23 août 2007

Rabat, capitale culturelle




La ville parie également sur la culture pour sa renaissance économique


D'ici une décennie, Rabat sera sûrement l'une des plus belles et attractives capitales du monde avec les grandioses aménagements concernant la zone du littoral allant des Oudayas jusqu'à Al Harhoura et le gigantesque projet du Bouregreg où les gros travaux de la marina sont déjà achevés. Le port de plaisance s'apprêtera bientôt à accueillir les yachts, les grands voiliers et divers bateaux de plaisance venant de toutes les régions du globe.

Après la belle réalisation de l'esplanade de Bab El Had (où, malheureusement, les deux stations d'essence constituent deux vilaines verrues absolument à extirper pour compléter l'espace vert), l'embellissement du centre-ville s'accentue avec les travaux en cours à l'avenue Allal Ben Abdallah, la place Piétri, le boulevard Hassan II et dans les grandes aires de Hay Riad.

Cependant, ce qui nous réjouit ce sont les constructions d'importants édifices qui positionnent la capitale parmi les grands centres culturels du bassin méditerranéen.Très bien situé, non loin de la belle mosquée Essouna, le grand Musée national des arts contemporains tant attendu par nos grands artistes plasticiens sera bientôt achevé et, à quelques encablures, la Bibliothèque nationale sera un endroit phare de la capitale avec son ambitieuse architecture d'où émergera une grande tour qui abritera de précieux manuscrits et de considérables ouvrages.

Ces deux importantes réalisations relèveront certainement l'activité culturelle dans notre belle cité qui, à vrai dire, est devenue prépondérante ces temps-ci avec les divers festivals devenus rituels et les nouveaux espaces réservés aux expositions et à la musique tels que la magnifique Villa des arts conçue par l'ONA et les galeries de la CDG qui s'ajoutent aux monumentales salles de Bab Rouah et des Oudayas.

Espérons aussi que le CCM (Centre cinématographique marocain) consentira à transférer la cinémathèque au centre-ville et qu'une réalisation comme le Mégarama de Casablanca ravivera le 7e Art dans la capitale et ne laissera pas le monopole uniquement au mythique Théâtre National Mohammed V qui, incontestablement, a contribué efficacement à la préservation de l'activité théâtrale à Rabat. Juste à sa proximité, sera édifié l'Institut de musique et des arts chorégraphiques qui, espérons-le, accueillera des professeurs et des chorégraphes très compétents qui élèveront l'enseignement au diapason des pays développés.

Aussi, la ville de Rabat, qui a longuement végété, se métamorphosera en une cité moderne, une capitale où prédominera la vie culturelle. En effet, cette belle cité impériale, avec ses magnifiques monuments tels que la Casbah des Oudayas, le Chellah et le site enchanteur de la Tour Hassan, a une propension indéniable pour devenir une ville lumière où brilleront la culture et les arts.

El Hassan Belcadi (membre de l'Association culturelle de Rabat-Agdal)

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