23 juil. 2007

TELEGRAMME DE L'OPINION DU 23 JUILLET 2007 : la corniche, le Borj, la place Pietri etc.


TELEGRAMME DU 23 JUILLET 2007


Vendredi dernier, un jeune sapeur-pompier s’est suicidé en se jetant dans l’Océan atlantique non loin du phare. Apparemment, il n’a pas expliqué à quiconque le geste qu’il l’a poussé à mettre fin à sa vie. stop.

La Corniche de Rabat. Si la société Emaar communique peu pour ne pas dire qu’elle a coupé les ponts comme si nous étions dans une jungle où le courant ne passe pas, la wilaya a pris les dessus. Elle vient de créer une structure dédiée au projet du siècle afin de répondre à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la corniche. Le directeur du CRI, celui de l’agence urbaine ainsi que l’architecte municipal sous la férule du wali, sont aujourd’hui en mesure de décerner ce dossier qui préoccupe bien des habitants de Rabat, surtout ceux qui se demandent : qu’est-ce qu’on va démolir et qu’est-ce qu’on va épargner sur la route côtière ? Questions essentielles. D’autre part, Si Hassan Amrani, pour qui ce projet est du pain béni qui lui a permis d’entrer dans l’Histoire de Rabat, confirme que « les autorisations de construire ne dépasseront pas quelques jours, les plus brefs délais », dit-il. Quant aux travaux, ils débuteront officiellement vers la fin août. Rappelons que l’hôtel Saphira sur les lieux de l’ex-hôpital Marie Feuillet, deviendra la Mamounia de Rabat. La résidence royale qui date de 1870 qui se trouve dans l’enceinte de l’Hôpital Mohammed V et que les habitants de la capitale ne connaissent pas, sera entièrement préservée. Enfin, sur l’ex-terrain de Dar Soltane, une galerie d’art, show room apportera la note de modernité tant attendue dans la région. A suivre. stop.

Pollution visuelle. Le Borj est toujours défiguré par la présence de deux chantiers qui continuent à faire la sourde oreille. Certes, le pacha Si Hassani s’est déplacé sur les lieux, mais il s’est contenté d’évacuer la partie où les ouvriers de la SNEC ont érigé un début de bidonvilles. Il faudrait que cette société débarrasse carrément le plancher afin que les riverains retrouvent la vue sur la mer, un vis-à-vis longtemps préservé. Le pacha qui combat le « aachwaï », doit revenir sur le terrain pour superviser l’évacuation de ces 2 chantiers installés sur une zone maritime qui a ses règles. A suivre. stop.

Enfin, une coopérative de taxis à Rabat. Taxi-com, tél : 075-00-00-01. Mais jusqu’ici son président M. Raji, n’a pas encore estimé qu’il fallait organiser une campagne de communication. Seuls deux périodiques ont rapporté l’arrivée de cette coopérative qui a emballé une cinquantaine de taximen alors qu’ils sont des centaines à Rabat. Dans tous les cas, on peut appeler ce numéro qui va aider certainement le vieux légendaire 205-18 du « boste » Galieni. stop.

La nouvelle eau de source « Aïn Soltane » provenant de la nappe phréatique de Imouzer a un goût appréciable. Légèrement moins chère que la bouteille de Sidi Ali qui est entrée dans les habitudes, l’eau de Aïn Soltane qui, d’après des consommateurs du pays du vin (France)... et des eaux de source à gogo... ressemble à Volvic qui est l’une des meilleures eaux d’Europe. A suivre. stop.

Vient de paraître (avec un peu de retard) « La Colline de papier de Ali Tizilkad ».
Le regard de cet ancien journaliste, traducteur de Jean Genet, Laâbi et El Maleh, sur son terroir, Hassi Blal et autres terreaux, la nature et les hommes, ne manque pas d’intérêt. Mais Ali Tizilkad qui est passé de l’underground parisien des années 80 à l’overground de la « idara » des années 2000, devrait ressortir ses chroniques où il a raconté comme personne ses escapades dans le zinc de Belleville quand Paris était une belle ville où bistrots maghrébins n’étaient ni à la mode ni mal-famés. Des chroniques de haut voltige que les mordus de macadam n’ont pas oubliées. stop.

Potes potins. Le Fouquet à Hay Ryad vient d’ouvrir son restaurant gastronomique au 2ème étage, dédié à la musique orientale avec le chanteur Jamal Al-Amjad. Au rez-de-chaussée, le jazz et le blues attirent un public connaisseur. stop.

L’esplanade de la CDG continue à faire rêver des riverains et des habitants en général qui aimeraient qu’on couvre tout ce béton froid de verdure. Bakkoury Mustapha qui rêve de dépasser Addoha - rien n’est impossible - devrait nous éviter la « dokha » du bureau de réaménagement de la Place Piétri qui voudrait nous faire oublier qu’il y avait des fleurs et de la verdure partout - rappelez-vous du jardin en surface avec ses roseaux et ses plantes vertes !- sur cette « saha » livrée aujourd’hui à la « borsslana » et au granit qui atteint cette fois le zénith. Rendez nous les charmes de cette place qui appartient, certes, à la CDG, mais aussi aux riverains et aux passants. stop.

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