Spécial Election - Rabat-Salé-Zemmour-Zaër: Le PJD rafle la mise
· Les islamistes remportent 7 sur 23 sièges
· Le MP suit avec 4 parlementaires
· Benabdellah, Benatiq, Aouad, Sassi… les grands perdants
La bataille de Rabat a finalement eu lieu. Et ses victimes sont nombreuses. A Chellah, circonscription à trois sièges parlementaires, beaucoup de «grosses» têtes sont tombées. A commencer par Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du Parti travailliste qui a perdu dans son fief. «Ces élections ont été caractérisées par deux phénomènes: le taux effarant d’abstention et l’utilisation de l’argent», souligne Benatiq. Selon lui, le Maroc ne doit pas être gouverné par une minorité. «Seuls 37% déclarés ont participé à ces législatives, cela veut dire que les formations gagnantes ne disposent que d’une majorité mathématique et non sociale.
C’est anti-démocratique, puisque la démocratie suppose justement un gouvernement issu de la majorité», s’insurge le secrétaire général du Parti travailliste. Celui-ci propose de rendre le vote obligatoire afin de combattre l’abstentionnisme et la corruption. «Le faible taux de participation ne pousse pas seulement à la corruption, puisque seuls les corrompus passent, il menace aussi la démocratie», dénonce-t-il. L’un des plus grands gagnants dans cette circonscription n’est autre que Omar Bahraoui du MP. Le maire de Rabat a pu se reposer sur plusieurs quartiers entièrement acquis à sa cause (Takadoum, Maâdid, Douar Lhaja, Jbel Raissi…).
Toutefois, l’élection de Bahraoui n’est pas encore définitive puisque le maire devra se présenter aujourd’hui 10 septembre devant le TPI de la capitale pour répondre à des accusations de fraude électorale. S’il est condamné, Bahraoui risque tout simplement de perdre son statut de parlementaire, chèrement acquis. Les deux autres gagnants dans cette circonscription sont Abdellah Baha, le vice-secrétaire général du PJD, et Faouzi Chaâbi, du PPS. Si la réussite du premier coule presque de source eu égard les performances de son parti (deuxième après l’Istiqlal), la consécration du second (PPS) constitue une grosse performance. Surtout si l’on sait que son parti n’a obtenu que 14 sièges à l’échelon national.
Le parti du défunt Yata n’a même pas réussi à élire ses cadors tels qu’Ismail Alaoui, son emblématique secrétaire général. Dans la circonscription de Rabat-Océan, la bataille électorale n’était pas moins enflammée et elle a également laissé sur le carreau de grands noms de la politique. Ainsi, sur les 4 sièges réservés à cette circonscription, le PJD en a raflé deux. Mohamed Réda Benkhaldoun ayant largement remporté les faveurs du scrutin. Ce qui a permis à Abdessamad Abouzahir, deuxième de liste des islamistes «modérés» d’être élu. Conjuguée à la victoire de Latifa Jbabdi de l’USFP (le quartier Océan est connu pour son appui historique aux socialistes) et à celle d’Abdekader Tattou du MP, la main basse du PJD a barré la route à deux gros calibres: Abdelhamid Aouad, membre du bureau exécutif de l’Istiqlal, et ex-ministre au Plan, et Mohamed Sassi, vice-secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU).
A l’heure où nous mettions sous presse, Sassi présidait une réunion de crise. «Il s’agit de la première réunion du bureau politique après les élections», confie-t-il. A Salé, bastion des islamistes, le PJD a tenu ses promesses en élisant trois sur les sept sièges réservés aux deux circonscriptions de la ville (Salé-médina 4 et Sala Al Jadida 3). Toutefois, la réussite du PJD, qui a été représenté par le très controversé Abdelilah Benkirane, n’a pas empêché le maire MP de la ville, Mohamed Sentissi, de remporter aussi un siège parlementaire à Salé-médina. Mieux encore, Omar Sentissi, frère du maire, s’est également frayé un chemin vers l’hémicycle avec la même formation politique (MP) dans la circonscription de Sala Al Jadida.
La bataille de Rabat a également fait une victime parmi les ministres-candidats: Nabil Benabdellah. Le ministre de la Communication a perdu à Skhirat-Témara. Une circonscription qui a connu la victoire du PJD, du Parti de l’environnement et du développement et du parti Al Ahd. Ce «petit» parti qui n’a élu que trois parlementaires dans tout le Royaume a quand même réussi à évincer le fringant porte-parole du gouvernement. Et pour cause, son candidat, un certain Brahim Chkayli, qui est également le maire de Skhirat, a pu compter sur les milliers de voix de son arrondissement.
Naoufal BELGHAZI
C’est anti-démocratique, puisque la démocratie suppose justement un gouvernement issu de la majorité», s’insurge le secrétaire général du Parti travailliste. Celui-ci propose de rendre le vote obligatoire afin de combattre l’abstentionnisme et la corruption. «Le faible taux de participation ne pousse pas seulement à la corruption, puisque seuls les corrompus passent, il menace aussi la démocratie», dénonce-t-il. L’un des plus grands gagnants dans cette circonscription n’est autre que Omar Bahraoui du MP. Le maire de Rabat a pu se reposer sur plusieurs quartiers entièrement acquis à sa cause (Takadoum, Maâdid, Douar Lhaja, Jbel Raissi…).
Toutefois, l’élection de Bahraoui n’est pas encore définitive puisque le maire devra se présenter aujourd’hui 10 septembre devant le TPI de la capitale pour répondre à des accusations de fraude électorale. S’il est condamné, Bahraoui risque tout simplement de perdre son statut de parlementaire, chèrement acquis. Les deux autres gagnants dans cette circonscription sont Abdellah Baha, le vice-secrétaire général du PJD, et Faouzi Chaâbi, du PPS. Si la réussite du premier coule presque de source eu égard les performances de son parti (deuxième après l’Istiqlal), la consécration du second (PPS) constitue une grosse performance. Surtout si l’on sait que son parti n’a obtenu que 14 sièges à l’échelon national.
Le parti du défunt Yata n’a même pas réussi à élire ses cadors tels qu’Ismail Alaoui, son emblématique secrétaire général. Dans la circonscription de Rabat-Océan, la bataille électorale n’était pas moins enflammée et elle a également laissé sur le carreau de grands noms de la politique. Ainsi, sur les 4 sièges réservés à cette circonscription, le PJD en a raflé deux. Mohamed Réda Benkhaldoun ayant largement remporté les faveurs du scrutin. Ce qui a permis à Abdessamad Abouzahir, deuxième de liste des islamistes «modérés» d’être élu. Conjuguée à la victoire de Latifa Jbabdi de l’USFP (le quartier Océan est connu pour son appui historique aux socialistes) et à celle d’Abdekader Tattou du MP, la main basse du PJD a barré la route à deux gros calibres: Abdelhamid Aouad, membre du bureau exécutif de l’Istiqlal, et ex-ministre au Plan, et Mohamed Sassi, vice-secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU).
A l’heure où nous mettions sous presse, Sassi présidait une réunion de crise. «Il s’agit de la première réunion du bureau politique après les élections», confie-t-il. A Salé, bastion des islamistes, le PJD a tenu ses promesses en élisant trois sur les sept sièges réservés aux deux circonscriptions de la ville (Salé-médina 4 et Sala Al Jadida 3). Toutefois, la réussite du PJD, qui a été représenté par le très controversé Abdelilah Benkirane, n’a pas empêché le maire MP de la ville, Mohamed Sentissi, de remporter aussi un siège parlementaire à Salé-médina. Mieux encore, Omar Sentissi, frère du maire, s’est également frayé un chemin vers l’hémicycle avec la même formation politique (MP) dans la circonscription de Sala Al Jadida.
La bataille de Rabat a également fait une victime parmi les ministres-candidats: Nabil Benabdellah. Le ministre de la Communication a perdu à Skhirat-Témara. Une circonscription qui a connu la victoire du PJD, du Parti de l’environnement et du développement et du parti Al Ahd. Ce «petit» parti qui n’a élu que trois parlementaires dans tout le Royaume a quand même réussi à évincer le fringant porte-parole du gouvernement. Et pour cause, son candidat, un certain Brahim Chkayli, qui est également le maire de Skhirat, a pu compter sur les milliers de voix de son arrondissement.
Naoufal BELGHAZI
Libellés : Vie de la cité

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