettant de filtrer les candidats sérieux avant le commencement des épreuves du baccalauréat».
Toujours dans le même registre, on constate que le phénomène des certificats commence à toucher les candidats officiels surtout pour la partie de l’examen régional. En effet, 100 attestations ont été présentées lors de cette session contre 48 l’année précédente. Notons, par ailleurs, l’ampleur du phénomène de la fraude pratiquée par certains candidats. Pour ces derniers, tous les moyens sont permis (téléphone portable, foulards pour les filles…). Cette année, pour les deux sessions, près de 400 rapports ont été dûment établis suite à des actes de fraude. Ces rapports seront examinés par la suite par une commission qui décidera, selon les cas, de la sanction à appliquer. Elle pourra atteindre jusqu’à une interdiction de se présenter au baccalauréat pour une durée de 5 ans.
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273.400 copies

PLUS de 273.000 copies ont été corrigées cette année dont 195.472 durant la première session. L’opération correction débutera à partir du deuxième jour de l’examen. Cette prestation est assurée par les professeurs selon une allocation brut de 4 DH par copie corrigée. D’autres rémunérations sont accordées à l’équipe pédagogique composée en grande partie d’inspecteurs sur la préparation et le choix des sujets des examens. Le directeur de l’Académie et le délégué reçoivent également des primes compensant les déployés pour l’organisation et le suivi de déroulement du baccalauréat. Le montant de ces primes diffère d’une Académie à une autre.

Nour Eddine EL AISSI

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12 juil. 2007

La corniche de Témara reprend vie



Si la plage de Témara attire le jour de nombreux estivants venus pour profiter du soleil, la nuit constitue un refuge pour s’adonner à des distractions diverses.
Animation, jeux et loisirs. Voilà ce qui caractérise la nuit de la corniche de la plage de Témara. A l’espace aménagé dans la plage de Casino, les estivants s’adonnent à diverses activités de détente après une journée passée sur le sable ou pour profiter du calme nocturne de la plage.
Quelques dizaines de minutes à peine, après le coucher du soleil que l’on commence à voir des changements palpables sur la terrasse de l’hôtel Saint-Germain En Laye de la plage Casino. En effet, les jeux d’attraction ont démarré avec les lumières multicolores qui commencent à scintiller et les musiques qui créent de l’ambiance dans cet espace. Les visiteurs commencent à se faire de plus en plus nombreux. Ce sont des enfants avec leurs parents, des jeunes mais aussi des personnes adultes et des couples. Tous veulent profiter de moments agréables sur les manèges et les divers autres jeux. A 5 dh, chacun peut s’offrir une partie de pur plaisir. Karim, 11 ans, est venu avec ses parents pour jouer avec des cousins. Son père affirme qu’étant donné qu’il n’est pas encore en congé, cet espace lui offre l’occasion de sortir avec sa famille. D’autres personnes, au contraire, sont là depuis la journée. Après une baignade à la plage, certains ne veulent pas rater de finir la journée en beauté sur les bancs des manèges. Un peu plus loin, des visiteurs choisissent pour leur part de monter sur un vrai cheval ou chameau pour une balade sur la plage. Moyennant un prix à la portée, on déambule ainsi calmement le temps d’une promenade agréable. Si la baignade est interdite la nuit, les gens peuvent tout de même profiter d’une marche le long de la côte.
Mais les gens sont surtout plus nombreux sur la terrasse reliant la plage de Casino à celle de Contre-Bondy. Celle-ci accueille des visiteurs qui se promènent sur ce passage qui longe rochers et donne une vue panoramique sur la mer. Des vendeurs ambulants offrent leurs services aux passants. Sur les rochers, plusieurs tables sont disposées. Des petits restaurants y servent des plats pour attirer une clientèle nombreuse. Parmi les visiteurs, les Marocains Résidant à l’Etranger occupent une bonne place. Venus avec leurs familles, ils sont heureux de retrouver la plage la nuit et de partager avec leurs proches des moments d’intimité dans un espace accueillant et chaleureux.
L’ambiance de fête qui règne la nuit à la plage de Témara offre une autre partie de plaisir pour les visiteurs désireux de profiter d’une autre facette des plages.


ZAKARYA MOUKINE BILLAH

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11 juil. 2007

One women show à Rabat - Retour en force de Khadija Assad



Le Théâtre national Mohammed V à Rabat présente le samedi 14 juillet 2007 à 20 h, un spectacle écrit et interprété par Khadija Assad, mis en scène par Aziz Saâdallah.
Le spectacle «Nous, chez nous » a été bien accueilli par la critique, une critique unanime sur l’apport socioculturel de cette pièce considérée comme un vent de fraîcheur au milieu d’un débat houleux entourant les fameux accommodements raisonnables.
Une pièce inspirée principalement d’un quotidien de deux personnages antithétiques. L’une incarnant la modernité et l’autre disciple de la tradition, la première est immigrante alors que la seconde lui rend visite et porte le voile. C’est à partir de ces paradoxes que Khadija Assad, première femme auteur de théâtre au Maroc, nous propose une nouvelle réflexion sur les contradictions de ce début du 21ème siècle.
C’est avec une simplicité désarmante et un humour exemplaire ainsi que la présence d’une bonne portion d’autodérision que cette pièce de théâtre a été confectionnée.
C’est à travers les traits de deux femmes marocaines aux prises avec la réalité québécoise, qu’on peut constater que finalement tout tourne autour de simples préoccupations quotidiennes.
Peu importe où l’on se trouve comme l’a si bien mentionné Mme Khadija Assad. Que l’on se trouve du côté des riches ou des pauvres, que l’on soit du Nord ou du Sud, notre vie tourne autour des mêmes préoccupations, soient-elles banales.
Deux femmes qui confrontent avec courage un quotidien qui n’est pas toujours facile elles réussiront toutes les deux à se surpasser. L’une à travers son séjour au Québec et sa propre expérience, ce qui conduit à des inévitables compAutres chroniques : raisons qui nous inspirent maintes blagues, alors que l’autre nous étale son vécu au pays du froid qu’elle agrémente avec des situations cocasses, et ainsi nous expose sa nouvelle dualité identitaire.
Si le public québécois a été conquis par cette présentation dont les mots ont un sens lumineux et profond , ou les situations sont enchevêtrées, drôles et cocasses, le public marocain quant à lui prend son mal en patience et attend le 14 juillet pour pouvoir applaudir une figure connue et qui lui est très chère qui n’est autre que Khadija Assad.

SALMA Bounjara

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10 juil. 2007

Rabat : Petites filles au service de ménages riches

Inter Press Service (Johannesburg)

9 Juillet 2007
Publié sur le web le 9 Juillet 2007

Amina Barakat
Rabat

De petites mains toutes rouges et abîmées à force de travailler de longues heures, le crâne rasé, des fillettes mal nourries et mal logées, battues, ligotées et même brûlées sont autant de traces de violences exercées sur les enfants domestiques au Maroc, et dénoncées à IPS par Habiba Hamrouch, une ancienne domestique.

"J'en ai vu de toutes les couleurs depuis que j'étais placée en 1990 dans une famille comme bonne (domestique)", se rappelle Habiba. "C'est un très mauvais souvenir et j'ai détesté mon père pour ce qu'il a fait de moi, une pauvre petite bonne qui n'a droit à rien; j'avais juste huit ans quand j'ai commencé à travailler".


Selon Habiba, le sort de ses deux soeurs n'était pas meilleur car elles étaient également placées comme domestiques. "Ma mère, une femme soumise (à son mari), ne pouvait rien faire, sauf pleurer en silence car on était vraiment dans le besoin...", ajoute-t-elle, aujourd'hui âgée de 22 ans et mariée.

Pour des groupes de la société civile, ceci est un drame humanitaire à une époque ou on parle beaucoup des droits de l'enfant et de la lutte contre la maltraitance des mineurs.

"C'est scandaleux de voir de petites filles en âge de scolarisation placées comme domestiques; leur place est sur les bancs de l'école avec un livre entre les mains et pas une serpillière ou un balai beaucoup plus grand que leur taille", déclare Fouzia Tawil, une activiste de l'Association de défense des droits de la femme et de l'enfant, basée à Casablanca, la capitale économique marocaine. "Des petites filles malades et chétives sont toutes à la merci de leurs bourreaux, entre la vaisselle, le ménage et la garde d'enfants; leur enfance est volée", dit-elle, indignée, à IPS.

La contre-partie du soi-disant travail de ces fillettes, est une misère payée à leurs parents. "Je n'ai jamais vu le petit rond tout le temps que j'ai travaillé jusqu'à l'âge de 17 ans", affirme Habiba qui a quitté ses employeurs pour se marier et vivre enfin une vie comme elle en rêvait.

Aujourd'hui, Habiba a deux enfants, une fille de dix ans qui va à l'école et un garçonnet de deux ans. "Ma petite Sanaa est ma revanche, je ferai tout pour qu'elle fasse des études; moi-même, je suis des cours d'alphabétisation pour pouvoir assurer un suivi à mes enfants", confie Habiba à IPS, heureuse des résultats scolaires de sa fille qui passe en classe supérieure avec une bonne moyenne.

Elles étaient 22.000 fillettes âgées de moins de 18 ans, qui travaillaient comme domestiques dans les grandes villes marocaines comme Casablanca et Rabat, la capitale, au début des années 2000. Environ 59 pour cent d'entre elles avaient moins de 15 ans, toutes issues des milieux pauvres et analphabètes, selon un sondage réalisé en 2001 par le Haut commissariat au plan, un organisme officiel du Maroc, avec l'appui du Fonds des Nations Unies pour l'enfance. Ce sont les statistiques les plus récentes sur ce sujet encore tabou dans ce pays d'Afrique du nord.

L'organisation de défense des droits de l'Homme, 'Human Rights Watch' (HRW), basée à New York, a dénoncé en 2005 le calvaire de ces petites filles en situation indésirable au Maroc. Selon HRW, elles travaillent jusqu'à 126 heures par semaine et subissent des violences physiques et sexuelles de la part de leurs employeurs
Onze pour cent des enfants au Maroc, âgés de six à 15 ans, travaillent, ce qui représente l'un des taux les plus élevés au Moyen Orient et en Afrique du nord, a affirmé Clarissa Bencomo, chercheuse chargée à HRW des droits de l'enfant dans cette région et auteur d'un rapport de 2005, intitulé 'A la maison : Hors la loi'.

Généralement et par pudeur, les fillettes n'osent pas aborder le harcèlement sexuel dont elles sont souvent victimes, un problème qui reste tabou, mais, Hafida Hosman* a bien voulu en parler. Agée aujourd'hui de 18 ans, elle raconte à IPS, avec une haine affichée, son expérience chez ses ex-employeurs. "J'avais 14 ans quand ma mère m'a donnée à une famille riche de Rabat; leur fils, un adolescent de 16 ou 17 ans, usait de tous ses moyens pour abuser de moi en l'absence de ses parents sans que je puisse me plaindre".

Hafida ajoute comme pour se libérer d'un lourd fardeau. "Même son cousin, un sale morveux, ose me pincer les fesses à chaque fois qu'il débarque à la maison. Ils étaient tellement gâtés que personne ne me croira; et puis, ils sont les seigneurs et se permettent tout". Elle dit à IPS qu'elle a pu se sauver avec l'aide d'une voisine.

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STOP’N SHOP , une nouvelle génération d’épicerie à l’Agdal



Située à l’un des tournants de l’avenue France à l’Agdal, la nouvelle épicerie STOP’N SHOP suscite la curiosité des passants à jeter un coup d’œil sur ses couleurs et son design auxquels les habitants de l’Agdal ne sont pas habitués.

« Nos clients sont staisfaits, ils ont aimé nos couleurs et notre design unique dans le quartier » ce sont les propos du vendeur de STOP’N SHOP.

Les habitants de l’Agdal ont longtemps fréquenté les épiceries simples connues par leur odeur repoussante et dans lesquelles les marchandises subissent un énorme désordre.

Tandis que STOP’ N SHOP arrive avec une nouvelle conception d’épicerie, ressemblant plus à un super marché où les produits sont présentés dans des linéaires.

Certaines personnes préfèrent toujours l’état un peu délabré des anciennes épiceries.

Nissrine, une habitante du quartier depuis une dizaine d’années, affirme : « Oui, STOP’N SHOP m’a impressionné par son vert, son jaune et sa propreté mais je continue toujours d’acheter de la vieille épicerie de ma ruelle parce que je la trouve plus amicale … ».

Pour d’autres, la création de STOP’N SHOP devait être faite depuis longtemps vu la présence des magasins de luxe et des franchises qui adoptent tous un design élégant à l’Agdal. C’est que pour un client de STOP’N SHOP : « Franchement, les vielles épiceries ne reflétentent pas parfaitement l’image de l’Agdal, alors que STOP’N SHOP est plus moderne et plus organisé ».

Cette nouvelle chaîne d’épicerie, qui commence à émerger de plus en plus, offre une multitude de services pour la clientèle : des produits de consommation, des journaux, deux cabinets téléphoniques et une photocopieuse sont mis à la disposition des clients leur permettant de gagner du temps.

Mais est ce que les marocains sont prêts à renoncer aux relations amicales tissées depuis des années avec les anciennes épiceries en faveur des ces nouvelles chaînes ? Sachant que ces nouvelles épiceries pourraient donner une image plus moderne du Maroc, mais qui peuvent limiter d’une manière ou autre toute relation entre un vendeur et un acheteur.

Par Samah El Naggare - Rabatinfo.ma

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Pedro Joia et Youssef Madani à la Villa des Arts de Rabat le 14 juillet


Quand les musiques s'accordent

Pedro Joia et Youssef Madani à la Villa des Arts de RabatLa présidence à la tête de l'Union européenne est un événement d'un intérêt énorme pour le Portugal. Celui-ci l'a couronnée par l'organisation d'une série de manifestations artistiques et culturelles.
C'est ainsi qu'une collaboration entre l'ambassade du Portugal et la Fondation ONA a donné lieu à l'invitation du célèbre guitariste portugais, Pedro Joia, qui se produira, ce 14 juillet à la Villa des Arts de Rabat, en compagnie du luthiste marocain Youssef Madani.

Une fusion des plus originales, puisqu'elle rassemble deux musiciens, dont chacun possède sa spécificité particulière. « Nous avons porté notre choix sur Pedro Joia, parce que c'est l'un des meilleurs guitaristes du Portugal actuellement et l'un des rares artistes qui jouent en même temps de la guitare et du luth. Ainsi, les deux musiciens vont jouer en fusion des musiques pour guitare et luth », affirme José Pedro Marinho da Costa, premier secrétaire de l'ambassade du Portugal.

En effet, Joia est un virtuose déjà confirmé dans la technique du flamenco, qui a effectué des recherches très poussées et des transpositions à la guitare classique d'œuvres purement lusitaniennes. Pedro Joia est l'un des artistes qui représente le mieux l'association entre la tradition et la modernité musicale portugaise. Son programme, pour ce concert, englobera des thèmes issus des compositions des deux plus grands compositeurs portugais, dont le grand maître de la guitare portugaise, Carlos Paredes, et le « père » de cet instrument, Armandinho.

Ce jeune guitariste a pu acquérir une grande popularité malgré son jeune âge, ce qui lui a permis d'être sollicité dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, notamment au Festival international de musique de Macau (accompagné par l'Orquestra chinesa de Macau et de Hong-Kong), au Festival ibero-américain de guitare du Maroc, au Festival de guitare de Cordoba (Espagne), au Festival Kammoro à Prague (Republique tchèque) et au Festival de guitare de Beckrrich (Luxembourg), et beaucoup d'autres.

Pedro Joia s'est aussi produit en tant que soliste ou en formation de duo ou de trio, dans plusieurs pays, comme l'Inde, le Brésil, le Mozambique, l'Angola, le Cap-Vert, la Côte-d'Ivoire, la Finlande ou la Hollande. Il a, à son actif, cinq albums, dont «Jacaranda», qui réunit plusieurs artistes brésiliens comme Ney Matogrosso, Elba Ramalho, Daniela Mercury, Zeca Baleiro, Zélia Duncan, et d'autres.

Quant à Youssef Madani, celui-ci fait partie des luthistes marocains les plus remarquables de la nouvelle génération. Après des études approfondies de luth, couronnées par le Prix d'honneur du Conservatoire national de musique et de danse de Rabat, il a participé à plusieurs récitals et festivals, notamment le Festival de Médina (Tunisie), le Festival Mawazine, en tant que luthiste virtuose (Takassim), et tout récemment au Festival de «Jazz au Chellah», avec le groupe de Karim Soussane.

REPÈRES
Parcours de Pedro Joia
> Naissance : 1970
> Etudes de guitare classique à l'âge de 7 ans
> Entrée au Conservatoire national
à 15 ans
> Enseignement de guitare au conservatoire : entre 1990 et 1994
> Cours à l'Université d'Evora : entre 1998 et 2003.



Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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9 juil. 2007

Bouregreg: Une filiale pour la gestion de la marina




· La totalité du capital détenue par l’Agence d’aménagement

· Plusieurs autres chantiers lancés



La gestion de la marina du Bouregreg, dont les travaux ont été achevés, ne sera pas confiée à des opérateurs étrangers. «Pour le moment et pendant une durée de près de trois ans, l’exploitation de cette infrastructure sera assurée par une filiale de notre organisme», a confirmé Lemghari Essakl, directeur de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg, lors d’un point de presse tenu jeudi dernier à Rabat. La totalité du capital de cette filiale sera détenue dans un premier temps par l’Agence. Cela, conformément aux dispositions de l’article 50 de la loi n°16-04 relative à l’aménagement et la mise en valeur de la vallée du Bouregreg. La procédure administrative pour la création de cette société est en cours. L’Agence attend une réponse à sa demande adressée au ministère des Finances dans laquelle l’opportunité et la rentabilité du projet ont été expliquées. Un courrier similaire a été adressé au ministère de l’Equipement.
En 2010, rappelle Essakl, tous les chantiers prévus dans la première phase du projet du Bouregreg, comme le nouveau pont Moulay El Hassan et l’urbanisation de la zone située à côté de la marina, seront terminés. Sans oublier de signaler également la mise en service du Tramway. Pour le directeur de l’Agence, l’ensemble de ces travaux permettra de valoriser le site y compris la marina. Et cela avec des retombées positives sur la capacité financière de l’Agence. A ce titre, Essakl souligne que cette dernière devrait à l’avenir dégager les fonds nécessaires pour financer ses projets comme le pont, le tunnel des Oudayas et le Tramway. Il rappelle à ce propos que les contributions du budget de l’Etat et celles du Fonds Hassan II pour le développement économique et social couvrent près de 40% des besoins de l’Agence. Par ailleurs, sur le site, plusieurs chantiers ont été lancés. Il s’agit du projet de la réalisation d’un port de pêche à la plage de Salé, pour février 2008. Comme la marina, ce port sera équipé des appontements flottants pour l’accostage de près de 100 bateaux. Ajouter à cela, une zone de réparation, une halle aux poissons, des locaux pour les pêcheurs, une zone administrative et des restaurants pour assurer l’animation de la zone. Une enveloppe de 120 millions de DH a été mobilisée pour financer ce chantier avec d’autres travaux comme le confortement de deux digues et la reconstruction de leur amusoire. Cela sans oublier l’aménagement d’un terrain de 60 ha situé entre la marina et la plage de Salé. Selon Essakl, cette zone connaîtra la construction de 200.000 m2 de planchers, l’équivalent d’une grande partie d’un quartier de la capitale. «Mais pour construire, il faut attendre au moins deux ans pour permettre la stabilisation des remblais déposés sur ce terrain dont la hauteur approche les deux mètres», souligne Essakl. Les Rbatis pourront ainsi effectuer leur promenade à côté de la rive du Bouregreg. A cet effet, un quai de 1,5 mètre de long a été aménagé à partir du pont Moulay El Hassan jusqu’aux Oudayas.

Nour Eddine EL AISSI

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4 juil. 2007

Mehdia : Berceau du surf

Mehdia est un lieu mythique, berceau du surf en Afrique. Cette charmante plage fait la joie des estivants pendant l’été et le plaisir des pêcheurs tout au long de l’année.
Située seulement à 12 km de la ville de Kénitra, la plage de Mehdia est parmi les plus belles plages de l’Atlantique. Chaque été des milliers de visiteurs viennent pour profiter de ses magnifiques vagues et pour visiter son monument historique «la Kasbah de Mehdia.» Aux abords du lac de Sidi Boughaba à 8 km à l'ouest de Kénitra et à 32 km au nord de Rabat, sur une colline rocheuse sur la rive gauche de l'estuaire de la rivière «Oued Sebou «, la Kasbah de Mehdia surplombe un paysage merveilleux. Cet espace servait au XII ème siècle de port abritant un chantier naval.
En se promenant dans la Kasbah aujourd'hui, on peut se laisser transporter par l’histoire de ce lieu. Un endroit qui, on se rappelle, a connu une belle période de prospérité mais aussi de déclin. Cette Kasbah a été un moment délaissé, et a subi les affres du temps.
La Kasbah de Mehdia continue néanmoins de charmer ses visiteurs par ses monuments historiques et par l’environnement sur lequel elle donne : la plage de Mehdia , le lac de Sidi Boughaba et la forêt de Mamora. Soulignons que le site du lac Sidi Boughaba situé juste derrière la plage, constitue une réserve ornithologique de renommée internationale, vouée à la préservation de la faune et de la flore. On y trouve de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs.
Entre la plage de Mehdia et la capitale du Royaume se trouvent une multitude de pépinières, de plantes locales et exotiques, le musée de Belghazi et de nombreux étalages de poterie en provenance de plusieurs villes marocaines. Avec ses longues vagues interminables, la plage de Mehdia demeure le lieu de rassemblement de tous les grands adeptes du surf. Réputée dans le monde du surf au Maroc et à l’étranger, Mehdia est en effet connue pour avoir été le «berceau» du surf au Maroc. Cette plage offre une très bonne qualité de vague tout au long de l’année, à différents endroits. Les possibilités d’apprendre le surf sont multiples et permettent de pratiquer ce sport à tous les niveaux. Située à Mehdia plage, l’Atlantic Mehdia Surfing est une école de surf et de bodyboard ouverte à tous. Plusieurs formules sont proposées, destinées aussi bien aux adultes qu’aux enfants.
On y dispense des cours individuels ou en groupes ainsi que des stages hebdomadaires. Sur place, les visiteurs ont la possibilité non seulement de se restaurer, mais aussi de passer la nuit dans un climat agréable. Au cours du stage, il est proposé des promenades sur le site du lac Sidi Boughaba et la visite du port de pêche où l’on trouve une grande diversité de poissons de très bonne qualité. La route qui mène au port est longée de nombreux restaurants disposés en bordure de mer. Offrant un univers simple et chaleureux, selon la tradition marocaine, la plage de Mehdia continue d’accueillir les vacanciers dans un environnement agréable.


Le 4-7-2007
Par : Bachir HAJJAJ

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Rabat : gestion déléguée du transport urbain- Transport Dev s’est désisté


L’OUVERTURE des offres concernant la gestion déléguée du transport urbain, qui s’est déroulée la semaine dernière, a livré ses secrets. Trois candidats restent en compétition pour décrocher ce marché après le désistement de l’opérateur français Transport Dev. Il s’agit de trois groupes. Le premier est composé de Keolis, la CDG et Somed (Société Maroc-Emirats arabes unis de développement). Les deux autres sont: Veolia et National Express.
Selon une source proche du dossier, le groupement qui remplacera la RATR (Régie autonome du transport à Rabat) sera connu dans les trois prochaines semaines. «Le travail d’exploitation des offres présentées est colossal compte tenu du nombre important des documents qu’il faut traiter avec le grand soin et la vigilance possibles», rappelle la même source.
Pour le moment, la commission chargée de l’examen des offres examine les délégations du pouvoir et la situation des soumissionnaires vis-à-vis du fisc. De même, elle s’assure de leur compétence professionnelle en matière de transport par l’analyse des statuts surtout pour ceux des chefs de fil de chaque groupement. Après cette étape, la commission passera à l’examen et la comparaison des offres financières. Pour plus de deux candidats, la mission deviendra difficile. Dans cette étape décisive, il faut évaluer la capacité d’investissement de chaque candidat, ce qui conduit à aborder la question de la qualité du matériel qui sera mis en service par chaque opérateur. Compte tenu de l’importance de ce volet pour l’autorité qui délègue, une modification a été apportée au niveau de la grille d’évaluation des offres par l’augmentation du nombre de points accordés à la composante investissement à 40 points au lieu de 20 comme prévu initialement. La question de la tarification est également un critère de taille lors de la comparaison des offres financières. Notons, enfin, la participation d’un certain nombre d’opérateurs locaux dans la composition des trois groupements en concurrence.

Nour Eddine EL AISSI

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3 juil. 2007

Clôture du Festival international du film d’auteur

Rabat rend hommage au Kosovo

Baisser de rideau, dimanche 1er juillet du Festival international du film d’auteur de Rabat. Une 13ème édition vouée exclusivement au cinéma et plus particulièrement celui dit d’auteur que les distributeurs et propriétaires de salles ont coutume de bouder pour des raisons plutôt sonnantes et trébuchantes.
Cette année, le jury que présidait le réalisateur marocain Majid Rchich a choisi, tout en faisant du cosmopolite et de l’universel un art, de récompenser des films où souvent le combat pour les libertés est un long chemin fait d’errance et d’apprentissage. C’est ainsi que le Grand Prix Hassan II est allé à un film venu tout droit du Kosovo, "Kukumi" de Isa Qosja qui remporte également une mention spéciale pour l’interprétation féminine. Un film, métaphore moderne de la fin de la guerre dans ce petit pays meurtri par la Serbie, des anciens pensionnaires d’un asile psychiatrique et leur errance à travers un pays en quête de liberté.
Le prix du jury a retenu une fois encore la guerre au Kosovo, celle que raconte le Roumain Christian Nemescu, décédé dernièrement, dans "California dreaming" et dont le prix est allé à une fondation roumaine d’aide aux jeunes réalisateurs. Le public a, lui, décerné son prix à la Tunisienne Selma Bekkar, réalisatrice d’une très jolie "Fleur d’oubli" et dont l’actrice principale, Rabia Ben Abdallah, repart avec un prix d’interprétation féminine. Dans la besace du réalisateur iranien Ashgar Farhadi, le prix de la mise en scène pour son "Fireworks Wednesday". Le cinéma marocain, également en compétition, ne quitte pas bredouille cette édition en arrachant un prix de l’interprétation masculine revenu au jeune comédien Tarik Boukhari pour sa prestation dans le dernier film de Omar Chraïbi, "Tissée de mains et d’étoffe".
A 48 heures de la clôture du Festival international du cinéma d’auteur de Rabat, les organisateurs ne cachaient pas leur satisfaction. Pari tenu, la ville a confirmé sa vocation de capitale culturelle, se débarrassant du triste label d’une ville Rabat-joie. Ceux du festival auront même réussi à créer l’événement de la rencontre. Ce n’est pas la présence de l’immense et capricieux Adil Imam, ce monstre sacré du cinéma égyptien, mais surtout la création d’un forum des festivals du cinéma arabe qui ont tenu congrès, à Rabat, en marge du festival. Un réseau cinématographique est en train de naître dans le monde arabe et c’est tant mieux pour le cinéma d’auteur que fête Rabat tous les ans. Motif de fierté encore, les salles où étaient projetés les films de cette 13ème édition qui a reçu quelque 200 invités n’ont pas désempli. Bien au contraire. Le public aime le cinéma, le 7ème, le film d’auteur. Il a même fallu faire parfois appel au service d’ordre pour gérer cet engouement cinéphile… De toute évidence, le cadre associatif de l’organisation de cette rencontre internationale et annuelle devient étroit. C’est pourquoi le président du festival, M. Mantrach, a appelé dimanche à la création d’une fondation qui serait en charge de l’organisation du Festival international du cinéma d’auteur de Rabat. En attendant, les dépenses de cette 13ème édition qui a bénéficié d’une enveloppe budgétaire de 8 millions de dh seront rendues publiques dans les tout prochains jours alors que toutes les dettes des éditions précédentes ont été comblées.



Narjis Rerhaye

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