Mixité sociale : avec les démolitions en série des immeubles - jamais Rabat n’a été aussi dévastée
Il serait temps de redonner la place qu’il faut à la mixité sociale.
Avec les démolitions en série des immeubles - jamais Rabat n’a été aussi dévastée - des familles entières se retrouvent dans les périphéries quand ce n’est pas à Témara ou à Tamesna qui n’a pas encore donné le ton.
L’exil est si général que des quartiers au centre-ville sont en train de perdre leur population initiale. La mixité sociale comme la pollution visuelle, tardent à entrer dans le langage de nos technocrates. Ceci dit, il y a des cas aberrants où on bloque les autorisations de démolir mais là c’est pour empêcher la spéculation dans des quartiers concernés de près par le projet de la corniche. Ainsi, des immeubles à l’Océan dont les habitants ont été indemnisés à trois sous se sont retrouvés vides. Il n’y a même pas de rats. Ces « batémates » occupés par des fantômes n’ont pas reçu le droit de démolition. On a dit aux promoteurs qui s’étaient frottés les mains pour rien, qu’ils n’obtiendraient pas d’autorisation de démolition avant 10 ans... Mais alors, pourquoi a-t-on autorisé ces mêmes promoteurs à obliger les familles de quitter leur appartement où il y avait des habitudes de proximité précieuses ? Ecole, travail et équipement socio-éducatif ? stop.
Bus.
El Joumani comme Bahraoui, fait parler de lui alors qu’au début il n’avait pas d’appétit aussi spectaculaire. Après Raha Bus, il s’est accaparé de Karam, Luxe Transport et s’apprête à agrandir son parc autobus. Mais ce qui énerve ses concurrents c’est que notre cher Joumani - que Dieu entoure le père de Sa Sainte Miséricorde, le défunt un homme généreux et jovial - se permet de tracer ses propres itinéraires à Rabat comme à Témara où Aâzaoui du service économique ne voit pas les extensions qui donnent le vertige aux sociétés concurrentes. Décidément, El Joumani a les bras longs mais il s’est trompé de ville. A Rabat, rien ne se cache même quand on est habile dans le jeu de cache-cache. Les cahiers de charge sont applicables pour tous. stop.
Libellés : Social et Habitat, Vie de la cité


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