Rabat-transport urbain : le nouveau gestionnaire connu fin août

Les offres des soumissionnaires toujours à l’examen
Le transport urbain de Rabat suscite beaucoup d’intérêt. Après une gestion « désastreuse » de la Régie autonome du transport de Rabat (RATR), la Ville a lancé un appel d’offres pour confier la mission au secteur privé. Les offres sont actuellement en cours d’examen. Après le désistement du groupe français Transport Dev, trois consortiums restent en compétition. Le premier est mené par Keolis, opérateur de référence du transport public en Europe. Il comprend également la CDG et Somed (Société maroco-émiratie de développement). Les deux autres sont Veolia et National Express.
L’étude des plis a été confiée au bureau Cadtech, spécialisé en la matière. Ce denier travaille sur le dossier depuis juillet dernier. Une réunion est prévue le 14 août pour présenter les résultats. Cela permettra à la commission de prendre une décision et d’annoncer fin août la société qui a remporté le marché.
«Il ne s’agit pas d’un cahier des charges bien défini, mais plutôt un concours d’idées. Ce qui rend la décision encore plus difficile», est-il souligné. L’offre des candidats est évaluée selon une grille très précise. Le programme prévisionnel d’investissement et la tarification représentent les parties clés pour gagner ce marché. Sur le premier volet, les soumissionnaires doivent présenter leur proposition sur le parc qui sera mis en exploitation ainsi que leur programme en matière d’aménagement d’infrastructures. Pour garantir une qualité des prestations du nouvel opérateur, ce dernier aura une année pour la mise en circulation de bus neufs. Le parc affecté à l’exploitation du service doit comprendre également des véhicules de réserve.
Pour le volet infrastructures, il faut noter que l’autorité délégante se chargera de l’aménagement de couloirs réservés exclusivement aux bus. Ces travaux sont programmés dans le cadre du plan triennal d’investissement de la ville, dont l’enveloppe avoisine 1,6 milliard de DH.
Nour Eddine EL AISSI
Libellés : Economie, Vie de la cité

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