Législatives 2007 : le PJD 1er parti à Rabat.
Pour qui les régions ont voté!
· Le PJD: 1er à Casablanca, Rabat, Meknès-Tafilalet, Tanger-Tétouan…
· Zéro siège dans les provinces du Sud et à Marrakech· Le plus faible taux de bulletins nuls au Sahara
Le langage des chiffres est souvent plus parlant que la réalité. C’est le constat que l’on peut faire à la lecture des détails des résultats du scrutin du 7 septembre qui viennent d’être rendus publics par le département de l’Intérieur. Certes quelque 5,7 millions d’électeurs sur 15,55 millions d’inscrits s’étaient rendus aux urnes le 7 septembre.
Mais sur le total des voix exprimées, l’on a enregistré 19% de bulletins nuls, soit plus de 1 million de voix écartées. Reste à savoir quelle est la part des votes blancs et celle des bulletins annulés parce que mal remplis. La tutelle n’en pipe pas mot pour l’instant. En tout cas, le taux de participation qui a été jugé en deçà des attentes des partis politiques et des pouvoirs publics a de quoi susciter l’inquiétude. Par région, c’est l’extrême sud (Oued Eddahab-Lagouira) qui a indéniablement enregistré le plus fort taux de participation (62%), mais aussi le plus faible taux de bulletins nuls (13%).
Le nombre d’inscrits dans cette région ne dépasse pourtant pas 30.478 électeurs. Ils ont été 4.143 à élire 2 députés de l’Istiqlal, 2.774 ont favorisé un député de l’USFP et 2.190 autres ont opté pour un candidat du MP. Curieusement, la métropole casablancaise s’est inscrite aux antipodes de cette tendance. Ils n’ont été que 27% sur près de 1,91 million d’inscrits à avoir fait le détour le jour du scrutin par un bureau de vote. Mieux encore, Casablanca a également enregistré le plus fort taux de bulletins nuls (28%). A Casablanca, l’abstentionnisme a profité, semble-t-il, au Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui a raflé 7 sièges devenant ainsi la 1er force politique au niveau du Grand Casablanca. Près de 73.000 personnes ont crédité la formation islamiste avec quelque 19,8% des voix. L’USFP, qui comptait ratisser large dans la métropole n’a pu obtenir que 2 sièges (près de 26.000 voix, soit 7%) au même titre que le FFD qui a pu en obtenir autant avec seulement 18.235 voix.
Dans la région de Rabat-Salé, Zemmour-Zaërs, la formation islamiste (PJD) a également frappé fort en remportant 7 sièges (sur 23). Ce qui en fait le premier parti en termes de sièges également dans la capitale.Dans le Nord, la formation de Othmani a cartonné en remportant 6 sièges (64.756 suffrages, soit 20%). Dans cette région, le taux des bulletins nuls a été parmi les plus élevés (21%) et le taux de participation a été en dessous de la moyenne nationale (soit 34%).Le PJD s’est ainsi taillé la part du lion sur l’axe Casa-Rabat et au Nord.
En revanche, il n’a obtenu aucun siège ni dans les provinces du Sud ni dans la région de Marrakech Tensift-El Haouz. Dans cette région, 3 partis ont décroché le même nombre de sièges (4). Il s’agit dans l’ordre de l’UC (61.075 voix), suivi du MP (44.063 voix) et du FFD avec 39.412 voix. Un surprise, l’Istiqlal n’a recueilli qu’un seul siège. Et pourtant, la région a toujours été considérée comme un fief historique de la formation de Allal El Fassi. Deux défaites importantes y ont été enregistrées chez l’Istiqlal: Mhamed L’khalifa et Boucetta fils n’ont pas eu les faveurs des électeurs.
A Meknès-Tafilalet, encore une fois c’est le PJD qui a raflé la mise au même titre que l’Istiqlal (4 sièges chacun). Dans cette région, l’on a enregistré l’un des plus forts taux de participation (40%). En revanche, le taux d’abstention est le même que celui enregistré à l’échelle nationale (19%). Non loin, dans Fès-Boulemane, la bataille PJD/PI a tourné à l’avantage de l’Istiqlal. Ce dernier a réussi à remporter 4 sièges contre seulement 2 pour le PJD. Le taux de participation dans cette région a avoisiné celui enregistré à l’échelle nationale, soit 36%. Le nombre de bulletin nuls a par contre été très élevé (22%). Quant à l’Oriental où a été constaté l’un des plus faibles taux de bulletin nuls (15%), c’est le MP qui a recueilli le plus grand nombre de suffrages (32.928 voix et 4 sièges). Vient juste après l’Istiqlal avec 3 sièges et 30.046 voix.
Enfin le parti de Mansouri (RNI) a obtenu 3 sièges avec quelque 27.417 voix. Par ailleurs, dans le Souss-Massa, un taux fort de participation a été enregistré le 7 septembre. Quelque 42% d’électeurs sur près de 1,6 million se sont rendus aux urnes. En même temps, 20% des voix exprimées ont été annulées. Et c’est l’Istiqlal qui a remporté le plus grand nombre de sièges (5 sur la base de 82.662 voix). Il est suivi du RNI, du PJD, de l’USFP et de l’UC qui ont obtenu 4 sièges chacun.
A. R. & J. E. H.
Le langage des chiffres est souvent plus parlant que la réalité. C’est le constat que l’on peut faire à la lecture des détails des résultats du scrutin du 7 septembre qui viennent d’être rendus publics par le département de l’Intérieur. Certes quelque 5,7 millions d’électeurs sur 15,55 millions d’inscrits s’étaient rendus aux urnes le 7 septembre.
Mais sur le total des voix exprimées, l’on a enregistré 19% de bulletins nuls, soit plus de 1 million de voix écartées. Reste à savoir quelle est la part des votes blancs et celle des bulletins annulés parce que mal remplis. La tutelle n’en pipe pas mot pour l’instant. En tout cas, le taux de participation qui a été jugé en deçà des attentes des partis politiques et des pouvoirs publics a de quoi susciter l’inquiétude. Par région, c’est l’extrême sud (Oued Eddahab-Lagouira) qui a indéniablement enregistré le plus fort taux de participation (62%), mais aussi le plus faible taux de bulletins nuls (13%).
Le nombre d’inscrits dans cette région ne dépasse pourtant pas 30.478 électeurs. Ils ont été 4.143 à élire 2 députés de l’Istiqlal, 2.774 ont favorisé un député de l’USFP et 2.190 autres ont opté pour un candidat du MP. Curieusement, la métropole casablancaise s’est inscrite aux antipodes de cette tendance. Ils n’ont été que 27% sur près de 1,91 million d’inscrits à avoir fait le détour le jour du scrutin par un bureau de vote. Mieux encore, Casablanca a également enregistré le plus fort taux de bulletins nuls (28%). A Casablanca, l’abstentionnisme a profité, semble-t-il, au Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui a raflé 7 sièges devenant ainsi la 1er force politique au niveau du Grand Casablanca. Près de 73.000 personnes ont crédité la formation islamiste avec quelque 19,8% des voix. L’USFP, qui comptait ratisser large dans la métropole n’a pu obtenir que 2 sièges (près de 26.000 voix, soit 7%) au même titre que le FFD qui a pu en obtenir autant avec seulement 18.235 voix.
Dans la région de Rabat-Salé, Zemmour-Zaërs, la formation islamiste (PJD) a également frappé fort en remportant 7 sièges (sur 23). Ce qui en fait le premier parti en termes de sièges également dans la capitale.Dans le Nord, la formation de Othmani a cartonné en remportant 6 sièges (64.756 suffrages, soit 20%). Dans cette région, le taux des bulletins nuls a été parmi les plus élevés (21%) et le taux de participation a été en dessous de la moyenne nationale (soit 34%).Le PJD s’est ainsi taillé la part du lion sur l’axe Casa-Rabat et au Nord.
En revanche, il n’a obtenu aucun siège ni dans les provinces du Sud ni dans la région de Marrakech Tensift-El Haouz. Dans cette région, 3 partis ont décroché le même nombre de sièges (4). Il s’agit dans l’ordre de l’UC (61.075 voix), suivi du MP (44.063 voix) et du FFD avec 39.412 voix. Un surprise, l’Istiqlal n’a recueilli qu’un seul siège. Et pourtant, la région a toujours été considérée comme un fief historique de la formation de Allal El Fassi. Deux défaites importantes y ont été enregistrées chez l’Istiqlal: Mhamed L’khalifa et Boucetta fils n’ont pas eu les faveurs des électeurs.
A Meknès-Tafilalet, encore une fois c’est le PJD qui a raflé la mise au même titre que l’Istiqlal (4 sièges chacun). Dans cette région, l’on a enregistré l’un des plus forts taux de participation (40%). En revanche, le taux d’abstention est le même que celui enregistré à l’échelle nationale (19%). Non loin, dans Fès-Boulemane, la bataille PJD/PI a tourné à l’avantage de l’Istiqlal. Ce dernier a réussi à remporter 4 sièges contre seulement 2 pour le PJD. Le taux de participation dans cette région a avoisiné celui enregistré à l’échelle nationale, soit 36%. Le nombre de bulletin nuls a par contre été très élevé (22%). Quant à l’Oriental où a été constaté l’un des plus faibles taux de bulletin nuls (15%), c’est le MP qui a recueilli le plus grand nombre de suffrages (32.928 voix et 4 sièges). Vient juste après l’Istiqlal avec 3 sièges et 30.046 voix.
Enfin le parti de Mansouri (RNI) a obtenu 3 sièges avec quelque 27.417 voix. Par ailleurs, dans le Souss-Massa, un taux fort de participation a été enregistré le 7 septembre. Quelque 42% d’électeurs sur près de 1,6 million se sont rendus aux urnes. En même temps, 20% des voix exprimées ont été annulées. Et c’est l’Istiqlal qui a remporté le plus grand nombre de sièges (5 sur la base de 82.662 voix). Il est suivi du RNI, du PJD, de l’USFP et de l’UC qui ont obtenu 4 sièges chacun.
A. R. & J. E. H.
Libellés : Social et Habitat, Vie de la cité

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